Mot-clé : Viande bovine

Par Actuagri

Viande bovine : le recul de la consommation de steak haché s’accélère en mai

En mai 2026, les achats de steak haché frais par les ménages français ont reculé de 17 % par rapport à mai 2025, alerte Patrick Rietmeyer, spécialiste des achats chez Carrefour, dans un message sur LinkedIn. Le recul de consommation s’accélère pour ce segment habituellement dynamique : les achats des ménages avaient cédé 8 % en avril (pour un chiffre d’affaires en hausse de 6 %), selon les derniers chiffres disponibles sur le site d’Interbev. L’acheteur de Carrefour évoque une « chute historique des volumes », et ce « malgré le fait que les distributeurs ont réduit leur taux de marge sur ce type de produit ». Il attribue cette baisse à la flambée de la viande bovine, qui a connu selon lui « une inflation de 16,5 % sur un an ». Plus largement, la consommation globale de viande bovine, calculée par bilan (ne comprenant pas les stocks des industriels), a reculé de 5,7 % en mai 2026 par rapport à mai 2025. En cumul depuis le début de l’année, la consommation reste stable sur un an (-0,6 %). Ce chiffre officiel est mis en avant par les éleveurs de la FNB (FNSEA), actuellement en mobilisation contre Bigard, pour contester les baisses de prix pratiquées par les abatteurs, « injustifiées » à leurs yeux.


Aveyron | Par Marion GHIBAUDO

Action FDSEA – JA – FNB : les éleveurs bloquent les abattoirs Bigard

Mardi 28 juillet, les éleveurs de la FDSEA et des JA d’Occitanie, à l’appel national de la FNB, ont manifesté devant l’abattoir Bigard de Castres en bloquant l’entrée des camions toute la matinée. L’objectif : protester contre « la baisse injustifiée » des prix payés aux éleveurs ces dernières semaines. À l’appel de la FNB, mardi 28 juillet, dans plusieurs départements français, les éleveurs se sont mobilisés pour bloquer les…


Par Agra

Tunnels de prix/bovins viande : risque pour Culture Viande, avancée pour la FNB

Dans un communiqué du 3 juillet, Culture Viande (industriels des viandes de boucherie) alerte sur le risque de déconnexion des prix français des viandes bovines après que le Sénat a adopté un amendement du gouvernement prolongeant l’expérimentation des tunnels de prix pour la filière bovins viande. « Ce n’est pas le principe d’un tunnel de prix qui est en cause, mais le choix d’en fonder la borne basse sur les coûts de production », préviennent les abatteurs à l’intention de la commission mixte paritaire qui doit examiner le 16 juillet le projet de loi d’urgence agricole intégrant cet amendement.

En achetant à des prix progressivement déconnectés des réalités du marché européen, les entreprises françaises, débouchés des éleveurs, se fragiliseraient au profit des importations, font-ils valoir. Le syndicat argumente que le tunnel de prix expérimenté depuis 2021 n’est pour rien dans le doublement des prix des animaux entre 2020 et 2025, qui résulte « avant tout de la contraction de l’offre liée à la décapitalisation des cheptels. » Dans un communiqué le même jour, la FNB (éleveurs, FNSEA) estime à l’inverse qu’il s’agit «avancée majeure pour le respect du coût de production».


Par Agra

Viande bovine : la Chine impose 55% de droit de douane sur les importations australiennes

Depuis le 20 juin, la Chine impose un droit de douane de 55% sur les importations de viande bovine en provenance d’Australie en raison du dépassement des volumes autorisés au sein de son contingent tarifaire annuel. En raison des difficultés économiques de son secteur, l’empire du Milieu a, en effet, mis en place depuis le 1er janvier une mesure de sauvegarde permettant de limiter les importations de viande bovine sur son territoire en provenance de ses principaux partenaires grâce à un quota.

En 2026, l’Australie s’est donc vue attribuée un contingent tarifaire dont le volume s’établissait à 205 000 t. Volume qu’elle a officiellement dépassé le 19 juin. « Atteindre 100 % du quota est une étape majeure et lourde de conséquences, avec des répercussions immédiates pour les exportateurs australiens », a réagi Tim Ryan, p.d-g. du Conseil australien de l’industrie de la viande (AMIC). Et d’ajouter : « Un tarif douanier de cette ampleur va perturber gravement les flux commerciaux vers l’un de nos marchés les plus importants et aura des conséquences sur la capacité des consommateurs chinois à accéder à du bœuf australien sûr et fiable ».


Par Agra

Viande bovine : les quotas d’importation de l’UE totalisent presque 500 000 t (Idele)

La somme des contingents d’importation de viande bovine consentis par l’UE dans le cadre des accords de libre-échange frôle les 500 000 tonnes équivalent carcasse (téc), soit 8 % de la consommation européenne, a-t-on appris lors de la conférence sur les marchés mondiaux de l’Institut de l’élevage le 12 juin. Ce total comprend les accords conclus ces derniers mois (Mercosur, Australie, Mexique et Inde), qui viennent s’ajouter aux contingents déjà ouverts en 2025 et 2024-2025 (pour plus de 363 000 téc). Pour rappel, certains accords prévoient une ouverture progressive : 2031 pour les 99 000 téc du Mercosur, ou encore « fin 2027, début 2028 » pour l’Australie (35 000 téc de viande bovine, 31 000 téc de viande ovine).

De son côté, la viande ovine fait l’objet de presque 185 000 téc de quotas en 2025. Selon la présentation de l’Idele, ces concessions de l’UE « atteignent des niveaux significatifs » et pourraient « peser » sur les marchés des viandes bovine et ovine, qui verraient affluer « des produits compétitifs ». L’institut technique rappelle que les quotas actuels ne sont consommés qu’à hauteur de 44 %, avec d’importantes variations selon les pays fournisseurs (entre 1 % et 100 %). Par ailleurs, l’Idele note que la suppression des droits de douane sur la viande bovine prévue dans l’accord UE-Mercosur représente une perte de 378 M€/ par an pour le budget de l’UE.


Par Agra

Bovins viande : les exportations reculent début 2026, en vif comme en viande

Au premier trimestre 2026, les exportations françaises de viande bovine « ont subi un revers de 11 % comparé à 2025 », constate l’Institut de l’élevage (Idele) dans son bulletin Tendances publié le 28 mars. Principale explication, selon l’Idele : la viande de jeunes bovins (JB), qui représente la moitié de l’export français, est « moins bien positionnée à l’export [en termes de prix] depuis mi-octobre comparée à certaines origines européennes ». Le marché européen du JB est « sous pression », explique l’Idele, car « les prix élevés et la réduction du pouvoir d’achat liée à la flambée des prix de l’énergie freinent la demande ».

De quoi accroître l’actuelle baisse saisonnière des cours. S’y ajoute une « forte hausse » des importations de viande bovine en provenance des pays tiers, qui viennent concurrencer les productions du Vieux continent. Fait marquant : au premier trimestre, le Brésil est devenu le premier fournisseur de l’Italie, détrônant la Pologne et la France, comme le souligne Les Marchés (groupe Réussir). De son côté, l’export en vif, spécialité française, recule aussi lourdement début 2026. En baisse depuis plusieurs années, les envois de broutards ont enregistré une baisse de 15 % au premier trimestre 2026, « avec seulement 261 000 têtes envoyées », selon l’Idele.


Par Agra

Viande bovine : les pays du Mercosur négocient la répartition du nouveau contingent

« Le Paraguay exige 25% du nouveau contingent d’importation de bœuf ouvert par l’Union Européenne via son accord de commerce intérim avec le Mercosur, ceci au nom du principe d’égalité entre les pays membres du Mercosur », indique à Agra presse Daniel Burt, le directeur de la Chambre paraguayenne des viandes. « Nous avons manifesté la possibilité d’être flexibles jusqu’à 21%. L’industrie de la viande paraguayenne est tout à fait en mesure de fournir une telle part de ce contingent de 99 000 t par an, lequel ne sera totalement ouvert qu’au bout de 5 ans ». Les pays du Mercosur se sont donnés jusqu’au 1er septembre prochain pour s’entendre sur leur système de distribution interne de ce contingent, qui est ouvert depuis le 1er mai dernier, à hauteur de 6 200 tonnes pour toute l’année 2026. Les négociations autour du système de distribution intra-Mercosur qui prévaudra en 2027 et au-delà sont bloquées par la revendication du Paraguay. Ce pays apporte actuellement environ 3% des exportations de bœuf totales du Mercosur. Le Brésil, qui fait valoir ses antécédents à l’export, prétend à entre 42% et 46% de ce nouveau contingent de bœuf, l’Argentine de 23% à 27%, et l’Uruguay, de 21% à 24%. Ces trois pays-là sont unis dans leur posture face au Paraguay. (Marc-Henry André)


Par Agra

Viande bovine : visé par des FDSEA, Lidl défend son approvisionnement français

Après avoir été ciblé par des FDSEA pour son opération promotionnelle sur « le meilleur steak du monde 2025 », d’origine irlandaise, Lidl s’est défendu en rappelant son « engagement envers la filière bovine française », très majoritaire dans son approvisionnement. Dans un message envoyé à Agra Presse, l’enseigne rappelle que la viande française « reste la priorité dans [son] offre avec 90 % de bœuf frais d’origine France au niveau national ». Le 13 mai, au moins deux FDSEA – celles du Lot et de l’Aveyron – ont mené des actions dans des supermarchés Lidl contre une opération mettant en avant le « meilleur steak du monde », distingué lors du William Reed World Steak Challenge 2025 et produit par l’industriel irlandais Dawn Meats. Avant eux, la FDSEA de la Nièvre s’était mobilisée dès le 7 mai, selon la presse spécialisée (article payant). Dans sa réaction, Lidl rappelle que cette opération ponctuelle (du 7 au 13 mai) « ne se substitue pas à [ses] approvisionnements locaux » et qu’elle « s’inscrit dans une volonté de proposer une diversité dans [son] assortiment ». Tout en relevant qu’elle « repose sur un principe de réciprocité qui nous est cher : elle permet à nos homologues à l’étranger de mettre à l’honneur régulièrement des produits d’origine France dans leurs rayons ».


Par Actuagri

Bovins : hausse des abattages et des cours

En février dernier, les abattages de gros bovins ont progressé de +1,4 % sur un an pour atteindre 247 000 têtes, indique une note d’Agreste publiée fin mars. Cette hausse est principalement tirée par les réformes de vaches laitières (+9,4 %) et les mâles (+2,4 %). À l’inverse, les abattages de vaches allaitantes sont en net repli (-6,8 %). Le segment des veaux de boucherie recule également, avec une baisse de 6,6 % sur un an. Le marché reste extrêmement ferme : le cours de la vache O atteint 6,63 €/kg carcasse, soit + 33,9 % sur un an (vs fév. 2025) et de +55,1 % par rapport à la moyenne quinquennale. Le veau de boucherie suit cette tendance avec une hausse de 20,4 %. En parallèle, les éleveurs bénéficient d’une détente sur le prix des intrants, en repli de 2,2 % en janvier. Côté échanges, la consommation française de viande bovine est stable (+0,2 %) en janvier. Toutefois, les exportations de viande reculent de 6,1 % et celles de broutards de 5,8 %, plombées par l’effondrement des ventes de broutards légers (-45,0 %). À l’inverse, les exportations de génisses (+12,8 %) et de veaux d’élevage (+17,9 %) affichent une forte progression, notent les statisticiens du ministère de l’Agriculture.


Europe | Monde | Par Actuagri

Un accord UE-Australie sous tension pour les filières agricoles

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen et le Premier ministre australien, Anthony Albanese ont signé le 24 mars, un accord de libre-échange. Entre quotas de viande bovine encadrés et concessions sur les appellations d'origine, le secteur agricole se retrouve au cœur d’un équilibre fragile. L'accord UE-Australie : Ursula Von Der Leyen et Anthony Albanese (Capture X) Après huit années de négociations acharnées, l’Union européenne et l’Australie…