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Au 2 septembre, 39 organismes gestionnaires de signes officiels d’identification de la qualité et de l’origine (Siqo) ont demandé des modifications temporaires de leur cahier des charges, en général jusqu’à l’été 2027. La plupart des demandes sont motivées par les difficultés de respecter les obligations du cahier des charges à cause de la sécheresse. Or ceux-ci exigent souvent de s’approvisionner en fourrage au sein d’une aire géographique délimitée.
Vingt demandes concernent des fromages AOP ou IGP (abondance, beaufort, comté, etc.). Il s’agit souvent de modifier le taux d’alimentation provenant de la zone délimitée ou la nature de l’alimentation. Parmi les autres produits, il s’agit surtout de cidre, de vin, de volailles, d’agneau et de bœuf. Sur l’ensemble des 39 demandes validées par l’INAO, 16 arrêtés ont été publiés au Journal, les autres étant attendus à brève échéance. L’INAO constate que le volume des demandes actuelles de modifications temporaires est plus important qu’entre 2023 et 2025, alors que la dernière vague de cette ampleur remonte à 2022, année de sécheresse. À la même date, l’INAO a moins de demandes qu’en 2022, mais d’autres demandes peuvent encore être déposées.
Lors de sa conférence de presse de rentrée le 2 septembre, la FNSEA a précisé ses demandes pour le plan CASI (aide d’urgence face à la sécheresse), sans toutefois préciser l’enveloppe totale d’aide souhaitée. « Notre préoccupation numéro un, c’est l’impulsion qui va être donnée pour assurer la continuité de la production agricole », résume son président Arnaud Rousseau. Notant que « de nombreux agriculteurs n’y croient plus », le syndicaliste veut « absolument éviter le sur-accident » pour la campagne à venir en cas d’abandon de production (jachère ou décapitalisation).
Dans le détail, le secrétaire général Hervé Lapie a listé les demandes de la FNSEA : « fonds d’allègement des charges massif à la main des préfets » ; prolongation jusqu’au 31 décembre des aides pour l’achat de GNR et d’engrais ; suspension de la TFNB et de la RPD ; « aménagements bancaires » ; prise en charge des cotisations sociales ; versement des aides Pac « le plus rapidement possible » ; « activation de l’ISN » et de l’assurance récolte ; réouverture des négociations commerciales ; parution des décrets d’application de la loi d’urgence. Le syndicat souhaite aussi « que l’administration soit au service des agriculteurs » et qu’elle fasse preuve de « mansuétude sur des écarts mineurs à la législation », notamment au sujet des couverts végétaux ou des jachères fleuries.
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Initialement prévue jeudi 3 septembre, la présentation du plan d’aide d’urgence CASI (canicules, sécheresse, incendies) est « décalée de quelques jours », a indiqué le ministère de l’Agriculture à la presse le 2 septembre. « Les montants étant conséquents, nous avons besoin de quelques jours en plus de concertations entre les ministères », précise l’entourage d’Annie Genevard. « On comprend qu’il y a du mouvement entre Matignon et le ministère de l’Agriculture », a ajouté de son côté Arnaud Rousseau en conférence de presse. Aux yeux du président de la FNSEA, il est impératif que ce retard n’atteigne pas « plusieurs semaines ». « Nous avons rendez-vous avec le Premier ministre le 8 septembre. Nous avons besoin que les annonces soient faites avant », a-t-il précisé.
Et de rappeler que « c’est maintenant les agriculteurs prennent leurs décisions » concernant l’assolement ou le maintien des cheptels. De leur côté, les JA ont déploré dans un communiqué « un signal particulièrement négatif adressé au monde agricole ». Le plan CASI a été annoncé fin juillet face à la sécheresse et aux canicules historiques de cet été. En août, la ministre de l’Agriculture avait annoncé qu’il comprendra notamment des aides à la trésorerie « à la main des préfets », « plusieurs centaines de millions d’euros » d’ISN (indemnité de solidarité nationale, dans le cadre de l’assurance récolte), ainsi que d’autres dispositifs d’aide.
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«C’est un défi d’ampleur qui attend cette commission. Il faudra du temps pour dégager des compromis qui recueilleront une majorité car il y a beaucoup de disparités», a prévenu l’eurodéputé Norbert Lins (PPE) en charge de la réforme de la Pac lors d’un premier débat en commission de l’Agriculture (Comagri), le 2 septembre, sur les près de 3500 amendements déposés dans ce dossier. Compte tenu des divisions qui ressortent de ces amendements, le rapporteur parlementaire s’attend à des débats compliqués sur trois sujets en particulier : le plafonnement et la dégressivité, la conditionnalité sociale de la Pac («certains veulent la supprimer, d’autres la renforcer de manière considérable») ainsi que l’ambition environnementale générale du texte.
Dario Nardella, chef de file des sociaux-démocrates sur ce sujet, se dit toutefois convaincu que les parlementaires de la Comagri sont d’accord sur l’essentiel: «Préserver le caractère commun et l’autonomie financière de la Pac face à la menace de renationalisation.» «Beaucoup dépendra du budget qui émergera des négociations entre les États membres», ajoute Norbert Lins. L’objectif est de finaliser une position de la Comagri d’ici la fin de l’année pour un examen en plénière début 2027.
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Les services de la Commission européenne ont confirmé, le 31 août que le Brésil ne sera plus autorisé, à partir du 3 septembre, à exporter vers l’UE des animaux destinés à la production alimentaire ni des produits d’origine animale, notamment les viandes bovine et de volaille, les œufs, le miel et les boyaux, destinés à la consommation humaine. « Le Brésil est un partenaire important pour l’UE et nous travaillons étroitement, de manière constructive et positive, avec les autorités brésiliennes afin de garantir leur conformité à ces exigences », précise toutefois un porte-parole de la Commission européenne. « Pour la première fois depuis longtemps, l’Europe fait preuve de lucidité et décide de protéger son marché, ses producteurs et ses consommateurs », se félicite Patrick Bénézit président de la fédération nationale bovine. En parallèle, les services de la DG Santé de la Commission européenne mène actuellement, jusqu’au 4 septembre, des audits au Brésil auprès de producteurs de volailles et de miel. En cas de résultat positif, Bruxelles pourrait proposer de réintégrer le Brésil à la liste des pays autorisés à exporter vers l’UE mais le bœuf ne sera pas concerné. Toutefois, un vote des experts nationaux en comité permanent (Scopaff) reste nécessaire sans qu’aucune date ne soit, pour l’heure, confirmée.
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À l’occasion d’une conférence de presse le 1er septembre, le nouveau président de la Coopération agricole (LCA) Jean-Luc Duval a présenté les demandes du réseau pour l’élection présidentielle. « Si vous voulez refaire de la France une puissance agricole, nous serons partenaires, a déclaré l’agriculteur normand. Si vous voulez en faire un grand parc naturel, on va avoir des problèmes. » LCA a présenté trois priorités. La première est intitulée : « sécuriser les moyens de production », ce qui inclut la « relocalisation des intrants stratégiques », les questions de gestion de l’eau (« stockage raisonné, REUT, adaptation »), la « modernisation des outils industriels ». La seconde priorité est d’« améliorer la compétitivité », en baissant « les impôts de production », en révisant le droit de la concurrence, et en préserver des « prix connectés aux marchés ». Jean-Luc Duval a redit son opposition au principe des tunnels de prix tels qu’adoptés dans la loi d’urgence cet été. La troisième et dernière priorité est d’« adapter et transformer les filières ». Pour ce faire, le réseau veut de l’aide pour « renforcer les fonds propres des coopératives », créer un « fonds mutualisé de transition et de gestion des risques agricoles », du soutien pour « accompagner la diversification des revenus agricoles », et pouvoir « flécher une partie de l’épargne des Français vers l’agriculture ».
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En raison de la sécheresse et des canicules de cet été, « l’enveloppe nécessaire au maintien des troupeaux herbivores en France s’élève (…) à 5,4 Md€ », ont indiqué les quatre associations spécialisées d’éleveurs de ruminants de la FNSEA* le 1er septembre. Cette somme correspond aux seuls besoins d’achats de fourrages, sachant que les syndicats « corroborent » la chute de 50 % des stocks estimée par les préfets. Alors qu’Annie Genevard doit présenter son plan d’aide d’urgence jeudi 3 septembre, les représentants des éleveurs demandent une enveloppe de 3 Md€ d’aides publiques, soit environ 300 €/UGB (unité gros bovin) pour les 10,6 millions d’UGB présents en France (bovins, ovins et caprins). Outre les dispositifs habituels (dégrèvement de la TFNB, exonérations MSA, etc.), cette somme comprendrait aussi une « aide de crise », ainsi que l’indemnité de solidarité nationale (ISN) dans le cadre de l’assurance récolte. Pour compenser le reste des pertes (soit 2,4 Md€), les syndicats appellent leurs filières respectives à « revaloriser » les prix à la production. Ces derniers mois, de nombreux éleveurs ont vu leurs prix de vente chuter (environ 300 € par vache allaitante, 80 €/1 000 l de lait), « sans répercussion sur les prix à la consommation », font-ils valoir. * FNB (bovins viande), FNPL (producteurs de lait), FNO (ovins) et Fnec (caprins)
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Dans une note parue le 28 août, Agreste (ministère de l’agriculture) fait état du repli de la production porcine en juillet «dans un contexte de canicule». Celle-ci a reculé de 4,1 % en poids sur un an, sous l’effet conjugué du recul des abattages et de l’allègement des carcasses. «Les fortes chaleurs estivales pèsent sur les disponibilités en animaux et ralentissent leur croissance», est-il expliqué. Les abattages sont ainsi en recul de 3 % en nombre de têtes (y compris porcelets, coches et verrats) sur un an et de 5,4 % par rapport à la moyenne de ces cinq dernières années. L’abattage de porcs charcutiers est en recul de 2,6 %, à 1,67 million de têtes, soit 5,1 % de moins que la moyenne quinquennale. Le poids moyen des carcasses présente 1,7 kg de moins en juillet par rapport à juin, premier mois de fortes chaleurs, au cours duquel il avait déjà perdu 1,6 kg.
Cette restriction de l’offre a légèrement poussé à la hausse le cours moyen du porc entrée abattoirs (+3,6 % par rapport à juin). La consommation de viande porcine en France (mesurée par bilan) avait bien progressé en juin, dépassant de 5,6 % son niveau de 2025 et de 5,5 % la moyenne quinquennale. Cette consommation apparente a été soutenue par 29 % d’importations, en hausse de 7,5 % sur un an.
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À trois jours de la présentation par Annie Genevard du plan d’aide à l’agriculture, JA a présenté le 31 août une trentaine de propositions face aux aléas climatiques. Une des demandes phares de ce livre blanc est la mise en place d’«une contribution générale sur l’impôt» pour faire face aux effets de la canicule et à l’ampleur des pertes subies, agricoles et non agricoles, a souligné le président Jocelyn Dubost. Le syndicat veut des aides à la trésorerie et des aides sociales : prise en charge des cotisations MSA et dégrèvement total de la TFNB ; relèvement du plafond de l’épargne de précaution (à 80 000 €) avec une exonération fiscale portée à 100 % ; lancement de prêts garantis par l’État à taux nul pour les jeunes installés depuis moins de cinq ans ; gel des fermages.
Sur le plan réglementaire, il souhaite un «droit d’agir en période de tension», permettant d’adapter les pratiques (fauche des jachères, chargement des animaux, etc.). JA défend une réforme de l’assurance récolte via «un fonds mutuel intégré» qui couvre tout aléa (sanitaire et climatique). D’autres mesures à plus long terme sont avancées, comme dans la gestion de l’eau : accélérer les projets de stockage, ralentissement et infiltration, la réutilisation des eaux usées ; limiter les possibilités de recours à une saisine du Conseil d’État.
Source Agra
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La Commission européenne a ouvert le 31 août (et jusqu’au 28 septembre) une consultation publique concernant deux propositions d’acte délégué et d’acte d’exécution détaillant les informations requises de la part des opérateurs qui souhaiteront mettre sur le marché des cultures issues des nouvelles techniques de sélection génomiques (NGT). Le compromis sur la libéralisation dans l’UE de ces NGT a été validé par le Parlement européen en juin après d’intenses discussions. Le texte final distingue notamment les variétés NGT de catégorie 1 (considérées comme équivalentes à des plantes conventionnelles) de celles de catégories 2 (soumises au même exigences que les OGM). Les deux règlements secondaires soumis à consultation (dont l’adoption est prévue pour le premier trimestre 2028) imposeront notamment la présentation d’informations sur les brevets et licences. Une question qui a été au cœur des discussions lors de l’adoption définitive de la nouvelle réglementation. Pour tenter de rassurer, la Commission européenne s’est engagée à publier un an après l’entrée en vigueur du règlement, une étude sur l’impact des brevets sur la concentration du secteur, la disponibilité des semences pour les agriculteurs et les modalités d’accès des obtenteurs aux plantes NGT brevetées. Si besoin, des mesures correctives seront proposées.
Source Agra
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