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Alors que le plafond de prélèvements de loups pour 2026 est bientôt atteint, la FNO (éleveurs d’ovins, FNSEA) annonce le 7 octobre qu’un relèvement temporaire de ce seuil, prévu par la réglementation, devrait bientôt intervenir. « Le gouvernement va activer les +2 %, j’en ai eu l’assurance hier », a indiqué le vice-président Claude Font lors d’une conférence de presse au Sommet de l’élevage. L’arrêté du 23 février 2026 fixe le plafond de prélèvements à 21 % de la population estimée de loups ; le texte prévoit aussi la possibilité pour le préfet coordonnateur de passer à 23 % en cas d’atteinte avant la fin de l’année. Selon M. Font, si elle était activée, cette disposition permettrait « 22 prélèvements de plus », sachant que « 216 loups ont déjà été prélevés sur le plafond annuel de 225 individus ».
« Il y a déjà eu des limitations des interventions des lieutenants de louveterie », ajoute le responsable syndical, afin d’éviter d’atteindre le plafond. Par ailleurs, un décret paru cet été a facilité la possibilité, pour le préfet coordonnateur, de suspendre les tirs dans certains territoires. « Il est inconcevable d’arrêter des tirs de défense, qui doivent être réalisés sur des loups proches des élevages, alors qu’ils ont été autorisés », martèle l’élu de la FNO, opposé à toute « gestion territorialisée des tirs ».
À l’occasion d’une conférence le 6 octobre au Sommet de l’élevage, le vice-président de la FNSEA en charge des affaires européennes, Franck Sander, a plaidé pour que le plafonnement des aides, s’il devait être mis en place dans le cadre de la prochaine Pac, soit défini à une échelle européenne, et non laissé à la main de chaque État membre. « Nous voulons éviter un scénario où la Roumanie instaurerait un plafond de 300 000 euros et la France de 100 000 euros », a-t-il précisé à Agra Presse. Interrogé sur la position de la FNSEA concernant l’opportunité elle-même de plafonner les aides, Franck Sander n’a pas répondu.
De son côté, le Copa (agriculteurs européens), dont il est aussi vice-président, s’oppose frontalement à l’instauration d’un plafonnement des aides : « Le Copa ne souhaite pas ouvrir cette discussion. » La question du plafonnement des soutiens agricoles est un des points particulièrement débattus dans le cadre de la réforme de la Pac, que ce soit au Parlement européen ou du côté des États membres. Dans les deux cas, la majorité semble pencher pour rendre ce dispositif facultatif. La Commission européenne (anticipant une future entrée de l’Ukraine dans l’UE) insiste, elle, pour fixer ce plafond de manière obligatoire à 100 000 euros par exploitation, mais le commissaire Christophe Hansen s’est récemment dit ouvert à la discussion pour relever ce seuil.
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L’Ukraine s’oppose aux restrictions qui s’appliqueraient à ses exportations agricoles dans le cadre du processus d’adhésion à l’UE, a fait savoir le 7 octobre le ministre ukrainien de la Politique agraire, Taras Vyssotsky. Cette prise de parole intervient au lendemain de la publication par la Commission européenne d’un document de préparation à l’élargissement de l’UE dans lequel elle propose des « dispositions ciblées » pour limiter l’accès au marché de l’UE pour les produits sensibles ukrainiens.
Interrogé à ce sujet par l’AFP, Taras Vyssotsky a affirmé que l’Ukraine serait prête à d’éventuelles mesures temporaires mais s’opposerait à « une restriction permanente », qui « contredirait la logique même de l’adhésion pleine et entière à l’UE ». Selon lui, un dispositif comme celui-ci s’apparenterait « en réalité d’un modèle différent d’adhésion ». Et de conclure : « L’Ukraine ne peut pas accepter une telle approche ». Une position également soutenue par les représentants ukrainiens de l’industrie agroalimentaire (UCAB – Ukrainian Agribusiness Club) qui s’estiment, dans un communiqué publié le même jour, « de plus en plus préoccupés par une approche excessivement protectionniste de l’intégration de l’agriculture ukrainienne ».
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Une action syndicale portant sur l’assurance des prairies a eu lieu au Sommet de l’élevage de Cournon le 6 octobre, avant l’ouverture du salon, a indiqué David Chauve, président de la FRSEA Auvergne-Rhône-Alpes, à Agra Presse. Selon lui, une cinquantaine d’éleveurs du Massif central se sont rendus sur les stands des assureurs (Groupama, Pacifica, Abeille), d’Airbus (prestataire) et du ministère de l’Agriculture, y collant des stickers proclamant notamment : « L’agriculture brûle, le satellite regarde ailleurs ! » Une action visible sur la page Facebook du syndicat. Depuis la réforme de 2023, le syndicalisme majoritaire conteste régulièrement l’évaluation des pertes de production des prairies, désormais réalisée par un satellite d’Airbus. Avec la sécheresse historique de cet été, « l’indice satellitaire perçoit entre 15 et 20 % de pertes de moins que la réalité », affirme David Chauve. Ce qui peut représenter, selon, lui « environ 15 000 € d’indemnisations en moins » pour une exploitation moyenne. Alors qu’Annie Genevard est attendue jeudi 8 octobre au Sommet de Cournon, David Chauve attend de la ministre l’application de la procédure de recours prévue par la loi dite « Entraves » du 11 août 2025 et la réalisation d’enquêtes de terrain sur les pertes des prairies.
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Interrogée par Agra Presse au Sommet de l’élevage le 6 octobre, Sophie Villanova, directrice de la fédération des marchés de bétail vif (FMBV), témoigne d’un récent « afflux » d’animaux dans les marchés. En semaine 38 (du 14 septembre), environ 1 500 bovins de boucherie ont transité par les marchés (+500 en une semaine), ainsi qu’environ 800 bovins maigres (+400). Deux semaines plus tard, en semaine 40 (du 28 septembre), l’activité se maintenait encore à un niveau élevé, avec 1 399 bovins de boucherie et 7 589 bovins maigres, selon le site de la FMBV. D’après Sophie Villanova, cet afflux tient à au moins deux raisons : la sécheresse et le décalage des vêlages dû aux maladies vectorielles de 2024. Un phénomène également pointé par Interbev, qui y ajoute la mauvaise conjoncture laitière dans une note parue le 5 octobre. Après l’Idele début septembre, l’interprofession ne note pas « à ce stade, de phénomène massif de décapitalisation lié aux conditions climatiques de cet été ». En cumul entre le début de l’année et fin septembre, les abattages de gros bovins sont en recul de 3,9 % (en têtes) sur un an (-9,2 % pour les vaches allaitantes et -0,2 % pour les laitières). Interrogé par Agra Presse, le président de la section bovine d’Interbev, Emmanuel Bernard, estime que « les effets de la sécheresse pourraient se faire sentir fin 2026, début 2027 ».
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À l’occasion d’un point avec la presse le 6 octobre, le cabinet de la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a indiqué que le « plan de relance », qui doit faire suite au plan CASI (sécheresse), est toujours « en cours de construction », et n’apparait pas encore dans le projet de loi de finances (PLF) pour 2027, tel qu’il a été présenté la semaine dernière par le gouvernement. Ce plan sera proposé par le gouvernement par voie d’amendement lors des débats parlementaires. Pour rappel, le « plan de rebond » doit notamment inclure les conclusions des Conférences de la souveraineté, et compléter le financement des « projets d’avenir », pour l’instant assis sur un projet de sur-amortissement dans le PLF. Selon des proches du dossier, la ministre de l’Agriculture envisageait, début août, de flécher, au bénéfice des « investissements d’avenir », 17 millions d’euros (M€) issus de l’enveloppe de reliquats d’aides à la bio non consommées en 2025 et 2026 (estimée en tout à 120 M€). Lors de sa visite au salon Terres de Jim en septembre, Annie Genevard avait annoncé que de premiers « contrats d’avenir », prévus dans la loi d’urgence, devraient voir le jour « dans quelques semaines ». La FNSEA souhaite ajouter au « plan de rebond » des mesures fiscales et sociales. Lors du point avec la presse ce jour, le ministère de l’Agriculture a indiqué attendre des arbitrages favorables de Bercy pour faire évoluer l’épargne de précaution, sans précision.
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Dans un courrier adressé à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, consulté le 5 octobre par l’AFP, la France et l’Allemagne demandent à Bruxelles la mise en place d’un outil qui permettrait « si nécessaire » d’aller jusqu’à exclure immédiatement du marché intérieur les biens et les services d’un pays qui mène une guerre commerciale contre l’UE. Une demande qui fait écho à celle issue du Conseil européen de juin. Selon l’AFP, un tel mécanisme permettrait de d’agir en quelques jours, à moins que les États membres ne décident de s’y opposer à la majorité qualifiée (55 % des États membres représentant 65 % de la population totale de l’UE).
Bien que ne mentionnant pas explicitement la Chine, ces propositions interviennent au moment où le commissaire au Commerce, Maros Sefcovic doit se rendre à Pékin les 8 et 9 octobre à l’invitation du ministre du Commerce Wang Wentao pour poursuivre le dialogue et tenter d’obtenir des résultats en vue de rééquilibrer les relations commerciales. De son côté, l’Empire du Milieu a déjà menacé l’UE de représailles en cas « mesure protectionniste ou unilatérale », comme il a pu le faire par le passé contre certains produits agroalimentaires.
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La commission de l’Agriculture du Parlement européen a adopté à une très large majorité (par 37 voix contre 7 et une seule abstention), le 5 octobre à Strasbourg, son rapport d’initiative relatif à la politique de promotion agroalimentaire de l’UE. Au cœur des débats entre les groupes politique, les parlementaires estiment que la viande et le vin devraient continuer de figurer parmi les secteurs éligibles au programme de promotion. « Nous avons défendu un principe fondamental : garantir un traitement équitable à tous les secteurs et produits agricoles éligibles, y compris la viande et le vin, sans discrimination ni diabolisation », s’est félicité le rapporteur, l’Italien Salvatore De Meo (PPE, droite).
Parmi les autres sujets, les eurodéputés souhaitent un accès simplifié aux financements et des procédures administratives allégées. Ils plaident aussi pour une plus grande flexibilité dans la réorientation des campagnes, des produits, des financements ou des marchés cibles après leur approbation en cas d’évolution de marché ou en raison du contexte géopolitique. Enfin, la Comagri souhaite aussi que davantage de fonds soient adossés aux programmes multi. Le rapport doit à présent être validé en séance plénière.
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Les discussions entre les experts agricoles des États membres, réunis en Comité spécial agriculture (CSA) le 5 octobre, ont progressé en vue de parvenir à un accord sur la Pac et le règlement OCM d’ici la fin du mois. Sur la Pac en elle-même plusieurs questions restent ouvertes concernant: le degré de flexibilité à accorder aux États membres tout en préservant un cadre commun, la part de soutiens couplés au revenu, le taux de contrôle ou encore la nouvelle conditionnalité des aides. Pour ce qui est de l’OCM, le dernier texte de compromis de la présidence irlandaise a reçu un soutien général des Vingt-sept toutefois, là encore, quelques sujets doivent être précisés.
Plusieurs délégations demandent des ajustements supplémentaires concernant les interventions sectorielles dans le secteur vitivinicole, le financement des interventions sectorielles mises en œuvre par le biais de programmes opérationnels par les organisations de producteurs ainsi que les dispositions relatives au chanvre, en particulier leur interaction avec les législations et politiques nationales. Ces deux textes seront de nouveau examinés en CSA lors des deux prochaines réunions prévues les 12 et 19 octobre. Puis les ministres de l’Agriculture devront finaliser une approche générale partielle (en dehors des points financiers) lors du Conseil des 26 et 27 octobre à Luxembourg.
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À la veille du Sommet de l’élevage, le ministère de l’Agriculture a annoncé le 2 octobre des allègements à venir sur les restrictions de mouvements liées à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) en Bourgogne-Franche-Comté et en Auvergne-Rhône-Alpes. À partir du 19 octobre, les bovins de ces régions « pourront être exportés vers tous les États membres, et non plus seulement l’Italie, l’Espagne et la Suisse, sous couvert d’un examen clinique et d’une vaccination valide des seuls animaux qui partent ». Quant aux mouvements en France, ils verront leurs contraintes « allégées ».
Ces assouplissements sont la conséquence d’une « évolution de zonage », qui vient d’être « acceptée par la Commission européenne » : la zone vaccinale 2 (ZV 2, anciennes zones réglementées) présente dans ces régions devient une zone vaccinale 1 (ZV 1, vaccination sans foyer). Le passage en ZV1 implique aussi une surveillance moins longue. La France a obtenu cette évolution grâce à « la bonne dynamique de revaccination » en BFC et Aura. « Dans quelques semaines, cette campagne de revaccination sera pleinement déployée en Occitanie, ce qui permettra, dès lors que la dynamique sera bien engagée, de porter auprès de la Commission européenne une demande similaire pour obtenir les mêmes allègements », précise la Rue de Varenne.
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