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Par Agra

Porc: comment la Cooperl a réduit les GES de 20% pour son jambon «impact climat réduit»

La récupération du méthane issu des effluents d’élevage est le principal levier de décarbonation du jambon Madrange «jambon «impact climat réduit – 20% de CO2» lancé à la fin février, a expliqué Michaël Bérard, chargé d’études environnementales de Cooperl, à Agra Business.

Les éleveurs fournissant cette filière méthanisent, individuellement ou collectivement, a indiqué l’ingénieur, réduisant ainsi de plus de 10% les émissions de leurs élevages. L’autre levier est la nutrition des porcs. Ceux de Cooperl étant non castrés, ils valorisent mieux l’alimentation. L’analyse de cycle de vie (ACV) de l’aliment économisé par ces porcs représente une moindre émission carbone de 8,6% par rapport au standard, une donnée enregistrée au titre du «porc bien-être de Cooperl» dans Agribalise, a souligné Michaël Bérard. Pour atteindre avec dix ans d’avance l’objectif de décarbonation agricole de 46% en 2050 (au titre des Accords de Paris, par rapport à 2015), soit dès 2040, Cooperl prévoit de méthaniser plus de 90% du lisier des élevages.

Selon Michaël Bérard, moins de 10% des éleveurs de la coopérative méthanisent aujourd’hui. Cooperl a aussi engagé des travaux de R&D sur le mode de production des céréales servant à nourrir les porcs. 

Source Agra


Par Agra

Porc : première hausse du prix en Espagne depuis l’entrée de la PPA

L’Espagne enregistre sa première hausse de prix directeur depuis la détection de la PPA (fin novembre en Catalogne) et depuis l’été dernier, constate le Marché du porc français dans sa lettre hebdomadaire de conjoncture internationale du 19 février. Le pays «pourrait s’inscrire dans cette tendance pendant quelques temps», commente, peut-on lire. Ce rebond de 1,5 centime d’euro au-dessus d’1 euro/kg intervient alors que la peste porcine africaine persiste chez les sangliers autour du premier foyer près de Barcelone, et que les marchés tiers majeurs, dont le Japon et les Philippines, restent fermés aux viandes porcines espagnoles.

L’Allemagne enregistre aussi sa première hausse depuis l’été, gagnant 5 centimes à 1,5 euros/kg, les surplus ayant été résorbés, est-il expliqué. Ce pays s’inscrit à son tour dans la «dynamique haussière» venant de s’amorcer en Espagne, selon le commentaire diffusé par le MPF le jeudi 19 février à l’issue de la séance du cadran de Plérin. Une séance qui a été marquée par des enchères «très recentrées» autour de la moyenne établie à 1,410 euro/kg. Ce qui traduit, selon le commentaire, «un souhait clair de stabilité».

Source Agra


Par Agra

Viande : après une année 2025 compliquée, les Viandes Limousines veulent rebondir

Comme attendu, les Viandes Limousines Label rouge (bœuf, porc, veau et agneau) ont subi en 2025 une baisse quasi généralisée de la production et des volumes vendus, a indiqué Limousin Promotion (ODG) le 19 janvier en conférence de presse. Comme en 2024, l’agneau du Limousin et le veau du Limousin élevé sous la mère enregistrent les plus fortes chutes de volumes commercialisés, de respectivement 21,3 % et 20,5 % en un an (chiffres de décembre 2025). Ces productions « demandent beaucoup d’investissement sans pour autant être suffisamment valorisées ensuite », explique l’ODG dans un communiqué. De son côté, le bœuf Limousin recule de 9,3 %. Seul le porc du Limousin reste stable (+0,4 %), alors qu’il était en forte progression en 2024. Autre fait marquant : les Viandes Limousines perdent 400 éleveurs en un an (à 5 075) et autant de points de vente (à 1 175). La niveau élevé des prix à la production a bénéficié aux éleveurs, mais a ralenti la consommation. Pour rebondir en 2026, les Viandes Limousines misent sur la communication et sur « un accompagnement renforcé des distributeurs ». La filière compte notamment sur les bouchers, appelés à « faire preuve de pédagogie avec leurs clients pour leur expliquer pourquoi les prix de la viande augmentent » et à « adapter la vente au souhait du consommateur et à son budget ».


Par Agra

Porc : le prix du porc a décroché de 1,3 ct€/kg au marché de Plérin ce lundi

Lors de sa séance du lundi 8 décembre, le marché au cadran de Plérin a enregistré une « baisse substantielle » de 1,3 ct€/kg, qui a fait atterrir le prix moyen à 1,477 €/kg, rend compte le Marché du porc français (MPF), sur fond de crise sanitaire en Espagne. Le premier producteur et exportateur européen de porcs, voit ses marchés vers les pays tiers suspendus à cause d’un foyer de PPA (peste porcine africaine) révélé à la fin novembre. Après des enchères convergentes vers 1,49 €/kg le jeudi précédent (4 décembre), les abatteurs ont à nouveau divergé dans leurs propositions d’achat, entre ce niveau et 1,470 €/kg. Le compte-rendu du MPF invoque tout particulièrement la chute du prix espagnol au marché de Mercolleida, de 10 ct€/kg lundi 1er décembre, puis de nouveau 10 ct€/kg jeudi 4 décembre ; soit deux baisses dépassant « la baisse maximale habituelle de 6 centimes », selon les observateurs du MPF. Une chute attribuée à la grande prudence des abatteurs espagnols, qui voient tarder l’application des accords de régionalisation conclus avec les principaux pays importateurs, tandis que leurs capacités de stockage s’amenuisent. Si le prix est stable en Allemagne, la crise espagnole semble déjà se répercuter aux Pays-Bas et au Danemark, signale aussi le MPF.


Par Actuagri

PPA : un accord de zonage entre la France et le Japon

 

« La France et le Japon ont conclu, le 29 octobre, un accord de zonage relatif à la peste porcine africaine (PPA) », a indiqué le ministère de l’Agriculture dans un communiqué de presse. Autrement dit, si elle devait être touchée par la PPA, Paris pourra continuer à exporter du porc vers Tokyo. « Les exportations pourront reprendre une fois les zones réglementées françaises définies et reconnues par la Commission européenne, et après l’adoption par le Japon de sa propre décision administrative fondée sur cette mise à jour », a précisé le communiqué. Cet accord vient conclure « sept années de négociations entre les autorités sanitaires des deux pays ». Un accord de ce type avait été conclu en décembre 2021 avec la Chine. « Je me réjouis de cette reconnaissance du travail du ministère et en particulier des services vétérinaires français et des professionnels du secteur porcin, fortement engagés pour maintenir un haut niveau de sécurité sanitaire dans leur filière », a commenté la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, à propos de l’accord avec le Japon.


Par Agra

Porc : le cadran à la baisse depuis mi-juillet, la FNP craint de nouvelles baisses

Dans un communiqué du 15 septembre au matin, envoyé avant la séance au Marché du porc français (MPF), la FNP (éleveurs de porcs, FNSEA) craint que les abatteurs n’imposent aux éleveurs une nouvelle baisse de prix au motif que la Chine surtaxe les exportations européennes. Le syndicat rappelle que la cotation au cadran de Plérin a déjà connu une « baisse brutale » de 23 ct€/kg depuis le 21 juillet. « Hors de question que cette surtaxe [affecte] encore le prix payé aux éleveurs qui subissent déjà, par anticipation, une baisse drastique ! », s’exclame la FNP. Selon une évaluation de l’Ifip (Institut du porc), cette surtaxe, de 20 % pour la majorité des exportateurs français, aurait un impact de l’ordre de 8 ct/kg en France et de 12 ct/kg au niveau européen. « L’export français vers la Chine n’est que de 150 000 t en majorité d’abats, la France représentant 5 % de l’export européen », souligne la FNP. Les éleveurs français regrettent que leur prix de base soit redescendu au-dessous de ceux des concurrents allemands, danois et néerlandais, après les avoir brièvement dépassés en juillet à la faveur d’un mouvement général de baisse. Le prix français s’est finalement stabilisé à Plérin ce lundi, alors que le MPF a perçu les premiers effets de la surtaxe chinoise en Europe.


Par La rédaction

Porc : les États-Unis autorisent un porc résistant au SDRP obtenu par édition génomique

L’agence sanitaire états-unienne (FDA) a autorisé la commercialisation dans le pays de porcs dotés par édition de gènes d’une résistance au SDRP (syndrome dysgénésique et respiratoire du porc), informe l’université d’Edimbourg, partie prenante de l’innovation, dans un communiqué le 1er mai. Le gène porcin CD 163 a été modifié par l’institut Roslin de l’université écossaise, supprimant le récepteur à la surface des cellules où s’accroche le virus. La souche porcine a été développée avec le sélectionneur international Genus PIC. L’autorisation américaine est une étape vers une diffusion plus large, selon le communiqué. Le professeur Bruce Whitelaw, de l’institut Roslin, y voit même une « étape historique pour l’élevage ». Après ce premier succès pour Genus PIC, l’entreprise de génétique recherche désormais en priorité des autorisations dans les pays acheteurs de porcs des États-Unis, indique le p.-d.g. de Genus Jorgen Kokke. Dans le communiqué, l’université d’Edimbourg rappelle que les fièvres, gênes respiratoires et avortements causés par le SDRP font perdre chaque année environ 2,5 Md$ aux producteurs des États-Unis et d’Europe.


Par Agra

Porc : la France a perdu relativement peu de truies en 2024 (FranceAgriMer)

La population française de truies a diminué modérément en 2024 en comparaison des cheptels de Pologne, des Pays-Bas, d’Espagne et d’Italie, observe-t-on pau travers des indicateurs sur la filière porcine édités par FranceAgriMer à la suite du conseil spécialisé Viandes blanches du 13 mars. La France a vu son effectif de truies diminuer de 1,8% en France, dans une mesure comparable à la Belgique (- 2,1%). L’ensemble du cheptel européen à 27 pays membres a reculé de 3,5% par rapport à 2023, de source Eurostat, sous l’effet du recul de 5,6% de l’Espagne, qui a le plus important cheptel (environ 2,6 millions de truies), ainsi que de la Pologne, de l’Italie et des Pays-Bas, de respectivement 9,6%, 8% et 14%. L’Allemagne, le deuxième cheptel européen (environ 1,4 millions de truies), est stable (-0,3%) tandis que le Danemark, troisième cheptel (près d’1,2 millions de truies), progresse de 2,3%. En France, indemne de Peste porcine africaine, le ratio de rentabilité (cotation de carcasse S (€/kg) / prix de l’aliment Ifip (€/kg) a dépassé 7 en 2024, et il restait en janvier 2025 « à un niveau assez correct », selon le commentaire d’environ 5,9), dans un contexte de stabilité du coût de l’aliment aussi bien que des cotations.


Par La rédaction

Porc : au Danemark, obligation d’anesthésier avant castration depuis le 1er mars

Dans un communiqué paru le 28 février, le ministère danois de l’Alimentation et de l’Agriculture informe de l’entrée en vigueur le 1er mars de l’obligation d’anesthésier les porcelets avant leur castration. Les éleveurs seront par ailleurs tenus de rafraîchir les porcs dès que les températures vont s’élever en actionnant les gicleurs (sprinklers) installés dans leurs bâtiments selon une fréquence et une durée appropriées. Le communiqué mentionne le lien entre la chaleur estivale favorisant l’agressivité des porcs et les cas de caudophagie. Cette agressivité doit être contrôlée puisqu’un nouveau régime fiscal encourage les éleveurs à réduire la pratique de section des queues des porcelets. Ces dispositions, rappelle le communiqué, font partie du programme «Ensemble pour les animaux» signé en février 2024 entre le gouvernement (social-démocrate, de gauche, modéré), le parti populaire socialiste, l’alliance libérale, le parti populaire conservateur, la gauche radicale, le Parti populaire danois et l’Alternative. Le ministre Jacob Jensen se félicite de la pleine réalisation de ce programme de 31 initiatives visant à améliorer le bien-être des animaux de toutes espèces, y compris de compagnie.

Source Agra


Par La rédaction

Porc : environ 3000 cas d’hépatite E par an, en hausse via une meilleure surveillance

Environ 3000 humains affectés par l’hépatite E ont été recensés en France en 2022 et 2023 selon les données du Centre national de référence (CNR) reprises dans un rapport publié ce 4 février par l’Anses. L’agence sanitaire attribue la forte augmentation des cas (seulement 200 cas en 2009) à une meilleure surveillance de cette maladie du foie (en général), qui selon elle se contracte essentiellement en France en élevage de porcs, au contact de foie de porc cru ou en consommant des aliments à base de foie de porc insuffisamment cuits. Le nombre de patients testés a atteint 95 000 en 2023, contre seulement 2 150 en 2009, permettant d’établir un taux de cas positifs de 3,3% contre 9,6%, en forte décroissance. En publiant cette mise à jour, l’Anses rappelle l’avis qu’elle avait publié sur l’hépatite E en 2013 et invite à compulser sa fiche de danger. Une infection par le virus de l’hépatite E se traduit par des symptômes dans moins de 30% des cas, et affecte en particulier dans les pays industrialisés des personnes de plus de 55 ans ou présentant un déficit immunitaire. «Tous les aliments contenant du foie de porc cru (figatelli, saucisses de foie de porc crues, fraîches ou sèches, quenelles de foie) sont des aliments à risque et ne doivent pas être consommés crus», établit l’Anses.