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Le ministère de l’Economie a annoncé le 3 avril au soir le lancement prochain d’un «prêt flash carburant» avec Bpifrance, pour soutenir la trésorerie des petites entreprises les plus exposées à la flambée des prix des carburants liée à la guerre au Moyen-Orient. Des sommes de 5.000 à 50.000 euros pourront être prêtées au taux de 3,80%, sans garanties, aux TPE (très petites entreprises) et PME (petites et moyennes entreprises) des secteurs éligibles: transports, agriculture, pêche, dont les dépenses de carburant représentent « au minimum 5% du chiffre d’affaires », a précisé Bercy. Les prêts seront «distribués via un canal 100% numérique par Bpifrance», la banque publique d’investissement, avec une «mise à disposition des fonds sous 7 jours», a indiqué le ministère dans un communiqué. Les entreprises devront cependant répondre à un certain nombre de critères pour éviter les effets d’aubaine: avoir été créées il y a plus d’un an, et accepter de donner accès à Bpifrance à leurs derniers mois de relevés de compte bancaire. La durée de ces prêts sera de 36 mois, «incluant un différé d’amortissement du capital de 12 mois», selon le communiqué. Ils seront disponible dans l’Hexagone ainsi que dans les départements et régions d’outre-mer.
Réagissant aux critiques des entreprises de travaux agricoles (ETA), la fédération nationale des Cuma (FNCuma) a répondu, dans un communiqué du 3 avril, que le crédit d’impôt mécanisation collective, voté en 2026 « ne crée pas une nouvelle distorsion : il corrige un déséquilibre historique en reconnaissant la mutualisation ». Elle pointe le fait que « depuis les années 70, les incitations fiscales sont orientées vers la seule mécanisation individuelle ». Chiffres à l’appui, elle précise que « l’écart de soutien public reste considérable : l’exonération d’impôt sur les plus-values liée à l’équipement individuel représente plus d’1 milliard d’euros par an, contre 30 millions d’euros pour le crédit d’impôt mutualisation, soit 0,03 % ». Les Cuma répondent à la FNEDT (représentant les ETA), critique envers la mesure, dénonçant une distorsion de concurrence. La FNCuma tient d’ailleurs à ménager les ETA, expliquant qu’il existe « une complémentarité des solutions (…) 90 % des agriculteurs en Cuma ont aussi recours à d’autres services pour externaliser certains travaux et accéder à du matériel qu’ils n’ont pas sur leur exploitation », dont les ETA.
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Une étude publiée en mars 2026, pilotée par Sofiprotéol et réalisée par Céréopa, pour le compte du Fonds d’actions stratégique pour les oléagineux et protéagineux (FASO), chiffre la hausse attendue de la production de tourteau de soja français d’ici 2032. Dans le détail, elle augmenterait de 17 % par rapport à la campagne commerciale 2022-2023, à 81 000 t. La publication ajoute que la part du tourteau français à l’horizon 2032 « représenterait ainsi 40 % des environ 200 000 t de tourteau de soja non OGM consommé en France, contre 26 % aujourd’hui ». Cette progression serait notamment permise par l’entrée en vigueur du RDUE (règlement européen contre la déforestation) et la reconfiguration des cheptels français. L’application du RDUE représenterait d’ailleurs un surcoût de 110 M€ pour l’élevage français d’après l’étude, soit 30 €/t sur le tourteau de soja importé, améliorant donc la compétitivité de la matière première hexagonale. Attention néanmoins : « Le RDUE ajoute des contraintes de traçabilité pour le soja français, alors que le développement de la production de graines est déjà un facteur limitant de l’offre en tourteau de soja origine France », peut-on lire dans le document. Il indique par ailleurs que la demande française en tourteau de soja (hors bio) s’élevait à 2,8 Mt environ en 2022-2023, et tomberait à 2,6 Mt en 2032.
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À l’occasion de l’assemblée générale de la FNSEA le 2 avril, le président des Jeunes agriculteurs Pierrick Horel a indiqué qu’il ne briguera pas un second mandat. Il avait été élu président du syndicat en 2024, après quatre ans de mandats en tant que secrétaire général adjoint, puis secrétaire général national. «Il est à présent temps pour moi de me consacrer à de nouveaux projets plus personnels», a déclaré Pierrick Hortel. «Parce qu’un responsable syndical ne doit pas s’accrocher à un mandat. Il doit préparer la suite». Dans son discours, le président des JA est revenu sur la relation de son syndicat avec la FNSEA qui «pâtit de préjugés et d’une image dégradée, qui remonte du terrain», et que «nous devons (…) entendre». Pierrick Horel va jusqu’à affirmer que «JA et FNSEA, c’est un couple fort, mais pas une évidence. Il faut savoir se poser les bonnes questions pour repartir plus fort. Et pour que, aux prochaines élections, JA et FNSEA renversent la vapeur».
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La FNSEA a appelé le 2 avril à une «réforme constitutionnelle» visant à «supprimer le principe de précaution» inscrit dans la Charte de l’environnement pour lui substituer un «principe d’innovation», a déclaré son président Arnaud Rousseau en clôture du congrès du puissant syndicat agricole à Caen. Appelant à «déverrouiller la porte du progrès» pour «redonner du revenu et de la visibilité aux agriculteurs», il a déclaré que la FNSEA avait pris à Caen «la décision de porter à tous les candidats à l’élection présidentielle [de 2027] la nécessité impérieuse d’une réforme constitutionnelle». Cette décision a été inscrite dans le rapport d’orientation qui portait cette année sur les propositions du syndicat pour la présidentielle.
«À la FNSEA, nous assumons la nécessité de rouvrir le débat sur le principe de précaution, pour le supprimer et lui substituer un principe d’innovation», a-t-il dit, sous les applaudissements de la salle du parc des expositions de la ville normande. Le «principe de précaution» figure dans la Charte de l’environnement, intégrée à la Constitution française en 2005. Conformément à cette charte, les autorités publiques doivent veiller à son respect «lorsque la réalisation d’un dommage, bien qu’incertaine en l’état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l’environnement».
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Le Premier ministre a indiqué le 2 avril qu’il envisageait «en début de semaine prochaine» de nouvelles aides «ciblées» pour compenser la flambée des prix des carburants provoquée par la guerre au Moyen-Orient, sans préciser les secteurs économiques visés. «Je suis favorable à ce qu’il y ait des aides ciblées. Donc, des ministres ont reçu un certain nombre de commandes pour me faire de nouvelles propositions en début de semaine prochaine», a déclaré Sébastien Lecornu. Le locataire de Matignon n’a pas explicitement cité l’agriculture, mais a indiqué : «J’ai vu le président de la FNSEA, j’ai eu des contacts avec de nombreux syndicats agricoles depuis le début de la semaine».
Présente au congrès de la FNSEA le 2 avril, la ministre de l’agriculture n’a pas annoncé de nouvelle aide, malgré la pression mise par la profession. Le syndicat majoritaire menace de nouvelles mobilisations si aucune mesure forte n’est prise «dans les prochains jours». Son président Arnaud Rousseau demande «une remise de 30 centimes du litre de GNR» (gazole non routier), estimant insuffisante la suppression des droits d’accise annoncée pour le mois d’avril, correspondant selon lui à «environ 4 centimes par litre».
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A l’occasion de son assemblée générale le 1er avril, la FNSEA a renouvelé son conseil d’administration, parvenant à atteindre un taux de 28% de femmes (pour un objectif de 25%), et voyant partir plusieurs membres du bureau. En charge notamment des questions sociales ces dernières années, Luc Smessaert quitte le conseil d’administration, pour se concentrer sur son mandat de président de la Chambre d’agriculture de l’Oise, décroché en 2025. Quittent également le conseil d’administration l’élu breton Thierry Coué, spécialiste des questions d’environnement, Laurent Saint-Affre en charge du sanitaire animal, et Catherine Faivre-Pierret, présidente de la commission des agricultrices. L’élection du bureau aura lieu le 16 avril. Arnaud Rousseau est candidat à un second mandat de président du syndicat.
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La fabrication d’alimentation animale biologique progresse de 1,8% en 2025, annonce le Syndication national de l’industrie de la nutrition animale (Snia) dans un communiqué le 1er avril. Cette reprise s’explique par la reprise de la consommation bio confirmée par l’Agence bio au Salon de l’agriculture. Le Snia observe une reprise «progressive et solide» de la nutrition animale bio avec +1,9% au premier semestre et +1,7% au deuxième semestre. «Le secteur redémarre ainsi malgré le recul (-4,5% en 2025) des aliments bio pour poules pondeuses qui reste la filière principale avec 58 % des volumes d’aliments composés biologiques», analyse le syndicat. La croissance est particulièrement forte en alimentation bio bovine (+33,9%). Elle rebondit de 6% pour le secteur porcin et de 1,4% en filière poulets de chair. En volume, la production totale d’alimentation animale bio a atteint près de 579 000t en 2025.
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Flambée du prix des carburants et des engrais, concurrence déloyale : le président de la FNSEA Arnaud Rousseau a prévenu, lors du congrès de l’organisation à Caen le 1er avril, que, sans mesure forte «dans les prochains jours», le syndicat appellerait de nouveau à la mobilisation. «Mon message au Premier ministre [rencontré lundi] a été très clair : nous ne voulons pas de mesurettes. Il nous faut une remise de 30 centimes du litre de GNR (gazole non routier) en pied de facture pour le carburant. Tout de suite», a-t-il lancé, sous les applaudissements de la salle bondée du parc des expositions de la ville normande.
Il a aussi estimé qu’il fallait «d’urgence faire fléchir» la Commission européenne sur la taxe carbone aux frontières sur les fertilisants : «Nous ne pouvons pas, dans le contexte géopolitique que nous connaissons, voir les engrais s’envoler», a-t-il dit. Il a rappelé que le gouvernement français avait porté à Bruxelles une demande de suspension de ce dispositif alors que le prix des engrais flambe avec la guerre au Moyen-Orient, tout en relevant «la fin de non-recevoir» du commissaire européen à l’Agriculture : «Nous ne pouvons le tolérer», a-t-il tonné. «Il faut être clair sur ce que nous voulons apporter. Il faut être clair sur la réciprocité. Il faut être clair sur les contrôles. Ce qui se passe actuellement n’est pas supportable pour l’agriculture française», a-t-il martelé.
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A l’issue d’un séminaire avec les secrétaires généraux des ministères, relatif à l’atteinte des objectifs Egalim dans la restauration collective de l’Etat, les ministres de l’Agriculture et des Comptes publics ont annoncé, dans un communiqué paru le 31 mars, plusieurs mesures visant à accentuer la pression sur l’administration. Annie Genevard et David Amiel ont demandé aux Secrétaires généraux des ministères d’établir, d’ici la fin du premier semestre, des «plans de correction» qui «fixent les moyens d’augmenter à brève échéance l’achat durable et de qualité» et d’«augmenter drastiquement les achats d’origine européenne et en soutien à la Ferme France ». David Amiel a précisé que la Direction des achats de l’Etat assurerait un contrôle systématique des nouveaux appels d’offres d’achats alimentaires lancés par les services de l’Etat ou ses opérateurs. Dans le projet de loi d’urgence agricole (LUA) transmis au Conseil d’Etat, le gouvernement a élargi la liste des produits comptabilisés dans les objectifs Egalim aux produits sous Siqo qui ont subi une préparation simple, après laquelle la composition du produit préparé demeure très majoritairement (à 95%) composé du produit sous SIQO hors Bio.
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