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Par Agra

États-Unis/Brésil : Trump impose une taxe de 25 % mais exclut la viande bovine brésilienne

Le représentant américain au Commerce (USTR), Jamieson Greer, a annoncé le 15 juillet, la mise en place, à compter du 22 juillet, de droits de douane définitifs de 25 % à l’encontre de certaines importations en provenance du Brésil. Cette décision a été prise à la suite d’une enquête menée dans le cadre de la section 301 du Trade Act de 1974. Toutefois, ces droits de douane ne s’appliquent pas à plusieurs produits brésiliens, parmi lesquels la viande bovine, le café, les oranges ou encore le jus d’orange. Pour justifier cette sanction, l’USTR avance notamment que le Brésil restreint l’accès à son marché de l’éthanol et que les agriculteurs brésiliens tirent avantage de terres déboisées illégalement.

De son côté, le gouvernement brésilien a condamné cette décision. « Rien ne justifie des mesures unilatérales contre notre pays », précise le président Luis Inacio Lula da Silva dans un message publié sur le réseau social X, évoquant « une manœuvre construite avec la collaboration active de la famille Bolsonaro ». Brasília s’engage à porter cette affaire devant le mécanisme de règlement des différends de l’OMC.


Par Agra

UE/États-Unis : Bruxelles travaille à une exemption de taxes pour les vins et fromages

La Commission européenne a confirmé, le 15 juillet, avoir formellement demandé aux États-Unis d’exonérer plusieurs produits dont certains issus du secteur agroalimentaire des 15% de droits de douane appliqués aux exportations de l’UE. « Nous avons partagé avec nos homologues américains une longue liste d’exportations européennes ou de produits exportés depuis l’UE pour lesquels nous estimons que des réductions tarifaires sont possibles », a ainsi indiqué Olof Gill, porte-parole en chef adjoint en charge du commerce international.

Et d’ajouter : « Nous sommes en bonne voie, je crois, dans nos discussions. Les contacts sont réguliers et l’engagement est évident des deux côtés de l’Atlantique ». Il n’a, cependant, pas révélé le contenu de cette liste. Mais, selon l’AFP, celle-ci inclurait notamment l’huile d’olive, les vins et spiritueux et certains fromages tels que le roquefort ou encore le pecorino. Au total, la liste recouvrirait environ 115 milliards d’euros d’exportations, soit 20% de la valeur totale des biens exportés par l’UE vers les États-Unis. Cette démarche fait suite à la mise en œuvre par l’UE le 1er juillet de ses engagements prévus dans la déclaration transatlantique conclue en juillet 2025 à Turnberry (Écosse).


Par Agra

Lait : USA et Argentine mieux placés que l’UE pour répondre à la hausse de la demande (étude)

Selon une étude de Rabobank publiée le 7 juillet, les Etats-Unis et l’Argentine sont mieux placés que l’Europe pour répondre à la hausse mondiale de la demande en produits laitiers estimée à 2% par an dans les prochaines années. « Les États-Unis et l’Argentine disposent d’un potentiel de croissance beaucoup moins contraint » que l’Europe, est-il écrit. Aux USA, la production laitière dispose encore d’un important potentiel d’expansion grâce à des prix élevés de la viande bovine, une forte demande mondiale en protéines, un cheptel laitier record de 9,65 millions de vaches, des coûts de production compétitifs et des investissements massifs dans les capacités de transformation, en particulier dans le secteur fromager (capacités de transformation du fromage en hausse de 6 % rien qu’en 2025).

Le pays sud-américain a vu de son côté sa production de lait augmenter de 10 % en 2025, puis de 7 % au premier trimestre 2026. A l’inverse, en Europe, « l’augmentation de la production de lait devient de plus en plus difficile » à cause des « contraintes réglementaires », du « vieillissement de la population agricole » et « de niveaux de productivité (…) parmi les plus élevés au monde » laissant peu de marges de progression. Au global, Rabobank prévoit un marché mondial où les échanges progresseront régulièrement et des flux commerciaux appelés à évoluer en permanence.


Par Agra

UE/Etats-Unis : Trump menace à nouveau l’UE de sanction en cas de taxe sur le numérique

Alors que le Conseil de l’UE a finalisé, le 25 juin, la mise en œuvre des engagements tarifaires convenus dans le cadre de la déclaration transatlantique de juillet, le président américain menace à nouveau les Européens de surtaxes douanières. Dans un message posté le 26 juin sur son réseau social Truth Social, Donald Trump avertit qu’il mettra « immédiatement » un droit de douane de 100 % sur toutes les marchandises expédiées aux États-Unis pour les pays de l’UE qui appliqueront une taxe sur les services numériques pour les entreprises américaines.

Et d’ajouter : « Ce droit de douane prévaudra sur tous les accords commerciaux conclus avec ce pays, qu’ils soient mis en œuvre, signés ou non ». Une démarche similaire a déjà été utilisée à la mi-juin par le locataire de la Maison Blanche pour faire pression sur la France, promettant d’instaurer de 100 % sur les exportations françaises de vins et de champagnes. De son côté, la Commission européenne a fait savoir qu’elle réagirait « rapidement et avec détermination » en cas d’exécution de ces menaces. Et d’ajouter que « les mesures unilatérales visant des politiques légitimes sont injustifiées ».


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UE/États-Unis : les Vingt-sept finalisent les textes issus de l’accord transatlantique

Comme prévu, le Conseil de l’UE a adopté, le 25 juin, les deux règlements mettant en œuvre les engagements tarifaires convenus dans le cadre déclaration transatlantique conclu en juillet à Turnberry (Écosse), finalisant ainsi la procédure avant la date butoir fixé par le président américain Donald Trump. Ces textes, qui visent à améliorer l’accès au marché européen pour certains produits agroalimentaires américains, vont à présent être signés et publiés au Journal officiel de l’UE. Ils entreront en vigueur le lendemain de leur publication.

Toutefois, un certain nombre de garde-fous ont été ajoutés comme une clause de suspension en cas de non-respect des engagements ou encore une clause de sauvegarde renforcée. Une clause de déchéance (ou « sunset clause ») figure également dans le texte prévoyant la fin automatique des mesures au 31 décembre 2029. Dans l’intervalle la Commission européenne devra présenter une évaluation complète de l’incidence de ces règlements sur les flux commerciaux transatlantiques. Elle l’accompagnera, le cas échéant, d’une proposition visant à étendre leur application.


Par Agra

Conflit au Moyen-Orient : les États-Unis et l’Iran annoncent la conclusion d’un accord-cadre

Après plusieurs semaines de négociations laborieuses, un protocole d’accord a finalement été trouvé entre les États-Unis et l’Iran dans la nuit du 14 au 15 juin afin de mettre fin au conflit au Moyen-Orient. Donald Trump a annoncé, dans la foulée sur son réseau Truth Social, la réouverture du détroit d’Ormuz sans droits de passage, ainsi que la levée immédiate du blocus naval américain. « Que le pétrole coule à flots ! », a ainsi indiqué le président américain, tout en précisant que cette ouverture interviendra « dès la signature de l’accord vendredi afin de permettre le déminage ».

L’accord-cadre doit, en effet, être signé le 19 juin lors d’une cérémonie à Genève (Suisse). De leur côté, les dirigeants européens ont salué l’obtention de ce compromis. « J’attends avec impatience la fin de cette guerre coûteuse », a déclaré le président du Conseil européen, le portugais Antonio Costa. Quant à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, elle appelle maintenant « à ce que toutes les parties mettent rapidement en œuvre l’intégralité de l’accord ». Le sujet devrait être à l’ordre du jour des dirigeants des pays du G7, qui se retrouvent du 15 au 17 juin à Évian-les-Bains.


Par Agra

UE/Etats-Unis : accord des colégislateurs européens sur les textes de l’accord commercial

Sous pression après les menaces par Donald Trump d’imposer de nouvelles surtaxes, les colégislateurs européens sont finalement parvenus, le 19 mai à l’issue de leur troisième trilogue, à un compromis sur les textes mettant en musique l’accord transatlantique conclu en juillet à Turnberry (Ecosse). Dans le détail, en échange du maintien à 15% du taux de droits de douane américains sur ses exportations, l’UE va faciliter l’accès au marché européen de certains produits industriels et agricoles des Etats-Unis. Toutefois, le Parlement européen a réussi, moyennant plusieurs concessions, à intégrer un ensemble de clauses de protection additionnelles qui ont longtemps été le point d’achoppement des discussions. Un mécanisme de suspension renforcé est inclus si Washington ne respecte pas les engagements pris dans la déclaration commune ou s’ils perturbent les relations commerciales avec l’UE. Il peut également être déclenché s’il existe des indices suffisants laissant présager de telles actions à l’avenir.

Le texte comprend également une clause de déchéance (ou «Sunset Clause») limitée dans le temps, jusqu’au 31 décembre 2029 (contre le 31 mars 2028 dans la position initiale de Strasbourg). La clause de conditionnalité (ou «Sunrise Clause») a, elle, été abandonnée. Enfin, un mécanisme de sauvegarde est prévu dans le cas où les préférences tarifaires accordées aux États-Unis entraînent une hausse des importations susceptible de porter gravement atteinte à l’industrie de l’UE, notamment au secteur agricole. Les textes doivent à présent être formellement validés par les colégislateurs avant d’être publiés au Journal officiel de l’UE et d’entrer en vigueur.


Par Agra

Conflit au Moyen-Orient : Trump décrète un blocus du détroit d’Ormuz

Après l’échec des pourparlers entre les États-Unis et l’Iran au Pakistan et malgré un fragile cessez-le-feu, un blocus naval des ports iraniens a été décrété le 12 avril par le président américain, créant une nouvelle montée des tensions. Celui-ci devait entrer en vigueur dès le 13 avril. En réponse, l’armée iranienne a dénoncé un blocus « illégal », qui relève de la « piraterie », et a menacé ses voisins du Golfe. De leur côté, la Chine et la Turquie réclament la réouverture du détroit d’Ormuz. La France et le Royaume-Uni souhaitent, eux, organiser « dans les tout prochains jours une conférence avec les pays prêts à contribuer » à « une mission multinationale pacifique destinée à restaurer la liberté de navigation » dans la région. De son côté, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a rappelé, le 13 avril à l’issue d’une réunion du Collège des commissaires où le sujet était à l’ordre du jour, que le rétablissement de la liberté de navigation est d’une importance « primordiale » pour l’UE. Selon le Programme alimentaire mondial (PAM), 45 millions de personnes supplémentaires pourraient basculer dans l’insécurité alimentaire aiguë si le conflit au Moyen-Orient se poursuit jusqu’en juin.


Par Agra

UE/États-Unis : Strasbourg maintient son blocage des textes issus de l’accord commercial

La majorité des rapporteurs de la commission du Commerce international du Parlement européen (Cominta) s’est prononcée, le 4 mars, pour le maintien de la suspension du travail législatif au sujet des textes mettant en œuvre l’accord UE/États-Unis de juillet. C’est ce qu’a annoncé le président de la Cominta, le social-démocrate allemand Bernd Lange, dans un message posté le jour-même sur le réseau social X. Ce blocage a initialement été décidé le 23 février en réaction à la décision de la Cour suprême des États-Unis de déclarer illégales les surtaxes «réciproques» et l’annonce de nouveaux tarifs par Donald Trump. Les eurodéputés réclament toujours davantage d’éclaircissement sur la situation.

«Les entreprises et les consommateurs ont besoin d’un régime tarifaire stable, or nous n’en disposons toujours pas. On ne peut prendre de décisions sans contexte. Il serait irresponsable d’adopter une loi sans sécurité juridique», a déclaré Bernd Lange. Les rapporteurs doivent à nouveau se réunir «la semaine prochaine» afin de réévaluer la situation. En cas d’éventuel accord pour la reprise de l’examen législatif, un vote pourrait alors se dérouler lors de la prochaine réunion de la Cominta, les 18 et 19 mars.

Source Agra


Par Agra

États-Unis : Trump menace Madrid de sanctions commerciales, inquiétudes du secteur agricole

Le président américain, Donald Trump a menacé, le 3 mars, de rompre les relations commerciales entre les États-Unis et l’Espagne, après le refus du premier ministre Pedro Sanchez de laisser l’armée américaine utiliser ses bases militaires situées en Andalousie dans le cadre de la guerre contre l’Iran. Face à cette situation, les institutions européennes se disent prêtes à réagir. «L’UE veillera toujours à ce que les intérêts de ses États membres soient pleinement protégés», a d’ores et déjà indiqué le président du Conseil européen, Antonio Costa. «Nous sommes solidaires de tous les États membres et de leurs citoyens et sommes prêts à réagir si nécessaire, à travers notre politique commerciale commune, pour défendre les intérêts de l’UE», a précisé à l’AFP un porte-parole de la Commission européenne.

La montée des tensions inquiète également les organisations agroalimentaires espagnoles, en particulier en ce qui concerne les exportations de vin et d’huile d’olive. Selon des données de la fédération espagnole des industries agroalimentaires (FIAB), les exportations agroalimentaires espagnoles vers les États-Unis ont déjà baissé, en 2025, de 9,6 % en valeur (à 3,041 Md€).

Source Agra