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Par Agra

Agroalimentaire : des études pointent la nocivité de certains additifs

Trois études publiées dans les revues médicales Diabetes Care, European Journal of Epidemiology et European Heart Journal par l’équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle (Cress-EREN), rattachée notamment à l’Inserm et l’Inrae, renforcent les connaissances sur les effets délétères des additifs dans l’alimentation. Menés auprès de plus de 100 000 participants de la cohorte NutriNet-Santé, suivis depuis 2009, ces travaux suggèrent que les personnes les plus fortement exposées à certains colorants alimentaires (E100 et E199), comparativement aux personnes les moins exposées, présentent un risque accru de diabète de type 2 (+ 38 %), de cancer (+ 14 %) et plus particulièrement de cancer du sein (+21 % et +32 % post-ménopause).

L’étude montre également les personnes les plus exposées à certains conservateurs et antioxydants, notamment le sorbate de potassium (E202) et l’acide citrique (E330), présentent un risque accru d’hypertension (+ 24 %) et de maladies cardiovasculaires (+ 16 %) par rapport aux personnes les moins exposés. Si ces études ne prouvent pas à elles seules un lien de cause à effet, elles s’ajoutent à un large corpus attestant de la nocivité des aliments ultra-transformés pour la santé, rappelle l’épidémiologiste Mathilde Touvier, directrice de recherche à l’Inserm et coordinatrice des travaux, à l’AFP.

Source Agra


Par Agra

Assises du sanitaire : les députés votent une mise en œuvre accélérée et concertée

Lors de l’examen du projet de loi d’urgence agricole en commission des Affaires économiques, le 6 mai, les députés ont adopté six amendements visant à raccourcir le temps de mise en œuvre des Assises du sanitaire animal. Le gouvernement aura désormais six mois après la publication de la loi (au lieu de douze mois dans le texte initial) pour publier les ordonnances traduisant les résultats des Assises, qui sont toujours en cours. Une accélération demandée par la FNSEA et les JA, à l’origine des amendements.

Lancé début 2025 et censé aboutir au premier semestre 2026, cet exercice vise à réformer le système sanitaire (financement, gouvernance) ; il comprend notamment plusieurs chantiers techniques (identification des animaux, rôle des vétérinaires, etc.). Interrompus en 2025 en raison de la crise de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), ces travaux ont récemment été relancés. Par ailleurs, les députés ont adopté un amendement de Géraldine Grangier (RN, Doubs) qui impose une «concertation avec les organisations professionnelles et interprofessionnelles représentatives» avant la publication des ordonnances. «Les acteurs seront largement consultés, les ordonnances seront ratifiées par le Parlement, et je m’engage à ce que leur contenu soit partagé en toute transparence», a promis la ministre de l’agriculture Annie Genevard aux députés.

Source Agra


Par Agra

La recrudescence des chaleurs extrêmes pousse l’agriculture mondiale «à bout» selon l’ONU

La recrudescence des épisodes de chaleur extrême pousse l’agriculture mondiale «à bout» et menace déjà la santé et les moyens de subsistance de plus d’un milliard de personnes, alertent l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Organisation météorologique mondiale (OMM) dans un rapport publié le 22 avril. Lié au réchauffement climatique, le phénomène fait déjà perdre chaque année 500 milliards d’heures de travail à l’agriculture. Or, ces températures «exceptionnellement chaudes» par rapport aux normales devraient encore s’accentuer. Leur intensité pourrait ainsi doubler dans un scénario de réchauffement à 2°C, préviennent les scientifiques. Partout dans le monde, les effets sont déjà visibles et pas un secteur agricole n’y échappe.

Pour l’élevage bovin, la chaleur extrême engendre des troubles physiologiques et réduit la production de lait. Côté cultures, les rendements déclinent au-delà de 30°C, et avant pour les pommes de terre ou l’orge. À ces effets s’ajoutent des maladies, la disparition des pollinisateurs ou encore le stress hydrique. Aussi le rapport appelle-t-il à adapter les systèmes de production à ces conditions nouvelles et à mettre des systèmes d’alerte à disposition des agriculteurs. Mais, sans réduction «ambitieuse» des gaz à effet de serre, «la sévérité des chaleurs extrêmes excèdera de plus en plus la capacité à faire face», note le rapport.

Source Agra


Aveyron | Par Eva DZ

Bénéfices du lait cru : nouveaux acquis scientifiques

Dominique Vuitton, professeur émérite à l’université de Franche Comté et spécialisée dans l’immunologie clinique, est très impliquée dans les travaux de recherche sur les bénéfices du lait cru sur la santé. Elle interviendra, aux côtés de Jacques Dubouloz, Meilleur ouvrier de France fromager 2004 lors de Provinlait mercredi 15 avril, à 15h, ainsi que le lendemain auprès des jeunes à La Roque et jeudi 16 avril à partir de 18h45…


Par Agra

Loi d’urgence/élevage : un volet sanitaire à déployer par ordonnance

Comme attendu, le projet de loi d’urgence agricole (PLUA), dévoilé en intégralité le 11 mars par le média Contexte, comporte un chapitre sur la santé animale, reprenant des sujets actuellement en discussion dans le cadre des Assises du sanitaire. L’article 15 du texte habiliterait le gouvernement à prendre des ordonnances, dans un délai de 12 mois, dans quatre domaines. Il s’agirait d’abord de «définir les principes de financement des mesures de surveillance, de prévention et de lutte contre les dangers sanitaires», sujet au cœur des Assises.

Second thème : les «outils et systèmes d’information en matière de collecte et de gestion des données sanitaires et de mouvement des animaux». Les Chambres d’agriculture demandaient d’inclure dans le PLUA des dispositions notamment sur la dématérialisation de l’identification des animaux (bovins notamment). Enfin, il s’agirait de «conférer une habilitation aux piégeurs agréés» en matière de lutte contre les maladies animales, et de «préciser» les modalités de «l’habilitation sanitaire des vétérinaires». Lancées il y a plus d’un an, les Assises du sanitaire animal ont été retardées par l’épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) et par le blocage politique lié au projet de loi de finances 2026 ; le gouvernement prévoit toujours de les faire aboutir au premier semestre 2026.

Source Agra


Par Agra

Travailleurs agricoles : un décret institue un examen de santé à mi-carrière

Un décret paru au Journal officiel le 4 mars apporte des simplifications en matière de santé au travail des travailleurs agricoles. Il vient modifier l’article R717-18-1 du Code rural : celui-ci prescrivait un examen médical des travailleurs agricoles à 50 ans. Il est désormais remplacé par un examen médical de mi-carrière. «Le décret tire les conséquences des articles 11 et 22 de la loi n°2021-1018 du 2 août 2021 pour renforcer la prévention en santé au travail», est-il précisé.

Par ailleurs, le décret abroge l’article R717-51-2 du même Code rural portant sur la fixation par le ministre chargé de l’agriculture des modalités de détermination des effectifs de l’équipe pluridisciplinaire dans les services de santé au travail agricole autres qu’autonomes. Le décret organise ainsi l’agrément des services de prévention et de santé au travail compte tenu notamment de la composition de leur équipe pluridisciplinaire. La parution de ce décret suit de près l’annonce du nouveau Plan Santé Travail 2026-2030 de la MSA, qui a mis la prévention au centre du dispositif, à l’occasion du dernier salon de l’Agriculture.

Source Agra


National | Par Actuagri

L’Anem a présenté son acte III de la Loi Montagne

L’Association nationale des élus de la montagne (Anem) a récemment dévoilé dans une conférence de presse ses propositions pour muscler les deux précédentes lois Montagne. Objectif : déposer texte de loi (proposition ou projet) sur le bureau de l’Assemblée nationale au cours du premier semestre 2026. Faire reconnaître les spécificités de la montagne. Tel est le cheval de bataille des élus montagnards qui souhaitent compléter les lois de 1985 et…


Par Agra

Arrêts de travail : assouplissement de l’éligibilité aux indemnités pour les exploitants

Dans un décret daté du 24 décembre, le gouvernement assouplit les conditions d’éligibilité des agriculteurs aux indemnités journalières maladie, perçues lors des arrêts de travail. Dans le détail, le décret assouplit, dans le cas des non-salariés agricoles (exploitants, conjoints collaborateurs…), la condition d’être à jour des cotisations au 1er janvier de l’année civile au cours de laquelle une incapacité de travail a été médicalement constatée pour l’attribution des indemnités journalières maladie. Il permet à ceux qui ne sont pas à jour de leurs cotisations dues au titre de l’année civile précédente «d’apprécier cette condition au regard des cotisations versées au titre de l’avant dernière année civile». Par ailleurs, le décret «clarifie les dispositions relatives au paiement tardif des cotisations restant dues au titre de l’année civile précédant celle au cours de laquelle l’incapacité de travail a été médicalement constatée.»


Par Agra

Pesticides : «large adhésion» des Français aux clauses-miroir, selon FNH

Dans un sondage réalisé par Odoxa pour la Fondation pour la nature et pour l’homme (FNH), dévoilé le 8 décembre, 82 % des agriculteurs disent être prêts à réduire l’usage de phytosanitaires et engrais si les produits importés étaient soumis aux mêmes règles. En parallèle, 93% des Français jugent « importante » l’application de telles mesures-miroir, et 62% d’entre eux auraient comme « principale attente » la baisse d’usage de pesticides. Pour FNH, cette « large adhésion » de l’ensemble de la société aux mesures-miroir fait apparaître clairement « le manque d’engagement des responsables politiques », selon un communiqué. « Le combat à mener est très profond : c’est toute notre manière de commercer qui doit radicalement changer », réagit le directeur du plaidoyer Thomas Uthayakumar. Il estime qu’il faut créer « un cadre réglementaire qui pose la santé et l’environnement comme déterminants majeurs des politiques agricole et commerciale européennes… ». En plus du manque de volonté politique, 45% des agriculteurs ne se sentent pas assez accompagnés pour embrasser des pratiques agroécologiques, selon le sondage. Face à ce constat, FNH appelle l’UE à « renoncer à la dérégulation environnementale en cours » et à « renoncer à l’accord entre l’UE et les pays du Mercosur ».


Par Agra

Microplastiques : l’Efsa saisie par Strasbourg sur les risques alimentaires

A la demande du Parlement européen, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) rendra un avis scientifique sur « les risques potentiels pour la santé » des microplastiques présents dans l’alimentation, l’eau et l’air, annonce-t-elle sur son site web le 9 décembre. Les experts examineront comment les microplastiques sont transférés dans l’alimentation, les méthodes d’évaluation des risques, et ils fourniront « des estimations actualisées de l’exposition alimentaire ». L’avis est attendu « d’ici la fin 2027 ». Le même jour, une étude de l’Inrae montre que l’exposition aux nanoplastiques (taille inférieure à 1 micromètre) à faibles doses peut altérer le fonctionnement de l’intestin et du foie, et que ces effets sont influencés par le type de régime alimentaire. Publiée dans le journal Environnemental nano, le 14 novembre, l’étude a été menée sur des souris avec des particules de polystyrène dépourvu d’additifs chimiques. Les résultats montrent une altération de la fonction protectrice de la barrière intestinale, altération amplifiée quand le régime alimentaire est riche en graisses et en sucres (« régime occidental »). Le microbiote intestinal est aussi altéré, mais cette fois encore plus dans le cadre d’un régime « standard ». Au niveau du foie, le métabolisme des graisses est modifié sous les deux régimes, avec une intolérance au glucose accrue sous le régime occidental.