Mot-clé : Exportation

Par Agra

Porc : Cooperl ouvre un bureau au Brésil, des reproducteurs déjà livrés sur place

Cooperl, l’un des leaders français du porc, a ouvert un bureau au Brésil afin d’y exporter ses produits, annonce-t-il dans sa lettre d’information destinée à ses partenaires. Baptisée Cooperl Do Brasil, « cette nouvelle entité est établie à São Paulo, le cœur économique du pays ». Elle comprend deux personnes qui ont pour mission « le lancement et le développement » des activités du groupe. Pour la Cooperl, l’implantation au Brésil « représente une opportunité immense ».

« Un premier succès s’est concrétisé par l’introduction de notre génétique porcine, avec une première livraison de reproducteurs sur le marché brésilien en juillet 2026 », ajoute la coopérative de Lamballe. Présente dans 50 pays (avec 14 bureaux et quatre usines), la Cooperl mène une stratégie largement tournée vers l’international : l’export absorbe un tiers de sa production de viande de porc, soit 22 % du chiffre d’affaires de sa branche Viandes. Au-delà de la viande et des produits transformés, le groupe exporte aussi l’ensemble des services liés à l’élevage porcin (génétique, bâtiments, etc.). La Cooperl est notamment bien implantée en Chine, où elle développe une « filière complète » (ferme de sélection en 2013, usine de transformation en 2020), selon son site internet.


Par Agra

Porc : au Danemark, durcissement réglementaire et baisse de production en vue (Ifip)

Dans un message publié sur LinkedIn le 18 août, l’agroéconomiste à l’Ifip (institut français du porc) Christine Roguet avance qu’une baisse de la production porcine et des exportations de porcelets est en vue au Danemark, sous l’effet du durcissement de la réglementation et de l’arrivée au gouvernement en juin d’une coalition de centre gauche. « Les contraintes envisagées pour la production porcine sont très fortes », explique-t-elle, énumérant l’interdiction de la coupe systématique des queues des porcelets (d’ici à 2030), une durée minimale de quatre semaines d’allaitement, l’interdiction de la contention des truies en maternité ou encore l’augmentation de la surface par porc, etc.

Le gouvernement souhaite recentrer la production vers l’abattage au Danemark, avec un objectif de conserver davantage de valeur ajoutée dans le pays, et encourager la production biologique. L’experte française envisage de fortes hausses des coûts de production, provoquant une perte de compétitivité et l’accélération de la restructuration. Résultat attendu, selon elle : « jusqu’à 10 % des élevages de truies susceptibles de disparaître rapidement » et une forte baisse de la production et des exportations de porcs vivants. En effet, le Danemark, rappelle-t-elle, exporte chaque année 17 millions de porcelets, notamment vers l’Allemagne (7,3 millions) et la Pologne (7,8 millions).


Par Agra

Céréales : les prix du blé tendre et du maïs au plus haut depuis plus de deux ans

Lors de la séance du 22 juillet, les prix du blé tendre sur Euronext ont clôturé en spot à 244,25 €/t, soit un niveau plus observé depuis juin 2024, et en hausse de 9,50 €/t par rapport à la veille. Ceux du maïs s’affichent à 259 €/t, en progression de 2,75 €/t en spot, soit un plus haut depuis mars 2023, mais de 8 €/t sur les échéances nouvelle récolte. Le principal facteur haussier est l’intensification des combats entre Ukrainiens et Russes sur la zone mer Noire.

Le principal port d’exportation de blé tendre de Russie, Novorossiysk, aurait décidé de suspendre les chargements nocturnes, en raison des attaques de drones ukrainiens, rapportent des sources privées au média Reuters le 22 juillet. Rappelons que c’est par la mer Noire que deux des plus gros exportateurs internationaux de grains et dérivés (blé tendre pour la Russie, maïs et huile de tournesol pour l’Ukraine) font transiter leurs marchandises (dont le plus gros exportateur en blé tendre, à savoir la Russie). À cela s’ajoutent des inquiétudes sur la production de blé de printemps aux États-Unis, sachant que la production de blé tendre en France s’avère plutôt décevante. Rappelons qu’Argus Media (ex-Agritel) table désormais sur un volume 2026 à seulement 30,8 Mt.


Par Agra

Beurre : les USA à l’origine du bond des échanges mondiaux en 2025 (étude)

Les États-Unis sont à l’origine d’un « bond spectaculaire des échanges » mondiaux de beurre en 2025, selon une étude de Rabobank publiée le 7 juillet. « Depuis 2018, les échanges internationaux évoluaient autour de 2 millions de tonnes par an », mais « en 2025, ils ont atteint 2,23 millions de tonnes, soit une progression de 9 % par rapport à l’année précédente », selon Rabobank.

Cette forte hausse est essentiellement imputable aux États-Unis, devenus un acteur majeur des exportations de beurre, sous l’effet d’une forte hausse de leur production de lait et de coûts de production compétitifs. Les exportations US ont ainsi presque triplé, passant de 45 000 tonnes en 2024 à 123 000 tonnes en 2025 par rapport à 2024. L’année dernière, les autres exportateurs ont connu des hausses de leurs exportations, mais plus modérées : +44 000 tonnes en Nouvelle-Zélande, et +19 000 tonnes en Argentine. À l’inverse, les exportations européennes sont restées quasiment stables. Les volumes de lait supplémentaires produits dans l’UE sont allés vers d’autres fabrications offrant une meilleure valorisation économique, notamment le fromage et les ingrédients à forte valeur ajoutée.


Par Agra

Accord UE-Mercosur : les quotas 2026 se remplissent rapidement, y compris en bœuf

En attendant l’instauration d’un système de distribution par pays, les quotas d’exportation attribués en 2026 au Mercosur en miel, ovoproduits, riz et bœuf ont été rapidement remplis, profitant notamment à une poignée de sociétés argentines. Grace à une procédure administrative efficace, l’Argentine a raflé une grande partie des quotas d’exportation vers l’Union européenne, a déclaré Fernando Brun, le négociateur en chef de la diplomatie argentine, lors du congrès de la filière argentine du maïs (Maizar), tenu à Buenos Aires le 27 mai.

« Le secteur privé argentin a répondu si vite à l’appel que le ministère de l’Agriculture brésilien a lancé, à la mi-mai, une alerte rouge sur son site internet », a-t-il expliqué. Le gouvernement du Brésil a confirmé l’épuisement des quotas de riz réservé au Mercosur en 2026. En ovoproduits, une seule entreprise argentine, Ovoprot, a expédié, au 15 mai, la totalité du quota trimestriel vers l’UE, soit 333 tonnes (t) d’œufs coquille et 74 t de poudre d’œuf entier. Les industriels du bœuf de l’Argentine et de l’Uruguay ont fourni en seulement quatre jours presque la totalité du nouveau contingent d’exportation de bœuf vers l’UE ouvert dans le cadre de l’accord de libre-échange avec le Mercosur, soit 11 000 t pour une valeur totale de 160 M$ attribués pour les mois de juin, juillet et août, rapporte le média argentin El Cronista. (par notre correspondant Marc-Henry André)


Europe | Monde | Par Actuagri

Conflit au Moyen-Orient : les produits laitiers bloqués à Ormuz

Hormis l’Iran, le quatrième pays exportateur au monde de poudre écrémé de lait, les autres pays du Golfe persique importent massivement une vaste gamme de produits laitiers, en grande partie d’Union européenne. © iStock-Suphanat Khumsap «13 %, c’est la part du Moyen-Orient en 2025 dans les exportations européennes de produits laitiers, soit 3,88 milliards euros sur les 29,63 milliards exportés», rapporte l’Institut de l’élevage (Idele)*. Les échanges commerciaux se sont…


Par Agra

Guerre au Moyen-Orient : l’Iran interdit les exportations de nourriture

Le gouvernement iranien a annoncé le 3 mars interdire l’exportation de produits alimentaires et agricoles en raison du conflit en cours avec Israël et les États-Unis. «L’exportation de tous les produits alimentaires et agricoles est interdite jusqu’à nouvel ordre», a indiqué l’agence de presse Tasnim, citant un communiqué du gouvernement. «Le gouvernement donne la priorité à l’approvisionnement de la population en biens essentiels», a-t-elle ajouté. L’Iran a mis en place un plan d’urgence depuis samedi 28 février et le début de l’attaque menée par les États-Unis et Israël contre la République islamique.

Selon les données de la FAO pour 2024, l’Iran exporte avant tout des fruits (pistaches, dattes, pommes, raisins secs), mais aussi du beurre. Par ailleurs, la fermeture du détroit d’Ormuz perturbe le trafic maritime mondial, avec des conséquences pour les échanges de pétrole et de produits agricoles (grains et engrais). Le 3 mars, Emmanuel Macron a annoncé qu’il cherchait à bâtir une coalition afin de réunir des moyens, «y compris militaires», dans le but de sécuriser les «voies maritimes essentielles à l’économie mondiale». De son côté, le Trump dit que la marine américaine pourrait escorter des pétroliers dans le détroit d’Ormuz «si nécessaire».

Source Agra


Par Agra

Vin : au Wine Paris, Macron promet de défendre l’exportation

Défendre le vin français en France et à l’international : Emmanuel Macron a marqué son soutien à cet «art de vivre à la française» bousculé par la guerre des droits de douane en inaugurant le 9 février Wine Paris, salon international de référence de la filière. «La clé, c’est de défendre d’abord la consommation avec modération (…) En même temps, on défend le vin français comme faisant partie de l’art de vivre à la française, de notre gastronomie, sa consommation et l’export», a lancé le chef de l’État. «La France, c’est le pays du vin. (…) il faut être fier de ce qu’on est». Les alcools européens souffrent de la hausse des droits de douane décidée en 2025 aux États-Unis. Le secteur, confronté au changement climatique, doit aussi faire face à de nouveaux modes de consommation (moins d’alcool, plus de vins frais, etc.). «Un des points clés, c’est de bien exporter en Europe, de le défendre à l’international quand il est attaqué par des pratiques qui sont agressives et puis d’aller conquérir de nouveaux marchés», a insisté le président, citant l’Inde, le Canada ou le Brésil.

Source Agra


Par Agra

Viande : la Chine prolonge son enquête sur le bœuf importé

La Chine va prolonger son enquête lancée fin 2024 visant à déterminer si les importations de viande de bœuf menacent son industrie nationale, a annoncé le ministère du Commerce le 6 août, selon l’AFP. Le prix de la viande de bœuf a eu tendance à baisser ces dernières années dans le pays, en raison d’une surproduction et d’une consommation en berne, d’après les analystes. Les importations ont dans le même temps augmenté de manière significative, notamment depuis le Brésil, l’Argentine et l’Australie. À la demande des représentants du secteur en difficulté, les autorités chinoises avaient annoncé en décembre 2024 l’ouverture d’une enquête sur les importations de bœuf, préalable à la mise en place éventuelle de mesures de sauvegarde. L’enquête devait durer huit mois mais pouvait être prolongée. « En raison de la complexité de cette affaire, le ministère du Commerce a décidé de prolonger la période d’enquête jusqu’au 26 novembre 2025 », a-t-il indiqué mercredi 6 août. L’affaire a « suscité une large attention » de la part des pays exportateurs, des éleveurs et des associations professionnelles, a ajouté le ministère. Les pays exportateurs comme le Brésil, l’Argentine et l’Australie avaient réagi de manière prudente au lancement de l’enquête chinoise, le Brésil affirmant alors qu’il démontrera que sa viande ne nuit pas à l’industrie chinoise.


Par Agra

Taxes américaines : le filières françaises demandent un accès facilité aux marchés asiatiques

Le Collectif export et souveraineté alimentaire du CNPA (promotion des produits agricoles) appelle la France et l’Europe à renforcer l’accès des filières à des marchés alternatifs aux Etats-Unis et à la Chine protectionnistes, dans son communiqué du 2 avril. Il désigne les marchés « où les besoins sont importants et où la demande est susceptible de progresser, pour des raisons démographiques et économiques » et mentionne les pays de l’Asean (Asie du sud-est). Le Collectif suggère aux pouvoirs publics français de simplifier les procédures, d’améliorer la coordination des actions des acteurs publics de l’export, ou encore de rendre plus opérationnels les dispositifs d’accompagnement dans les pays cibles ; des propositions déjà présentées en février 2025. Il revendique « la vocation exportatrice de la France comme grande puissance agricole et alimentaire » et souhaite que soit prise en compte dans les négociations de l’UE avec les pays tiers « la dimension stratégique des exportations des secteurs alimentaires et agricoles européens ». Il demande à l’UE de défendre un libre accès aux marchés de ces pays et de rétablir les dispositifs d’accompagnement et les budgets européens dédiés à export.

Source: AGRA