Mot-clé : Etats-Unis

Par Agra

Lait : Danone augmente ses prix et ses ventes, et reste ouvert aux acquisitions

Le géant français de l’agroalimentaire Danone a vu son chiffre d’affaires augmenter de 5,2 % au troisième trimestre, porté par des hausses de prix et, plus faiblement, par les volumes, mais les ventes en Amérique du Nord ont déçu et nécessité «des mesures fortes». Les ventes de Danone ont atteint 7,23 milliards d’euros au troisième trimestre 2026 (+5,2 % et +4,0 % à taux de change et périmètre constants), selon un communiqué publié mercredi, soit un peu mieux qu’espéré par les analystes financiers qui scruteront toutefois la performance en Chine et aux États-Unis.

«Le contexte inflationniste marqué fait que nous avons procédé à des augmentations de prix au troisième trimestre dans toutes les régions et dans toutes les catégories, mais pas pour tous les produits», a déclaré à l’AFP le directeur financier de Danone, Juergen Esser. Danone a été capable d’absorber «deux tiers de l’inflation» en interne mais a été obligé de répercuter le tiers restant aux distributeurs et, in fine, aux consommateurs. «Beaucoup d’entreprises vont être très prudentes en termes d’investissement», selon M. Esser, mais pas Danone, qui reste ouvert aux acquisitions et confirme par ailleurs ses objectifs pour 2026 (entre 3 et 5 % d’augmentation du chiffre d’affaires et une croissance plus rapide du résultat opérationnel courant).


Par Agra

États-Unis : la commission de l’Agriculture du Sénat adopte son projet de Farm Bill

La Commission de l’agriculture du Sénat des États-Unis a adopté, le 16 septembre, son projet de loi agricole (Farm Bill), à une courte majorité (12 voix contre 11), marquant une nouvelle étape vers une réforme de cette politique. Le projet reprend dans les grandes lignes la position de la Chambre des représentants adoptée au printemps, incluant une disposition autorisant la vente de carburant E15 toute l’année, ainsi que l’étiquetage obligatoire du pays d’origine (COOL) pour la viande bovine. La prochaine étape consistera en un vote par l’ensemble du Sénat. Toutefois, le Sénat suspendra ses travaux avant les élections de mi-mandat (début novembre), à la fin de la semaine prochaine.

Il est donc peu probable, selon les observateurs, qu’un vote puisse avoir lieu avant cette interruption. Ce vote et les négociations avec la Chambre des représentants qui suivront devraient donc se tenir après les élections, avec le risque pour les Républicains, actuellement majoritaires dans les deux chambres, de voir les Démocrates reprendre la main. Cela fait près de dix ans que le Congrès n’a pas adopté de nouveau Farm Bill, prolongeant chaque année depuis quatre ans les dispositions en place faute d’accord.


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Viande bovine : Trump signe deux nouveaux décrets pour venir en aide à ses éleveurs

Le président américain Donald Trump a signé, le 4 septembre, deux nouveaux décrets afin d’aider les éleveurs de bétail des États-Unis au moment où le pays subit des prix records du bœuf. Dans le premier décret, le locataire de la Maison Blanche souhaite mettre fin aux protections dont bénéficient les loups gris et les loups du Mexique en tant qu’espèces menacées. Pour ce faire, il charge Doug Burgum, secrétaire à l’Intérieur, de déterminer dans un délai de 90 jours si les critères pour un reclassement sont remplis.

En outre, il appelle la secrétaire à l’Agriculture Brooke Rollins à réexaminer les règles d’étiquetage d’origine des produits de bœuf afin de les renforcer. Le second décret concerne les règles de concurrence et vise notamment à soutenir la capacité des éleveurs à abattre, transformer, emballer et vendre leur propre viande. Ces nouvelles annonces viennent compléter le vaste plan en faveur des éleveurs présenté le 31 août par Brooke Rollins et destiné à reconstituer le cheptel bovin à viande américain. Au-delà du prix du bœuf, ces mesures interviennent également en réponse aux critiques émises par le secteur à la suite du projet d’augmentation des importations de viande bovine en provenance de pays tiers.


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Canada/États-Unis : Ottawa détaille ses surtaxes sur les produits américains

Le bras de fer se poursuit entre le Canada et les États-Unis dans le cadre de la guerre commerciale qui fait rage entre les deux pays depuis l’échec de leurs pourparlers le 21 août. Le gouvernement canadien du Premier ministre Mark Carney a ainsi présenté le 25 août le détail de ses contre-mesures ciblées qui doivent permettre de répondre aux sanctions américaines. « Le Canada n’a pas choisi ce conflit commercial, mais il doit y répondre afin d’offrir des conditions de concurrence équitables pour les entreprises canadiennes », précise le gouvernement dans son communiqué.

Ottawa imposera ainsi, à partir du 8 septembre, des droits de douane à hauteur de 15 %, 25 % ou 50 % sur certaines importations américaines. Leur montant correspondra au « dollar près » à celui des surtaxes américaines touchant le Canada depuis le 22 août (27,6 Md$), a indiqué le ministre des Finances, François-Philippe Champagne. Dans le détail, le lait, la crème de lait en poudre et le lactosérum seront taxés à 50 %, comme le miel ou les mélasses. Les fromages, eux, feront l’objet d’un tarif douanier de 25 %. Le matériel agricole sera taxé entre 15 % et 25 % selon le produit.


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Viande bovine : Trump suspend temporairement des taxes sur certaines importations

Donald Trump a annoncé le 21 août la suspension des taxes sur l’importation de 300 000 t de bœuf aux États-Unis dans les 90 prochains jours, avec le souhait affiché de faire baisser le prix de ce produit à l’approche des élections législatives de mi-mandat. D’après des données officielles sur l’inflation en mai, il fallait débourser en magasin 15 % de plus qu’il y a un an pour un steak de bœuf. Les prix reflètent notamment les tensions sur l’offre, avec un cheptel au plus bas depuis les années 1950. Les acteurs mettent en avant des raisons économiques et climatiques, notamment les sécheresses à répétition qui grillent les pâturages.

« Alors que nous nous efforçons de reconstituer ce troupeau et de soutenir nos éleveurs, pendant les 90 prochains jours, les États-Unis autoriseront l’importation de jusqu’à 300 000 tonnes de produits destinés au bœuf haché, sans droits de douane hors quota », a donc soutenu le président américain sur sa plateforme Truth Social vendredi. Donald Trump a affirmé que la viande importée serait vendue « à un prix inférieur de 25 % aux prix actuellement pratiqués sur le marché ». Le président américain n’a toutefois pas précisé les pays d’où elle proviendrait. Le pouvoir d’achat est l’une des principales préoccupations des Américains à moins de trois mois des élections de mi-mandat, prévues en novembre.


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Fromages : les exportations américaines en hausse de 23 % en 2026, prévoit l’USDA

Aux États-Unis, le ministère de l’agriculture (USDA) prévoit une très forte progression des exportations de fromages pour l’année 2026, de 23 % par rapport à 2025 (à 751 000 t, contre 613 000 t un an plus tôt), selon ses dernières prévisions. À titre de comparaison, les exportations des autres grands exportateurs progresseraient beaucoup moins : +4 % pour l’UE, +2 % pour la Nouvelle-Zélande, +2 % pour l’Australie, ou encore +6 % pour le Royaume-Uni. Pour expliquer cette forte progression, l’USDA avance la forte compétitivité des fromages américains.

Les investissements réalisés depuis plusieurs années dans de nouvelles capacités de transformation, combinés à la progression de la production de lait, ont renforcé la compétitivité-prix du fromage américain face à ses concurrents. D’autres facteurs d’explication entrent aussi en ligne de compte : une demande mondiale particulièrement dynamique, notamment dans la restauration en Asie du Sud-Est, au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et en Chine ; une diversification accrue des débouchés, bien au-delà de l’Amérique du Nord, débouché traditionnel des USA ; et une concurrence notamment européenne et néo-zélandaise moins agressive. Ces deux grands exportateurs ont davantage orienté leur production vers des produits industriels à plus forte spécification destinés au B to B, et se sont moins positionnés sur les produits destinés directement aux consommateurs.


Par Agra

Canada/États-Unis : réunion pour tenter de finaliser l’accord commercial

Selon l’AFP, le Canada et les États-Unis ont repris leurs négociations commerciales jeudi 20 août à Washington en vue de la finalisation d’un accord, après que le Premier ministre Mark Carney en a communiqué les termes aux dirigeants des provinces la veille. Le 19 août, le Canada et les États-Unis s’étaient dit proches de la conclusion formelle d’un accord commercial, au lendemain de la suspension, pour trois jours, par Donald Trump de l’entrée en vigueur de nouveaux droits de douane punitifs de 50 % sur une série de produits canadiens.

Les détails de l’accord – qui n’ont pas à ce stade été dévoilés publiquement – ont été communiqués par Mark Carney aux dirigeants des provinces et des territoires. Ces derniers disposent en propre de plusieurs compétences, à l’instar de celle d’ordonner la remise en vente de l’alcool américain, retiré des rayons dans plusieurs provinces en 2025. De son côté, la dirigeante du Québec, Christine Fréchette – qui ne s’est pas encore positionnée sur l’ensemble de l’accord – a qualifié de « ligne rouge » la politique de la gestion de l’offre dans le secteur du lait et de la volaille, remise en cause par Donald Trump. Quant au président états-unien, il a assuré le 19 août que l’accord bénéficierait aux agriculteurs américains, qui se plaignent d’un accès limité au marché canadien en particulier pour leurs produits laitiers.


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États-Unis/Brésil : Trump impose une taxe de 25 % mais exclut la viande bovine brésilienne

Le représentant américain au Commerce (USTR), Jamieson Greer, a annoncé le 15 juillet, la mise en place, à compter du 22 juillet, de droits de douane définitifs de 25 % à l’encontre de certaines importations en provenance du Brésil. Cette décision a été prise à la suite d’une enquête menée dans le cadre de la section 301 du Trade Act de 1974. Toutefois, ces droits de douane ne s’appliquent pas à plusieurs produits brésiliens, parmi lesquels la viande bovine, le café, les oranges ou encore le jus d’orange. Pour justifier cette sanction, l’USTR avance notamment que le Brésil restreint l’accès à son marché de l’éthanol et que les agriculteurs brésiliens tirent avantage de terres déboisées illégalement.

De son côté, le gouvernement brésilien a condamné cette décision. « Rien ne justifie des mesures unilatérales contre notre pays », précise le président Luis Inacio Lula da Silva dans un message publié sur le réseau social X, évoquant « une manœuvre construite avec la collaboration active de la famille Bolsonaro ». Brasília s’engage à porter cette affaire devant le mécanisme de règlement des différends de l’OMC.


Par Agra

UE/États-Unis : Bruxelles travaille à une exemption de taxes pour les vins et fromages

La Commission européenne a confirmé, le 15 juillet, avoir formellement demandé aux États-Unis d’exonérer plusieurs produits dont certains issus du secteur agroalimentaire des 15% de droits de douane appliqués aux exportations de l’UE. « Nous avons partagé avec nos homologues américains une longue liste d’exportations européennes ou de produits exportés depuis l’UE pour lesquels nous estimons que des réductions tarifaires sont possibles », a ainsi indiqué Olof Gill, porte-parole en chef adjoint en charge du commerce international.

Et d’ajouter : « Nous sommes en bonne voie, je crois, dans nos discussions. Les contacts sont réguliers et l’engagement est évident des deux côtés de l’Atlantique ». Il n’a, cependant, pas révélé le contenu de cette liste. Mais, selon l’AFP, celle-ci inclurait notamment l’huile d’olive, les vins et spiritueux et certains fromages tels que le roquefort ou encore le pecorino. Au total, la liste recouvrirait environ 115 milliards d’euros d’exportations, soit 20% de la valeur totale des biens exportés par l’UE vers les États-Unis. Cette démarche fait suite à la mise en œuvre par l’UE le 1er juillet de ses engagements prévus dans la déclaration transatlantique conclue en juillet 2025 à Turnberry (Écosse).


Par Agra

Lait : USA et Argentine mieux placés que l’UE pour répondre à la hausse de la demande (étude)

Selon une étude de Rabobank publiée le 7 juillet, les Etats-Unis et l’Argentine sont mieux placés que l’Europe pour répondre à la hausse mondiale de la demande en produits laitiers estimée à 2% par an dans les prochaines années. « Les États-Unis et l’Argentine disposent d’un potentiel de croissance beaucoup moins contraint » que l’Europe, est-il écrit. Aux USA, la production laitière dispose encore d’un important potentiel d’expansion grâce à des prix élevés de la viande bovine, une forte demande mondiale en protéines, un cheptel laitier record de 9,65 millions de vaches, des coûts de production compétitifs et des investissements massifs dans les capacités de transformation, en particulier dans le secteur fromager (capacités de transformation du fromage en hausse de 6 % rien qu’en 2025).

Le pays sud-américain a vu de son côté sa production de lait augmenter de 10 % en 2025, puis de 7 % au premier trimestre 2026. A l’inverse, en Europe, « l’augmentation de la production de lait devient de plus en plus difficile » à cause des « contraintes réglementaires », du « vieillissement de la population agricole » et « de niveaux de productivité (…) parmi les plus élevés au monde » laissant peu de marges de progression. Au global, Rabobank prévoit un marché mondial où les échanges progresseront régulièrement et des flux commerciaux appelés à évoluer en permanence.