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Interrogé le 9 octobre par Agra Presse au sujet de l’indice de production des prairies (IPP) fourni par Airbus, un porte-parole de l’avionneur français indique que « l’algorithme actuellement utilisé a montré sa fiabilité » depuis son lancement en 2019, même si des « incohérences ponctuelles » restent possibles. Les représentants des éleveurs contestent régulièrement l’évaluation des pertes, mesurée par satellite dans le cadre de l’assurance récolte, notamment en cette année « hors-normes ». « Comme n’importe quel processus de modélisation, l’IPP peut parfois produire des incohérences ponctuelles, liées à la combinaison de milliards de données », explique-t-on chez Airbus. « Cela ne remet pas en cause l’indice dans sa globalité. » Par ailleurs, les différences constatées entre l’indice satellitaire et les données de terrain ne sont pas forcément en défaveur des agriculteurs. Selon Airbus, « en Bretagne, la chambre d’agriculture estimait à fin août les pertes autour de 20 %. Mais l’IPP a mesuré que plus de la moitié des communes du Finistère présentaient des pertes supérieures à 30 % » (seuil de déclenchement de l’indemnisation de solidarité nationale). Le groupe toulousain dit recevoir « un nombre très limité de contestations, autour de quelques dizaines par an » ; un ordre de grandeur comparable à celui avancé par Annie Genevard au Space.

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À l’issue d’une réunion à Matignon avec les ministres de l’Agriculture, du Commerce et de la Transition écologique le 15 octobre, le Premier ministre Sébastien Lecornu a dessiné les contours du futur plan de relance, dont le budget est proposé entre 500 et 700 millions d’euros (M€), et qui sera proposé par voie d’amendement dans le cadre du projet de loi de finances (PLF) pour 2027. Le locataire de Matignon a évoqué trois axes : l’autonomie des exploitation, avec les questions du coût des engrais et du GNR ; l’adaptation au changement climatique, évoquant les bâtiments d’élevage, le stockage d’eau et l’assurance ; et la « simplification», notamment fiscale, annonçant, dans la lignée des Pactes Dutreil et Papin, un Pacte Genevard pour permettre aux exploitations de trouver plus facilement preneur. Les députés ont d’ailleurs déjà proposé une extension du Pacte Papin à l’agriculture en commission il y a quelques jours. La ministre de l’Agriculture a par ailleurs annoncé qu’un appel à projets devait paraître d’ici la fin d’année pour financer ou aider les projets d’avenir, qui seraient au nombre de 800 recensés par les services de l’État. Enfin la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a indiqué qu’au-delà des mesures qui pourraient être prises au début d’année pour l’adaptation, notamment des bâtiments d’élevage, le gouvernement réfléchissait à une extension des paiements pour services environnementaux (PSE), reliant cette annonce aux négociations en cours sur la prochaine Pac.

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Réunies du 14 au 16 octobre à Stockholm (Suède) à l’occasion de leur 12e congrès, les organisations et coopératives agricoles européennes (Copa-Cogeca) ont publié un appel à destination des chefs d’État et de gouvernement, qui se réunissaient au même moment à Bruxelles, afin de renforcer la Pac et le cadre financier pluriannuel de l’UE en cours de discussion. Dans cette déclaration, le Copa-Cogeca plaide notamment pour que l’agriculture soit reconnue comme un pilier de la sécurité et de la défense européenne. Le principal lobby agricole européen réclame également le maintien d’un budget de la Pac « réellement sanctuarisé » et ajusté à l’inflation. En outre, le Copa-Cogeca milite pour un renforcement des marchés et des instruments de gestion de crise, davantage d’investissements dans l’innovation, la résilience hydrique, les infrastructures, la numérisation et la bioéconomie. Enfin, il appelle à une Pac plus simple et plus proportionnée et qui respecterait « la diversité des modèles agricoles européens ». « L’Europe ne pourra pas renforcer sa sécurité ni prétendre jouer un rôle de puissance mondiale demain si elle affaiblit aujourd’hui les fondements de son agriculture », affirme le Copa-Cogeca dans un communiqué. Et de conclure : « Défendre la Pac, c’est donc défendre l’Europe ».

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Dans la soirée du 13 octobre, les députés de la commission des Affaires économiques ont continué d’augmenter les budgets d’aide aux agriculteurs dans le cadre de l’examen pour avis du volet agricole du projet de loi de finances (PLF) pour 2027. Pour 54 millions d’euros (M€), ils ont adopté un amendement du groupe LFI en faveur de l’agriculture bio. Il augmente l’éco-régime bio, pour le faire passer de 110 à 145 €/ha, comme demandé par la Fnab (agriculteurs bio). Le texte propose aussi 4,2 M€ supplémentaires pour l’accompagnement et la formation spécifiques aux agriculteurs en bio. Un autre amendement socialiste vise à renforcer – encore plus que prévu dans le projet de loi initial – les moyens de l’Inao, pour 5 M€. Un amendement du Rassemblement national (RN) prévoit d’augmenter de 20 M€ le programme 149 du budget du ministère de l’Agriculture, celui dédié à la Compétitivité et durabilité de l’agriculture. Un second amendement du RN augmente de 20 M€ les crédits alloués à la modernisation des exploitations agricoles, particulièrement pour la rénovation des bâtiments d’élevage. Enfin, les députés ont adopté, pour 1 M€, un amendement qui étend aux Cuma le dispositif de garantie des prêts de consolidation, prorogé pour 2027.

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Les Jeunes Agriculteurs (JA) et la FNSEA ont écrit au président Emmanuel Macron, à la veille d’un sommet des chefs d’État et de gouvernement des 27, pour lui rappeler son engagement en faveur du budget de la future Pac. «La première architecture budgétaire est inquiétante, et la France subirait une baisse d’environ 13% de son budget Pac, un scénario totalement incohérent au regard des conditions climatiques, économiques et géopolitiques actuelles», s’alarme l’alliance syndicale majoritaire. Les deux organisations, dans une lettre envoyée le 13 octobre, «appellent le président de la République, Emmanuel Macron, à être fidèle à son engagement et à poser les bases d’un budget de la Pac solide et à la hauteur des enjeux, a minima maintenu, inflation comprise», expliquent-elles. Pour la future Pac, Bruxelles a proposé un minimum «sanctuarisé» d’environ 300 milliards d’euros d’aides au revenu agricole, contre 387 milliards sur 2021-2027. Face au mécontentement agricole, la Commission européenne avait annoncé en janvier un complément à près de 100 milliards, mais les agriculteurs redoutent aujourd’hui que cette enveloppe soit utilisée à d’autres fins.

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À l’occasion du comité national de pilotage (CNP) du plan de prévention du mal-être en agriculture, le 14 octobre, Annie Genevard a annoncé le lancement d’un plan d’amélioration de la gestion du mal-être agricole. « Nous devons passer une nouvelle étape afin de donner plus de cohérence à l’action », a-t-elle indiqué, saluant par ailleurs le travail déjà accompli. Quatre thématiques ont été retenues : améliorer le pilotage des actions, mieux orienter vers les services idoines, renforcer le repérage des agriculteurs en difficultés, et « ne pas aggraver les situations par les procédures existantes » (contrôles en particulier). Les parties prenantes ont deux semaines pour formuler leurs propositions auprès du coordinateur national interministériel du plan de prévention du mal-être en agriculture. Compte tenu de l’agenda serré, Charles Peronne, nouveau conseiller de la ministre en charge du mal-être agricole, les a incités à « prioriser pour proposer un nombre resserré de mesures », cela afin d’ « avoir rapidement des améliorations concrètes ». La mise en œuvre est espérée au début 2027. Annie Genevard a par ailleurs annoncé le lancement d’une mission flash du CGAAER (ministère) afin de chiffrer l’ampleur du mal-être agricole « pour avoir une méthode robuste ». Enfin, le ministère vient d’éditer deux documents : d’une part, une fiche nationale de 3 pages compilant tous les services et toutes les aides disponibles qui sera diffusé largement (MSA, Sentinelles, associations, services de l’État) , et d’autre part un guide à l’intention des agents de l’État pour faciliter l’orientation.

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Clôturées le 13 octobre par la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, les Assises du sanitaire animal ont posé les fondements d’un système qui se veut « rénové ». Le secteur agricole a connu ses dernières années une recrudescence de crises sanitaires : influenza aviaire, fièvre catarrhale ovine (FCO), maladie hémorragique épizootique (MHE), dermatose nodulaire contagieuse (DNC) etc. L’ambition des acteurs du sanitaires « est de mieux anticiper et protéger les élevages grâce à une responsabilité partagée entre l’État et les filières », ont-ils indiqué. Une nouvelle doctrine de financement devrait clarifier la répartition des rôles : la prévention demeure la responsabilité première des éleveurs, tandis que l’État prend en charge la lutte et la surveillance. Les filières pourront s’appuyer sur l’élargissement Fonds de mutualisation sanitaire et environnemental (FMSE) à la prévention et à la surveillance, ainsi que sur la création de programmes sanitaires d’intérêt collectif (PSIC). Sur le terrain, des moyens ciblés seront mobilisés : 10,6 millions d’euros (M€) en 2026 pour la surveillance via le « vétérinaire sentinelle », 6 M€ sur trois ans pour garantir une surcapacité d’équarrissage en cas de pic de mortalité, et une feuille de route vaccinale. Enfin, la gouvernance au sein du Conseil national d’orientation de la politique sanitaire animale et végétale (Cnopsav) est modernisée pour renforcer la concertation en temps de paix comme de crise.

Actuagri

En 2025, le potentiel de production des viandes bio (bovins, veaux, ovins) recule significativement pour la quatrième année consécutive, d’après l’observatoire présenté par Interbev (interprofession) le 13 octobre. Au global, les abattages reculent de 6% sur un an, passant de 29 294 tec (tonnes équivalent carcasse) en 2024 à 27 541 tec en 2025. Cela est dû à « la réaffectation d’animaux finis et maigres vers le marché conventionnel, en lien avec l’augmentation des prix des animaux, le déréférencement en grandes et moyennes surfaces et le détachement des consommateurs », indique l’observatoire. Le seul circuit de commercialisation en hausse est la RHD (+1,6%) : il représente 19% des débouchés de viande bio. Les autres circuits sont en recul : boucherie artisanale (-12%), vente directe (-8%), grande distribution (-2%) bien que celle-ci demeure le principal débouché avec environ 44% des ventes, magasins spécialisés (-0,4%). Dans le détail, concernant la viande bovine, les abattages sont en baisse (-4,5%) de même que la consommation, mais le chiffre d’affaires augmente de 4,8% « en raison de l’inflation et de l’augmentation des prix de la viande (+6,5 %) ». Pour les veaux, les abattages ont reculé de 27% (pour s’élever à 1 867 tec). Quant aux agneaux, malgré une baisse des cheptels, les abattages augmentent de 4,3% (1 636 tec).

Agra

Quatorze enseignes de distribution ont décidé d’afficher le score de l’application Yuka sur leurs sites de vente en ligne, selon un communiqué publié le 13 octobre. « En France, 23 millions de personnes utilisent Yuka pour vérifier la composition d’un produit avant de l’acheter. Si ce réflexe s’est largement installé dans les habitudes de consommation en magasin, il restait jusqu’ici plus difficile à reproduire au moment de faire ses courses en ligne », précisent les fondateurs de Yuka. Onze enseignes affichent d’ores et déjà le score Yuka en ligne : Intermarché, Carrefour, Auchan Luxembourg, Chronodrive, Houra, La Fourche, Greenweez, Le Fourgon, Kazidomi, Bene Bono et Willy anti-gaspi. Biocoop doit suivre dans les prochaines semaines, puis Naturalia et Picard début 2027. Selon les enseignes, le score apparaît dans le catalogue ou sur la fiche produit, et peut être utilisé comme critère de recherche. Identique à celui de l’application, il est mis à jour automatiquement lorsqu’un produit est reformulé. Les enseignes de distribution et les marques ne peuvent ni intervenir sur le score ni décider de n’afficher que les produits les mieux notés. Chaque produit alimentaire est noté sur 100, selon trois critères : la qualité nutritionnelle, selon la méthode du Nutri-score (60 %), les additifs (30 %) et une bonification de 10 % pour les produits biologiques.

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Le groupe Altares a dévoilé, le 13 octobre, les chiffres des défaillances d’entreprises en France pour le troisième trimestre 2026 : dans le secteur agricole, elles progressent de 3,9 %, comparativement à la même période en 2025. « À rebours de nombreux secteurs productifs, l’agriculture poursuit sa détérioration, selon un communiqué. Les défaillances atteignent 344 procédures, contre 331 un an plus tôt (+3,9 %). Cette progression est moins spectaculaire que celle observée au 3ème trimestre 2024 (+48 %) ou 2025 (+30 %), mais elle confirme une tendance de fond. » Dans le détail par secteur, la culture de céréales (+24 %) et la viticulture (+43 %) sont « particulièrement fragilisées ». Les défaillances en élevage affichent -6,2 %. Parmi les autres secteurs, l’hôtellerie restauration devient « le principal foyer de dégradation ». « La restauration franchit un nouveau seuil avec 1 694 défaillances, en hausse de près de 10 % sur un an, note Altares. La tendance est particulièrement sévère pour la restauration rapide (+15,8 %, 764 procédures). La restauration traditionnelle (+6,3 %, 880) ne parvient toujours pas à inverser une trajectoire difficile depuis la crise sanitaire. C’est également le cas des débits de boissons, lourdement fragilisés cet été (+13,4 %), approchant désormais les 300 défauts. »

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