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Le distributeur martiniquais GBH (Groupe Benard Hayot) a dévoilé le 24 septembre un plan de soutien aux filières agricoles ultra-marines nommé « Producteurs d’avenir » pour soutenir « l’investissement et l’installation de producteurs locaux », selon un communiqué. Concrètement, il s’agit d’un « soutien financier direct aux projets identifiés à hauteur de 1,2 million d’euros sur trois ans sur la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique et la Réunion ». La sélection des bénéficiaires sera « pilotée avec les acteurs de terrain » : « Sur chaque territoire, les bénéficiaires seront choisis par une instance réunissant les acteurs de référence du monde agricole et institutionnel ». En outre, le programme prévoit « une priorité adaptée à chaque territoire, définie avec les acteurs agricoles et institutionnels locaux ». Les fonds sont mobilisés par GBH à raison de 100 000 € par an et par territoire. GBH, distributeur alimentaire dans les outre-mer à travers la franchise Carrefour, est « partenaire de 170 producteurs locaux en Martinique, de plus de 150 fournisseurs réunis sous le label Produits d’Ici en Guadeloupe et en Guyane, compte plus de 130 fournisseurs directs à La Réunion ». Le groupe GBH est également producteur de rhum (Clément, etc.) et détient des plantations de bananes, en plus de ses activités distribution spécialisée, notamment automobile.

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Annie Genevard a réuni, le 24 septembre, le comité de pilotage du plan gouvernemental pour « favoriser la place des femmes en agriculture », l’occasion de dresser un premier bilan de sa mise en œuvre. Au bout de sept mois, « des avancées concrètes sur l’ensemble des priorités » sont mises en avant par le ministère de l’Agriculture dans un communiqué. Il est question de susciter les vocations et d’ouvrir davantage les métiers agricoles aux jeunes filles. Exemple : 60 établissements de l’enseignement agricole sont engagés dans la labellisation « Égalité-Diversité ». Les actions en faveur de l’entrepreneuriat féminin ont permis d’organiser 17 interventions et de sensibiliser 250 jeunes filles.  537 offres représentant 1 014 places de stage ont été proposées. Un autre volet vise à mieux accompagner les agricultrices et sécuriser leurs parcours. Concernant la sortie du statut de conjoint collaborateur, 52 webinaires ont été organisés et 2 183 conjoints collaborateurs ont été contactés. Un décret, paru le 9 août, allège les cotisations sociales des ex-conjoints collaborateurs. Enfin, le plan d’action facilite l’installation et renforce la place des femmes dans les lieux de décision. Une enveloppe de 150 M€, financée par la BEI et distribuée par le Crédit agricole, prévoit qu’au moins 30 % des montants bénéficient à des entreprises répondant à des critères de leadership ou d’entrepreneuriat féminin.

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Après un été marqué par des vagues de chaleur et plusieurs épisodes de canicule, les assureurs devraient verser en environ 600 millions d’euros (M€) d’indemnités au titre des sinistres agricoles en 2026, a indiqué Jean-Michel Geeraert, directeur du marché de l’agriculture de Pacifica, filiale du Crédit agricole, à Agra Presse le 24 septembre. Parmi les agriculteurs assurés auprès de Pacifica, 85 % ont déclaré un sinistre cette année. « Si 100 % de la Ferme France avait été assurée, nous aurions été amenés à indemniser 2 à 3 milliards d’euros », souligne Jean-Michel Geeraert. Aujourd’hui, seuls 22 % des exploitants agricoles sont assurés, loin des objectifs du gouvernement. À l’horizon 2030, il espère atteindre un taux de couverture de 60 % des surfaces en viticulture, grandes cultures et légumes d’industrie et de 30 % en arboriculture, prairies et autres cultures peu assurées. Alors que les aléas climatiques sont appelés à augmenter en intensité et en fréquence, M. Geeraert estime que les exploitants agricoles « ne peuvent plus faire l’impasse sur la protection climatique ». Même son de cloche du côté du ministère de l’Agriculture. « Il faut impérativement que les agriculteurs français s’assurent », avait insisté Annie Genevard, en visite au Space le 15 septembre.

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La FNSEA a réclamé un doublement des aides aux agriculteurs pour l’achat de gazole non routier (GNR), invoquant l’envolée des prix des carburants. Le président du syndicat Arnaud Rousseau a déclaré dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux de la FNSEA qu’il demandait que l’aide pour l’achat de gazole non routier (GNR) passe à 30 centimes par litre, contre 15 centimes depuis avril. « Depuis le début de la semaine, le gasoil non routier pour l’agriculture a dépassé 1,50 €/l HT, rendant son acquisition extrêmement difficile pour les agriculteurs à la veille des travaux d’automne », a-t-il détaillé. « Pour nous, les 15 centimes annoncés par le gouvernement tenaient la route à partir du moment où les gasoils étaient autour de 1,20 €/l », a ajouté M. Rousseau. Le syndicat souhaite aussi que cette aide vienne « en pied de facture (…) pour accélérer les remboursements, qu’ils soient immédiats ». « Nous nous rendons compte que les remboursements d’avril, de mai, de juin tardent dans un certain nombre de départements. Ça n’est pas acceptable pour les agriculteurs de faire cette avance de trésorerie », a-t-il déploré.

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Dans le cadre de son Contrat d’objectif et de performance (COP) 2026-2031, signé le 23 septembre avec l’État, les chambres d’agriculture ont annoncé le déploiement de «conseillers référents pour chaque agriculteur». La mise en place se fera d’abord auprès des agriculteurs clients des chambres, puis de l’ensemble des exploitants. «Nous avions la volonté que chaque agriculteur ait un 06 pour poser n’importe quelle question», a expliqué Olivier Lebert, président de la chambre des Pays de la Loire. «Le premier coup de fil ne sera pas payant, et nous allons nous organiser pour que les conseillers puissent apporter des réponses et de l’appui technique ». Le fait d’appeler un conseiller référent pour lui poser une question générique sera gratuit ; le service restera payant à partir du moment où le conseiller devra faire une recherche ou un travail d’accompagnement spécifique pour l’agriculteur. «Le conseil technique reste payant, il le devient quand il y a un travail spécifique fourni», a expliqué Sébastien Windsor.

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La consommation de produits bio a progressé de 4,8% en valeur au premier semestre 2026, annonce l’Agence bio dans un communiqué le 23 septembre à l’occasion de la Journée européenne du bio. Une croissance dans le sillage de l’année 2025, marquée par la reprise de la consommation (+3,6%) selon les chiffres communiqués mi-juin. « C’est très significatif. Encore une année comme ça et on aura rattrapé complètement les 15% de baisse qu’on a pu avoir il y a quelques années » avec la crise inflationniste de 2022, s’est félicité son président, Bruno Martel, auprès de l’AFP. Pour autant, la marge de progression est encore forte. Le bio représente « moins de 6% de la consommation à domicile, environ 1 % des approvisionnements des 250 000 restaurants et moins de 6 % des achats des 85 000 cantines », indique l’Agence qui rappelle les objectifs de l’État fixés pour 2030 (20% de bio en restauration collective selon la loi Égalim, 12% de bio dans toutes les assiettes selon la Snanc, 21% de SAU bio selon la loi d’orientation agricole). Côté production, sur le premier semestre, le nombre de producteurs bio est en hausse (+687) avec des entrées en bio qui progressent (+14%) et des sorties du bio en recul (-13%) par rapport à la même période l’an passé. Pour rappel, sur l’année complète 2025, le nombre d’exploitations engagées en bio avait diminué de 1,3 %, à 61 159 fermes.

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L’association de défense des consommateurs Foodwatch alerte, dans un communiqué du 22 septembre, sur la présence de marqueurs d’ultra-transformation dans les produits protéinés, dont la présence progresse dans les rayons des supermarchés. Les dix produits repérés par Foodwatch sont tous ultra-transformés selon la classification Nova. « Certains sont bourrés d’additifs controversés pour la santé, d’autres sont carrément des bombes de sucres », dénonce Léa Redon, chargée de campagnes chez Foodwatch. « De nombreuses marques ont flairé le bon filon pour gonfler les prix, parfois de manière indécente. C’est la double peine pour notre santé et notre porte-monnaie », ajoute-t-elle. L’association rappelle qu’une consommation élevée d’aliments ultra-transformés est associée à un risque accru de maladies. Une série d’études publiée dans The Lancet en novembre souligne notamment en évidence des associations avec de nombreuses pathologies, telles que l’obésité, le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires, certains cancers et la dépression. Face à ces « allégations nutritionnelles », Foodwatch demande un étiquetage obligatoire de l’ultra-transformation sur la face avant des emballages, en complément du Nutri-score. Elle rappelle par ailleurs avoir lancé aux côtés de Yuka et France Assos santé une pétition pour demander des mesures « concrètes » afin de réguler les aliments ultra-transformés.

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Inaporc a lancé, le 14 septembre, une campagne de découverte des métiers des différents maillons de la filière porcine à destination des jeunes de 14 à 20 ans. Dans un communiqué, l’interprofession annonce les diffusions successives de sept témoignages de jeunes professionnels sur Snapchat et TikTok jusqu’à fin janvier 2027 : une technico-commerciale dans l’alimentation porcine puis une éleveuse de porcs, un responsable d’unité de découpe, un coordinateur maintenance dans une usine de charcuterie, un boucher en grande surface, un artisan boucher et enfin une artisane charcutière-traiteur. La campagne est également à destination de leurs parents, sur Facebook et Instagram. Le Pôle Animal de LCA (coopération agricole) salue dans un communiqué du 21 septembre ces campagnes qui « s’inscrit pleinement dans le travail engagé autour de l’attractivité et du renouvellement des générations ».

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Le virus Shamonda-Europe a été identifié pour la première fois dans un élevage ovin français, le 20 septembre dans l’Oise, indique la plateforme Épidémiosurveillance en santé animale (ESA) le 22 septembre. Un cas associé à « des malformations congénitales » sur des agneaux (mâchoire anormalement courte, raideurs articulaires). Les experts soulignent que, chez les ovins, la maladie se caractérise par « une forme asymptomatique dans un premier temps », mais qu’elle peut ensuite présenter un « effet retard avec des avortements et malformations des agneaux ». Les seuls autres cas ovins observés en Europe l’ont été en Belgique, début septembre. Concernant les bovins, le nouvel orthobunyavirus Shamonda-Europe a gagné en une semaine six nouveaux départements (Ille-et-Vilaine, Marne, Moselle, Haute-Saône, Tarn-et-Garonne, Corse-du-Sud), pour un total de 46 départements. Le virus est désormais présent dans dix pays de l’ouest de l’Europe, avec de premières confirmations en Espagne, dans sept élevages bovins des provinces de Cordoue (sud) et Tolède (centre). « Les animaux touchés ont présenté des symptômes similaires à ceux signalés précédemment par d’autres pays : fièvre, diarrhée et baisse de la production laitière », précise la plateforme ESA.

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Réagissant à un récent rapport du CGAAER (ministère de l’Agriculture) proposant de « soutenir au maximum » la production de protéines issues de biotechnologies (viande cellulaire, fermentation de précision), Interbev a demandé à sa ministre de tutelle Annie Genevard de « clarifier » sa position sur le sujet. Dans un courrier daté du 17 septembre, qu’Agra Presse a pu consulter, l’interprofession bétail et viande exprime sa « ferme opposition à ce que les recommandations du CGAAER puissent se traduire par une politique de soutien public au développement de la viande issue de culture cellulaire ». Un soutien à ces innovations serait « en contradiction directe avec les engagements que vous portez à travers les Conférences de la souveraineté alimentaire », estime Interbev. Pour les filières des viandes rouges, les auteurs du rapport « reconnaissent eux-mêmes les incertitudes entourant les protéines issues des biotechnologies (environnementales, nutritionnelles, économiques) ». Par ailleurs, l’interprofession souligne qu’« aucune organisation représentative des filières animales » n’a été auditionnée, alors que les inspecteurs ont rencontré « des administrations, des organismes d’expertise, des acteurs de la recherche ainsi que plusieurs entreprises directement engagées » dans les protéines alternatives.

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