Agra
Fil info
Les services de la Commission européenne ont confirmé, le 31 août que le Brésil ne sera plus autorisé, à partir du 3 septembre, à exporter vers l’UE des animaux destinés à la production alimentaire ni des produits d’origine animale, notamment les viandes bovine et de volaille, les œufs, le miel et les boyaux, destinés à la consommation humaine. « Le Brésil est un partenaire important pour l’UE et nous travaillons étroitement, de manière constructive et positive, avec les autorités brésiliennes afin de garantir leur conformité à ces exigences », précise toutefois un porte-parole de la Commission européenne. « Pour la première fois depuis longtemps, l’Europe fait preuve de lucidité et décide de protéger son marché, ses producteurs et ses consommateurs », se félicite Patrick Bénézit président de la fédération nationale bovine. En parallèle, les services de la DG Santé de la Commission européenne mène actuellement, jusqu’au 4 septembre, des audits au Brésil auprès de producteurs de volailles et de miel. En cas de résultat positif, Bruxelles pourrait proposer de réintégrer le Brésil à la liste des pays autorisés à exporter vers l’UE mais le bœuf ne sera pas concerné. Toutefois, un vote des experts nationaux en comité permanent (Scopaff) reste nécessaire sans qu’aucune date ne soit, pour l’heure, confirmée.
À l’occasion d’une conférence de presse le 1er septembre, le nouveau président de la Coopération agricole (LCA) Jean-Luc Duval a présenté les demandes du réseau pour l’élection présidentielle. « Si vous voulez refaire de la France une puissance agricole, nous serons partenaires, a déclaré l’agriculteur normand. Si vous voulez en faire un grand parc naturel, on va avoir des problèmes. » LCA a présenté trois priorités. La première est intitulée : « sécuriser les moyens de production », ce qui inclut la « relocalisation des intrants stratégiques », les questions de gestion de l’eau (« stockage raisonné, REUT, adaptation »), la « modernisation des outils industriels ». La seconde priorité est d’« améliorer la compétitivité », en baissant « les impôts de production », en révisant le droit de la concurrence, et en préserver des « prix connectés aux marchés ». Jean-Luc Duval a redit son opposition au principe des tunnels de prix tels qu’adoptés dans la loi d’urgence cet été. La troisième et dernière priorité est d’« adapter et transformer les filières ». Pour ce faire, le réseau veut de l’aide pour « renforcer les fonds propres des coopératives », créer un « fonds mutualisé de transition et de gestion des risques agricoles », du soutien pour « accompagner la diversification des revenus agricoles », et pouvoir « flécher une partie de l’épargne des Français vers l’agriculture ».
Agra
En raison de la sécheresse et des canicules de cet été, « l’enveloppe nécessaire au maintien des troupeaux herbivores en France s’élève (…) à 5,4 Md€ », ont indiqué les quatre associations spécialisées d’éleveurs de ruminants de la FNSEA* le 1er septembre. Cette somme correspond aux seuls besoins d’achats de fourrages, sachant que les syndicats « corroborent » la chute de 50 % des stocks estimée par les préfets. Alors qu’Annie Genevard doit présenter son plan d’aide d’urgence jeudi 3 septembre, les représentants des éleveurs demandent une enveloppe de 3 Md€ d’aides publiques, soit environ 300 €/UGB (unité gros bovin) pour les 10,6 millions d’UGB présents en France (bovins, ovins et caprins). Outre les dispositifs habituels (dégrèvement de la TFNB, exonérations MSA, etc.), cette somme comprendrait aussi une « aide de crise », ainsi que l’indemnité de solidarité nationale (ISN) dans le cadre de l’assurance récolte. Pour compenser le reste des pertes (soit 2,4 Md€), les syndicats appellent leurs filières respectives à « revaloriser » les prix à la production. Ces derniers mois, de nombreux éleveurs ont vu leurs prix de vente chuter (environ 300 € par vache allaitante, 80 €/1 000 l de lait), « sans répercussion sur les prix à la consommation », font-ils valoir. * FNB (bovins viande), FNPL (producteurs de lait), FNO (ovins) et Fnec (caprins)
Agra
Dans une note parue le 28 août, Agreste (ministère de l’agriculture) fait état du repli de la production porcine en juillet «dans un contexte de canicule». Celle-ci a reculé de 4,1 % en poids sur un an, sous l’effet conjugué du recul des abattages et de l’allègement des carcasses. «Les fortes chaleurs estivales pèsent sur les disponibilités en animaux et ralentissent leur croissance», est-il expliqué. Les abattages sont ainsi en recul de 3 % en nombre de têtes (y compris porcelets, coches et verrats) sur un an et de 5,4 % par rapport à la moyenne de ces cinq dernières années. L’abattage de porcs charcutiers est en recul de 2,6 %, à 1,67 million de têtes, soit 5,1 % de moins que la moyenne quinquennale. Le poids moyen des carcasses présente 1,7 kg de moins en juillet par rapport à juin, premier mois de fortes chaleurs, au cours duquel il avait déjà perdu 1,6 kg.
Cette restriction de l’offre a légèrement poussé à la hausse le cours moyen du porc entrée abattoirs (+3,6 % par rapport à juin). La consommation de viande porcine en France (mesurée par bilan) avait bien progressé en juin, dépassant de 5,6 % son niveau de 2025 et de 5,5 % la moyenne quinquennale. Cette consommation apparente a été soutenue par 29 % d’importations, en hausse de 7,5 % sur un an.
Source Agra
Agra
À trois jours de la présentation par Annie Genevard du plan d’aide à l’agriculture, JA a présenté le 31 août une trentaine de propositions face aux aléas climatiques. Une des demandes phares de ce livre blanc est la mise en place d’«une contribution générale sur l’impôt» pour faire face aux effets de la canicule et à l’ampleur des pertes subies, agricoles et non agricoles, a souligné le président Jocelyn Dubost. Le syndicat veut des aides à la trésorerie et des aides sociales : prise en charge des cotisations MSA et dégrèvement total de la TFNB ; relèvement du plafond de l’épargne de précaution (à 80 000 €) avec une exonération fiscale portée à 100 % ; lancement de prêts garantis par l’État à taux nul pour les jeunes installés depuis moins de cinq ans ; gel des fermages.
Sur le plan réglementaire, il souhaite un «droit d’agir en période de tension», permettant d’adapter les pratiques (fauche des jachères, chargement des animaux, etc.). JA défend une réforme de l’assurance récolte via «un fonds mutuel intégré» qui couvre tout aléa (sanitaire et climatique). D’autres mesures à plus long terme sont avancées, comme dans la gestion de l’eau : accélérer les projets de stockage, ralentissement et infiltration, la réutilisation des eaux usées ; limiter les possibilités de recours à une saisine du Conseil d’État.
Source Agra
Agra
La Commission européenne a ouvert le 31 août (et jusqu’au 28 septembre) une consultation publique concernant deux propositions d’acte délégué et d’acte d’exécution détaillant les informations requises de la part des opérateurs qui souhaiteront mettre sur le marché des cultures issues des nouvelles techniques de sélection génomiques (NGT). Le compromis sur la libéralisation dans l’UE de ces NGT a été validé par le Parlement européen en juin après d’intenses discussions. Le texte final distingue notamment les variétés NGT de catégorie 1 (considérées comme équivalentes à des plantes conventionnelles) de celles de catégories 2 (soumises au même exigences que les OGM). Les deux règlements secondaires soumis à consultation (dont l’adoption est prévue pour le premier trimestre 2028) imposeront notamment la présentation d’informations sur les brevets et licences. Une question qui a été au cœur des discussions lors de l’adoption définitive de la nouvelle réglementation. Pour tenter de rassurer, la Commission européenne s’est engagée à publier un an après l’entrée en vigueur du règlement, une étude sur l’impact des brevets sur la concentration du secteur, la disponibilité des semences pour les agriculteurs et les modalités d’accès des obtenteurs aux plantes NGT brevetées. Si besoin, des mesures correctives seront proposées.
Source Agra
Agra
Avec une pousse cumulée inférieure, au 20 août, de 36 % à la moyenne 1989-2018, la situation des prairies permanentes françaises «continue de se dégrader», constate Agreste dans une note de conjoncture le 27 août. «L’herbe ne pousse plus depuis plus de deux mois en raison de l’absence durable de pluies et de températures très élevées», note le service statistique du ministère de l’agriculture. Résultat : «Toutes les régions sont déficitaires». La région Paca, qui était la seule non déficitaire au 20 juillet, recule désormais légèrement, à 91 % de la moyenne. Toutes les autres régions subissent des déficits supérieurs à 20 % par rapport à la moyenne de référence. Quatre régions essuient des pertes autour des 40 %, notamment dans le Sud-Ouest (Nouvelle-Aquitaine, Occitanie) et l’est (Bourgogne-France-Comté, Grand Est). Les autres régions affichent des baisses autour de 30 % par rapport à la période 1989-2018.
Par ailleurs, le 27 août, la ministre de l’agriculture a indiqué que cinq régions présentaient «un stock de fourrage inférieur de plus de 50 % par rapport à la normale». Il s’agit de la Bretagne, de l’Occitanie, des Pays de la Loire, du Centre-Val de Loire et d’Auvergne-Rhône-Alpes, a précisé son cabinet à la presse le lendemain.
Source Agra
Agra
En raison des effets de la sécheresse et des canicules, «30 à 35 000 exploitations sont en besoin urgent d’une aide forte», a indiqué le ministère de l’agriculture lors d’un brief à la presse le 28 août, soit environ 10 % des exploitations françaises (350 000 fermes, en excluant les micro-exploitations). Un chiffre issu des remontées des préfets de région, réunis la veille par Annie Genevard en vue de préparer le plan d’aide du gouvernement, qui sera présenté le 3 septembre.
«Dans une large majorité des régions, les difficultés concernent plus de 20 % des exploitations», précise l’entourage de la ministre de l’agriculture dans un message à la presse. Et, «dans les régions ayant chiffré les besoins, ceux-ci dépassent généralement 10 000 € par exploitation». Par ailleurs, le cabinet d’Annie Genevard a indiqué que les cellules d’aide psychologique des préfectures et des MSA ont été «renforcées», ainsi que les cellules Réagir (Chambres d’agriculture). Ce qui passe par notamment «plus de sentinelles» et des permanences «délocalisées hors des préfectures». Quant au coordinateur interministériel sur le mal-être en agriculture, Olivier Damaisin, il a été «missionné par la ministre pour tenir des réunions dans chaque préfecture de région avant le 1er octobre».
Source Agra
Agra
Sébastien Lecornu a promis le 30 août «un plan de soutien et de sauvetage» pour aider les agriculteurs à «passer l’hiver» après un été de sécheresse, puis «un plan de relance pour 2027» pour la filière, dans un entretien accordé au Parisien. «L’agriculture, c’est mon dossier numéro un de la rentrée. Il faut agir et vite», a déclaré le Premier ministre. «La ministre Annie Genevard a démarré les consultations, je vais m’y impliquer à ses côtés. On va faire du sur-mesure. Ces dispositions seront dans le budget 2027», a-t-il ajouté. Le chef du gouvernement a par ailleurs annoncé le prolongement des aides à l’achat de carburant, pour «les filières impactées et les travailleurs les plus modestes». Les modalités de cette reconduction n’ont pas été précisées.
A l’issue du conseil des ministres le 24 août, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon avait indiqué que l’exécutif «travaill(ait) à une reconduction» des aides pour les secteurs les plus exposés à la hausse des prix du carburant. Les aides destinées aux secteurs les plus exposés, que sont l’agriculture, la pêche, le BTP et le transport expirent le 31 août. La porte-parole du gouvernement avait assuré : «nous ne laisserons aucun secteur sur le carreau».
Source Agra
Agra
À l’occasion d’un discours devant le Conseil général de la Chambre de commerce et d’industrie, le 26 août, le ministre australien du Commerce, Don Farrell, a reconnu que la ratification de l’accord de libre-échange avec l’UE par le Parlement n’était pas garantie. En cause : la menace de blocage du texte par la coalition des principaux groupes politiques d’opposition. « Je tiens à être clair : il n’y aura pas de seconde chance avec l’UE si nous choisissons de nous retirer de cet accord », a-t-il prévenu, en incitant les représentants des entreprises à faire du lobbying auprès des parlementaires en faveur de la ratification.
Une demande qui a suscité l’ire de Matt Canavan, chef du parti National (conservateurs). Ce dernier considère que le texte est « une trahison des agriculteurs australiens ». Il reproche notamment au gouvernement travailliste d’avoir ouvert le marché australien aux producteurs européens en supprimant les droits de douane, alors que les principales exportations agricoles australiennes, de leur côté, resteront soumises à des quotas et des tarifs douaniers. « Ce n’est pas un véritable libre-échange », conclut-il.
Agra
À la une
Aveyron | Par Marion GHIBAUDO
Venaison : une filière locale en construction
National | Par Actuagri
L’heure de vérité pour les indications géographiques ?


