Fil info

Le mois d’avril a été marqué en France par une grande douceur et une quasi-absence de pluie, qui ont entraîné une importante sécheresse des sols, selon le bilan climatique mensuel de Météo-France publié le 4 mai. «En lien avec des conditions anticycloniques persistantes, il n’a quasiment pas plu dans le pays au cours du mois d’avril, excepté en Haute-Corse, dans le Massif central ou encore sous forme d’orages dans les Pyrénées», a indiqué l’établissement public. Le déficit de précipitations atteint près de 70 % par rapport aux normales (1991-2020) dans le pays au cours du mois passé, qui se classe au quatrième rang des mois d’avril les moins arrosés depuis le début des mesures en 1959. C’est même le mois d’avril le moins arrosé depuis le début des mesures dans quelques départements (Aisne, Hauts-de-Seine, Marne, Seine-et-Marne, Yonne, Nièvre et Var). L’humidité des sols superficiels a pour sa part «nettement diminué» et, «après avoir atteint des records humides au mois de février, les sols sont en moyenne très secs en France et correspondent à ce qu’on devrait traditionnellement observer au cours du mois de juin», observe Météo-France. «Néanmoins, des précipitations ont lieu début mai et devraient permettre aux sols de se réhumidifier, au moins temporairement», complète le bilan. Source Agra

Agra

Lors de l’examen du projet de loi d’urgence agricole en commission du Développement durable, le 29 avril, les députés ont adopté un amendement d’Émilie Bonnivard (DR, Savoie) qui conduit à «renverser la logique de gestion du loup», selon son exposé sommaire. L’élue propose qu’un arrêté du ministre chargé de l’agriculture (sans mention du ministre de l’écologie) fixe le nombre de loups pouvant être prélevés et que ce nombre puisse «être fixé en tenant compte du nombre minimal de spécimens compatible avec un état favorable de conservation». «Dans ce cas, il correspond à la différence entre la population lupine observée et ce nombre minimal de spécimens», précise le texte adopté avec avis favorable du gouvernement. Le système actuel repose sur un pourcentage, récemment porté à 21 %, fixé par arrêté interministériel et appliqué à la population estimée (1 082 loups selon le dernier comptage). Le seuil de «viabilité démographique», mentionné dans le Plan loup 2024-2029, se situe à «500 adultes matures». Toutefois, le seuil de viabilité «génétique» (permettant un brassage suffisant à plus long terme) correspond à un effectif beaucoup plus important, entre 2 500 et 5 000 loups reproducteurs. Source Agra

Agra

Après seulement quelques heures de débat, qui a débuté par le dossier des relations commerciales, de nombreux amendements au projet de loi d’urgence agricole ont été adoptés en commission des Affaires économique de l’Assemblée nationale le 4 mai. A l’occasion de l’examen de l’article 19 qui vise à protéger le revenu des agriculteurs, les députés ont adopté le principe du prix plancher, avec un amendement porté par les députés Létard (UDI), Mathiasin (Modem) et Taupiac (PS) empêchant tout fixation de prix entre producteur et premier acheteur qui serait inférieur au coût de production. L’amendement, assorti d’un avis défavorable du rapporteur, a été travaillé avec Agri Paris Seine, Max Havelaar et le collectif Nourrir. Pour fixer les prix, outre les coûts de production habituellement pris en compte, un amendement ajoute d’autres critères comme le niveau des stocks, les prix constatés, les quantités disponibles ou les caractéristiques des produits qui influencent la formation des prix, comme dans la viticulture. Il a aussi été décidé d’inclure les coûts de la main-d’œuvre salariée et non salariée dans les indicateurs relatifs aux coûts de production. Autre changement : l’obligation d’utiliser des indicateurs de référence et l’interdiction de recourir à des indicateurs alternatifs, comme le demandaient la FNPL (producteurs laitiers, FNSEA) et la FNB (éleveurs de bovins viande, FNSEA). Source Agra

Agra

La Fédération Nationale de la Production de Semences de Maïs et de Sorgho (FNPSMS) et l’Association Générale des Producteurs de Maïs (AGPM) ont lancé, début mai, la campagne de recrutement pour la saison 2026. Les deux associations entendent mettre en relation les agriculteurs-multiplicateurs et les saisonniers pour deux métiers essentiels : les castreurs et les notateurs. Ces derniers, techniciens agréés, assurent l’inspection rigoureuse des cultures pour garantir une production d’excellence conforme aux exigences des marchés. Ces deux métiers sont indispensables à la qualité des 2 000 variétés produites chaque année en France. Déjà en 2025, plus de 2 300 postes avaient été proposés pour environ 2 000 candidatures reçues. Pour cette nouvelle campagne, la filière déploie une stratégie digitale renforcée sur les réseaux sociaux (Meta, Snapchat) afin de cibler prioritairement un public jeune. Grâce à une interface intuitive et à la géolocalisation, les candidats peuvent postuler directement auprès des structures locales. Ce dispositif répond au double enjeu de dynamiser l’emploi dans les territoires ruraux et de sécuriser le leadership de la semence française. Toutes les offres sont disponibles sur : www.job-semences-mais.fr.

Actuagri

Il est vivement dénoncé par la France et le monde agricole mais plébiscité par Bruxelles, l’Espagne et l’Allemagne: l’accord commercial entre l’Union européenne et les pays latino-américains du Mercosur est entré en vigueur vendredi, de façon provisoire. Les premières conséquences de son application sont immédiates, d’après Bruxelles. «Les avantages sont réels et déjà perceptibles. Les droits de douane commencent à baisser. Les entreprises accèdent à de nouveaux marchés. Les investisseurs bénéficient de la prévisibilité dont ils ont besoin», a déclaré la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen sur son compte X. Dès vendredi, les droits de douanes sur les voitures, produits pharmaceutiques ou le vin, que l’UE exporte vers l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay seront «supprimés ou considérablement réduits». Pour marquer l’entrée en vigueur de l’accord, la cheffe de l’exécutif européen a échangé, aux côtés du président du Conseil européen, Antonio Costa, par visioconférence, avec les dirigeants des pays du Mercosur. Pour rappel, le Parlement européen a saisi la justice pour vérifier la légalité de l’accord, signé mi-janvier. En attendant la décision de la Cour de justice de l’UE, d’ici peut-être plus d’un an, la Commission a décidé d’appliquer cet accord de façon provisoire, ce qu’elle est en droit de faire.

Agra

Un décret séparé publié le 2 mai acte l’aide destinée aux utilisateurs de carburants agricoles (gazole non routier, GNR) annoncée pour le mois d’avril, soit 3,86 centimes par litre qui correspondent au droit d’accise. Cette exonération de taxe sur le GNR agricole représente 14 millions d’euros. Le gouvernement a annoncé fin avril de nouvelles mesures pour passer l’aide de 3,86 à 15 centimes par litre pour les agriculteurs et de 30 à 35 centimes pour les pêcheurs contre 20 centimes précédemment. En avril, le montant de l’aide est fixé à 50.000 euros maximum par exploitation et les agriculteurs peuvent la demander pendant deux mois grâce à un formulaire dédié (site portail.chorus-pro.gouv.fr) en envoyant leurs factures et une déclaration sur l’honneur.

Agra

L’ensemble des pots de mélanges de miel devront détailler à partir du mois de juin chaque pays de récolte, selon un décret paru au Journal officiel le 25 avril qui transpose une directive européenne. C’était déjà le cas depuis 2022, mais uniquement pour les mélanges de miels conditionnés en France. Ce décret élargit cette obligation à l’ensemble des pots de miel. Adoptée en 2024, la directive européenne dite « petit-déjeuner » visait notamment à lutter contre les importations dans l’UE de miels frelatés via l’ajout de sucres. Elle s’appuyait sur les résultats d’une enquête de la Commission européenne, qui montrait que, sur 320 échantillons de miel importé, près de la moitié étaient suspectés de déroger aux règles de l’UE, notamment via l’ajout de sirops de sucre destinés à faire chuter le coût de revient. Le décret paru samedi au Journal officiel met en application en France à partir du 14 juin les mesures qui découlent de cette directive. Tous les pots de miel de mélange devront désormais détailler l’ensemble des pays de récolte, par ordre décroissant de poids, avec le pourcentage précis que chacun représente dans le pot et une marge d’erreur de 5 %.

Agra

Le développement d’un épisode El Niño est « de plus en plus probable » à partir de la mi-2026, avec des incidences sur les températures et précipitations à l’échelle mondiale, a annoncé l’Organisation météorologique mondiale (OMM) le 24 avril. Selon la dernière mise à jour de l’agence onusienne, qui note « un net changement dans le Pacifique équatorial », les « températures de surface augmentent rapidement, laissant présager un retour probable d’El Niño dès la période de mai à juillet 2026 ». Les prévisions pour ces trois prochains mois indiquent une « prédominance quasi mondiale de températures supérieures à la normale à la surface des terres émergées », accompagnée de variations régionales des régimes de précipitations, précise l’OMM. El Niño se caractérise par une hausse des températures de surface dans le centre et l’est du Pacifique équatorial. Il se produit d’ordinaire tous les deux à sept ans et dure environ neuf à douze mois. Le dernier épisode El Niño, en 2023 et 2024, avait fait de ces années les deux plus chaudes jamais enregistrées. Le phénomène cyclique affecte par effet domino le climat mondial pendant plusieurs mois. L’OMM a indiqué qu’elle publierait son prochain bulletin « Info-Niño/Niña » à la fin du mois de mai « afin de fournir des orientations plus fiables pour la prise de décisions durant la période de juin à août et au-delà ».

Agra

Selon le site 24horas.cl*, des chercheurs internationaux ont récemment mis au point une lignée de tomate au parfum inédit de pop-corn grâce à la technologie d’édition génomique CRISPR/Cas9. Pour instaurer ce goût sans sacrifier la résistance et la fermeté, l’équipe a ciblé une molécule responsable de la note de pop-corn également présente dans le riz aromatique : la 2-acétyl-1-pyrroline (2-AP). En procédant à l’inactivation ciblée des gènes SlBADH1 et SlBADH2 chez la variété ‘Alisa Craig’, les scientifiques ont obtenu des lignées doubles dont la concentration en 2-AP est plus de quatre fois supérieure au témoin. Fait crucial pour la filière : cette modification n’altère aucun paramètre agronomique majeur. La précocité de floraison, le calibre, le poids des fruits, ainsi que les teneurs en sucre et en vitamine C restent inchangés. Les chercheurs ont ainsi montré qu’il est possible d’enrichir le profil sensoriel sans pénaliser la productivité. Cette avancée ouvre de nouvelles opportunités pour les segments premium et gastronomiques. L’étape suivante consiste à transférer ce caractère vers des semences et plants commerciaux pour évaluer sa stabilité à l’échelle productive. Il faudra aussi que le consommateur veuille bien acheter ce type de produit… (*) www.24horas.cl/conciencia-24-7/ciencia/edicion-genetica-logra-tomate-aroma-palomitas

Actuagri

Les plantes perçoivent les vibrations de la pluie, révèle une étude de l’Institut de technologie du Massachusetts (MIT) publié le 22 avril dans la revue Scientific Reports. En travaillant sur des semences de riz, les chercheurs ont montré que le bruit des gouttes d’eau suffit à rompre leur dormance et à accélérer leur germination. Pour mener à bien leur étude, les chercheurs ont analysé quelque 8 000 semences de riz, immergées dans des bassins d’eau peu profonde, un milieu propice à leur germination. Ils ont fait varier la taille et la hauteur de chute des gouttes afin de reproduire des pluies faibles, modérées et intenses. Résultat : les semences exposées au bruit de la pluie ont germé 30 à 40 % plus rapidement que celles non exposées, avec par ailleurs des conditions identiques. Les semences près de la surface se sont par ailleurs révélées plus sensibles aux vibrations des gouttes et ont germé plus rapidement que celles plus profondément immergées. Selon les chercheurs, les gouttes engendrent des ondes sonores qui font vibrer l’environnement et déplacent les statolithes, des organites impliqués dans la perception de la gravité au sein des cellules végétales. Leur mise en mouvement agirait comme un signal déclencheur de la germination. « Cette étude montre que les semences peuvent percevoir le son d’une manière qui favorise leur survie », souligne Nicholas Makris, professeur en génie mécanique au MIT et auteur de l’étude, dans un communiqué de l’institut.

Agra