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Par Agra

Lait de chèvre : l’OP livrant Triballat ne s’inquiète pas de la probable arrivée de Lactalis

Bien que la vente de Triballat à Lactalis ne soit pas actée – les deux parties étant en négociations exclusives depuis fin juillet –, les éleveurs de chèvres livrant à Triballat ne semblent pas inquiets de cette opération. Sylvain Boiron, président de l’OP Caprins Rians Centre (OPCRC), ne se dit « pas inquiet, pas affolé » de l’arrivée prévue de Lactalis en remplacement de la famille Triballat, estimant que le numéro un mondial du lait est doté d’une force commerciale à même de bien vendre les produits tout en disposant d’un large portefeuille de fromages AOP. Triballat est un acteur important des fromages de chèvre AOP en tant que producteur de selles-sur-cher, valençay, pouligny-saint-pierre et affineur de crottin de chavignol.

De son côté, la FNPL (éleveurs, FNSEA) « sera attentive à la place réservée aux éleveurs dans cette nouvelle étape et aux perspectives qui leur sont offertes », selon un post LinkedIn. « Cette opération doit préserver durablement les volumes collectés, les producteurs engagés avec Triballat dans les différentes zones ainsi que les conditions de valorisation de leur lait ». Pour rappel, Lactalis a annoncé en octobre 2025 une réduction de sa collecte de lait à l’échelle nationale de 450 millions de litres, soit 9 % de sa collecte nationale.


Par Agra

Lait : les prix du lait liquide particulièrement bas en grande distribution

Le lait de consommation atteint actuellement des prix particulièrement bas dans plusieurs enseignes de la grande distribution française. Par exemple, le 21 août, sur le site Carrefour.fr, le pack de 6 litres de lait demi-écrémé stérilisé UHT Verneuil, vendu en livraison ou en drive, était proposé à 4,14 €, soit 0,69 €/l. Cet état de fait a été récemment souligné par le magazine Linéaires, qui a relevé en juin et juillet des offres à 0,79 €/l (E. Leclerc), 0,89 €/l (Aldi) et 0,82 €/l chez Netto (Intermarché). Cette situation semble paradoxale, alors que les distributeurs ont annoncé le 18 août des facilités pour les filières fruits et légumes touchés par la sécheresse et que la filière laitière est également très affectée par les conditions climatiques estivales entraînant des baisses de production et des manques de fourrages.

Marie-Andrée Luherne, vice-présidente de la FNPL (éleveurs, FNSEA) a d’ailleurs déploré le 7 août « qu’aucun signe des transformateurs privés comme coopératifs, aucune revalorisation du prix du lait pour le mois d’août » n’ait été décidé. Elle demande « la réouverture immédiate des négociations commerciales et que 100 % des hausses qui seront in fine payées par les consommateurs reviennent dans les cours de ferme ». Les industriels du lait conditionné (Syndilait) réclament de longue date un prix public du litre de lait d’au moins un euro.


National | Par Agra

Le retour amer de la protéine laitière

Nutrition sportive, traitements anti-obésité… Les protéines laitières ont le vent en poupe et les cours mondiaux s’affolent. Les acteurs néo-zélandais, irlandais et danois trustent ce marché, avec près de la moitié de la production mondiale de concentrés de protéines laitières. De son côté, la France est, pour l’instant, mal placée pour répondre à cette demande. Les éleveurs français se désolent de ne pas en profiter autant que leurs voisins dans…


Par Agra

Lait/tunnels de prix : les organisations de producteurs ne sont pas convaincues

Une semaine après l’adoption, dans la loi d’urgence agricole, d’une ouverture possible du principe de tunnel de prix à de nouvelles filières, les organisations de producteurs de lait de France OP Lait craignent, dans un communiqué paru le 27 juillet, que cette disposition, qui doit préalablement être activée par le gouvernement, ne transforme l’indicateur interprofessionnel « en prix plancher, voire en prix administré », et « fragilise la liberté de négociation des organisations de producteurs (OP) et de leurs associations ». Pour Loïc Adam, président de France OP Lait, cité dans le communiqué, « les indicateurs interprofessionnels (…) ne doivent pas se substituer à la négociation des OP ».

France OP Lait considère par ailleurs que ces dispositions « présentent une fragilité juridique, en raison de l’atteinte potentielle à la liberté contractuelle et au rôle reconnu aux OP par le droit européen ». De son côté, Yohann Barbe, le président de la FNPL (éleveurs, FNSEA), a indiqué le 22 juillet qu’il demandera la mise en place d’une expérimentation sur les tunnels de prix si aucun accord n’est trouvé au sein du Cniel (interprofession laitière) sur les indicateurs de prix d’ici la fin de l’année 2026. Pour rappel, la Fnil (industriels), la FCD (distributeurs) et la Coopération agricole sont opposés aux tunnels de prix.


Par Agra

Lait : la FNPL prête à demander les tunnels de prix, en l’absence d’indicateur beurre-poudre

Yohann Barbe, le président de la FNPL (éleveurs, FNSEA), a indiqué le 22 juillet qu’il demandera la mise ne place d’une expérimentation sur les tunnels de prix si aucun accord n’est trouvé au sein du Cniel (interprofession laitière) sur les indicateurs de prix d’ici la fin de l’année 2026. Ces indicateurs, notamment l’indicateur beurre poudre, ne font toujours pas l’objet d’un consensus au sein de l’interprofession, et cela depuis plusieurs années. Il s’agit d’un point de blocage majeur ayant déjà provoqué une crise de gouvernance au sein du Cniel en 2025.

L’adoption récente de la loi d’urgence agricole pourrait modifier le rapport de force ; elle prévoit l’instauration de tunnels de prix basés sur les coûts de production par un décret du ministre de l’Agriculture, si aucun accord n’est trouvé au sein de l’interprofession. En menaçant de demander la mise la place des tunnels de prix, la FNPL met la pression sur les autres maillons de l’interprofession pour aboutir sur le dossier des indicateurs. Pour rappel, la Fnil (industriels), la FCD (distributeurs) et la Coopération agricole sont opposés aux tunnels de prix.


Par Agra

Fourrages : les éleveurs laitiers de la FNPL demandent des aides pour les éleveurs

La FNPL (éleveurs laitiers, FNSEA) a lancé un appel le 22 juillet aux pouvoirs publics pour faire face aux conséquences de la canicule et de la sécheresse qui touchent les pâturages. « Les éleveurs commencent à entamer leur stock de fourrage d’hiver pour nourrir les animaux, ce qui va les obliger à acheter pour tenir jusqu’à l’année prochaine », indique Yohann Barbe, président de la FNPL. Constatant le manque de fourrages dans les territoires, la FNPL formule plusieurs demandes à l’État : d’abord, que les cartes satellitaires mesurant la pousse de l’herbe soient complétées par des relevés sur les zones concernées pour avoir une vision plus précise des pertes herbagères.

Pour les éleveurs touchés mais non-assurés, la FNPL demande de mettre en place l’indemnisation de solidarité nationale (ISN). Ensuite, le syndicat souhaite que les éleveurs concernés suspendent le paiement des prochaines échéances de cotisations sociales à la MSA et qu’ils bénéficient d’un fonds d’allègement des cotisations, d’un fonds d’allègement des intérêts d’emprunts, et d’un dégrèvement de la taxe sur le foncier non bâti qui doit être appelée à l’automne. A plus long terme, la FNPL alerte sur un risque de décapitalisation si les éleveurs n’ont pas assez pour nourrir les animaux, ce qui entraînerait mécaniquement une baisse des volumes de lait et donc des revenus des agriculteurs.


Par Agra

Lait/tunnels de prix : FNPL et Fnil opposés sur les indicateurs de coût de production

Par voie de communiqué, la Fnil (industriels) et la FNPL (éleveurs) se sont opposés les 7 et 8 juillet sur les tunnels de prix contenus dans la loi d’urgence agricole, tel qu’adoptée par les sénateurs le 3 juillet. Les industriels ont réitéré leur opposition à ce que prévoit l’article 21, ouvrant « la voie à ce que le coût de production devienne le prix plancher par défaut sauf accord écrit entre les parties. Si l’interprofession ne donne pas son avis au bout de six mois, l’État pourra l’imposer par décret ».

La Fnil craint que « le tunnel de prix expose les producteurs et les industriels laitiers, dont les marges sont déjà très faibles, à un arbitraire », surtout pour les segments exportateurs qui seraient confrontés à un prix national déconnecté des prix internationaux. Elle veut que l’interprofession puisse décider des indicateurs et non l’État. Les éleveurs, en revanche, estiment que « le tunnel de prix constitue un outil de sécurisation du revenu des producteurs et de prise en compte des coûts de production dans la construction du prix ». Cette protection doit « s’appuyer sur l’indicateur interprofessionnel de coût de production. » Députés et sénateurs doivent se réunir en commission mixte paritaire à partir du 16 juillet pour étudier la loi d’urgence.


Par Actuagri

La FNPL alerte le Sénat sur le partage de la valeur

Alors que le projet de loi d’urgence agricole (UPSA) va être examiné par la Chambre haute, Yohann Barbe, président de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), a adressé le 15 juin un courrier aux sénateurs pour défendre les avancées obtenues à l’Assemblée nationale. Le syndicat des éleveurs laitiers s’inquiète vivement des amendements de suppression (n°152 à 155) qui videraient l’article 19 de sa substance, menaçant les acquis des lois EGalim en matière de transparence et de prise en compte des coûts de production. Dans ce courrier, la FNPL dénonce aussi des déséquilibres persistants : opacité dans la formation des prix, intégration insuffisante des coûts de main-d’œuvre et contournement régulier des organisations de producteurs (OP). Yohann Barbe exhorte les élus à maintenir des outils concrets permettant de garantir une meilleure visibilité sur la répartition de la valeur, y compris à l’export. Parmi les priorités, le syndicat soutient la réduction des délais de négociation pour les OP (amendement 173), la valorisation des efforts de transition (172, 185) et la protection de l’origine France (174, 186). Enfin, Yohann Barbe prévient : l’éventuelle réintroduction d’un « tunnel de prix » ne doit pas sacrifier les mesures structurelles de l’article 19, essentielles pour que les éleveurs vivent enfin de leur travail.


National | Par Actuagri

Colloque : Changer le regard sur l’élevage

Enjeux sociétaux et élevage ne font pas toujours bon ménage. Mais des pistes existent pour apaiser les choses. Le projet Entr’Actes (Acteurs face aux enjeux sociétaux), piloté depuis 2023 par les instituts techniques de l’élevage (Idele), du porc (Ifip) et de l’aviculture (Itavi), s’est clôturé par un colloque réuni récemment à Paris. L’actualité et la complexité du débat ont été résumées, en fin de journée, par Dominique Grasset, éleveur de…


Par Agra

Lait/loi d’urgence : la FNPL réclame des « règles contraignantes » de détermination des prix

Dans un communiqué du 27 avril, la FNPL (producteurs de lait, FNSEA) réclame l’instauration, dans le cadre de la loi d’urgence agricole en discussion, des « sanctions dissuasives » à l’encontre des opérateurs qui ne respecteraient pas les organisations de producteurs (OP) et des « règles contraignantes » de détermination des prix d’achats du lait. Parmi ses « propositions concrètes », le syndicat suggère « une séparation claire entre le prix de base et la rémunération liée aux exigences environnementales spécifiques » et un encadrement strict de la durée des négociations commerciales. Ces dernières, lorsqu’elles « s’éternisent », profitent aux acheteurs et fragilisent les fermes, constate la FNPL, qui demande aussi « d’assurer un recours effectif au CRDCA (règlement des différends commerciaux, NDLR) pour mettre fin aux situations de blocage ». En termes de transparence, elle souhaite que des données économiques complètes soient transmises à l’OFPM (observatoire de la formation des prix et des marges) et que le « mix de produits » utilisé dans les formules de prix soit certifié par un tiers.