Mot-clé : Abattoir

Par Agra

Veaux de boucherie : la canicule fait chuter les prix, retour à un schéma « normal »

Les cours des veaux de boucherie sont en chute continue depuis avril, pénalisés par les fortes chaleurs qui pèsent sur la demande. Une baisse saisonnière classique qui n’avait pas été observée ces dernières années, comme le rappellent nos confrères des Marchés (groupe Réussir). Selon les derniers chiffres disponibles de FranceAgriMer, au 20 juillet, le cours entrée abattoir du veau de boucherie « rosé clair O » s’établissait à 7,50 €/kg carcasse. Soit une chute de « 15 % depuis son record atteint début mars », d’après le média spécialisé.

Et de rappeler que cette baisse saisonnière « n’avait pas eu lieu » l’année dernière et qu’elle « avait été limitée par la baisse de l’offre en 2022, 2023 et 2024 ». Évoquant une baisse « brutale », le président de la section veau d’Interbev, Frédéric Quillard, souligne auprès des Marchés qu’il s’agit du « retour à un schéma normal, où les abattoirs doivent gérer un net déséquilibre carcasse ». Pas d’inquiétude à ce stade toutefois, pour celui qui est aussi directeur général de Sobeval (groupe Van Drie) : « La filière a la capacité de réduire ou d’allonger l’engraissement des veaux, pour s’adapter à la demande. Les volumes seront donc bien présents à la rentrée, quand la demande va se réveiller. »


Aveyron | Par Marion GHIBAUDO

Action FDSEA – JA – FNB : les éleveurs bloquent les abattoirs Bigard

Mardi 28 juillet, les éleveurs de la FDSEA et des JA d’Occitanie, à l’appel national de la FNB, ont manifesté devant l’abattoir Bigard de Castres en bloquant l’entrée des camions toute la matinée. L’objectif : protester contre « la baisse injustifiée » des prix payés aux éleveurs ces dernières semaines. À l’appel de la FNB, mardi 28 juillet, dans plusieurs départements français, les éleveurs se sont mobilisés pour bloquer les…


Par Agra

Bovins viande : face aux baisses de prix, la FNB cible des abattoirs du groupe Bigard

Dans une vidéo publiée sur Facebook le 25 juillet, le président de la FNB (éleveurs de bovins viande, FNSEA) Patrick Bénézit appelle les éleveurs à se mobiliser devant des abattoirs du groupe Bigard, afin d’exiger la fin de la chute des prix des bovins viande. Menée de concert avec la FNSEA et les JA, la mobilisation a démarré tôt dans la matinée du mardi 28 juillet. « Une dizaine de sites d’abattage du groupe Bigard seront effectivement visés », précise le syndicaliste auprès du groupe Pamac (Presse agricole du Massif central).

Annoncées par communiqué ou dans la presse locale, des actions ont lieu notamment dans l’Ouest (Côte-d’Armor, Vendée, Orne, Sarthe, Maine-et-Loire), dans l’Est (Marne, Côte-d’Or, Saône-et-Loire), ainsi qu’en Auvergne-Rhône-Alpes (Allier), dans les Pyrénées-Atlantiques et dans le département du Nord. Après plusieurs année de flambée, les syndicats dénoncent depuis plusieurs mois une baisse des prix « injustifiée », d’abord au printemps sur les vaches et jeunes bovins engraissés en France, puis plus récemment sur les broutards. Au-delà de Bigard, leader hexagonal de l’abattage, le message de la FNB s’adresse à « tous les maillons » de la filière, appelés à « stopper la baisse » et à « reprendre les hausses », alors que les charges des éleveurs « explosent » et qu’ils ont « une sécheresse à affronter », selon M. Bénézit.


Par Agra

Viande : les abattoirs Bigard en situation ultra-dominante dans plusieurs régions (presse)

Dans une analyse cartographique inédite publiée le 17 juillet, nos confrères du Monde et de Lighthouse Reports montrent que le groupe Bigard est en situation ultra-dominante pour l’abattage des bovins dans deux régions, une partie de l’Occitanie et une zone recouvrant notamment les Ardennes et la Meuse. La cartographie est basée sur le nombre d’abattoirs disponibles à quatre heures de route de toutes les intercommunalités françaises. Pour les auteurs, l’évaluation du niveau de concurrence effectué par les autorités lors des rachats d’abattoirs par Bigard ces dernières années a omis certaines conséquences régionales.

À l’échelle nationale, Bigard possède, selon les deux médias, « plus de 50% des parts de marché dans 343 intercommunalités, soit 66 000 exploitations ». Selon un calcul basé sur l’indice de Herfindahl-Hirschman (concurrence), une ferme française sur cinq peut livrer à un nombre d’abattoirs correspondant à une concurrence inférieure aux « seuils généralement acceptés par la loi ». Ils rappellent que le groupe Bigard ne possédait que trois abattoirs en 1998, et 23 en 2025. Sa prédominance sur le marché français correspond à la fois à ses opérations de rachat (Charal en 2008, Socopa en 2009), et à la disparition de nombreux abattoirs, notamment publics.


Par Agra

Elevage/circuits courts : l’abattoir de Saint-Céré (Lot) est fermé pour trois mois

L’abattoir multi-espèces de Saint-Céré dans le Lot a été fermé pour trois mois le 16 octobre du fait du retrait de son agrément provisoire, mais les éleveurs usagers espèrent qu’il pourra rouvrir avant la fin de cette période, apprend-on auprès de la FDSEA et des JA du département. Dans un communiqué du 16 octobre, les présidents des deux syndicats rapportent que la préfète du Lot a reconnu la veille en réunion « le travail conséquent réalisé par l’ensemble des acteurs » au cours des dix jours précédents, et que « des efforts importants ont été fournis pour répondre aux exigences et préparer la relance de l’activité ». « Aujourd’hui, les constats sont posés, les pistes de travail sont écrites. Il faut désormais passer à l’action », encouragent les élus. « Des contacts ont également été pris avec le Syndicat national des abattoirs de France afin de recueillir leur expertise », précisent-ils. La préfecture du Lot avait enjoint par notification du 27 septembre l’abattoir de suspendre son activité porcine, essentielle à l’équilibre économique de cette Société d’économie mixte. La Force d’intervention nationale des abattoirs (Fina) avait relevé des non-conformités.


Par Agra

Élevage : l’abattoir public de Limoges arrête sa chaîne ovine et caprine (presse)

Face à des approvisionnements en forte baisse, l’abattoir public de Limoges (Haute-Vienne) a cessé « l’abattage des espèces ovine et caprine » le 30 juin, d’après un courrier consulté par nos confrères Le Populaire du centre. L’outil avait déjà été amené à « diminuer le nombre de jours » d’ouverture, avant de « finir sur un abattage d’une quarantaine d’agneaux » tous les 15 jours, contre « 300 auparavant », retrace Bernard Thalamy, vice-président de Limoges Métropole en charge de l’abattoir, interrogé par France 3 Nouvelle-Aquitaine. L’abattoir, qui avait déjà arrêté son activité porcine en 2023, ne traitera plus que des bovins. Les éleveurs ovins usagers de l’abattoir – essentiellement en circuits courts – sont redirigés vers Bessines-sur-Gartempe et Bellac, au nord, ainsi que vers Lubersac (Corrèze), au sud. Avec 232 000 ovins en 2023 (dont 149 000 brebis allaitantes), la Haute-Vienne est le premier département français en ovins viande.


Par Elisa LLop

Ovins viande : la cotation des agneaux entrée abattoir dépasse 10 €/kg, une première

La cotation nationale des agneaux à l’entrée des abattoirs a atteint 10,16 €/kg en semaine 46 (du 11 novembre), dépassant les 10 €/kg pour «la première fois depuis que les cours sont remontés à FranceAgriMer», indique l’Institut de l’élevage dans son bulletin Tendances le 22 novembre. Cette «immuable ascension», selon les mots de l’institut technique, «pose de réels problèmes de répercussion sur l’aval de la filière». «L’enjeu est aujourd’hui le maintien d’un linéaire de viande ovine en magasins», préviennent sans détour les analystes de l’Idele. D’une part, «vu le prix élevé de l’agneau, certains distributeurs ne commandent des carcasses que le week-end, essayant ainsi de minimiser les risques». D’autre part, les abatteurs «peinent parfois à honorer leurs commandes» de viande d’agneau française, «faute d’approvisionnement». En cause, la baisse saisonnière de production, aggravée cette année par la «faiblesse de l’offre». Sur les neuf premiers mois de 2024, le disponible de viande ovine a fondu de 5% par rapport à 2023 (-14%/2015-2019), entre des abattages hexagonaux en baisse (-5% sur la même période, à 55 300 téc) et des exportations d’agneaux en hausse (+6%). Des chiffres qui ne reflètent pas l’épizootie de FCO, dont l’impact est «à venir», rappelle l’Idele.


Aveyron | National | Par Didier Bouville

Reprise de l’abattoir Arcadie d’Arsac : l’offre du groupe UNICOR retenue !

Dans un communiqué de presse diffusé ce samedi 5 septembre, le groupe coopératif UNICOR annonce la reprise de l’abattoir Arcadie d’Arsac, à Sainte-Radegonde, près de Rodez.«Après examen des dossiers, le Tribunal de Commerce de Montpellier a retenu l’offre de reprise d’UNICOR sur le périmètre des sites ruthénois d’Arcadie Sud-Ouest basés à Arsac.«Nous sommes à la fois heureux et conscients de nos responsabilités» souligne Jean-Claude Virenque, président du groupe UNICOR. «Enracinés…


Aveyron | National | Par Didier Bouville

Attaques de L214 : la profession agricole «pour le bien-être animal»

La ligne d’abattage ovine de l’abattoir d’Arcadie Sud Ouest a été suspendue par le ministre de l’agriculture et de l’alimentation mercredi 24 juin, en attendant les résultats d’une inspection complète de l’abattoir.Une vidéo publiée le 24 juin par l’association L214 met en cause les conditions de mise à mort des agneaux à l’abattoir Arcadie de Rodez ainsi que la filière engraissement d’agneaux de Roquefort. La profession agricole à travers la…


Par Didier Bouville

Brasc : découpe et transformation de viande pour circuits courts

L'atelier de découpe et de transformation viande situé à Brasc a été repris en janvier 2011 par une famille de bouchers lyonnais, Marc Andrey, son épouse Véronique, et leur fille Pascale. Le site de 480 m2, aux normes sanitaires européennes, accueille des carcasses de boeuf, veau, agneau, porc, amenées par des éleveurs de l'Aveyron, Hérault, Tarn, et venant des abattoirs de St-Affrique (90 %) et d'Arsac, près de Rodez.L'atelier découpe…