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L’édition 2026 du Salon international de l’agriculture (Sia) a enregistré une chute de 27,9 % de sa fréquentation cette année, et restera un «salon pas comme les autres», marqué par l’absence des bovins, a reconnu son président dimanche 1er mars, assurant qu’il reviendra «plus fort» l’an prochain. Cette année, l’évènement a rassemblé 437 402 visiteurs, contre 607 000 lors de l’édition précédente, loin du record de 2014 (703 000), a annoncé l’organisation dimanche soir à l’issue de l’évènement. «Quand il manque quelqu’un dans la famille, ce n’est pas comme d’habitude (…). Et ça s’est vraiment ressenti dans une baisse de la fréquentation», avait expliqué un peu plus tôt à l’AFP le patron du salon, Jérôme Despey. Sur les quatre premiers jours du Salon, le nombre de visiteurs affichait déjà un recul de l’ordre de 25 %. «Le contexte était un peu particulier», avec l’absence des bovins, en raison de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), une première depuis 62 ans, qui «a beaucoup marqué», et aussi «beaucoup d’inquiétudes du monde agricole», a souligné le président de l’évènement. Source Agra

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L’Italie a accepté de recevoir les bovins français vaccinés contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) en provenance de la zone vaccinale 1 (ZV 1, Sud-Ouest et Corse), a annoncé le ministère de l’agriculture le 28 février. Jusque-là, le premier débouché des broutards français n’avait accepté que les importations en provenance de la zone vaccinale 2 (ZV 2), établie autour des foyers de DNC. Après l’annonce de l’accord début novembre dernier, les expéditions avaient repris progressivement à partir du 8 décembre. L’extension annoncée le 28 février permet l’envoi des animaux vaccinés préventivement dans la ZV 1 : cette zone, qui ne comprenait aucun foyer, a fait l’objet d’une campagne de «vaccination étendue» à partir du 15 décembre. Par ailleurs, le ministère annonce «une simplification des conditions d’exportation» des bovins vaccinés vers l’Italie en «supprimant l’obligation de réaliser des tests virologiques avant le départ». Les animaux exportés devront être vaccinés depuis au moins 28 jours en ZV 2, et 60 jours en ZV 1. Dans les deux cas, ils doivent provenir d’une zone sous immunité collective (vaccination dans un rayon de 50 km depuis au moins 60 jours. S’y ajoute, pour la ZV 1, une obligation de désinsectisation des moyens de transport. Source Agra

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Alors que les discussions sur le cadre financier pluriannuel de l’UE post-2027 débutent tout juste, la Commission européenne travaille déjà aux recommandations qu’elle compte envoyer à chaque État membre pour la future PAC. Des discussions bilatérales ont commencé avec huit États membres et se poursuivront jusqu’à l’automne avec l’ensemble des Vingt-sept. «Les premiers projets de recommandations sont attendus mi-2026, puis une seconde mouture sera présentée fin 202 », a précisé le commissaire européen à l’Agriculture Christophe Hansen, lors de la réunion des ministres de l’UE le 23 février à Bruxelles. Mais, promet-il, celles-ci ne seront finalisées qu’une fois les textes juridiques financiers adoptés. Pourtant, beaucoup de ministres de l’agriculture ne croient pas que ce calendrier soit tenable. Nombre d’entre eux (Grèce, Portugal, République tchèque, Slovaquie, Hongrie, Autriche, Luxembourg) demandent déjà à Bruxelles de prévoir une période de transition pour prolonger les dispositions de la PAC actuelle en 2028. Le calendrier «est ambitieux», admet le commissaire Hansen, mais, pour éviter toute précipitation par la suite il faut, selon lui, «avancer le plus vite possible dès maintenant». Source Agra

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Lors de leur réunion du 23 février à Bruxelles, les ministres de l’agriculture de l’UE ont eu un premier échange de vues concernant la future révision de la directive sur les pratiques commerciales déloyales. Attendue pour la fin 2026, la proposition de Bruxelles doit permettre «de corriger les faiblesses et de combler les lacunes afin de garantir que le cadre reste adapté à son objectif», indique le commissaire à l’agriculture Christophe Hansen. Si les délégations se sont montrées généralement favorable à un cadre juridique plus harmonisé et efficace, elles se sont opposées sur l’interdiction de la vente à perte. Certains pointent la difficulté à mettre en œuvre une telle mesure dans la pratique. Un sentiment partagé par le commissaire luxembourgeois. Celui-ci lie cette question à la révision ciblée de l’OCM, dont le prochain trilogue doit avoir lieu le 5 mars et qui introduit l’idée des contrats obligatoires. «Si cela est inscrit dans un contrat, alors évidemment, le producteur ne vend pas en dessous des coûts de production», a-t-il indiqué. Le commissaire a annoncé sa volonté de poursuivre ses échanges avec les États membres, les autorités nationales de contrôle ou les parties prenantes. À ce titre, il participera, le 6 mars, à un dialogue sur la mise en œuvre de la directive. Source Agra

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Les ministres Annie Genevard (Agriculture) et Aurore Bergé (Égalité entre les femmes et les hommes) ont présenté, le 23 février au Salon de l’agriculture, le plan gouvernemental pour «favoriser la place des femmes en agriculture». Parmi les mesures les plus marquantes : la création dès 2026 d’un mentorat dans l’enseignement agricole («une agricultrice, une élève») ou encore, pour les femmes en congé maternité, l’accès au service de remplacement à des «horaires plus adaptés à leurs besoins», et ce «à partir de l’été 2027». En élaboration depuis mars 2025, le plan compte 41 actions, réparties en six axes : communication, enseignement, accompagnement au quotidien, installation-transmission, statut et conditions de travail, instances de gouvernance. Sur ce dernier thème, il prévoit notamment d’instaurer la parité dans les «commissions administratives agricoles» (CSO au niveau national, CDOA et CDPenaf dans les départements). Le premier axe consiste à «rendre les femmes du monde agricole plus visibles», avec l’expérimentation d’un logo «Femmes agri» sur les produits fabriqués par des femmes et des portraits réalisés chaque mois par le ministère. Plus largement, le plan accorde une grande part à la sensibilisation, qu’il s’agisse d’accès droits sociaux ou de lutte contre les stéréotypes. Source Agra

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A l’occasion de sa rencontre avec la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs au Salon de l’agriculture, le 21 février, le Président de la République, Emmanuel Macron a annoncé qu’il défendra, dans le cadre des négociation du cadre financier pluriannuel de l’Europe (CFP) et du budget de la prochaine PAC, un maintien de l’enveloppe allouée à la France, ont indiqué les professionnels et l’Elysée. «Nous avons obtenu une amélioration substantielle de la copie l’année dernière, et nous voulons pouvoir dire aussi que les revenus pour nos exploitants agricoles seront garantis dans la prochaine PAC. Et c’est à la fois dans la discussion européenne et dans le budget français», a déclaré le Président, lors de l’inauguration. En l’état des discussions, et malgré la récente rallonge proposée par la Commission européenne, l’enveloppe PAC de la France est annoncée en baisse de 13%. «Il faut à la fois garantir le revenu mais se battre aussi pour obtenir les montants pour moderniser nos exploitations agricole et notre industrie agroalimentaire», a poursuivi le Président. Lors de la visite d’une ferme il y a quelques semaines, Emmanuel Macron s’était dit favorable à des «objectifs de production européens». L’Elysée précise que leur déclinaison technique est encore ouverte. Cela pourrait mobiliser les programmes opérationnels (PO) pour certaines filières, ou le fonds pour la compétitivité en ce qui concerne les engrais. Source Agra

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L’Espagne enregistre sa première hausse de prix directeur depuis la détection de la PPA (fin novembre en Catalogne) et depuis l’été dernier, constate le Marché du porc français dans sa lettre hebdomadaire de conjoncture internationale du 19 février. Le pays «pourrait s’inscrire dans cette tendance pendant quelques temps», commente, peut-on lire. Ce rebond de 1,5 centime d’euro au-dessus d’1 euro/kg intervient alors que la peste porcine africaine persiste chez les sangliers autour du premier foyer près de Barcelone, et que les marchés tiers majeurs, dont le Japon et les Philippines, restent fermés aux viandes porcines espagnoles. L’Allemagne enregistre aussi sa première hausse depuis l’été, gagnant 5 centimes à 1,5 euros/kg, les surplus ayant été résorbés, est-il expliqué. Ce pays s’inscrit à son tour dans la «dynamique haussière» venant de s’amorcer en Espagne, selon le commentaire diffusé par le MPF le jeudi 19 février à l’issue de la séance du cadran de Plérin. Une séance qui a été marquée par des enchères «très recentrées» autour de la moyenne établie à 1,410 euro/kg. Ce qui traduit, selon le commentaire, «un souhait clair de stabilité». Source Agra

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La Coopération agricole (LCA) présentera mardi 24 février, au Salon de l’agriculture, une «charte d’engagement à destination des coopératives» visant à «relancer la production et la commercialisation d’agneaux français». D’après un communiqué du 19 février, LCA vise à travers cette démarche «500 000 agneaux français supplémentaires d’ici 2030», date à laquelle elle espère faire signer sa charte à l’ensemble de ses coopératives ovines. Ce niveau de production représente la moitié de l’objectif envisagé par la filière dans le cadre des Conférences de la souveraineté. Pour rappel, 3,045 millions d’agneaux ont été abattus en France en 2024 ; cette année-là, la production française n’a fourni que 41 % de la consommation. «L’accompagnement technique constitue l’axe prioritaire» du plan de la Coopération agricole, afin de parvenir à «une production plus régulière et performante». Les entreprises signataires de la charte s’engageront sur cinq points : «développer une offre d’accompagnement technique structurée» ; promouvoir cette offre ; «mobiliser l’ensemble des administrateurs et salariés» ; «renforcer les compétences des techniciens» (formation notamment) ; et enfin «contribuer à l’objectif national de +500 000 agneaux français commercialisés d’ici 2030». Source Agra

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A l’occasion d’un point presse tenu le 21 févier sur le Salon de l’agriculture, la FNPL (éleveurs, FNSEA) s’est montrée fermement opposée à l’idée de réduire les volumes de lait produits à l’échelle de l’Union européenne, une dizaine de jours après que  l’European Milk Board (EMB) a demandé que l’activation de la réduction volontaire des livraisons. Selon son président Yohann Barbe, il est «inconcevable» que les éleveurs français modèrent leur production dans le cadre d’un marché concurrentiel, puisque les grands exportateurs profiteraient immédiatement d’un affaiblissement de la capacité de production européenne. Autre argument : la souveraineté laitière française n’est pas suffisamment assurée, alors que le gouvernement français appuie cette idée à travers les conférences de la souveraineté alimentaire. Et toute perte de volume entraînerait une perte de capacité de transformation. La FNPL estime que d’autres pays ont beaucoup augmenté leur production depuis ces 20 dernières années, comme l’Allemagne (+19% de volume sur 20 ans) ou l’Irlande (+80%), alors que le France n’a augmenté que de 4%. Enfin, les éleveurs estime que la situation sanitaire hexagonale n’est pas stabilisée et pourrait avoir comme conséquence un affaiblissement des volumes prochainement. La FNPL privilégie comme solution une aide européenne au stockage privé du beurre et de la poudre 0%. Source Agra

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À la suite de son audition en début de mois par la mission parlementaire sur l’agritourisme, Chambres d’agriculture France a publié le 19 février une série de propositions visant à développer le secteur. La tête de réseau demande une définition de l’activité, une simplification des règles d’urbanisme, une adaptation des normes, un fléchage des financements, selon un communiqué. Il s’agit d’«inscrire l’agritourisme dans le Code rural, en le réservant exclusivement aux acteurs agricoles (affiliés MSA-Amexa)», détaille l’organisme consulaire. Côté urbanisme, «supprimer l’obligation d’identification préalable des bâtiments dans le PLU pour les changements de destination en zone agricole, afin de faciliter et d’accélérer l’implantation des projets». Les Chambres réclament une adaptation des normes sanitaires et exigences ERP (établissement recevant du public). Une autre proposition consiste à «réorienter les fonds européens (programmes Feader, Leader) vers les activités agricoles pour soutenir financièrement les projets d’agritourisme en lien avec la PAC». Le 24 juillet, une mission parlementaire sur l’agritourisme avait été confiée par le gouvernement à la sénatrice LR Sylviane Noël et au député macroniste Anthony Brosse. Ses conclusions sont attendues le 3 mars. Source Agra

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