Mot-clé : Fnpl

Par Agra

Lait/tunnels de prix : FNPL et Fnil opposés sur les indicateurs de coût de production

Par voie de communiqué, la Fnil (industriels) et la FNPL (éleveurs) se sont opposés les 7 et 8 juillet sur les tunnels de prix contenus dans la loi d’urgence agricole, tel qu’adoptée par les sénateurs le 3 juillet. Les industriels ont réitéré leur opposition à ce que prévoit l’article 21, ouvrant « la voie à ce que le coût de production devienne le prix plancher par défaut sauf accord écrit entre les parties. Si l’interprofession ne donne pas son avis au bout de six mois, l’État pourra l’imposer par décret ».

La Fnil craint que « le tunnel de prix expose les producteurs et les industriels laitiers, dont les marges sont déjà très faibles, à un arbitraire », surtout pour les segments exportateurs qui seraient confrontés à un prix national déconnecté des prix internationaux. Elle veut que l’interprofession puisse décider des indicateurs et non l’État. Les éleveurs, en revanche, estiment que « le tunnel de prix constitue un outil de sécurisation du revenu des producteurs et de prise en compte des coûts de production dans la construction du prix ». Cette protection doit « s’appuyer sur l’indicateur interprofessionnel de coût de production. » Députés et sénateurs doivent se réunir en commission mixte paritaire à partir du 16 juillet pour étudier la loi d’urgence.


Par Actuagri

La FNPL alerte le Sénat sur le partage de la valeur

Alors que le projet de loi d’urgence agricole (UPSA) va être examiné par la Chambre haute, Yohann Barbe, président de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), a adressé le 15 juin un courrier aux sénateurs pour défendre les avancées obtenues à l’Assemblée nationale. Le syndicat des éleveurs laitiers s’inquiète vivement des amendements de suppression (n°152 à 155) qui videraient l’article 19 de sa substance, menaçant les acquis des lois EGalim en matière de transparence et de prise en compte des coûts de production. Dans ce courrier, la FNPL dénonce aussi des déséquilibres persistants : opacité dans la formation des prix, intégration insuffisante des coûts de main-d’œuvre et contournement régulier des organisations de producteurs (OP). Yohann Barbe exhorte les élus à maintenir des outils concrets permettant de garantir une meilleure visibilité sur la répartition de la valeur, y compris à l’export. Parmi les priorités, le syndicat soutient la réduction des délais de négociation pour les OP (amendement 173), la valorisation des efforts de transition (172, 185) et la protection de l’origine France (174, 186). Enfin, Yohann Barbe prévient : l’éventuelle réintroduction d’un « tunnel de prix » ne doit pas sacrifier les mesures structurelles de l’article 19, essentielles pour que les éleveurs vivent enfin de leur travail.


National | Par Actuagri

Colloque : Changer le regard sur l’élevage

Enjeux sociétaux et élevage ne font pas toujours bon ménage. Mais des pistes existent pour apaiser les choses. Le projet Entr’Actes (Acteurs face aux enjeux sociétaux), piloté depuis 2023 par les instituts techniques de l’élevage (Idele), du porc (Ifip) et de l’aviculture (Itavi), s’est clôturé par un colloque réuni récemment à Paris. L’actualité et la complexité du débat ont été résumées, en fin de journée, par Dominique Grasset, éleveur de…


Par Agra

Lait/loi d’urgence : la FNPL réclame des « règles contraignantes » de détermination des prix

Dans un communiqué du 27 avril, la FNPL (producteurs de lait, FNSEA) réclame l’instauration, dans le cadre de la loi d’urgence agricole en discussion, des « sanctions dissuasives » à l’encontre des opérateurs qui ne respecteraient pas les organisations de producteurs (OP) et des « règles contraignantes » de détermination des prix d’achats du lait. Parmi ses « propositions concrètes », le syndicat suggère « une séparation claire entre le prix de base et la rémunération liée aux exigences environnementales spécifiques » et un encadrement strict de la durée des négociations commerciales. Ces dernières, lorsqu’elles « s’éternisent », profitent aux acheteurs et fragilisent les fermes, constate la FNPL, qui demande aussi « d’assurer un recours effectif au CRDCA (règlement des différends commerciaux, NDLR) pour mettre fin aux situations de blocage ». En termes de transparence, elle souhaite que des données économiques complètes soient transmises à l’OFPM (observatoire de la formation des prix et des marges) et que le « mix de produits » utilisé dans les formules de prix soit certifié par un tiers.


Par Agra

Lait/loi d’urgence agricole : la FNPL réagit aux craintes des industriels

La FNPL (producteurs de lait, FNSEA) a réagi le 20 avril à la position affichée par le p.-d.g. de la Fnil (industriels privés) François-Xavier Huard, qui craint un surcoût de 500 M€ pour les transformateurs si les coûts de production des éleveurs étaient pris en compte obligatoirement via un indicateur mis au point par l’Idele. «Les discussions sur les tunnels de prix et la prise en compte des coûts de production dans les contrats doivent rappeler une évidence économique : les coûts de production des éleveurs augmentent fortement, tandis que leur revenu reste insuffisamment sécurisé», déclare la FNPL dans un communiqué. Les éleveurs font référence à une disposition qui pourrait être mise en œuvre dans le cadre du projet de loi d’urgence agricole, dont la discussion à l’Assemblée nationale est prévue à partir de la fin avril.

Le syndicat demande de longue date que le travail des éleveurs soit pris en compte «sur la base d’un indicateur de prix de revient qui intègre l’ensemble des charges, y compris une rémunération de référence de deux Smic pour plus de 60 heures de travail par semaine – un niveau pourtant plus que modeste au regard de l’engagement demandé». Et de déplorer que les industriels mettent en avant leurs faibles marges, alors que pour les éleveurs «la question n’est même pas celle de la marge», mais celle de la rémunération.

Source Agra


Par Actuagri

Loi d’urgence agricole : la FNPL exige une rémunération basée sur les coûts de production

À l’approche de l’examen du projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles au Parlement, la FNPL a rappelé, le 20 avril, dans un communiqué que « la rémunération des éleveurs laitiers doit rester au cœur des débats ». Face à l’envolée des charges, le syndicat a insisté sur la nécessité de « couvrir un prix de revient incluant une rémunération de référence de deux SMIC pour plus de 60 heures de travail hebdomadaires ». La FNPL a également dénoncé l’échec du compromis issu des lois ÉGalim : alors que le relèvement du seuil de revente à perte (SRP +10 %) a sécurisé la valeur à l’aval, celle-ci ne se traduit toujours pas de manière effective dans le prix payé aux producteurs. Selon l’association spécialisée de la FNSEA, rémunérer les éleveurs à hauteur de leurs coûts représenterait un investissement de « 500 millions d’euros » pour les transformateurs privés, un montant jugé légitime au regard de la valeur captée par la filière. Pour le syndicat des éleveurs laitiers, la loi d’urgence doit impérativement instaurer des outils de renégociation efficaces pour protéger les fermes lorsque les coûts évoluent et mieux répartir la valeur, tout le long de la filière, jusqu’aux producteurs.


Par Agra

Lait/relations commerciales : Genevard incite les éleveurs à recourir au médiateur

A l’occasion de l’assemblée générale de la FNPL (éleveurs laitiers, FNSEA) le 25 mars, la ministre de l’agriculture Annie Genevard a encouragé les éleveurs laitiers à recourir au médiateur des relations agricoles et commerciales dans le cadre d’une éventuelle renégociation des tarifs conclus entre fournisseurs et distributeurs. La ministre a écarté l’idée de rouvrir les négociations commerciales, ce qui pourrait alimenter l’inflation. Mais elle a souligné que le ministre du commerce Serge Papin avait dit récemment que des avenants aux contrats fournisseurs-distributeurs étaient possibles en cas de hausse des coûts de production. Elle a aussi encouragé tous les maillons de la filière laitière à se réunir pour partager l’effort lié à cette hausse.

La FNPL a alerté la ministre sur l’augmentation très importante du gasoil non routier (GNR), conséquence du blocage du détroit d’Ormuz. Son président, Yohann Barbe, a demandé à la ministre de prendre la parole pour défendre les agriculteurs, alors que les négociations commerciales se déroulent actuellement pour les marques de distributeurs (MDD) et qu’elles se sont terminées le 1er mars pour les marques nationales.

Source Agra


Par Agra

Lait/relations commerciales : la FNPL pas intéressée par les tunnels de prix

Les producteurs de lait de la FNPL (FNSEA) ne sont pas intéressés par la mise en place de tunnels de prix, selon une déclaration de Yohann Barbe, leur président. Il ajoute que, pour mettre en place des tunnels de prix, il faudrait d’abord disposer de plusieurs indicateurs, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. De son côté, le Cniel (interprofession laitière) précise que ce sujet ne relève pas de ses compétences. La mise en place de tunnels de prix est prévue, à titre d’expérimentation, dans le cadre du projet de loi d’urgence agricole, actuellement en cours d’examen au Conseil d’État. Pour rappel, début 2024, Thierry Roquefeuil, alors président de la FNPL et du Cniel, s’était montré dubitatif face à l’idée des prix planchers proposée par Emmanuel Macron : « On va retomber très vite sur le même problème qu’actuellement avec la loi Egalim sur le choix des indicateurs ». Et d’ajouter : « Il y a un gros risque qu’à partir du moment où l’on fixe un prix plancher, toutes les industries laitières se mettent à payer au prix du prix plancher, ce qui sera légal. Je n’ai pas du tout envie que le prix plancher soit le prix appliqué par Lactalis ! Et si on met ce prix plancher trop haut, les produits français ne seront plus compétitifs et perdront des marchés à l’international. »


Par Agra

La FNPL dévoile son plaidoyer en vue des élections municipales

En vue des élections municipales des 15 et 22 mars, la FNPL (éleveurs laitiers, FNSEA) a dévoilé le plaidoyer qu’il présente aux candidats. Nommé «Pour des campagnes vivantes et durables», l’argumentaire vise à sensibiliser les candidats sur quatre thèmes principaux. En économie, la FNPL demande de mettre à disposition des locaux pour loger agriculteurs et salariés, de faciliter l’accès au foncier communal aux éleveurs et de ne pas augmenter la taxe foncière sur le non-bâti. Sur l’environnement, les agriculteurs doivent être consultés sur les projets de voirie, et être soutenus sur la gestion de l’eau, la production d’énergies renouvelables (y compris financièrement), ou encore sur la reconnaissance des services rendus à la nature.

Pour ce qui concerne la restauration collective (écoles, établissements de santé, seniors), les éleveurs veulent que l’approvisionnement local soit privilégié, que les produits laitiers soient promus auprès des enfants et qu’ils soient sensibilisés au gaspillage alimentaire. Enfin, les éleveurs souhaitent être davantage intégrés dans la vie locale en proposant un «représentant élevage» au sein des conseils municipaux, une médiation communale en cas de litige avec le voisinage, et la concertation sur les projets tels que les plans locaux d’urbanisme (PLU).

Source Agra


Par Agra

Lait : la FNPL vent debout contre la réduction des volumes à l’échelle européenne

A l’occasion d’un point presse tenu le 21 févier sur le Salon de l’agriculture, la FNPL (éleveurs, FNSEA) s’est montrée fermement opposée à l’idée de réduire les volumes de lait produits à l’échelle de l’Union européenne, une dizaine de jours après que  l’European Milk Board (EMB) a demandé que l’activation de la réduction volontaire des livraisons. Selon son président Yohann Barbe, il est «inconcevable» que les éleveurs français modèrent leur production dans le cadre d’un marché concurrentiel, puisque les grands exportateurs profiteraient immédiatement d’un affaiblissement de la capacité de production européenne.

Autre argument : la souveraineté laitière française n’est pas suffisamment assurée, alors que le gouvernement français appuie cette idée à travers les conférences de la souveraineté alimentaire. Et toute perte de volume entraînerait une perte de capacité de transformation. La FNPL estime que d’autres pays ont beaucoup augmenté leur production depuis ces 20 dernières années, comme l’Allemagne (+19% de volume sur 20 ans) ou l’Irlande (+80%), alors que le France n’a augmenté que de 4%. Enfin, les éleveurs estime que la situation sanitaire hexagonale n’est pas stabilisée et pourrait avoir comme conséquence un affaiblissement des volumes prochainement. La FNPL privilégie comme solution une aide européenne au stockage privé du beurre et de la poudre 0%.

Source Agra