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Des scientifiques et des économistes reprochent aux autorités leur «inaction» dans la préservation de l’eau, dans deux tribunes publiées le 11 février, à la veille de l’examen d’une proposition de loi écologiste pour protéger les captages des pesticides. «Suspendre les politiques de protection de l’eau revient à choisir d’aggraver les contaminations et l’incidence des maladies qu’elles engendrent», estiment dans une tribune au Monde plusieurs scientifiques, dont Laurence Huc, directrice de recherche à l’Inrae, ou les toxicologues de l’Université Paris Cité, Sylvie Bortoli et Xavier Coumoul. Cette prise de position intervient alors que le Premier ministre Sébastien Lecornu a demandé un «moratoire sur toutes les décisions relatives» à la question de l’eau. Il faut «au minimum, arrêter l’usage de pesticides de synthèse dans les aires d’alimentation des captages d’eau potable», jugent les scientifiques, pour qui «l’inaction est irresponsable et coupable pour les générations à venir». Même constat au sujet de la raréfaction de l’eau de la part d’économistes du Conseil d’analyse économique (CAE) dans une tribune publiée par Libération : «ce qui manque, ce n’est ni l’expertise, ni les outils, mais la volonté de les mettre réellement en oeuvre, alors même que le réchauffement climatique rend chaque année l’inaction plus coûteuse». «Quand des scientifiques alertent, nous devons les écouter», a réagi la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, dans une déclaration transmise à l’AFP.

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Les producteurs de lait de la filière AOP roquefort vont pouvoir tester la monotraite. Ce test va se faire dans le cadre d’un dispositif d’évaluation d’une durée de 2 ans permettant de voir si cette pratique affecte ou non les qualités organoleptiques et physico-chimiques du fromage. « A l’issue de cette période, l’ODG (organisme de gestion, NDLR) pourra, selon les résultats obtenus, envisager l’intégration de cette pratique dans le cahier des charges afin qu’elle soit accessible à tous les opérateurs », indique l’Inao. Pour que cette évaluation puisse avoir lieu, le cahier des charges a été modifié par l’arrêté du 6 février 2026 publié au Journal officiel du 11 février. L’ODG de l’AOP roquefort est le premier à demander ce type de modification pour tester une innovation depuis que cela a été rendu possible par une directive du Comité national des appellations d’origine laitières, agroalimentaires et forestières de l’Inao en janvier 2025. La monotraite présente des avantages en termes d’organisation du travail de l’éleveur par une réduction du temps d’astreinte en salle de traite et une moindre pénibilité. En revanche, la monotraite entraîne une perte de volume de lait produit.

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Comme en commission quelques mois plus tôt, le débat qui a eu lieu en séance publique le 11 février sur la pétition d’opposition à la loi Entraves (dite loi Duplomb) s’est concentré sur l’acétamipride, molécule pour laquelle le sénateur Les Républicains (LR) a récemment proposé une nouvelle proposition de loi de réautorisation. La ministre de l’Agriculture Annie Genevard a indiqué, à titre personnel, qu’elle était ouverte à la proposition de Laurent Duplomb. Elle a toutefois rappelé que le gouvernement serait attentif à l’avis préalable du Conseil d’Etat, et qu’il ne souhaitait toujours pas, conformément aux récents propos du Premier ministre, que ce texte soit intégré au projet de loi d’urgence agricole. C’est ce qu’a demandé le député UDI Thierry Benoit dans l’hémicycle. Ce spécialiste des questions agricoles y voit un moyen d’obtenir une étude d’impact détaillée, notamment pour l’apiculture, qui avait été un sujet de fracture entre les députés du centre. La ministre de l’Agriculture a rétorqué que le projet de loi d’urgence avait vocation à traiter un nombre réduit de dossiers, pour être adopté rapidement. Elle a convenu que le dernier rapport de l’Efsa sur l’acétamipride ne contenait pas de données nouvelles sur les conséquences sanitaires pour les abeilles mellifères. Dans un communiqué, Générations Futures demande au gouvernement de clarifier sa position sur l’acétamipride, l’estimant «gêné» dans ce dossier, à quelques jours du Salon de l’agriculture.

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Une semaine après la levée du blocage de l’examen des textes mettant en musique l’accord commercial UE/États-Unis de juillet, les rapporteurs de la commission du Commerce international du Parlement européen (Cominta) sont parvenus à un compromis, le 10 février, sur les points les plus sensibles de la négociation. Cela ouvre à présent la voie à un vote le 24 février en Cominta. « Grâce à l’équipe de négociation du Parlement européen, nous disposons désormais d’une large majorité en faveur d’une position commune du Parlement européen sur la mise en œuvre de l’accord entre l’UE et les États-Unis », a ainsi annoncé sur le réseau social X le social-démocrate allemand Bernd Lange. Dans le détail, les eurodéputés se sont mis d’accord sur une clause d’extinction (« sunset clause ») pour l’accord relatifs la baisse des droits de douane sur les produits américains. Celle-ci serait fixée au 31 mars 2028. Le compromis prévoit aussi une clause de suspension en cas de menaces sur la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’UE. Enfin, des mesures de sauvegarde afin de faire face aux éventuelles hausses des importations américaines.

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Pour cette édition doublement perturbée, par l’absence des bovins en raison de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) et par les travaux en cours porte de Versailles qui privent les visiteurs du pavillon 3, les organisateurs du Salon de l’agriculture ont annoncé, à l’occasion d’une conférence de presse le 10 février, les aménagements prévus. Dans le pavillon 1, davantage de place sera faite aux porcins et aux ovins. Le grand ring des bovins accueillera toujours des animations de la filière bovine (sans animaux), mais aussi cette année des démonstrations équines (débardage, attelage, voltige, dressage…). En raison de l’influenza aviaire, les volailles continueront d’être absentes du salon, comme c’est le cas depuis 2019. Le pavillon 2 sera dédié à la culture, avec un cinéma d’une centaine de places, un cabinet de curiosités, un kiosque musical et une librairie. Le salon organisera pour la première fois un prix de « littérature agricole », dont le jury sera réuni pendant l’évènement. Les organisateurs ont rappelé leur souhait de ne pas voir s’organiser de manifestations agricoles à l’intérieur du salon, pour éviter aux visiteurs « d’être pris dans des mêlées », selon les termes d’Arnaud Lemoine, directeur du Ceneca. Ils ont également rappelé leur souhait de limiter la taille des délégations d’élus à 25 personnes. En cinq ans, le nombre de visites institutionnelles est passé de 42 à 80, ont-ils expliqué.

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Alors que, dans la programmation actuelle, l’aide couplée aux bovins est attribuée à toutes les catégories d’animaux, la FNB (éleveurs de bovins viande, FNSEA) souhaite revenir à l’aide à la vache allaitante dans la prochaine Pac (2028-2034). Une position formalisée lors de son congrès à Cournon (Puy-de-Dôme), les 4 et 5 février, a indiqué son président Patrick Bénézit. À ses yeux, le critère actuel de distribution constitue « un signal politique désastreux ». « Les deux années où la décapitalisation a été la plus forte, c’est 2022 et 2023, les années où le choix français a été annoncé, puis appliqué », rappelle-t-il. Avec ces aides attribuées à l’UGB (unité gros bovin), le ministre de l’Agriculture de l’époque, Julien Denormandie, souhaitait développer l’engraissement sur le sol français. Pour le président de la FNB, « l’engraissement doit être soutenu par des contrats qui garantissent les marges », tandis que les aides de la Pac doivent inciter à garder « les vaches qui font des veaux » pour relancer les naissances. M. Bénézit souhaite aussi que le cadre national « encourage les régions à aider les investissements en élevage ». La FNB milite enfin pour des « soutiens aux surfaces herbagères et fourragères et une ICHN attachée à l’animal », selon Réussir Bovins viande. Autant d’orientations partagées par les autres syndicats de ruminants de la FNSEA.

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Quelques semaines après la saisine de la Cour de justice de l’UE et le blocage du processus de ratification, le Parlement européen a largement validé (par 483 voix contre 102 et 67 abstentions), le 10 février à Strasbourg, la clause de sauvegarde agricole de l’accord commercial UE-Mercosur destinée à répondre aux préoccupations exprimées par le secteur. Les eurodéputés ont ainsi confirmé la modification du compromis interinstitutionnel abaissant les seuils de déclenchement des enquêtes à 5% d’augmentation des importations sur une moyenne triennale et à une baisse de 5% du prix de vente par rapport à l’équivalent européen, conformément à la position initiale du Parlement européen. Conscient de la sensibilité du sujet dans l’hémicycle, le rapporteur du Parlement européen, l’Espagnol Gabriel Mato (PPE, droite) avait prévenu juste avant le vote: «Nous ne votons pas aujourd’hui sur l’accord commercial UE-Mercosur mais sur un ensemble de mesures destinées à protéger les agriculteurs face aux éventuels préjudices du traité».

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Défendre le vin français en France et à l’international : Emmanuel Macron a marqué son soutien à cet «art de vivre à la française» bousculé par la guerre des droits de douane en inaugurant le 9 février Wine Paris, salon international de référence de la filière. «La clé, c’est de défendre d’abord la consommation avec modération (…) En même temps, on défend le vin français comme faisant partie de l’art de vivre à la française, de notre gastronomie, sa consommation et l’export», a lancé le chef de l’État. «La France, c’est le pays du vin. (…) il faut être fier de ce qu’on est». Les alcools européens souffrent de la hausse des droits de douane décidée en 2025 aux États-Unis. Le secteur, confronté au changement climatique, doit aussi faire face à de nouveaux modes de consommation (moins d’alcool, plus de vins frais, etc.). «Un des points clés, c’est de bien exporter en Europe, de le défendre à l’international quand il est attaqué par des pratiques qui sont agressives et puis d’aller conquérir de nouveaux marchés», a insisté le président, citant l’Inde, le Canada ou le Brésil. Source Agra

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Dans un avis publié le 9 février, la Cour des comptes européenne met en avant les risques et les incertitudes pour la prochaine PAC, dont les propositions ont été publiées en juillet. Les auditeurs européens avancent que la nouvelle architecture juridique de la PAC, intégrée dans un plan national plus global, ainsi que ses modalités de planification et d’adoption, plus complexes, risquent de retarder la mise à disposition des fonds. En outre, le fait que le montant total du budget de la PAC ne soit connu qu’après l’adoption des plans nationaux engendre une incertitude supplémentaire pour les bénéficiaires. Par ailleurs, l’autorité de surveillance financière souligne que si la plus grande flexibilité accordée aux États membres devrait permettre une approche plus adaptée aux défis locaux, elle pourrait également mettre en péril le caractère commun de la PAC et entraîner des distorsions de concurrence entre les pays de l’UE. Elle appelle donc la Commission européenne à jouer efficacement son rôle renforcé en matière de pilotage via ses recommandations. Enfin, «le manque de clarté quant aux interventions qui devraient dépendre des réalisations et celles qui seront subordonnées à l’atteinte de valeurs intermédiaires et de valeurs cibles crée aussi une incertitude», affirme la Cour des comptes. Source Agra

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Lors d’une réunion du Cnopsav (le «Parlement du sanitaire») consacrée à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), le 9 février, «une large majorité des participants s’est prononcée en faveur du renouvellement de la vaccination dans les zones concernées par la maladie en 2025», a annoncé le ministère de l’agriculture dans un communiqué. « l y aura des ajustements qui remonteront du terrain», après quoi la nouvelle campagne démarrera «dans les prochains jours ou les prochaines semaines» pour les deux millions de bovins des actuelles zones vaccinales ou réglementées, a précisé la Rue de Varenne lors d’un brief à la presse. Les animaux des régions de l’Est (Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté) – les premières touchées par la DNC – seront vaccinés avant la montée en estive, sachant que celle-ci peut intervenir «dès la mi-mars». Quant aux bovins du Sud-Ouest (Occitanie, Nouvelle-Aquitaine), ils seront re-vaccinés au retour d’estive, à l’automne 2026 ; ils ont fait l’objet d’une primo-vaccination fin 2025 et la durée de protection est d’un an. Tous les bovins à partir de l’âge de trois mois sont concernés par l’obligation de vaccination. La vaccination sera toujours à la charge de l’État, pour un coût d’environ 40 M€, qui s’ajoute aux précédentes enveloppes déjà dépensées (plus de 62 M€). Source Agra

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