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Alors que la nouvelle version du Nutri-Score doit désormais être appliquée en Allemagne depuis janvier, de nombreux industriels de l’agroalimentaire y ont décidé de ne plus afficher cet étiquetage nutritionnel sur leurs produits, révèle Foodwatch Allemagne dans un communiqué le 29 janvier. Cette décision intervient après une évolution des critères de calcul, annoncée dès 2022, dans le prolongement des recommandations d’un comité scientifique d’experts en nutrition pour adapter l’outil aux dernières avancées scientifiques.
La nouvelle méthode pénalise davantage le sucre, le sel, ou encore les édulcorants. Introduit sur une base volontaire en 2020, le Nutri-Score figurait sur environ 40 % des produits alimentaires vendus en Allemagne en 2022, selon le quotidien Die Frankfurter Allgemeine Zeitung. Depuis 2023, 33 fabricants ont toutefois retiré cet étiquetage de tous leurs produits, quand d’autres ont cessé de l’afficher uniquement sur certains produits. Foodwatch dénonce une pratique de «cherry-score», consistant à ne conserver le Nutri-Score que sur les produits bien notés et à le retirer sur ceux moins bien classés.
À titre d’exemple, Danone a retiré le Nutri-Score de marques comme Alpro ou Actimel, tout en le maintenant sur Activia ou Dany. Afin d’éviter ces retraits, l’association appelle le ministre fédéral de l’Agriculture, Alois Rainer, à rendre le Nutri-Score obligatoire en Allemagne.
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Une étude de la Draaf Auvergne-Rhône-Alpes et de VetAgro Sup, publiée en décembre par le Centre d’études et de prospective (ministère de l’agriculture), propose une typologie des exploitations définissant «huit profils de projet d’agriculture». 72 % des fermes ont «une démarche d’entrepreneuriat collectif, au sein de filières agroalimentaires auxquelles elles fournissent des matières premières agricoles». Leurs profils correspondent à une «agriculture du milieu», selon les auteurs : «trop petites pour être compétitives sur les marchés de matières premières, et trop grandes et trop génériques pour vendre sur les marchés de vente directe». Elles regroupent notamment des exploitations engagées dans des filières longues en élevage, grandes cultures et viticulture.
Cette agriculture à «entrepreneuriat collectif en filière longue» est positionnée entre deux autres logiques entrepreneuriales. D’un côté, de très petites structures de production (9 %), qui maximisent la valorisation de leurs produits différenciés en vente directe. De l’autre, l’agriculture de firme (18 %) : soit de grandes exploitations recourant au salariat, engagées dans une stratégie de compétitivité hors coûts en viticulture de caveau notamment ; soit de grandes exploitations céréalières ou porcines qui produisent des matières premières et des services agricoles dans une logique de compétitivité-coûts.
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Après le Mercosur et l’Inde, l’UE pourrait reprendre ses pourparlers commerciaux avec l’Australie au cours du mois de février, en vue de finaliser un accord. C’est ce qu’a laissé entendre le ministre australien au Commerce, Don Farrell, dans un entretien accordé le 27 janvier à Skynews. «Nous n’en sommes pas loin», a-t-il affirmé, «mais certains points importants, notamment le volume de viande australienne exportée vers l’UE et les conditions d’exportation de ce bœuf vers l’Europe, restent à régler». Une perspective qui n’enchante guère les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca). «Toute pression supplémentaire sur ces marchés risque de compromettre la production, l’investissement et la viabilité à long terme de l’agriculture européenne dans ces secteurs», avance l’association dans un message posté le 30 janvier sur le réseau social X.
Les négociations commerciales entre l’UE et l’Australie ont achoppé en octobre 2023 à Osaka (Japon) en raison de l’agriculture. À l’époque déjà, des demandes australiennes de dernière minute visant à accroître les volumes d’importation de viande rouge avaient eu raison des pourparlers.
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Dans le cadre des Conférences de la souveraineté alimentaire lancées par la ministre de l’agriculture Annie Genevard en décembre, l’interprofession laitière a fait part de ses attentes. Selon un document de synthèse du Cniel, la filière veut des «investissements nationaux et régionaux plus dynamiques et ciblés, notamment des aides éligibles par site» et «un grand plan d’investissement public» pour s’engager dans la transition de la production et de la transformation. Pour l’interprofession, un soutien public est nécessaire pour adapter les bâtiments et le stockage de fourrages, moderniser les sites de transformation et mettre en œuvre la dématérialisation des passeports bovins et la généralisation des boucles électroniques.
Sur l’administratif, la filière veut «un allègement de la charge administrative et une réduction drastique des délais d’instruction (ICPE, permis de construire, gestion de l’eau, etc.)», ainsi que le rejet de la création d’un cadre règlementaire relatif au transport des animaux vivants. Il faut aussi «œuvrer à l’application harmonisée des règles européennes actuelles». Autre demande : maintenir les bovins en dehors du champ d’application de la directive IED, dans le cadre de la révision de la règlementation attendue pour 2026.
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Le gouvernement s’est dit prêt à rouvrir les discussions sur un décret relatif aux redevances des Agences de l’eau, a annoncé la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, aux côtés du ministre de l’Industrie, Sébastien Martin, à l’occasion de vœux de l’Ania (entreprises alimentaires), le 28 janvier. Pour rappel, ce décret avait été annoncé par la ministre des Comptes, Amélie de Montchalin, lors des débats budgétaires. Cette réouverture, qui ne devrait pas avoir d’incidence budgétaire, a été confirmée par le ministère de l’Agriculture à Agra presse le 30 janvier. Ce changement intervient après l’envoi, le 27 janvier, d’un courrier de l’Ania au Premier ministre, Sébastien Lecornu, alertant à propos de l’effet «considérable» de la hausse des redevances prévue dans le projet de loi de finances (PLF) 2026, rapportent Contexte.
Un amendement y supprimait le dispositif permettant aux entreprises de lisser sur trois ans la hausse des redevances des agences de l’eau, dans le cadre la réforme adoptée en loi de finances pour 2024 et entrée en vigueur au 1ᵉʳ janvier 2025. «Les membres de l’Ania sont furieux de la décision du gouvernement», avaient indiqué le syndicat à Agra presse le 21 janvier, estimant que le bouclier tarifaire promis par l’exécutif était «inopérant».
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«La déclinaison territoriale [des] Conférences de la souveraineté alimentaire, ce seront les contrats d’avenir» proposés par le syndicat Jeunes agriculteurs (JA), a annoncé Annie Genevard lors d’un déplacement à Baigneaux (Eure-et-Loir) avec le Premier ministre le 30 janvier. Pour rappel, la première phase des Conférences de la souveraineté, qui ont été lancées en décembre, doit aboutir au Salon de l’agriculture à des orientations nationales sur dix ans. Suivra une phase de déclinaisons territoriales. «C’est là que vont se créer des stratégies territorialisées autour de la diversification», a indiqué la ministre de l’agriculture, après avoir visité une exploitation céréalière de la Beauce qui s’est lancée dans la culture d’amandiers il y a quelques années. Dans son propre discours, Sébastien Lecornu a souligné que ce dispositif doit aider à «produire de manière régulière, prévisible dans les quantités agréées et contractualisées» et d’être «capable d’avoir les outils de transformation».
Depuis quelques mois, les JA plaident pour des «plans d’avenir» au niveau territorial, complétés par des «contrats d’avenir signés entre les agriculteurs, les pouvoirs publics et les acteurs économiques», d’après un communiqué. «Ces contrats aideront les jeunes agriculteurs à financer la transition», espère le syndicat, saluant «une reconnaissance majeure du travail de notre réseau».
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«Il est impensable que, pour l’ensemble des marchés publics à venir, il y ait des matières premières agricoles alimentaires qui viennent d’en dehors de l’Union européenne», a lancé le Premier ministre le 30 janvier, lors d’un déplacement dans une exploitation agricole à Baigneaux (Eure-et-Loir). Sans toutefois aller jusqu’à la «préférence nationale», qualifiée d’«hérésie» en raison de la vocation exportatrice de la ferme France. Dans son discours, Sébastien Lecornu a dit vouloir «reprendre complètement en main la commande publique» de denrées alimentaires, via un système qui permettra de «récompenser ou punir les acheteurs en fonction de ces objectifs» de non-importation en provenance des pays tiers. «Nous l’inscrirons dans les lois à venir de décentralisation comme dans la loi d’urgence agricole», a-t-il précisé. Une «forme de radicalité» que le locataire de Matignon a justifiée par les tensions géopolitiques et le basculement dans «un monde beaucoup plus brutal».
En matière d’origine des denrées alimentaires, «l’État est largement mauvais élève», a souligné M. Lecornu. Les restaurants gérés par l’État (universités, armées, etc.) achètent chaque année entre 900 M€ et 1 Md€ de produits alimentaires. Sur cette somme, le Premier ministre a reconnu ne pas pouvoir préciser la part de l’origine France, ni même européenne.
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Les supermarchés français figurent parmi les moins bons élèves d’Europe en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) et de rééquilibrage des ventes de protéines vers le végétal, révèle une étude publiée le 27 janvier par le cercle de réflexion néerlandais Questionmark, en partenariat avec le Réseau Action Climat (RAC) pour la France. L’étude compare 27 enseignes de grande distribution dans huit pays (Allemagne, Espagne, France, Pays-Bas, Pologne, Royaume-Uni, Suède, Suisse), selon deux critères : l’alignement de leurs plans climatiques avec l’Accord de Paris et la manière dont ils orientent leurs ventes de protéines vers davantage d’aliments d’origine végétale. Résultat, les enseignes françaises sont absentes du top 10. Si Carrefour se classe à la 12ème place, Intermarché (20ème) figure parmi les moins bien notés, tout comme E. Leclerc, dernier au classement. Le Rac appelle notamment les supermarchés français à mettre en œuvre des plans d’action climatique alignés sur l’Accord de Paris, à déployer des mesures de rééquilibrage des ventes de protéines, à soutenir leurs fournisseurs dans la transition vers des productions durables. Enfin, le RAC exhorte le gouvernement à renforcer l’encadrement du secteur de la grande distribution et à enfin publier enfin la Stratégie nationale nutrition climat (Snanc), prévue pour juillet 2023.
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Selon une étude de FranceAgriMer mise en ligne le 20 janvier, les dépenses alimentaires à domicile des seniors (à partir de 65 ans) ont été les seules à augmenter en 2021, année post-covid de reflux de la consommation, et elles ont davantage augmenté que celles des autres tranches d’âge les années d’inflation suivantes, « grâce notamment à un pouvoir d’achat important en moyenne ». Ces achats « résilients », selon le terme du compte-rendu, comportent davantage de viandes que la moyenne (55 kg/an vs 44 kg/an), de fruits et légumes bios (6,2 kg/an vs 3,9 kg/an), de produits frais en général ainsi que de plats préparés (11 kg/an vs 10 kg/an), et relativement peu d’alternatives aux produits animaux. La dépense moyenne des seniors se composait en 2024 à 20% de viandes et à 17% de produits laitiers. L’office justifie son étude par la progression de la part âgée de la population, les naissances déclinant, et par l’importance des dépenses alimentaires des seniors. Ainsi en 2024, les ménages de 65 ans et plus ont dépensé 40 milliards d’euros pour leur consommation alimentaire à domicile. C’est 30% de la consommation à domicile totale. FranceAgriMer a exploité pour cette étude les données Worldpanel by Numerator.
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La dernière note de conjoncture laitière publiée le 28 janvier par le Cniel atteste d’une hausse des volumes collectés dans les grands bassins exportateurs laitiers que sont la Nouvelle-Zélande (+1,7% sur un an), les Etats-Unis (+2,3%) et l’UE (+1,3%). « En France, la collecte s’est nettement redressée depuis l’été 2025. Elle affiche une croissance de 1,3% en rythme journalier sur l’ensemble de l’année 2025 comparativement à 2024. Sur les deux premières semaines de 2026, la collecte apparaît également en hausse par rapport à l’année précédente, mais la dynamique de croissance s’avère moins nette que précédemment », note le Cniel. Résultat attendu, les cours des produits laitiers industriels poursuivent leur baisse, surtout le beurre à -2500 euros la tonne depuis l’été dernier, passant désormais au-dessous de 5000 euros. La poudre de lait écrémé continue de reculer depuis le début 2025 pour atteindre 2000 euros la tonne. Selon FranceAgriMer, le prix standard du lait de vache conventionnel était de 460 euros les 1000 litres en novembre 2025, orienté à la baisse depuis les mois précédents. L’indice général Ipampa Lait de vache de l’Idele (prix unitaire des charges dans les élevages) est en recul de 1% par rapport à novembre 2024.
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