Mot-clé : Biodiversité

Par Agra

Climat : la perte de végétation native rend le Brésil plus vulnérable à El Niño (étude)

Selon une étude publiée le 12 août, le Brésil a perdu en quatre décennies une surface de végétation native équivalente à deux fois la France, ce qui le rend plus vulnérable aux événements climatiques extrêmes liés à El Niño – lequel est appelé à s’intensifier vers la fin de l’année. Dans son étude annuelle sur l’usage de la terre au Brésil, le réseau de surveillance environnementale MapBiomas a affirmé que le territoire du pays sud-américain n’était plus recouvert que de 65 % de végétation native, contre 79 % il y a quatre décennies. Les principales pertes se concentrent dans la forêt amazonienne et dans le Cerrado (centre), savane riche en biodiversité.

Une grande partie des zones ayant perdu leur végétation native ont été transformées en champs et en pâturages, les terres agricoles représentant à présent 32 % du territoire brésilien, contre 18 % en 1985. Or, les terres agricoles étaient plus vulnérables aux phénomènes météorologiques extrêmes lors de trois épisodes El Niño particulièrement puissants par le passé.  Selon le coordinateur général Tasso Azevedo, « une hypothèse est que, en Amazonie, la déforestation réduit l’évapotranspiration et l’humidité de l’air local. Cela entraîne une hausse des températures et une diminution des précipitations (…). El Niño amplifie cet effet ».


National | Par Actuagri

Environnement : l’agriculture montre des signes encourageants

Le rapport 2026 de l’OCDE sur la performance environnementale de l’agriculture révèle un bilan contrasté. Si la productivité s’accroît avec une meilleure efficacité des intrants, les pressions sur la biodiversité et le climat stagnent. L’organisation appelle à développer des politiques plus ciblées et efficaces. L’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE) vient de publier son dernier rapport sur les indicateurs agro-environnementaux, couvrant la période 1990-2023. Le premier constat qu’il…


Par Agra

Prédateurs : le gouvernement va expérimenter des lâchers de lynx en 2027

A l’occasion d’une réunion, le 24 mars, du comité de pilotage du Plan national d’actions en faveur du lynx boréal (PNA), dont la programmation actuelle s’achève en 2026, le préfet coordonnateur a annoncé qu’une expérimentation de lâchers de lynx va être conduite d’ici l’an prochain, rapportent plusieurs parties prenantes. Le territoire concerné sera volontaire, mais reste encore à le déterminer, tout comme l’origine et le nombre de lynx lâchés.


Par Agra

Biodiversité, climat : les Etats-Unis vont se retirer de l’IPBES et du Giec

« La Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) regrette la nouvelle profondément décevante de l’intention des États-Unis de se retirer de l’IPBES », a déclaré son président David Obura dans un communiqué le 8 janvier. Cette annonce intervient dans le cadre d’un décret pris par le président américain Donald Trump, dans lequel il ordonne le retrait des États-Unis de 66 organisations, environ la moitié d’entre elles étant liées à l’ONU. « Les Etats-Unis sont membres fondateurs de l’IPBES », ils « comptent parmi les contributeurs les plus actifs » aux travaux de l’organisation, et les décideurs américains « ont également été parmi les utilisateurs les plus prolifiques », souligne M. Obura. Par le même décret, les Etats-Unis se retirent également du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), selon l’AFP le 8 janvier. De même, la nation américaine quitte l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA), l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et l’ONU-Eau, mécanisme de coordination pour l’eau et l’assainissement. En juillet, Donald Trump avait déjà annoncé se retirer à nouveau de l’Unesco, après le retrait de l’OMS annoncé il y a un an.


Par Agra

Grandes cultures : risque «très élevé» d’introduction d’une «superweed» en France

Fléau des producteurs américains de maïs et soja OGM, connue pour ses populations multi-résistantes aux herbicides (ce qui lui vaut le qualificatif de «superweed» aux Etats-Unis), l’amarante de Palmer, présente une probabilité «très élevée» d’introduction en France, estime l’Anses dans un avis publié en décembre. Sur les cultures estivales (maïs, soja, sorgho, tomate, oignon, tournesol…), elle causerait des dommages moindres qu’en Amérique, compte tenu des différences de pratiques culturales (pas de culture OGM tolérante aux herbicides non sélectifs, faible surface en semi direct). Mais ces dommages resteraient «élevés», estime l’agence. L’amarante de Palmer aurait aussi un «impact modéré» en vergers ou en cultures pérennes. Aux États-Unis, elle frappe notamment la vigne et la tomate, en Espagne, la luzerne. Déjà présente en Italie et en Espagne (où elle est réglementée), y compris dans des zones frontalières, cette amarante pourrait être introduite par plusieurs voies : les importations de soja et maïs américains, ou les aliments pour bétail/foin venus d’Espagne. L’Anses recommande de la classer comme organisme nuisible, induisant un contrôle des lots de soja et de maïs importés, une détection précoce et la mise en œuvre d’une démarche d’éradication en cas d’observation confirmée.


Par Agra

Biodiversité : hausse timide des oiseaux insectivores après l’arrêt d’un NNI (étude)

Quatre ans après l’interdiction de l’imidaclopride, le néonicotinoïde le plus utilisé en France jusqu’en 2018, les populations d’oiseaux insectivores semblent se rétablir timidement, révèle une étude publiée dans la revue Environmental Pollution le 15 novembre. Menée par une équipe de chercheurs franco-allemande, l’étude porte sur 57 espèces d’oiseaux (granivores, généralistes et insectivores) observées sur 1 983 parcelles agricoles entre 2013 et 2022. Résultat, l’écart d’abondance des oiseaux insectivores entre les parcelles traitées et non traitées s’est réduit de 3,6 points, suggérant une récupération partielle de ces populations dans les zones exposées. « La science démontre que la nature s’épanouit à nouveau dès qu’on cesse de l’empoisonner. Et le droit nous offre les moyens de faire respecter cette évidence », a réagi Allain Bougrain Dubourg, président de la Ligue de protection pour les oiseaux (LPO), cité dans un communiqué du 20 novembre. Opposée à la loi Duplomb « visant à lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur » (qui visait notamment la réautorisation des néonicotinoïdes), la LPO rappelle que la proposition de loi visant à abroger l’intégralité de ce texte doit être débattue à l’Assemblée nationale le 27 novembre.


Par Agra

Biodiversité : Agoterra et Noé lancent les « premiers » certificats dans l’agriculture

L’entreprise à mission Agoterra (ex- TerraTerre, spécialisée dans la compensation carbone) et l’ONG Noé (protection de la nature) annoncent le lancement des « premiers certificats biodiversité dans l’agriculture », selon un communiqué commun le 12 novembre. « Chaque certificat reflète une contribution réelle, additionnelle et mesurable à la régénération de la biodiversité, en complément des efforts de réduction d’empreinte carbone », assurent-elles. Les deux acteurs ont créé une « méthodologie » qui est « fondée scientifiquement », et qui est « validée par un comité d’experts indépendants et alignée avec les cadres internationaux (IAPB, OBC, etc.) ». Des acteurs économiques majeurs tels que Dior, La banque postale ou encore Norsys (services numériques) ont rejoint l’aventure « en soutenant le développement de la méthodologie et de projets agricoles pilotes », assurent-ils. « L’agriculture est victime, responsable, mais surtout une solution avec un potentiel massif pour préserver et restaurer la biodiversité. Nous devons agir vite et collectivement pour avoir un impact réel ! » déclare Fondateur d’Agoterra, Mathieu Toulemonde, cité dans le communiqué.


Par Agra

Forêt française : la hausse de la mortalité des arbres menace son rôle de puits de carbone

La mortalité des arbres en France connaît une hausse marquée, selon les données publiées le 14 octobre par l’IGN (information forestière) dans le cadre de son inventaire forestier national (IFN). Cette évolution résulte d’une multiplication des crises sanitaires et climatiques, qui altèrent l’état des peuplements et réduisent la capacité des forêts à jouer leur rôle de puits de carbone. Et ce, malgré le reboisement continu du pays, avec une progression de la forêt progresse à un rythme moyen de 90 000 hectares par an. La surface forestière française atteint désormais 17,6 millions d’hectares, soit 32 % du territoire national, contre 16,2 millions en 2010. Cet accroissement masque toutefois une fragilisation préoccupante. Sécheresses répétées, canicules, attaques de bioagresseurs (champignons, insectes) et incendies pèsent lourdement sur la vitalité des peuplements. Entre 2015 et 2023, la mortalité annuelle a atteint en moyenne 16,7 millions de mètres cubes, soit 2,3 fois plus qu’entre 2005 et 2013. Elle a augmenté de 125 % en dix ans, les arbres morts représentant désormais environ 5 % du volume de bois sur pied. Selon l’IGN, l’optimisation du rôle de puits de carbone des forêts françaises passe désormais par un renouvellement des peuplement plus résilients et une meilleure protection contre les aléas.


Par Agra

Pollinisateurs : l’UICN tire la sonnette d’alarme pour les abeilles et papillons d’Europe

L’organisation internationale de protection de la nature (UICN) a averti l’Europe des risques pour « la survie » de ses pollinisateurs, notamment des abeilles sauvages, rapporte l’AFP le 11 octobre. Cette mise en garde a été formulée à l’occasion du congrès mondial de l’UICN qui se tient jusqu’au 15 octobre à Abou Dhabi. « Près de 100 espèces supplémentaires d’abeilles sauvages en Europe ont été classées comme menacées, dans une nouvelle évaluation conduite pour la liste rouge de l’UICN des espèces menacées », a indiqué l’organisation dans un communiqué. L’UICN y place « au moins 172 des 1 928 espèces évaluées » contre 77 en 2014, par exemple l’abeille Simpanurgus phyllopodus qui est « en danger critique ». Elle précise que « plus de 20% des espèces dans des groupes comme les bourdons et les collètes » courent un risque d’extinction. De plus, « le nombre d’espèces européennes de papillons menacées a fortement augmenté, de 76% en une décennie ». Ainsi, l’espèce grand blanc de Madère (Pieris wollastoni) qui se limitait à cette île portugaise, est désormais classée comme « éteinte ».


National | Par Actuagri

Un réseau pour la biodiversité

Créé il y a 20 ans le label Territoire de Faune Sauvage réunit agriculteurs, forestiers et chasseurs pour sauvegarder la biodiversité. La démarche fondée sur le bénévolat est ouverte aux propriétaires privés et aux collectivités territoriales. Voici trois exemples de territoires déjà labellisés ou candidats à l’être.  Etang Maison Suisse © Actuagri-JMC 1 ) Les établissements Peugeot Frères Qui savait que le constructeur de voitures Peugeot était propriétaire de forêts…