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Le président de la FNPL (producteurs de lait, FNSEA), Yohann Barbe, a fait part de «l’inquiétude grandissante» de son organisation alors que les négociations commerciales entrent dans leur phase finale (fin prévue le 1er mars). Lors d’un point presse à l’occasion du Salon de l’agriculture le 23 février, il a déploré l’attitude des centrales d’achat de la grande distribution qui souhaitent réduire l’offre de produits laitiers en rayons au détriment des produits issus des PME et porteurs d’AOP. Refusant que les producteurs et les consommateurs ne soient des variables d’ajustement, la FNPL demande «une négociation amont clôturée avant de négocier le tarif avec la grande distribution» et «des indicateurs de référence non discutables par les parties qui correspondent au mix produits des entreprises». Pour appuyer sa revendication, la FNPL pointe du doigt les charges toujours élevées pour les producteurs. Yohann Barbe indique que la tendance est d’ailleurs à une baisse des revenus des producteurs en 2024 par rapport à 2023, anticipant ainsi les données devant être dévoilées en mars par l’Idele.

La rédaction

A l’occasion du Salon de l’agriculture le 23 février, le ministère de l’Agriculture et BPIFrance ont signé une convention qui permet le lancement de la seconde partie, dédiée aux «difficultés structurelles», du dispositif de prêts garantis annoncé début 2025, durant les mobilisations agricoles. Il s’agit de prêts de long terme, de douze ans maximum, assortis d’une garantie de BPI France, à un niveau de couverture de 70% du montant du prêt, dont le coût sera remboursé par l’Etat. Le montant des prêts est plafonné à 200 000 euros. La première partie du dispositif est lancée depuis plusieurs semaines, qui est destinée aux agriculteurs qui «traversent des difficultés conjoncturelles». Il consiste en des prêts bonifiés à moyen terme (deux à trois ans) plafonnés à 50 000 € par exploitation: «grâce à un effort partagé entre la banque prêteuse et l’État», leur taux d’intérêt sera au maximum de 1,75% pour 24 mois et de 2,35% pour 36 mois.

La rédaction

Surprise en Lozère où la Coordination rurale avait remporté les élections aux chambres d’agriculture à 12 voix près : lors de la session d’installation de la chambre d’agriculture, le 20 février, c’est finalement la tête de liste FNSEA/JA, et présidente sortante, Christine Valentin, qui a été réélue, rapporte la presse régionale. «Après trois tours», les deux listes étaient toujours à égalité, rapporte France Bleu. Et c’est finalement la règle de l’âge de la personne en tête de liste qui a prévalu: «Or, Christine Valentin, tête de liste FDSEA-JA est plus âgée que Christophe Velay, de la liste Coordination rurale. Elle est née en 1968, lui en 1974, soit six ans d’écart». Un cas de figure similaire s’est présenté le même jour dans les Ardennes, où la Coordination rurale était arrivée en tête. Dans ce département, c’est la CR qui l’a emporté. «Jean-Baptiste Bourin, 43 ans, est plus âgé que Renaud Chatry, 36 ans», rapporte France Bleu. En Charente-Maritime, c’est un représentant FNSEA qui a pris la tête de la chambre interdépartementale d’agriculture des Deux-Sèvres et de la Charente-Maritime, le 21 février. Dans cette région, la liste de la Coordination rurale avait remporté le scrutin de Charente-Maritime d’une courte avance, et perdu celle des Deux-Sèvres face à la liste FNSEA/JA.

La rédaction

Le consultant indépendant Olivier Frey a publié, le 18 février, son enquête annuelle sur les 100 plus grosses coopératives agricoles européennes, réparties dans seize pays. Un classement dans lequel figurent 31 entités françaises dont six dans le top 20 (InVivo, Agrial, Tereos, Sodiaal, Terrena et Axéréal). L’Allemagne affiche quinze représentants et les Pays-Bas, neuf. Ce top 100 cumule un chiffre d’affaires de 314 milliards d’euros en 2023, contre 312,5 en 2022 (+0,5 %) : le top 10 pèse pour 36,8 % du CA total et la France, un peu plus du quart. La première marche du podium reste occupée par l’allemande Baywa, avec un CA de 23,9 Mds€, soit deux fois plus que la première coopérative française InVivo, à 12,4 Mds€ : suivent le danois Arla Foods (13,67 Mds€) et le néerlandais Friesland-Campina (13,07 Mds€). Les coopératives danoises enregistrent le CA moyen le plus élevé (6,6 Mds€), contre 2,79 Mds€ pour les structures françaises. Les plus représentées dans ce top 100 : les coopératives de céréales-appro (27), les coopératives laitières (25) et celles dédiées à la viande (14). À noter qu’aucune coopérative viticole ne figure dans ce classement. Au cours des cinq dernières années, ce sont les coopératives sucrières qui ont enregistré les meilleures performances.

La rédaction

L’interprofession de la volaille de chair Anvol a annoncé ce 18 février en conférence de presse que la volaille était devenue en 2024 la première viande consommée par habitant. Mais l’interprofession a déploré que cette consommation globale, largement dominée par le poulet, ait occasionné une montée en flèche des importations de cette espèce depuis 2019. Précisément, la consommation « apparente » (calculée à partir des de la production nationale et des échanges) de volaille, ramenée au nombre d’habitant est de 31,6 kg/hab, indique Anvol de source Itavi d’après SPP et Eurostat. Le poulet représente à lui seul 24,9 Kg/hab. L’interprofession souligne qu’en France la consommation de poulet a progressé plus vite depuis 2019  que la production: de 24,4% contre 10,6% en cinq ans. Ceci au profit d’importations de filets, cuisses et préparations, essentiellement utilisées par la restauration hors domicile, commerciale ou collective, et les industriels des produits élaborés, plats cuisinés, sandwiches ou plats cuisinés. Près d’un poulet sur deux consommé (48% en tonnes équivalent carcasse en 2024) est importé, rappelle Anvol, principalement du fait de la restauration hors domicile et des industries de seconde transformation.

La rédaction

A l’occasion d’une conférence de presse le 18 février, l’interprofession laitière (Cniel) a indiqué que la production française rebondissait légèrement, de 1% (à un peu moins de 23 millions de litres), après trois années de repli et une production qui s’approchait presque des 24 millions de litres au début des années 2020. Derrière ce regain se cachent des disparités régionales importantes, avec des baisses au Sud et dans l’Est l’Hexagone, probablement en lien avec l’épizootie de fièvre catarrhale ovine (FCO). En conséquence, la filière a exporté davantage que l’an passé (+9% en volume, +2,5% en valeur). Sur le marché mondial, la présence des grands pays exportateurs est stable depuis 2022, après plusieurs années de hausse. En revanche, les productions des pays asiatiques sont en essor, ce qui a réduit la demande. Le prix payé aux producteurs est relativement stable depuis 2022 autour de 450 € les 1000 litres, contre environ 350 entre 2019 et 2021. Dans les rayons, les produits laitiers ont plutôt bien résisté à l’inflation, et sont portés par les achats de crème et de fromage. Le Cniel observe un léger ralentissement de la croissance des marques de distributeurs, après un pic durant la période d’inflation.

La rédaction

Quelques jours après l’annonce de droits de douane réciproques par Donald Trump, le commissaire européen au commerce international, Maros Sefcovic, s’est rendu à Washington, les 19 et 20 février, afin d’apaiser les tensions et maintenir le dialogue. A cette occasion, il s’est entretenu avec ses homologues américains Howard Lutnick (secrétaire au commerce) et Jameson Greer (représentant désigné au commerce). «En venant ici, j’ai souligné que, tout en protégeant les intérêts européens, nous recherchons un dialogue constructif pour éviter les souffrances inutiles liées aux mesures et aux contre-mesures», a-t-il affirmé après la réunion. Depuis le retour de Trump à la Maison Blanche, les Etats-Unis se plaignent d’une relation commerciale transatlantique déséquilibrée, largement en faveur de l’UE. «Si nous ne parvenons pas à nous entendre, cela aura un impact énorme et des effets négatifs sur l’ensemble de l’économie mondiale», a-il-indiqué. Et d’ajouter : «Nous nous concentrons sur le fait de trouver une issue positive».

La rédaction

Les associations de défense de l’environnement s’insurgent contre la loi d’orientation agricole (LOA), dénonçant des «régressions environnementales sans précédent» et une «loi contre l’environnement». A la Fondation pour la nature et l’homme (FNH), on se dit «consternés par la promotion d’un modèle agricole productiviste» dans le texte, qui «facilite la construction et l’agrandissement d’élevages intensifs», selon un communiqué le 19 février. Concernant les pesticides, le texte «traduit la volonté des sénateurs d’abandonner toute volonté politique de réduire leurs usages, y compris pour les néonicotinoïdes, alors que leurs effets sur la santé sont documentés et alarmants». Pour un collectif d’ONG, comprenant notamment la Ligue pour la protection des oiseaux, France nature environnement ou encore WWF, le texte «introduit des dérogations massives aux réglementations environnementales en vigueur, au détriment des avancées écologiques indispensables à la transition agricole». Dans un communiqué le 18 février, ces ONG «dénoncent avec force les régressions environnementales sans précédent prévues dans le texte». «Ces reculs inédits rompent avec des décennies de progrès en matière de protection de l’environnement.»  

La rédaction

La loi d’orientation agricole a été définitivement adoptée au Parlement le 20 février, point final d’un sprint pour l’achever avant le Salon de l’agriculture. Largement adopté la veille à l’Assemblée avec les voix macronistes, de la droite et du RN, le texte issu d’un accord entre députés et sénateurs en commission mixte paritaire (CMP) a été définitivement validé au Sénat, juste à temps pour l’ouverture du Sia le 22 février. La chambre haute dominée par la droite et le centre l’a approuvé à 236 voix contre 103, offrant un atout dans la main de l’exécutif qui se sait attendu au tournant par la profession au «Salon», après les récentes manifestations agricoles. Avec ce texte, «nous ré-ancrons les deux pieds de la France dans le socle le plus solide et le plus fidèle de toutes les civilisations humaines : l’agriculture. Le cadre est désormais posé pour la reconquête de notre souveraineté alimentaire et la parole de l’État est tenue», a lancé la ministre de l’agriculture Annie Genevard. L’écologiste Yannick Jadot fait le constat inverse, en dénonçant «une loi du déni de la nature» faisant la part belle à «une forme d’obscurantisme qui nous éloigne des réponses et des transitions nécessaires» et n’aborde pas la question centrale du revenu agricole.

La rédaction

A l’occasion d’une conférence de presse le 18 février, l’interprofession laitière (Cniel) a indiqué que la production française rebondissait légèrement, de 1% (à un peu moins de 23 millions de litres), après trois années de repli et une production qui s’approchait presque des 24 millions de litres au début des années 2020. Derrière ce regain se cachent des disparités régionales importantes, avec des baisses au Sud et dans l’Est l’Hexagone, probablement en lien avec l’épizootie de fièvre catarrhale ovine (FCO). En conséquence, la filière a exporté davantage que l’an passé (+9% en volume, +2,5% en valeur). Sur le marché mondial, la présence des grands pays exportateurs est stable depuis 2022, après plusieurs années de hausse. En revanche, les productions des pays asiatiques sont en essor, ce qui a réduit la demande. Le prix payé aux producteurs est relativement stable depuis 2022 autour de 450 € les 1000 litres, contre environ 350 entre 2019 et 2021. Dans les rayons, les produits laitiers ont plutôt bien résisté à l’inflation, et sont portés par les achats de crème et de fromage. Le Cniel observe un léger ralentissement de la croissance des marques de distributeurs, après un pic durant la période d’inflation.

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