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À l’approche de l’examen du projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles au Parlement, la FNPL a rappelé, le 20 avril, dans un communiqué que « la rémunération des éleveurs laitiers doit rester au cœur des débats ». Face à l’envolée des charges, le syndicat a insisté sur la nécessité de « couvrir un prix de revient incluant une rémunération de référence de deux SMIC pour plus de 60 heures de travail hebdomadaires ». La FNPL a également dénoncé l’échec du compromis issu des lois ÉGalim : alors que le relèvement du seuil de revente à perte (SRP +10 %) a sécurisé la valeur à l’aval, celle-ci ne se traduit toujours pas de manière effective dans le prix payé aux producteurs. Selon l’association spécialisée de la FNSEA, rémunérer les éleveurs à hauteur de leurs coûts représenterait un investissement de « 500 millions d’euros » pour les transformateurs privés, un montant jugé légitime au regard de la valeur captée par la filière. Pour le syndicat des éleveurs laitiers, la loi d’urgence doit impérativement instaurer des outils de renégociation efficaces pour protéger les fermes lorsque les coûts évoluent et mieux répartir la valeur, tout le long de la filière, jusqu’aux producteurs.

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Cinq mois après l’annonce d’un recentrage sur la diffusion d’annonces, Eloi lance sa plateforme digitale, indique le spécialiste de la transmission d’exploitations agricoles dans un communiqué le 20 avril. L’outil permet « de centraliser l’ensemble des informations liées à la transmission d’une exploitation et de faciliter la collaboration entre tous les acteurs impliqués » (chambres d’agriculture, Safer, coopératives, banques…), selon le document. Un espace est dédié au cédant, qui peut consulter les projets de reprise et en sélectionner. S’il accepte une candidature, ses coordonnées sont transmises au porteur de projet. Les OPA ont leur propre espace sur la plateforme, qui leur permet de contacter le cédant, laisser un avis sur chaque candidature et coordonner des actions avec les autres acteurs impliqués. Le 26 novembre, Eloi expliquait ainsi son recentrage sur la diffusion d’annonces : il s’agit de « faire évoluer notre modèle pour clarifier notre rôle : nous ne sommes plus un intermédiaire mais une plateforme de diffusion experte au service des cédants, des porteurs de projets et des OPA ».

Agra

Le gouvernement ne souhaite pas «rouvrir l’ensemble des négociations commerciales» entre les supermarchés et leurs fournisseurs agroalimentaires et appelle les industriels à être «raisonnables» dans les hausses de prix, a indiqué le 19 avril sa porte-parole, Maud Bregeon. Il n’y a «pas aujourd’hui nécessité de rouvrir l’ensemble des négociations commerciales», a-t-elle dit. La porte-parole du gouvernement a renvoyé aux propos du ministre des PME Serge Papin, où il estime que «nous ne sommes pas dans la situation de 2022, lorsque les négociations avaient été rouvertes». «Aujourd’hui, il faut d’abord observer l’évolution des prix des matières premières, de l’emballage, de la logistique ou encore du carburant», selon M. Papin. Ce dernier avait d’abord jugé le 14 avril qu’il allait «falloir sans doute rouvrir» ces négociations commerciales, au regard de «l’inflation» qu’entraînera selon lui, l’envol des prix des carburants. Chaque année, du 1er décembre au 1er mars, distributeurs et industriels mènent des négociations, parfois brutales, qui déterminent in fine les prix en rayon des produits (hors marques propres des distributeurs). Les tarifs pour 2026 ont été négociés avant le début des bombardements en Iran.

Agra

Le gouvernement devrait annoncer le 21 avril, lors d’une réunion du comité d’alerte des finances publiques, des mesures d’économies pouvant aller jusqu’à six milliards d’euros, alors que la guerre au Moyen-Orient pèse sur les finances publiques, ont indiqué à l’AFP des sources concordantes proches des discussions. Cette annonce est «transversale et concerne tous les ministères, précise-t-on au cabinet de la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard. Son équipe confirme que le portefeuille agricole «sera concerné au même titre au les autres ministères.» Selon l’AFP, la clé de répartition pourrait mettre certains ministères moins à contribution, comme la Défense. «Un travail interministériel est en cours pour déterminer la répartition entre ministères de cette mesure d’économie», déclare-t-on chez Annie Genevard. Tel que voté cet hiver, le budget de l’Etat 2026 incluait déjà une baisse de 200 millions d’euros (M€) pour la mission Afaar (agriculture, forêt, ruralité), à 3,8 milliards d’euros (Md€). Au total, selon les sources de l’AFP, confirmant des informations du Monde, le gouvernement pourrait annoncer ce mardi des mesures d’économies de 4 milliards d’euros sur les dépenses de l’Etat et 2 milliards sur la Sécurité sociale. «Ce serait six milliards, deux tiers pour les dépenses de l’Etat et un tiers pour les dépenses sociales», a indiqué à l’AFP l’une de ces sources.

Agra

Les interprofessions du canard Cifog (à foie gras) et Cicar (de chair) confient à Agra Presse leur souhait de disposer avant cet été d’un nouveau protocole vaccinal, estimé plus pratique et efficace, ayant appris que la DGAL avait reçu un avis positif de l’Anses à la mi-avril 2026. « C’est une demande forte que l’on fait à la DGAL, et on espère qu’elle se donnera les moyens de lever quelques blocages juridiques qu’elle a identifiés afin de répondre à cette demande. Cette vaccination permettrait vraiment de mieux sécuriser la protection de nos élevages à l’automne prochain et en même temps de réduire le coût de la vaccination pour les filières », considère Marie Laborde, directrice adjointe du Cifog. Outre la protection de tout le cheptel, les expériences en élevage dont ont eu connaissance les filières laissent espérer l’inutilité d’une troisième dose de vaccin, dans les cas où celle-ci s’impose (selon l’âge et le risque). Le protocole souhaité est dit « mixte » parce qu’il comprend une dose de chacun des deux vaccins aujourd’hui employés, Ceva puis Volvac de Boehringer, alors qu’aujourd’hui les deux doses doivent être du même laboratoire.

Agra

Deux nouveaux foyers de dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC) ont été détectés dans le sud de la Sardaigne les 14 et 15 avril à proximité du premier foyer qui avait été détecté le 14 avril, indique la plateforme française Épidémiosurveillance en santé animale (ESA) dans une note publiée le 17 avril. «A ce stade, aucun élément ne permet de déterminer s’il s’agit d’une résurgence ou d’une nouvelle introduction», répètent les analystes français. Avant ces trois cas, le dernier foyer sarde remontait au 24 octobre 2025. C’est dans l’île italienne que cette maladie exotique a fait son retour en Europe fois en juin 2025, une dizaine d’années après un épisode dans les Balkans (2015-2017). En 2025, 79 foyers ont été détectés en Sardaigne. Les dernières restrictions y ont été levées le 24 février. Toujours selon la plateforme ESA, les autorités y ont mis en place une « campagne de vaccination massive » couvrant 97 % du cheptel, et « projettent de reproduire cette stratégie en 2026 ». Un seul autre pays européen a déclaré des foyers de DNC en 2026, l’Espagne avec deux cas en février. En France, aucun dernier foyer n’a été détecté depuis le début de l’année, et une nouvelle campagne de vaccination vient d’être lancée dans les anciennes zones réglementées.

Agra

Le gouvernement va créer dans chaque département une instance chargée de coordonner les contrôles administratifs des agriculteurs, pour concrétiser la promesse d’un seul contrôle par an dans les fermes, selon un décret publié le 19 avril au Journal officiel. «Le décret crée l’instance départementale de coordination des contrôles administratifs réalisés sur place dans les exploitations agricoles et le traitement de données correspondant», indique ce texte signé du Premier ministre Sébastien Lecornu et de plusieurs ministres, qui entrera en vigueur dès le 20 avril. Ce contrôle administratif unique, réclamé par les syndicats de la profession, a été annoncé par le gouvernement fin 2024. La simplification des contrôles dans les exploitations agricoles était l’une des grandes revendications lors du mouvement de colère agricole qui a secoué le pays au cours de l’hiver 2024-2025. Cette visite unique ne concerne toutefois pas tous les contrôles. «La mission inter-services de l’agriculture n’est pas prévenue, avant leur réalisation, des contrôles qui tendent à la détermination de l’assiette et au recouvrement des impôts et recettes publiques, à l’établissement des cotisations et prestations sociales, à la vérification du respect de mesures de police administrative ou à l’inspection de la législation du travail», précise le décret.

Agra

Dans deux communiqués distincts, l’Ania (industriels de l’agroalimentaire) et la Coopération agricole (CLA) ont lancé un appel le 17 avril pour qu’un comité de suivi des négociation commerciales soit réuni en urgence par le ministre des PME Serge Papin. L’Ania appelle aussi les distributeurs « à entendre (…) les besoins que leur feraient remonter les entreprises agroalimentaires dans les semaines à venir dans le cadre de demandes de négociations individuelles. » Selon elle, « sept entreprises sur dix déclarent avoir subi une hausse significative du coût de leurs emballages » et « près d’une entreprise sur deux déclarent faire face à une hausse significative des factures de transport et de carburant. » Il y a quelques jours, Serge Papin s’était montré ouvert à une réouverture des négociations commerciales, tout comme certains industriels à l’image de Lactalis. Dans un communiqué le 17 avril, la Fédération du Commerce et de la Distribution (FCD) a jugé «les demandes de réouverture des négociations commerciales (…) prématurées», soulignant qu’elles restaient «à ce stade, limitées». L’organisation patronale rappelle l’existence des «clauses de révision» permettant «de rouvrir la discussion dès lors que les hausses de coûts sont réelles, justifiées et difficiles à absorber». «C’est dans ce cadre que les situations seront examinées avec discernement, dans le respect du principe de révisibilité des conditions à la hausse comme à la baisse», déclare la FCD.

Agra

En 2025, la filière française du Cuir a maintenu sa solidité structurelle avec un excédent commercial record de 4,9 milliards d’euros (Md€), selon l’Observatoire d’Alliance France Cuir. Si les exportations totales reculent de 3 % (18,6 Md€) après un cycle de croissance exceptionnelle, la France confirme son rang de 4ème exportateur mondial avec 6,1 % de parts de marché. Pour l’amont de la filière, le bilan est plus contrasté. L’Italie, premier acheteur de matières premières françaises, a subi un net ralentissement de son activité. En conséquence, les exportations tricolores de cuirs et peaux bruts ont chuté de 8 %, et celles de cuirs finis de 5 %. Cette conjoncture difficile pousse les opérateurs à diversifier leurs débouchés européens, notamment vers l’Allemagne et l’Espagne. L’Observatoire souligne que, d’une manière globale, le secteur reste porté par l’attractivité de la maroquinerie de luxe et une stratégie de montée en gamme continue. Cependant les premiers signaux pour l’année 2026 montrent un ralentissement plus important de la demande.

Actuagri

Apparues en juin 2023, les tomates Label rouge ont annoncé, dans un communiqué du 16 avril, l’ouverture officielle de la saison 2026, dans un contexte de concurrence et de pression sur les prix. La filière confirme néanmoins la «montée en puissance» de la production française, avec un objectif de 250 t en 2026, contre plus de 169 t en 2025, portée par 12 producteurs engagés dans la démarche Label rouge. «L’augmentation des volumes en 2026, sans élargir le nombre de producteurs, témoigne de l’engagement profond des exploitations dans cette démarche», souligne Frédéric Marchesin, président de la section Tomates à l’Association des fruits et légumes du Lot-et-Garonne (AIFLG). «C’est un signal fort envoyé au marché et aux consommateurs, en faveur d’une production française valorisée par le goût et le savoir-faire». Premier légume consommé en été, la tomate reste concurrencée par des importations représentant plus d’un tiers des volumes en France. Dans ce contexte, la filière poursuit son développement avec une commercialisation étendue du 21 mars au 31 octobre et une offre organisée autour de quatre segments : cerise, ronde grappe, ronde vrac et allongée cœur. Parallèlement, elle revendique un positionnement premium, environ 20 à 25 % au-dessus des tomates standard, alors que les prix sont régulièrement tirés à la baisse. Source Agra

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