Mot-clé : Revenu

Aveyron | Par Marion GHIBAUDO

Les éleveurs réclament une meilleure rémunération du lait

Jeudi 2 juillet, la section bovin lait de la FDSEA et le groupe lait des JA Aveyron ont rencontré les responsables de Lactalis pour soutenir les demandes de l’UNELL sur les prix payés aux producteurs, ainsi que pour «défendre leur revenu dans un contexte économique toujours plus tendu». La section bovin lait de la FDSEA et le groupe lait des JA soulignent que «le prix formule appliqué aujourd’hui ne reflète…


Par Actuagri

La FNPL alerte le Sénat sur le partage de la valeur

Alors que le projet de loi d’urgence agricole (UPSA) va être examiné par la Chambre haute, Yohann Barbe, président de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), a adressé le 15 juin un courrier aux sénateurs pour défendre les avancées obtenues à l’Assemblée nationale. Le syndicat des éleveurs laitiers s’inquiète vivement des amendements de suppression (n°152 à 155) qui videraient l’article 19 de sa substance, menaçant les acquis des lois EGalim en matière de transparence et de prise en compte des coûts de production. Dans ce courrier, la FNPL dénonce aussi des déséquilibres persistants : opacité dans la formation des prix, intégration insuffisante des coûts de main-d’œuvre et contournement régulier des organisations de producteurs (OP). Yohann Barbe exhorte les élus à maintenir des outils concrets permettant de garantir une meilleure visibilité sur la répartition de la valeur, y compris à l’export. Parmi les priorités, le syndicat soutient la réduction des délais de négociation pour les OP (amendement 173), la valorisation des efforts de transition (172, 185) et la protection de l’origine France (174, 186). Enfin, Yohann Barbe prévient : l’éventuelle réintroduction d’un « tunnel de prix » ne doit pas sacrifier les mesures structurelles de l’article 19, essentielles pour que les éleveurs vivent enfin de leur travail.


National | Par Actuagri

La loi d’urgence agricole adoptée en première lecture

Les députés ont adopté le 2 juin en première lecture le projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (UPSA). Ce texte, né des mobilisations syndicales du début d’année, propose des mesures de simplification et de sécurisation pour la ferme France. ©capture X Après deux semaines de débats intenses dans l’hémicycle, l’Assemblée nationale a voté à une forte majorité ce texte qui se veut une réponse concrète…


Par Agra

Politiques agricoles : les Français placent le revenu des agriculteurs en priorité

Selon un sondage réalisé en avril pour les organisateurs des Journées nationales de l’agriculture, 25 % des Français estiment que «l’objectif prioritaire de l’agriculture française pour les 20 prochaines années» doit être d’«assurer un revenu juste aux agriculteurs». Cet objectif arrive juste devant celui de «privilégier la qualité des produits» (24 %) et de «produire davantage localement» (18 %). L’objectif de «préserver l’environnement» n’arrive qu’en quatrième position (14 %), juste devant celui de «nourrir une population croissante» (11 %), d’«améliorer la productivité des cultures» (4 %) et d’«accélérer l’innovation technologique» (3 %).

Questionnés sur les trois évolutions qui leur «posent le plus d’interrogations», les Français interrogés citent d’abord une agriculture française «plus dépendante aux importations étrangères» (38 % des réponses), ensuite «plus chère pour les consommateurs» (37 %), puis «plus influencée par les grands groupes/lobbies agroalimentaires» (35 %), et «plus difficile pour les agriculteurs» (35 %). La crainte d’une agriculture «moins respectueuse de l’environnement» n’arrive qu’en cinquième position (28 %), devant celle d’une agriculture «plus industrialisée» (27 %) et «plus dépendante des aléas climatiques» (26 %).

Source Agra


Par Agra

Revenus : quatre agriculteurs sur dix dégagent un résultat inférieur au Smic (étude)

À l’occasion d’un évènement à l’Assemblée nationale le 28 avril, Max Havelaar a présenté la première édition de son Observatoire de la rémunération agricole équitable, montrant que 43 % des agriculteurs dégagent un résultat courant avant impôt (RCAI) inférieur au Smic. Un indicateur qui, à lui seul, ne suffit pas à traduire fidèlement le niveau de vie des foyers agricoles. Pour rappel, au 1er janvier 2026, le Smic a été fixé à 1 443 € net par mois. L’association s’est basée sur les « micro-données » du Rica (Réseau d’information comptable agricole) pour la période 2015-2024. En moyenne, 14 % des exploitations enregistrent un résultat négatif, selon l’étude. Pour arriver jusqu’au niveau du Smic, il manque « en moyenne 3,3 milliards d’euros par an » (Md€), estime l’Observatoire. Un « déficit structurel » qui s’est récemment aggravé, atteignant 4,7 Md€ en 2023 et en 2024. Pour rappel, les fermes françaises perçoivent chaque année un peu moins de 9 Md€ d’aides européennes (premier et deuxième pilier de la Pac). Dans le détail, seules deux filières « apparaissent globalement plus résilientes » : viticulture (38 % d’exploitants sous le Smic) et grandes cultures industrielles (pommes de terre, betteraves, 34 %). Au niveau géographique, comme attendu, la précarité agricole frappe plus fort dans une grande moitié sud : 57 % d’agriculteurs sous le Smic en Occitanie, 51 % en Corse et Nouvelle-Aquitaine, 47 % en Auvergne-Rhône-Alpes.


Europe | Par Actuagri

Future PAC : le soutien aux agriculteurs à l’ordre du jour

Entre ciblage, dégressivité et plafonnement les ministres de l’Agriculture des Vingt-Sept avaient à se prononcer sur les modalités de soutien au revenu des agriculteurs dans la prochaine PAC. ©iStock-Rafmaster Le 27 avril, les ministres de l’Agriculture de l’Union européenne se sont retrouvés à Luxembourg pour débattre de la Politique agricole commune (PAC) après 2027. Ils avaient notamment à échanger sur la proposition de la Commission de Bruxelles concernant les modalités…


Par Agra

Politique agricole : le PS présente un programme agricole visant à relever le revenu

«Notre capacité à produire demain recule. Ce n’est pas une fatalité, mais le résultat de choix politiques qui ont laissé s’imposer la loi du marché, au détriment du revenu paysan et de la cohérence écologique», déplore le Parti socialiste dans un projet de programme en vue de la présidentielle de 2027, dévoilé le 22 avril. Ce document de 144 pages – dont le chapitre agricole a été coordonné par l’eurodéputé landais Éric Sargiacomo – doit désormais être soumis aux amendements des militants dans les semaines à venir avant d’être adopté.

Le PS propose de mieux cibler les aides de la PAC pour qu’elles favorisent l’emploi agricole plutôt que la surface d’exploitation. Il insiste pour empêcher toute renationalisation de la PAC, tout en plaidant pour une décentralisation en renforçant le rôle des régions, pour décliner les outils de soutien au plus près des spécificités de chaque territoire. Sur le volet commercial, le PS dit «refuser tout nouvel accord de libre-échange non fondé sur la réciprocité», et vouloir «interdire la consommation en France des produits agricoles fabriqués en utilisant des pesticides et herbicides interdits en Europe». Pour protéger les agriculteurs, il est proposé de relever les prix plancher européens, pour qu’ils soient réellement rémunérateurs.

Enfin, le PS souhaite favoriser la reprise des exploitations agricoles françaises, à travers l’adoption d’une grande loi foncière, garante du renouvellement des générations et protectrice vis-à-vis des fonds d’investissements étrangers.

Source Agra


National | Par Actuagri

Lait de chèvre : de légères améliorations de revenus en France

Après une année 2024 catastrophique, les producteurs de lait de chèvre du sud voient leurs marges retrouver des couleurs et leurs revenus se redresser. Les résultats courants des systèmes « livreurs et bovins viande » (94 ha ; 308 chèvres ; 289 800 l ; 51 vaches allaitantes) battent tous les records. © iStock-simonkr 6 systèmes représentatifs Dans son « Dossier annuel – Caprins », l’Institut de l’élevage présente les…


Par Agra

Ovins : en 2025, hausse des revenus pour tous les systèmes, roquefort en tête

Portés par la hausse des prix des agneaux et du lait de brebis, les revenus moyens des principaux systèmes d’éleveurs d’ovins, allaitants comme laitiers, augmentent tous en 2025, apprend-on dans le bilan annuel de l’Idele paru le 14 avril. Le résultat courant le plus élevé est observé dans le système « Ovins laitiers Nord-Occitanie » (roquefort), en hausse de 79 %, à 41 900 € par UMO (unité de main-d’œuvre). Il est talonné par le système mixte « Ovins viande et bovins viande » (38 200 €). Ces deux modèles d’élevage connaissent de fortes hausses par rapport à 2024, contrairement au troisième du classement, les systèmes pastoraux spécialisés viande (32 100 €). Les quatre systèmes restants se situent autour des 20 000 € ; deux d’entre eux augmentent fortement (ovins laitiers Pyrénées-Atlantiques, ovins viande et grandes cultures) et deux plus modérément (spécialisés ovins viande dans les zones à bon potentiel et dans celles à potentiel limité). Ces estimations sont issues du réseau Inosys, cogéré avec les chambres d’agriculture (222 exploitations en ovins viande, 44 en ovins lait). Un échantillon aux résultats « en moyenne nettement supérieurs à ceux des fermes professionnelles françaises » (Rica), rappelle l’Idele.


Par Agra

Loi d’urgence : les dispositions proposées pour protéger le revenu des agriculteurs

Dans une version du projet de loi d’urgence, le gouvernement propose, comme attendu, des dispositions visant à protéger le revenu des agriculteurs, notamment en renforçant la protection des organisations de producteurs (OP). Le texte prévoit que «lorsqu’un producteur ou une organisation de producteurs transmet une proposition de contrat à un acheteur, celui-ci devra être conclu dans un délai maximal de quatre mois à compter de sa réception». Ce délai «pourra être porté à six mois par accord interprofessionnel étendu». Dans la même idée, le projet de loi « sanctionne notamment le fait, pour un acheteur, de négocier ou de conclure un contrat directement avec un producteur ayant donné mandat à une OP, ou encore d’inciter un producteur à quitter celle-ci». Enfin, comme attendu, le texte reprend le principe du «tunnel de prix», expérimenté en filière bovine depuis la loi Egalim 2 de 2021. Le projet de loi indique que les parties «pourront fixer un tunnel de prix», mais « la borne minimale ne peut être inférieure aux indicateurs de référence relatifs aux coûts pertinents de production, sauf justification explicite dans le contrat ».