Mot-clé : Prévention

Par Agra

Frelon asiatique : le gouvernement annonce 3 M€ par an pour la lutte et la prévention

Le ministre délégué à la Transition écologique Mathieu Lefèvre a dévoilé le contenu du plan national de lutte contre le frelon asiatique, à l’occasion d’un déplacement dans les Vosges le 27 mars. Il prévoit « un financement global de trois millions d’euros par an » pour financer les moyens de lutte et de prévention contre le prédateur d’abeilles, ainsi que des actions de formation, selon le dossier de presse. Parmi les moyens de lutte financés figurent : « le piégeage de printemps », qui vise à capturer les reines fondatrices de colonies de frelons asiatiques ; « la destruction des nids » ; « le piégeage d’automne », qui vise à piéger les ouvrières des colonies ; et « la protection des ruches à l’aide de pièges sélectifs ». Les financements sont accessibles aux collectivités et associations, qui devront déposer leur demande via un guichet sur la plateforme Aides et territoires qui ouvrira le 1er mai. Le plan national prévoit aussi de créer un « réseau de référents  » frelon asiatique  » aux niveaux national et local » afin de mieux coordonner les actions et d’améliorer le partage d’informations. « L’ensemble du dispositif sera coordonné au niveau départemental », conformément à la loi contre la prolifération du frelon asiatique adoptée en mars 2025. Les préfectures « concernées » créeront une page web « dédiée au frelon asiatique » en faisant le lien vers le guichet d’aides et vers un formulaire permettant de signaler la présence de nids – un outil rendu obligatoire par la loi de 2025, indique le dossier de presse.


Par Agra

Loi d’urgence/élevage : un volet sanitaire à déployer par ordonnance

Comme attendu, le projet de loi d’urgence agricole (PLUA), dévoilé en intégralité le 11 mars par le média Contexte, comporte un chapitre sur la santé animale, reprenant des sujets actuellement en discussion dans le cadre des Assises du sanitaire. L’article 15 du texte habiliterait le gouvernement à prendre des ordonnances, dans un délai de 12 mois, dans quatre domaines. Il s’agirait d’abord de «définir les principes de financement des mesures de surveillance, de prévention et de lutte contre les dangers sanitaires», sujet au cœur des Assises.

Second thème : les «outils et systèmes d’information en matière de collecte et de gestion des données sanitaires et de mouvement des animaux». Les Chambres d’agriculture demandaient d’inclure dans le PLUA des dispositions notamment sur la dématérialisation de l’identification des animaux (bovins notamment). Enfin, il s’agirait de «conférer une habilitation aux piégeurs agréés» en matière de lutte contre les maladies animales, et de «préciser» les modalités de «l’habilitation sanitaire des vétérinaires». Lancées il y a plus d’un an, les Assises du sanitaire animal ont été retardées par l’épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) et par le blocage politique lié au projet de loi de finances 2026 ; le gouvernement prévoit toujours de les faire aboutir au premier semestre 2026.

Source Agra


Par Agra

Machines agricoles: tendance légèrement haussière des accidents, malgré moins de tracteurs

Le nombre d’accidents corporels ayant impliqué un tracteur agricole a augmenté en 2024, et suit une tendance haussière depuis 2010. Selon le bilan annuel de l’observatoire de la sécurité routière diffusé en septembre. En 2024, 267 accidents corporels ont impliqué un tracteur agricole, contre 249 en 2023, 243 en 2019 et 237 en 2010, soit une tendance légèrement à la hausse, alors même que le nombre de tracteurs est en érosion depuis les années 1990. Ces accidents ont induit la mort de 50 personnes (43 en 2010) dont 12 dans un tracteur. Parmi ces 50 tués, onze le sont dans un accident avec un tracteur seul, 35 dans un accident avec d’autres usagers (dont quatre piétons). Parmi les 49 conducteurs de tracteurs agricoles impliqués dans un accident mortel en 2024, 4 ont entre 14 et 17 ans et 4 ont plus de 64 ans ; 47 sont des hommes et 2 des femmes. Début novembre, la FRSEA Bretagne, plusieurs syndicats de salariés et acteurs sociaux ont présenté une campagne régionale inédite autour de la sécurité en tracteur. Elle vise à sensibiliser les employeurs et les jeunes en formation agricole aux bons réflexes pour prévenir les risques. L’évolution de la technologie, une certaine « insouciance » de la part des jeunes et un potentiel « défaut d’appréciation » de ces derniers par les exploitants seraient autant de vecteurs de risques, selon un élu.


Par Agra

Bovins : la FNPL va « promouvoir la vaccination », devenue « inévitable »

La FNPL (producteurs de lait, FNSEA) « va s’engager pour défendre et promouvoir la vaccination » contre les maladies animales, a annoncé son président Yohann Barbe le 7 octobre au Sommet de l’élevage. Le sujet « va nous animer tout l’hiver », a-t-il indiqué, précisant que son syndicat « passera dans tous les départements pour rappeler l’intérêt de la vaccination ». Selon M. Barbe, ce moyen de prévention est devenu « inévitable » dans un contexte de multiplication des maladies animales. Concernant la fièvre catarrhale ovine (FCO) – pour laquelle la vaccination n’est pas obligatoire –, « c’est à nous, éleveurs, de prendre notre responsabilité de vacciner leurs animaux au printemps » afin de les protéger avant le pic d’activité vectorielle à l’été. Pour d’autres maladies, comme la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), d’origine exotique, la vaccination est obligatoire. Dans ce cas, « nous demandons à la ministre de mettre en place une astreinte financière pour les éleveurs qui refusent de vacciner ». Par ailleurs, rappelle M. Barbe, dans le cadre du repeuplement après la DNC, il sera nécessaire de « vacciner les animaux entrant en zone réglementée ». Et, selon lui, les éleveurs des zones touchées demanderont probablement une vaccination préventive contre la DNC l’année prochaine.


Par Agra

Pesticides : feu vert de l’Assemblée pour créer un registre national des cancers

L’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité en première lecture, le 23 juin, la proposition de loi (PPL) créant un registre national des cancers, dans les mêmes termes qu’adoptée à l’unanimité au Sénat le 15 juin 2023. Selon l’article unique de la PPL, le registre national sera géré par l’Institut national du cancer (INCa) qui est chargé de collecter et traiter les données d’épidémiologie et de soins liée aux malades d’un cancer. Le but du registre est « d’améliorer la prévention, le dépistage et le diagnostic des cancers ainsi que la prise en charge des patients ». Cela permettra aussi de constituer « une base de données aux fins de recherche », que l’INCa mettra « à la disposition des organismes publics ou privés » de recherche et de l’Agence nationale de santé publique (Santé Publique France, NDLR). Un décret en Conseil d’Etat devra préciser « le rôle » des entités et organisations de recherche en cancérologie « labellisées » pour collecter des données, et « les modalités de leur appariement avec d’autres jeux de données santé ». A l’heure actuelle, seule 22% de la population française est couverte par un registre général départemental des cancers, selon la commission sénatoriale des affaires sociales.


Par La rédaction

Porc : environ 3000 cas d’hépatite E par an, en hausse via une meilleure surveillance

Environ 3000 humains affectés par l’hépatite E ont été recensés en France en 2022 et 2023 selon les données du Centre national de référence (CNR) reprises dans un rapport publié ce 4 février par l’Anses. L’agence sanitaire attribue la forte augmentation des cas (seulement 200 cas en 2009) à une meilleure surveillance de cette maladie du foie (en général), qui selon elle se contracte essentiellement en France en élevage de porcs, au contact de foie de porc cru ou en consommant des aliments à base de foie de porc insuffisamment cuits. Le nombre de patients testés a atteint 95 000 en 2023, contre seulement 2 150 en 2009, permettant d’établir un taux de cas positifs de 3,3% contre 9,6%, en forte décroissance. En publiant cette mise à jour, l’Anses rappelle l’avis qu’elle avait publié sur l’hépatite E en 2013 et invite à compulser sa fiche de danger. Une infection par le virus de l’hépatite E se traduit par des symptômes dans moins de 30% des cas, et affecte en particulier dans les pays industrialisés des personnes de plus de 55 ans ou présentant un déficit immunitaire. «Tous les aliments contenant du foie de porc cru (figatelli, saucisses de foie de porc crues, fraîches ou sèches, quenelles de foie) sont des aliments à risque et ne doivent pas être consommés crus», établit l’Anses.


Par Eva DZ

Police de l’environnement : les sénateurs veulent un «rééquilibrage» des missions de l’OFB

Un rapport du Sénat publié le 25 septembre appelle l’Office français de la biodiversité (OFB) à opérer «un rééquilibrage entre prévention et répression», pour «une police de l’environnement mieux acceptée et plus apaisée», rapporte l’AFP. Les sénateurs de la commission de l’aménagement du territoire et du développement rural du Sénat préconisent aussi de «dépénaliser certaines infractions environnementales». Ecrit par le sénateur LR Jean Bacci, le rapport a été adopté par la majorité sénatoriale, une alliance droite-centristes, avec le soutien du groupe macroniste.

L’hiver passé, pendant la crise agricole, l’OFB avait été critiqué par certains syndicats agricoles. Des bâtiments de l’office, lié au ministère de la transition écologique, avaient été dégradés ou bloqués par du lisier ou des feu de pneus. La FNSEA et les JA avaient exigé, fin janvier, le désarmement des agents de la police de l’environnement. Sur ce point, les sénateurs proposent de «proportionner la visibilité du port de l’arme à la conflictualité potentielle des situations de contrôle».


Aveyron | Par La rédaction

Conseils pour préserver son dos

Illustration issue de la brochure "Pour réduire les risques de mal de dos sur mon tracteur" de la MSA. Illustration : Michel Cambon Les vibrations causées par les tracteurs et autres engins agricoles sont dangereuses pour la santé, surtout pour le dos. Parce que cette activité occupe la majeure partie de leurs journées, les actifs agricoles doivent avoir les bons réflexes. Les vibrations font souffrir, pour se protéger, la MSA…


Aveyron | Par La rédaction

Belle initiative au lycée agricole La Roque, à Rodez

En France, 20 000 vies pourraient être sauvées chaque année si tout le monde était formé aux gestes de premiers secours. Agir rapidement en attendant l’arrivée des secours peut faire toute la différence.C’est pourquoi Groupama a lancé en septembre 2021 un programme national : Les Gestes Qui Sauvent.Reconnaître un arrêt cardiaque, savoir réagir en cas d’étouffement, de malaise : autant de situations qui peuvent arriver n’importe quand et pour lesquelles on doit pouvoir…