Mot-clé : Viande

Par Agra

Viande : dans la PPL Montagne, les députés créent les « abattoirs paysans »

À l’occasion de l’adoption en séance publique de la proposition de loi (PPL) « pour une montagne vivante et souveraine », le 15 mai, les députés ont voté un amendement de Marie Pochon (écologiste, Isère) créant les « abattoirs paysans ». Le but : définir cette catégorie d’abattoirs « pour pouvoir par la suite y adosser des politiques volontaristes afin de les développer », selon le texte. Aux termes de l’article 7 ter ajouté par l’amendement, les abattoirs paysans peuvent être fixes ou mobiles, et leur gouvernance « garantit une place décisionnelle majoritaire et directe aux agriculteurs du territoire, exerçant une activité d’élevage, qui en sont utilisateurs ». Ce type d’outil est tourné vers le marché local : il traite des animaux « issus du bassin d’élevage dans lequel il est situé », « acheminés directement » depuis les élevages, et il produit des viandes « exclusivement destinées aux circuits courts ». Il doit respecter « un tonnage annuel maximum et une cadence d’abattage maximum garantissant la protection des animaux et des conditions de travail adaptées ». Autant de critères qui doivent être précisés par décret. Dans un contexte de « manque de solutions d’abattage » en France, les abattoirs paysans constituent « une solution d’avenir pour les territoires d’élevage » pour la députée.


Aveyron | Par Eva DZ

Les éleveurs aveyronnais ne digèrent pas le «meilleur steak du monde» irlandais

Il y a quelques jours, les éleveurs aveyronnais ont eu la mauvaise surprise de découvrir dans leurs boîtes aux lettres (et dans celles de tous les consommateurs français), un prospectus de l’enseigne LIDL, faisant la promotion du «meilleur steak du monde : steak, faux filet ou entrecôte Irish Angus»… Une «aberration», une «communication particulièrement inacceptable» pour les responsables de la section bovin viande FDSEA et les JA de l’Aveyron. «Alors…


Par Agra

Viande/antibiotiques : le Brésil doit se mettre en conformité s’il veut continuer à exporter vers l’UE

Les Etats membres de l’UE ont adopté à l’unanimité, le 12 mai, une mise à jour de la liste des pays autorisés à exporter des produits animaux dans l’UE en lien avec l’utilisation d’antibiotiques qui exclut la viande brésilienne. Malgré l’entrée en vigueur de manière provisoire, le 1er mai, de l’accord de libre-échange entre l’UE et le Mercosur, le Brésil ne pourrait plus exporter de viande bovine, équine, de volaille, d’œufs, de produits d’aquaculture, de miel et de boyaux vers l’UE à partir du 3 septembre.

«Nous avons étroitement collaboré avec les autorités brésiliennes sur cette question et poursuivrons nos échanges afin d’obtenir leur mise en conformité avec ces exigences. Une fois cette conformité démontrée, l’UE pourra autoriser les exportations», précise la Commission européenne contactée par Agra. Pour figurer de nouveau dans cette liste, le Brésil va devoir «garantir le respect des exigences de l’UE concernant l’utilisation d’antimicrobiens pendant toute la durée de vie des animaux dont proviennent les produits exportés». Conformément à une réglementation européenne adoptée en février 2024, l’utilisation d’antimicrobiens en tant que facteur de croissance ou pour augmenter le rendement du bétail est interdite, de même que l’utilisation d’antimicrobiens réservés aux infections humaines pour traiter les animaux.

Source Agra


Par Agra

Viande/antibiotiques: le Brésil doit se mettre en conformité s’il veut continuer à exporter vers l’UE

Les Etats membres de l’UE ont adopté à l’unanimité, le 12 mai, une mise à jour de la liste des pays autorisés à exporter des produits animaux dans l’UE en lien avec l’utilisation d’antibiotiques qui exclut la viande brésilienne. Malgré l’entrée en vigueur de manière provisoire, le 1er mai, de l’accord de libre-échange entre l’UE et le Mercosur, le Brésil ne pourrait plus exporter de viande bovine, équine, de volaille, d’œufs, de produits d’aquaculture, de miel et de boyaux vers l’UE à partir du 3 septembre. «Nous avons étroitement collaboré avec les autorités brésiliennes sur cette question et poursuivrons nos échanges afin d’obtenir leur mise en conformité avec ces exigences. Une fois cette conformité démontrée, l’UE pourra autoriser les exportations», précise la Commission européenne contactée par Agra.


Par Agra

Viande bovine : les droits de douane chinois devraient peser sur l’export brésilien

Après avoir tablé dans un premier temps sur une stabilité, les exportateurs brésiliens de l’ABIEC ont indiqué, le 5 mai, s’attendre à un recul de 10 % de leurs expéditions totales de viande bovine en 2026, en raison des récents droits de douane chinois. Afin de protéger sa protection domestique, Pékin impose depuis le 1er janvier un droit de douane supplémentaire de 55 % sur les importations de viande bovine dépassant les quotas alloués à ses fournisseurs. Selon le président de l’ABIEC Roberto Perosa, cité par Reuters, le quota brésilien pour l’année (1,1 Mt) est déjà consommé, les exportateurs ayant précipité leurs envois pour ne pas être pénalisés. M. Perosa prévoit un arrêt des exportations vers la Chine «autour du mois de juin», et compte sur un développement de la consommation domestique pour absorber la viande disponible.

Avec 1,7 Mt en 2025, l’empire du Milieu est le premier débouché de la viande bovine brésilienne (plus de la moitié des exportations). «Il n’y a aucun marché qui peut remplacer la Chine», souligne Roberto Perosa, qui espère toutefois l’ouverture prochaine du marché japonais. L’article de Reuters ne cite pas l’Europe, malgré l’entrée en vigueur provisoire, le 1er mai, de l’accord commercial UE-Mercosur, qui prévoit un quota de 99 000 téc de viande bovine.

Source Agra


Aveyron | Par Eva DZ

La viande de chevreau, une production à part entière

Sous l’impulsion de la Chambre d’agriculture et du GIE Elevage Occitanie, un groupe d’éleveurs caprins de l’Aveyron a choisi de travailler sur un projet autour de la viande caprine, un co-produit de l’élevage de chèvres peu valorisé mais qui pourrait permettre d’optimiser les revenus de l’exploitation. Pour étayer leur réflexion, une journée d’échanges était organisée chez Sandrine et Vincent Marcenac, du GAEC de la Chamoisée qui valorisent une partie de…


Aveyron | Par La rédaction

Origine des viandes et importations : FDSEA-JA passent à l’action

Les éleveurs de la FDSEA et des JA se sont rendus dans des enseignes de la distribution et en restauration hors foyer à Rodez et Millau pour vérifier leurs approvisionnements en viande bovine et ovine, jeudi 2 avril. Et l'origine était loin d'être 100% française ! Alors que la Commission européenne est passée en force, le 27 février, pour appliquer provisoirement l’accord commercial avec le Mercosur, la direction générale de…


Par Agra

UE/Australie : conclusion d’un accord commercial avec des quotas sur les produits sensibles…

L’UE et l’Australie ont annoncé, le 24 mars, la conclusion des négociations en vue d’un accord de libre-échange. Point d’achoppement des discussions, l’UE a proposé plusieurs contingents tarifaires notamment sur la viande rouge, dont un quota de 30 600 tonnes pour la viande bovine mis en œuvre graduellement sur dix ans et un autre de 25 000 t pour la viande ovine pleinement applicable après sept ans. Par ailleurs, l’UE devrait ouvrir un contingent de 35 000 t de canne à sucre brute destinée au raffinage en franchise de droit. En échange, le Vieux Continent obtient, entre autres, l’élimination des tarifs douaniers australiens sur le vin dès l’entrée en vigueur et sur les fromages après trois ans. Le traité introduit, par ailleurs, une clause de sauvegarde activable sur les contingents tarifaires pour les produits sensibles. Enfin, l’UE annonce que 165 indications géographiques alimentaires et 231 boissons spiritueuses seront protégées par le texte conclu à Canberra.


Par Agra

Viande bovine brésilienne : «opérations de contrôle» de la FNB la semaine prochaine

Faute de réponse du Président de la République à leur demande, faite début mars, de suspendre les importations de viande brésilienne après des révélations de la presse néerlandaise, les éleveurs de bovins viande de la FNB (association spécialisée de la FNSEA) ont annoncé, lors d’une conférence de presse le 19 mars, qu’ils allaient réaliser des «opérations de contrôle» dans les points de vente sur l’ensemble du territoire. Les opérations porteront sur l’origine brésilienne, mais le soupçon porte également sur l’origine néerlandaise, le port de Rotterdam étant un point d’arrivée majeur des importations brésiliennes.

«Nous ne comprenons pas pourquoi il n’y a pas de suspension», explique le président de la FNB Patrick Bénézit. La presse néerlandaise a publié fin février les résultats d’un rapport de l’agence de sécurité sanitaire des Pays-Bas de novembre 2025 constatant que quelque 5 000 kg de viande bovine congelée brésilienne traitée à l’œstradiol 17β (une hormone utilisée notamment comme stimulateur de croissance) ont été consommés dans le pays. En réaction, la Commission européenne avait minimisé l’importance de cette découverte : «Nous parlons en réalité de 0,1 % des importations de viande en provenance du Brésil, avait expliqué l’exécutif européen. C’était donc vraiment une très petite quantité ; néanmoins, nous avons réagi en renforçant les contrôles».

Source Agra


Par Agra

UE-Australie : Hansen promet un quota de viande bovine en dessous des 35 000 tonnes

Alors que la conclusion des négociations commerciales entre l’UE et l’Australie apparaît de plus en plus imminente, le Commissaire européen à l’agriculture Christophe Hansen a tenté, le 19 mars devant la Commission de l’agriculture du Parlement européen, d’apaiser les craintes quant aux quotas d’importation de viande bovine australienne dans l’UE, un des sujets les plus sensibles des discussions. «Ce sera en dessous des 35 000 t que mon prédécesseur était prêt à céder, mais les derniers détails ne sont pas encore négociés», a-t-il confirmé, alors que les discussions entrent dans leur dernière ligne droite.

En février, l’Australian Meat Industry Council (AMIC), l’interprofession de viande australienne, exigeait un accès minimum de 50 000 t de viande bovine, tandis que l’AFP rapportait que l’UE ne souhaitait pas aller au-delà de 30 000 t/an. La Commission européenne a fait savoir, le 18 mars, que sa présidente Ursula von der Leyen se rendra en visite officielle en Australie du 23 au 25 mars, afin de «renforcer les liens avec un partenaire de confiance et partageant les mêmes valeurs dans la région indo-pacifique». Une rencontre avec le Premier ministre australien, Anthony Albanese, est prévue à Canberra le 24 mars. En France, l’interprofession bétail et viandes Interbev a interpellé Emmanuel Macron, lui demandant dans une lettre ouverte le 19 mars d’exclure les viandes bovines et ovines des négociations.

Source Agra