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La Syrie a atteint cette année l’autosuffisance en blé, pour la première fois en 15 ans, la guerre civile qui avait éclaté en 2011 ayant durement frappé le secteur agricole et contraint le pays à l’importation, a indiqué le 6 août un responsable à l’AFP. Dévastée par cette guerre qui a pris fin en 2024, la Syrie a en outre subi au cours des dernières années des vagues successives de sécheresse, la plus sévère étant survenue en 2025 selon l’ONU, nuisant à la production agricole et poussant les autorités à importer. « Il ne sera pas nécessaire d’importer cette saison », a annoncé le directeur adjoint de l’Organisation générale des céréales, Ahmad Qadoun. Cette dernière a annoncé le 5 août avoir reçu de la part des agriculteurs des différentes provinces 2,7 Mt de blé pour la saison courante, dépassant les besoins annuels, estimés à 2,55 Mt, selon l’agence de presse officielle syrienne Sana. Avant 2011, la production atteignait en moyenne 4,1 Mt/an. Le régime de Bachar al-Assad, renversé en décembre 2024 par une coalition islamiste, importait notamment du blé de l’allié russe.

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Dans sa note de conjoncture du 7 août, consacrée aux grandes cultures, Agreste (ministère de l’Agriculture) estime à un peu moins de 40 t/ha les rendements moyens hexagonaux 2026 de pommes de terre de conservation et de demi-saison, soit l’un des plus faibles niveaux depuis 1996. Sur une surface de 166 000 ha, les volumes atteindraient donc 6,5 Mt environ, en recul de 21,5 % par rapport à l’an dernier (qui avait atteint un niveau record), et de 7,2 % par rapport à la moyenne quinquennale. Concernant la pomme de terre de féculerie, la surface est estimée à 10 000 ha, et la production atteindrait 421 000 t, soit un repli de 17,3 % par rapport à 2025 (et de 42,1 % par rapport à la moyenne quinquennale). « Les rendements pourraient être très hétérogènes selon les parcelles et régions, en fonction des possibilités d’irrigation notamment », peut-on lire dans le rapport. Le déficit hydrique pénalise donc les cultures hexagonales. Par ailleurs, notons que le service statistique du ministère a revu à la hausse ses prévisions de surfaces mises en jachère, qui atteindraient 518 000 ha, contre 495 000 ha l’an dernier. Pour rappel, la flambée des coûts des engrais cumulée à la faiblesse des prix de vente des matières premières agricoles (pommes de terre, maïs, etc.) explique cette progression. Tous ces chiffres sont bien entendu encore amenés à évoluer.

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Dans une note d’Agreste publiée le 7 août, le ministère de l’Agriculture projette la production française de maïs grain cette année à un niveau jamais observé depuis « au moins 1980 », à 9 Mt, incluant les semences. Hors semences, elle tomberait même à 8,821 Mt. Si ce volume se confirmait, il s’agirait d’une chute annuelle de la production nationale de 35,5 % par rapport à l’an dernier, et de 34,1 % par rapport à la moyenne quinquennale. La baisse attendue de la production s’explique par le repli annuel des surfaces et surtout par la sécheresse, accompagnée de températures caniculaires, survenue à un stade de développement sensible des plantes, rappelle le ministère. Le rendement moyen tomberait à 70,3 q/ha, un plus bas depuis 2003, et en recul de 16 q/ha par rapport à 2025. De leur côté, les surfaces sont estimées à 1,281 Mha, contre 1,613 Mha l’an dernier. Quant au tournesol, sa production se stabiliserait autour de 1,4 Mt, grâce à la nette hausse des assolements. Les rendements décrocheraient, passant de 20,7 q/ha à 18,1 q/ha. Les récoltes de ces deux cultures n’ayant pas encore commencé, les chiffres sont amenés à évoluer, prévient le ministère.

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Après les épisodes de canicule et de sécheresse exceptionnels, les héliciculteurs alertent sur les conséquences du dérèglement climatique sur leur activité. En Bourgogne, certains d’entre eux estiment avoir perdu entre 50 et 70 % de leur production cet été. Les fortes chaleurs assèchent les parcs d’élevage et favorisent les attaques de prédateurs, en particulier les oiseaux, privés d’une partie de leurs ressources alimentaires. « C’est l’hécatombe. (…) Nous sommes en première ligne du changement climatique. C’est un désastre, tout le revenu est par terre », témoigne Frédéric Marcouyoux, éleveur d’escargots à La Ferme au gré du temps, à Villecomte (Côte-d’Or), auprès de l’AFP. Selon Émilien Bourgeois, président de la Fédération nationale des héliciculteurs, de plus en plus d’exploitations sont menacées, sans qu’il ne soit possible d’en préciser le nombre. La crise est telle que se pose la question de la disparition même de cet élevage en France, alors qu’il est déjà réduit à sa portion congrue, avec quelque 400 éleveurs seulement. Seuls 5 % des escargots consommés dans l’Hexagone y sont produits, le reste étant importé majoritairement d’Europe de l’Est.

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La ministre de l’Agriculture et la ministre de la Transition écologique ont pris un arrêté en application du Code forestier reconnaissant « le sinistre de grande ampleur » des forêts brûlées en Gironde et dans les Landes, indique un communiqué du 6 août. Cette reconnaissance comme un « sinistre de grande ampleur » vise à simplifier les opérations d’abattage d’arbres incendiés afin de sécuriser rapidement les personnes et les biens. Dès que les incendies seront définitivement éteints, les propriétaires privés des forêts sinistrées pourront procéder à l’abattage des arbres brûlés par ces deux feux sans avoir à avertir le Centre régional de la propriété forestière de Nouvelle-Aquitaine, comme l’impose habituellement le Code forestier. Cette dérogation doit permettre de lancer rapidement les chantiers de sécurisation et de remise en état des parcelles. C’est la deuxième fois dans l’histoire récente de la région qu’un tel arrêté est pris, le dernier datant de 2022. Les incendies dits de Saumos (22 juillet) et de Biscarosse (23 juillet), d’une ampleur sans précédent depuis 1949, ont ravagé respectivement environ 39 800 et 3 600 ha de forêts. Ils ont également endommagé plus de 240 bâtiments et entrainé l’évacuation de plus de 250 000 personnes.

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Une récente synthèse de FranceAgriMer et d’Agreste (ministère de l’Agriculture) souligne la « dépendance croissante aux importations » de l’Hexagone, alors que les importations de viandes, toutes espèces confondues, ont continué leur croissance en 2025, de 5 %. Une accélération après une hausse de 2,1 % en 2024. Sans surprise, le mouvement est largement porté par la « forte progression » des importations de volaille (+8,6 %), et en particulier celles de poulet (+9,9 %). La part de poulet importé représente désormais 52 % de la consommation. Seule la viande ovine dépasse ce niveau, avec 62 % de la consommation couverts par l’import (volumes en hausse de 1,5%). La viande porcine voit, elle aussi, ses importations augmenter, de 3,9 %, couvrant 29 % de la consommation. Seules les importations de viande bovine reculent en volume (-0,8 %), mais leur poids relatif s’accroît (à 26 %) en raison du « repli de la consommation ». Plus largement, les tendances de consommation des différentes viandes (calculée par bilan) restent inchangées en 2025 : dynamisme pour la volaille (+3,3 %, à 2,2 Mtéc), pour le porc (+2,7 %, à 2,2 Mtéc), baisse pour la viande bovine (-2,7 %, à 1,4 Mtéc) et chute plus prononcée pour la viande ovine (-5,9 %, à 136 000 téc).

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Le nouveau virus récemment détecté sur des vaches laitières malades en Suisse est également présent dans l’est de la France et en Allemagne, rapporte la plateforme Epidémiosurveillance en santé animale (ESA) dans une note du 5 août. La présence de cet orthobunyavirus a été confirmée dans des « échantillons de plasma et de selles provenant de plusieurs exploitations laitières de Haute-Savoie », « analysés en mélanges ». Les experts précisent qu’il est « très proche du virus Shamonda », qui appartient au groupe Simbu, comprenant aussi le virus Schmallenberg. Pour la plateforme ESA, « l’analyse phylogénétique doit encore être affinée, mais elle permet d’ores et déjà de considérer qu’il s’agit de l’émergence en France d’un nouveau virus ». Les experts sanitaires notent une multiplication « ces derniers jours » des « cas de diarrhée aiguë, accompagnés de fièvre, abattement et baisse de production laitière » dans le Doubs, l’Ain, les Savoie, en Suisse et dans le sud de l’Allemagne (Bade-Würtemberg et Bavière). Malgré la présence du virus, il n’est pas encore confirmé qu’il est à l’origine de ces symptômes, ni qu’il circule activement. En raison du faible nombre d’élevages touchés, « à ce stade, la situation n’est pas alarmante », relativise Alexandre Dimberton, président du GTV (groupement technique vétérinaire) de Bourgogne-Franche-Comté, auprès de nos confrères de Réussir Lait.

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Les départements de l’Essonne et de Seine-et-Marne ont annoncé, dans un communiqué du 27 juillet, qu’ils consacreraient 87 500 € pour indemniser les agriculteurs ayant participé à l’acheminement de l’eau lors de la lutte contre l’incendie qui a frappé la forêt de Fontainebleau les 12 et 13 juillet. Dès les premières heures du sinistre, 70 agriculteurs seine-et-marnais et 34 agriculteurs essonniens se sont portés volontaires pour épauler les sapeurs-pompiers. « Grâce à leurs équipements, leur réactivité et leur connaissance du terrain, ils ont apporté un soutien déterminant dans la lutte contre les flammes », saluent les départements. Dans le détail, les agriculteurs ayant assuré les rotations d’eau recevront une indemnisation forfaitaire de 50 €/h d’intervention. En Seine-et-Marne, « en lien avec la FDSEA », le département consacrera ainsi 70 000 € à l’indemnisation de 45 agriculteurs (près de 1 350 h d’intervention). En Essonne, le département prendra en charge l’indemnisation de huit agriculteurs, pour environ 350 h d’intervention, soit 17 500 €. Les deux département prévoient également un geste de reconnaissance à l’ensemble des agriculteurs ayant apporté leur concours aux opération, y compris ceux ayant participé à la création de pares-feux, sous la forme d’invitations à découvrir un site touristique de leur département.

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Dans un communiqué du 5 août, le ministère de l’Agriculture esquisse les grands axes du plan d’urgence en cours de préparation, baptisé CASI, pour « canicule, sécheresse, incendies ». Annoncé fin juillet par Annie Genevard et attendu pour la rentrée, il se base sur des dispositifs classiquement utilisés dans ce type de situation : « mesures d’urgence en faveur de la trésorerie des exploitations », « prises en charge de cotisations sociales » ou encore « dispositifs de simplification et de dérogation ». Le plan CASI comprendra aussi « des mesures destinées à faciliter la remise en production des exploitations les plus durement touchées ». La ministre a « réuni l’ensemble des préfets » pour leur demander de désigner un « référent sécheresse » et de mettre en place des « cellules départementales sécheresse ». Cette instance rassemblera les professionnels, les chambres, les banques, les « services sociaux des départements », la MSA et l’administration. Elle fournira un « diagnostic précis » qui servira de base au plan d’urgence, examinera les « marges de manœuvre » réglementaires en matière de gestion de l’eau. Enfin, la ministre indique avoir « saisi la Commission européenne » afin « qu’aucun exploitant ne soit pénalisé lorsqu’il lui est objectivement impossible de respecter certaines exigences de la Pac en raison de la sécheresse » (couverture des sols, rotation des cultures).

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La Commission européenne a adopté, le 31 juillet, des mesures destinées à aider les agriculteurs confrontés à la forte hausse des prix des engrais et à soutenir la sécurité alimentaire de l’Europe. Ainsi, un nouveau dispositif de soutien de crise au titre du développement rural, destiné à améliorer la trésorerie des exploitations agricoles, pourra être cofinancé à hauteur de 65 % au maximum par le Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader). Les États membres peuvent compléter ce financement par une contribution nationale pouvant atteindre 200 %. Ce dispositif pourra mobiliser des fonds inutilisés « qui risqueraient autrement d’être perdus », précise la Commission. Par ailleurs, afin d’améliorer la trésorerie des exploitations, les États membres ont la possibilité de verser aux agriculteurs des avances sur les paiements directs avant le 16 octobre. Enfin, les États membres disposeront d’une plus grande souplesse pour faire face aux conséquences de la hausse des prix des engrais, en adaptant les montants alloués aux paiements directs pour l’année civile 2027. Ces mesures complètent l’ensemble de mesures de soutien financier de 540 millions d’euros annoncé dans le plan d’action sur les engrais.

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