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Dans un communiqué du 9 juillet, Arvalis indique que 2025 constitue une année de floraison précoce pour les cultures françaises de maïs dit « fourrage » (maïs qui sera ensilé). L’institut technique rappelle que « connaître la période de floraison permet d’anticiper la date de récolte ». Les conditions de semis cette année ont été bien plus favorables qu’en 2024 (qui avait souffert d’intenses précipitations, retardant les semis), justifiant en partie cette précocité. Les travaux ont pu démarrer aux alentours de la mi-avril dans de nombreuses régions du nord du pays : Bourgogne, Normandie, Hauts-de-France, Île-de-France, Grand Est, Pays de la Loire, Centre. Seule exception : la Bretagne, où les emblavements ont commencé fin avril. Au sud de la Loire en revanche, les précipitations ont engendré des semis plus tardifs. Autre facteur de précocité : les températures élevées courant mai et juin. « L’écart à la moyenne de la température en °C du 1er au 30 juin est excédentaire par rapport à la normale (période 2004-2023). Cela entraîne une croissance rapide des maïs et une floraison précoce », détaille Arvalis.   source: Agra

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La Ligue contre le cancer a déploré le 9 juillet l’adoption définitive au Parlement, de la loi agricole Entraves et de sa mesure de réintroduction dérogatoire de l’acétamipride, jugeant qu’«elle met en péril la santé des générations futures», car la molécule est «potentiellement cancérigène d’après des études récentes». Outre «un camouflet pour le principe de précaution», elle dénonce le risque que «l’allègement des normes sur les pesticide (puisse) creuser les inégalités en santé, en aggravant l’exposition de certaines personnes, selon leur profession -agriculteurs, mais aussi fleuristes, jardiniers, vétérinaires…- et leur lieu de vie -riverains des zones d’épandage». «Alors que notre pays n’a jamais autant parlé de prévention des cancers, qu’une proposition de loi instaurant un registre national vient d’être adoptée, ce texte va à l’encontre des principes mêmes de santé publique. Il affaiblit les protections existantes, fragilise les environnements favorables à la santé et envoie un signal incompréhensible», juge Francelyne Marano, vice-présidente de la Ligue et professeur émérite de biologie cellulaire et toxicologie, citée dans le communiqué.   source: Agra

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L’ONG spécialisée dans le bien-être des animaux d’élevage CIWF s’alarme du nombre d’animaux morts à l’occasion des événements climatiques extrêmes liés au changement climatique. Reconnaissant ne pas disposer de chiffres globaux, CIWF s’est penché sur 11 événements au Brésil, Nigeria, États-Unis, Vietnam et plusieurs pays européens entre 2019 et 2024 ayant causé la mort de 14,8 M d’animaux, volailles, bovins, porcs et poissons. A titre d’exemple, CIWF rappelle que 5,75 M de volailles, 44 556 bovins et des milliers de porcs ont été tués pendant un typhon au Vietnam en 2024 et qu’environ 5 M de poulets ont été tués aux USA lors du passage de l’ouragan Helene en septembre 2024. Environ 750 000 animaux d’élevage sont morts sur 126 fermes de Bretagne en juillet 2022. Pour remédier à cet état de fait, CIWF réclame que les gouvernements soutiennent « les agriculteurs dans la transition de l’élevage industriel vers des pratiques plus respectueuses du climat et de la nature ». Parmi les préconisations : pratiques agricoles à faibles émissions carbone, aides aux agriculteurs pour anticiper les catastrophes climatiques, définition d’objectifs de réduction de la consommation de produits animaux et soutien aux régimes alimentaires riches en végétaux.   Source: Agra

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A l’initiative de la Fédération nationale bovine (FNB), une centaine d’éleveurs bovins sont venus maintenir la pression contre le traité de libre-échange entre l’UE et le Mercosur, en manifestant le 9 juillet aux abords de l’ambassade du Brésil à Paris, ont constaté des journalistes de l’AFP. «Les producteurs de viande bovine en colère!», était-il écrit au dos du tee-shirt rouge des manifestants, venus avec deux vaches charolaises dûment contenues derrière des barrières. Des élus dont le député LR Julien Dive et la députée PS Mélanie Thomin, ainsi que le président de la FNSEA Arnaud Rousseau, se sont joints au rassemblement. Dans un communiqué, la FNB rappelle sa demande d’empêcher la scission de l’accord, et l’arrêt du processus de ratification. Alors que l’accord de libre-échange entre l’UE et le Mercosur pourrait être présenté au Conseil de l’UE pour approbation avant la pause estivale, le président Emmanuel Macron s’est dit prêt, le 6 juin dans un entretien à la chaîne de télévision brésilienne GloboNews, à autoriser sa signature d’ici la fin de l’année 2025. Toutefois, le chef de l’Etat pose ses conditions : la mise en place des clauses miroirs ou de clauses de sauvegarde.   source: Agra

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Malgré le report du délai d’entrée en vigueur des droits de douane américains au 1er août (au lieu du 9 juillet initialement), Bruxelles est confiante quant à la possibilité de parvenir à un compromis très prochainement avec Washington. « Nous espérons boucler un accord de principe dans les prochains jours, donc avant le 1er août », a ainsi indiqué, le 9 juillet, Olof Gill, le porte-parole de la Commission européenne en charge du Commerce, sans apporter de précisions sur une date, à ce stade. Des discussions « très intenses » se poursuivent au niveau technique et politique, notamment entre Maros Sefcovic et ses homologues américains (Howard Lutnick et Jamieson Greer). « Nous sommes dans la phase la plus aiguë des négociations », a rappelé Olof Gill. En parallèle, les rumeurs d’une possible exemption de droits de douane pour les vins et spiritueux font progresser l’indice boursier des producteurs européens. De son côté, le président de la commission du Commerce international du Parlement européen, le social-démocrate Bernd Lange (Allemagne) espère que l’UE pourra négocier une clause de statu quo dans le cadre d’un accord de principe. Cela permettrait de garantir qu’il n’y aura pas de droits de douane supplémentaires après coup.   source: Agra

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Le prix d’un veau laitier mâle de 45 à 50 kg a atteint un record à 319 € pièce en moyenne la semaine du 23 au 29 juin,selon les données établies par FranceAgriMer. « Un niveau jamais vu, qui dépasse de 145 % la cotation de l’an dernier, même date. Les prix des petits veaux ont progressé de 195 €/tête depuis le début de l’année », indiquent Les Marchés. Cette hausse spectaculaire s’explique par le recul du nombre de naissances puisque 203 000 veaux sont nés de mère laitière en avril 2025, soit 9 000 veaux de moins qu’en avril 2024, selon la note de conjoncture de l’Idele. Le phénomène ne se limite pas à la France car la décapitalisation touche l’ensemble de l’Europe. Les difficultés sur le volet sanitaires pourraient aussi expliquer ce recul. Enfin, les toute récentes vagues de chaleur peuvent avoir une influence sur les cours. En une semaine (23-29 juin), le prix du veau laitier a augmenté de 24 €. Les perspectives laissent entrevoir une normalisation de la situation en se basant sur le nombre d’inséminations artificielles : « Des disponibilités un peu plus importantes en juin et un peu moins de veaux disponibles en août, retrouvant des niveaux plus proches de l’année 2023 », selon l’Idele.

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La situation de la ressource en eau en France est «inquiétante» mais pas «exceptionnelle» et n’est pas pour l’heure du même niveau que 2022 et 2023, marquées par une sécheresse historique, a indiqué le 8 juillet le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). «Sur les 35 dernières années (…), 2025 n’est pour l’instant pas une année exceptionnellement sèche» pour les nappes phréatiques, principales réserves d’eau potable en France, a déclaré Violaine Bault, hydrogéologue au BRGM, lors d’un point presse. Au 1er juillet, 39% des nappes sont certes moins remplies que la moyenne habituelle à cette saison, mais 35% sont au dessus des normales et 26% à des niveaux comparables: les situations sont donc «très hétérogènes», a noté cette experte. Même si «juin a été le deuxième mois le plus chaud, sur les nappes cela ne se ressent pas encore énormément, car elles mettent pour certaines d’entre elles plus de temps à réagir que les sols» au manque de pluies ou à une chaleur excessive, a précisé Mme Bault. Néanmoins, sur certaines régions, comme la moitié nord du pays en déficit de pluies depuis plusieurs mois ou le Languedoc où la sécheresse sévit depuis trois ans, «la situation est inquiétante» et «se dégrade plus rapidement que d’autres années» comme 2024 où il avait beaucoup plu, reconnaît-elle.

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Après avoir passé sans encombre le cap du Sénat le 2 juillet, la proposition de loi Entraves des sénateurs Duplomb et Menonville a été aussi adoptée largement à l’Assemblée nationale ce 8 juillet. Le texte, passé le 30 juin par une commission mixte paritaire (CMP) qui avait permis l’écriture d’un texte de compromis entre députés et sénateurs, a été adopté à 316 voix contre 223 à la chambre basse. La grande majorité de la coalition gouvernementale et l’alliance RN-UDR (extrême droite) ont voté pour. Le groupe macroniste Ensemble pour la République a voté aux deux tiers pour (14 contre, 10 abstentions). Neuf députés MoDem et trois Horizons ont voté contre. La gauche et les écologistes se sont frontalement opposés au texte. C’est un «recul majeur», a jugé la députée socialiste Mélanie Thomin. Les parlementaires insoumis, écologistes et socialistes ont annoncé qu’ils déposeraient des recours au Conseil constitutionnel, estimant pour certains que la loi contrevient aux principes de précaution et de non-régression environnementale. Cette loi était réclamée par la FNSEA et les JA qui ont salué tous deux après le vote «un premier pas pour relancer notre appareil de production agricole».

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La Commission européenne a annoncé, le 8 juillet, l’enregistrement d’une initiative citoyenne européenne (ICE) intitulée « L’alimentation est un droit humain pour tous ! Garantir des systèmes alimentaires sains, justes et durables ». Cette initiative est portée par Good Food For All, un réseau d’ONG (Action contre la faim, Agroecology Europe ou encore Compassion in world farming) ou de syndicats (Via Campesina) qui a été créé pour porter le projet. « Les systèmes alimentaires industriels aggravent l’insécurité alimentaire, le changement climatique, la pollution, la perte de biodiversité, l’exploitation du travail et la souffrance animale », déplorent-ils. Les organisateurs proposent donc une quinzaine d’initiatives législatives pour rendre les systèmes alimentaires plus durables. Les organisateurs disposent désormais d’un délai de six mois pour lancer le processus de collecte de signatures puis d’un an pour recueillir un million de déclarations de soutien provenant d’au moins sept États membres différents afin d’obliger la Commission européenne à répondre à leurs demandes. Elle devra ensuite décider si elle donne suite ou non à l’initiative, en justifiant sa décision.

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A l’occasion d’une réunion avec les professionnels le 7 juillet, la DGAL (ministère de l’Agriculture) a indiqué que la stratégie vaccinale contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) était toujours en cours d’élaboration. La DGAL a confirmé que le mode de dispersion de la maladie était principalement les stomoxes et les taons (insectes), ce qui est rassurant car ils ne multiplient pas le virus et leur comportement est relativement sédentaire. «Une course contre la montre» commence toutefois, explique-t-on chez GDS France. Compte tenu de son statut en Europe (maladie à éradication immédiate), les professionnels s’attendent à la poursuite des dépeuplements, et à une vaccination obligatoire sur une zone qui reste à déterminer . Le traitement des chevaux dans les zones réglementées a été soulevé par les professionnels, qui demandent leur inclusion dans les dispositifs. D’après deux professionnels interrogés, le laboratoire fabricant de ces doses serait situé en Afrique du Sud. En attendant, des marchés se ferment, notamment la Chine et la Corée du Sud pour la viande, le Japon pour les abats, le Canada et le Royaume-Uni pour les produits laitiers non pasteurisés, rapporte la DGAL.

La rédaction