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Alors que l’influenza aviaire ne s’était plus manifestée en France depuis deux mois, un nouveau cas a été confirmé dans l’Eure par le résultat d’analyse du laboratoire de Ploufragan le 27 décembre 2024. De ce fait, le statut de pays indemne d’influenza, déclaré à l’Organisation mondiale de la santé animale le 17 décembre à des fins d’exportation, est remis en cause. A l’occasion de cette déclaration, le ministère avait rappelé que le niveau de risque déterminant les mesures de biosécurité demeurait «élevée» en raison de la circulation active du virus dans les couloirs migratoires survolant l’Hexagone. Dans l’Eure 7 communes sont placées en zone de protection autour de celle de l’élevage atteint, La Poterie-Mathieu (1), et 46 autres dans la zone de surveillance. La surveillance des deux derniers sites infectés avait été levée respectivement le 15 décembre dans les Landes, et le 16 décembre dans l’Allier. Dans l’ensemble de l’Hexagone les mesures de biosécurité déterminées par le niveau de risque élevé consistent notamment à confiner les volailles ou, dans certaines conditions à leur ouvrir un parcours de surface réduite ou protégé par un filet.

La rédaction

A l’occasion de son déplacement, le 20 décembre, sur l’île de Mayotte dévastée par le cyclone Chido, le Premier ministre François Bayrou a annoncé plusieurs mesures d’aide dans le cadre d’un plan intitulé «Mayotte debout», dont un «soutien au développement des filières agriculture et pêche», dont le montant n’a pas été précisé. Dans un communiqué, les services de Matignon listent la série de mesures suivantes: fournitures de bâches pour la protection des installations agricoles ; approvisionnement en nourriture pour les vaches laitières ; simplification administrative de l’entrée des semences (en préservant le territoire de l’entrée d’organismes pathogènes) ; mobilisation des fonds européens pour la reconstruction des installations agricoles ; fonds de la MSA avec versement au plus tard le 15 janvier de 1000 euros pour les 1350 exploitations affiliées». Pour rappel, la quasi-totalité du cheptel de volailles de chair et une partie des poules pondeuses ont été anéanties par le cyclone Chido, selon le décompte de l’association interprofessionnelle de Mayotte (AIM) chez ses adhérents, qui forment les filières agricoles formelles de l’île. En filières végétales, la production maraîchère et les bananiers sont anéantis; la dizaine de serres sont hors d’état de fonctionner. Seulement 10% des arbres fruitiers seraient encore debout (orangers, citronniers, manguiers caféiers…).

La rédaction

Parfum d’armistice au dessus de Bel (Babybel, Vache qui rit, Boursin, Materne): trois familles, réunies en «concert» après des «différends» passés, vont déposer une offre publique d’achat commune sur la holding qui contrôle le groupe, selon un communiqué de l’Autorité des marchés financiers (AMF) publié le 24 décembre. Les familles Fiévet, Sauvin et Dufort ont signé un pacte d’actionnaires qui leur confère 98,52% du capital et 93,54% des droits de vote de la holding Unibel, cotée à la bourse de Paris, et vont déposer une offre de rachat sur les actions restantes. Ce pacte «met fin à l’ensemble des différends existant entre les membres du concert», avait précisé dans un communiqué mi-décembre Unibel, qui détient le groupe Bel à plus de 90%. En filigrane, les recours en justice de la société BBDE, présidée par l’ex-PDG de Bel, Bertrand Dufort, suite à l’opération publique de retrait de Bel menée par la holding en 2022. La Cour d’appel de Paris avait rejeté ce recours, ce dont s’étaient félicité Antoine Fiévet, alors membre du directoire d’Unibel, et Florian Sauvin, président de son conseil de surveillance. Les trois familles agissent désormais de concert. Conformément au règlement de l’AMF, le pacte d’actionnaires qu’elles ont signé prévoit le dépôt d’une offre publique d’achat simplifiée de la holding, au prix de 980 euros par action.

La rédaction

Réagissant à l’annonce du gouvernement Bayrou, la FNSEA et les Jeunes agriculteurs demandent, dans un communiqué du 24 décembre, à être «reçus au plus vite» par le nouveau Premier ministre. «Le chef du gouvernement ne peut rester silencieux sur ses intentions pour la Ferme France», martèlent les syndicats, qui demandent une «feuille de route concrète, avec un calendrier précis pour la mise en œuvre des engagements». Dans un autre communiqué diffusé la veille, la FNSEA et les JA saluent la reconduction d’Annie Genevard comme ministre de l’Agriculture, un choix qui «doit permettre d’assurer une continuité sur les dossiers agricoles». Et d’appeler la locataire de la Rue de Varenne à «concrétiser» les dernières mesures annoncées (aides FCO-8, prêts de consolidation, simplification), à reprendre les mesures fiscales et sociales inscrites dans le PLF et le PLFSS, et à faire inscrire les textes agricoles «de toute urgence» à l’agenda du Parlement (LOA, PPL Entraves, etc.).

La rédaction

Une étude publiée le 26 décembre par l’Ademe révèle une présence quasi systématique des microplastiques dans des sols à vocation agricole en France, mettant en lumière pour la première fois l’importance de cette pollution. Sur les 33 échantillons prélevés sur des forêts, des prairies, des vignes et vergers ou des zones de grandes cultures répartis sur tout le territoire de la métropole, 25 (soit 76%) contenaient des microplastiques. En moyenne, les sols analysés contiennent 15 particules de microplastiques (de taille inférieure à 5 mm) par kg de sol sec. Sans parvenir à identifier la source des microplastiques, l’Ademe «suppose que, pour les sols dédiés aux activités agricoles, une part de leur origine provient des pratiques agricoles mises en œuvre» (paillages plastiques, enrobages de semences, etc.). Les analyses effectuées par l’Institut de recherche Dupuy De Lôme, à Lorient, ont révélé une contamination dans la totalité des sols de prairies (quatre échantillons sur quatre), dans plus des trois quarts des sols de grandes cultures (17 sur 21), dans trois échantillons sur quatre de vignes et vergers et dans un seul des quatre des échantillons de sols de forêt. Les échantillons, prélevés en partenariat avec l’Inrae, contenaient principalement du polyéthylène et du polypropylène, des polymères majoritairement présents dans les emballages en plastique.

La rédaction

Le préfet des Alpes-de-Haute-Provence devra prendre sous 4 mois un nouvel arrêté qui identifie les points d’eau à prendre en compte pour définir les zones de non-traitement (ZNT), selon un jugement du 9 décembre du tribunal administratif de Marseille, repéré par Actu Environnement. Cette décision fait suite à un recours de FNE Provence Alpes Côte-d’Azur et FNE Alpes-de-Haute-Provence déposé le 3 février 2022, précisent les deux branches de l’association de défense de l’environnement. D’après FNE, l’arrêt actuel interprétait «de manière restrictive» les catégories de points d’eau à prendre en compte. «L’exclusion par la préfète des adoux et des canaux d’irrigation temporaires ou permanents de la définition des points d’eau (…) est illégale au regard de l’arrêté interministériel du 4 mai 2017, en ce qu’ils sont des points d’eau et doivent donc bénéficier du régime protecteur des ZNT», indique l’association.

Eva DZ

Si le début de campagne du chou-fleur français, en septembre, a montré des prix élevés (+110% par rapport à 2023), la situation s’est inversée par la suite à cause d’un élargissement rapide des disponibilités, soulignent les services du ministère de l’agriculture (Agreste) le 20 décembre. Cet afflux de volumes a entraîné les cours à un niveau inférieur de 17% à celui de la campagne précédente en octobre, puis de 74% en novembre. «Les demandes d’approvisionnement à l’exportation étant par ailleurs mesurées, la situation génère des invendus et des retraits, certains producteurs renonçant même à récolter», indique Agreste. Ce marché déséquilibré s’inscrit dans un contexte de production pourtant en baisse. La production nationale de choux-fleurs est estimée à 186 900 tonnes sur la campagne 2024-2025. Elle serait en baisse de 3% sur un an et inférieure de 16% à la moyenne quinquennale. «Seule la Basse-Normandie connaîtrait une hausse de production, en raison d’une amélioration des rendements par rapport à la campagne précédente», détaille la note. «La campagne de production du chou-fleur en Hauts-de-France est concentrée sur la saison d’été mais a pris quelques semaines de retard cette année en raison de l’humidité excessive sur les parcelles. Ce retard a été rattrapé par les producteurs entre juillet et août».

Eva DZ

Les autorités sanitaires américaines ont annoncé avoir redéfini pour la première fois depuis 30 ans ce que constitue une alimentation «saine». Avec ces nouvelles règles, les aliments étiquetés comme «sains» doivent contenir une certaine quantité d’un ou plusieurs groupes alimentaires recommandés par l’Agence américaine du médicament (FDA) : légumes, protéines, produits laitiers ou céréales, etc. Ils doivent aussi respecter des limites spécifiques en matière de graisses saturées, de sel et de sucres ajoutés. Plus de 42% de la population américaine adulte est obèse, selon les autorités sanitaires. La FDA a également annoncé qu’elle mettait au point un nouveau label pour aider les fabricants à signaler rapidement aux consommateurs qu’un aliment répond aux critères «sains». Dans la réglementation précédente, «l’accent était mis sur la baisse de toutes les graisses. Aujourd’hui, l’accent est mis sur la réduction des graisses saturées tout en reconnaissant les avantages des graisses saines», a expliqué Claudine Kavanaugh, de la FDA. Les avocats, noix, graines, poissons gras, œufs et huile d’olive sont désormais qualifiés de «sains», tandis que les en-cas sucrés à base de fruits et les barres fortement sucrées, sortent de la liste.

Eva DZ

Le Bureau technique de promotion laitière (BTPL, union de coopératives) lance en janvier un projet d’accompagnement des éleveurs laitiers bretons en fin de carrière pour «réfléchir sur la cession de leurs activités laitières et la valorisation de l’exploitation», a expliqué l’un des trois ingénieurs conseil du BTPL intervenant dans la région, Christophe Monnerie. Le BTPL table sur «entre 20 et 40 accompagnements par an». Il collabore notamment avec les coopératives Even et Agrial sur le projet, «mais cela peut se faire en direct avec des producteurs ou d’autres acteurs», précise Christophe Monnerie. Pour aider les cédants à attirer les repreneurs et leur famille, l’objectif est «de mettre en valeur des points forts qui ne sont pas forcément techniques, de voir plus large que l’exploitation», indique-t-il (proximité avec les grandes villes, bassin d’emploi attractif, services, etc.). Le programme du BTPL s’intègre dans le cadre d’une aide financière allouée par la région Bretagne, le dispositif «Agri Transmission» (multi-filières) présenté en novembre. Il s’agit d’une «aide au conseil stratégique couvrant les dix ans précédant l’arrêt d’activité». La région prend en charge 80% des dépenses de conseil dans la limite de 1000 € par bénéficiaire.

Eva DZ

Réuni en assemblée plénière le 19 décembre, le Conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes a proposé un plan d’aide de 1,5 million d’euros (M€) pour les éleveurs touchés par la fièvre catarrhale ovine (FCO). Cette enveloppe financera une aide «visant à compenser partiellement les surcoûts liés à la crise et à favoriser la reconstitution du cheptel», d’après un communiqué. Cette aide pourra atteindre jusqu’à 10 000 € par exploitation, avec un «soutien bonifié pour les jeunes agriculteurs et les exploitations les plus fragiles». Il s’agit d’une «aide à l’achat de brebis», fixée à 50 € par tête (80 € pour les jeunes agriculteurs), a précisé le vice-président Olivier Amrane en séance. Son règlement est «conditionné à la vaccination», a-t-il ajouté, en réponse à «une demande forte de la profession». Par ailleurs, l’exécutif régional propose aussi des «prêts de trésorerie d’urgence, garantis à hauteur de 80%» par son «Fonds régional de garantie pour l’agriculture». Concernant les pertes indirectes et à plus long terme, la région Aura va subventionner «la réalisation d’échographies pour évaluer la capacité de reproduction». Des aides qui viennent compléter celles de l’État, qui a commencé à indemniser les pertes et finance la vaccination contre le sérotype 3 de la maladie.

Eva DZ

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