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Sans évolution majeure du modèle français, 35 à 40% du PIB agricole sera menacé d’ici 2050 (soit environ 15 Md€): c’est le résultat alarmant de l’étude prospective menée sur 24 productions végétales par le Bureau T (groupe SCET, lui-même filiale de la Caisse des dépôts), publiée le 27 février. Dans ce scénario tendanciel, «une baisse de la production est à prévoir sous l’effet conjugué d’une diminution des rendements et des surfaces cultivées». 16 cultures sont à «haut risque», dont l’arboriculture, le maïs et le maraîchage (p.ex. salades et haricots). En termes géographiques, 54 départements, soit 42% de la SAU, sont fortement en danger, «notamment dans la zone méditerranéenne qui cumule surexposition aux aléas climatiques, défis fonciers et cultures vulnérables». Pour transformer l’agriculture, l’étude explore deux autres scénarios: «un modèle de marché» et «un scénario de résilience territoriale». Le premier mise sur «la compétitivité», «l’innovation privée» et «donne la priorité à la valeur économique générée, notamment à l’export». Le deuxième repose sur «une planification publique renforcée pour piloter les ressources, l’aménagement et les filières», et «donne la priorité au marché intérieur français ou européen». Source AGRA

La rédaction

La ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher va présenter le troisième Plan national d’adaptation au changement climatique (Pnacc 3) «en début de semaine», a-t-elle annoncé sur France Info, le 28 février, au détour d’une question sur l’adaptation des littoraux et îles aux risques climatiques. Ce nouveau Pnacc, qui a été mis en consultation publique fin octobre pour deux mois, vise à préparer la France à une trajectoire de réchauffement de +2°C en 2030, +2,7°C en 2050 et +4°C en 2100 par rapport à l’ère préindustrielle; pour rappel, 2024 a dépassé le seuil de +1,5°C. Il prévoit des mesures relatives à l’agriculture, à propos desquelles la ministre n’a pas apporté de nouvelles précisions. Parmi celles-ci: accompagner les agriculteurs pour assurer la résilience de leur exploitation (mesure 37), adapter les conditions de travail au changement climatique en renforçant les obligations de prévention des employeurs (mesure 11), renforcer le plan Eau (mesure 21), ou encore développer les connaissances et la formation des professionnels des secteurs agricole et agroalimentaire (mesure 36). Source AGRA

La rédaction

Présente en Inde le 28 février avec une délégations de commissaires (sauf Christophe Hansen, réquisitionné au Salon de l’agriculture), la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a confirmé sa volonté de voir les négociations concernant l’accord de libre-échange se conclure en 2025. «Je suis bien consciente que ce ne sera pas facile. Mais je sais aussi que le timing et la détermination comptent, et que ce partenariat arrive au bon moment pour nous deux», a déclaré Ursula von der Leyen. Un sentiment partagé par son homologue indien, Narendra Modi. Relancées en grande pompe en juin 2022, les négociations commerciales entre l’UE et l’Inde, qui incluent également des discussions en vue d’un accord sur la protection des investissements et d’un accord sur les indications géographiques (IG), patinent depuis lors, loin de l’objectif initial de conclusion d’ici la fin de l’année 2023. Mais le contexte géopolitique marqué par les tensions commerciales croissantes avec la Chine et les États-Unis pousse Bruxelles à chercher de nouveaux débouchés. L’Inde est un marché particulièrement attractif, mais aussi complexe, notamment pour les vins et spiritueux qui font l’objet de droits de douane élevés et de mesures non tarifaires. Source AGRA

La rédaction

Lancé officiellement le 27 février, le dispositif Entrepreneurs du vivant a déjà mené trois opérations. Il s’agit d’«accélérer la transition du secteur agricole», selon le communiqué du gouvernement, qui met 395 M€ sur la table, grâce à France 2030. Un des volets consiste à «soutenir l’innovation et la transition agroécologique». Via des sociétés d’investissement, le dispositif cible des entreprises apportant «de la valeur ajoutée dans les fermes» et des infrastructures permettant de «structurer les filières». Une première opération, annoncée le 27 février, est la souscription de 6 M€ par la Banque des territoires dans le fonds Bio filières durables, géré par Esfin Gestion (Crédit coopératif), qui permet une levée de fonds de quelque 40 M€. Ce fonds soutiendra des coopératives et des entreprises de l’amont et de l’aval. L’autre volet d’Entrepreneurs du vivant consiste à «faciliter la mise à disposition de foncier auprès des nouveaux exploitants». Deux opérations ont été réalisées. Elan, le fonds de portage FNSafer doté de 40 M€, est la plus emblématique. Mais aussi Fermes en vie (Feve), une foncière solidaire qui a déjà financé plus de 2000 ha en agroécologie. La Banque des territoires s’invite au capital à hauteur de 4 M€, répartis à parité pour le compte de l’État et pour son compte propre. Source AGRA

La rédaction

D’après une grande étude transversale d’Interfel pilotée par le CTIFL, résumée le 26 février au Salon de l’agriculture, sur les 5,3 Mt de CO2eq de la filière fruits et légumes frais, 69% sont liés à la production en France et à l’import, incluant le transport jusqu’à la première mise en marché (entrepôts et stations de conditionnement), 7% au stockage et à la conservation (conservation post-récole, mûrisserie et stockage en entrepôts logistiques), 13% aux emballages et au conditionnement et 11% au transport (de la première mise en marché jusqu’à l’étal ou au restaurant). Interfel rappelle le paradoxe de la filière: une «faible contribution» aux émissions de GES, mais une «grande vulnérabilité» aux conséquences du changement climatique, 3% des émissions du secteur agricole français étant imputables à la production de fruits et légumes en sortie de champ. Côté leviers, l’étude s’intéresse par exemple à la décarbonation des serres via l’ajout d’un second écran thermique («100 000 € de coût en moyenne pour équiper 1 ha de serre»), à la décarbonation des engins agricoles («170 M€ d’investissement nécessaire pour équiper l’ensemble des vergers de pommiers en plateformes électriques»), ou encore à l’optimisation de l’usage des engrais. Source AGRA

La rédaction

L’Agence bio a évoqué «des remontées inquiétantes en grandes cultures» concernant la baisse des surfaces en bio en 2024, en conférence de presse au Salon de l’agriculture le 27 février. Un signe préoccupant car, les grandes cultures, «c’est quand même le cœur du réacteur», a ajouté la directrice Laure Verdeau, se gardant toutefois d’avancer des chiffres, en l’absence de remontées de terrain finalisées. Interrogé par Agra Presse, le président de la commission bio de la FNSEA, Brice Guyau, estime que ce sera «environ 10% de surfaces en grandes cultures en moins au niveau national». Il attribue cette baisse «aux difficultés techniques», notamment à «la gestion de l’enherbement», et «à la chute des prix en 2023 et en 2024, sans compter les rendements plus faibles en 2024». Il signale aussi des déconversions en viticulture et en production laitière. Toutes filières confondues, «on se rapproche d’une baisse de 10% de surfaces, peut-être un peu moins», poursuit-il. Après 10,7% de SAU bio en 2022, puis 10,4% en 2023, «je crains qu’on passe sous les 10% de SAU en bio», souligne-t-il. De son côté, la Fnab (producteurs bio) confirme la perte de surfaces «surtout en céréales». «Je pense que ce sera au moins autant que l’année dernière», a confié son secrétaire national en charge de la Pac, Loïc Madeline. En 2023, les grandes cultures bio étaient en repli de 24 000 ha. Source AGRA

La rédaction

Le réseau des programmes PMEA (Prévention du mal-être agricole) au sein des caisses de la MSA a traité plus de 7200 signalements sur les dix-huit derniers mois, dont 2800 au premier semestre 2024, a-t-il été indiqué lors d’une conférence de presse de l’assurance sociale agricole, le 27 février au Salon de l’agriculture. Soit une progression de 64% sur la période. Par ailleurs, le système Agri Écoute a enregistrés 2318 appels qualifiés en 2023, puis 1889 durant le premier semestre 2024, soit une augmentation de 57%. En moyenne, chaque caisse de la MSA traite 120 signalements par an. Le rôle du réseau des Sentinelles agricoles de la MSA (8000) a été important dans la détection des situations à risque (les signalements issus de leur vigilance ont bondi de 165%). 88% des signalements ont donné lieu à un accompagnement par la MSA. D’une manière générale, ceux-ci concernent principalement les non-salariés agricole (67%), les hommes (63%), les célibataires (54%). Les difficultés exprimées sont multifactorielles. Au premier rang, il s’agit de causes de santé et psychologiques (29%), mais les causes administratives, juridiques et économiques suivent de près (26%), tout comme celle liées à la vie professionnelle (25%). Source AGRA

La rédaction

Signée le 26 février sur le Salon de l’agriculture, la convention entre la MSA et France Travail prévoit que les exploitants agricoles bénéficiant du RSA seront finalement exemptés de l’obligation de réaliser 15 heures d’activité d’insertion hebdomadaires, comme cela est prévu dans le cas général par la loi Plein emploi. La convention prévoit aussi de renforcer l’accompagnement des ressortissants du régime agricole bénéficiaires du RSA, qu’ils soient salariés ou non-salariés agricoles (exploitants, conjoints collaborateurs), en leur proposant des services adaptés à leurs besoins spécifiques. «Dans la plupart des cas, les exploitants agricoles travaillent à plein temps pour faire fonctionner leur entreprise et la développer, avec l’objectif de se dégager un revenu leur permettant de ne plus avoir besoin du RSA, a expliqué Thibaut Guilluy, directeur général de France Travail. Ce partenariat permettra de rassurer les exploitants agricoles en tenant compte des particularités de leur métier. Il donnera également la possibilité d’accompagner au mieux ceux qui auraient des difficultés dans le lancement de leur activité.» Cette disposition a été saluée par Jean-François Fruttero, président de la CCMSA : la convention «répond à l’une de nos grandes revendications. C’est un grand soulagement pour tous mes collègues agriculteurs et agricultrices.» Source AGRA

La rédaction

Le conseil régional d’Occitanie a annoncé le 26 février la mise en place, à partir du printemps, d’une «nouvelle aide à la trésorerie» dotée de 15 millions d’euros (M€). Elle s’adresse aux «exploitations touchées par les catastrophes climatiques et les épizooties», explique la présidente Carole Delga, présente au Salon de l’agriculture ce jour. Le dispositif – déjà validé par Bruxelles, selon l’exécutif régional – consiste en une aide forfaitaire pour les exploitations «affectées en 2024 par une baisse d’au moins 30% de leur production», selon un dossier de presse. Par ailleurs, la Région «va engager 800 000 € par an sur trois ans pour renforcer et élargir le Fonds Avance Cheptel public-privé», afin de «favoriser la recapitalisation» des élevages (bovins viande, bovins lait et ovins). Le conseil régional d’Occitanie annonce aussi un appel à projets de 5 M€ destiné aux Cuma dans le cadre de son «Dispositif unique» pour les investissements. Enfin, concernant la gestion de l’eau, le budget 2025 de la Région prévoit plus de 14 M€ (dont 10 M€ de fonds européens) pour «sécuriser l’approvisionnement en eau des agriculteurs» (création ou agrandissement de retenues et réseaux d’irrigation, amélioration d’infrastructures), ainsi que 3 M€ pour les «projets d’économie d’eau» et la «protection des ressources locales». Source AGRA

La rédaction

Dans un communiqué commun paru le 26 février, les ministères de l’agriculture et de la santé annoncent qu’ils souhaitent désormais signer un accord collectif de filière par an dans l’agroalimentaire afin d’améliorer la qualité nutritionnelle et sanitaire des aliments. Les ministères ne précisent pas quelles filières sont concernées, mais soulignent que les professionnels de la filière boulangerie-viennoiserie-pâtisserie «ont déjà indiqué entamer des travaux de réduction des teneurs en sucre». L’exécutif annonce que les travaux débuteront «dès ce début d’année», et viseront notamment à réduire «le sel, le sucre et le gras», mais aussi à fixer des seuils de fibres, et des «engagements relatifs à la durabilité et la qualité des produits». Le gouvernement met en avant les progrès réalisés par la filière boulangerie (-25% de sel dans le pain courant depuis 2015). En 2023, il avait choisi la méthode des objectifs sur base volontaire pour la filière charcuterie, lui fixant des seuils à atteindre par produit en matière de nitrites, et renonçant à légiférer comme proposé par le député Ramos. Des jambons cuits sans nitrites sont pourtant commercialisés en France depuis plusieurs années, par Cooperl par exemple. Source AGRA  

La rédaction

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