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« La consultation citoyenne sur la place des femmes dans l’agriculture* se termine le 31 août », a rappelé le 25 août sur son compte X personnel, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard. Cette consultation qui a été lancée le 4 juillet dernier permet à tout un chacun de donner son avis sur cinq blocs thématiques majeurs dans le parcours des femmes en agriculture que sont la formation ; l’installation et la transmission ; la santé et les conditions de travail ; l’engagement et enfin le statut et la retraite. L’objectif est de partager ses idées, ses témoignages et ses propositions « pour améliorer concrètement le quotidien des femmes dans l’agriculture », insiste Annie Genevard. Le questionnaire composé de 12 à 18 questions ne prend pas plus de 10 minutes pour y répondre. Au 25 août, plus de 2700 personnes avaient déjà participé. A l’occasion de la journée des Droits des femmes le 8 mars dernier, Annie Genevard, avait mis en place un groupe de travail dédié à la place des femmes en agriculture. Composée d’une douzaine d’agricultrices, de chercheuses, de syndicalistes* etc., il aura pour tâche de travailler sur les obstacles qui freinent les femmes et qui rejoignent en partie ce questionnaire. « Un plan d’action sera présenté à l’automne », a précisé la ministre. (*) www.agora.gouv.fr/consultations/place-des-femmes-en-agriculture

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François Bayrou a annoncé le 25 août qu’il engagerait le 8 septembre la « responsabilité du gouvernement » devant l’Assemblée nationale, pour trancher la « question centrale » de « la maîtrise de nos finances » et valider le principe de son plan d’économies budgétaires, rapporte l’AFP. Le Premier ministre a dit avoir demandé au président de la République Emmanuel Macron, « qui l’a accepté », de « convoquer le Parlement en session extraordinaire » pour y prononcer une nouvelle déclaration de politique générale « suivie d’un vote » pouvant entrainer la chute de son gouvernement. Ce vote « consacrera la dimension de l’effort » de près de 44 milliards d’euros de réduction du déficit public de la France, a affirmé M. Bayrou lors d’une conférence de presse de rentrée. Ce plan d’économies, présenté mi-juillet, a pour but de répondre au « danger immédiat » du surendettement qui menace le pays, a-t-il rappelé, pointant une « dépendance à la dette devenue chronique ». Le Rassemblement national votera « évidemment contre la confiance au gouvernement de François Bayrou », a indiqué Marine Le Pen lundi. « Seule la dissolution permettra désormais aux Français de choisir leur destin », a ajouté sur X la cheffe des députés RN, renvoyant dos à dos « gauche, droite et macronistes » qualifiés de « partis du système ».

Agra

Le Cnam s’est vu accorder le permis de construire pour l’Institut Boussingault, sa nouvelle école d’ingénieurs en agroalimentaire à Ploufragan (Côtes-d’Armor), a annoncé la presse régionale le 23 juillet. Dès septembre 2026, l’établissement ouvrira un cursus « Transitions alimentaires et IA ». Il sera agrandi avec la construction d’un nouveau bâtiment de 900 m² sur le site du Technopôle de Saint-Brieuc Armor Agglomération (SBAA). L’investissement représente 3,2 M€, cofinancé par l’État, la région Bretagne, le département des Côtes-d’Armor, SBAA et le Cnam, selon les Echos (article payant). Date de livraison : janvier 2027. L’offre de formation se déclinera du bac +1 au bac +8, en combinant les sciences du numérique aux domaines de la microbiologie, de la zootechnie et de l’agroécologie, précise l’institut sur son site internet. Lauréat de l’appel à manifestation d’intérêt « Compétences et métiers d’avenir » du plan France 2030, le projet s’appuie sur un « lien fort avec les milieux professionnels (Lactalis, Le Graët, association bretonne des industries agroalimentaires, Rob’Agri) et sur des partenaires de l’innovation tels que l’Anses, le centre de ressources technologiques Innozh et la Cité des métiers des Côtes-d’Armor ».

Agra

« La situation ne peut en rester là », a affirmé la ministre française de l’Agriculture, dénonçant le 21 août sur X un accord « déséquilibré » entre l’UE et les États-Unis, qui imposeront des droits de douane de 15 % sur les vins et spiritueux européens. « Cet accord, déséquilibré, porte atteinte aux intérêts français et européens en matière agricole : il impose des droits de douane de 15 % aux produits européens exportés vers les États-Unis, tout en offrant un accès accru aux produits américains sur le marché européen », déplore Annie Genevard. « Je regrette particulièrement l’absence d’exemption pour les vins et spiritueux, alors même que la France et d’autres pays avaient souligné l’importance prioritaire de ces produits », ajoute-t-elle, alors que la France exporte un quart de ses alcools vers les États-Unis. « La situation ne peut en rester là. Ce point n’est d’ailleurs pas clos », estime la ministre, qui « demande instamment aux négociateurs européens qu’ils en fassent une priorité des prochains échanges qu’ils auront avec les autorités américaines, dans les semaines et les mois qui viennent ». « J’attends en outre des mesures européennes fortes pour soutenir les producteurs qui seraient pénalisés par ce résultat inacceptable », a-t-elle ajouté.

Agra

Thierry Bussy, actuellement à la tête de la Safer Grand Est, est candidat à la présidence de la fédération nationale, a-t-on appris auprès de la FNSafer, confirmant une information du média Contexte. L’élection est prévue le 27 août. A priori sans surprise : « Thierry Bussy est sollicité par ses pairs », indique l’organe de régulation du foncier. Le président par intérim Gilles Flandin (Auvergne-Rhône-Alpes) et son secrétaire général Dominique Granier (Occitanie) ne sont pas en lice. Polyculteur-éleveur à Maffrécourt, une petite commune de la Marne dont il est maire, Thierry Bussy est président de la Safer Grand Est depuis 2021. Un nouveau mandat semble donc l’attendre, lui qui exerce aussi la fonction de conseiller départemental. La présidence de la FNSafer est renouvelée à la suite de l’éviction d’Emmanuel Hyest en juin.

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Le projet Pistamed, qui vise à poursuivre la structuration de la filière pistaches en France, a été retenu le 24 juillet dans le cadre du Plan Agriculture Méditerranée (PAM), a appris Agra Presse le 21 août. Il s’inscrit sur le territoire de l’Aire agricole de résilience climatique (AARC) Pistache, labellisée en juin. « Nous sommes en attente de l’instruction finale qui définira le niveau de financement. Pistamed a pour objectif d’assister les agriculteurs désirant développer une production de pistaches comme diversification agricole : accompagnent technique, formation et aide à l’acquisition de matériels pour les opérations post récolte », précise Benoit Dufaÿ, coordinateur de France Pistache, contacté par Agra Presse. La production de pistaches en France reste limitée : environ 800 kg bruts en 2024, un volume qui sera reconduit cette année à cause d’un printemps pluvieux et d’une mauvaise pollinisation. « 2026 pourrait voir une augmentation notable des volumes, les vergers plantés en 2020 entrant en production », souligne Benoit Dufaÿ. La pistache est cultivée sur 500 ha, dont environ 300 ha en Paca : « La dynamique de plantations est de 50 à 80 ha par an », avec des développements en Occitanie (principalement dans l’Aude et les Pyrénees-Orientales), en Corse et dans le sud de l’Auvergne-Rhône-Alpes (Ardèche et Drôme).

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La Fédération française des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS) a fait part de son « immense déception » le 21 août après que l’UE a annoncé avoir échoué à obtenir une exemption pour le secteur, qui sera taxé à 15 % à son entrée aux États-Unis. « Il y a une immense déception, parce qu’on a travaillé énormément pour obtenir l’exemption et elle était à portée de main. Nous avons la certitude que cela entraînera de grosses difficultés pour la filière des vins et spiritueux », a déclaré à l’AFP le président Gabriel Picard. D’après lui, ces 15 % s’ajouteront aux « 15% d’effets de change que la filière observe déjà » en exportant aux États-Unis, son premier marché, du fait de la faiblesse actuelle du dollar par rapport à l’euro. L’effet combiné « pourrait aboutir à une réduction d’un quart de nos ventes aux États-Unis, soit une perte de 1 Md€ », avait estimé le 1er août la FEVS. En 2024, la France y a écoulé 2,4 Md€ de vin et 1,5 Md€ de spiritueux (environ 25 % de ses exportations). « La défense de nos secteurs à l’export reste notre priorité. L’accord laisse ouverte la possibilité d’exemptions additionnelles, nous y travaillerons », a réagi pour sa part le ministre français du Commerce extérieur Laurent Saint-Martin.

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Les États-Unis et l’UE ont finalisé le 21 août leur accord commercial instaurant des droits de douane plafonnés à 15 % sur les produits européens, y compris les vins et spiritueux. « Malheureusement, nous n’avons pas réussi à ce que ce secteur » soit inclus dans les exemptions, a déclaré le commissaire européen Maros Sefcovic lors d’une conférence de presse en présentant les détails de l’accord commercial noué entre l’UE et l’administration Trump fin juillet. Il a ajouté que les discussions se poursuivraient et que « ces portes n’étaient pas fermées pour toujours ». Cette exemption aux droits de douane de 15 % pour les vins et spiritueux était vivement réclamée, en particulier en France et en Italie. Après des mois de négociations très âpres, Bruxelles et Washington ont scellé fin juillet un accord commercial basé sur des droits de douane de 15 % sur les produits européens qui arrivent aux États-Unis. C’est bien plus que le taux en vigueur avant le retour au pouvoir du président américain – autour de 4,8 %. Mais c’est moins que ce que le milliardaire républicain menaçait d’imposer au Vieux continent faute d’accord. Dans un court message posté sur X, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a salué un texte qui offre « prévisibilité pour nos entreprises et nos consommateurs ».

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Une trentaine d’agriculteurs de la FDSEA et des Jeunes agriculteurs du Bas-Rhin ont organisé une action coup de poing dans un hypermarché près de Strasbourg pour dénoncer le maintien de l’interdiction française de l’acétamipride (insecticide néonicotinoïde), rapporte l’AFP le 20 août. L’action s’est déroulée dans un hypermarché de Mundolsheim, au nord de la capitale alsacienne. Des producteurs ont chargé dans des caddies et sur des palettes les articles pour lesquels l’acétamipride, interdit en France mais autorisé en Europe, a pu être utilisé pendant la culture – notamment de noisette et de betterave à sucre : Nutella et autres pâtes à tartiner, biscuits Lu et Delacre, M&M’s, Kinder, Maltesers, tablettes de chocolat Nestlé ou Côte d’Or. D’autres agriculteurs ont apposé sur les étals des étiquettes « Sans solution, c’est la disparition » pour mettre en garde les clients sur l’avenir de certaines filières françaises. « Nous, on se retrouve dans une impasse par rapport à nos concurrents européens. Si des produits doivent être interdits, il faut les interdire pour tout le monde », a déclaré le secrétaire général de la FDSEA du Bas-Rhin, Laurent Fischer, qui réclame « une cohérence totale ».

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Dans une étude parue le 25 juillet, quatre chercheurs issus du Centre italien de recherche sur les cultures légumières et ornementales (Crea) et du département Agriculture de l’université de Basilicate (sud) ont exploré l’« irrigation déficitaire régulée » (IDR) pour la culture de tomates d’industrie. Il s’agit de réduire la quantité d’eau apportée aux plantes à certains stades de leur développement, notamment après que les fruits commencent à changer de couleur (stade de « perte de couleur »), qui signale le début de la maturation. Dans la vallée du Pô, des essais en plein champ ont été menés (irrigation complète et méthode IDR avec 50 % d’apport). Selon les résultats, la méthode IDR réduirait la consommation totale d’eau d’environ 25 % par rapport à l’irrigation complète, sans aucune perte de rendement. « Les tomates cultivées sous IDR présentaient des teneurs en solides solubles et en matière sèche plus élevées, deux indicateurs d’une meilleure qualité pour les produits transformés comme les concentrés et les sauces », soulignent les chercheurs. Les résultats suggèrent que la méthode serait efficace pour les producteurs italiens, souffrant d’un déficit en eau, mais également pour ceux sous des climats méditerranéens similaires.

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