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Lors de l’examen du projet de loi de finances (PLF) pour 2027 le 8 octobre en commission des Finances, les députés ont renforcé le crédit d’impôt pour dépenses de remplacement des exploitants agricoles. Ils ont adopté, avec l’avis favorable du rapporteur Philippe Juvin (Droite républicaine), un amendement socialiste portant son taux à 100 % (contre 80 %). « Il apparaît indispensable que les agricultrices et les agriculteurs victimes d’un accident du travail ou d’une maladie puissent bénéficier d’un remplacement pris intégralement en charge », selon l’exposé des motifs. Un autre amendement DR élargit la cible des bénéficiaires.
Adopté avec l’avis favorable du rapporteur, le texte étend aux maires des communes de moins de 3 500 habitants le bénéfice du crédit d’impôt remplacement, dans la limite de douze jours supplémentaires par an. La loi de finances pour 2026 a réservé ce dispositif aux maires des communes de moins de 1 000 habitants. « L’exercice du mandat dans une commune de 1 000 à 3 500 habitants demande un temps croissant, sans que le maire dispose pour autant des moyens administratifs des communes plus importantes », justifient les auteurs.
Lors de l’examen du projet de loi de finances (PLF) pour 2027 en commission des Finances, le 8 octobre, les députés ont instauré un crédit d’impôt pour la transmission et une exonération de plus-values à l’installation. Le crédit d’impôt, issu d’un amendement socialiste adopté malgré l’avis défavorable du rapporteur, est lié à la transmission « au profit d’un exploitant qui s’installe ou est installé depuis moins de cinq ans et qui justifie de l’octroi des aides à l’installation ».
Son montant est égal à 50 % des intérêts perçus dans la limite d’un plafond annuel de 15 000 € pour les contribuables célibataires, veufs ou divorcés et de 20 000 € pour les contribuables mariés ; à 50 % du prix de vente dans la limite d’un plafond annuel de 20 000 € pour les contribuables célibataires, veufs ou divorcés et de 25 000 € pour les contribuables mariés. Il concerne les intérêts perçus au titre du différé de paiement ou du paiement sans différé dans le cadre de la vente de l’ensemble des éléments de l’actif. Les députés ont aussi adopté un autre amendement socialiste exonérant les jeunes agriculteurs de plus-values lors de l’installation sous forme sociétaire. Cette disposition n’est applicable qu’aux bénéficiaires des aides à l’installation.
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Alors que la saison des broutards démarre, les prix des jeunes bovins maigres ont décroché, perdant une quinzaine de centimes du kilo vif ces deux dernières semaines. Après une premier baisse en semaine 39, la cotation nationale du broutard charolais de 350 kg a reculé de 10 ct€/kg en semaine 40 (du 28 septembre), à 4,59 €/kg vif. Le broutard limousin de 300 kg a connu une chute similaire (-9 ct€/kg), pour s’établir à 5,02 €/kg vif, selon le bulletin hebdomadaire d’Interbev publié le 8 octobre. Des « pressions à la baisse, parfois brutales » dénoncées par la FNB (éleveurs de bovins viande, FNSEA) dans un communiqué le 8 octobre.
« Dans le même temps, alors que les prix des jeunes bovins [engraissés] sont en hausse chez tous nos voisins européens, en France, ils peinent à se stabiliser », ajoute le syndicat. Son président Patrick Bénésit « a interpellé la ministre de l’Agriculture » lors de sa visite au Sommet de l’élevage, lui demandant de « peser de tout son poids auprès des opérateurs de la filière, afin de stopper ces pressions inadmissibles ». Depuis la rentrée, les prix des broutards s’étaient stabilisés, après avoir subi une forte chute au printemps.
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Alors que le plafond de prélèvements de loups pour 2026 est bientôt atteint, la FNO (éleveurs d’ovins, FNSEA) annonce le 7 octobre qu’un relèvement temporaire de ce seuil, prévu par la réglementation, devrait bientôt intervenir. « Le gouvernement va activer les +2 %, j’en ai eu l’assurance hier », a indiqué le vice-président Claude Font lors d’une conférence de presse au Sommet de l’élevage. L’arrêté du 23 février 2026 fixe le plafond de prélèvements à 21 % de la population estimée de loups ; le texte prévoit aussi la possibilité pour le préfet coordonnateur de passer à 23 % en cas d’atteinte avant la fin de l’année. Selon M. Font, si elle était activée, cette disposition permettrait « 22 prélèvements de plus », sachant que « 216 loups ont déjà été prélevés sur le plafond annuel de 225 individus ».
« Il y a déjà eu des limitations des interventions des lieutenants de louveterie », ajoute le responsable syndical, afin d’éviter d’atteindre le plafond. Par ailleurs, un décret paru cet été a facilité la possibilité, pour le préfet coordonnateur, de suspendre les tirs dans certains territoires. « Il est inconcevable d’arrêter des tirs de défense, qui doivent être réalisés sur des loups proches des élevages, alors qu’ils ont été autorisés », martèle l’élu de la FNO, opposé à toute « gestion territorialisée des tirs ».
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À l’occasion d’une conférence le 6 octobre au Sommet de l’élevage, le vice-président de la FNSEA en charge des affaires européennes, Franck Sander, a plaidé pour que le plafonnement des aides, s’il devait être mis en place dans le cadre de la prochaine Pac, soit défini à une échelle européenne, et non laissé à la main de chaque État membre. « Nous voulons éviter un scénario où la Roumanie instaurerait un plafond de 300 000 euros et la France de 100 000 euros », a-t-il précisé à Agra Presse. Interrogé sur la position de la FNSEA concernant l’opportunité elle-même de plafonner les aides, Franck Sander n’a pas répondu.
De son côté, le Copa (agriculteurs européens), dont il est aussi vice-président, s’oppose frontalement à l’instauration d’un plafonnement des aides : « Le Copa ne souhaite pas ouvrir cette discussion. » La question du plafonnement des soutiens agricoles est un des points particulièrement débattus dans le cadre de la réforme de la Pac, que ce soit au Parlement européen ou du côté des États membres. Dans les deux cas, la majorité semble pencher pour rendre ce dispositif facultatif. La Commission européenne (anticipant une future entrée de l’Ukraine dans l’UE) insiste, elle, pour fixer ce plafond de manière obligatoire à 100 000 euros par exploitation, mais le commissaire Christophe Hansen s’est récemment dit ouvert à la discussion pour relever ce seuil.
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L’Ukraine s’oppose aux restrictions qui s’appliqueraient à ses exportations agricoles dans le cadre du processus d’adhésion à l’UE, a fait savoir le 7 octobre le ministre ukrainien de la Politique agraire, Taras Vyssotsky. Cette prise de parole intervient au lendemain de la publication par la Commission européenne d’un document de préparation à l’élargissement de l’UE dans lequel elle propose des « dispositions ciblées » pour limiter l’accès au marché de l’UE pour les produits sensibles ukrainiens.
Interrogé à ce sujet par l’AFP, Taras Vyssotsky a affirmé que l’Ukraine serait prête à d’éventuelles mesures temporaires mais s’opposerait à « une restriction permanente », qui « contredirait la logique même de l’adhésion pleine et entière à l’UE ». Selon lui, un dispositif comme celui-ci s’apparenterait « en réalité d’un modèle différent d’adhésion ». Et de conclure : « L’Ukraine ne peut pas accepter une telle approche ». Une position également soutenue par les représentants ukrainiens de l’industrie agroalimentaire (UCAB – Ukrainian Agribusiness Club) qui s’estiment, dans un communiqué publié le même jour, « de plus en plus préoccupés par une approche excessivement protectionniste de l’intégration de l’agriculture ukrainienne ».
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Une action syndicale portant sur l’assurance des prairies a eu lieu au Sommet de l’élevage de Cournon le 6 octobre, avant l’ouverture du salon, a indiqué David Chauve, président de la FRSEA Auvergne-Rhône-Alpes, à Agra Presse. Selon lui, une cinquantaine d’éleveurs du Massif central se sont rendus sur les stands des assureurs (Groupama, Pacifica, Abeille), d’Airbus (prestataire) et du ministère de l’Agriculture, y collant des stickers proclamant notamment : « L’agriculture brûle, le satellite regarde ailleurs ! » Une action visible sur la page Facebook du syndicat. Depuis la réforme de 2023, le syndicalisme majoritaire conteste régulièrement l’évaluation des pertes de production des prairies, désormais réalisée par un satellite d’Airbus. Avec la sécheresse historique de cet été, « l’indice satellitaire perçoit entre 15 et 20 % de pertes de moins que la réalité », affirme David Chauve. Ce qui peut représenter, selon, lui « environ 15 000 € d’indemnisations en moins » pour une exploitation moyenne. Alors qu’Annie Genevard est attendue jeudi 8 octobre au Sommet de Cournon, David Chauve attend de la ministre l’application de la procédure de recours prévue par la loi dite « Entraves » du 11 août 2025 et la réalisation d’enquêtes de terrain sur les pertes des prairies.
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Interrogée par Agra Presse au Sommet de l’élevage le 6 octobre, Sophie Villanova, directrice de la fédération des marchés de bétail vif (FMBV), témoigne d’un récent « afflux » d’animaux dans les marchés. En semaine 38 (du 14 septembre), environ 1 500 bovins de boucherie ont transité par les marchés (+500 en une semaine), ainsi qu’environ 800 bovins maigres (+400). Deux semaines plus tard, en semaine 40 (du 28 septembre), l’activité se maintenait encore à un niveau élevé, avec 1 399 bovins de boucherie et 7 589 bovins maigres, selon le site de la FMBV. D’après Sophie Villanova, cet afflux tient à au moins deux raisons : la sécheresse et le décalage des vêlages dû aux maladies vectorielles de 2024. Un phénomène également pointé par Interbev, qui y ajoute la mauvaise conjoncture laitière dans une note parue le 5 octobre. Après l’Idele début septembre, l’interprofession ne note pas « à ce stade, de phénomène massif de décapitalisation lié aux conditions climatiques de cet été ». En cumul entre le début de l’année et fin septembre, les abattages de gros bovins sont en recul de 3,9 % (en têtes) sur un an (-9,2 % pour les vaches allaitantes et -0,2 % pour les laitières). Interrogé par Agra Presse, le président de la section bovine d’Interbev, Emmanuel Bernard, estime que « les effets de la sécheresse pourraient se faire sentir fin 2026, début 2027 ».
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À l’occasion d’un point avec la presse le 6 octobre, le cabinet de la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a indiqué que le « plan de relance », qui doit faire suite au plan CASI (sécheresse), est toujours « en cours de construction », et n’apparait pas encore dans le projet de loi de finances (PLF) pour 2027, tel qu’il a été présenté la semaine dernière par le gouvernement. Ce plan sera proposé par le gouvernement par voie d’amendement lors des débats parlementaires. Pour rappel, le « plan de rebond » doit notamment inclure les conclusions des Conférences de la souveraineté, et compléter le financement des « projets d’avenir », pour l’instant assis sur un projet de sur-amortissement dans le PLF. Selon des proches du dossier, la ministre de l’Agriculture envisageait, début août, de flécher, au bénéfice des « investissements d’avenir », 17 millions d’euros (M€) issus de l’enveloppe de reliquats d’aides à la bio non consommées en 2025 et 2026 (estimée en tout à 120 M€). Lors de sa visite au salon Terres de Jim en septembre, Annie Genevard avait annoncé que de premiers « contrats d’avenir », prévus dans la loi d’urgence, devraient voir le jour « dans quelques semaines ». La FNSEA souhaite ajouter au « plan de rebond » des mesures fiscales et sociales. Lors du point avec la presse ce jour, le ministère de l’Agriculture a indiqué attendre des arbitrages favorables de Bercy pour faire évoluer l’épargne de précaution, sans précision.
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Dans un courrier adressé à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, consulté le 5 octobre par l’AFP, la France et l’Allemagne demandent à Bruxelles la mise en place d’un outil qui permettrait « si nécessaire » d’aller jusqu’à exclure immédiatement du marché intérieur les biens et les services d’un pays qui mène une guerre commerciale contre l’UE. Une demande qui fait écho à celle issue du Conseil européen de juin. Selon l’AFP, un tel mécanisme permettrait de d’agir en quelques jours, à moins que les États membres ne décident de s’y opposer à la majorité qualifiée (55 % des États membres représentant 65 % de la population totale de l’UE).
Bien que ne mentionnant pas explicitement la Chine, ces propositions interviennent au moment où le commissaire au Commerce, Maros Sefcovic doit se rendre à Pékin les 8 et 9 octobre à l’invitation du ministre du Commerce Wang Wentao pour poursuivre le dialogue et tenter d’obtenir des résultats en vue de rééquilibrer les relations commerciales. De son côté, l’Empire du Milieu a déjà menacé l’UE de représailles en cas « mesure protectionniste ou unilatérale », comme il a pu le faire par le passé contre certains produits agroalimentaires.
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