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Dans un communiqué du 25 septembre, la FNEDT (entreprises de travaux agricoles) réclame davantage de soutien des pouvoirs publics face à la flambée du GNR. Face à une situation jugée « intenable », l’organisation réclame plusieurs dispositifs : « une aide proportionnelle à la hausse réellement subie » ; un versement immédiat des soutiens annoncés, certaines entreprises n’ayant encore rien touché, d’après la fédération ; « la déduction directe de l’aide sur la facture de GNR », afin d’éviter les délais de remboursement ; « une maîtrise des prix par les raffineurs et les distributeurs, au titre de la solidarité nationale » ; et enfin « un plafonnement de la fiscalité sur le GNR au juste niveau, par la mention des prélèvements fiscaux sur les factures ». La FNEDT juge les aides annoncées par le gouvernement insuffisantes, alors que la hausse du GNR s’est élevé à 70 ct€/l. Elle rappelle que les entreprises de travaux agricoles « utilisent à elles seules 30 % du GNR agricole ». En conséquence, « nos trésoreries comme celles de nos clients sont exsangues », alerte Philippe Largeau, président de la FNEDT.

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Selon plusieurs sources syndicales, l’enveloppe que la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, avait annoncé, lors de la présentation du plan Casi (sécheresse) pour financer les dégrèvement de taxe sur le foncier non bâti (TFNB) sera plus importante que prévu. La ministre avait annoncé un budget de 300 millions d’euros, basé sur un dégrèvement d’office de 30% de la taxe. Mais les dégrèvements accordés dans chaque département par la DGFip (ministère des Finances) sont le plus souvent supérieures. Par exemple, dans la Vienne, les taux de perte arrêtés, qui correspondent aux taux de dégrèvement, sont de 40 % sur les terres arables, 50 % sur les prairies, 50 % sur les vergers, 30 % sur les vignes. De source syndicale, les taux devraient être d’environ 50 % en moyenne, allant jusqu’à 100 % pour quelques cultures de certains départements. Pour rappel, les agriculteurs ayant subi des pertes plus importantes peuvent demander des taux de dégrèvement supérieurs en déposant des dossiers individuels.

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À la suite d’une nouvelle demande de la Russie, l’Organe de règlement des différends de l’OMC a décidé, lors de sa réunion du 25 septembre, « de constituer un groupe spécial » chargé d’examiner le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières de l’UE (MACF) en place depuis le début de l’année. Moscou affirme que ce dispositif crée des obstacles commerciaux importants pour les marchandises concernées (engrais, acier, aluminium, ciment, électricité, hydrogène). De plus, la Russie fait valoir que l’allocation de quotas à certaines entreprises par l’UE dans le cadre du système d’échange de quotas d’émission (SEQE) s’apparente à une subvention à l’exportation visant à renforcer la compétitivité des industriels européens. L’UE prévient qu’elle communiquera uniquement avec le groupe spécial et non pas directement avec la Russie, soulignant que « tant que la Fédération de Russie mène sa guerre d’agression contre l’Ukraine, elle ne peut pas s’attendre à pouvoir invoquer les règles de l’OMC pour améliorer l’accès de ses exportations au marché de l’UE ». Et elle se dit de toute façon convaincue que le MACF et le SEQE sont conformes aux règles de l’OMC. Les colégislateurs européens sont par ailleurs en train de discuter de mesures de simplification du MACF qui prévoient une clause de sauvegarde permettant de suspendre celui-ci pour les engrais en cas d’envolée des prix. Mais le Parlement européen s’oppose à ce mécanisme.

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Le géant mondial du burger de bœuf McDonald’s a présenté un nouveau plan stratégique le 23 septembre qui prévoit d’augmenter l’attractivité de ses restaurants et vise un gain de 1,5 point de part de marché sur le poulet et les boissons d’ici à 2030 « tout en conservant le leadership sur le bœuf ». Le développement de la préparation sur place du poulet pané et de nouveaux plats riches en protéines font partie des évolutions prévues, selon la presse internationale. Concurrencé par les chaînes de fast-food axées sur le poulet et les concepts innovants de restauration rapide, l’enseigne historique prévoit d’injecter 8,5 Md$ (7,5 %Md€) sur dix ans dans les restaurants tenus en franchise, soit la quasi-totalité (95 %) du parc mondial de 45 000 restaurants. Quelque 60 % de cet investissement serait réalisé d’ici à 2030. Les ventes mondiales ont progressé à un rythme ralenti au second trimestre à données comparables, contre 3,8 % au second trimestre 2025. Le ralentissement est particulièrement notable aux États-Unis, où la baisse de fréquentation se conjugue à la pénurie de bœuf.

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Le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a annoncé, le 23 septembre lors d’une interview accordée à la chaine de télévision Fox News, que les États-Unis et la Chine ont décidé le 23 septembre de prolonger leur trêve commerciale de deux mois, jusqu’au 10 janvier. « Nous sommes convenus aujourd’hui de prolonger (…) la détente économique entre nos deux pays qui devait prendre fin le 10 novembre (…) afin de nous laisser davantage de temps pour voir ce que nous pouvons faire sur le plan économique », a-t-il déclaré. Cette annonce intervient au moment où le président chinois Xi Jinping est en visite diplomatique dans la capitale des États-Unis. Washington et Pékin avaient conclu en octobre 2025 une trêve après s’être mutuellement assommés de droits de douane punitifs. Les États-Unis comptent « voir dans les prochains mois » si les Chinois « se montrent un peu plus zélés » en matière de respect des termes de l’accord conclu en octobre 2025, a expliqué Scott Bessent, qui note toutefois que Pékin est « un peu en retard » en matière d’achats de produits agricoles américains.

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Le distributeur martiniquais GBH (Groupe Benard Hayot) a dévoilé le 24 septembre un plan de soutien aux filières agricoles ultra-marines nommé « Producteurs d’avenir » pour soutenir « l’investissement et l’installation de producteurs locaux », selon un communiqué. Concrètement, il s’agit d’un « soutien financier direct aux projets identifiés à hauteur de 1,2 million d’euros sur trois ans sur la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique et la Réunion ». La sélection des bénéficiaires sera « pilotée avec les acteurs de terrain » : « Sur chaque territoire, les bénéficiaires seront choisis par une instance réunissant les acteurs de référence du monde agricole et institutionnel ». En outre, le programme prévoit « une priorité adaptée à chaque territoire, définie avec les acteurs agricoles et institutionnels locaux ». Les fonds sont mobilisés par GBH à raison de 100 000 € par an et par territoire. GBH, distributeur alimentaire dans les outre-mer à travers la franchise Carrefour, est « partenaire de 170 producteurs locaux en Martinique, de plus de 150 fournisseurs réunis sous le label Produits d’Ici en Guadeloupe et en Guyane, compte plus de 130 fournisseurs directs à La Réunion ». Le groupe GBH est également producteur de rhum (Clément, etc.) et détient des plantations de bananes, en plus de ses activités distribution spécialisée, notamment automobile.

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Annie Genevard a réuni, le 24 septembre, le comité de pilotage du plan gouvernemental pour « favoriser la place des femmes en agriculture », l’occasion de dresser un premier bilan de sa mise en œuvre. Au bout de sept mois, « des avancées concrètes sur l’ensemble des priorités » sont mises en avant par le ministère de l’Agriculture dans un communiqué. Il est question de susciter les vocations et d’ouvrir davantage les métiers agricoles aux jeunes filles. Exemple : 60 établissements de l’enseignement agricole sont engagés dans la labellisation « Égalité-Diversité ». Les actions en faveur de l’entrepreneuriat féminin ont permis d’organiser 17 interventions et de sensibiliser 250 jeunes filles.  537 offres représentant 1 014 places de stage ont été proposées. Un autre volet vise à mieux accompagner les agricultrices et sécuriser leurs parcours. Concernant la sortie du statut de conjoint collaborateur, 52 webinaires ont été organisés et 2 183 conjoints collaborateurs ont été contactés. Un décret, paru le 9 août, allège les cotisations sociales des ex-conjoints collaborateurs. Enfin, le plan d’action facilite l’installation et renforce la place des femmes dans les lieux de décision. Une enveloppe de 150 M€, financée par la BEI et distribuée par le Crédit agricole, prévoit qu’au moins 30 % des montants bénéficient à des entreprises répondant à des critères de leadership ou d’entrepreneuriat féminin.

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Après un été marqué par des vagues de chaleur et plusieurs épisodes de canicule, les assureurs devraient verser en environ 600 millions d’euros (M€) d’indemnités au titre des sinistres agricoles en 2026, a indiqué Jean-Michel Geeraert, directeur du marché de l’agriculture de Pacifica, filiale du Crédit agricole, à Agra Presse le 24 septembre. Parmi les agriculteurs assurés auprès de Pacifica, 85 % ont déclaré un sinistre cette année. « Si 100 % de la Ferme France avait été assurée, nous aurions été amenés à indemniser 2 à 3 milliards d’euros », souligne Jean-Michel Geeraert. Aujourd’hui, seuls 22 % des exploitants agricoles sont assurés, loin des objectifs du gouvernement. À l’horizon 2030, il espère atteindre un taux de couverture de 60 % des surfaces en viticulture, grandes cultures et légumes d’industrie et de 30 % en arboriculture, prairies et autres cultures peu assurées. Alors que les aléas climatiques sont appelés à augmenter en intensité et en fréquence, M. Geeraert estime que les exploitants agricoles « ne peuvent plus faire l’impasse sur la protection climatique ». Même son de cloche du côté du ministère de l’Agriculture. « Il faut impérativement que les agriculteurs français s’assurent », avait insisté Annie Genevard, en visite au Space le 15 septembre.

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La FNSEA a réclamé un doublement des aides aux agriculteurs pour l’achat de gazole non routier (GNR), invoquant l’envolée des prix des carburants. Le président du syndicat Arnaud Rousseau a déclaré dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux de la FNSEA qu’il demandait que l’aide pour l’achat de gazole non routier (GNR) passe à 30 centimes par litre, contre 15 centimes depuis avril. « Depuis le début de la semaine, le gasoil non routier pour l’agriculture a dépassé 1,50 €/l HT, rendant son acquisition extrêmement difficile pour les agriculteurs à la veille des travaux d’automne », a-t-il détaillé. « Pour nous, les 15 centimes annoncés par le gouvernement tenaient la route à partir du moment où les gasoils étaient autour de 1,20 €/l », a ajouté M. Rousseau. Le syndicat souhaite aussi que cette aide vienne « en pied de facture (…) pour accélérer les remboursements, qu’ils soient immédiats ». « Nous nous rendons compte que les remboursements d’avril, de mai, de juin tardent dans un certain nombre de départements. Ça n’est pas acceptable pour les agriculteurs de faire cette avance de trésorerie », a-t-il déploré.

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Dans le cadre de son Contrat d’objectif et de performance (COP) 2026-2031, signé le 23 septembre avec l’État, les chambres d’agriculture ont annoncé le déploiement de «conseillers référents pour chaque agriculteur». La mise en place se fera d’abord auprès des agriculteurs clients des chambres, puis de l’ensemble des exploitants. «Nous avions la volonté que chaque agriculteur ait un 06 pour poser n’importe quelle question», a expliqué Olivier Lebert, président de la chambre des Pays de la Loire. «Le premier coup de fil ne sera pas payant, et nous allons nous organiser pour que les conseillers puissent apporter des réponses et de l’appui technique ». Le fait d’appeler un conseiller référent pour lui poser une question générique sera gratuit ; le service restera payant à partir du moment où le conseiller devra faire une recherche ou un travail d’accompagnement spécifique pour l’agriculteur. «Le conseil technique reste payant, il le devient quand il y a un travail spécifique fourni», a expliqué Sébastien Windsor.

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