Mot-clé : assurance prairies

Par Agra

Assurance récolte: près d’1/3 des agriculteurs assurés ont déclaré un sinistre lié à la canicule

Après deux épisodes de canicules de grande ampleur en moins d’un mois, les cabinets des ministres de l’Agriculture et de l’Économie ont réuni, le 1er juillet, les principaux assureurs du monde agricole pour dresser un premier état des lieux des dommages. La réunion a notamment permis d’apporter des solutions pour anticiper les versements aux agriculteurs assurés comme à ceux relevant de l’indemnité de solidarité nationale. Le ministère de l’Agriculture et les assureurs se sont notamment accordés pour accélérer les procédures d’indemnisation et de versement des acomptes.

Selon France Assureurs, près d’un tiers des agriculteurs couverts par une assurance « multirisque climatique sur récoltes » ont déclaré un sinistre lié aux récents épisodes de canicule. « Les deux épisodes de canicule que nous avons récemment connus ont fragilisé de nombreux agriculteurs, touchés par des pertes de rendement et de bétail », détaille Florence Lustman, présidente de France Assureurs. Le bilan reste toutefois provisoire. « À ce stade, il est encore trop tôt pour disposer d’une évaluation consolidée des impacts par filière ou par type de culture. Les conséquences d’un épisode de chaleur extrême ne sont pas toujours immédiatement visibles et les expertises de terrain sont toujours en cours », indique Groupama à Agra presse le 3 juillet. Une nouvelle réunion est prévue mi-juillet, afin de préciser l’ampleur des dommages, les filières concernées et l’avancement des dossiers.


Par Agra

Bovins/Conférences souveraineté: avant son congrès, la FNB rappelle ses attentes

Lors d’une conférence de presse le 27 janvier quelques jours avant son congrès, la FNB (éleveurs de bovins viande, FNSEA) a rappelé ses attentes pour les Conférences de la souveraineté, lancées en décembre par Annie Genevard. « Il faut faire en sorte qu’on ne perde plus aucune vache », a martelé son président Patrick Bénézit, en écho aux demandes de l’interprofession Interbev. Le plan que la FNB porte « avec la filière » comprend trois points : arrêter la décapitalisation, « garantir des marges pour l’engraissement grâce à la contractualisation » et « garantir l’installation ». L’association spécialisée de la FNSEA a rappelé les domaines dans lesquels elle attend des avancées : réglementation européenne sur le bien-être animal, Assises du sanitaire, prédation ou encore aides Pac. M. Bénézit est aussi revenu sur l’assurance des prairies, estimant que, à l’été et à l’automne 2025, « le satellite a prouvé une nouvelle fois son dysfonctionnement ». « La coupe est pleine, il faut revenir à un système d’expertises terrain », a-t-il résumé. La FNB tiendra son congrès, électif, les 4 et 5 février à Cournon-d’Auvergne (Puy-de-Dôme), au même endroit que le Sommet de l’élevage.


Par Agra

Assurance des prairies : vers une baisse de couverture pour les non assurés (syndicat)

Dans un communiqué du 27 novembre, la FNB (éleveurs de bovins viande, FNSEA) affirme que le gouvernement envisage de « réduire le taux de couverture [de l’assurance des prairies] pour les producteurs non-assurés ». Alors que le projet de loi de finances (PLF) pour 2026 est en cours d’examen au Parlement, le syndicat dénonce « de faux arguments budgétaires » à l’origine de cette décision. Une perspective d’autant plus inquiétante, aux yeux de la FNB, que « rien n’est réellement fait pour lancer une véritable amélioration de ce dispositif défaillant ». L’association spécialisée de la FNSEA estime que l’indice satellitaire utilisé dans le cadre de l’assurance des prairies n’a pas suffisamment pris en compte la sécheresse de l’été 2025. En revanche, l’indice aurait « surestimé » les pousses d’automne, très abondantes, mais « peu voire pas valorisables », selon la FNB. En conséquence, le système aurait dû « reconnaitre des pertes plus importantes et déclencher des indemnisations », ce qui « n’est majoritairement pas le cas ». Et le syndicat de conclure : « Il est essentiel que les recours soient activés dans les départements », alors que la loi Entraves, promulguée cet été, prévoit des procédures de recours pour les éleveurs.