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Dans un communiqué de presse commun le 17 août, la FNP Fruits, Légumes de France (production), Felcoop (coopératives) et Gefel (AOP) alertent la distribution sur la faiblesse des volumes disponibles en 2026 à la suite des conditions climatiques. Pour les syndicats, « il n’est pas acceptable de construire les promotions de 2026 avec les volumes et les références de prix de 2025 ». Ils indiquent que les particularités de cette campagne ont modifié les calendriers et les volumes disponibles. Les signataires pointent « des opérations promotionnelles [qui] sont programmées plusieurs semaines à l’avance, avec un prix consommateur arrêté et parfois déjà imprimé dans les catalogues, avant même que les volumes réellement disponibles et les conditions d’achat auprès des fournisseurs aient fait l’objet d’un véritable échange ». Ils appellent donc les enseignes à prendre en compte les disponibilités, les conditions économiques et le calendrier avant toute programmation d’une opération promotionnelle. « Cette concertation doit intervenir avant la fixation définitive du prix consommateur et avant l’impression des catalogues ou la programmation des campagnes commerciales. »

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Dominique Schelcher, p.-d.g. de la Coopérative U, a annoncé le 14 août des mesures de soutien en faveur des la filière des fruits et légumes frais touchée par les aléas climatiques récents. Ces « mesures immédiates », prises « dès les premiers jours des vagues de chaleur », écrit-il dans sur le réseau social LinkedIn, concernent plusieurs points : « cahiers des charges révisés (tolérance sur les calibres et le visuel) pour assurer l’écoulement des récoltes ; prix d’achat également révisés pour soutenir économiquement les producteurs face aux surcoûts » et réduction des « délais de paiement de 30 à 15 jours pour soulager les trésoreries ». Le patron de la coopérative rappelle à cette occasion que « Coopérative U n’applique historiquement aucune pénalité de logistique ou de retard sur les livraisons de fruits et légumes ». La Coopérative U n’est pas le seul distributeur à avoir annoncé des mesures de soutien aux agriculteurs frappés par la sécheresse de cet été. Carrefour a ainsi décidé le 14 août d’assouplir ses cahiers des charges des fruits et légumes frais notamment en termes de poids, calibres et aspects visuels, de réviser les prix d’achat et de raccourcir les délais de paiement à 15 jours pendant un mois.

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Lors d’un déplacement en Gironde, le Premier ministre a annoncé le 17 juillet un plan d’aides de 100 millions d’euros (M€), en réponse au méga-feu qui a parcouru 42 000 ha dans le département et 3 600 ha dans les Landes. En parallèle des aides à la reconstruction, aux collectivités et au secteur économique, l’agriculture et la sylviculture bénéficient aussi de mesures dédiées. Dans un document envoyé à la presse, le gouvernement évoque, à court terme, la « mobilisation des leviers fiscaux et sociaux » (échéanciers et prises en charge de cotisations MSA, reports d’échéances fiscales et dégrèvements de TFNB). À moyen terme, la Gironde bénéficiera d’une « enveloppe d’aides ciblées de 6 M€ » afin de « soutenir les trésoreries et relancer la production », dans le cadre de l’« adaptation » du plan national CASI (Canicule, sécheresse, incendie), prévu pour la rentrée. S’y ajouteront des « prêts sécheresse bonifiés ou garantis par l’État, pour adapter les cultures et les élevages ». Concernant la sylviculture, le gouvernement a notamment annoncé une « aide exceptionnelle au broyage des jeunes peuplements », ainsi qu’un « financement pour le renouvellement forestier ». Une centaine d’exploitations agricoles ont été affectées par l’incendie (1 600 ha « dans l’emprise du feu ») ; 200 entreprises de travaux forestiers et, « près de 280 agriculteurs » ont été « réquisitionnés pour lutter contre l’incendie ». De son côté, lors d’un déplacement dans le Var le 17 août, le président Emmanuel Macron a promis que les communes du département touchées cet été par d’importants incendies bénéficieront des « mêmes dispositifs » d’aides qu’en Gironde.

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Dans une lettre ouverte aux agriculteurs publiée le 15 août, le Premier ministre Sébastien Lecornu évoque plusieurs mesures fiscales que son gouvernement compte « proposer » aux parlementaires. « Le budget 2027 sera (…) l’occasion de proposer au Parlement de voter des mesures de soutien et d’investissement », dont notamment « un suramortissement fiscal pour les projets d’avenir agricole » mis en place par la loi d’urgence agricole. Le locataire de Matignon évoque aussi plusieurs autres thématiques : « soutenir les investissements hydrauliques » ; « continuer d’adapter l’agriculture au changement climatique » ; « renforcer la gestion des risques » ; « accompagner l’installation et la transmission » ; ou encore « préserver la compétitivité de nos filières ». Et Sébastien Lecornu d’appeler le Parlement à « prendre sa responsabilité », en évitant les « considérations politiciennes liées aux prochaines échéances électorales ». « Économiser sur notre capacité à nous nourrir nous coûterait demain beaucoup plus cher », écrit encore le chef du gouvernement. Pour rappel, l’exécutif a publié le 16 juillet son projet de dépenses pour un budget 2027, dans lequel la mission Agriculture perdrait à nouveau 100 millions d’euros (M€), à 3,9 milliards d’euros (Md€).

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Dans un communiqué du 14 août, la FNSEA et les JA « prennent acte avec satisfaction » de la validation, le même jour, de la loi d’urgence agricole par le Conseil constitutionnel. Le texte « marque des avancées concrètes sur de nombreux sujets essentiels », estiment-ils : stockage de l’eau, planification de la production, prédation, création d’élevages, rémunération des agriculteurs, moyens de production, etc. Toutefois, « le combat continue » sur les quelques mesures censurées par les Sages, notamment sur la suspension de la redevance pour pollution diffuse (RPD), que les syndicats comptent porter dans la prochaine loi de finances. « D’autres dispositions devront être retravaillées », ajoutent la FNSEA et les JA, citant notamment les zones de non traitement de phytos (ZNT) en dehors des terres agricoles. Les syndicats majoritaires pourront compter sur le soutien de la ministre de l’Agriculture : Annie Genevard a déjà indiqué que sa position « reste constante sur ces sujets » et qu’elle compte « régler les difficultés » en matière de ZNT et de curage de plans d’eau.

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Dans sa décision publiée le 14 août, le Conseil constitutionnel valide la grande majorité de la loi d’urgence agricole adoptée par le Parlement le 21 juillet, tout en censurant huit dispositions ou articles et en formulant trois réserves. Les Sages ont notamment censuré l’article 35, qui instaurait des zones de non traitement de phytos (ZNT) hors des terres agricoles. Le Conseil a supprimé plusieurs articles considérés comme cavaliers législatifs : article 26 (suppression de la redevance pour pollution diffuse en cas de difficultés économiques) ; article 32 (bâtiments agricoles considérés comme des surfaces non artificialisées) ; article 36 (dérogations aux périodes d’interdiction de travaux sur les haies) ; article 55 (« pratique commerciale trompeuse » sur la rémunération des agriculteurs) ; ainsi que le 3° de l’article 14 (curage des plans d’eau). Concernant l’interdiction de l’acétamipride et de la flupyradifurone, les Sages ont validé le principe d’une dérogation, tout en l’assortissant de deux réserves. L’Anses pourra « restreindre le champ d’application géographique des dérogations qu’elle accorde en fonction des circonstances locales et de la gravité de la menace ». Autre modification : si l’Anses ne rend pas son avis sur la demande de dérogation dans le délai de deux mois prévu par la loi d’urgence, « l’absence de décision (…) vaut refus de la dérogation ». Enfin, le Conseil a validé la création d’un régime de police environnementale spécifique à l’élevage (article 46), mais en élargissant au maximum les possibilités de recours.

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Prévu dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, l’allègement de cotisations sociales pour les ex-conjoints collaborateurs vient d’être mis en place par un décret paru le 9 août au Journal officiel. « Cette avancée facilitera l’accès au statut de cheffe d’exploitation », souligne le ministère de l’Agriculture, rappelant que la mesure fait partie du plan d’action pour renforcer la place des femmes en agriculture, présenté le 23 février. Le décret instaure une exonération dégressive de cotisations sociales pour les conjoints collaborateurs qui s’installent en tant que chefs ou co-exploitants à compter du 1er janvier 2027. Cela concerne les cotisations d’assurance maladie, invalidité-maternité, allocations familiales et assurance vieillesse de base. L’exonération est dégressive : à hauteur de 65 % la première année d’installation, 55 % la deuxième, 35 % la troisième, 25 % la quatrième et 15 % la cinquième, dans la limite du plafond prévu par les textes. Pour rappel, la loi du 17 décembre 2021 limite à cinq ans le statut de collaborateur d’exploitation. Résultat, « plus de 8 000 conjoints collaborateurs, dont plus de 80 % sont des femmes, devront quitter ce statut » au 1er janvier 2027, d’après le communiqué.

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Déjà à des niveaux historiquement bas faute de précipitations durables, le Rhin pourrait bientôt ne plus être navigable sur l’ensemble de son cours en Allemagne et se retrouver coupé en deux, a averti le 10 août la Fédération allemande de la navigation intérieure (BDB). Pour rappel, le Rhin est une voie d’eau cruciale pour les exportations françaises de grains (blé, maïs, colza, etc.). « L’évolution des niveaux d’eau n’annonce rien de bon », a déclaré au quotidien Rheinische Post Jens Schwanen, directeur général de la BDB. Selon lui, le manque de pluie fait que le niveau d’eau à Kaub, en Rhénanie-Palatinat, entre Coblence et Mayence (ouest), point de référence essentiel pour la navigation et l’économie, devrait tomber pour la première fois cette semaine sous les 10 cm. À de tels niveaux d’eau, le Rhin « ne sera plus navigable de manière continue et se retrouvera scindé en deux », empêchant la continuité dans cette région tant pour le transport commercial de marchandises que pour les bateaux d’excursion, a expliqué M. Schwanen. Le trafic fluvial restera possible entre les ports ARA (Amsterdam, Rotterdam, Anvers) et la Rhénanie-du-Nord-Westphalie jusqu’aux environs de Cologne, via le Rhin et le réseau de canaux de l’ouest de l’Allemagne, selon M. Schwanen. Plus au sud, la navigation pourra se poursuivre sur des affluents comme le Neckar, la Moselle, le Main et le canal Main-Danube.

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Depuis le début de la nouvelle campagne de comptage, le 1er juin, le ministère de l’Agriculture a comptabilisé, au 6 août, 485 foyers de fièvre catarrhale ovine de sérotype 3 (FCO-3), quasiment tous situés dans le Sud-Ouest. Affectant les ovins, bovins et caprins, cette maladie vectorielle est présente dans une vaste zone s’étirant de l’Hérault jusqu’aux Pyrénées-Atlantiques et de la Dordogne jusqu’au Cantal. Les départements pyrénéens apparaissent comme les plus touchés, notamment les Pyrénées-Atlantiques (195 foyers), les Hautes-Pyrénées (63) et l’Ariège (48). En dehors du Sud-Ouest, seules la Haute-Savoie et la Manche connaissent actuellement des cas (respectivement quatre et un). Lors de la campagne 2025-206, l’Hexagone avait dénombré plus de 7 600 foyers de FCO-3 ; l’Ouest (Bretagne, Normandie, Pays de la Loire), aujourd’hui épargné, était alors particulièrement touché. En revanche, aucun cas du sérotype 8 n’a été détecté depuis le 1er juin (plus de 3 300 foyers en 2025-2026). Idem pour la FCO-4 (aucun cas en Corse en 2026, et depuis 2018 en Fance continentale). Avant l’été, une nouvelle campagne de vaccination, partiellement à la charge des éleveurs, a été relancée contre la FCO-1, absente de France mais présente en Espagne.

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Les vagues de chaleur, les prix de l’énergie et le contexte géopolitique tendu ont poussé en juillet l’indice des prix alimentaires de la FAO à la hausse de 0,6 % sur un mois, et de 1 % par rapport à l’an dernier, tiré notamment par les cours du sucre, des céréales et des huiles végétales. Ces augmentations ont été « partiellement compensées par les baisses » des cours de la viande et des produits laitiers, explique l’organisation onusienne le 7 août. Les prix du sucre ont bondi le mois dernier à cause des « inquiétudes » générées par les effets des canicules et sécheresses sur la production européenne, ainsi que par le phénomène El Niño sur la production asiatique, a relevé la FAO. L’indice reste toutefois inférieur de 8 % comparé à l’année dernière. Les dérèglements climatiques ont aussi eu un impact sur les céréales, au premier rang desquelles le blé dont les prix ont bondi (+5,8 % en juillet et +9,9 % sur un an). Les cours du blé font également l’objet d’« inquiétudes accrues concernant la poursuite des perturbations des flux d’exportation en mer Noire », a souligné l’organisme. La production de maïs (prix à +3,6 %), déjà perturbée par la flambée des prix de l’énergie provoquée par la crise au Moyen-Orient, a aussi souffert de la chaleur.

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