Fil info

Après la réunion tenue le 11 mai par les ministres Annie Genevard (Agriculture) et Serge Papin (Commerce), ouvrant la possibilité de renégociations au cas par cas entre industriels et distributeurs, ces derniers se montrent plutôt prudents par rapport à cette perspective. «Aujourd’hui, nous ne sommes pas dans les conditions qui nécessiteraient une réouverture généralisée des négociations. Quelques demandes ciblées émanent de secteurs très variés, les boissons, du DPH (droguerie, parfumerie, hygiène, NDLR)… mais des demandes éparses, ponctuelles. Et toute remontée est examinée avec discernement dès lors qu’elle est argumentée et chiffrée», précise Judith Jiguet, déléguée générale de la FCD (distributeurs). Pour défendre sa position, la FCD rappelle que ces demandes «viennent majoritairement de multinationales qui affichent dans le même temps des bénéfices importants» et qu’«augmenter les tarifs ne garantira pas le maintien des volumes : il (le consommateur, NDLR) fera des arbitrages». Elle récuse par ailleurs le maintien de la date butoir pour les négociations annuelles, une «anomalie» qui «finit in fine par coûter cher, aux distributeurs et aux consommateurs». Les industriels, de leur côté, demandent à renégocier leurs tarifs avec les distributeurs pour prendre en compte les hausses de coûts de production, conséquences de la crise au Moyen-Orient. Source Agra

Agra

Les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) annoncent qu’elles manifesteront le 19 mai à Strasbourg devant le Parlement européen en marge de la présentation par la Commission européenne du plan d’action sur les engrais. «Ce plan, à moins d’un changement de cap rapide, risque de ne pas répondre aux attentes des agriculteurs européens ni de faire face à l’ampleur de la crise qui se développe depuis le début du conflit en Iran. Pourtant, la Commission européenne dispose des outils et des moyens d’agir à court, moyen et long terme», prévient le Copa-Cogeca. Il demande notamment la suspension du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières de l’UE (MACF) sur les engrais ainsi que des précisions sur la manière dont «les recettes issues du MACF seront redistribuées au sein de l’UE». Selon un premier projet circulant à Bruxelles, ce plan devrait prévoir un soutien exceptionnel aux agriculteurs les plus touchés par le biais des instruments de crise de la PAC (sans que le montant soit connu à ce stade) mais aucune suspension du MACF. Bruxelles évoque seulement la mise en place, d’ici début 2027, d’un mécanisme permettant d’allouer une partie des recettes liées au système d’échange de quotas d’émission (SEQE) aux agriculteurs afin de soutenir leurs transitions. Source Agra

Agra

Les Etats membres de l’UE ont adopté à l’unanimité, le 12 mai, une mise à jour de la liste des pays autorisés à exporter des produits animaux dans l’UE en lien avec l’utilisation d’antibiotiques qui exclut la viande brésilienne. Malgré l’entrée en vigueur de manière provisoire, le 1er mai, de l’accord de libre-échange entre l’UE et le Mercosur, le Brésil ne pourrait plus exporter de viande bovine, équine, de volaille, d’œufs, de produits d’aquaculture, de miel et de boyaux vers l’UE à partir du 3 septembre. «Nous avons étroitement collaboré avec les autorités brésiliennes sur cette question et poursuivrons nos échanges afin d’obtenir leur mise en conformité avec ces exigences. Une fois cette conformité démontrée, l’UE pourra autoriser les exportations», précise la Commission européenne contactée par Agra. Pour figurer de nouveau dans cette liste, le Brésil va devoir «garantir le respect des exigences de l’UE concernant l’utilisation d’antimicrobiens pendant toute la durée de vie des animaux dont proviennent les produits exportés». Conformément à une réglementation européenne adoptée en février 2024, l’utilisation d’antimicrobiens en tant que facteur de croissance ou pour augmenter le rendement du bétail est interdite, de même que l’utilisation d’antimicrobiens réservés aux infections humaines pour traiter les animaux. Source Agra

Agra

Les Etats membres de l’UE ont adopté à l’unanimité, le 12 mai, une mise à jour de la liste des pays autorisés à exporter des produits animaux dans l’UE en lien avec l’utilisation d’antibiotiques qui exclut la viande brésilienne. Malgré l’entrée en vigueur de manière provisoire, le 1er mai, de l’accord de libre-échange entre l’UE et le Mercosur, le Brésil ne pourrait plus exporter de viande bovine, équine, de volaille, d’œufs, de produits d’aquaculture, de miel et de boyaux vers l’UE à partir du 3 septembre. «Nous avons étroitement collaboré avec les autorités brésiliennes sur cette question et poursuivrons nos échanges afin d’obtenir leur mise en conformité avec ces exigences. Une fois cette conformité démontrée, l’UE pourra autoriser les exportations», précise la Commission européenne contactée par Agra.

Agra

Les négociations commerciales entre fournisseurs et distributeurs pourraient donner lieu à des « discussions au cas par cas », plutôt qu’à une réouverture en bonne et due forme, pour répercuter les hausses de coûts (énergie, emballages, carburant, engrais…) entraînées par la guerre au Moyen-Orient. C’est ce qui est ressorti de la réunion tenue le 11 mai par la ministre de l’Agriculture Annie Genevard et le ministre du Commerce Serge Papin pour « faire le point sur les hausses de certaines charges » avec les représentants des agriculteurs, des industriels et des distributeurs. Les transformateurs veulent également « des ajustements sur un certain nombre de produits », comme l’a déclaré Jean-Luc Duval, vice-président de la Coopération agricole, ou encore Jean-François Loiseau, président de l’Aania (industriels agroalimentaires), qui a indiqué : « Il ne s’agit pas de négocier mais de répercuter les hausses subies ». Jérôme Foucault, président de Pact’Alim, juge « urgent que les industriels puissent répercuter leurs hausses de coûts ». Tandis que Léonard Prunier (Feef) insiste sur la mise en place du tarif fournisseurs révisable pour les PME et ETI comme solution à la crise actuelle. Une cellule de crise a été mise en place au ministère du Commerce pour faire remonter les difficultés que pourraient rencontrer les parties prenantes.

Agra

Dans un entretien accordé à l’AFP le 11 mai, Jorge Moreira da Silva, chef d’un groupe de travail de l’ONU chargé de faciliter le passage des engrais dans le détroit d’Ormuz, met en avant le risque d’une « crise humanitaire majeure » d’ici « quelques semaines » en raison du blocage de la voie maritime. « Nous pourrions assister à une crise qui plongera 45 millions de personnes supplémentaires dans la faim », a-t-il indiqué. Ce groupe de travail a été créé en mars à l’initiative du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. Il a pour objectif de mettre en place un mécanisme qui permettrait le passage non seulement des engrais mais aussi de matières premières connexes, telles que l’ammoniac, le soufre et l’urée. Pour l’heure, Jorge Moreira da Silva dit avoir rencontré plus de 100 pays pour obtenir leur soutien, mais ceux impliquées dans le conflit ne sont pas encore convaincus. Il estime que le passage de cinq navires chargés d’engrais et de matières premières connexes par jour permettrait d’éviter une crise pour les agriculteurs. En cas d’accord, le mécanisme pourrait être opérationnel en sept jours, affirme-t-il. Mais même si le détroit rouvrait immédiatement, il faudrait, selon lui, trois à quatre mois pour un retour à la normale.

Agra

Les représentants des États membres du Comité spécial Agriculture se sont accordés, le 11 mai, sur une position de négociation concernant la proposition de simplification de la réglementation bio présentée fin 2025 par la Commission européenne. Ce texte vise principalement à apporter des précisions sur les conditions dans lesquelles le logo bio de l’UE peut être utilisé pour des produits importés. Il propose aussi de prolonger de dix ans, jusqu’au 31 décembre 2036, la reconnaissance des pays tiers dont les systèmes de production et de contrôle biologiques sont reconnus comme équivalents à ceux de l’UE. Toutefois, le Conseil de l’UE précise que les produits importés reconnus comme équivalents ne peuvent pas utiliser le logo bio de l’UE, mais uniquement celui de leur pays d’origine. Les Vingt-sept se disent néanmoins favorables à l’utilisation du logo de l’UE si ces produits satisfont à des exigences supplémentaires, allant au-delà des normes d’équivalence. Les États membres ont par ailleurs rejeté la proposition de Bruxelles visant à autoriser l’apposition du label bio sur des produits contenant jusqu’à 5 % d’ingrédients provenant de pays tiers ne répondant pas à ces critères supplémentaires. Les discussions au Parlement européen sur ce dossier sont moins avancées. Un vote en commission de l’Agriculture est prévu le 21 juillet afin que des négociations en trilogue puissent débuter probablement en septembre.

Agra

A l’issue de trois jours d’examen, les députés de la commission des Affaires économiques ont adopté dans la soirée du 7 mai le projet de loi d’urgence agricole, qui doit désormais être débattu à partir du 19 mai en séance publique. Dans un communiqué le 5 mai, la FNSEA avait fait part de son inquiétude sur la capacité à faire tenir l’examen dans le temps imparti, sur quatre jours à ce stade, notamment après que la commission a accepté « à la demande des écologistes, la suppression du temps législatif programmé pour livrer ce texte à l’obstruction ». Pour la FNSEA, « tout est désormais réuni pour empêcher ce texte d’aboutir. » Pour le rapporteur Les Républicains (LR), Julien Dive, « c’est une vraie possibilité que le texte ne soit pas fini à la date du 25 mai », mais reste optimiste sur la capacité à respecter le temps imparti. Le président de la commission des Affaires économiques, Stéphane Travert, se veut rassurant : « Si besoin, nous ouvrirons la semaine suivante. Ça ira au bout », assure-t-il. La FNSEA a également dénoncé l’absentéisme parmi les députés de la commission des Affaires économiques. Ce sont probablement ces absences qui ont entraîné l’adoption d’un amendement instaurant des prix planchers calculés sur les coûts de production dans tout le secteur agricole, sans concertation préalable. Une mesure qui rendrait caduque la plupart des autres dispositions du texte sur les relations commerciales.

Agra

Alors qu’une réunion interministérielle est attendue le 12 mai, avec la menace d’une coupe de Bercy, la ministre de l’Agriculture a annoncé la destination d’une première partie de l’enveloppe de reliquats d’aides à la bio non consommées pour 2025, 2026 et 2027, estimée à 100 M€/an : 40 millions d’euros sont fléchés vers les Mesures agroenvironnementales (Maec), qui doivent faire la part belle aux zones intermédiaires et à l’agriculture, annonce-t-elle dans un communiqué. Les montants alloués à chaque destination ne sont pas précisés : pour les zones intermédiaires, la ministre annonce «l’abondement en urgence des moyens dédiés aux Maec dédiées» à ces régions. Pour la bio, la ministre indique que «la répartition régionale de ce complément tient également compte des besoins remontés dans certaines régions sur les MAEC, systèmes particulièrement sollicités par les agriculteurs bio et dans les zones de captage.» Lors de la redistribution des 257 M€ d’aides bio de 2023 et 2024, 33 M€ étaient revenus à des MAEC herbagères et zones intermédiaires. À l’occasion de l’assemblée générale de la FNSEA, le 2 avril, la ministre de l’Agriculture avait fait part de son souhait que la « majorité » du budget pour 2025, 2026 et 2027 aille aux aides à l’investissement, et le reste aux zones intermédiaires et à la bio. Mais selon nos informations, Bercy souhaiterait mettre la main sur ces fonds européens, pour réaliser des économies sur le budget de l’État. La manœuvre consisterait à flécher cette enveloppe Feader non consommée vers l’assurance récolte (dont le cofinancement européen est variable et peut grimper jusqu’à 65 %), pour diminuer la part de co-financement de l’État.

Agra

La FNO et la Fnec (associations spécialisées ovine et caprine de la FNSEA) mettent la pression par communiqué pour renforcer les mesures de prévention face au risque d’introduction de plusieurs maladies de catégorie A présentes dans les pays de l’Est. Dans un communiqué paru le 7 mai, les associations indiquent qu’elles demandent « depuis plusieurs semaines l’élaboration urgente d’un plan national d’anticipation et de prévention » dédié, qui doit notamment préparer une «réponse opérationnelle en cas d’apparition d’un foyer». Pour l’heure, la DGAL (ministère de l’Agriculture) aurait renvoyé les professionnels aux travaux en cours dans les Assises du sanitaire, qui doivent théoriquement s’achever avant l’été. Une réponse «jugée totalement inadaptée à l’urgence». Au moins trois maladies de catégorie A (éradication obligatoire et immédiate) sont actuellement présentes dans les pays de l’Est, dont la clavelée, très présente en Grèce (1 600 foyers depuis le 1er juillet 2025), ainsi que dans d’autres pays de la région. Une mesure a déjà été prise en France : un arrêté paru au Journal officiel le 4 avril renforce la traçabilité des mouvements d’ovins et de caprins en raison des « risques de maladies de catégorie A dans les pays de l’Est ». Les détenteurs de ces petits ruminants doivent déclarer les mouvements d’animaux dans un délai de 48 heures, au lieu de sept jours en temps normal.

Agra

PetitesAnnonces
Divers

V remorque fourragère 6m de long TBE + aplatisseur multibroietout + herse 4m repliable vérin TBE + matériel irrigation 300 m tuyaux 6m de long pompe 40ndg couverture intégrale 2ha. Tél 05 65 29 80 83 HR

Canins

Donne chiot croisé Berger Australien x Broder Collie née 25/12 mère 250269591257348 siret 4098144200011. Tél 06 80 57 05 63