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La France n’acceptera pas l’accord de libre-échange UE-Mercosur «dans les conditions actuelles», a martelé le 13 novembre le Premier ministre français Michel Barnier à l’issue d’une rencontre avec la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. «J’ai dit à la présidente que, dans les conditions actuelles, cet accord n’est pas acceptable par la France et il ne le sera pas», a-t-il déclaré à des journalistes à Bruxelles. «Je recommande qu’on ne passe pas outre la position d’un pays comme la France», a-t-il mis en garde. Dénonçant «l’impact désastreux que cet accord aurait sur des filières entières notamment de l’agriculture et de l’élevage, M. Barnier a assuré qu’il y avait «les mêmes craintes dans beaucoup de pays européens». Interrogé sur les aménagements qui pourraient rendre le texte acceptable pour la France, il n’est pas rentré dans les détails. «Il ne s’agit pas de mettre des rustines ou de compenser, a-t-il simplement lancé.

Eva DZ

Les successions d’intempéries qui se sont succédé depuis l’automne 2023 pèsent également sur les comptes des entreprises de travaux agricoles (ETA), dont la fédération FNEDT demande, dans un communiqué paru le 13 novembre, des mesures «d’urgence» au ministère de l’agriculture. Le syndicat rappelle que les intempéries «augmentent l’usure des équipements, les casses matérielles et la consommation de carburant, parfois jusqu’à 300 % dans les régions les plus touchées, notamment sur la façade atlantique». De plus, les ETA font face à des risques d’impayés croissants, face à des clients agriculteurs dont les semis d’hiver 2023 ont été en partie annulés, retardés, ou renchéris, et les récoltes mauvaises. Dans le détail, la FNEDT demande la mise en place d’un «fonds de soutien d’urgence» pour les ETA, un «accès prioritaire et accéléré au régime de prise en charge des allocations de chômage partiel et d’allocations de longue durée pour maintenir l’emploi salarié», une «révision des dispositifs de gestion des aléas climatiques», une meilleure adaptation des calendriers réglementaires de travaux ; un échéancier pour le paiement des charges sociales ; et un «accompagnement» pour les gestion des encours de clients (report des échéances de prêts sans pénalité et aménagement des taux par les établissements bancaires).

Eva DZ

La Fnec (producteurs de lait de chèvre, FNSEA) demande aux industriels «d’inscrire un prix du lait de chèvre à la hausse dans les conditions générales de vente qui seront envoyées (…) à la grande distribution» dans le cadre des négociations commerciales, indique un communiqué du 12 novembre. Le syndicat rappelle que «la loi Egalim 2 assure la prise en compte de la matière première agricole». Or, «tous les producteurs n’ont pas conclu leur négociation» avec leur laiterie, explique le directeur de la FNEC Raphaël Guyet. «Nous avons eu le retour d’une entreprise qui a accepté une petite hausse», complète le directeur. «C’est aussi un signal pour les coopératives», précise-t-il. Les coop’ représentent une part importante de la collecte et ont la main sur le prix demandé dans les CGV. «Malgré les hausses ces dernières années, nous sommes encore au-dessous du prix de revient», déplore Raphaël Guyet. En 2023, le prix du lait de chèvre était «environ 25 euros/1000 litres en dessous du prix de revient». À cela s’ajoute la baisse de collecte (3% sur les huit premiers mois de l’année 2024) en lien notamment avec les «conditions climatiques défavorables à la production de fourrages», poursuit le communiqué. La fièvre catarrhale ovine (FCO) entraîne également des «baisses de rendement non négligeables» dans les exploitations caprines, ajoute Raphaël Guyet.

La rédaction

Le plan d’actions national destiné à répondre au déclin de la production de châtaignes est «en cours de finalisation», a annoncé Christian Lannou, directeur de recherche dans un entretien accordé à l’Inrae le 8 octobre. Et de préciser: «nous avons bien avancé, mais il reste à obtenir l’aval du ministère et le déblocage des crédits». Pour rappel, le ministère de l’Agriculture a signé une convention avec le Syndicat national des producteurs de châtaignes en février 2024, alors que la filière castanéicole est fragilisée «par les effets du dérèglement climatiques» et les «enjeux phytosanitaires». Quatre grandes lignes ressortent du plan d’action qui en découle, avec d’abord la recherche de méthodes innovantes de protection face aux maladies et parasites du châtaigniers (chancre du châtaignier, encre du châtaignier, cynips…). Par ailleurs, il s’agit de produire des plants résistants et en bon état sanitaire, mais également d’améliorer les pratiques post-récolte pour éviter le pourrissement (tri, conditionnement…). Enfin, il s’agit de travailler à l’élaboration de nouvelles pratiques culturales, telles que des techniques d’élagage, de compostage, ou encore de paillage pour lutter contre la sécheresse. «Nous espérons que les premiers projets seront mis en œuvre en début d’année prochaine… Dès que le ministère aura validé», souligne M. Lannou.

La rédaction

L’Assemblée nationale a nettement rejeté le 12 novembre en première lecture le projet de loi de finances (PLF) 2025, seule la gauche votant pour un texte qu’elle a largement contribué à réécrire, et qui a été «dénaturé» selon la majorité. La partie «recettes» du texte a été approuvé par 192 députés, issus du Nouveau Front populaire, contre 362, membres des quatre groupes de la coalition gouvernementale et du Rassemblement national et de ses alliés ciottistes. Ce rejet permet au gouvernement de soumettre au Sénat sa propre copie du PLF. «L’examen du texte au Sénat se verra alimentée par un certain nombre d’amendements du gouvernement qui seront issus d’adoptions d’amendements ici à l’Assemblée nationale», a déclaré le ministre du Budget Laurent Saint-Martin à l’issue du vote. Plus tôt dans la journée, les députés avaient rejeté sans surprise en commission la partie «dépenses» du PLF, très largement remaniée notamment par la gauche, qui a tenté de faire adopter le texte mais s’est heurtée à la coalition gouvernementale et au RN. Cet autre vote n’a que peu de conséquences sur la suite de l’examen parlementaire du texte dans l’hémicycle, car les députés repartiront de la version initiale du projet de loi.

La rédaction

Les experts des États membres du Comité spécial Agriculture ont approuvé, le 11 novembre, la proposition d’amendement de la Pac visant à octroyer une aide forfaitaire maximale de 42.000 € aux agriculteurs affectés par des aléas climatiques en 2024. Ce soutien sera financé par les fonds européens non utilisés de la période 2014-2020 du Fonds de développement rural. Le texte introduit également des simplifications administratives sur les modalités d’octroi de ce type d’aide d’urgence (définition de la notion de «force majeure»…). Les eurodéputés de la commission de l’Agriculture du Parlement européen, qui examinent le dossier selon une procédure d’urgence, devraient à leur tour valider ce règlement lors de leur réunion du 18 novembre.

La rédaction

Comme attendu par les professionnels, le ministère de l’Agriculture a publié, le 8 novembre au Journal officiel, un arrêté faisant passer au niveau de risque «élevé» pour l’influenza aviaire sur l’ensemble du territoire métropolitain. Le ministère avait expliqué plus tôt dans la semaine aux professionnels que la décision était fondée sur la dynamique forte et persistante de circulation du virus dans l’avifaune sauvage en Europe dans les couloirs de migration traversant la France, alors que les vols d’oiseaux s’intensifient au-dessus de l’Hexagone.

La rédaction

Lors de l’examen du projet de loi de finances (PLF) pour 2025, les députés ont allégé, le 8 novembre en séance publique, la fiscalité sur la transmission du foncier. Ils ont voté, avec l’avis favorable de la commission mais défavorable du gouvernement, des amendements républicains (DR) et macronistes (EPR) visant à aligner les règles de fiscalité appliquées en cas de transmission des terres agricoles sur celles de l’exploitation. «En exonérant de droits de succession ou de donation à hauteur de 75 % de la valeur du foncier et sans aucun plafond, à condition que celui-ci reste la propriété de l’héritier pendant 15 ans, nous pourrons ainsi préserver le modèle économique agricole français composé majoritairement d’exploitations familiales», soutient Nicolas Ray (DR) dans un amendement adopté. Les députés ont par ailleurs voté, contre l’avis du gouvernement, un amendement du rapporteur Charles de Courson (Liot) qui vise à étendre l’exonération partielle de droits de mutation à titre gratuit lors de la transmission de biens ruraux donnés à bail à long terme. Cela en rendant le dispositif «applicable à toutes les transmissions et non seulement à celles effectuées pour les baux conclus avec un jeune agriculteur».

La rédaction

Le conseil d’administration de la banque européenne d’investissement a annoncé le 6 novembre, avoir adopté un programme de soutien à l’agriculture de 3 milliards d’euros (Md€). «C’est le plus important soutien jamais apporté par la BEI à l’agro-industrie et aux agriculteurs européens», ajoute l’institution financière basée à Luxembourg. Dans le détail, ce programme a pour objectif de «mobiliser des investissements dans des domaines clés qui favorisent l’innovation, les pratiques durables et la résilience face aux changements climatiques». Il doit permettre également «de rationaliser les financements destinés à soutenir l’agriculture durable, les outils agricoles numériques, les systèmes de gestion de l’eau et les fonds de roulement nécessaires à la résilience aux changements climatiques et à l’adaptation des cultures» et favoriser l’innovation. La BEI indique que ce programme sera avant tout destiné aux jeunes agriculteurs, aux nouveaux agriculteurs et aux «entreprises de l’agro-industrie cherchant à promouvoir la durabilité». Enfin, la réduction des émissions de gaz à effet de serre, l’accroissement de la biodiversité et l’encouragement envers des pratiques relevant de l’économie circulaire seront des critères prioritaires dans l’obtention des financements.

La rédaction

La production viticole 2024 est attendue en recul de 23 % sur un an (contre -18% en septembre), du fait de «conditions météorologiques défavorables sur l’ensemble des régions», selon une nouvelle estimation publiée le 8 novembre par le ministère de l’Agriculture. Au 1er novembre, elle est estimée à 36,9 Mhl (contre 39,3 Mhl en septembre), un volume proche des niveaux historiquement bas de 2017 et 2021, années également marquées par des aléas climatiques. Cela représente un recul de 17 % par rapport à la moyenne quinquennale. Tous les types de vins sont concernés, notamment en Bourgogne, Beaujolais et Champagne, ainsi que les vins destinés aux eaux-de-vie (en repli de 36 % après avoir bénéficié d’une récolte exceptionnelle en 2023). Ces projections ont encore été revues à la baisse, puisqu’en septembre le ministère prévoyait un repli de 18 % sur un an. L’année 2024 a été caractérisée par des précipitations depuis le printemps et jusqu’aux vendanges et des problèmes sanitaires qui ont réduit les volumes. Dans de nombreux vignobles, la floraison s’est déroulée dans des conditions fraîches et humides, entraînant la coulure (chute de fleurs et jeunes baies) ainsi que le millerandage (formation de baies trop petites), rappelle le ministère. A cela s’ajoutent des pertes dues au gel au printemps, au mildiou et à la grêle en été.

La rédaction

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