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Aux États-Unis, le ministère de l’agriculture (USDA) prévoit une très forte progression des exportations de fromages pour l’année 2026, de 23 % par rapport à 2025 (à 751 000 t, contre 613 000 t un an plus tôt), selon ses dernières prévisions. À titre de comparaison, les exportations des autres grands exportateurs progresseraient beaucoup moins : +4 % pour l’UE, +2 % pour la Nouvelle-Zélande, +2 % pour l’Australie, ou encore +6 % pour le Royaume-Uni. Pour expliquer cette forte progression, l’USDA avance la forte compétitivité des fromages américains. Les investissements réalisés depuis plusieurs années dans de nouvelles capacités de transformation, combinés à la progression de la production de lait, ont renforcé la compétitivité-prix du fromage américain face à ses concurrents. D’autres facteurs d’explication entrent aussi en ligne de compte : une demande mondiale particulièrement dynamique, notamment dans la restauration en Asie du Sud-Est, au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et en Chine ; une diversification accrue des débouchés, bien au-delà de l’Amérique du Nord, débouché traditionnel des USA ; et une concurrence notamment européenne et néo-zélandaise moins agressive. Ces deux grands exportateurs ont davantage orienté leur production vers des produits industriels à plus forte spécification destinés au B to B, et se sont moins positionnés sur les produits destinés directement aux consommateurs.

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Selon l’AFP, le Canada et les États-Unis ont repris leurs négociations commerciales jeudi 20 août à Washington en vue de la finalisation d’un accord, après que le Premier ministre Mark Carney en a communiqué les termes aux dirigeants des provinces la veille. Le 19 août, le Canada et les États-Unis s’étaient dit proches de la conclusion formelle d’un accord commercial, au lendemain de la suspension, pour trois jours, par Donald Trump de l’entrée en vigueur de nouveaux droits de douane punitifs de 50 % sur une série de produits canadiens. Les détails de l’accord – qui n’ont pas à ce stade été dévoilés publiquement – ont été communiqués par Mark Carney aux dirigeants des provinces et des territoires. Ces derniers disposent en propre de plusieurs compétences, à l’instar de celle d’ordonner la remise en vente de l’alcool américain, retiré des rayons dans plusieurs provinces en 2025. De son côté, la dirigeante du Québec, Christine Fréchette – qui ne s’est pas encore positionnée sur l’ensemble de l’accord – a qualifié de « ligne rouge » la politique de la gestion de l’offre dans le secteur du lait et de la volaille, remise en cause par Donald Trump. Quant au président états-unien, il a assuré le 19 août que l’accord bénéficierait aux agriculteurs américains, qui se plaignent d’un accès limité au marché canadien en particulier pour leurs produits laitiers.

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Dans une note publiée le 20 août, Arvalis et FranceAgriMer dévoilent les premiers résultats d’analyse de la récolte 2026 de céréales à paille. Alors que le rendement moyen du blé tendre est estimé à 69,2 q/ha (-1,7 % par rapport à la moyenne quinquennale), la qualité est, elle, jugée « prometteuse » : teneur en protéines souvent supérieure à 11,5, poids spécifiques (PS) moyens compris entre 77 et 81 kg/hl, indices d’Hagberg très bons, teneurs en eau basses à très basses (un atout pour les marchés). « Attention toutefois à la casse possible des grains lors du stockage et lors de la préparation des blés meuniers », soulignent les deux organismes. Pour le blé dur, baisse également des volumes (-16,6 %) avec une qualité, là aussi, « bonne à très bonne » : taux de protéines entre 13 et 14,5 %, PS entre 79 et 80 kg/ha, faible taux de grains mouchetés… De bons résultats permettant de répondre à tous les cahiers des charges. Pour les orges d’hiver, la qualité, au rendez-vous, présente de fortes disparités régionales : taux de protéines entre 10 et 11,5 % et des calibrages entre 80 et 90 %. Les orges de printemps enregistrent la plus forte baisse de production (-36 6 %), expliquée par le recul des surfaces et des rendements : les taux de protéines, parfois trop élevés pour la filière brassicole, ont conduit à des déclassement en orges fourragères.

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La loi « pour une montagne vivante et souveraine » est parue au Journal officiel le 19 août, quelques jours après avoir été intégralement validée par le Conseil constitutionnel. Dans une décision publiée le 14 août, les Sages n’ont émis aucune réserve et ont rejeté l’ensemble des griefs soulevés par les députés Insoumis et écologistes. Avant cela, le texte avait été adopté par le Parlement le 21 juillet. Déposée fin mars par plus de 120 députés de différents bords, la proposition de loi (PPL) contient des dispositions à portée limitée visant la gestion de l’eau, les abattoirs, les circuits de proximité et les filières qualité. Elle inscrit notamment le stockage multi-fonctionnel de l’eau dans les objectifs de la politique de l’État pour la montagne. La loi ajoute parmi les objectifs de souveraineté alimentaire, listés dans le Code rural, la mission d’« organiser le maillage territorial » des abattoirs et de « reconnaître les spécificités des abattoirs situés dans les zones de montagne ». Elle ajoute enfin l’Inao (Institut national de l’origine et de la qualité) aux établissements en charge de la promotion des produits de montagne.

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Adoptée par le Parlement le 22 juillet, quasi entièrement validée par le Conseil constitutionnel le 14 août, puis promulguée par le président de la République, la « loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles » est parue au Journal officiel le 19 août. Outre les textes d’application attendus, la loi habilite le gouvernement à prendre des ordonnances dans trois domaines : police sanitaire (article 7, délai d’un an) ; régime d’autorisation environnementale spécifique à l’élevage (article 46, six mois) ; réforme du système sanitaire animal (article 41, neuf mois). Le texte permet la réintroduction par dérogation de deux néonicotinoïdes interdits ; Générations futures a déjà annoncé saisir la justice, tandis que les députés LFI déposeront une proposition de loi d’abrogation. De leur côté, la FNSEA et Annie Genevard souhaitent réintroduire certaines dispositions censurées par le Conseil constitutionnel. Le dernier grand texte agricole du quinquennat était initialement circonscrit à trois thèmes (moyens de production, prédation, eau). Mais il a été finalement élargi, jusqu’à totaliser 61 articles, embrassant de nombreuses thématiques : relations commerciales (tunnels de prix notamment), foncier, ICPE, intrusions dans les fermes, planification de la production (contrats d’avenir), approvisionnement des cantines, étiquetage de l’origine des viandes, etc.

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Le montant total du plan CASI (canicules, sécheresse, incendies), annoncé fin juillet et attendu pour la rentrée, sera dévoilé le 3 septembre, a indiqué la ministre de l’Agriculture, en marge de sa visite en Gironde avec le Premier ministre. « La semaine prochaine (le 27 août, NDLR), je réunirai tous les préfets pour un retour documenté sur les conséquences des canicules », a précisé Annie Genevard dans un entretien au quotidien Sud Ouest publié le 19 août. Après quoi, « le 3 septembre, (…) je leur dévoilerai le montant des aides ciblées, département par département, afin de soutenir les trésoreries et relancer la production ». Ce « fonds d’urgence » sera « à la main des préfets » et sera déployé « rapidement » à l’automne, a-t-elle précisé. En plus de ces aides à la trésorerie, le plan CASI comprendra également des « prises en charge de cotisations sociales », des mesures sur la gestion de l’eau, ainsi que des « dispositifs de simplification et de dérogation », selon un communiqué du 5 août. Autre mesure prévue : l’exécutif « réfléchit » à des « prêts sécheresse » (bonifiés ou garantis par l’État), a indiqué Annie Genevard le 14 août. Un dispositif également évoqué par le Premier ministre Sébastien Lecornu.

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Face à « la multiplication des épisodes de sécheresse et de canicule, les enseignes de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD) réaffirment leur solidarité avec les producteurs et les filières les plus exposés », annonce l’organisation dans un communiqué le 18 août. Concrètement, les distributeurs adhérents s’engagent à « adapter les pratiques aux réalités du terrain, en préservant une approche pragmatique concernant les conditions d’agréage et d’acceptation des produits (calibres, aspects…), faire de l’origine France une priorité assumée, en privilégiant les productions françaises lorsqu’elles sont disponibles, et maintenir un dialogue permanent avec les producteurs et leurs représentants ». Pour rappel, la FCD regroupe la plupart des enseignes de la grande distribution dont E. Leclerc, Coopérative U, Carrefour, Auchan, Groupement Les Mousquetaires, Intermarché, Casino. Le 14 août, Carrefour et Coopérative U avaient dévoilé des mesures pour les producteurs de fruits et légumes frais touchés par les aléas climatiques des dernières semaines, notamment en assouplissant leurs exigences en matière d’aspect et de calibre et en raccourcissant les délais de paiement de 30 à 15 jours.

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Présent jusque-là dans l’est de la France et en Normandie, le nouvel orthobunyavirus affectant les bovins a été détecté dans 13 départements, indique la plateforme Épidémiosurveillance en santé animale (ESA) dans son bulletin du 18 août. Ce virus identifié fin juillet est désormais présent dans le Massif central (Cantal, Haute-Loire, Puy-de-Dôme), en Alsace (Bas-Rhin, Haut-Rhin), en Bourgogne-Franche-Comté (Côte-d’Or, Doubs, Jura) et dans les Alpes (Ain, Savoie, Haute-Savoie), ainsi que dans le Calvados et les Ardennes. Ces cas ont « tous » été détectés sur des animaux « présentant des symptômes » (diarrhée, fièvre, baisse de la production laitière). Des analyses sont toujours en cours afin de déterminer si ce virus, proche de Schmallenberg, est à l’origine de ces symptômes. C’est l’École nationale vétérinaire de Toulouse (ENVT) qui a confirmé les foyers, à la suite du développement, « en urgence », d’une méthode de détection par PCR. Véhiculé par les moucherons Culicoïdes, le nouvel orthobunyavirus (Shamonda) est aussi présent en Suisse et en Allemagne ; « des investigations sont en cours » aux Pays-Bas, en attente de confirmation, selon la plateforme ESA. Sur son site internet, le ministère de l’Agriculture indique que « la situation est évolutive ».

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Dans un communiqué de presse commun le 17 août, la FNP Fruits, Légumes de France (production), Felcoop (coopératives) et Gefel (AOP) alertent la distribution sur la faiblesse des volumes disponibles en 2026 à la suite des conditions climatiques. Pour les syndicats, « il n’est pas acceptable de construire les promotions de 2026 avec les volumes et les références de prix de 2025 ». Ils indiquent que les particularités de cette campagne ont modifié les calendriers et les volumes disponibles. Les signataires pointent « des opérations promotionnelles [qui] sont programmées plusieurs semaines à l’avance, avec un prix consommateur arrêté et parfois déjà imprimé dans les catalogues, avant même que les volumes réellement disponibles et les conditions d’achat auprès des fournisseurs aient fait l’objet d’un véritable échange ». Ils appellent donc les enseignes à prendre en compte les disponibilités, les conditions économiques et le calendrier avant toute programmation d’une opération promotionnelle. « Cette concertation doit intervenir avant la fixation définitive du prix consommateur et avant l’impression des catalogues ou la programmation des campagnes commerciales. »

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Dominique Schelcher, p.-d.g. de la Coopérative U, a annoncé le 14 août des mesures de soutien en faveur des la filière des fruits et légumes frais touchée par les aléas climatiques récents. Ces « mesures immédiates », prises « dès les premiers jours des vagues de chaleur », écrit-il dans sur le réseau social LinkedIn, concernent plusieurs points : « cahiers des charges révisés (tolérance sur les calibres et le visuel) pour assurer l’écoulement des récoltes ; prix d’achat également révisés pour soutenir économiquement les producteurs face aux surcoûts » et réduction des « délais de paiement de 30 à 15 jours pour soulager les trésoreries ». Le patron de la coopérative rappelle à cette occasion que « Coopérative U n’applique historiquement aucune pénalité de logistique ou de retard sur les livraisons de fruits et légumes ». La Coopérative U n’est pas le seul distributeur à avoir annoncé des mesures de soutien aux agriculteurs frappés par la sécheresse de cet été. Carrefour a ainsi décidé le 14 août d’assouplir ses cahiers des charges des fruits et légumes frais notamment en termes de poids, calibres et aspects visuels, de réviser les prix d’achat et de raccourcir les délais de paiement à 15 jours pendant un mois.

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