Mot-clé : Maïs

Par Agra

Blé : l’export français aspiré par un marché européen en manque de maïs

Face à un manque de maïs européen en 2026-2027, les exportations françaises de blé tendre penchent vers le Vieux Continent, a souligné le 27 août le cabinet Argus Media. « La pénurie de maïs va profiter au blé », a lancé l’analyste Maxence Devillers. Malgré une moisson décevante – la production nationale de blé tendre étant chiffrée à 30,80 Mt (contre 33,35 Mt l’an dernier) –, Argus Media table sur une hausse des utilisations en alimentation animale, à 5,2 Mt (contre 4,7 Mt), et à l’export vers l’UE, à 8,2 Mt (contre 8 Mt). Cela pénalise les exportations de blé français vers les pays tiers, estimées à 6 Mt (contre 7,3 Mt) sur la nouvelle campagne.

Une situation qui résulte de la mauvaise récolte prévue en maïs grain, « au plus bas depuis 1976 ». Argus Media l’estime cette année en France à 6,9 Mt (contre 13,2 Mt). Ce manque de disponibilités concerne tout le marché européen. La production de maïs grain est chiffrée en forte baisse dans l’UE à 46,9 Mt (contre 57,9 Mt), conséquence là aussi de la sécheresse et des canicules. « Le marché européen du maïs est en perte de vitesse », considère Maxence Devillers. Une substitution s’opère au profit du blé. Résultat, ses stocks fondent. Ils sont prévus à 10,9 Mt de blé fin 2026-2027 dans l’UE, au plus bas depuis 2020-2021.


Par Agra

Fromages/sécheresse : cahiers des charges assouplis pour comté, beaufort et abondance

Le gouvernement a autorisé un assouplissement temporaire des règles de production des fromages AOP abondance, beaufort et comté, en raison de la sécheresse, selon trois arrêtés publiés le 26 août au Journal officiel. Les cahiers des charges de ces trois fromages imposent normalement aux éleveurs de nourrir leurs vaches majoritairement avec de l’herbe issue d’une zone géographique délimitée, dans les Alpes pour les deux premiers, et dans le massif du Jura pour le comté. Le manque de pluie des derniers mois ayant asséché les pâturages, les producteurs ont obtenu des dérogations exceptionnelles pour nourrir leurs troupeaux.

Pour l’abondance, les éleveurs pourront notamment réduire fortement la part d’herbe pâturée et utiliser davantage de fourrage provenant de l’extérieur de la zone de l’appellation. Pour le beaufort, la part de foin et d’herbe devant provenir de la zone de production est abaissée, tandis que davantage d’aliments complémentaires pourront être donnés aux vaches. Pour le comté, l’assouplissement est plus limité : jusqu’à fin octobre, le maïs vert donné aux animaux pourra provenir, en partie, de l’extérieur de l’exploitation.


Par Agra

Maïs : les prévisions de rendements européens revues à la baisse par la Commission

En raison de la persistance d’un temps chaud et sec, la Commission européenne revoit nettement à la baisse ses prévisions de rendement du maïs sur le Vieux continent, d’après le bulletin JRC Mars publié le 25 août. Elle table en 2026 sur 6,61 t/ha (-5 % en un mois) pour le maïs grain et 37,8 t/ha (-8 %) pour le maïs fourrager. Les stress thermiques et hydriques ont de « sévères impacts » sur les cultures d’été en France, sud de l’Allemagne, nord et centre de l’Italie, Autriche, Tchéquie, Slovaquie, Hongrie et ouest de la Roumanie, selon le bulletin.

Des « impacts modérés » sont également relevés dans les pays du Benelux, en Slovénie et Croatie. « Bien que les conditions restent plus favorables pour les cultures d’été dans certaines régions du nord et de l’est de l’Europe, les prévisions de rendement de l’UE pour toutes les cultures d’été ont été fortement revues à la baisse, chutant jusqu’à 14 % en dessous de la moyenne quinquennale », affirme la Commission. Concernant le maïs grain, elles tombent en France à 6,5 t/ha (-16 % par rapport au mois précédent), en Hongrie à 3,85 t/ha (-15 %), en Allemagne à 8,46 t/ha (-8 %), en Italie à 8,39 t/ha (-1 %).


Par Agra

Grains : le CIC abaisse encore ses prévisions de production mondiale de blé et de maïs

En raison des fortes chaleurs en Europe, le Conseil international des céréales (CIC) a abaissé, une nouvelle fois, ses prévisions de production mondiale de blé et de maïs dans son rapport mensuel publié le 20 août. La production 2026-2027 de blé est désormais attendue à 817 Mt (-4 Mt en un mois) et celle de maïs grain à 1 305 Mt (-1 Mt en un mois). Tous grains confondus, la production mondiale est désormais prévue à 2 416 Mt (-6 Mt). Malgré ce recul, ce niveau constituerait la deuxième récolte la plus élevée de l’histoire, après 2025-2026. L’organisation a aussi révisé à la baisse sa prévision de consommation mondiale de grains, à 2 444 Mt (-3 Mt en un mois), « principalement liée à une révision de la demande pour l’alimentation animale ».

Concernant les échanges mondiaux de grains, ils sont revus légèrement à la hausse sur un mois (+1 Mt, à 451 Mt), « surtout en raison des besoins croissants de l’UE en importations de maïs ». Au-delà de ce frémissement, le CIC confirme le ralentissement du commerce mondial de grains (-16 Mt sur un an), « principalement en raison d’expéditions réduites vers le Proche-Orient et l’Afrique du nord ». Quant à l’arrêt du transit via la mer Noire provoqué par la guerre en Ukraine, il a surtout « affecté les flux de blé », avec une perte « d’environ 4 Mt par rapport à la normale » depuis mi-juillet.


Par Agra

Maïs : les conditions de culture se dégradent encore, selon FranceAgriMer

Dans son bulletin hebdomadaire Céré’Obs du 31 juillet, FranceAgriMer a une nouvelle fois revu à la baisse le taux de cultures de maïs se développant dans des conditions « bonnes » à « très bonnes ». Entre le 21 et le 27 juillet, il chute de 38 % à 34 %. L’an dernier à la même époque, il s’élevait à 69 %. Le stade floraison femelle, très sensible au déficit hydrique, passe de 87 % à 95 %, contre 93 % en 2025 à la même période, et 79 % sur la moyenne 2021-2025.

« La date médiane de ce stade présente deux jours d’avance par rapport à 2025 et sept jours d’avance par rapport à la moyenne [sur] cinq ans », précise le bulletin. Le stade « humidité du grain 50 % » débute à 1 %, contre 2 % l’an dernier à la même période et 1 % sur la moyenne quinquennale. La profession s’attend à une récolte hexagonale catastrophique cette année. Il y a quelques jours, l’AGPM (maïsiculteurs, FNSEA) tablait sur 9,5 Mt au mieux, chiffre qui risque de plus en plus de ne pas être atteint. Par ailleurs, les tournesols sont également en difficulté, et les entrepreneurs de travaux agricoles de la FNEDT ont alerté sur les conditions de culture de betteraves.


Par Agra

Biogaz/sécheresse : la préfecture de Bretagne appelle à modérer l’usage des cultures agricoles

Dans un communiqué du 23 juillet, la préfecture de Bretagne a appelé à « un usage raisonné des cultures agricoles pour la méthanisation afin de répondre prioritairement au besoin de fourrage de l’élevage breton ». Quelques jours plus tôt, la FRSEA et les JA bretons, ainsi que la chambre d’agriculture de Bretagne et l’association des agriculteurs méthaniseurs bretons avaient eux aussi appelé à éviter toute concurrence entre les débouchés énergétiques et fourragers.

La préfecture alerte sur le fait que « le département du Morbihan est désormais partiellement placé en niveau de crise » et que « les trois autres départements sont placés au moins partiellement en alerte renforcée ». La sécheresse endommage fortement de nombreuses cultures, dont le maïs, qui dispose d’un important pouvoir méthanogène. La Bretagne compte 280 méthaniseurs environ, sachant que « la très grande majorité sont des petites installations dites « à la ferme », la région comptant très peu d’installations industrielles ou de grande taille », pointent les autorités. Elles rapportent que dans la région, « en moyenne 6 à 7 % seulement des tonnages utilisés dans les méthaniseurs sont du maïs ».


Par Agra

Céréales : les prix du blé tendre et du maïs au plus haut depuis plus de deux ans

Lors de la séance du 22 juillet, les prix du blé tendre sur Euronext ont clôturé en spot à 244,25 €/t, soit un niveau plus observé depuis juin 2024, et en hausse de 9,50 €/t par rapport à la veille. Ceux du maïs s’affichent à 259 €/t, en progression de 2,75 €/t en spot, soit un plus haut depuis mars 2023, mais de 8 €/t sur les échéances nouvelle récolte. Le principal facteur haussier est l’intensification des combats entre Ukrainiens et Russes sur la zone mer Noire.

Le principal port d’exportation de blé tendre de Russie, Novorossiysk, aurait décidé de suspendre les chargements nocturnes, en raison des attaques de drones ukrainiens, rapportent des sources privées au média Reuters le 22 juillet. Rappelons que c’est par la mer Noire que deux des plus gros exportateurs internationaux de grains et dérivés (blé tendre pour la Russie, maïs et huile de tournesol pour l’Ukraine) font transiter leurs marchandises (dont le plus gros exportateur en blé tendre, à savoir la Russie). À cela s’ajoutent des inquiétudes sur la production de blé de printemps aux États-Unis, sachant que la production de blé tendre en France s’avère plutôt décevante. Rappelons qu’Argus Media (ex-Agritel) table désormais sur un volume 2026 à seulement 30,8 Mt.


Par Agra

Sécheresse/maïs : les Landes enchaînent une deuxième année «catastrophique» (élus)

Dans un courrier adressé le 16 juillet à la ministre de l’Agriculture, six élus landais dont le président du conseil départemental et le vice-président de la région, tous socialistes, demandent un soutien de l’État face à une «deuxième année annoncée comme catastrophique pour la très grande majorité des productions» dans ce département, leader national de la production de maïs.

Selon les chiffres de la chambre d’agriculture, l’année 2025 avait déjà été marquée « par un revenu agricole moyen inférieur de 4 % à la moyenne décennale ». Outre les mesures de droit commun, députés, sénateurs et élus régionaux demandent «un plan de sauvegarde à destination des agriculteurs », pour apporter une «visibilité à court et moyen termes». Ils proposent un ré-abondement du Fonds d’allègement des charges (FAC) et du dispositif d’Aide à la relance des exploitations agricoles (Area). Le conseil départemental des Landes, annonce qu’il vient de voter «plus de 850 000 € de crédits à destination des agriculteurs impactés par des crises», via les dispositifs « agriculteurs en difficultés » et « fonds d’urgences sanitaires et climatiques ». Il s’engage par ailleurs à «prendre toute sa part dans ce plan». Enfin les élus socialistes demandent de faire passer de 184 à 198 mm3 les volumes d’irrigation prélevables dans les cours d’eau non réalimentés et les nappes d’accompagnements du sous-bassin de l’Adour.


Par Actuagri

Céréales : une abondance mondiale sous la pression des coûts

L’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a confirmé début mai la bonne tenue des marchés pour la campagne 2025/2026. La production mondiale de céréales atteindrait 3,040 milliards de tonnes (+6 % sur un an), portée par des révisions à la hausse en Europe pour le blé et le maïs. Les stocks mondiaux devraient grimper de 9,6 % pour atteindre un record de 954,6 millions de tonnes, soit un ratio stocks/utilisation très confortable de 32,3 %. Cette dynamique est soutenue par une utilisation accrue, notamment du maïs pour l’alimentation animale (+4,5 %). Toutefois, les perspectives pour la prochaine campagne (2026/2027) s’assombrissent. La production mondiale de blé est attendue en repli de 2 % (817 Mt), freinée par une contraction des surfaces aux États-Unis et en Russie. Surtout, la fermeture du détroit d’Ormuz renchérit les coûts de l’énergie et des engrais, pesant sur les marges des exploitants alors que les prix du blé se tassent. À l’inverse, le maïs sud-américain reste dynamique : des récoltes records sont attendues en Argentine et au Brésil grâce à une météo favorable et une forte demande exportatrice. Dans l’Union européenne, les rendements sont stables malgré des déficits pluviométriques émergents à l’Est.


Par Actuagri

Maïs 2026 : une chute brutale des surfaces qui alarme la filière

Malgré des conditions de semis agronomiquement favorables et un excellent niveau de recharge hydrique des sols, l’Association générale des producteurs de maïs et l’Institut du végétal (Arvalis) tirent la sonnette d’alarme dans un communiqué commun du 17 avril. Leurs premières estimations pour la campagne 2026 laissent apparaître une « baisse très préoccupante » de 10 à 15 % des surfaces de maïs grain au niveau national, désormais estimées à 1,33 Mha. Si le maïs fourrage (1,20 Mha) et le maïs semence (63 000 ha) restent stables, le maïs doux poursuit sa chute avec un recul de 40 % depuis 2023. Les baisses sont particulièrement marquées, dépassant les -15 %, dans les bassins du Sud-Ouest, du Centre et de Poitou-Charentes, souligne le communiqué. Ce décrochage massif n’est pas lié au climat mais à une véritable « asphyxie économique » des producteurs, précisent les deux organisations. Pour elles, les agriculteurs ont clairement arbitré en faveur des céréales d’hiver (+300 000 ha), compte tenu de leur trésorerie exsangue face à des coûts d’implantation très élevés (engrais, gaz, GNR). Franck Laborde, président de l’AGPM, dénonce une « déprise des grandes cultures » menaçant directement la souveraineté agricole française.