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A l’occasion de son assemblée générale le 1er avril, la FNSEA a renouvelé son conseil d’administration, parvenant à atteindre un taux de 28% de femmes (pour un objectif de 25%), et voyant partir plusieurs membres du bureau. En charge notamment des questions sociales ces dernières années, Luc Smessaert quitte le conseil d’administration, pour se concentrer sur son mandat de président de la Chambre d’agriculture de l’Oise, décroché en 2025. Quittent également le conseil d’administration l’élu breton Thierry Coué, spécialiste des questions d’environnement, Laurent Saint-Affre en charge du sanitaire animal, et Catherine Faivre-Pierret, présidente de la commission des agricultrices. L’élection du bureau aura lieu le 16 avril. Arnaud Rousseau est candidat à un second mandat de président du syndicat.
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La fabrication d’alimentation animale biologique progresse de 1,8% en 2025, annonce le Syndication national de l’industrie de la nutrition animale (Snia) dans un communiqué le 1er avril. Cette reprise s’explique par la reprise de la consommation bio confirmée par l’Agence bio au Salon de l’agriculture. Le Snia observe une reprise «progressive et solide» de la nutrition animale bio avec +1,9% au premier semestre et +1,7% au deuxième semestre. «Le secteur redémarre ainsi malgré le recul (-4,5% en 2025) des aliments bio pour poules pondeuses qui reste la filière principale avec 58 % des volumes d’aliments composés biologiques», analyse le syndicat. La croissance est particulièrement forte en alimentation bio bovine (+33,9%). Elle rebondit de 6% pour le secteur porcin et de 1,4% en filière poulets de chair. En volume, la production totale d’alimentation animale bio a atteint près de 579 000t en 2025.
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Flambée du prix des carburants et des engrais, concurrence déloyale : le président de la FNSEA Arnaud Rousseau a prévenu, lors du congrès de l’organisation à Caen le 1er avril, que, sans mesure forte «dans les prochains jours», le syndicat appellerait de nouveau à la mobilisation. «Mon message au Premier ministre [rencontré lundi] a été très clair : nous ne voulons pas de mesurettes. Il nous faut une remise de 30 centimes du litre de GNR (gazole non routier) en pied de facture pour le carburant. Tout de suite», a-t-il lancé, sous les applaudissements de la salle bondée du parc des expositions de la ville normande.
Il a aussi estimé qu’il fallait «d’urgence faire fléchir» la Commission européenne sur la taxe carbone aux frontières sur les fertilisants : «Nous ne pouvons pas, dans le contexte géopolitique que nous connaissons, voir les engrais s’envoler», a-t-il dit. Il a rappelé que le gouvernement français avait porté à Bruxelles une demande de suspension de ce dispositif alors que le prix des engrais flambe avec la guerre au Moyen-Orient, tout en relevant «la fin de non-recevoir» du commissaire européen à l’Agriculture : «Nous ne pouvons le tolérer», a-t-il tonné. «Il faut être clair sur ce que nous voulons apporter. Il faut être clair sur la réciprocité. Il faut être clair sur les contrôles. Ce qui se passe actuellement n’est pas supportable pour l’agriculture française», a-t-il martelé.
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A l’issue d’un séminaire avec les secrétaires généraux des ministères, relatif à l’atteinte des objectifs Egalim dans la restauration collective de l’Etat, les ministres de l’Agriculture et des Comptes publics ont annoncé, dans un communiqué paru le 31 mars, plusieurs mesures visant à accentuer la pression sur l’administration. Annie Genevard et David Amiel ont demandé aux Secrétaires généraux des ministères d’établir, d’ici la fin du premier semestre, des «plans de correction» qui «fixent les moyens d’augmenter à brève échéance l’achat durable et de qualité» et d’«augmenter drastiquement les achats d’origine européenne et en soutien à la Ferme France ». David Amiel a précisé que la Direction des achats de l’Etat assurerait un contrôle systématique des nouveaux appels d’offres d’achats alimentaires lancés par les services de l’Etat ou ses opérateurs. Dans le projet de loi d’urgence agricole (LUA) transmis au Conseil d’Etat, le gouvernement a élargi la liste des produits comptabilisés dans les objectifs Egalim aux produits sous Siqo qui ont subi une préparation simple, après laquelle la composition du produit préparé demeure très majoritairement (à 95%) composé du produit sous SIQO hors Bio.
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La réforme de l’assiette sociale et du barème des cotisations sociales des non-salariés agricoles s’appliquera pour la première fois à partir du jeudi 9 avril, à l’occasion du début de la campagne de déclaration fiscale et des revenus pour l’année 2026, rappelle la MSA dans un communiqué de presse du 30 mars. Désormais, elles sont calculées sur une assiette quasi-identique à la CSG-CRDS. Cette assiette est basée sur le revenu professionnel brut – recettes ou produits diminués des charges d’exploitation, hors cotisations sociales (modulo déductions et réintroductions fiscales), avec l’application d’un abattement forfaitaire de 26 %. « La part des cotisations dites « contributives », c’est à dire celles qui ouvrent des droits comme la retraite, augmente, tandis que la part de CSG/CRDS diminue » explique la MSA. Une cotisation RCO “additionnelle” est également mise en place, pour les chefs d’exploitation en fonction de leurs revenus, permettant d’augmenter les droits à la retraite complémentaire. Le principe d’annualité de l’assiette est maintenu, tout comme l’assiette triennale (moyenne des revenus des trois dernières années) ou la possibilité d’opter pour l’assiette annuelle (revenus de l’année précédente).
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Selon des sources proches du dossier, les discussions entre les ministères de l’Agriculture et de l’Économie se tendent autour du dossier des reliquats d’aide à la conversion en agriculture biologique (Cab) pour 2025, 2026 et 2027. Bercy souhaiterait mettre la main sur ces fonds européens, estimés à environ 100 M€/an, pour réaliser des économies sur le budget de l’Etat. La manœuvre consisterait à flécher cette enveloppe Feader non consommée vers l’assurance récolte (dont le co-financement européen est variable et peut grimper jusqu’à 65%), pour diminuer la part de co-financement de l’Etat. Pour l’heure, aucune date n’aurait été fixée pour la réunion interministérielle d’arbitrage, indique une source. Au Salon de l’agriculture, le président de la région Bretagne, Loïg Chesnais-Girad a demandé que la ministre de l’Agriculture annonce rapidement la répartition des reliquats afin d’adopter des budgets rectificatifs dans les délais fixés pour cette fin de programmation.
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A l’occasion d’une réunion, le 24 mars, du comité de pilotage du Plan national d’actions en faveur du lynx boréal (PNA), dont la programmation actuelle s’achève en 2026, le préfet coordonnateur a annoncé qu’une expérimentation de lâchers de lynx va être conduite d’ici l’an prochain, rapportent plusieurs parties prenantes. Le territoire concerné sera volontaire, mais reste encore à le déterminer, tout comme l’origine et le nombre de lynx lâchés.
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Le ministre délégué à la Transition écologique Mathieu Lefèvre a dévoilé le contenu du plan national de lutte contre le frelon asiatique, à l’occasion d’un déplacement dans les Vosges le 27 mars. Il prévoit « un financement global de trois millions d’euros par an » pour financer les moyens de lutte et de prévention contre le prédateur d’abeilles, ainsi que des actions de formation, selon le dossier de presse. Parmi les moyens de lutte financés figurent : « le piégeage de printemps », qui vise à capturer les reines fondatrices de colonies de frelons asiatiques ; « la destruction des nids » ; « le piégeage d’automne », qui vise à piéger les ouvrières des colonies ; et « la protection des ruches à l’aide de pièges sélectifs ». Les financements sont accessibles aux collectivités et associations, qui devront déposer leur demande via un guichet sur la plateforme Aides et territoires qui ouvrira le 1er mai. Le plan national prévoit aussi de créer un « réseau de référents » frelon asiatique » aux niveaux national et local » afin de mieux coordonner les actions et d’améliorer le partage d’informations. « L’ensemble du dispositif sera coordonné au niveau départemental », conformément à la loi contre la prolifération du frelon asiatique adoptée en mars 2025. Les préfectures « concernées » créeront une page web « dédiée au frelon asiatique » en faisant le lien vers le guichet d’aides et vers un formulaire permettant de signaler la présence de nids – un outil rendu obligatoire par la loi de 2025, indique le dossier de presse.
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Créer un nouveau label, des formations, modifier le Code de l’urbanisme, simplifier la fiscalité, etc. Le rapport de la mission parlementaire sur l’agritourisme, remis le 3 mars au Premier ministre, fait six grandes propositions pour développer le secteur. Émanant du député Anthony Brosse (macroniste, Loiret) et de la sénatrice Sylviane Noël (LR, Haute-Savoie), le document s’appuie sur l’« exemple inspirant de l’Italie ». Ainsi, une recommandation est de créer un nouveau label national d’agritourisme, « fondé sur des critères auditables, comparables et doté d’une graduation ». Les auteurs soulignent la nécessité de structurer la filière, via notamment un guichet unique pour les porteurs de projet. En matière d’urbanisme, le rapport propose de faciliter la construction neuve en zone agricole et le changement de destination du bâti, ou encore de créer une catégorie ERP (Établissement recevant du public) « agritourisme ». D’autres recommandations visent à simplifier la réglementation fiscale : clarifier et sécuriser les règles via « une doctrine unique » agritourisme » » ; réduire les effets de seuil par un mécanisme de transition. Enfin, la mission propose de mobiliser les nombreux fonds européens (Feader, Leader, Feder, FSE+, Interreg, Feampa, Life, InvestEU, Horizon Europe, Erasmus+).
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Face à la flambée du prix du carburant agricole, la FNSEA a demandé le 30 mars un soutien accru au Premier ministre, qui s’est dit « prêt aller plus loin si la guerre devait se poursuivre », a déclaré le président du syndicat à la presse. Le gouvernement a annoncé le 27 mars une exonération de taxe sur le gazole non routier (GNR), représentant « un effort budgétaire de 14 millions d’euros sur le mois » d’avril et correspondant à une baisse d’environ 4 centimes par litre. « Pas à la hauteur » de la crise, alors que le prix du GNR a augmenté de « 50 à 60 centimes par litre » : « Notre demande est claire, c’est 30 centimes du litre », a réagi Arnaud Rousseau le 20 mars, à l’issue d’un entretien avec Sébastien Lecornu à Matignon. « Le Premier ministre m’a dit que les annonces de vendredi n’étaient pas un solde de tout compte et qu’il ferait le point à la fin du mois pour voir ce qu’il serait possible de faire, mais qu’il était prêt à aller plus loin si la guerre devait se poursuivre », a rapporté le céréalier. Concernant les engrais, il a de nouveau plaidé pour une suspension du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières européennes (MACF) sur les fertilisants – une demande qu’a également porté la ministre française de l’Agriculture lors du Conseil des ministres européens de l’Agriculture, ce lundi à Bruxelles.
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