Mot-clé : Charges

Par Agra

Bovins viande : face aux baisses de prix, la FNB cible des abattoirs du groupe Bigard

Dans une vidéo publiée sur Facebook le 25 juillet, le président de la FNB (éleveurs de bovins viande, FNSEA) Patrick Bénézit appelle les éleveurs à se mobiliser devant des abattoirs du groupe Bigard, afin d’exiger la fin de la chute des prix des bovins viande. Menée de concert avec la FNSEA et les JA, la mobilisation a démarré tôt dans la matinée du mardi 28 juillet. « Une dizaine de sites d’abattage du groupe Bigard seront effectivement visés », précise le syndicaliste auprès du groupe Pamac (Presse agricole du Massif central).

Annoncées par communiqué ou dans la presse locale, des actions ont lieu notamment dans l’Ouest (Côte-d’Armor, Vendée, Orne, Sarthe, Maine-et-Loire), dans l’Est (Marne, Côte-d’Or, Saône-et-Loire), ainsi qu’en Auvergne-Rhône-Alpes (Allier), dans les Pyrénées-Atlantiques et dans le département du Nord. Après plusieurs année de flambée, les syndicats dénoncent depuis plusieurs mois une baisse des prix « injustifiée », d’abord au printemps sur les vaches et jeunes bovins engraissés en France, puis plus récemment sur les broutards. Au-delà de Bigard, leader hexagonal de l’abattage, le message de la FNB s’adresse à « tous les maillons » de la filière, appelés à « stopper la baisse » et à « reprendre les hausses », alors que les charges des éleveurs « explosent » et qu’ils ont « une sécheresse à affronter », selon M. Bénézit.


Par Agra

Comptes de l’agriculture : baisse du «PIB agricole» amplifiée pour 2024, à -11,7 %

À l’occasion de la réunion de la Commission des comptes de l’agriculture de la Nation (CCAN) le 3 juillet, l’Insee a publié ses chiffres consolidés pour l’année 2024, marquée par un dégonflement des charges, le reflux des prix agricoles, de mauvaises récoltes en céréales et viticulture, ainsi que des problèmes sanitaires en élevage de ruminants. L’Institut enregistre une baisse de 11,7 % en euros courants de l’équivalent agricole du PIB (valeur ajoutée brute au coût des facteurs), contre 5,4 % attendu en décembre selon la parution des comptes prévisionnels. Il s’agit du deuxième repli après celui de 4,8 % en 2023, qui font suite à une hausse de 12,3 % en 2022.

Cette forte correction par rapport au prévisionnel est liée à une détente moins nette que prévu des charges. Les consommations intermédiaires sont en diminution de 4,7 %, grâce à la baisse des prix (-7,7 %), après une hausse massive deux années plus tôt (+20 %). C’est particulièrement vrai pour le prix des engrais et amendements (-30,9 %), qui permet aux volumes de remonter (+11 %). La contraction du «PIB agricole» s’explique par un double mouvement de retombée des prix (-3,8 %) et des volumes (-5,2 %). Ce sont surtout les productions végétales qui fléchissent (-15,7 %), par une chute à la fois des cours (-6,4 %) et des quantités (-10 %). Les productions de vin (-28,7 % en valeur) et de céréales (-26,3 %) sont particulièrement touchées.

Source Agra


Par Eva DZ

Projet de loi de finances 2025 : FNSEA et JA estiment «avoir été entendus»

Les allègements de charges sociales et fiscales prévus pour les agriculteurs dans les projets de budget du gouvernement représentent «enfin des choses concrètes» pour la profession qui a manifesté sa colère l’hiver dernier, a estimé le 11 octobre Luc Smessaert, un des vice-présidents du syndicat majoritaire FNSEA. «C’était indispensable» de retrouver «en dur», dans le projet de loi de finances (PLF) et le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2025, certains des 70 engagements gouvernementaux issus de la crise agricole, a-t-il déclaré à l’AFP. «Bien sûr il faut attendre le vote définitif» des parlementaires mais, «dix mois après ces grandes manifestations, ce sont les premiers éléments qui vont donner des choses tangibles dans les fermes», a-t-il ajouté. Et de préciser que la FNSEA ne digère toutefois pas le choix d’une application rétroactive du calcul des retraites sur les 25 meilleures années.

Dans un communiqué commun avec les JA, les deux syndicats estiment que leurs propositions «ont été entendues». Ils ajoutent qu’ils attendaient toutefois la revalorisation promise de l’Accompagnement à l’Installation-Transmission en Agriculture (AITA), de 13 à 20 millions d’euros), ou encore la reprise de mesures fortes dans «l’accompagnement des cédants et la transmission des exploitations à des jeunes».


Aveyron | Par Eva DZ

Action FDSEA – JA : Stop à la surcharge administrative !

Face à la surcharge administrative, à la hausse des charges et aux contraintes toujours plus nombreuses sur les exploitations malgré les efforts réalisés, la FDSEA soutenue par les JA de l’Aveyron dit STOP ! Elle a répondu à l’appel de la FRSEA Occitanie en mobilisant les agriculteurs, lundi 31 janvier devant la DDT à Rodez.Des monceaux de broussailles devant le siège de la DDT dans le quartier de Bourran à…


National | Par Didier Bouville

Stéphane Le Foll annonce la concertation entre fournisseurs et distributeurs

À l’occasion du congrès de la FNSEA, le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll a annoncé le 28 mars que les réunions de concertation entre fournisseurs agricoles et agroalimentaires et distributeurs auraient lieu le 8 avril pour le lait, le 15 avril pour le porc et le 18 pour la volaille. Dans un grand silence entrecoupé ici ou là de sifflets et apostrophes, le ministre de l’Agriculture plaidait pour les futures lois, l’une…