Mot-clé : Prédation

Par Agra

Louve transférée dans les Alpes : des FDSEA et JA portent plainte contre l’État

Quelques semaines après le transfert dans les Alpes d’une louve capturée involontairement en Normandie, les FDSEA et les JA de plusieurs départements alpins ont annoncé le dépôt d’une plainte contre les pouvoirs publics. « Avec l’ensemble des départements de l’arc alpin, nous avons déposé une plainte contre l’État, le lundi 8 juin 2026, pour mise en danger de la vie d’autrui », peut-on lire dans un communiqué des Jeunes agriculteurs des Alpes-de-Haute-Provence, également relayé par d’autres départements.

Mi-mai, après avoir recueilli une louve capturée dans un piège à renards, la préfecture de Seine-Maritime avait choisi de la relâcher dans les Alpes, considérées comme « un habitat favorable à l’espèce ». « Le relâché volontaire de la louve dans l’arc alpin met en péril la continuité de notre activité et expose nos animaux à un réel danger de mort imminent », protestent les syndicats dans leur communiqué. Les Alpes sont la zone la plus prédatée depuis le retour du loup dans les années 90. « Notre département est depuis de nombreuses années victime d’attaques récurrentes du loup sur les animaux au point d’être le département le plus prédaté de France », relèvent les JA 05. Et d’ajouter que, avec « plus de 550 attaques » par an, « les attaques sur nos troupeaux nous font perdre en moyenne 1 450 bêtes ».


Par Agra

Loup/loi d’urgence : les deux priorités de Genevard avant l’examen au Sénat

Lors de son audition en commission au Sénat le 9 avril, la ministre de l’Agriculture a insisté sur deux mesures de gestion du loup contenues dans le projet de loi d’urgence agricole (PLUA). La première, inscrite par le gouvernement dans son texte initial et maintenue par les députés, stipule que « la gestion du loup dépend aussi du niveau de prédation », selon elle. Dans son alinéa 5, l’article 14 du PLUA prévoit que l’exécutif précise dans son arrêté-cadre des mesures de gestion « adaptées à l’évolution de la pression de prédation », sans plus de précision. La seconde mesure est la création, par un amendement de la députée Émilie Bonnivard, d’un « plancher » appliqué à l’effectif de loups permettant le maintien de l’espèce dans un état de conservation favorable, comme prévu par la réglementation européenne. Une nouvelle fois, la ministre s’est refusée à préciser le nombre minimal de loups correspondant à ce « plancher ». Par ailleurs, Annie Genevard a écarté la possibilité d’un nouvel abaissement du statut de protection du loup dans la convention de Berne et la directive européenne Habitats, récemment réclamé par une mission sénatoriale. « Vous pouvez le décréter ici, au Sénat français. Vous savez bien que, en l’état actuel des choses, ce n’est pas le seul Parlement français qui a la main, c’est évidemment au niveau européen que les choses se décideront. »


Par Agra

Loup : un rapport sénatorial sur le pastoralisme réclame la fin du statut de protection

«L’État français doit avoir le courage de mettre sur la table le sujet d’un nouvel abaissement du niveau de protection du loup», indique le rapport de la mission d’information du Sénat sur le pastoralisme, adopté le 3 juin par la commission des Affaires économiques, à l’unanimité (abstention du groupe écologiste). Après le récent abaissement au niveau d’espèce simplement «protégée», ce nouveau déclassement retirerait le loup de liste des espèces protégées par la Convention de Berne et la directive européenne Habitats.

Par ailleurs, le rapport propose aussi de «supprimer le reste à charge de 20 % pour les éleveurs pour le déploiement des mesures de protection» contre le loup, avec un financement par le ministère de la transition écologique. Sur 13 recommandations, 5 portent sur la gestion du loup, qualifié de «menace existentielle pour le pastoralisme». Sur les autres sujets, les élus veulent notamment «maintenir voire renforcer» l’ICHN dans la prochaine PAC, inclure les «produits issus du pastoralisme» dans les objectifs Egalim en restauration collective, ou encore «faciliter les retenues collinaires multi-usages» pour stocker l’eau. Des dispositions dont certaines sont incluses dans deux textes bientôt examinés par le Sénat : le projet de loi d’urgence agricole (fin juin) et la proposition de loi sur la montagne (début juillet).

Source Agra


Par Agra

Loup/loi d’urgence : les députés encadrent le soutien de l’État aux louvetiers

Lors de l’examen en séance publique du projet de loi d’urgence agricole, le 27 mai, les députés ont adopté un amendement du gouvernement prévoyant que les pouvoirs publics pourront attribuer aux lieutenants de louveterie des «moyens ou (…) dotations appréciés au niveau territorial». «L’État organise, dans le cadre de ses moyens, les conditions d’accompagnement des missions exercées par les lieutenants de louveterie», stipule le texte inséré dans le Code de l’environnement par cet amendement. Et «cet accompagnement peut donner lieu, chaque année, à l’attribution de moyens ou de dotations appréciés au niveau territorial».

Il s’agit, selon l’exposé sommaire de l’amendement, de «donner à l’État un cadre lui permettant d’adapter son soutien matériel aux réalités territoriales», afin de «favoriser une organisation plus homogène et plus lisible de l’accompagnement» public. L’État pourra notamment «s’appuyer sur des structures associatives départementales», est-il précisé. Fin avril, en commission du Développement durable, les députés avaient adopté une série d’amendements permettant de créer un statut pour les lieutenants de louveterie, inspiré d’une proposition de loi transpartisane.

Source Agra


Par Agra

Loup : les députés suppriment l’obligation de réduction de la vulnérabilité pour les bovins

Lors de l’examen en séance publique, le 26 mai, du projet de loi d’urgence agricole, les députés ont adopté plusieurs amendements identiques supprimant l’obligation pour les élevages bovins et équins de mettre en place des mesures de réduction de la vulnérabilité pour bénéficier de tirs de défense contre le loup. Un vote contre l’avis du rapporteur et du gouvernement. Travaillés avec la FNSEA, ces amendements inscrivent dans le Code de l’environnement que, «compte tenu de l’absence de moyens de prévention efficaces disponibles pour protéger les élevages de bovins et d’équins, les tirs sont autorisés sans autre condition dans les territoires colonisés par le loup».

Selon le cadre actuel, issu de la loi d’orientation agricole de mars 2025, pour pouvoir accéder aux tirs, les élevages bovins et équins ayant subi une prédation doivent avoir mis en place une mesure de réduction de la vulnérabilité (au choix parmi une dizaine de mesures listées par la réglementation). Le 26 mai, les députés ont aussi adopté plusieurs nouvelles dispositions : possibilité pour les préfets d’autoriser l’intervention des louvetiers (au lieu du seul préfet coordonnateur) ; extension de la possibilité pour les éleveurs de réaliser eux-mêmes un constat de dommages ; définition légale des «zones difficilement protégeables».

Source Agra


Par Agra

Loup/loi d’urgence : les députés créent des tirs dérogatoires de «légitime défense»

Lors de l’examen en séance publique du projet de loi d’urgence agricole, le 26 mai, les députés ont adopté un amendement considérant que le tir de défense contre le loup est «présumé légitime» en cas «d’attaque imminente» ou «d’intrusion manifeste» d’un loup dans «un espace pastoral protégé» (clôturé). Dans ces deux cas, l’amendement prévoit que, «par dérogation», un éleveur ou «ses préposés» peuvent réaliser des tirs de défense sans «aucune autorisation préalable ni récépissé dès lors que la réalité de l’attaque ou de la menace caractérisée est constatée a posteriori par les agents assermentés». Les loups ainsi abattus «s’imputent par priorité sur le plafond annuel de prélèvements» défini au niveau national.

Déposé par des élus RN, l’amendement a été adopté à une large majorité (94 pour, 66 contre), avec le soutien du groupe DR (Droite républicaine, LR). De leur côté, le gouvernement et le rapporteur ont émis des avis défavorables, considérant la demande du RN «satisfaite» par les tirs sur simple déclaration proposés par l’exécutif dans le texte. Un assouplissement déjà considérable par rapport au régime actuel d’autorisation individuelle. Dans ce cadre, «3 000 tirs ont été autorisés» en 2025, a rappelé la ministre de l’agriculture en séance.

Source Agra


Par Actuagri

Prédation : le CAF Loup exige un sursaut législatif

Réunies le 11 mai 2026, les organisations du Conseil de l’agriculture française-Loup (CAF Loup)* dénoncent l’inaction gouvernementale face à l’explosion de la prédation. Malgré le passage du loup au statut d’espèce « protégée » dans l’Union européenne, « le changement de logiciel attendu n’a pas eu lieu », indique le CAF dans un communiqué. Le bilan 2025 dépasse les 12.000 victimes au 30 novembre, laissant des éleveurs épuisés face à un cadre juridique jugé inefficace. « aujourd’hui, le loup est de facto mieux protégé que les éleveurs et leurs troupeaux », indique le communiqué. Sur ce dossier, le CAF juge très décevant le projet de loi d’urgence pour la souveraineté agricole (UPSA), dont les amendements resteraient flous et soumis à l’arbitraire administratif. C’est pourquoi les sept organisations syndicales réclament des mesures fermes : autorisation systématique de la visée thermique, interventions en cœur de parcs nationaux et levée des obligations de protection préalable pour les bovins et équins avant tout tir de défense. À l’aube de l’examen du projet de loi UPSA à l’Assemblée nationale, ces organisations appellent les députés à un changement de cap immédiat pour assurer la survie du pastoralisme français.

(*) FNSEA, JA, FNO (ovins), FNB (bovins), FNPL (lait), FNC (cheval), FNEC (chèvres)


Par Agra

Loup : en commission, les députés revoient la logique de fixation du plafond de prélèvement

Lors de l’examen du projet de loi d’urgence agricole en commission du Développement durable, le 29 avril, les députés ont adopté un amendement d’Émilie Bonnivard (DR, Savoie) qui conduit à «renverser la logique de gestion du loup», selon son exposé sommaire. L’élue propose qu’un arrêté du ministre chargé de l’agriculture (sans mention du ministre de l’écologie) fixe le nombre de loups pouvant être prélevés et que ce nombre puisse «être fixé en tenant compte du nombre minimal de spécimens compatible avec un état favorable de conservation». «Dans ce cas, il correspond à la différence entre la population lupine observée et ce nombre minimal de spécimens», précise le texte adopté avec avis favorable du gouvernement.

Le système actuel repose sur un pourcentage, récemment porté à 21 %, fixé par arrêté interministériel et appliqué à la population estimée (1 082 loups selon le dernier comptage). Le seuil de «viabilité démographique», mentionné dans le Plan loup 2024-2029, se situe à «500 adultes matures». Toutefois, le seuil de viabilité «génétique» (permettant un brassage suffisant à plus long terme) correspond à un effectif beaucoup plus important, entre 2 500 et 5 000 loups reproducteurs.

Source Agra


National | Par Actuagri

La loi d’urgence agricole sur les rails

Les ministères de l’Agriculture (MinAgri) et de la transition écologique (MTE) ont dévoilé à la presse le 7 avril les grandes lignes du projet de loi d’urgence agricole présentée le 8 avril au Conseil des ministres. Ce texte se veut avant tout « pratique » et « concret », indique-t-on au gouvernement. Le « projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles » qui a été présenté…


Par Agra

Prédateurs : le gouvernement va expérimenter des lâchers de lynx en 2027

A l’occasion d’une réunion, le 24 mars, du comité de pilotage du Plan national d’actions en faveur du lynx boréal (PNA), dont la programmation actuelle s’achève en 2026, le préfet coordonnateur a annoncé qu’une expérimentation de lâchers de lynx va être conduite d’ici l’an prochain, rapportent plusieurs parties prenantes. Le territoire concerné sera volontaire, mais reste encore à le déterminer, tout comme l’origine et le nombre de lynx lâchés.