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Plusieurs dirigeants d’enseignes de la grande distribution française ont manifesté leur opposition à la vente de produits importés de pays du Mercosur dans leurs magasins. Thierry Cotillard, patron d’Intermarché, a indiqué le 12 janvier sur France info : « On l’a clairement dit, et je le redis ce matin, on n’achètera pas ces produits-là. On ne le fera pas pour acheter le poulet qu’on mettrait dans notre paella à marque de distributeur. » Et d’ajouter : « On peut rassurer les agriculteurs sur le fait qu’on n’achètera pas ces produits à l’étranger. » Le patron d’Intermarché s’est toutefois interrogé sur l’attitude des industriels, en proposant de rendre obligatoire le logo Origin’Info pour que les consommateurs soient informés sur l’origine des ingrédients. Autre interrogation soulevée : les cantines achèteront-elles des produits du Mercosur ? Alexandre Bompard, p.-d.g. de Carrefour, a déclaré le 7 janvier sur BFM TV que « la décision du groupe Carrefour et de ses confrères est de s’approvisionner quasi exclusivement, voire exclusivement selon les filières, en produits français », ajoutant qu’il n’y aura « pas de changement ». Système U et E. Leclerc sont sur la même position.

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À l’appel de la FRSEA du Grand bassin parisien, environ 350 tracteurs sont entrés dans Paris mardi 13 janvier – pour les premiers dès 6h du matin – pour une nouvelle journée de mobilisation visant à décrocher une rencontre avec le Premier ministre, rapporte l’AFP. Venu des départements de la grande couronne parisienne, mais aussi des Hauts-de-France, les tracteurs de la FNSEA et des JA se sont installés non loin de l’Assemblée nationale, où Sébastien Lecornu a décidé de leur permettre de passer la journée, selon une source proche du dossier. La préfecture de police, qui a autorisé le rassemblement, a recensé 350 tracteurs, tandis que la FNSEA en attend jusqu’à 500, a déclaré à l’AFP son vice-président Damien Greffin.

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Malgré l’aval des autorités sanitaires, les organisateurs du Salon de l’agriculture ont annoncé, à l’occasion d’une conférence de presse le 13 janvier, que l’évènement n’accueillera aucun bovin cette année, pas même la vache égérie, de race brahman (outre-mer), à la suite d’une décision prise par les organismes de sélection (OS). Les organismes de sélection ont motivé leur décision par précaution sanitaire et par « solidarité avec les autres éleveurs », a expliqué Olivier Alleman, commissaire général du Concours général agricole. Les organisateurs avaient déjà annoncé il y a quelques jours qu’aucun concours bovin ne serait organisé cette année au Salon. Les affiches du Salon vont être modifiées très prochainement, et un nouveau slogan va être mis en avant : « Venir c’est soutenir ».

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Parmi la « série de mesures fortes » pour l’agriculture présentée en conférence de presse le 9 janvier, puis dans un communiqué le lendemain, le gouvernement promet de créer « une brigade spéciale pérenne » pour contrôler les denrées importées. « Ces contrôles renforcés seront menés dans les ports, les aéroports, et plus largement partout sur le territoire », détaille le communiqué. Interrogé, le cabinet de la ministre de l’Agriculture Annie Genevard indique que la création de cette brigade renvoie au plan de renforcement des contrôles sanitaires et phytosanitaires aux frontières présenté par la Commission européenne le 9 décembre. Bruxelles s’est engagée notamment à augmenter de 33 % les audits des postes de contrôle frontaliers européens, de 50 % le nombre d’audits réalisés dans les pays tiers au cours des deux prochaines années, tout en renforçant la surveillance des produits et des pays non conformes. Au moins dix personnes seront recrutées dans les principaux ports de l’UE. La Commission a assuré qu’elle prendrait sa part à l’effort, même si la charge reposera principalement sur les épaules des États membres. La « brigade » française sera donc créée dans ce cadre. « Ce sont des redéploiements de personnels du ministère de l’Agriculture, donc pas de nouveau budget pour cela », précise le cabinet d’Annie Genevard.

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Le plafond annuel de prélèvement de loups va « augmenter de 10 % », a annoncé la ministre de l’Agriculture en conférence de presse le 9 janvier. Au lieu de 19 % de la population estimée, « le quota est porté à 21 % », a précisé son cabinet dans la foulée. Selon la dernière estimation, publiée fin novembre, la France comptait autour de 1 082 loups à la sortie de l’hiver 2024-2025. Cet effectif est en légère hausse sur un an, mais les dégâts causés par la prédation augmentent, eux, davantage. « Il y a eu plus de 4 000 attaques en 2025, plus de 12 000 bêtes qui sont mortes. C’est infernal », s’est émue Annie Genevard. Le plafond sera ainsi porté à 227 loups, contre 206 actuellement. « Notre régime de régulation doit être revu et il le sera, car il n’est plus adapté au fait que le loup s’étend de plus de plus dans des territoires nouveaux et qu’il se multiplie. » Par ailleurs, la ministre présentera les nouvelles conditions assouplies d’accès aux tirs de défense « lors d’un déplacement dans les jours prochains ». Les actuelles dérogations individuelles seront remplacées par un système de déclarations, selon l’arrêté mis en consultation. Ce texte sera publié « avant le Salon de l’agriculture », a précisé Mathieu Lefèvre, ministre délégué auprès de la ministre de la Transition écologique , avec « une mise en œuvre rétroactive sur l’année 2026 ».

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Le fonds d’aide de 11 millions d’euros (M€) pour les éleveurs subissant les conséquences économiques de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), annoncé le 16 décembre par le Premier ministre, sera doublé, à 22 M€, a indiqué Annie Genevard le 9 janvier. Il sera destiné aux « acteurs touchés économiquement par le blocage des bovins », a-t-elle précisé en conférence de presse. Lors de la première annonce de ce fonds en décembre, Sébastien Lecornu avait déclaré qu’il s’adresserait aux « petits élevages ». Le 9 janvier, la ministre de l’Agriculture n’a pas évoqué ce critère de taille, mais a évoqué les exploitations « les plus en difficulté ». ». « Nous serons dans moins de dix jours en Italie pour négocier des laissez-passer » pour les exportations de bovins vivants, a ajouté Annie Genevard. Les exportations d’animaux vaccinés contre la DNC sont fortement restreintes vers l’Italie et encore interdites vers l’Espagne, les deux premiers débouchés des broutards français. « La crise nous montre aussi que nous sommes démunis lorsque le pays d’export nous ferme ses portes », a estimé la ministre, qui a annoncé le lancement d’« une étude flash pour que la France dispose des outils industriels d’engraissement suffisants si jamais l’export faiblit ».

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« La Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) regrette la nouvelle profondément décevante de l’intention des États-Unis de se retirer de l’IPBES », a déclaré son président David Obura dans un communiqué le 8 janvier. Cette annonce intervient dans le cadre d’un décret pris par le président américain Donald Trump, dans lequel il ordonne le retrait des États-Unis de 66 organisations, environ la moitié d’entre elles étant liées à l’ONU. « Les Etats-Unis sont membres fondateurs de l’IPBES », ils « comptent parmi les contributeurs les plus actifs » aux travaux de l’organisation, et les décideurs américains « ont également été parmi les utilisateurs les plus prolifiques », souligne M. Obura. Par le même décret, les Etats-Unis se retirent également du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), selon l’AFP le 8 janvier. De même, la nation américaine quitte l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA), l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et l’ONU-Eau, mécanisme de coordination pour l’eau et l’assainissement. En juillet, Donald Trump avait déjà annoncé se retirer à nouveau de l’Unesco, après le retrait de l’OMS annoncé il y a un an.

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D’après les premiers résultats de son observatoire de l’agriculture urbaine, publié en 2025, l’Afaup constate un ralentissement des nouvelles installations. Après avoir connu un pic de nouveaux projets en 2022 avec 74 créations, le rythme a baissé, à seulement 13 projets en 2025. Le secteur a connu une décennie d’euphorie, marquée par le développement de politiques publiques (voir notre enquête). C’est ainsi que le nombre de «fermes participatives» est passé de 200 à 440 sur la période entre 2015 et 2025. «Ce comptage n’est pas exhaustif, précise Marie Fiers, coordinatrice de projet à l’Afaup. En revanche, on est certainement arrivé à un plateau en termes de nouvelles installations». Au total, l’Afaup a recensé 4545 sites, couvrant un peu moins de 600 hectares, dont une très grande majorité de jardins et potagers collectifs (3683, 80%), qui se situent hors des circuits commerciaux. L’Afaup recense aussi 862 fermes commerciales (20% du total), dont la moitié (422) de «fermes spécialisées» et l’autre moitié (440) de «fermes participatives» (moins de 50% des revenus tirés des ventes de légumes). Selon l’observatoire, une ferme urbaine couvre 0,5 ha en moyenne, contre 24,7 ha pour une exploitation maraîchère moyenne en France. Mais les résultats sont à prendre avec prudence. Sur l’ensemble des lieux sélectionnés, 11% ont des données complètes (surfaces, surface cultivées, production…).

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Lors du nouvel examen du budget de l’Etat pour 2026 en commission des finances le 8 janvier, les députés ont étendu et pérennisé le crédit d’impôt pour dépenses de remplacement. Ils ont adopté, malgré l’avis défavorable du rapporteur DR Philippe Juvin, un amendement LFI visant une prise en charge à 100 % (contre 60 % proposés par le gouvernement) sur les 17 premiers jours pour les motifs de congé, maladie, formation, puis à 75 % les 7 jours suivants. «Ce taux est fixé à 50 % au titre des dépenses engagées par un maire d’une commune de moins de 1 000 habitants, exerçant à titre principal une activité d’exploitant agricole, pour assurer un remplacement en raison de l’exercice de son mandat dans la limite de douze jours par an». Le dispositif est, de plus, pérennisé au-delà du 31 janvier 2027. Pour rappel, en première lecture du projet de loi de finances (PLF) pour 2026, les députés avaient voté un même renforcement du crédit d’impôt remplacement. En vain, puisque l’ensemble du texte s’était vu rejeté par l’Assemblée nationale. Le Sénat avait lui adopté l’élargissement de 12 jours du dispositif pour les exploitants agricoles en activité exerçant les fonctions de maire d’une commune de moins de 1 000 habitants. Source Agra

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Spécialiste des effets du dérèglement climatique sur l’agriculture, l’agroclimatologue Serge Zaka a révélé, le 31 décembre au micro d’Ici Hérault, avoir été placé sous protection policière du ministère de l’Intérieur, après avoir reçu de « nombreuses » menaces de mort liées à ses prises de parole publiques. Très présent sur les réseaux sociaux, M. Zaka y décrypte les effets concrets du réchauffement climatique sur l’agriculture. Ces derniers jours, l’agroclimatologue a notamment dénoncé l’emballement médiatique autour de l’épisode de froid observé en France en décembre, qualifié à tort de « vague de froid ». Il rappelle que cette notion repose sur des critères scientifiques précis qui n’étaient pas réunis. Selon lui, ce type de confusion nourrit les discours climatosceptiques et contribue à la violence des réactions en ligne. À la suite de son intervention, M. Zaka a été la cible, pendant 72 heures, d’un flot d’insultes et de menaces sur le réseau X, mais également par mail et SMS, comme il l’a précisé sur son compte LinkedIn.

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