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Dans un communique de presse le 18 septembre, la Fnab (agriculteurs bio) demande que le «maraîchage diversifié» soit prioritaire dans l’accès au «fonds de réarmement agricole» du gouvernement, lancé suite aux épisodes de canicule et de sécheresse cette année. Lors du lancement du fonds, la ministre de l’Agriculture avait indiqué que le maraîchage (sans préciser si elle parlait des légumiers ou des maraîchers diversifiés) ferait partie des critères de fléchage de l’enveloppe entre départements. Mais la Fnac constate « trop souvent » l’absence du «maraîchage diversifié», majoritairement pratiqué en bio, dans la construction des critères d’attribution. Ce faisant, la Fnab demande que les agriculteurs bio soient réintégrés dans les discussions du plan Casi (qui inclut le fonds de réarmement) dans tous les départements, rappelant que les fermes bio sont globalement moins bien assurées. « On a transmis aux préfectures nos bilans d’impacts fin août, mais on a “oublié” de nous inviter aux discussions dans de nombreux départements, c’est fâcheux quand-même d’oublier 17% des fermes françaises », commente Olivier Chaloche, co-président de la fédération. L’enquête qu’avait menée le syndicat en août a montré des pertes de production importantes surtout en légumes, arboriculture et certaines productions céréalières.

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D’après une récente note d’Agreste sur l’évolution des élevages bovins entre 2015 et 2025, le Sud-Ouest apparaît comme le plus touché par la décapitalisation, en vaches laitières comme en allaitantes. Selon le ministère de l’Agriculture, les départements du Sud-Ouest, « davantage orientés vers des systèmes de polyculture-élevage », ont vu leur nombre d’élevages laitiers fondre de 41 % à 64 %. Une baisse bien plus marquée que celle observée au niveau national (-35 % en dix ans, à 40 800 élevages). Agreste note « une tendance à la spécialisation » des élevages laitiers, qui sont de moins en moins nombreux à engraisser les jeunes animaux. Côté allaitant, les départements de Nouvelle-Aquitaine sont les plus touchés : -43 % d’élevages dans les Landes, -37 % en Lot-et-Garonne, ou encore -26 % dans le Limousin. Le bassin charolais* affiche également une baisse de 20 %, dépassant le recul national (-19 %, à 59 500 élevages). En revanche, le sud du Massif central résiste mieux (-3 % en Lozère, -10 % dans le Cantal), ainsi que le Nord-Est. La filière allaitante connaît « un recentrage sur le modèle naisseurs, qui reste le plus répandu », souligne Agreste. * Ancienne région Bourgogne, Allier, Cher, Indre, Loire

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Dans un rapport de suivi d’une première mission sur la «souveraineté alimentaire» lancée en 2022, après la crise Covid, la Cour des Comptes estime que les recommandations qu’elle avait faites au gouvernement n’ont été que partiellement mises en œuvre. C’est le cas notamment du «diagnostic complet des vulnérabilités». La Cour note que 362,4 M€ ont été alloués à l’innovation agricole pour pallier le manque d’information , mais que des «fragilités majeures persistent concernant le passage à l’échelle industrielle de ces innovations et la distribution alimentaire». Quant à la préparation aux crises des PME, des initiatives «territoriales et sectorielles» ont été mises en œuvre, mais «encore en ordre dispersé». Les auteurs font trois recommandations : «consolider les données relatives à la sécurité des approvisionnements et aux apports nutritionnels» ; intégrer «l’enjeu de la sécurisation des approvisionnements» dans la déclinaison française (PSN) de la future Pac ; et prendre en compte la distribution alimentaire dans les diagnostics de vulnérabilité des approvisionnements alimentaires.

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Les réserves mondiales des eaux continentales présentent une tendance à la baisse depuis 2014-2016, un signal persistant depuis une décennie, a averti l’Organisation météorologique mondiale (OMM), une institution spécialisée des Nations unies, dans un rapport sur l’état des ressources en eau dans le monde publié le 17 septembre. L’année 2025, parmi les plus chaudes jamais enregistrées, compte désormais parmi les plus sèches de ces 35 dernières années en matière de débit fluvial. Cette situation s’inscrit « dans un contexte de baisse à long terme des réserves d’eau douce de la Terre et de recul durable des glaciers – des tendances lourdes de conséquences pour les populations et les économies à l’avenir », explique l’OMM dans un communiqué. Certains éléments du cycle de l’eau évoluent rapidement, comme les précipitations, l’écoulement fluvial et l’humidité du sol, réagissant aux conditions météorologiques en quelques jours ou semaines. D’autres éléments, comme les eaux souterraines, les glaciers et le manteau neigeux saisonnier, évoluent plus lentement, au fil des saisons, voire des décennies ou plus, constituant des réserves qui permettent d’atténuer les années de sécheresse. Or, « nous sommes en train de vider ces réserves », a alerté la secrétaire générale de l’OMM, Celeste Saulo, devant les journalistes.

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Quatre pépiniéristes français annoncent le lancement la première plateforme de producteurs dédiée à la vente de végétaux français pour la maison et le jardin baptisée « Qui fait pousser », le 15 septembre. A la manœuvre, quatre acteurs de référence de l’horticulture française : Ernest Turc (spécialiste des bulbes à fleurs et des graines), Pépinières Renault (production d’arbustes), Maison Barrault (producteur de vivaces, plantes potagères et aromatiques) et Javoy Plantes (plantes grimpantes), représentant 360 hectares de culture ensemble. « La France importe aujourd’hui plus d’un milliard d’euros de végétaux d’ornement chaque année. Face à cette réalité, il nous semblait urgent de redonner de la visibilité à la diversité du végétal produit sur notre territoire, tout en valorisant le savoir-faire horticole français», explique Julie Renault, co-fondatrice de Qui fait pousser. La plateforme propose un large catalogue comprenant près de 6 500 variétés, déclinées en plus de 10 000 références, « issues majoritairement de la production nationale lorsque celle-ci existe encore, identifiable grâce au label Fleurs de France ». Par ailleurs, les quatre entreprises fondatrices sont labellisées Plante Bleue niveau 3, leur conférant la certification HVE. La plateforme garantit à ces derniers une rémunération plus équitable : 50 % du prix de vente leur revient directement, « soit en moyenne 20 % de plus que dans les circuits traditionnels ».

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La Turquie, exaspérée par les frappes en mer Noire, a soumis un protocole d’accord à Kiev et à Moscou pour mettre fin aux attaques contre les navires de commerce, a affirmé le 17 septembre à l’AFP une source diplomatique turque. Selon cette dernière, le texte à l’étude s’inspire notamment de l’accord sur les céréales, conclu en juillet 2022 entre Moscou et Kiev sous l’égide de la Turquie et des Nations unies, mais qui n’a duré qu’un an. La Russie s’en était retirée, dénonçant les entraves au commerce de ses produits agricoles. Quelque 33 millions de tonnes de céréales avaient pu être exportées en un an. Depuis, l’Ukraine exporte via un itinéraire de navigation qui longe les pays européens de la mer Noire, un trajet plus long mais loin des bâtiments de guerre russes. En vertu de ce mécanisme, les bateaux ukrainiens demeurent dans les eaux territoriales de la Roumanie et de la Bulgarie avant de décharger les produits et de les acheminer vers l’Europe, a rappelé le diplomate turc. « Notre proposition s’inspire de ce dispositif. Nous voulons utiliser les eaux territoriales des États voisins, y compris de la Turquie, ainsi que de la Géorgie si elle disposée à y participer », a-t-il ajouté, assurant que les protagonistes étudiaient le dossier.

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La Commission de l’agriculture du Sénat des États-Unis a adopté, le 16 septembre, son projet de loi agricole (Farm Bill), à une courte majorité (12 voix contre 11), marquant une nouvelle étape vers une réforme de cette politique. Le projet reprend dans les grandes lignes la position de la Chambre des représentants adoptée au printemps, incluant une disposition autorisant la vente de carburant E15 toute l’année, ainsi que l’étiquetage obligatoire du pays d’origine (COOL) pour la viande bovine. La prochaine étape consistera en un vote par l’ensemble du Sénat. Toutefois, le Sénat suspendra ses travaux avant les élections de mi-mandat (début novembre), à la fin de la semaine prochaine. Il est donc peu probable, selon les observateurs, qu’un vote puisse avoir lieu avant cette interruption. Ce vote et les négociations avec la Chambre des représentants qui suivront devraient donc se tenir après les élections, avec le risque pour les Républicains, actuellement majoritaires dans les deux chambres, de voir les Démocrates reprendre la main. Cela fait près de dix ans que le Congrès n’a pas adopté de nouveau Farm Bill, prolongeant chaque année depuis quatre ans les dispositions en place faute d’accord.

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Rencontré à l’occasion du Space, à Rennes, Cyril Legris, délégué régional de NégoA pour les Pays de la Loire, la Bretagne et la Normandie, a fait le point pour Agra sur la campagne en cours : « L’un des faits marquants reste les ventes précoces de blé de la part des agriculteurs pour, notamment, combler les problèmes de trésorerie. Difficile de quantifier le phénomène, mais il est plus important que les autres années. Les négoces ont donc dû eux aussi anticiper les règlements, ce qui, ponctuellement, peut compliquer la gestion des entreprises. » Comme dans de nombreuses régions, les négoces s’attendent à une moisson d’automne en net recul, notamment en maïs. Dans les allées du salon, certains avançaient « une moisson divisée par cinq », « en recul de deux tiers ». Une chose est sûre, cela aura des impacts notamment pour les structures qui possèdent des outils en nutrition animale. Beaucoup se questionnent aussi de l’impact, sur le terrain, du rapprochement entre les coopératives Agrial et Terrena : plusieurs négoces de la région étant filiales de ces groupes coopératifs. Du côté d’Agrial et Terrena, aucun commentaire n’a été fait, si ce n’est que « le dossier avance et devrait être bouclé d’ici à la fin de l’année ».

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Le resserrement des liens entre le Canada et l’UE, annoncé en grande pompe lors du discours sur l’état de l’Union le 16 septembre par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, n’est pas du goût du président américain Donald Trump. En guerre commerciale ouverte avec son voisin canadien depuis son retour aux affaires en janvier 2025, il a menacé Bruxelles de rompre les échanges commerciaux en réaction au projet de faire du Canada le premier pays membre associé de l’UE. Une idée qu’il a même qualifié de « ridicule ». « S’ils font cela, si j’estime qu’il s’agit d’un acte hostile, j’imposerai des droits de douane très lourds ou je cesserai tout commerce avec l’Europe », a-t-il lancé à des journalistes l’interrogeant sur le sujet, selon l’AFP. De son côté, la Commission européenne tente de jouer l’apaisement. « La proposition de renforcement de notre partenariat avec le Canada n’est dirigée contre personne », a d’ailleurs souligné Olof Gill, porte-parole en chef adjoint de la Commission européenne en charge du Commerce, auprès de l’AFP.

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Annoncée par la ministre de l’Agriculture Annie Genevard le 4 septembre dans le cadre du plan Sécheresse (CASI), la possibilité d’allonger, à partir de 2027, la période de référence des assurances récolte aux huit années précédentes engendrerait une hausse de tarif de 8 à 10 % pour les agriculteurs qui choisiraient cette option, indique le Crédit agricole, interrogé par Agra Presse. Le surcoût est variable selon les spécialisations et assolements des exploitations. L’établissement s’attend à ce que la plupart des agriculteurs fassent ce choix ; actuellement, les exploitants ont le choix entre la moyenne triennale ou la moyenne olympique (cinq ans, sans l’année la plus faible et l’année la plus forte), et choisissent celle des deux qui leur est la plus favorable. « Il faut impérativement que les agriculteurs français s’assurent », a lancé le 15 septembre la ministre de l’Agriculture. « Neuf éleveurs sur dix ne sont pas assurés, huit agriculteurs sur dix ne sont pas assurés », a martelé Annie Genevard au salon de l’élevage, à Rennes, posant même la question de rendre l’assurance obligatoire pour certaines filières.

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