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Le mois de février a été marqué en France par des conditions météorologiques «historiques», associant un record de pluie, des crues exceptionnelles et une douceur quasiment sans précédent, a annoncé Météo-France dans un communiqué le 4 mars.
Au cours du mois, l’excédent de pluie a été de 100 %, tandis que les températures ont été supérieures de 3,5°C aux normales de la période 1991-2020, classant février au deuxième rang des hivers les plus chauds depuis 1900. Plus largement, l’hiver météorologique (décembre-février) figure au quatrième rang des hivers les plus doux depuis 1900, derrière les hivers 2019-2020, 2015-2016, 2023-2024, avec une anomalie thermique de +1,7°C. Concernant la pluviométrie, cet hiver se classe au huitième rang des hivers les plus arrosés connus par le pays, avec un excédent de 35 %. Pour les crues, l’Hexagone a connu cet hiver 18 jours en vigilance rouge. Un «record absolu» depuis la création de la vigilance aux crues en 2006. À partir de février, les sols sont devenus saturés en eau et on atteint des niveaux record en moyenne en France, entraînant des débordements de cours d’eau et des inondations.
Météo-France n’écarte toutefois par le risque de sécheresse à l’été, qui dépendra de la pluviométrie et des températures printanières et estivales.
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Un décret paru au Journal officiel le 4 mars apporte des simplifications en matière de santé au travail des travailleurs agricoles. Il vient modifier l’article R717-18-1 du Code rural : celui-ci prescrivait un examen médical des travailleurs agricoles à 50 ans. Il est désormais remplacé par un examen médical de mi-carrière. «Le décret tire les conséquences des articles 11 et 22 de la loi n°2021-1018 du 2 août 2021 pour renforcer la prévention en santé au travail», est-il précisé.
Par ailleurs, le décret abroge l’article R717-51-2 du même Code rural portant sur la fixation par le ministre chargé de l’agriculture des modalités de détermination des effectifs de l’équipe pluridisciplinaire dans les services de santé au travail agricole autres qu’autonomes. Le décret organise ainsi l’agrément des services de prévention et de santé au travail compte tenu notamment de la composition de leur équipe pluridisciplinaire. La parution de ce décret suit de près l’annonce du nouveau Plan Santé Travail 2026-2030 de la MSA, qui a mis la prévention au centre du dispositif, à l’occasion du dernier salon de l’Agriculture.
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Le projet de loi d’urgence agricole (LUA) «sera présenté en Conseil des ministres début avril», a annoncé le gouvernement dans le compte-rendu du Conseil des ministres du 4 mars. Un calendrier qui recule de quelques jours par rapport à celui précédemment annoncé (fin mars). L’exécutif maintient le cap d’un «examen parlementaire au printemps», pour ce dernier projet de loi agricole avant l’élection présidentielle de 2027. Le 26 février, l’entourage de Sébastien Lecornu indiquait à l’AFP que la saisine du Conseil d’État devrait intervenir en mars. Après la présentation en Conseil des ministres, «le texte sera ensuite déposé en premier lieu à l’Assemblée nationale, puis examiné par le Sénat dans le cadre d’une procédure accélérée», selon cette source. L’examen à la chambre haute doit a priori débuter en juin. «L’ambition demeure une adoption définitive avant l’été», a déclaré l’entourage du Premier ministre. Annoncé mi-janvier par Sébastien Lecornu, la LUA doit porter sur l’eau, la prédation et les «moyens de production». Un périmètre que le Premier ministre a élargi au foncier le 26 février, précisant vouloir poursuivre les concertations sur ce texte.
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Les trois ministres de l’agriculture français, italien et polonais, réunis à l’occasion de la première journée de l’événement annuel du think-tank Farm Europe, à Bruxelles le 2 mars, ont critiqué ce qu’ils considèrent comme une renationalisation de la PAC. Annie Genevard a estimé que la proposition de réforme était «à contre-sens de l’histoire», l’accusant «d’altérer profondément le caractère commun» de cette politique. «On se désarme», a déploré la ministre française. Son homologue polonais Stefan Krajewski a ajouté que cette renationalisation serait «une erreur».
Invité à répondre à ces critiques lors de son passage à l’événement le lendemain, le commissaire européen à l’Agriculture Christophe Hansen a rappelé que «la PAC actuelle n’est pas aussi commune qu’on le dit : certains mettent beaucoup d’argent dans le premier pilier, d’autres dans le second pilier, et les coûts de la main d’œuvre ou des terres varient beaucoup d’une régions à l’autre». Selon lui, ce qui doit être commun, ce sont les objectifs. Et, promet-il, «la Commission veillera dans le cadre des plans stratégiques nationaux à ce qu’ils répondent aux ambitions. Nous avons les outils, il reste la question de comment ils seront utilisés».
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Le gouvernement iranien a annoncé le 3 mars interdire l’exportation de produits alimentaires et agricoles en raison du conflit en cours avec Israël et les États-Unis. «L’exportation de tous les produits alimentaires et agricoles est interdite jusqu’à nouvel ordre», a indiqué l’agence de presse Tasnim, citant un communiqué du gouvernement. «Le gouvernement donne la priorité à l’approvisionnement de la population en biens essentiels», a-t-elle ajouté. L’Iran a mis en place un plan d’urgence depuis samedi 28 février et le début de l’attaque menée par les États-Unis et Israël contre la République islamique.
Selon les données de la FAO pour 2024, l’Iran exporte avant tout des fruits (pistaches, dattes, pommes, raisins secs), mais aussi du beurre. Par ailleurs, la fermeture du détroit d’Ormuz perturbe le trafic maritime mondial, avec des conséquences pour les échanges de pétrole et de produits agricoles (grains et engrais). Le 3 mars, Emmanuel Macron a annoncé qu’il cherchait à bâtir une coalition afin de réunir des moyens, «y compris militaires», dans le but de sécuriser les «voies maritimes essentielles à l’économie mondiale». De son côté, le Trump dit que la marine américaine pourrait escorter des pétroliers dans le détroit d’Ormuz «si nécessaire».
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Réagissant, à l’annulation du Conseil d’État de l’assouplissement sur la construction de retenues d’eau dans les zones humides, la FNSEA estime que la loi d’urgence agricole «doit impérativement corriger une situation devenue intenable». La veille, la plus haute juridiction administrative avait annulé ces assouplissements accordés par le gouvernement en 2024, après le mouvement de colère agricole de l’hiver 2023-2024. Une décision qui vient «anéantir les avancées obtenues», tempête le syndicat majoritaire dans son communiqué rédigé avec Irrigants de France. Pour les deux organisations, «le principe de non-régression de la protection de l’environnement, tel qu’interprété aujourd’hui, est devenu un principe d’inaction». Elles réclament désormais «une réponse législative rapide et ambitieuse au travers de la loi d’urgence agricole» (LUA), que le gouvernement doit présenter ce mois-ci, pour un examen au Parlement avant l’été.
L’eau fait partie du périmètre du projet de loi annoncé par Sébastien Lecornu – récemment élargi au foncier. Comme annoncé précédemment, la FNSEA demande que le texte «autorise la mobilisation de ressources en eau supplémentaires pour l’agriculture» et «sécurise des volumes prélevables adaptés aux besoins des exploitations».
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À l’occasion du Sia (Salon international de l’agriculture), le ministère de l’agriculture a annoncé la liste des établissements accrédités pour le bachelor agro. «44 établissements d’enseignement technique et 10 établissements de l’enseignement supérieur sont accrédités sur l’ensemble du territoire pour la rentrée 2026», qui verra l’ouverture de 25 classes dédiées au nouveau diplôme, selon un communiqué.
Issu de la loi d’orientation agricole de mars 2025, le bachelor agro est un bac +3 conférant le grade de licence. Six mentions ouvriront à la rentrée 2026 : «Alimentation et agroalimentaire durables» ; «Élevage et transitions» ; «Entreprendre, accompagner et manager en agriculture» ; «Génie agronomique et transitions» ; «Sciences et techniques de l’agronomie pour la formation» ; «Systèmes robotiques et numériques pour l’agriculture». Trois autres sont prévues à la rentrée 2027, puis une dernière à la rentrée 2028.
«Le bachelor agro a vocation à devenir une référence en matière d’installation et de conseil agricoles, en créant un pont entre le BTS agricole et les écoles d’ingénieurs agronomes», souligne le ministère. Les premières formations ouvriront à la rentrée 2026 pour des étudiants titulaires d’un bac +2. À compter de 2027, le diplôme sera également accessible en post-bac.
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Quelques jours après la levée de la dernière zone réglementée en France, un nouveau foyer de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) a été découvert dans le nord de l’Espagne, ce qui a provoqué la mise en place d’une zone réglementée dans un rayon de 50 km, englobant 26 communes des Hautes-Pyrénées (zone de surveillance). Selon l’arrêté préfectoral instaurant cette zone, le cas a été détecté le 28 février dans la commune de Fiscal (province de Huesca). L’élevage concerné compte 133 bovins de race à viande, indique La Dépêche du Midi. De son côté, le GTV Occitanie (groupement technique vétérinaire) précise que «cet élevage n’avait pas été vacciné, bien qu’en zone de vaccination».
Ce nouveau cas ne devrait pas modifier les conditions de déplacement des animaux dans les Hautes-Pyrénées : l’ensemble du département était déjà en zone vaccinale 2 (ZV 2) et reste sous ce statut, précise la préfecture. La règle générale est l’interdiction de sortie des bovins de cette zone, hormis pour les animaux valablement vaccinés (28 jours) et disposant d’un laissez-passer sanitaire. En France, le dernier foyer de DNC remonte au tout début de l’année, et la dernière zone réglementée, dans les Pyrénées-Orientales, a été levée le 27 février.
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Au lendemain de la fin des négociations commerciales, le 1er mars, le ministre du commerce Serge Papin a promis lundi 2 mars auprès de l’AFP d’être «intransigeant» et de «mener tous les contrôles» sur les contrats passés entre distributeurs et industriels. Si l’heure n’est pas au bilan chiffré sur les prix des produits qui se retrouveront dans les rayons des supermarchés, le ministre explique que, «a priori, les négociations vont déboucher sur une stabilité des prix» : on se dirige vers une augmentation de «0 à +1 %, ce qui correspond plus ou moins à l’inflation». Mais après trois mois d’âpres négociations, «ce qui est le plus important, c’est de mener tous les contrôles», martèle-t-il. «Nous serons intransigeants sur le respect de la loi, en particulier pour Egalim et la matière première agricole».
Ces discussions commerciales annuelles portent sur les tarifs et conditions auxquelles les grandes surfaces s’approvisionnent auprès des fabricants et sont souvent accusées de tirer la rémunération des agriculteurs vers le bas. Serge Papin rappelle qu’environ «1 400 contrôles ont été établis en 2025» et ajoute qu’il s’agit d’un «plancher», avec vraisemblablement plus de contrôles cette année.
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En vue des élections municipales des 15 et 22 mars, la FNPL (éleveurs laitiers, FNSEA) a dévoilé le plaidoyer qu’il présente aux candidats. Nommé «Pour des campagnes vivantes et durables», l’argumentaire vise à sensibiliser les candidats sur quatre thèmes principaux. En économie, la FNPL demande de mettre à disposition des locaux pour loger agriculteurs et salariés, de faciliter l’accès au foncier communal aux éleveurs et de ne pas augmenter la taxe foncière sur le non-bâti. Sur l’environnement, les agriculteurs doivent être consultés sur les projets de voirie, et être soutenus sur la gestion de l’eau, la production d’énergies renouvelables (y compris financièrement), ou encore sur la reconnaissance des services rendus à la nature.
Pour ce qui concerne la restauration collective (écoles, établissements de santé, seniors), les éleveurs veulent que l’approvisionnement local soit privilégié, que les produits laitiers soient promus auprès des enfants et qu’ils soient sensibilisés au gaspillage alimentaire. Enfin, les éleveurs souhaitent être davantage intégrés dans la vie locale en proposant un «représentant élevage» au sein des conseils municipaux, une médiation communale en cas de litige avec le voisinage, et la concertation sur les projets tels que les plans locaux d’urbanisme (PLU).
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