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Globalement, les ministres de l’Agriculture de l’UE ont salué, lors de leur réunion à Bruxelles le 13 juillet, le contenu de la stratégie européenne sur l’élevage et de son plan d’action sur les protéines présentés par la Commission européenne quelques jours auparavant. Les engagements de Bruxelles en matière de santé animale notamment (sur la vaccination, la régionalisation…) ont été largement soutenues. Toutefois quelques-uns ont exprimé leurs réticences concernant la volonté de Bruxelles de présenter, d’ici la fin de l’année, une révision des règles de bien-être animal concernant les poules pondeuses et les poulets de chair, puis, en 2027, les porcs. La France ou l’Espagne ont appelé à un équilibre entre attentes sociétales et viabilité économique des filières. Plus directe, la Pologne a exprimé son opposition à la suppression progressive des cages pour les poules pondeuses, estimant que de nouvelles exigences risqueraient d’accélérer les abandons d’activité. Beaucoup de délégations ont aussi insisté sur la réciprocité qui devrait être imposée aux produits en provenance de pays tiers. La présidence irlandaise du Conseil de l’UE a indiqué qu’elle publierait d’ici la fin de l’année un premier rapport d’avancement sur la mise en œuvre des mesures de cette stratégie, même si beaucoup dépendront de la Pac et surtout de son budget pour soutenir les transitions.

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Après une très légère hausse en 2025, l’indice national des fermages, qui sert de base à la révision du loyer des terres agricoles, devrait augmenter de 3,23% en 2026, selon les calculs prévisionnels de nos confrères de Réussir, déduits des Comptes de l’agriculture de la Nation, publiés le 7 juillet. Le calcul de cet indice repose en effet à 40% sur l’évolution de l’inflation sur un an (+1,09% entre 2024 et 2025) et à 60% sur celle du revenu brut d’entreprise agricole (RBEA) rapporté à la surface depuis cinq ans (+4,72% entre 2024 et 2025). Cet indice est publié chaque année par un arrêté du ministre de l’Agriculture, fin juillet. Depuis 2009, l’indice a augmenté de 27%. Si la hausse était confirmée par arrêté, 2026 serait la dixième année successive d’augmentation de l’indice. Depuis 2009, il n’a reculé qu’en 2016, 2017 et 2018.

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Alors que les hostilités ont repris entre l’Iran et les États-Unis, le président américain Donald Trump a annoncé, le 13 juillet, sa volonté d’instaurer une taxe de 20% sur le détroit d’Ormuz afin d’en assurer la sécurité. « Les Etats-Unis seront désormais connus sous le nom de gardiens du détroit d’Ormuz mais par souci d’équité, ils percevront une rémunération correspondant à 20% de la valeur des cargaisons », a-t-il écrit sur son réseau Truth Social. Un projet de taxe, contraire au droit international, qu’il a finalement abandonné dès le lendemain au profit d’accords commerciaux conclus avec les Etats du Golf. « Ces investissements seront considérables, mais aussi extrêmement bénéfiques pour eux et leur avenir », promet le locataire de la Maison Blanche. De son côté, la Chine a appelé les belligérants à rétablir un passage sûr des navires dans cette voie de navigation stratégique. « Respecter les droits et intérêts légitimes des Etats riverains du détroit d’Ormuz, et rétablir au plus tôt un trafic sûr et normal dans le détroit, constituent les aspirations communes de la communauté internationale », a indiqué le 14 juillet, Lin Jian, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

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Face aux incendies qui touchent actuellement plusieurs territoires français et compte tenu des risques élevés tout au long de l’été, le groupe dédié à la protection sociale du monde agricole et alimentaire Agrica a annoncé, dans un communiqué du 9 juillet, avoir réactivé son dispositif de soutien aux personnes sinistrées, qui prévoit une aide financière directe d’urgence. Peuvent en bénéficier tous les salariés ou retraités relevant d’une des institutions du groupe Agrica ayant subi des dommages liés aux incendies. Son montant peut atteindre 3 000 euros selon que le demandeur relève d’une des institutions de prévoyance du groupe, de son institution de retraite complémentaire ou des deux. À noter que l’aide n’est pas soumise à conditions de ressources. La décision a été prise alors qu’au 6 juillet, les incendies avaient déjà brûlé depuis le début de l’année plus de 11 000 hectares en France métropolitaine, un niveau inédit aussi tôt dans la saison, selon Julien Ruffault, spécialiste des feux de forêts à l’Inrae, interrogé par le Monde. Selon Agrica, ces évènements ont entraîné d’importants dommages matériels et professionnels, fragilisant des familles et des entreprises du monde agricole.

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Légumes de France (FNSEA) dresse de premières estimations des pertes en maraîchage engendrées par les récentes canicules dans son bulletin Direct Légumes le 10 juillet. On peut considérer qu’entre 25 et 30% du potentiel de récolte serait perdu. Les données consolidées et établies avec Felcoop (coopératives) et Gefel (AOP) indiquent des situations diverses selon les variétés. Il est prévu de 20 à 100% de pertes pour les salades et jeunes pousses à date. Mais, en théorie, celles-ci peuvent être replantées. Là, le facteur limitant est l’accès à l’eau si la sécheresse perdure. « Les maraîchers ont largement voire entièrement utilisé leurs réserves personnelles, stockées via le ruissellement sur leurs bâtiments, et ne peuvent plus arroser leurs re-semis et re-plantation » précise Légumes de France. D’autre part, le potentiel des espèces annuels est fortement entamé : 30 % en fraises, de 20 à 30 % en carottes, y compris pour les productions d’automne (les semis ont brulé), de 50 % en poireaux de printemps, de 20 à 30 % en navets, de 30 à 40 % en pois et haricots d’industrie. Les remontées d’information sont en cours pour d’autres production de plein champ telles que asperges, petits pois, fèves, choux et artichauts.

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Après les parties prenantes, c’est au tour des États membres de se saisir de la question de la baisse des dotations de la politique de promotion des produits agroalimentaires de l’UE en 2027. Dans un document publié le 9 juillet dans l’optique d’un débat prévu le 13 juillet lors du Conseil Agriculture à Bruxelles, l’Italie, soutenue par neuf autres États membres (dont la France), s’inquiète de la baisse prévue pour le programme de travail annuel 2027 (112 M€ contre 160 M€ en 2026), notamment pour les projets multi. Ces délégations redoutent l’affaiblissement d’un « instrument stratégique essentiel à la compétitivité du secteur agroalimentaire européen » présentant une « véritable valeur ajoutée » grâce à la création de partenariats transnationaux. En outre, comme les parties prenantes, les États membres craignent que la baisse du budget n’engendre « un impact négatif sur la capacité de la politique de promotion à soutenir la diversification des marchés ». Ils appellent donc Bruxelles à « examiner toutes les marges de manœuvre possibles afin de maintenir un niveau de financement adéquat, stable et cohérent pour la politique de promotion en 2027 ».

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Considérant que les effets des canicules ont engendré une « situation d’une gravité inédite », la FNSEA demande, dans un communiqué paru le 9 juillet, un «véritable plan de soutien exceptionnel pour l’agriculture française» pour «apporter une réponse financière immédiate aux exploitations les plus touchées», et par ailleurs «une enveloppe de crise dans le projet de loi de finances pour 2027». Pour Arnaud Rousseau, la crise est d’une telle «ampleur» que «les réponses ordinaires ne suffisent pas». Le président de la FNSEA demande, par ailleurs, «un plan d’investissement massif pour l’ensemble du monde agricole». Le syndicat majoritaire résume ainsi les effets des canicules qu’il a pu récolter filière par filière : pertes de près de 25% pour les fruits et légumes frais, baisse des rendements céréaliers de 20% dans les zones intermédiaires, recul de la production nationale de maïs d’environ 30%, pertes de 30% dans les porcheries du Grand ouest, et «pertes considérables» chez les éleveurs de volaille.

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Les émissions de gaz à effet de serre (GES) de l’agriculture française sont restées quasiment stables au premier trimestre 2026, avec une légère hausse de 0,1 % sur un an (+ 0,03 Mt CO2e), a indiqué le Citepa (pollution climatique) dans son baromètre du premier trimestre 2026, publié le 8 juillet. Cette stabilité apparente masque toutefois des dynamiques contrastées selon les sources d’émissions. Le recul des cheptels, en particulier bovins, contribue à réduire les émissions de méthane, tandis que la reprise des apports d’engrais azotés entraîne une hausse des émissions de protoxyde d’azote. Cette stagnation tranche avec la forte baisse observée à l’échelle nationale. Hors secteur « Utilisation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie » (UTCATF), les émissions de GES françaises au premier trimestre 2026 sont estimées à 98,5 Mt CO₂e, contre 103,5 Mt CO₂e au premier trimestre 2025, soit une baisse de 4,8 % en un an (-5,0 Mt CO₂e). Cette baisse est principalement tirée par le recul des émissions des bâtiments (‑10,7 %), des transports (-3,8 %) et de l’industrie manufacturière ((-1,0 Mt CO₂e; -5,9 %) qui enregistrent les diminutions les plus importantes en valeur absolue. Dans le secteur industriel, l’agroalimentaire enregistre la plus forte diminution en valeur absolue (-0,3 Mt CO₂e), devant la chimie et la métallurgie des métaux ferreux. (-0,2 Mt CO₂e chacune).

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L’Office français de la biodiversité (OFB) a présenté le bilan de son activité de police de l’environnement en 2025, dans un communiqué le 7 juillet. Les inspecteurs de l’environnement ont mené 154 344 contrôles administratifs (+13,7% sur un an), qui ont conduit à 616 rapports (+ 29%) et 11 733 procédures judiciaires (+14,3%). Les contrôles ont ciblé essentiellement les particuliers usagers de la nature. Ces derniers représentent 62% des mis en cause dans les procédures judiciaires ouvertes l’an passé, au sujet du respect d’espaces protégés, de la chasse et de la détention de pesticides interdits. 15% des mis en cause étaient des agriculteurs, 11% des entreprises, puis dans une moindre mesure, les collectivités, sylviculteurs, pêcheurs professionnels et autres acteurs. L’OFB a enregistré « 132 cas de tensions » qui ont concerné 225 usagers (0,15% des personnes contrôlées). Près de la moitié de ces situations ont été réglées par la communication, l’arme de service a été sortie de son étui à 7 reprises et aucune n’a été utilisée. Aussi, l’OFB a mené 5000 contrôles liés à la sécheresse et à la gestion quantitative de l’eau, soit une hausse de 56%.

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La Fnab (agriculture bio), la Forebio (organisations économiques de producteurs bio) et le Synabio (transformateurs et distributeurs bio) ont demandé le 9 juillet « l’élargissement des travaux de l’OFPM (Observatoire des prix et des marges des produits alimentaires, NDLR) aux principaux produits représentatifs de la consommation bio (œufs, farine, steak haché et jambon), une amélioration des méthodologies de collecte et d’identification des données relatives aux produits biologiques et la possibilité de comparer des produits bio et conventionnels réellement équivalents. » Cette demande, formulée à l’occasion de la publication du rapport 2026 de l’OFPM, permettrait d’expliquer clairement les écarts de prix entre produits bio et conventionnels et de connaître la répartition de la valeur entre producteurs, metteurs en marché, transformateurs et distributeurs, selon les trois organisations. Or le rapport de l’OFPM n’assure le suivi que de six produits bio (beurre, lait UHT, deux fruits et deux légumes) sur les 33 produits observés au total. En outre, « l’OFPM publie depuis plusieurs années des analyses sur les produits laitiers bio sans distinguer clairement la marge des laiteries de celle de la distribution, alors que ce travail est réalisé pour les produits conventionnels », déplorent les signataires.

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