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Au 1er août, la production française de pêches atteindrait près de 217 000 t, en très léger repli par rapport à 2025 (-1 %) et au même niveau que la moyenne des cinq dernières années, selon une note du service statistique du ministère de l’Agriculture parue le 12 août. « Les vergers étant en général irrigués, les vagues de chaleur observées jusqu’en juillet ont principalement réduit le calibre des fruits, avec un impact limité sur les volumes globaux », est-il expliqué. En Vallée du Rhône (33 800 t), les orages de grêle de juillet ont entrainé des pertes localisées. En région Paca (77 600 t), un éclaircissage trop important, des vents printaniers sur les variétés précoces et les vagues de chaleur successives ont légèrement affecté les rendements attendus. En Occitanie (95 000 t), les fortes chaleurs ont limité le développement des fruits, réduisant leur calibre sans peser significativement sur les volumes (quelques pertes dues aux incendies en Roussillon). Côté commercialisation, les prix restent fermes : en juillet 2026, ceux des pêches se situent au même niveau qu’en 2025 (+9 % par rapport à la moyenne quinquennale 2021-2025). La persistance des températures caniculaires a stimulé la consommation.

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Une instruction technique du ministère de l’Agriculture, publiée le 30 juillet, a introduit le protocole de « vaccination mixte » des canards contre l’influenza aviaire : les éleveurs peuvent désormais mettre en place des canetons ayant reçu une injection du vaccin Ceva, puis faire injecter au 28e jour (entre le 27e et 31e jour) du Volvac (Boehringer Ingelheim). L’immunité résultant de ce protocole est meilleure et plus longue, d’après les expérimentations conduites par l’Anses et l’École nationale vétérinaire de Toulouse (ENVT). Afin de consolider ces résultats, comme l’annonce la chambre d’agriculture de la Dordogne, des volontaires peuvent accepter des contrôles sérologiques à un jour d’âge, puis quinze jours après la deuxième injection et au plus proche de l’abattage. Par ailleurs, une autre instruction, également publiée le 30 juillet, a supprimé la surveillance post-vaccinale passive renforcée (hors zones réglementées) pour le reste de la campagne de 2025-2026 (jusqu’en octobre 2026). Un allègement qui évite désormais à l’éleveur ou à son technicien d’effectuer chaque semaine cinq prélèvements pour test virologique jusqu’à la première semaine de gavage (en canards à foie gras). La surveillance vétérinaire active est maintenue. Cette modification a été instituée par un règlement européen le 6 mars 2026.

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Selon une étude publiée le 12 août, le Brésil a perdu en quatre décennies une surface de végétation native équivalente à deux fois la France, ce qui le rend plus vulnérable aux événements climatiques extrêmes liés à El Niño – lequel est appelé à s’intensifier vers la fin de l’année. Dans son étude annuelle sur l’usage de la terre au Brésil, le réseau de surveillance environnementale MapBiomas a affirmé que le territoire du pays sud-américain n’était plus recouvert que de 65 % de végétation native, contre 79 % il y a quatre décennies. Les principales pertes se concentrent dans la forêt amazonienne et dans le Cerrado (centre), savane riche en biodiversité. Une grande partie des zones ayant perdu leur végétation native ont été transformées en champs et en pâturages, les terres agricoles représentant à présent 32 % du territoire brésilien, contre 18 % en 1985. Or, les terres agricoles étaient plus vulnérables aux phénomènes météorologiques extrêmes lors de trois épisodes El Niño particulièrement puissants par le passé.  Selon le coordinateur général Tasso Azevedo, « une hypothèse est que, en Amazonie, la déforestation réduit l’évapotranspiration et l’humidité de l’air local. Cela entraîne une hausse des températures et une diminution des précipitations (…). El Niño amplifie cet effet ».

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Le 27 septembre, quelque 93 000 grands électeurs (maires et délégués des conseils municipaux) éliront 178 sénateurs, soit la moitié de la chambre haute, correspondant aux membres élus en 2020. Parmi eux, le président des Républicains et candidat à la présidentielle Bruno Retailleau (Vendée), ainsi que la présidente de la commission des Affaires économiques Dominique Estrosi Sassone (LR, Alpes-Maritimes), tous deux candidats pour un nouveau mandat. De nombreux spécialistes des dossiers agricoles remettront aussi leur siège en jeu. Chez Les Républicains (majoritaires), c’est le cas de Daniel Gremillet (Vosges) et d’Olivier Rietmann (Haute-Saône), selon le site du Sénat consacré aux élections. Idem pour les socialistes Nicole Bonnefoy (Charente), Franck Montaugé (Gers), Serge Mérillou (Dordogne) ou encore Christian Redon-Sarrazy (Haute-Vienne), ainsi que l’écologiste Daniel Salmon (Ille-et-Vilaine) et la centriste Anne-Catherine Loisier (Côte-d’Or). La quasi-totalité de ces élus connaisseurs des sujets agricoles ont déjà annoncé être candidats à leur réélection. 64 circonscriptions sont concernées, dont 58 départements de métropole, un département d’outre-mer (Guyane), quatre collectivités d’outre-mer et six sièges pour les Français de l’étranger. Après le scrutin, le mandat, d’une durée de six ans, débutera le 1er octobre, avec l’élection du président du Sénat.

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Dans une déclaration envoyée à la presse le 11 août, le commissaire européen à l’Agriculture Christophe Hansen rappelle que les États membres peuvent considérer comme « des cas de force majeure » les situations d’agriculteurs empêchés de respecter certaines obligations de la Pac en raison de la sécheresse. « Lorsque des conditions climatiques extrêmes, comme une sécheresse, affectent leurs cultures ou leur bétail, les autorités nationales peuvent reconnaître ces situations comme des cas de force majeure », indique-t-il. Un régime qui permet de « continuer à bénéficier des paiements de la Pac auxquels ils ont droit, même lorsqu’ils ne sont pas en mesure de respecter certaines exigences en raison de ces circonstances exceptionnelles ». Le dispositif concerne notamment certaines mesures de conditionnalité des aides (BCAE). Dans un communiqué du 5 août, le ministère de l’Agriculture indique avoir « saisi la Commission européenne » sur ce sujet, citant « les obligations de couverture minimale des sols ou de rotation des cultures lorsque les semis n’ont pu être réalisés ou que les couverts n’ont pas levé du fait des conditions climatiques ». En règle générale, après validation aux niveaux européen et national, le dispositif de force majeure implique que chaque agriculteur doit déposer une demande individuelle. Un État membre peut aussi mettre en place des zonages pour accélérer la procédure.

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Alors que les prix du lait reculent depuis l’automne 2025, la FRSEA Ouest (Bretagne et Pays de la Loire) lance, dans un communiqué du 10 août, un « dernier avertissement » aux industriels. Le syndicat exige « des réponses concrètes et des engagements précis de la part des transformateurs laitiers avant le Space » (du 15 au 17 septembre à Rennes), faute de quoi « les éleveurs sauront se faire entendre ». Cela fait déjà « plusieurs mois » que la FRSEA alerte sur « la dégradation du prix du lait ». Après un début 2026 marqué par une production laitière trop importante, « les faits ont changé », martèle-t-elle. Le syndicat souligne que « la collecte laitière a nettement reculé dans l’Ouest » en avril, mai et, encore plus en juin, notamment en raison des canicules. « Dans le même temps, les marchés des principaux produits industriels se stabilisent », mais « les producteurs ne voient toujours aucune revalorisation ». La FRSEA déplore le « silence total » des industriels, alors que « les exploitations traversent une période particulièrement difficile » (sécheresse et canicules, hausse des charges, manque de fourrages, etc.).

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Alors que la sécheresse et les canicules amputent la production fourragère partout en France, au moins deux conseils départementaux ont annoncé des aides pour l’achat de fourrages. Dans un communiqué du 5 août, le département de la Haute-Vienne indique avoir débloqué une enveloppe d’urgence de 100 000 €, « à destination des jeunes agriculteurs et des exploitations en situation de grande précarité ». Un dispositif adopté la veille, en commission permanente. L’aide atteindra au maximum « 400 € par exploitation » et pourra financer l’achat de « fourrage, paille, céréales, compléments, semences fourragères, plants, semis… ». Les bénéficiaires seront identifiés en lien avec « les Jeunes agriculteurs (JA) 87 et l’association Solidarité paysans Limousin », précise la collectivité. De con côté, le département des Landes mettra au vote « dans les prochaines semaines » un « plan fourrage » d’un montant de 550 000 €, élaboré avec les professionnels et la chambre d’agriculture. D’après un communiqué du 7 août, il regroupera cinq aides forfaitaires : achat de fourrages (60 €/t hors ensilage, 360 €/ha pour l’ensilage de maïs), semis de dérobées d’automne et couverts d’intercultures (60 €/ha), réalisation d’ensilage de maïs (30 €/ha), semis de prairies (150 €/ha) et sursemis de prairies (100 €/ha).

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La sécheresse hydrogéologique s’est encore accentuée en juillet en France sous l’effet des vagues de chaleur à répétition et de la hausse des prélèvements en eau, avec près de deux tiers des nappes phréatiques présentant des niveaux sous les normales, a annoncé le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) dans son bulletin mensuel du 10 août. Au 1er août, la quasi-totalité (94 %) des réserves souterraines en eau de la métropole présentent des niveaux en baisse, et la situation des nappes « se dégrade », ajoute l’organisme. Compte tenu des températures élevées et des faibles pluies de ces dernières semaines, 63 % des nappes phréatiques présentent des niveaux sous les normales. C’est quasiment dix points de plus qu’un mois plus tôt (54 % sous les normales au 1er juilllet). Pour les prochains mois, le BRGM indique que les prévisions restent « incertaines » et dépendront en grande partie des éventuelles pluies estivales. Mais, compte tenu des besoins de la végétation, des températures plus élevées attendues dans les scénarios établis par Météo-France pour les trois prochains mois et de l’augmentation des prélèvements, la vidange des nappes devrait « s’accentuer » en août « sur la quasi-totalité des nappes », estime l’organisme.

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La Syrie a atteint cette année l’autosuffisance en blé, pour la première fois en 15 ans, la guerre civile qui avait éclaté en 2011 ayant durement frappé le secteur agricole et contraint le pays à l’importation, a indiqué le 6 août un responsable à l’AFP. Dévastée par cette guerre qui a pris fin en 2024, la Syrie a en outre subi au cours des dernières années des vagues successives de sécheresse, la plus sévère étant survenue en 2025 selon l’ONU, nuisant à la production agricole et poussant les autorités à importer. « Il ne sera pas nécessaire d’importer cette saison », a annoncé le directeur adjoint de l’Organisation générale des céréales, Ahmad Qadoun. Cette dernière a annoncé le 5 août avoir reçu de la part des agriculteurs des différentes provinces 2,7 Mt de blé pour la saison courante, dépassant les besoins annuels, estimés à 2,55 Mt, selon l’agence de presse officielle syrienne Sana. Avant 2011, la production atteignait en moyenne 4,1 Mt/an. Le régime de Bachar al-Assad, renversé en décembre 2024 par une coalition islamiste, importait notamment du blé de l’allié russe.

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Dans sa note de conjoncture du 7 août, consacrée aux grandes cultures, Agreste (ministère de l’Agriculture) estime à un peu moins de 40 t/ha les rendements moyens hexagonaux 2026 de pommes de terre de conservation et de demi-saison, soit l’un des plus faibles niveaux depuis 1996. Sur une surface de 166 000 ha, les volumes atteindraient donc 6,5 Mt environ, en recul de 21,5 % par rapport à l’an dernier (qui avait atteint un niveau record), et de 7,2 % par rapport à la moyenne quinquennale. Concernant la pomme de terre de féculerie, la surface est estimée à 10 000 ha, et la production atteindrait 421 000 t, soit un repli de 17,3 % par rapport à 2025 (et de 42,1 % par rapport à la moyenne quinquennale). « Les rendements pourraient être très hétérogènes selon les parcelles et régions, en fonction des possibilités d’irrigation notamment », peut-on lire dans le rapport. Le déficit hydrique pénalise donc les cultures hexagonales. Par ailleurs, notons que le service statistique du ministère a revu à la hausse ses prévisions de surfaces mises en jachère, qui atteindraient 518 000 ha, contre 495 000 ha l’an dernier. Pour rappel, la flambée des coûts des engrais cumulée à la faiblesse des prix de vente des matières premières agricoles (pommes de terre, maïs, etc.) explique cette progression. Tous ces chiffres sont bien entendu encore amenés à évoluer.

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