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Lactalis a annoncé le 21 janvier procéder à un rappel de six lots de lait infantile de la marque Picot en France, en raison de la «présence potentielle» de céréulide, substance d’origine bactérienne susceptible de provoquer diarrhées et vomissements. «C’est un fournisseur international qui propose de l’ARA», un oméga rentrant dans la composition de certains laits infantiles, qui est concerné, a précisé Lactalis, ajoutant que 18 pays seraient visés par des rappels. Si les premières analyses ont «donné des résultats conformes», les analyses complémentaires «menées sur le produit reconstitué (c’est-à-dire le biberon préparé)» ont «révélé la présence de céréulide», ce qui conduit Lactalis, «par précaution», à procéder à ce rappel, précise l’industriel. Danone, de son côté, a indiqué le 21 janvier le blocage à la demande de Singapour de lait infantile Dumex. «L’ensemble des contrôles réalisés confirme que nos produits sont sûrs et pleinement conformes aux réglementations internationales et locales applicables. Aucune irrégularité ni non-conformité en lien avec Bacillus cereus (une bactérie, ndlr) ou avec les bonnes pratiques de fabrication (Good Manufacturing Practices) n’a été identifiée», ajoute Danone. Source Agra

Agra

Alors qu’Annie Genevard a récemment annoncé une nouvelle enveloppe d’aides économiques de 11 M€ face à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), les éleveurs de bovins viande de la FNB (FNSEA) mettent en garde le 21 janvier contre un risque de «saupoudrage». «Nous refusons un saupoudrage mal fagoté qui ne génèrera que des insatisfactions», prévient le syndicat dans un communiqué. Annoncée le 9 janvier, cette deuxième tranche de 11 M€ doit venir en aide aux éleveurs dont les animaux sont bloqués dans les zones réglementées ou vaccinales contre la DNC (Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté et Sud-Ouest). «Certains éleveurs ont pu vendre des animaux avant le blocage, nous avons demandé au ministère que les crédits soient fléchés vers ceux qui ont des animaux réellement bloqués», précise Patrick Bénézit, le président de la FNB, à Agra Presse. L’association spécialisée de la FNSEA estime les besoins à «environ 80 000 à 100 000 broutards de 4 à 16 mois». Depuis plusieurs mois, la FNB demande une «compensation de trois euros par jour par broutard» correspondant à l’alimentation des animaux. Pour rappel, le 16 décembre 2025, une première tranche de 11 M€ avait été annoncée par Sébastien Lecornu, visant les «petits» élevages les plus en difficulté. Source Agra

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La Commission européenne a publié, le 21 janvier, toute une série d’actes secondaires (délégués et d’exécution) mettant en œuvre le paquet de simplifications de la PAC validé en décembre. Les textes techniques publiés concernent notamment l’allégement des règles de bonnes conditions agricoles et environnementales (BCAE) pour les prairies permanentes (BCAE1). Ils portent également sur la suppression de l’apurement annuel des performances, l’établissement du principe d’un contrôle unique pour les agriculteurs ou encore les conditions simplifiées d’amendement des plans stratégiques nationaux. Les actes d’exécution entrent immédiatement en vigueur suite à leur publication au journal officiel de l’UE tandis que les actes délégués doivent encore recevoir le feu vert des États membres et du Parlement européen (dans un délai de deux mois au maximum). Source Agra

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À l’occasion d’un débat sur la souveraineté dans le contexte géopolitique actuel, le 21 janvier en séance plénière du Parlement européen, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a confirmé qu’elle se rendrait bien en Inde le 27 janvier afin de conclure un «accord inédit». La veille, le 20 janvier, lors du Forum économique de Davos (Suisse), elle avait vanté «la création d’un marché de deux milliards de personnes qui représente près d’un quart du PIB mondial». Et d’ajouter : «Nous avons certes encore du pain sur la planche, mais nous sommes à l’aube d’un accord commercial historique, que d’aucuns qualifient de colossal». Pour faciliter la conclusion des discussions commerciales, les dispositions concernant l’agriculture, l’un des points d’achoppement, devraient vraisemblablement être exclues du compromis final entre l’UE et l’Inde, à l’exception de celles relatives aux vins et spiritueux. Source Agra

Agra

En attendant l’avis de la Cour de justice de l’UE (CJUE) au sujet de la compatibilité de l’accord UE-Mercosur avec les traités européens, Bruxelles pourrait, malgré ses réticences, être tenté d’appliquer l’accord commercial de manière provisoire si l’un des pays du Mercosur le ratifie. Conformément à leur accord interinstitutionnel, la Commission s’était pourtant engagée à ne pas le faire avant l’aval du Parlement européen sauf en cas de délai déraisonnable. Mais le sursis obtenu le 21 janvier pourrait rebattre les cartes. C’est en tout cas ce qu’espère le chancelier allemand Friedrich Merz, figure de proue des partisans au traité de libre-échange, dans un message posté après le vote sur le réseau social X : «Plus aucun retard. L’accord doit désormais être appliqué à titre provisoire». Ce n’est pas l’avis des syndicats agricoles et de la ministre de l’agriculture française: « Il n’y a aucune raison d’urgence qui justifierait l’application provisoire de l’accord. Cela fait un quart de siècle qu’on en parle», a réagi Annie Genevard au Sénat, lors des questions au gouvernement. Une telle application «heurterait la décision, la délibération du Parlement européen», a-t-elle estimé. Source Agra

Agra

A l’issue d’un scrutin très serré (334 voix contre 324 et 11 abstentions), les eurodéputés, réunis le 21 janvier en séance plénière à Strasbourg, ont finalement donné leur feu vert à la proposition de résolution sollicitant l’avis de la Cour de justice de l’UE (CJUE) au sujet de la compatibilité de l’accord UE-Mercosur avec les traités européens. Cette adoption entraine de facto, le blocage du processus de ratification au Parlement européen le temps que la Cour rende sa décision. Dans l’intervalle, Bruxelles pourrait tout de même décider d’appliquer l’accord commercial de manière provisoire.

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À l’occasion d’une conférence de presse le 20 janvier, les organisateurs du Salon de l’agriculture ont présenté de premières pistes pour pallier l’absence des bovins, qui occupent traditionnellement le hall numéro 1 du parc d’exposition de la porte de Versailles. Deux pistes sont d’ores et déjà explorées : « avoir le plus d’animaux possible » et accentuer la présence du « pastoralisme », a expliqué le président du Salon de l’agriculture, Jérôme Despey. Pour rappel, 2026 a été proclamée par les Nations unies « année internationale du pastoralisme et des pâturages ». « Les ovins, caprins, porcins vont être démultipliés, il y aura beaucoup de mouvement », promet l’agriculteur. Les organisateurs ont reçu 64 propositions de la part des participants au salon, et en étudient plusieurs autres à leur initiative. « Nous devons désormais donner du sens à tout cela », a expliqué Arnaud Lemoine, directeur du Ceneca, propriétaire de l’évènement. « Pour les éleveurs qui seront tout de même présents, nous nous devons d’attirer du monde, pour qu’ils puissent expliquer leur métier. Le hall 1 doit ne pas être une morne plaine. » Le programme devrait être finalisé d’ici début février, ont prévu les organisateurs.

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Dans la version du projet de loi de finances (PLF) pour 2026 adoptée en deuxième lecture à l’Assemblée grâce à l’article 49-3 de la Constitution, le gouvernement a apporté quelques de modifications à la version adoptée en première lecture par le Sénat. Pour rappel, les sénateurs avaient créé des crédits d’impôts Cuma et haies, rejeté celui sur la transmission, rehaussé le montant du crédit d’impôt bio, prolongé celui dédié à la HVE et haies, élargi la DEP aux aléas économiques, et rejeté la hausse de fiscalité des biocarburants. Selon un document obtenu par le média Contexte, le gouvernement a supprimé l’article instaurant un crédit d’impôt au titre de la gestion durable des haies, confirmant le vote des députés le 15 janvier. Il a aussi supprimé l’augmentation du plafond du crédit d’impôt pour la bio, qui était passé de 4 500 à 6 000 euros au Sénat. Enfin, le gouvernement a choisi de «supprimer la revalorisation du plafond de la taxe additionnelle à la taxe sur le foncier non bâti (TA-TFNB)» et de «rétablir en conséquence le plafond de cette taxe affectée aux chambres d’agriculture, à hauteur de 334,7 M€». Dans un courrier adressé aux parlementaires, le Premier ministre a indiqué que la version issue du 49-3 reprenait l’ensemble des annonces récentes du gouvernement.

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Auditionné par les sénateurs réunis en commission des affaires économiques le 20 janvier, le ministre du Commerce et des PME Serge Papin a donné son sentiment sur la manière d’améliorer les négociations commerciales en cours. Selon lui, il faudrait promouvoir, pour les marques nationales fabriquées par les PME, des contrats tripartites pluriannuels, comme cela se fait déjà pour les marques de distributeurs. « La pluriannualité sera la meilleure façon de sortir du rapport de forces entre distributeurs et fournisseurs », a-t-il indiqué. Il a rappelé les avancées obtenues par Egalim, notamment la construction du prix en marche avant et la sanctuarisation de la matière première agricole, des points sur lesquels il va se montrer « très attentif » pour les négociations 2026. Le ministre a mis en lumière les progrès obtenus quant au nombre de contrats signés par les PME à date, plus important que les années précédentes, grâce à la charte signée en décembre. Il a aussi rappelé que les centrales d’achat européennes seront bien contrôlées par la DGCCRF (fraudes), sans pouvoir s’exprimer sur la centrale Everest, dont les fournisseurs dénoncent les pratiques consistant, selon, à contourner la loi française.

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Donald Trump poursuit son harcèlement commercial à l’égard de ses alliés européens réfractaires à ses plans en matière de politique étrangère. Après la promesse d’une surtaxe de 10% au 1er février pour huit pays européens, le président américain a, le 19 janvier, menacé la France de droits de douane supplémentaires de 200% sur ses vins et champagnes exportés aux Etats-Unis. Cette prise de position est la conséquence du refus du Président Emmanuel Macron de rejoindre son « Conseil de paix » pour Gaza. « Je vais mettre 200% de droits de douane sur ses vins et champagnes. Et il y adhérera. Mais il n’est pas obligé d’y adhérer », a-t-il ainsi déclaré à des journalistes en Floride. « Nous ne pouvons pas rester sans réaction » au niveau français, mais aussi européen, a affirmé, dès le 20 janvier sur le plateau de TF1, la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, face à « une menace inadmissible, d’une brutalité inouïe ». De son côté, la fédération des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS) prend acte de la déclaration américaine et se tourne à présent vers Bruxelles. « Le sujet doit être traité au niveau européen, de manière unie et coordonnée, et porté d’une seule voix », indique-t-elle dans un communiqué du 20 janvier.

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