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La Fédération Nationale de la Production de Semences de Maïs et de Sorgho (FNPSMS) et l’Association Générale des Producteurs de Maïs (AGPM) ont lancé, début mai, la campagne de recrutement pour la saison 2026. Les deux associations entendent mettre en relation les agriculteurs-multiplicateurs et les saisonniers pour deux métiers essentiels : les castreurs et les notateurs. Ces derniers, techniciens agréés, assurent l’inspection rigoureuse des cultures pour garantir une production d’excellence conforme aux exigences des marchés. Ces deux métiers sont indispensables à la qualité des 2 000 variétés produites chaque année en France. Déjà en 2025, plus de 2 300 postes avaient été proposés pour environ 2 000 candidatures reçues. Pour cette nouvelle campagne, la filière déploie une stratégie digitale renforcée sur les réseaux sociaux (Meta, Snapchat) afin de cibler prioritairement un public jeune. Grâce à une interface intuitive et à la géolocalisation, les candidats peuvent postuler directement auprès des structures locales. Ce dispositif répond au double enjeu de dynamiser l’emploi dans les territoires ruraux et de sécuriser le leadership de la semence française. Toutes les offres sont disponibles sur : www.job-semences-mais.fr.

Actuagri

Il est vivement dénoncé par la France et le monde agricole mais plébiscité par Bruxelles, l’Espagne et l’Allemagne: l’accord commercial entre l’Union européenne et les pays latino-américains du Mercosur est entré en vigueur vendredi, de façon provisoire. Les premières conséquences de son application sont immédiates, d’après Bruxelles. «Les avantages sont réels et déjà perceptibles. Les droits de douane commencent à baisser. Les entreprises accèdent à de nouveaux marchés. Les investisseurs bénéficient de la prévisibilité dont ils ont besoin», a déclaré la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen sur son compte X. Dès vendredi, les droits de douanes sur les voitures, produits pharmaceutiques ou le vin, que l’UE exporte vers l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay seront «supprimés ou considérablement réduits». Pour marquer l’entrée en vigueur de l’accord, la cheffe de l’exécutif européen a échangé, aux côtés du président du Conseil européen, Antonio Costa, par visioconférence, avec les dirigeants des pays du Mercosur. Pour rappel, le Parlement européen a saisi la justice pour vérifier la légalité de l’accord, signé mi-janvier. En attendant la décision de la Cour de justice de l’UE, d’ici peut-être plus d’un an, la Commission a décidé d’appliquer cet accord de façon provisoire, ce qu’elle est en droit de faire.

Agra

Un décret séparé publié le 2 mai acte l’aide destinée aux utilisateurs de carburants agricoles (gazole non routier, GNR) annoncée pour le mois d’avril, soit 3,86 centimes par litre qui correspondent au droit d’accise. Cette exonération de taxe sur le GNR agricole représente 14 millions d’euros. Le gouvernement a annoncé fin avril de nouvelles mesures pour passer l’aide de 3,86 à 15 centimes par litre pour les agriculteurs et de 30 à 35 centimes pour les pêcheurs contre 20 centimes précédemment. En avril, le montant de l’aide est fixé à 50.000 euros maximum par exploitation et les agriculteurs peuvent la demander pendant deux mois grâce à un formulaire dédié (site portail.chorus-pro.gouv.fr) en envoyant leurs factures et une déclaration sur l’honneur.

Agra

L’ensemble des pots de mélanges de miel devront détailler à partir du mois de juin chaque pays de récolte, selon un décret paru au Journal officiel le 25 avril qui transpose une directive européenne. C’était déjà le cas depuis 2022, mais uniquement pour les mélanges de miels conditionnés en France. Ce décret élargit cette obligation à l’ensemble des pots de miel. Adoptée en 2024, la directive européenne dite « petit-déjeuner » visait notamment à lutter contre les importations dans l’UE de miels frelatés via l’ajout de sucres. Elle s’appuyait sur les résultats d’une enquête de la Commission européenne, qui montrait que, sur 320 échantillons de miel importé, près de la moitié étaient suspectés de déroger aux règles de l’UE, notamment via l’ajout de sirops de sucre destinés à faire chuter le coût de revient. Le décret paru samedi au Journal officiel met en application en France à partir du 14 juin les mesures qui découlent de cette directive. Tous les pots de miel de mélange devront désormais détailler l’ensemble des pays de récolte, par ordre décroissant de poids, avec le pourcentage précis que chacun représente dans le pot et une marge d’erreur de 5 %.

Agra

Le développement d’un épisode El Niño est « de plus en plus probable » à partir de la mi-2026, avec des incidences sur les températures et précipitations à l’échelle mondiale, a annoncé l’Organisation météorologique mondiale (OMM) le 24 avril. Selon la dernière mise à jour de l’agence onusienne, qui note « un net changement dans le Pacifique équatorial », les « températures de surface augmentent rapidement, laissant présager un retour probable d’El Niño dès la période de mai à juillet 2026 ». Les prévisions pour ces trois prochains mois indiquent une « prédominance quasi mondiale de températures supérieures à la normale à la surface des terres émergées », accompagnée de variations régionales des régimes de précipitations, précise l’OMM. El Niño se caractérise par une hausse des températures de surface dans le centre et l’est du Pacifique équatorial. Il se produit d’ordinaire tous les deux à sept ans et dure environ neuf à douze mois. Le dernier épisode El Niño, en 2023 et 2024, avait fait de ces années les deux plus chaudes jamais enregistrées. Le phénomène cyclique affecte par effet domino le climat mondial pendant plusieurs mois. L’OMM a indiqué qu’elle publierait son prochain bulletin « Info-Niño/Niña » à la fin du mois de mai « afin de fournir des orientations plus fiables pour la prise de décisions durant la période de juin à août et au-delà ».

Agra

Selon le site 24horas.cl*, des chercheurs internationaux ont récemment mis au point une lignée de tomate au parfum inédit de pop-corn grâce à la technologie d’édition génomique CRISPR/Cas9. Pour instaurer ce goût sans sacrifier la résistance et la fermeté, l’équipe a ciblé une molécule responsable de la note de pop-corn également présente dans le riz aromatique : la 2-acétyl-1-pyrroline (2-AP). En procédant à l’inactivation ciblée des gènes SlBADH1 et SlBADH2 chez la variété ‘Alisa Craig’, les scientifiques ont obtenu des lignées doubles dont la concentration en 2-AP est plus de quatre fois supérieure au témoin. Fait crucial pour la filière : cette modification n’altère aucun paramètre agronomique majeur. La précocité de floraison, le calibre, le poids des fruits, ainsi que les teneurs en sucre et en vitamine C restent inchangés. Les chercheurs ont ainsi montré qu’il est possible d’enrichir le profil sensoriel sans pénaliser la productivité. Cette avancée ouvre de nouvelles opportunités pour les segments premium et gastronomiques. L’étape suivante consiste à transférer ce caractère vers des semences et plants commerciaux pour évaluer sa stabilité à l’échelle productive. Il faudra aussi que le consommateur veuille bien acheter ce type de produit… (*) www.24horas.cl/conciencia-24-7/ciencia/edicion-genetica-logra-tomate-aroma-palomitas

Actuagri

Les plantes perçoivent les vibrations de la pluie, révèle une étude de l’Institut de technologie du Massachusetts (MIT) publié le 22 avril dans la revue Scientific Reports. En travaillant sur des semences de riz, les chercheurs ont montré que le bruit des gouttes d’eau suffit à rompre leur dormance et à accélérer leur germination. Pour mener à bien leur étude, les chercheurs ont analysé quelque 8 000 semences de riz, immergées dans des bassins d’eau peu profonde, un milieu propice à leur germination. Ils ont fait varier la taille et la hauteur de chute des gouttes afin de reproduire des pluies faibles, modérées et intenses. Résultat : les semences exposées au bruit de la pluie ont germé 30 à 40 % plus rapidement que celles non exposées, avec par ailleurs des conditions identiques. Les semences près de la surface se sont par ailleurs révélées plus sensibles aux vibrations des gouttes et ont germé plus rapidement que celles plus profondément immergées. Selon les chercheurs, les gouttes engendrent des ondes sonores qui font vibrer l’environnement et déplacent les statolithes, des organites impliqués dans la perception de la gravité au sein des cellules végétales. Leur mise en mouvement agirait comme un signal déclencheur de la germination. « Cette étude montre que les semences peuvent percevoir le son d’une manière qui favorise leur survie », souligne Nicholas Makris, professeur en génie mécanique au MIT et auteur de l’étude, dans un communiqué de l’institut.

Agra

La Fédération nationale de l’agriculture biologique (FNAB) a lancé un appel aux régions et à l’Etat pour qu’ils « flèchent » les reliquats d’aides à la conversion en agriculture biologique (qui s’élèveraient à 150 M€ sur 2025), vers les fermes installées en agriculture biologique. Selon la Fédération, le montant non dépensé de ce dispositif PAC grimperait à 1 milliard d’euros sur la période 2023-2027, confirmant selon elle « un déséquilibre dangereux avec une aide conversion cinq fois plus dotée que l’aide au maintien ». « Ce sont les fermes bio qui en font les frais et qui arrêtent la bio, il faut arrêter l’hémorragie » explique Loïc Madeline, co-président de la FNAB rappelant que les surfaces bio ont reculé de 2 % en 2024 pour la deuxième année consécutive. Pour que ces fonds ne soient pas perdus, l’organisation propose qu’ils soient réaffectés en « dézonant » les mesures agroenvironnementales et climatiques (MAEC) « Systèmes Herbagers, Réduction des pesticides et Gestion de la fertilisation » afin que l’ensemble des producteurs bio puissent en bénéficier mais aussi en « priorisant » les projets bio dans les aides aux investissements.

Actuagri

La Commission européenne a donné son feu vert, le 21 avril, à un régime d’aides d’Etat français de 300 millions d’euros (M€) destiné à octroyer des aides pour des services de conseil aux entreprises actives dans la production, la transformation et la commercialisation de produits agricoles. L’exécutif européen a estimé que ce régime est limité au strict minimum nécessaire et qu’il aura un impact limité sur la concurrence et les échanges entre États membres. Dans le détail, Bruxelles précise que l’aide sera accordée sous la forme de services subventionnés. Les services de conseil doivent être liés à l’un des objectifs spécifiques de la Pac complétés par l’objectif transversal de modernisation de l’agriculture et des zones rurales, notamment par l’amélioration de l’accès à la recherche et à la formation ainsi que par la promotion des connaissances, de l’innovation et de la transition numérique. Si l’aide couvre essentiellement des services de conseil individuels, des services collectifs pourront également subventionnés dans certains cas. Le régime s’applique jusqu’au 31 décembre 2032.

Agra

À l’occasion d’un évènement à l’Assemblée nationale le 28 avril, Max Havelaar a présenté la première édition de son Observatoire de la rémunération agricole équitable, montrant que 43 % des agriculteurs dégagent un résultat courant avant impôt (RCAI) inférieur au Smic. Un indicateur qui, à lui seul, ne suffit pas à traduire fidèlement le niveau de vie des foyers agricoles. Pour rappel, au 1er janvier 2026, le Smic a été fixé à 1 443 € net par mois. L’association s’est basée sur les « micro-données » du Rica (Réseau d’information comptable agricole) pour la période 2015-2024. En moyenne, 14 % des exploitations enregistrent un résultat négatif, selon l’étude. Pour arriver jusqu’au niveau du Smic, il manque « en moyenne 3,3 milliards d’euros par an » (Md€), estime l’Observatoire. Un « déficit structurel » qui s’est récemment aggravé, atteignant 4,7 Md€ en 2023 et en 2024. Pour rappel, les fermes françaises perçoivent chaque année un peu moins de 9 Md€ d’aides européennes (premier et deuxième pilier de la Pac). Dans le détail, seules deux filières « apparaissent globalement plus résilientes » : viticulture (38 % d’exploitants sous le Smic) et grandes cultures industrielles (pommes de terre, betteraves, 34 %). Au niveau géographique, comme attendu, la précarité agricole frappe plus fort dans une grande moitié sud : 57 % d’agriculteurs sous le Smic en Occitanie, 51 % en Corse et Nouvelle-Aquitaine, 47 % en Auvergne-Rhône-Alpes.

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