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Selon une étude de FranceAgriMer mise en ligne le 20 janvier, les dépenses alimentaires à domicile des seniors (à partir de 65 ans) ont été les seules à augmenter en 2021, année post-covid de reflux de la consommation, et elles ont davantage augmenté que celles des autres tranches d’âge les années d’inflation suivantes, « grâce notamment à un pouvoir d’achat important en moyenne ». Ces achats « résilients », selon le terme du compte-rendu, comportent davantage de viandes que la moyenne (55 kg/an vs 44 kg/an), de fruits et légumes bios (6,2 kg/an vs 3,9 kg/an), de produits frais en général ainsi que de plats préparés (11 kg/an vs 10 kg/an), et relativement peu d’alternatives aux produits animaux. La dépense moyenne des seniors se composait en 2024 à 20% de viandes et à 17% de produits laitiers. L’office justifie son étude par la progression de la part âgée de la population, les naissances déclinant, et par l’importance des dépenses alimentaires des seniors. Ainsi en 2024, les ménages de 65 ans et plus ont dépensé 40 milliards d’euros pour leur consommation alimentaire à domicile. C’est 30% de la consommation à domicile totale. FranceAgriMer a exploité pour cette étude les données Worldpanel by Numerator.

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La dernière note de conjoncture laitière publiée le 28 janvier par le Cniel atteste d’une hausse des volumes collectés dans les grands bassins exportateurs laitiers que sont la Nouvelle-Zélande (+1,7% sur un an), les Etats-Unis (+2,3%) et l’UE (+1,3%). « En France, la collecte s’est nettement redressée depuis l’été 2025. Elle affiche une croissance de 1,3% en rythme journalier sur l’ensemble de l’année 2025 comparativement à 2024. Sur les deux premières semaines de 2026, la collecte apparaît également en hausse par rapport à l’année précédente, mais la dynamique de croissance s’avère moins nette que précédemment », note le Cniel. Résultat attendu, les cours des produits laitiers industriels poursuivent leur baisse, surtout le beurre à -2500 euros la tonne depuis l’été dernier, passant désormais au-dessous de 5000 euros. La poudre de lait écrémé continue de reculer depuis le début 2025 pour atteindre 2000 euros la tonne. Selon FranceAgriMer, le prix standard du lait de vache conventionnel était de 460 euros les 1000 litres en novembre 2025, orienté à la baisse depuis les mois précédents. L’indice général Ipampa Lait de vache de l’Idele (prix unitaire des charges dans les élevages) est en recul de 1% par rapport à novembre 2024.

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L’association PAN Europe dénonce, dans une étude publiée le 29 janvier, la « contamination quasi systématique des pommes conventionnelles européennes par des pesticides ». L’ONG a fait analyser 59 échantillons de pommes, achetées de façon aléatoire dans 13 pays européens, dont la France, l’Espagne, l’Italie ou la Pologne. Elle montre que seulement 7 % des pommes conventionnelles testées étaient exemptes de résidus. Et quelque 85 % des échantillons contenaient plusieurs résidus de pesticides, certains échantillons contenant jusqu’à sept résidus de pesticides différents. Dans 71 % des cas, PAN Europe indique avoir trouvé des molécules classées dans la catégorie des « candidats à la substitution », c’est-à-dire les plus dangereuses, et un tiers (36 %) contenait des pesticides neurotoxiques. PAN Europe prend l’exemple du fludioxonil, présent dans près de 40 % des échantillons : ce produit « de la famille des perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (PFAS) a été classé comme perturbateur endocrinien dans l’UE en 2024 ». Au total, 64 % des échantillons testés par l’ONG contenaient au moins un polluant éternel (PFAS). En 2023, 98 % des échantillons contrôlés par les États membres de l’UE étaient conformes à la législation sur les limites maximales de résidus de pesticides (LMR), et 58 % ne contenaient pas de résidus quantifiables, selon le rapport annuel de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) publié en mai 2025.

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Lors d’une conférence de presse organisée à Paris le 29 janvier, le syndicat France gaz (filière française du gaz) réclame auprès des autorités, par la voix de son président Frédéric Martin, « une trajectoire claire après 2028 » quant aux CPB (certificats de production de biogaz). Pour rappel, ces certificats, entrés en vigueur au 1er janvier 2026, doivent être achetés par les fournisseurs d’énergie (comme Engie) aux producteurs (p.ex. les agriculteurs méthaniseurs), pour être ensuite restitués à l’État lors de la vente d’énergie aux clients finaux, afin de démontrer leurs efforts en matière de décarbonation. Pour rappel, ces CPB doivent représenter 0,41 % des ventes des fournisseurs d’énergie en 2026, 1,82 % en 2027 et 4,1 % en 2028. Le président de France gaz a expliqué avoir discuté avec le gouvernement afin de le convaincre de publier un texte avec des objectifs post 2028 avant la prochaine PPE. Ce texte pourrait survenir avant le Salon de l’agriculture, sans certitude néanmoins, d’après le syndicat. Autre demande : si France gaz est en accord avec les objectifs globaux de décarbonation définis dans la stratégie nationale bas carbone (SNBC), elle l’estime toutefois trop déséquilibrée en faveur de l’électricité, et au détriment du gaz et du potentiel de la biomasse.

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Dans le cadre des Conférences de la souveraineté lancées en décembre par Annie Genevard, la section ovine d’Interbev s’est fixé l’objectif d’un million d’agneaux supplémentaires d’ici 2030, a indiqué son président Patrick Soury à Agra Presse le 29 janvier. Soit une croissance de près d’un tiers, alors que 3,045 millions d’agneaux ont été abattus en 2024. Un plan « ambitieux », assume M. Soury, sachant que la production et la consommation de viande ovine sont en érosion tendancielle ces dernières années. Au-delà de son travail en cours sur le renouvellement des générations et sur la consommation, l’interprofession compte « optimiser le potentiel de production de chaque élevage » grâce à un « accompagnement technique individualisé », selon l’élu. Il s’agira de construire des « contrats de progrès », dont les objectifs et les indicateurs seront fixés par les éleveurs. Ces « programmes d’amélioration sur cinq ans », menés avec un technicien référent, porteront notamment sur « trois piliers » : sol/agronomie, bâtiments et main-d’œuvre. Ils seront par ailleurs « couplés » aux besoins de la filière afin de produire « les catégories d’animaux dont la filière a besoin au moment où elle en a besoin ». Le but : optimiser la valorisation des ovins, espère M. Soury.

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Alors qu’Annie Genevard a annoncé des assouplissements supplémentaires à venir en matière de gestion du loup, les membres du Caf loup* ont rencontré le conseiller agricole du Premier ministre le 13 janvier pour lui présenter leurs propositions, a appris Agra Presse auprès de la FNO (éleveurs d’ovins, FNSEA). « Le Premier ministre a demandé aux deux ministres concernés (Agriculture et Transition écologique, NDLR) d’assouplir toutes les règles régissant les modalités possibles d’intervention, c’est-à-dire concrètement de prélèvements de loups », résume Claude Font, élu FNO en charge du dossier. L’ensemble des sujets semblent donc sur la table, et les demandes des professionnels dépassent le seul cadre de l’accès aux tirs de défense. Parmi les requêtes qui pourraient aboutir, selon la FNO : la possibilité pour tous les éleveurs de recourir aux lieutenants de louveterie et à la brigade loup, sans conditionnalité. L’arrêté mis en consultation fin 2025 réservait cette option aux seuls élevages ayant mis en place des mesures de protection. Par ailleurs, les pouvoirs publics et les professionnels s’accorderaient pour accorder le même régime d’accès aux tirs à toutes les espèces, alors que les bovins et équins sont actuellement soumis à un cadre différent, plus strict. Une mesure qui pourrait être incluse dans la future loi d’urgence agricole. * FNSEA, JA, FNO, Chambres d’agriculture France

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La Commission européenne a publié, le 28 janvier, au journal officiel de l’UE un règlement d’exécution reclassant la fièvre catarrhale ovine (FCO) en maladie de catégorie D + E (et non plus C + D + E). Une décision motivée par le fait que ce virus est désormais beaucoup plus persistant en Europe. Les différents sérotypes de la maladie sont tellement présents sur le territoire de l’UE que les services vétérinaires bruxellois estiment qu’il est devenu impossible de mener des opérations d’éradication et préfèrent se concentrer sur la gestion et l’atténuation des risques. Ainsi l’accent sera mis sur la gestion des risques «au moyen de mesures d’atténuation appliquées, par les autorités nationales, aux mouvements entre États membres de ruminants vivants et de leurs produits germinaux». Toutefois, cette modification de la classification de la FCO ne devrait pas s’appliquer immédiatement, plusieurs modifications de la législation secondaire de l’UE étant encore nécessaire avant celle-ci entre pleinement en vigueur.

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Les ambassadeurs de l’UE, lors de leur réunion (Coreper) du 28 janvier, ont validé le transfert des onze articles et quelques paragraphes d’articles actuellement inclus dans le règlement budgétaire vers le règlement sur la réforme de la Pac, tel que proposé par la Commission européenne au mois de novembre pour répondre aux critiques du Parlement européen. Il s’agit, notamment, des dispositions concernant les définitions, les paiements de crise ou les obligations vis-à-vis de l’OMC. Mais les Etats membres sont allés un peu plus loin en décidant de transférer aussi l’article 35 du Cadre financier pluriannuel (CFP) vers la Pac qui concerne les types d’intervention. Il s’agit de l’article qui définit les notions de paiement dégressif à l’hectare, de paiement couplé, d’aides aux petits agriculteurs… Toutefois, précise une source européenne, ces derniers points continueront à être abordés séparément dans le cadre du groupe horizontal du Conseil sur le CFP et donc pas par les experts agricole du CSA.

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Lors d’une conférence de presse le 27 janvier quelques jours avant son congrès, la FNB (éleveurs de bovins viande, FNSEA) a rappelé ses attentes pour les Conférences de la souveraineté, lancées en décembre par Annie Genevard. « Il faut faire en sorte qu’on ne perde plus aucune vache », a martelé son président Patrick Bénézit, en écho aux demandes de l’interprofession Interbev. Le plan que la FNB porte « avec la filière » comprend trois points : arrêter la décapitalisation, « garantir des marges pour l’engraissement grâce à la contractualisation » et « garantir l’installation ». L’association spécialisée de la FNSEA a rappelé les domaines dans lesquels elle attend des avancées : réglementation européenne sur le bien-être animal, Assises du sanitaire, prédation ou encore aides Pac. M. Bénézit est aussi revenu sur l’assurance des prairies, estimant que, à l’été et à l’automne 2025, « le satellite a prouvé une nouvelle fois son dysfonctionnement ». « La coupe est pleine, il faut revenir à un système d’expertises terrain », a-t-il résumé. La FNB tiendra son congrès, électif, les 4 et 5 février à Cournon-d’Auvergne (Puy-de-Dôme), au même endroit que le Sommet de l’élevage.

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La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a annoncé le 27 janvier que le gouvernement a ouvert une enquête administrative sur la nomination d’Anne Le Strat en tant que directrice déléguée à l’Office français de la biodiversité (OFB), selon l’AFP. « Comme toutes les autres nominations, elle a relevé d’une procédure administrative. Compte tenu de l’émotion suscitée par cette décision, je tiens à ce que nous soyons attentifs à ce que ce processus se soit déroulé dans la plus grande neutralité », a déclaré la ministre en séance de questions au gouvernement à l’Assemblée. « C’est pourquoi le Premier ministre a, dès [lundi] soir, saisi l’Inspection générale de l’administration, le Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), et l’Inspection générale de l’environnement et du développement durable (l’IGEDD) pour enquêter sur les modalités de son recrutement » a-t-elle ajouté, en réponse à la députée Christelle Minard (LR, Eure-et-Loir), qui critiquait le choix d’un profil « clivant ». Dans un communiqué le 27 janvier, la FNSEA a salué le lancement de l’enquête administrative.

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