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«Certains directeurs commerciaux [de la grande distribution] demandent à mes adhérents de revenir sur la sanctuarisation de la matière première agricole», a dénoncé le p.-d.g. de la Fnil (laiteries privées) François-Xavier Huard le 11 février. Des pratiques «totalement illégales et à l’inverse des discours promus sur les plateaux télé» par les dirigeants des enseignes, a-t-il martelé en conférence de presse. Ce «contournement manifeste de la loi Egalim», selon ses mots, est rendu possible par le recours aux centrales d’achat européennes, un sujet «qui n’est toujours pas réglé». Dans le cadre des négociations commerciales annuelles, qui se terminent le 1er mars, les acheteurs de la grande distribution demandent à leurs fournisseurs de produits laitiers «des baisses significatives de l’ordre de 5%, voire plus». Et le patron de la Fnil de pointer «des ententes assez convergentes», assurant que des industriels «ont reçu des demandes à -5% un lundi, puis à -4,9% le mardi de la part d’un autre distributeur». «La DGCCRF a écrit à la FCD» sur ce sujet, affirme-t-il. Les industriels, eux, «arrivent avec des demandes plutôt en hausse», vu l’augmentation de leurs coûts de production: +6% en 2024 pour le prix du lait (plus de la moitié du coût de revient), +30% pour le gaz, +1,2% pour les emballages cartons.

La rédaction

Après une expérimentation accomplie en 2024, la choucroute sera le premier légume de France à avoir sa propre épreuve au Concours général agricole (CGA) du Salon de l’agriculture cette année. Onze choucroutes provenant de six choucroutiers d’Alsace (six crues et cinq cuites) sont inscrites au concours. La majorité d’entre elles bénéficie de l’GP (indication géographique protégée) «choucroute d’Alsace»; la filière IGP représentait environ 1250 tonnes en 2024. Depuis l’obtention de l’IGP en septembre 2018, la filière a multiplié par cinq ses volumes de vente sous ce signe de qualité, avec pour ambition d’atteindre 10% des volumes nationaux en IGP d’ici à 2030. L’Alsace concentre 70% de la production nationale ; 49 producteurs produisent ce légume sur 600 ha, pour neuf choucroutiers (entre 25 000 et 28 000 tonnes de produits).

La rédaction

L’Itavi (institut technique avicole) annonce le lancement d’un projet de recherche sur l’élevage d’escargots visant à «acquérir de nouvelles connaissances pour réduire le taux de mortalité». En 2023, la filière a subi 40% de pertes, notamment en raison de la prédation, d’une «gestion génétique restreinte», d’une alimentation non adaptée ou encore des effets du dérèglement climatique. Baptisée Phacélie, cette démarche multi-partenariale explorera quatre axes d’amélioration: mutualisation des bonnes pratiques, suivi technico-économique, alimentation et aménagement agroforestier. Elle participera à la «progressive structuration de la filière hélicicole», selon le communiqué. L’Itavi est le chef de file de ce projet élaboré avec la FNHF (héliciculteurs). Prévu sur la période 2025-2027, ce projet est cofinancé par les régions Bourgogne-Franche-Comté et Auvergne-Rhône-Alpes. Concernant le volet opérationnel, il associe aussi la chambre d’agriculture de Côte-d’Or, le Sysaaf (syndicat professionnel génétique), ainsi que les lycées agricoles de Savoie-Bugey et de Chateaufarine (Doubs).

La rédaction

La Commission européenne propose de débloquer une nouvelle enveloppe d’urgence de 98,6 millions d’euros (M€) en faveur des secteurs agricoles touchés par des phénomènes climatiques défavorables en Espagne, en Croatie, à Chypre, en Lettonie et en Hongrie, dans un projet de règlement publié le 7 février qui sera soumis à un vote des experts des États membres le 19 février. La majeure partie de ces soutiens (68 M€) sont destinés à l’Espagne, où la région de Valence a connu fin octobre-début novembre des inondations sans précédent. Le reste est réparti de la manière suivante: 16,2 M€ pour la Hongrie (sécheresse), 6,7 M€ pour la Croatie (vague de chaleur), 4,2 M€ pour la Lettonie (gel et sécheresse) et 3,5 M€ pour Chypre (sécheresse). Ces aides de l’UE pourront être complétées à hauteur de 200% au moyen de fonds nationaux et devront être distribuées d’ici le 30 septembre. Au titre de la réserve agricole de 2024-2025, dotée au total de 450 M€, quatre autres enveloppes ont déjà été attribuées pour un montant de près de 300 M€ (auxquels viennent s’ajouter ces nouveaux 100 M€).

La rédaction

Dans une note sur l’évolution des résistances aux fongicides sur céréales à paille parue le 6 février, Arvalis, Inrae et l’Anses dressent un état des lieux par maladie et par mode d’action. Face à une progression des souches résistantes, les instituts recommandent de «n’intervenir que si strictement nécessaire» et encouragent, en premier lieu, le recours «à la prophylaxie, aux variétés résistantes et aux outils d’aide à la décision». Pour minimiser la pression de sélection, la priorité est de diversifier les modes d’action au sein des programmes, sachant que, «sur blé comme sur orge, l’utilisation des SDHI doit être limitée à une seule application par saison». Sur blé, face à la progression des résistances multiples, il convient de «privilégier les fongicides multisites et les spécialités de biocontrôle». Sur orge, pour éviter de sélectionner davantage les souches présentant une résistance multiple, «le recours à l’utilisation d’un mélange trois voies QoI+SDHI+IDM doit être rigoureusement limité aux situations où l’helminthosporiose est très difficile à contrôler». Enfin, pour gérer les rouilles des céréales, le conseil est d’éviter de recourir aux SDHI, mais d’opter de préférence pour les traitements associant triazoles et Qol. (Anne Gilet)

La rédaction

Réservés aux fruits et légumes depuis leur création en 1996, les programmes opérationnels (PO) de la Pac ont été ouverts à de nouvelles filières, comme permis par la programmation 2024-2027. Pour l’attribution des PO intitulés «Autres secteurs», les filières choisies sont les suivantes, indique FranceAgriMer : fourrages séchés ; plantes vivantes et produits de la floriculture ; veaux sous la mère Label rouge ; oléoprotéagineux et légumes secs ; et cuniculture. Et de préciser que le secteur du riz «a finalement renoncé au dispositif». Sur l’année 2024, trois secteurs ont déjà bénéficié d’une aide : fourrages séchés (quatre programmes) pour 3,6 M€ en 2024 et 4,7 M€ en 2025 ; plantes vivantes et produits de la floriculture (trois programmes) pour 4 M€ en 2024 et 3,9 M€ en 2025. Et enfin veaux sous la mère Label rouge (neuf programmes) pour 2,2 M€ en 2024 et 2,1 M€ en 2025. En 2024, trois programmes sont prévus pour les oléoprotéagineux et légumes secs, pour 0,6 M€ ; et sept programme en cuniculture, pour 0,5 M€. Deux nouveaux programmes vont démarrer dans la filière veaux sous la mère Label rouge en 2025, pour 0,1 M€. Une enveloppe d’environ 10 M€ avait été annoncée en 2022 pour ces «autres secteurs» par le ministère de l’Agriculture. Un budget qui attirait les convoitises, notamment des filières porc et lait, qui ne sont pas retenues jusqu’à présent.

La rédaction

Le comité national LR/IGP/STG de l’Inao, réuni le 31 janvier, a approuvé le nouveau cahier des charges de l’IGP «veau de l’Aveyron et du Ségala», qui intègre «plusieurs dispositions agroenvironnementales», a annoncé l’Institut de l’origine et de la qualité le 4 février. Ces nouveaux critères visent à «préserver la biodiversité et renforcer la place de l’herbe», d’après un communiqué. Comme le précise l’Inao, les élevages devront présenter une autonomie alimentaire «d’au moins 70%», et leur surface fourragère principale (SFP) devra comporter au moins 70% d’herbe. Deux autres dispositions visent à préserver la biodiversité. D’une part, les exploitations devront afficher au moins 3% d’infrastructures agroécologiques dans leur SAU (ou au moins 80% de parcelles de moins de 6 ha et de prairie permanente). D’autre part, elles devront comporter au moins 70% de prairies permanentes dans leur SAU ou «au moins 10% de légumineuses». Une procédure d’opposition de deux mois va désormais s’ouvrir avant validation du nouveau cahier des charges. Le veau d’Aveyron et du Ségala (404 exploitations pour 14 000 veaux en 2023) est «un veau non sevré et allaité au pis, ayant à disposition une alimentation complémentaire (fourrages, céréales notamment)», rappelle l’Inao.

La rédaction

Après Lactalis, c’est au tour de Biolait d’annoncer, dans un communiqué le 7 février, un prix stable pour ses adhérents sur l’année 2024. «Je suis fier d’annoncer ce prix du lait aux producteurs. Un prix stable, salutaire dans le contexte de la bio que nous connaissons», déclare le président Philippe Marquet, cité dans le communiqué. Le collecteur annonce un prix du lait payé en 2024 à 483 €/1000 litres (contre 482 €/1 000 l l’an passé), auprès des 2100 éleveurs (stable), dont la production 2024 a été de 245 millions de litres de lait bio (270 millions de litres en 2023). De son côté, Lactalis avait aussi annoncé il y a quelques semaines avoir maintenu le prix du lait à 508 €/1000 l (contre 504 €/1000 l en 2023). Une semaine après que le groupe Lactalis a annoncé son intention de réduire ses volumes de 450 millions de litres (Ml) de lait d’ici 2030, Biolait s’était engagée «à étudier toute demande de nouvelle adhésion» de la part de producteurs laitiers laissés sans contrat, à condition «de nouvelles dispositions» qui seraient prises par l’Etat. L’OP demandait la mise en place de programmes opérationnels (PO) dont bénéficient d’autres filières au titre de la politique agricole commune (Pac), ainsi que «le financement direct de la logistique sur les zones peu denses».

La rédaction

Un arrêté publié le 8 février au Journal officiel précise les conditions dans lesquelles les éleveurs de bovins peuvent demander des tirs dérogatoires contre les loups, dont la présence s’est étendue en France. Selon les précisions du ministère de la Transition écologique à l’AFP, les éleveurs de troupeaux bovins et/ou équins pourront bénéficier de dérogations préfectorales de tir du loup sous conditions, si leur troupeau a subi au moins une prédation par le loup dans les 12 derniers mois. Le texte précise que l’octroi de ces dérogations se fait «sous réserve de démarches engagées (par les éleveurs, NDLR) en matière de réduction de vulnérabilité attestées par le préfet», comme l’installation de clôture par exemple. L’arrêté «clarifie la manière dont les éleveurs bovins et équins peuvent accéder à des tirs dérogatoires lorsqu’ils sont victimes d’une attaque du fait de l’augmentation de la population de loups et de leur plus grande présence sur le territoire», a-t-on expliqué. «En raison des difficultés de protection des troupeaux bovins et équins, l’accès à des autorisations de tir pour ces éleveurs est fortement limité et a donné lieu à de nombreux contentieux témoignant de la fragilité du cadre juridique» qui prévalait jusqu’alors, a expliqué le ministère.

La rédaction

La France demande à nouveau son statut de pays indemne d’influenza aviaire auprès de l’Omsa (Organisation mondiale de la santé animale) a-t-on appris lors d’un bref point presse en ligne des autorités sanitaires (ministères de l’agriculture et de la santé) le 6 février. Pour autant, un haut niveau de vigilance est maintenu, pour les animaux comme pour les hommes. Le statut indemne résulte de l’absence de nouveau foyer depuis un mois. L’Hexagone avait brièvement recouvré ce statut à la mi-décembre, avant que deux nouveaux cas ne se déclarent pas en élevage à la fin de l’année 2024. Maud Faipoux, directrice générale de la DGAL (ministère de l’agriculture), a souligné que le risque pour l’élevage demeurait «élevé» dans l’Hexagone, soit le niveau maximum, du fait de la circulation active du virus dans la faune sauvage. Elle invite les professionnels de l’élevage au respect des règles de biosécurité en élevage et à se faire vacciner contre la grippe saisonnière. À l’attention de la population, elle invite à se garder de toucher un animal sauvage trouvé mort. Les autorités sanitaires veillent en effet à limiter au maximum les risques possibles de recombinaison des virus grippaux entre espèces, pouvant potentiellement engendrer l’émergence d’un virus transmissible entre humains.

Eva DZ

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