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Dans un rapport publié le 17 février, le CGAAER (ministère de l’agriculture) a émis des recommandations pour améliorer la compétitivité des exploitations agricoles françaises dans plusieurs filières. Concernant le lait, les auteures, Anne Dufour et Alessandra Kirsch, recommandent d’«envisager une mission de médiation pour travailler sur la rémunération du lait de façon à intégrer une meilleure valorisation de la matière grasse, tout en incitant à l’augmentation de la productivité des vaches laitières». «Cette question de l’augmentation de la productivité laitière doit être abordée de façon collective, afin de s’assurer de la capacité de l’industrie laitière française à valoriser correctement davantage de lait», préviennent les inspectrices. Autres leviers à activer, pour le CGAAER : réduire les charges (en particulier les coûts de mécanisation), optimiser la gestion technico-économique des ateliers de diversification et réduire le coût du travail salarié, notamment à travers la mutualisation. Le rapport souligne aussi «un besoin urgent de lever certains blocages sociétaux liés à l’acceptabilité de l’agrandissement des fermes et la création de bâtiments d’élevage pour les exploitations dont la production est en concurrence avec celle d’autres pays». Source Agra

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A l’occasion d’une conférence de presse le 19 février, le président de la FNSEA a indiqué ce qu’il attendait du Président de la République, qu’il rencontrera lors de l’inauguration du Salon de l’agriculture le 21 février. Arnaud Rousseau attend Emmanuel Macron sur sa «manière de négocier le cadre financier pluriannuel» de l’Union européenne car «tout laisse à penser que la négociation aura lieu fin 2026 – début 2027, et qu’il portera donc la voix de la France». L’agriculteur estime que le chef de l’Etat avait «négocié un budget à la hauteur» pour l’actuelle programmation de la PAC, lui demandera «quelle est son ambition» pour la prochaine, soulignant la somme des priorités nouvelles affichées par l’Union européenne, comme le financement de la défense. «La ministre de l’agriculture a dit qu’il ne manquera pas un centime. Actuellement, sur les 9 milliards d’euros, il en manque un, et ce serait dramatique». Selon les calculs des Chambres d’agriculture, la France subirait, malgré la récente rallonge budgétaire proposée par la Commission européenne, une baisse de 13,3% de son budget PAC post-2027. Source Agra

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L’analyse complémentaire sur la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) demandée par le ministère de l’Agriculture au Cirad sera rendue en juin, a annoncé Philippe Caufour, responsable du Laboratoire national de référence (LNR) sur les poxviroses des ruminants, dans un entretien à Agra Presse. «Le travail de ce groupe est actuellement en cours. Un rapport intermédiaire sera produit à la fin mar», précise le chercheur, qui pilote le groupe de travail. Selon M. Caufour, il s’agit d’évaluer, dans une zone vaccinée (75 % des bovins dans 95 % des élevages), «le risque associé à un abattage ciblé comparativement au risque associé à un abattage de tous les bovins d’un foyer détecté». Le Cirad a été chargé de constituer un groupe d’experts, qui comprend 20 personnes (experts de terrain représentant les éleveurs et vétérinaires ; experts en gestion de risques ; experts scientifiques, nationaux et internationaux). Après une synthèse des données scientifiques existantes sur la DNC, ces experts devront «conduire une analyse de risque qualitative permettant de comparer des scénarios en termes d’efficacité, de faisabilité, de coût et d’acceptabilité», avant de «dégager des recommandations». Source Agra

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La Coopération agricole (LCA) a déploré le climat dans lequel se déroulent cette année les négociations commerciales industriels-distributeurs. «Près de la moitié des coopératives ont subi des pressions et des menaces de déréférencement pour se voir imposer des baisses de prix injustifiées, au mépris de la loi Egalim qui impose la non-négociabilité du prix des matières premières agricoles», expose-t-elle dans un communiqué diffusé le 17 février. L’organisation représentant les coopératives agricoles regrette que la charte d’engagements signée fin 2025 ne soit pas respectée. «Aujourd’hui, certains de ses principes sont mis à mal, dégradant le dialogue engagé et souhaité par les pouvoirs publics». Elle appelle à «appliquer la charte d’engagements dans l’esprit de coopération, instaurer un dialogue constructif avec tous les acteurs». Alors que les négociations commerciales doivent être terminées le 1er mars, Lactalis a fait état de déréférencements dans certaines enseignes françaises. Les relations fournisseurs-distributeurs se sont tendues ces derniers jours après les déclarations d’Annie Genevard (Agriculture) en soutien aux industriels, amenant les distributeurs à bouder le comité de suivi du 17 février. Source Agra

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Alors que des fortes pluies frappent le territoire hexagonal, perturbant de nombreux chantiers, pénalisant l’activité des entreprises de travaux agricoles, leur fédération, la FNEDT (entreprises de travaux agricoles et forestiers – ETA/ETF) alerte, dans un communiqué du 18 février, sur les risques qui pèsent sur leur activité. «Si les conditions météorologiques persistent, les difficultés aujourd’hui rencontrées par les ETF risquent de s’étendre rapidement aux ETA et aux travaux ruraux, avec une forte tension sur les capacités d’intervention, alors que les travaux du sols, semis, et autres interventions culturales doivent reprendre». La FNEDT demande à nouveau le soutien de l’Etat pour son projet de dispositif «assurantiel intempéries» adapté aux ETA et ETF. L’organisation rappelle que l’initiative a déjà été lancée avec des partenaires privés. Mais les moyens publics font défaut, alors que les besoins sont urgents. Le mauvais souvenir de 2024, année de fortes pluies, qui avaient notamment pénalisé les récoltes céréalières et plombé le chiffre d’affaires des ETA/ETF, ressurgit. Source Agra

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Dans un rapport adopté le 18 février, les députés de la commission des Affaires économiques proposent de «mettre la vaccination au centre de la stratégie sanitaire de lutte contre la DNC» (dermatose nodulaire contagieuse). Dans la synthèse de son rapport, la mission d’information «flash» sur les crises sanitaires en élevage propose notamment de renforcer la recherche et de relocaliser la production de vaccins. «Le véritable enjeu de la vaccination (…) est de nature économique», soulignent les trois rapporteures, qui plaident pour négocier au niveau européen des «facilités d’exportation» des bovins vaccinés et de leurs produits (au-delà des actuels accords bilatéraux). N’ayant pas trouvé de consensus sur l’abattage total des lots infectés, les trois députées demandent d’«analyser les possibilités» de le remplacer par un abattage partiel, comme demandé récemment au Cirad. Source Agra

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Dans sa note de positionnement dédiée au futur projet de loi d’urgence agricole (LUA), la FNSEA propose d’«autoriser un droit permanent de prélèvement au-delà de 500 loups», soit le seuil de viabilité démographique de l’espèce en France. Le système actuel repose sur des dérogations individuelles, un dispositif en passe d’être remplacé par une simple déclaration. Le syndicat majoritaire souhaite «poser le seuil de viabilité dans la loi à 500 loups», puis permettre des tirs «sans procédure ou condition préalable de protection ni limitation de durée» dès que ce seuil est dépassé. La population de loups est actuellement estimée à environ 1 082 individus. Pour rappel, le seuil de viabilité de l’espèce est de 500 individus reproducteurs à un moment donné. Un effectif qui implique de conserver une population totale de 2 500 à 5 000 individus, rappelait l’association Ferus en 2023, s’appuyant sur l’expertise collective officielle. Concernant les autres prédateurs, la FNSEA propose de faciliter l’effarouchement des ours ou encore d’«organiser la régulation des vautours» en cas de «comportements dommageables». Sur le plan sanitaire, le syndicat veut que le texte permette au FMSE d’élargir ses missions à la prévention, comme demandé par le fonds professionnel. Source Agra

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À l’occasion d’une conférence de presse le 18 février, la FNSEA a présenté une quarantaine de propositions pour le projet de loi d’urgence agricole (LUA). Parmi les mesures transversales phares : instaurer «un principe de non-régression de la production agricole» dans tous les zonages d’aménagement du territoire (captages, zones humides, Natura 2000…). Interrogé sur le nombre important de mesures, le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, assume de proposer un «catalogue large», qui pourra être «resserré» par la discussion avec le gouvernement et le Parlement. Concernant le calendrier, le syndicalisme majoritaire attend toujours de savoir si une session extraordinaire du Parlement aura lieu cet été, qui pourrait permettre d’examiner le texte dans les deux chambres avant la pause estivale. Le gouvernement a fait savoir que l’examen du texte débutera en juin au Sénat. Sans session extraordinaire, l’examen à l’Assemblée pourrait n’avoir lieu qu’en octobre. La FNSEA attend également de connaître le périmètre exact du projet de loi soumis par le gouvernement. Source Agra

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A l’occasion d’une conférence de presse le 18 février, la FNSEA a présenté une quarantaine de propositions pour le projet de loi d’urgence agricole (LUA). En matière d’eau, le syndicat propose notamment de fixer des objectifs nationaux de stockage d’eau ou de faire passer à 30 % le collège des usagers économiques et organisations professionnelles dans les comités de bassin. Pour la prédation, la FNSEA propose «d’autoriser le prélèvement des loups au-delà de 500 spécimens, sans condition de protection préalable ni limitation de durée». En matière de pesticides, est proposé «un principe de reconnaissance mutuelle systématique» des autorisations de mise sur le marché accordées ailleurs en Europe.

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A l’occasion d’une visioconférence organisée le 16 février par l’Afja (journalistes agricoles), les premières données du baromètre Clisève ont été présentées, qui a pour objectif d’évaluer les impacts du climat sur la santé au travail. Premier enseignement : 74% des répondants (2 600 acteurs : exploitants, salariés, saisonniers) se déclarent impuissants face aux événements climatiques. D’autre part, pour les saisonniers, le climat passe devant l’effort physique comme première cause de pénibilité au travail agricole (68% contre 29%). « De plus, 40% subissent la pénibilité climatique plus de trois mois par an. Celle-ci est aujourd’hui structurelle», souligne Caroline Véran, fondatrice de RSE Croissance Bleue, à l’origine de Clisève. Face à cela, les exploitants ont adapté les horaires (75%) et calqué l’organisation sur la météo (73%). Les salariés expriment des besoins de protection : plus d’abris (47%), un accès à l’eau (42%), plus de pauses (41%). « Ce qui frappe, c’est le caractère urgentiste des mesures. La prévention est peu développée : un salarié sur deux indique n’avoir reçu aucune information spécifique sur les risques climatiques » souligne Caroline Véran. Le baromètre Clisève sera présenté lors d’une conférence le 26 février au salon de l’Agriculture.

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