Mot-clé : émissions GES

Par Agra

Climat : les supermarchés français mauvais élèves européens, révèle une étude

Les supermarchés français figurent parmi les moins bons élèves d’Europe en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) et de rééquilibrage des ventes de protéines vers le végétal, révèle une étude publiée le 27 janvier par le cercle de réflexion néerlandais Questionmark, en partenariat avec le Réseau Action Climat (RAC) pour la France. L’étude compare 27 enseignes de grande distribution dans huit pays (Allemagne, Espagne, France, Pays-Bas, Pologne, Royaume-Uni, Suède, Suisse), selon deux critères : l’alignement de leurs plans climatiques avec l’Accord de Paris et la manière dont ils orientent leurs ventes de protéines vers davantage d’aliments d’origine végétale. Résultat, les enseignes françaises sont absentes du top 10. Si Carrefour se classe à la 12ème place, Intermarché (20ème) figure parmi les moins bien notés, tout comme E. Leclerc, dernier au classement. Le Rac appelle notamment les supermarchés français à mettre en œuvre des plans d’action climatique alignés sur l’Accord de Paris, à déployer des mesures de rééquilibrage des ventes de protéines, à soutenir leurs fournisseurs dans la transition vers des productions durables. Enfin, le RAC exhorte le gouvernement à renforcer l’encadrement du secteur de la grande distribution et à enfin publier enfin la Stratégie nationale nutrition climat (Snanc), prévue pour juillet 2023.


Par Agra

Climat : légère baisse des émissions agricoles en 2025, en lien avec la réduction du cheptel bovin

En 2025, les émissions de gaz à effet de serre (GES) du secteur agricole ont diminué de 1,8 %, principalement en raison de la réduction du cheptel bovin, indique le Citepa (pollution climatique) dans un baromètre prévisionnel du 13 janvier. Elles s’établissent à 74,6 millions de tonnes de CO2 équivalentes (Mt CO2e) en 2025, contre 76 Mt CO2e en 2024. Dans le détail, les émissions de méthane issues de l’élevage ont diminué de 2,7 % en un an, tandis que celles de protoxyde d’azote ont diminué de 2,4 %. À l’inverse, les émissions de protoxyde d’azote des cultures suivent une légère hausse de 0,7 %, en lien avec une hausse des apports d’engrais minéraux, en partie compensée par une baisse des apports organiques issus des élevages (pâture et épandage). Tous secteurs confondus, le Citepa anticipe une baisse de 1,6 % des émissions nationales de GES, passant de 363,4 Mt CO2e en 2024 à 369,2 Mt CO2e en 2025. Un rythme « en-deçà » des niveaux attendus pour répondre aux objectifs du troisième projet de Stratégie nationale bas carbone (SNBC 3), qui suppose une diminution moyenne annuelle de 4,6 % des émissions de GES pour atteindre les cibles climatiques de la France à l’horizon 2030. Selon le Citepa, l’agriculture reste néanmoins le secteur s’approchant le plus du niveau SNBC 3 à atteindre, avec une baisse de 1,8 % contre un objectif de réduction de 2,1 %.


Par Elisa Llop

Fruits et légumes : 69% des émissions de GES liées à la production (CTIFL/Interfel)

D’après une grande étude transversale d’Interfel pilotée par le CTIFL, résumée le 26 février au Salon de l’agriculture, sur les 5,3 Mt de CO2eq de la filière fruits et légumes frais, 69% sont liés à la production en France et à l’import, incluant le transport jusqu’à la première mise en marché (entrepôts et stations de conditionnement), 7% au stockage et à la conservation (conservation post-récole, mûrisserie et stockage en entrepôts logistiques), 13% aux emballages et au conditionnement et 11% au transport (de la première mise en marché jusqu’à l’étal ou au restaurant). Interfel rappelle le paradoxe de la filière: une «faible contribution» aux émissions de GES, mais une «grande vulnérabilité» aux conséquences du changement climatique, 3% des émissions du secteur agricole français étant imputables à la production de fruits et légumes en sortie de champ. Côté leviers, l’étude s’intéresse par exemple à la décarbonation des serres via l’ajout d’un second écran thermique («100 000 € de coût en moyenne pour équiper 1 ha de serre»), à la décarbonation des engins agricoles («170 M€ d’investissement nécessaire pour équiper l’ensemble des vergers de pommiers en plateformes électriques»), ou encore à l’optimisation de l’usage des engrais.

Source AGRA