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Par Agra

Lait : les industriels dénoncent «une diversion» des distributeurs

Après la publication le 1er octobre d’une série d’exigences de la part de la FCD (distributeurs) vis-à-vis de l’industrie laitière, la Fnil (industriels) a réagi sans tarder. Dénonçant une « charge de la FCD pour faire diversion à la veille des négociations commerciales », François-Xavier Huard, PDG de la Fnil, a rappelé que la contractualisation dans la filière laitière ne souffre « d’aucun dysfonctionnement majeur ». « On arrive pour négocier toujours avec un contrat, le problème n’étant pas de négocier avant, mais tout au long de la négociation commerciale », souligne-t-il.

Sur l’exigence de respect de l’évolution de la matière première agricole (MPA) et de son reversement aux producteurs réclamée par le FCD, il demande que cette MPA soit respectée dans le box de négociations par les distributeurs. « On demande que le prix du lait ne soit jamais remis en cause par les distributeurs », déclare François-Xavier Huard. Enfin, sur la demande de valorisation de l’origine France du lait utilisé par les industriels, il rappelle que « 99% des produits laitiers fabriqués en France le sont à partir de lait français » et s’étonne de la présence en GMS de produits premier prix importés, comme l’emmental par exemple. Il réitère également la demande que les produits fabriqués en France destinés au marché français soient négociés exclusivement en France, et pas dans une centrale européenne.


Par Agra

Relations commerciales : la FCD prudente sur les demandes de renégociations

Après la réunion tenue le 11 mai par les ministres Annie Genevard (Agriculture) et Serge Papin (Commerce), ouvrant la possibilité de renégociations au cas par cas entre industriels et distributeurs, ces derniers se montrent plutôt prudents par rapport à cette perspective. «Aujourd’hui, nous ne sommes pas dans les conditions qui nécessiteraient une réouverture généralisée des négociations. Quelques demandes ciblées émanent de secteurs très variés, les boissons, du DPH (droguerie, parfumerie, hygiène, NDLR)… mais des demandes éparses, ponctuelles. Et toute remontée est examinée avec discernement dès lors qu’elle est argumentée et chiffrée», précise Judith Jiguet, déléguée générale de la FCD (distributeurs).

Pour défendre sa position, la FCD rappelle que ces demandes «viennent majoritairement de multinationales qui affichent dans le même temps des bénéfices importants» et qu’«augmenter les tarifs ne garantira pas le maintien des volumes : il (le consommateur, NDLR) fera des arbitrages». Elle récuse par ailleurs le maintien de la date butoir pour les négociations annuelles, une «anomalie» qui «finit in fine par coûter cher, aux distributeurs et aux consommateurs». Les industriels, de leur côté, demandent à renégocier leurs tarifs avec les distributeurs pour prendre en compte les hausses de coûts de production, conséquences de la crise au Moyen-Orient.

Source Agra


Par Agra

Relations commerciales : la FCD claque la porte du comité de suivi des négociations commerciales

La FCD (distributeurs) a boudé le comité de suivi des négociations commerciales réuni par les ministres Serge Papin (Commerce) et Annie Genevard (Agriculture) le 17 février. Pour expliquer cette absence, la FCD a écrit la veille aux ministres en dénonçant les « déclarations réductrices et caricaturales » d’Annie Genevard. « La volonté de dialogue n’est pas partagée, et les conditions minimales d’un échange respectueux et impartial » ne sont « pas réunies », a justifié la FCD dans sa lettre, signée par les dirigeants des principales enseignes adhérentes : E. Leclerc, Carrefour, Intermarché, Système U et Auchan. Le 16 février, Annie Genevard avait accusé les distributeurs d’exercer un « chantage mortifère » sur les industriels de l’agroalimentaire, lors d’un interview au Parisien. Elle estime qu’en cas de négociations violentes, « à l’arrivée, ce sont les agriculteurs qui vont trinquer ». A la sortie du comité de suivi, le président de l’Ania (industriels) Jean-François Loiseau a déploré que « la grande distribution ne joue pas la partie en équipe, elle est seule dans son coin au détriment de la filière (…) elle déconstruit les prix uniquement pour des raisons de concurrence entre distributeurs et ça détruit le tissu de nos entreprises ».