Monde | Par Agra

La filière ovine néozélandaise démarre l’année sur les chapeaux de roues

Le pays exporte 90 % de sa production de viande ovine sur des marchés tendus. Ce début d’année, les cours de l’agneau néozélandais augmentent à l’écart de l’Union européenne (UE) divisée sur le front des prix… pour le moment.

Moutons en Nouvelle-Zélande (©iStock-shirophoto)

En Océanie, la Nouvelle-Zélande sera-t-elle le chef d’orchestre du prix de l’agneau sur le marché de l’export ? Le pays en produit chaque année de moins en moins tout en restant, avec l’Australie, un des deux piliers du marché mondial de l’export. « Sur les dix premiers mois de 2025, la production de viande ovine a reculé de 2 % comparée à 2024, totalisant 344 000 tonnes équivalent carcasse (téc) », rapporte l’Institut de l’élevage (Idele). « Par ailleurs, les exportations de viande ont totalisé 372 000 téc sur 11 mois, en recul de 1% ». Parallèlement, la décapitalisation ovine s’est poursuivie. « Or l’année précédente, le cheptel de brebis était inférieur de 21 % à ses effectifs de 2014, totalisant 24 millions de têtes », souligne l’Idele.

La production de viande ovine stagne aussi dans de nombreux pays, quand elle ne faiblit pas alors que la demande internationale reste dynamique. Aussi, le prix de la viande ovine néozélandaise n’en finit pas de progresser jusqu’à atteindre 5,30 €/kg fin 2025. Sur un an, le cours moyen (4,89 €/kg) est supérieur de 1,04 €/kg à 2024. Cette tendance haussière n’affecte pas réellement le marché européen structurellement déficitaire. Mais les cotations sont nettement plus élevées.

Irlande : -17 %

En Espagne début janvier, les cours sont supérieurs à l’an passé. En Irlande, en France et au Royaume-Uni, ils ont débuté 2026 dans un entre deux : à la fois supérieurs à 2024 et inférieurs à 2025. L’agneau espagnol cotait, entrée abattoir, 11,02 €/kg en semaine 2 close le 11 janvier 2026. « Très apprécié, il bondissait alors de 0,68 €/kg d’une semaine sur l’autre et restait 1,52 €/kg au-dessus de son niveau de 2025 ». La même semaine, « le cours du Hogget irlandais atteignait 7,95 €/kg, en hausse de +0,10 €/kg d’une semaine sur l’autre mais en repli de 1,35 €/kg comparée à la même semaine en 2025 », rapporte l’Idele. Pourtant la production irlandaise de viande ovine sur onze mois (49 000 téc) a chuté de 17 % comparée à 2024. Elle est même inférieure de 20 % à la moyenne des cinq dernières années.

Le Royaume-Uni et la France débutent aussi l’année avec des prix très élevés mais inférieurs à 2025. Outre-Manche toujours semaine 2, « la cotation de l’agneau britannique atteignait 8,29 €/kg, en recul -0,33 €/kg comparée à 2025 ». Mais elle dépassait de plus d’un euro les cours de 2024. Et en France semaine 3 (close le 18 janvier), l’agneau valait 9,95 €/kg, un prix supérieur à 2024 mais en repli de 0,52 €/kg sur un an.

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