Mot-clé : Alcool

Par Agra

Déjà un effet Coupe du monde pour le propriétaire de Guinness et Smirnoff !

Le géant britannique des boissons alcoolisées Diageo a publié le 6 mai des ventes en hausse pour son troisième trimestre décalé, grâce notamment aux achats des distributeurs qui se préparent à la Coupe du monde de football. Le groupe, connu pour ses marques Johnnie Walker, Guinness ou Smirnoff, a fait état d’une croissance du chiffre d’affaires de 2,3 % sur un an à 4,5 Md$ (3,8 Md€) pour les trois mois achevés fin mars. Les ventes ont progressé fortement en Europe, dans la zone Amérique latine et Caraïbes ainsi qu’en Afrique, «bénéficiant en partie de l’effet calendaire de Pâques», tombé cette année début avril et dopant donc les ventes fin mars, «et des ventes anticipées avant la prochaine Coupe du Monde de la Fifa», selon un communiqué.

En Amérique aussi, les achats des distributeurs de boissons en amont de la Coupe du Monde ont aidé les ventes. Cela n’a pourtant pas suffi à faire progresser le chiffre d’affaires dans cette zone qui pèse pour plus du tiers du chiffre d’affaires de Diageo mais qui continue d’être son talon d’Achille, avec des ventes en baisse de 10 % sur le trimestre. Aux Etats-Unis en particulier, le groupe avait déjà dit en début d’année souffrir de la concurrence de marques moins chères, notamment de tequila, choisies en priorité par les Américains face aux pressions sur le coût de la vie.

Source Agra


Par Agra

No-low : seuls 14 % des Français ont participé au Dry January (sondage)

D’après un sondage Ipsos bva, « plus d’un Français sur dix a tenté de participer » au Dry January. Son commanditaire La Brasserie Parallèle note une déperdition par rapport à l’enquête OpinionWay menée avant ce défi du mois sans alcool. « Alors qu’un quart des Français déclaraient en amont vouloir relever le défi, ils sont finalement 14 % à avoir effectivement participé au Dry January, avec succès ou non », selon un communiqué. Parmi eux, 28 % ont respecté une abstinence totale durant tout le mois de janvier. 23 % des participants, qui s’étaient fixé le même objectif, ont finalement réduit leur consommation. 18 % ont tenté le Dry January avant d’y renoncer au cours du mois. L’étude OpinionWay montre par ailleurs que 67 % des Français ont déjà tenté de réduire leur consommation d’alcool. Plusieurs stratégies se distinguent : fixer une quantité limite d’alcool par soirée (52 %), ne pas boire avant une certaine heure (51 %), s’interdire les alcools forts (47 %), abstinence pendant une certaine période (45 %), avoir des jours sans alcool dans la semaine (44 %). Autre enseignement, 43 % des sondés regrettent le manque d’options sans alcool dans les bars et restaurants.


Par Agra

Alcools : les exportations françaises en recul de 8% en 2025, net repli aux Etats-Unis

Les exportations de vins et spiritueux français ont reculé l’an dernier de 8% en valeur, plombées notamment par un repli de 21% aux Etats-Unis, sur fond de tensions géopolitiques et économiques, a annoncé le 10 février la fédération du secteur (FEVS). Les ventes à l’étranger des vins, champagnes, cognac et autres alcools ont atteint 14,3 Md€, soit un recul de 8% en valeur mais aussi cette année une baisse en volume (-3%), selon la FEVS. Aux Etats-Unis, leur premier marché à l’international, l’instauration de droits de douane (10% en avril puis 15% en août) et un taux de change euro/dollar défavorable ont « lourdement » affecté le résultat, en recul de 21% à 3 Md€, explique l’organisme. Dans le même temps, les exportations vers la Chine ont marqué le pas, à 767 M€, soit un recul de 20% dans un marché fragilisé. Par catégories de produits, le vin recule à 121 M de caisses (-3%), malgré une bonne tenue des vins effervescents (+3%, soit 20% des volumes exportés). En valeur, le chiffre d’affaires des vins redescend au niveau de 2021, soit 10,5 Md€ (-4%). La valeur des exportations françaises de spiritueux décroît de 17% à 3,7 Md€, avec des volumes en baisse à 44 M de caisses (-5%), du fait des tensions sur ses deux grands marchés, Etats-Unis et Chine.


Par Agra

Santé : pas de généralisation du Nutri-Score, second vote demandé sur l’alcool

Au cours de la seconde lecture du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) dans la nuit du 3 décembre, les députés ont repoussé la généralisation de l’affichage du Nutri-score sur les emballages alimentaires. Adoptée en première lecture à l’Assemblée, elle avait été rejetée au Sénat. Il était prévu que les entreprises qui refuseraient d’afficher cette information seraient pénalisées d’une taxe de 5 % sur leur chiffre d’affaires, dont le produit serait affecté à l’Assurance maladie. Le gouvernement a estimé la mesure inadaptée et contraire aux normes européennes. La ministre de la Santé Stéphanie Rist a plutôt plaidé pour développer le nombre de produits sous Nutri-Score par volontariat. Thibaut Bazin, rapporteur général, a soulevé le risque de discrimination entre grands groupes et petites entreprises dans leur capacité à payer la taxe. Par ailleurs, les députés ont voté la taxe sur les boissons énergisantes alcoolisées, peu ou prou dans la version issue du Sénat, qui élargit potentiellement la liste à d’autres boissons alcoolisées – dont certaines traditionnelles. Devant ce vote, le président de la commission des Affaires sociales, Frédéric Valletoux (Horizons), a demandé une seconde délibération, rappelant que, en Commission comme en première lecture, un accord avait été trouvé pour protéger les productions locales. Elle pourrait intervenir le 4 ou le 5 décembre.


Par Agra

Alcool : aux États-Unis, une majorité d’Américains le juge néfaste pour la santé

Les Américains boivent de moins en moins d’alcool et considèrent désormais pour une majorité d’entre eux que sa consommation, même modérée, est mauvaise pour la santé – ce qui constitue une première –, révèle un sondage. Ces chiffres, rapportés mi-août par l’institut de sondage Gallup, donnent à voir un changement d’attitude des Américains vis-à-vis des boissons alcoolisées, le nombre de consommateurs rapportés en 2025 étant historiquement bas. En 2025, 54 % des Américains interrogés disaient boire de l’alcool, que ce soit occasionnellement ou régulièrement. C’était 58 % en 1939 (début du suivi par Gallup) et au moins 60 % entre 1997 et 2023, souligne l’institut de sondage. Et ceux qui disaient boire buvaient moins, le nombre moyen de verres consommés au cours des sept jours précédant l’entretien étant de 2,8 verres, soit « le chiffre le plus bas enregistré par Gallup depuis 1996 ». Mais c’est surtout la perception des effets de l’alcool sur la santé, que l’institut a commencé à suivre à partir de 2001, qui a le plus évolué. Le nombre de personnes considérant comme mauvaise la consommation modérée (un ou deux verres par jour) est ainsi passé de 27 % au début des années 2000 à 53 % en 2025. Ce changement de perception survient alors que la sensibilisation aux risques liés à la consommation d’alcool, même faible, s’est intensifiée, note l’institut.