Mot-clé : Biogaz

Par Agra

Énergie : Bruxelles compte sur le biogaz et les biocarburants pour moins dépendre des fossiles

La Commission européenne a présenté, le 22 avril, une feuille de route pour accélérer la transition de l’UE vers des sources d’énergie propres et locales et ainsi réduire sa dépendance vis-à-vis des combustibles fossiles importés, dont les cours s’envolent dans le contexte de guerre au Moyen-Orient. Si la communication se concentre sur l’électrification, Bruxelles souligne que «le biogaz et le biométhane peuvent également jouer un rôle plus stratégique». La production de biométhane dans les installations existantes pourrait être augmentée d’environ 10 % à 30 %, estime la Commission. Elle s’engage à continuer de soutenir «les projets de biogaz et de biométhane à l’échelle des exploitations agricoles et des coopératives, en veillant particulièrement à l’extension des installations existantes, à la réduction des obstacles liés aux autorisations et à l’amélioration du transport des matières premières durables entre les régions».

La Commission recensera aussi les capacités de raffinage existantes en Europe en vue, notamment, «d’accroître la production nationale de biocarburants durables de l’UE». De plus, Bruxelles devrait présenter d’ici l’été, un état des lieux des capacités européennes permettant de compléter le pétrole et le gaz comme matières premières pour la production de produits chimiques, mais aussi d’engrais par des matériaux biosourcés, et identifier les obstacles à leur déploiement.

Source Agra


Par Agra

Biogaz : la France devient première productrice européenne de gaz renouvelable

La France a augmenté de 13 % ses capacités de production de gaz renouvelable en 2025, se hissant sur la première marche du podium en Europe, avec des capacités équivalentes à la consommation annuelle d’environ un million de foyers, selon le Panorama des gaz renouvelables 2025 publié le 9 avril. « La France, en 2025, est devenue le leader de l’injection de biométhane dans les réseaux, devant l’Allemagne, devant le Danemark », s’est félicitée Sandrine Meunier, la directrice générale de NaTran, principal gestionnaire du réseau de transport de gaz, lors d’une conférence de presse. L’Hexagone disposait de 803 sites d’injection de gaz renouvelable dans les réseaux gaziers à la fin de l’année dernière, qui ont permis de couvrir 3,9 % de la consommation de gaz en France en 2025, selon le rapport annuel de la filière (Syndicat des énergies renouvelables, Gaz et Territoires, GRDF, NaTran et Teréga). Cela représente 15,5 térawattheures (TWh) par an de capacités d’injection en service, qui ont permis de produire 13,6 TWh de biométhane en 2025, précise le document. Les gaz renouvelables injectés dans les réseaux sont majoritairement issus de la méthanisation de biodéchets (agricoles, ménagers, boues de stations d’épuration…).


Par La rédaction

Méthanisation : Solagro publie 17 propositions pour rendre le biogaz « durable »

Dans une brochure publiée en mars détaillant le rôle de la méthanisation dans son scénario Afterres2050, l’association Solagro a élaboré 17 propositions afin de rendre l’activité « durable », soit compatible avec la notion d’agroécologie, tout en sécurisant la rentabilité financière des projets. Parmi ces mesures: l’instauration d’une prime « différenciée selon les catégories d’intrants, en fonction de leur intérêt et de leurs contraintes : effluents d’élevage, résidus de culture, CIVE, herbes de fauche, biodéchets » (aucune prime pour les cultures dédiées). Autre proposition : « ajouter une prime au tarif d’achat du biométhane sous condition de financement participatif, avec preuve annuelle d’un maintien au capital social de la société ». Ensuite, Solagro recommande que les aides actuelles à l’investissement soient complétées par « des aides régionales modulées grâce à un système de notation prenant en compte des critères écologiques et sociaux ». Par ailleurs, afin de garantir la solvabilité des projets auprès des banques, l’association juge nécessaire de « maintenir un tarif d’achat garanti pour des sites inférieurs à 25 GWh/an », et de « moduler les CPB (certificats de production de biogaz) selon la taille » des installations.


Par Agra

Biogaz : France gaz réclame des objectifs après 2028 pour les certificats

Lors d’une conférence de presse organisée à Paris le 29 janvier, le syndicat France gaz (filière française du gaz) réclame auprès des autorités, par la voix de son président Frédéric Martin, « une trajectoire claire après 2028 » quant aux CPB (certificats de production de biogaz). Pour rappel, ces certificats, entrés en vigueur au 1er janvier 2026, doivent être achetés par les fournisseurs d’énergie (comme Engie) aux producteurs (p.ex. les agriculteurs méthaniseurs), pour être ensuite restitués à l’État lors de la vente d’énergie aux clients finaux, afin de démontrer leurs efforts en matière de décarbonation. Pour rappel, ces CPB doivent représenter 0,41 % des ventes des fournisseurs d’énergie en 2026, 1,82 % en 2027 et 4,1 % en 2028. Le président de France gaz a expliqué avoir discuté avec le gouvernement afin de le convaincre de publier un texte avec des objectifs post 2028 avant la prochaine PPE. Ce texte pourrait survenir avant le Salon de l’agriculture, sans certitude néanmoins, d’après le syndicat. Autre demande : si France gaz est en accord avec les objectifs globaux de décarbonation définis dans la stratégie nationale bas carbone (SNBC), elle l’estime toutefois trop déséquilibrée en faveur de l’électricité, et au détriment du gaz et du potentiel de la biomasse.


Par Agra

Biogaz/biocarburants: l’Assemblée nationale approuve la suppression des ZFE

Saisie du projet de loi de «simplification», l’Assemblée nationale a approuvé le 28 mai la suppression des zones à faibles émissions, qui restreignent la circulation des véhicules les plus polluants, et ont accéléré le développement des filières biogaz (BioGNV) et dans une moindre mesure celle des biocarburants. Introduite en commission à l’initiative de LR et du RN, la suppression des zones à faibles émissions (ZFE) a été adoptée par 98 voix contre 51, avec celles de l’alliance RN-UDR, de la droite, de LFI et quelques macronistes. Écologistes et socialistes ont largement voté contre, comme certains députés MoDem et Horizons. La ministre macroniste de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher a tenté, en vain, de faire adopter un compromis, pour sanctuariser le fait que les ZFE ne seraient obligatoires qu’autour de Paris et Lyon, et instaurer toute une batterie d’exceptions à la main des collectivités qui veulent les mettre en place. «Ce ne sera pas possible de le faire même pour ceux qui le souhaitent », a déploré le ministère dans un communiqué, après le vote de l’Assemblée.» Des députés estiment toutefois que certaines dispositions, comme l’abrogation des ZFE, encourent un risque de censure au Conseil constitutionnel, comme cavaliers législatifs (trop éloignés du texte initial). Les votes sur les articles devront être confirmés par celui sur le projet de loi, alors que les débats sur ce texte, morcelés depuis début avril, doivent reprendre mi-juin, avec 623 amendements à étudier.


Par Elisa LLop

Biogaz/betterave : TotalEnergies met en service son unité XXL alimentée par Cristal Union

TotalEnergies a annoncé le 26 février la mise en service d’une nouvelle grosse usine de biométhane en France, la deuxième par la taille, située en Seine-Maritime et alimentée par des résidus issus de la transformation de betteraves fournis par le groupe sucrier Cristal Union. Située à Fontaine-le-Dun, à une cinquantaine de kilomètres de Rouen, l’usine BioNorrois est le huitième site de production de biométhane exploité par TotalEnergies en France. Sa taille est comparable à celle de BioBéarn (Pyrénées-Atlantiques), le plus grand site de production de biométhane du groupe dans le pays. « Grâce à cette nouvelle usine qui porte notre capacité de production de biogaz dans le pays à plus de 800 GWh (gigawattheures), TotalEnergies confirme sa position d’acteur majeur du marché », déclare Karine Boissy-Rousseau, vice-présidente chargée des gaz verts au sein de TotalEnergies, citée dans un communiqué. Selon le groupe, la production de biométhane du site s’élèvera à 153 gigawattheures (GWh) par an. L’injection de ce gaz non fossile dans le réseau gazier français devrait permettre de couvrir la consommation annuelle moyenne d’environ 30 000 habitants, en évitant l’émission de 30 000 tonnes de CO2 chaque année. Le groupe sucrier français Cristal Union, partenaire du projet et actionnaire à hauteur de 10% de BioNorrois, fournira pendant 15 ans les résidus de betteraves de son usine sucrière située à proximité immédiate.

Source AGRA


Par La rédaction

Biogaz : la France championne de l’UE en nombre d’unités, deuxième en volume

L’association européenne du biogaz (EBA) a publié en juillet une carte interactive des unités de production de biogaz et une actualisation des chiffres du secteur. Comme en 2022, la France se place en tête de l’Europe en nombre d’unités de production (675 en juin 2024, contre 477 en 2022), soit près de la moitié des effectifs communautaires (1364 en UE-27). Un effectif qui place l’Hexagone loin devant l’Allemagne (254, stable depuis 2022) et l’Italie (133 en 2022). La France se distingue très nettement des autres pays leaders par des unités plus petites en moyenne (197 Nm3/ha), contre 582 Nm3/ha en Allemagne, 961 au Royaume-Uni, 735 en Italie et 1077 au Danemark. Si bien que c’est l’Allemagne qui conserve la première place en termes de capacités nationales de production de biogaz, avec 148 000 Nm3/ha, devant la France (133 000), le Royaume-Uni (114 000), l’Italie (98 000) et le Danemark. Pas certain que la France conserve sa place dans les années à venir. Elle se situe en sixième place en termes d’investissements programmées (1,9 Md€). Le Danemark (3,6 Md€), la Pologne (3,4 Md€) et l’Italie (2,4 Md€) sont les trois pays les plus dynamiques. Selon les données du Secrétariat général à la planification écologique (SGPE) publiées le 4 juillet, le rythme de développement de l’injection de biogaz dans les réseaux avait continué de ralentir en France début 2024, après un premier coup de frein en 2023, et cinq ans d’accélération.