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Dans un décret daté du 24 décembre, le gouvernement assouplit les conditions d’éligibilité des agriculteurs aux indemnités journalières maladie, perçues lors des arrêts de travail. Dans le détail, le décret assouplit, dans le cas des non-salariés agricoles (exploitants, conjoints collaborateurs…), la condition d’être à jour des cotisations au 1er janvier de l’année civile au cours de laquelle une incapacité de travail a été médicalement constatée pour l’attribution des indemnités journalières maladie. Il permet à ceux qui ne sont pas à jour de leurs cotisations dues au titre de l’année civile précédente «d’apprécier cette condition au regard des cotisations versées au titre de l’avant dernière année civile». Par ailleurs, le décret «clarifie les dispositions relatives au paiement tardif des cotisations restant dues au titre de l’année civile précédant celle au cours de laquelle l’incapacité de travail a été médicalement constatée.»

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Dans un communiqué du 22 décembre, la caisse centrale de la MSA annonce que 54 471 adhérents ont participé à sa concertation « Construisons une MSA +Simple », qui vise à impliquer les usagers dans « la construction de services et démarches simplifiés qui correspondent à leurs besoins ». Les résultats de cette démarche « viendront alimenter plusieurs chantiers structurants », ajoute la Mutualité sociale agricole : refonte de l’espace privé sur le site msa.fr ; amélioration de l’accueil et de la relation usagers ; « réduction et simplification des formalités » ; anticipation des droits ; ou encore « développement de nouveaux services ». La Sécu agricole présentera les résultats et « les premières mesures concrètes qui en découlent » au prochain Salon de l’agriculture (du 21 février au 1er mars 2026, à Paris), avant « un déploiement progressif dans les mois suivants ». Parmi les participants à la concertation « Construisons +Simple » (ouverte sur le site make.org entre le 3 novembre et 19 décembre), 50,3 % étaient des hommes et 49,7 % des femmes. 80 % d’entre eux ont complété le parcours destiné aux particuliers, contre 20 % pour le parcours Professionnels, selon la CCMSA.

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Dans un contexte de « déclin mondial du cheptel ovin », le prix moyen pondéré (PMP, toutes catégories confondues) des laines françaises exportées a progressé de 7 % sur un an entre janvier et septembre 2025, observe l’Institut de l’élevage dans son bulletin Tendances publié le 18 décembre. Le rebond est plus marqué pour les origines britannique (+15 %) et irlandaise (+16 %), tandis que le prix recule de 3 % pour l’Australie, premier exportateur mondial. En valeur absolue, les prix restent largement supérieurs pour l’origine australienne, tournée vers la qualité textile, à 4,88 €/kg (PMP), quand les cotations plafonnent à 1,12 €/kg en France, 0,95 €/kg en Irlande et 2,74 €/kg au Royaume-Uni. Ce raffermissement du marché mondial trouve sa source dans la raréfaction de l’offre et l’engouement des consommateurs pour la laine. Une tendance qui ne modifie pas les fondamentaux dans l’Hexagone : dans les élevages, « le prix de la laine récoltée ne permet pas de couvrir les coûts de la tonte, estimés autour de 2 € par brebis pour près de 2 kg de laine récoltés », constate l’Idele. Faute de débouché industriel local et de qualité suffisamment rémunératrice, les laines françaises sont majoritairement exportées dans des marchés de dégagement peu valorisants, comme les rembourrages de matelas.

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A compter du 1er janvier et jusqu’au 30 juin, Chypre assurera la présidence du Conseil de l’UE prenant ainsi la suite du Danemark. Dans cette optique, elle a présenté, le 21 décembre, son programme de travail pour le prochain semestre. Au niveau agricole, sans surprise, la présidence chypriote va se concentrer sur les négociations de la prochaine Pac. Elle veut faire avancer les discussions sur les propositions relatives au règlement OCM. La gestion des crises, notamment les mesures de prévention des incendies et les outils de gestion des crises, sera aussi une priorité tout comme l’approfondissement de la simplification de la Pac. Par ailleurs, Chypre se chargera du suivi de l’évaluation de la directive Pratiques commerciales déloyales et encouragera des mesures visant à assurer une répartition plus équitable de la valeur, à améliorer la résilience des producteurs face aux défis liés au marché et au climat. Enfin, elle souhaite faire avancer les négociations sur le règlement relatif au matériel de reproduction des plantes et sur la protection des animaux pendant le transport. Les Conseils Agriculture auront lieu le 26 janvier, le 23 février, le 30 mars, le 27 avril (Luxembourg), le 26 mai et le 22 juin (Luxembourg). La traditionnelle réunion informelle des ministres de l’Agriculture de l’UE se tiendra à Nicosie du 3 au 5 mai.

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La Finlande va réautoriser l’année prochaine la chasse au loup, avec des quotas, afin de gérer sa population croissante, abrogeant ainsi les mesures de protection en vigueur depuis 1973. Les modifications apportées à la loi finlandaise sur la chasse permettront la chasse au loup pendant des périodes restreintes, sur la base de quotas régionaux fixés par le ministère finlandais de l’Agriculture et des Forêts. La période de chasse proposée va du 1er janvier au 10 février 2026, la décision finale sur les dates étant attendue mardi. Auparavant, l’abattage des loups n’était autorisé que lorsqu’un individu représentait un danger ou causait des dommages importants. Le projet de loi, qui a été facilement adopté par le Parlement finlandais en décembre, pourrait également assouplir les règles strictes relatives à la chasse au lynx et à l’ours, mais la décision finale sera prise ultérieurement. Selon la loi, au moins 65 loups pourraient être abattus au cours de la prochaine saison hivernale, a indiqué le gouvernement finlandais. Le pays comptait environ 430 loups en mars, soit une augmentation de 46% par rapport à l’année précédente. L’Association finlandaise pour la conservation de la nature estime qu’une population de loups viable devrait compter au moins 525 individus. Mais le ministère de l’Agriculture et des Forêts du pays a fixé à 273 le nombre de référence pour garantir le statut de conservation du loup.

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Dans un arrêté du 18 décembre, la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a reconnu, comme association d’organisations de producteurs (AOP) nationale l’association «Carottes et Radis de France». Autrement dit, la production de radis intègre la structuration de la filière carotte, qui dispose d’une AOPn propre (Carottes de France) depuis 2009. C’est la première fois que la production de radis se structure au niveau national, après un échec il y a une quinzaine d’années. Cinq organisations de producteurs de radis représentant environ 40% de la production, dont Agrial et Fleuron d’Anjou, sont à l’origine de cette structuration, indique Christian Letierce, président de l’association Carottes de France. L’AOPn Carottes de France a plusieurs missions : surveillance des marchés, communication, animation technique, qu’elle dupliquera pour les radis. Les deux productions, radis et carotte, n’ont pas la même dimension, ni la même géographie. La production nationale de carottes est d’environ 500 000 tonnes pour le frais et l’industrie, sur 12000 hectares. Les trois premiers départements producteurs sont les Landes, la Gironde et la Manche. La production française de radis est plus réduite, autour de 50 000 tonnes. Le gros de la production est réalisé dans la région nantaise, indique Christian Letierce, devant la Manche et le Centre Val de Loire. Des rapprochements similaires existent entre d’autres cultures : AOPn Tomates et concombres, AOPn Fraises et framboises.

Agra

Le groupe Isagri (370 millions d’euros de CA, 3000 collaborateurs) a annoncé le 22 décembre dans un communiqué avoir acheté Carbon Diag spécialiste de l’ analyse des données agricoles et environnementales. Le montant de la transaction n’a pas été communiqué. Cette acquisition va notamment permettre aux agriculteurs « d’accéder à une plateforme capable d’ analyser et produire d’autres indicateurs agro-environnementaux au-delà du carbone, et ainsi de favoriser la transition écologique du secteur agricole », précise le communiqué. D’une manière générale, les clients européens Isagri disposeront des données nécessaires pour répondre aux enjeux carbone du Scope3, c’est-à-dire aux émissions indirectes de gaz à effet de serre qui ne sont pas directement contrôlées par l’entreprise, mais qui sont liées à l’ensemble de sa chaîne de valeur. Carbon Diag est certifié Label Bas Carbone (LBC).

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Dans un libre propos publié le 20 décembre dans La Tribune Dimanche *, le président du Salon international de l’Agriculture (SIA), Jérôme Despey a indiqué que l’édition 2026 du Salon aura bien lieu. Reconnaissant que « le contexte est lourd**», il assure que le SIA ouvrira bien ses portes le 21 février matin pour les refermer le 1er mars au soir, car il permet de « créer du lien entre celles et ceux qui font l’agriculture et la société ». quant à la question de savoir s’il y aura des bovins au Salon, en raison de l’épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) « à ce stade, personne ne peut répondre de façon définitive. Prétendre le contraire serait irresponsable », a indiqué Jérôme Despey. Dans sa tribune, il asuré que les consignes sanitaires et vétérinaires seront « strictement respectées (…) Sans exception. Nous sommes trop conscients des risques pour nous aventurer dans des chemins non balisés. On ne joue pas avec le vivant. On ne joue pas avec le travail des éleveurs », a-t-il écrit.

Actuagri

Un arrêté paru au Journal officiel le 26 décembre étend, à l’exception d’une disposition, l’accord « aval » sur l’équarrissage des ruminants conclu le 24 septembre au sein d’Interbev pour la période 2026-2028. Cet accord dit « aval » institue une cotisation au niveau des abattoirs finançant l’association ATM Ruminants, en charge de la collecte et du traitement des animaux trouvés morts en élevage (bovins, ovins, caprins). Celle-ci est versée par le propriétaire de l’animal au moment de l’abattage (en général l’abatteur), puis est « facturée aux acheteurs de viandes successifs » jusqu’au consommateur final. Les montants des taxes augmentent sensiblement par rapport à l’accord précédent, qui couvrait l’année 2025 : par exemple, elle s’établit à 7,15 ct€/kg carcasse pour les gros bovins de plus de huit mois, contre 6 ct€/kg carcasse précédemment. Il s’agit de « faire face à la hausse des coûts de l’équarrissage et des volumes collectés en raison du contexte sanitaire », expliquait Interbev le 23 septembre. Une disposition de l’accord prévoyant des contrôles par « les agents habilités spécialement par Interbev » n’a pas été étendue à l’ensemble de la filière (elle était déjà incluse dans l’accord précédent et avait été étendue à l’époque). Les cotisations de l’aval financent 80 % du budget d’ATM Ruminants, contre 20 % pour les cotisations de l’amont, étendues quelques jours plus tôt.

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La vaccination contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), synonyme de contraintes supplémentaires pour l’export en vif, « peut créer des conditions de marché contrastées », observe l’Institut de l’élevage (Idele) dans son bulletin Tendances publié le 18 décembre. Alors que les animaux issus des zones indemnes sont « très demandés », « les broutards vaccinés sont peu demandés d’après les retours récents, en France, et surtout pour l’Italie », leur première destination. L’accord bilatéral avec l’Italie, en vigueur depuis le 8 décembre, prévoit des conditions strictes d’immunité collective dans un rayon de 50 km autour des élevages concernés. Selon l’Idele, « la demande en France semble pour l’instant suffisante pour absorber ces animaux vaccinés ». Mais la vaccination élargie en cours dans le Sud-Ouest va « mathématiquement augmenter leur nombre ». Par ailleurs, sans les chiffrer, l’Idele confirme les surcoûts subis par les naisseurs des zones réglementées contraints de garder des animaux (coût alimentaire, alourdissement et dévalorisation des animaux), dénoncés depuis plusieurs mois par la FNB (éleveurs de bovins viande, FNSEA). En raison du prix très élevé des broutards, « les acheteurs privilégient les animaux moins lourds », moins gourmands en trésorerie par tête, explique l’Idele.

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