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Le Sénat du Paraguay a approuvé à l’unanimité (38 voix), le 4 mars, le projet de loi accompagnant l’accord commercial intérimaire entre l’UE et les pays du Mercosur. Ce projet de texte doit à présent être soumis à la Chambre des députés. Après la finalisation du processus de ratification de l’Uruguay et de l’Argentine le 26 février, puis du Brésil le 4 mars, le Paraguay est le dernier pays signataire du bloc sudaméricain à ne pas avoir encore entériné le traité commercial signé le 17 janvier à Asuncion (Paraguay). En amont du vote, le ministre paraguayen de l’Industrie et du commerce, Marco Riquelme, a souligné les avantages spécifiques pour le Paraguay, notamment dans le secteur agricole avec des quotas supplémentaires pour la viande porcine, les biocarburants et le sucre biologique. De son côté, la Commission européenne a décidé, le 27 février en plein Salon de l’agriculture à Paris, de procéder à l’application provisoire de l’accord UE-Mercosur, sans attendre l’aval du Parlement européen, qui a sollicité l’avis de la Cour de Justice de l’UE en janvier sur la compatibilité du texte avec les traités européens. Source Agra

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Les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) ont publié, le 6 mars, un papier de position concernant le futur plan d’action sur les engrais que la Commission européenne doit présenter dans les prochains mois. Le document du Copa-Cogeca contient des propositions à court, moyen et long terme afin «d’apporter un soulagement» et de «rétablir la stabilité du marché». Comme attendu, les organisations plaident pour la suspension immédiate du MACF (mécanisme d’ajustement carbone aux frontières) pour les engrais, mais aussi pour la suspension des droits de la nation la plus favorisée (NPF) et des mesures anti-dumping sur les importations d’engrais pour sécuriser l’approvisionnement. Elles souhaitent, en outre, des modifications ciblées, «sans délai», de la directive Nitrates, afin d’obtenir une plus grande flexibilité dans l’utilisation du fumier et d’autoriser l’usage du digestat au-delà des seuils actuels. Elles préconisent aussi l’harmonisation des règles pour développer à grande échelle les nutriments organiques et recyclés. Le Copa-Cogeca conclut en indiquant que «ces mesures représentent le minimum nécessaire pour répondre à une crise que les agriculteurs dénoncent depuis des années». Source Agra

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La récupération du méthane issu des effluents d’élevage est le principal levier de décarbonation du jambon Madrange «jambon «impact climat réduit – 20% de CO2» lancé à la fin février, a expliqué Michaël Bérard, chargé d’études environnementales de Cooperl, à Agra Business. Les éleveurs fournissant cette filière méthanisent, individuellement ou collectivement, a indiqué l’ingénieur, réduisant ainsi de plus de 10% les émissions de leurs élevages. L’autre levier est la nutrition des porcs. Ceux de Cooperl étant non castrés, ils valorisent mieux l’alimentation. L’analyse de cycle de vie (ACV) de l’aliment économisé par ces porcs représente une moindre émission carbone de 8,6% par rapport au standard, une donnée enregistrée au titre du «porc bien-être de Cooperl» dans Agribalise, a souligné Michaël Bérard. Pour atteindre avec dix ans d’avance l’objectif de décarbonation agricole de 46% en 2050 (au titre des Accords de Paris, par rapport à 2015), soit dès 2040, Cooperl prévoit de méthaniser plus de 90% du lisier des élevages. Selon Michaël Bérard, moins de 10% des éleveurs de la coopérative méthanisent aujourd’hui. Cooperl a aussi engagé des travaux de R&D sur le mode de production des céréales servant à nourrir les porcs.  Source Agra

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Les commissaires européens Christophe Hansen (Agriculture) et Stéphane Séjourné (Marché intérieur) ont lancé, le 5 mars, un dialogue sur l’alimentation, dont la première réunion était consacrée aux produits locaux et de saison. Ce forum de discussion avait été promis dans le cadre de la Vision sur l’agriculture et l’alimentation adoptée il y a un an. Bruxelles s’y engageait à proposer une législation sur les marchés publics pour que «le prix le plus bas ne soit plus le seul critère» lors de l’achat de produits alimentaires, afin de récompenser les efforts de qualité et de durabilité des agriculteurs. Les parties prenantes participantes à l’évènement ont en particulier discuté de la manière dont ces marchés publics et les partenariats avec les collectivités locales pouvaient influencer les choix alimentaires. Les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) y ont insisté sur la nécessité «d’adopter des critères de meilleur rapport qualité-prix, intégrant la qualité, la sécurité, la durabilité et réduisant la dépendance aux importations qui ne respectent pas les normes de production de l’UE». La prochaine session de ces dialogues sur l’alimentation, prévue plus tard dans l’année, portera sur la compétitivité de l’industrie agroalimentaire européenne. Source Agra

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La majorité des rapporteurs de la commission du Commerce international du Parlement européen (Cominta) s’est prononcée, le 4 mars, pour le maintien de la suspension du travail législatif au sujet des textes mettant en œuvre l’accord UE/États-Unis de juillet. C’est ce qu’a annoncé le président de la Cominta, le social-démocrate allemand Bernd Lange, dans un message posté le jour-même sur le réseau social X. Ce blocage a initialement été décidé le 23 février en réaction à la décision de la Cour suprême des États-Unis de déclarer illégales les surtaxes «réciproques» et l’annonce de nouveaux tarifs par Donald Trump. Les eurodéputés réclament toujours davantage d’éclaircissement sur la situation. «Les entreprises et les consommateurs ont besoin d’un régime tarifaire stable, or nous n’en disposons toujours pas. On ne peut prendre de décisions sans contexte. Il serait irresponsable d’adopter une loi sans sécurité juridique», a déclaré Bernd Lange. Les rapporteurs doivent à nouveau se réunir «la semaine prochaine» afin de réévaluer la situation. En cas d’éventuel accord pour la reprise de l’examen législatif, un vote pourrait alors se dérouler lors de la prochaine réunion de la Cominta, les 18 et 19 mars. Source Agra

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Lors d’un évènement organisé le 4 mars à Bruxelles, une coalition d’organisations agricoles ukrainiennes (lait, porc, volailles, sucre), réunies autour du Conseil ukrainien de l’Agriculture (UAC) et des entreprises agricoles ukrainiennes (UCAB), a dévoilé une position commune sur les conditions de l’intégration européenne pour le secteur agricole ukrainien. Ces associations considèrent qu’une période de transition d’au moins dix ans à la date d’adhésion officielle à l’UE est nécessaire pour que l’Ukraine puisse harmoniser sa législation avec celle de l’UE. Sont notamment visées : les règles en matière de produits phytosanitaires et d’additifs pour l’alimentation animale ; l’application des exigences environnementales ; ou encore la réglementation sur l’utilisation des engrais. Elles précisent, par ailleurs, que l’accès des agriculteurs ukrainiens à la PAC devrait se faire dès le début de cette période de transition avec la possibilité d’augmentations progressives des paiements et sans appliquer de plafonnement des aides directes, afin de compenser les coûts supplémentaires de cette période. À la fin des dix ans, le niveau de soutien devrait, selon les organisations ukrainiennes, être aligné sur celui accordé aux agriculteurs des États membres de l’UE. Source Agra

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Dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient, «de nombreuses FDSEA font déjà remonter des hausses brutales chez certains fournisseurs» de carburant, alerte la FNSEA dans un message envoyé à la presse le 4 mars. Le syndicat majoritaire demande au ministre de l’économie de «faire toute la transparence sur l’évolution réelle des prix du GNR et des carburants professionnels», ainsi qu’un renforcement des contrôles, pour «éviter toute hausse abusive». Sans évoquer spécifiquement l’agriculture, Roland Lescure avait déjà promis des contrôles et réunissait les distributeurs de carburant jeudi matin, 5 mars. Sur France Info la veille, le locataire de Bercy relevait que le prix de l’essence «augmente de quelques centimes actuellement». De son côté, la FNSEA fait état dans son message de hausses «parfois très supérieures» à ce niveau sur le terrain. Parmi les régions concernées, les Pays de la Loire, qui ont communiqué dès le 3 mars. «Pour les agriculteurs, cette situation est particulièrement préoccupante», explique la FNSEA, rappelant «le retour des travaux de printemps dans les champs». La fermeture du détroit d’Ormuz en raison du conflit met les marchés mondiaux du pétrole sous tension. En France, malgré l’absence de risque de pénurie à court terme, les consommateurs procèdent à des achats de précaution de carburant. Source Agra

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Le 5 mars, la commission de l’Agriculture du Parlement européen a adopté à une très large majorité (35 voix pour, une contre et huit abstentions) sa position pour avis sur le futur budget de la PAC 2028-2034. Le projet d’avis préparé par le social-démocrate italien Stefano Bonaccini propose de porter le financement de la PAC à 443,03 Md€ pour la prochaine période budgétaire, en recréant notamment le second pilier que la Commission européenne voudrait voir disparaître. Les eurodéputés défendent une enveloppe de 320,72 Md€ au titre des interventions de la PAC (soutien au revenu), de 106,91 Md€ pour le développement rural, de 6,3 Md€ pour la nouvelle réserve agricole en cas de crise et de 9,1 Md€ pour les programmes spécifiques aux régions ultrapériphériques (Posei). Pour la période actuelle (2021‑2027), le budget de la PAC s’élève à 387 Md€. Dans sa proposition initiale pour 2028-2034, la Commission européenne avait prévu une enveloppe de 300 Md€ ; sous pression des États membres et du Parlement européen, elle a été relevée autour de 393,7 Md€. Quelques amendements supplémentaires ont été adoptés au moment du vote le 5 mars, dont un qui appelle à créer un «bureau spécialisé dans la vérification du respect des normes sanitaires et phytosanitaires, qui fonctionnerait comme une véritable agence Frontex agroalimentaire». Cet avis va maintenant être transmis à la commission parlementaire des Budgets, qui est responsable du dossier. Source Agra

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Le Conseil de l’UE a formellement adopté, le 5 mars, le règlement mettant en œuvre la clause de sauvegarde agricole de l’accord commercial UE-Mercosur. Seule la Hongrie s’est prononcée contre tandis que la Belgique et l’Autriche se sont abstenues. Ces mesures, jugées insuffisantes par certains, sont destinées à répondre aux préoccupations agricoles et à renforcer la protection des secteurs sensibles en facilitant la mise en œuvre des clauses de sauvegarde. Dans le détail, des enquêtes seront ainsi lancées en cas d’augmentation des importations de 5 % par rapport à une moyenne triennale doublée d’une baisse de 5 % du prix de vente par rapport à l’équivalent européen. Bruxelles disposera d’un délai de quatre mois pour finaliser son enquête et des mesures provisoires pourront être mises en œuvre dans un délai de 21 jours en cas d’urgence. Avec cette ultime validation, le texte va à présent être publié au Journal officiel de l’UE ; il entrera en vigueur le vingtième jour suivant sa publication. Alors que la Commission européenne a décidé, le 27 février, de procéder à la mise en œuvre provisoire du traité, ces mesures s’appliqueront également durant cette période. Source Agra

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La Commission européenne a dévoilé, le 4 mars, une stratégie maritime industrielle et une stratégie portuaire. L’objectif est de «stimuler la compétitivité, la durabilité, la décarbonation, la sécurité et la résilience» du secteur maritime, alors que les ports de l’UE traitent 74 % des marchandises entrant ou sortant d’Europe. Parmi les actions proposées, Bruxelles va élaborer des orientations sur la propriété étrangère des ports de l’UE afin de limiter les risques liés aux investissements étrangers et les dépendances stratégiques, notamment chinois. L’exécutif européen souhaite également soutenir la décarbonation de la flotte maritime et l’adoption de carburants durables et de technologies de propulsion propres. Elle propose d’encourager les États membres à allouer une partie des recettes du système d’échange de quotas d’émission dans cette optique. Bruxelles souhaite, par ailleurs, développer les liaisons maritimes durables et écologiques à courte distance et la collaboration entre les ports. Le prochain plan de travail de l’Espace maritime européen portera sur ce sujet. Source Agra

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