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La Fict (charcutiers industriels) a invité le 1er septembre une délégation de douze importateurs sud-coréens à visiter l’usine finistérienne de Monique Ranou (Agromousquetaires), indique sur LinkedIn Claire Geroudet, chargée de mission export de la fédération. Interrogée par Agra Presse sur l’état et les perspectives des exportations en Corée du Sud, elle souligne que ce pays asiatique importe actuellement très peu de charcuteries françaises, mais que « les perspectives semblent bonnes ». « Les Coréens apprécient beaucoup les produits français, et notamment le jambon cuit et le saucisson sec », note-t-elle. La tendance de la consommation est à la hausse, en particulier celle de la jeune génération. La Corée a importé en 2025 pour 14 M€ de charcuteries européennes, majoritairement du jambon sec en provenance d’Espagne et des conserves du Danemark. Cette visite a été organisée dans le cadre d’un programme de promotion cofinancé par l’UE et l’interprofession Inaporc. Les entreprises charcutières françaises bénéficient en outre des programmes menés par Inaporc et l’Ania (industries alimentaires), ciblant également cette destination.

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« Nous devrions, au final, atteindre en moyenne 90 % du potentiel de production de nos variétés de tournesol », confie Patrick Beauvois, responsable de l’activité semences chez Terre Atlantique, coopérative de Charente-Maritime qui assure la collecte et le traitement de 1 730 ha dédiés à la multiplication de semences de tournesol. Un résultat « plutôt correct après des conditions climatiques compliquées depuis le semis ». « En comparaison, en 2023, année exceptionnelle, nous avions atteint 110 % du potentiel. » Cette année, « les fortes chaleurs nous ont fait craindre une activité moindre des pollinisateurs, mais les abeilles ont plutôt bien travaillé : le taux de fécondation était bon », indique Patrick Beauvois. Les rendements sont moindres, et plus hétérogènes, dans les parcelles semées après le 15 avril. « Faute d’humidité, les semis ont été réalisés plus profondément, avec pour conséquence des densités plus faibles et des potentiels affectés ». Autre fait marquant de l’année : des poids de 1 000 grains (PMG) plutôt bons. Une satisfaction générale également partagée par Sophie Barbaud, directrice de l’Anamso (Association nationale des agriculteurs multiplicateurs de semences oléagineuses) : « Les résultats sont meilleurs qu’attendus. Aucun problème d’approvisionnement n’est à prévoir ». (Anne Gilet)

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Les exportateurs brésiliens ont envoyé en Europe 7 131 t de viande de poulet au cours du premier semestre 2026, soit 50 % de plus que sur la même période en 2025, selon la Confédération nationale d’agriculture (agriculteurs brésiliens). Malgré ce redoublement des envois lors des mois précédant la sortie du Brésil de la liste des pays autorisés à exporter des produits animaux vers l’UE, appliquée le 3 septembre, l’organisation estime que le préjudice de cette exclusion reste colossal. Les exportations brésiliennes de viandes, d’œufs et de miel vers l’UE s’élevaient à 1,7 Md€ l’an dernier : le Brésil a notamment exporté 915 M€ de viande de bœuf vers l’UE, 672 M€ de viande de poulet, selon le ministère brésilien de l’Agriculture. C’est dans les régions hébergeant les pôles industriels de la viande que la décision de Bruxelles fait le plus mal. L’État du Paraná, champion national de l’exportation de poulet, subirait un préjudice annoncé de 337 M€/an tant que la suspension sera maintenue. L’industrie du bœuf du Mato Grosso, premier bassin allaitant du Brésil, perdrait des opportunités à l’export à hauteur de 260 M$/an, selon l’Institut du Mato Grosso d’économie agraire.

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Dans un communiqué du 10 septembre réagissant au plan CASI, la FNCuma appelle les banques, les assurances, les collectivités territoriales, ainsi que les organismes de contrôle et les pouvoirs publics, à « mobiliser les leviers » dont chacun dispose, au lieu de faire reposer les efforts seulement sur l’État. La fédération propose notamment que les assureurs gèlent « les cotisations d’assurance des Cuma pour 2027 à leur niveau de 2026 ». Elle demande également que les organismes chargés des contrôles annuels, « notamment les commissaires aux comptes », consentent « exceptionnellement à une baisse de leurs tarifs » dans le contexte de crise agricole. La FNCuma estime que le plan CASI ne répond pas suffisamment aux besoins des agriculteurs, correspondant surtout à du « saupoudrage » et « des effets de communication ». Les difficultés des agriculteurs se répercutent naturellement sur les Cuma, qui doivent accepter « des délais de paiement, en absorbant des décalages de trésorerie et en maintenant l’accès à des matériels mutualisés ». Or, « il n’y a aujourd’hui aucune mesure du plan CASI qui répond aux difficultés des Cuma », lance la présidente de la FNCuma Marine Boyer.

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La Fnil, qui représente l’industrie laitière privée, a pris la parole le 10 septembre pour dresser un état des lieux assez sombre de la situation de la filière : « la crise agricole liée à la sécheresse ne doit pas se transformer en crise agroalimentaire », a indiqué son p.-d.g. François-Xavier Huard lors d’une conférence de presse. La sécheresse de cet été a entraîné des baisses de production de lait, affectant aussi la qualité, des difficultés d’accès à l’eau perturbant la bonne marche des usines et une moindre consommation de produits laitiers. À cela s’ajoute, selon la Fnil : la loi d’urgence agricole, qui « rigidifie et conflictualise les relations avec les producteurs » ; « la politique de prix bas », destructrice de valeurs et d’entreprises dans la filière laitière » ; et des emballages plus chers et plus compliqués à trouver. La Fnil demande donc plusieurs mesures : « moderniser l’outil productif en favorisant l’investissement industriel (robotisation, digitalisation, IA, efficacité énergétique), garder la valeur dans les territoires et les filières avant qu’elle ne parte dans d’autres pays et d’autres acteurs, renforcer la résilience de la filière aux chocs climatiques et à la raréfaction de l’eau, soutenir l’innovation et sa traduction en action opérationnelle dans les sites industriels et lutter contre la sur-règlementation française ».

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Après deux années perturbées par les maladies vectorielles, la prochaine saison des broutards, qui commencera à l’automne, devrait être marquée par de meilleures disponibilités. Au 1er août, les effectifs de mâles de six à douze mois nés de mère allaitante progressent de 5 % sur un an, à 631 000 têtes (-1 % par rapport à 2024), indique Caroline Monniot, responsable du service Économie des filières à l’Idele, à Agra Presse. Tous ne pourront pas être exportés en vif, car « certains de ces animaux sont déjà mis en place [dans des ateliers d’engraissement] en France ». Pour les plus jeunes animaux (0-6 mois, nés entre février et juillet), les effectifs sont équivalents à 2025, et en recul de 8 % par rapport à 2024. Ce qui peut s’expliquer par la baisse tendancielle du cheptel et par l’effet de traine des maladies vectorielles de l’automne 2024 (décalage des naissances). Du côté de la demande européenne, Caroline Monniot perçoit du « dynamisme » pour la rentrée, après un été où la consommation a été « atone » en raison de la chaleur. Les exportateurs français ont « fait un bon été » vers les deux principales destinations, selon elle, avec 153 000 bovins exportés en Italie (+5 %) et 93 000 en Espagne (+4,5 %) sur les semaines 27 à 36 (du 29 juin au 6 septembre) ; les cours, après une chute au printemps, « se sont stabilisés » ces dernières semaines.

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Face aux déficits fourragers dus à la sécheresse historique de cet été, les chambres d’agriculture proposent, partout en France, des bilans fourragers « gratuitement ou à coût extrêmement réduit », a indiqué Sébastien Windsor, président de Chambres d’agriculture France, le 9 septembre. « On a vu de la sidération chez les éleveurs cet été », a-t-il noté, avec parfois « des difficultés à prendre la mesure de la perte ». Les besoins semblent au rendez-vous : en Normandie – région qui ne figure pas parmi les plus touchées cet été –, « nous avons prévu de réaliser plus de 200 bilans », a illustré M. Windsor. Par ailleurs, une enquête menée auprès du réseau des chambres fait apparaître de grandes difficultés à venir dans plus de trente départements. Avec des déficits fourragers « de très grande ampleur » et des problèmes de transport, quatre départements font face à « un risque explicite de rupture d’alimentation des troupeaux à court terme » (Cantal, Puy-de-Dôme, Pyrénées-Atlantiques, Hautes-Pyrénées). Dans 28 autres départements, « des achats massifs de fourrages deviennent nécessaires », et une future décapitalisation est « évoquée » (Pays de la Loire, Bourgogne-Franche-Comté, Alpes, sud du Massif central jusqu’aux Pyrénées).

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Pour faire face au déficit de fourrages provoqué par la sécheresse, « le ministère de l’Agriculture essaie d’identifier des pays européens qui auraient du fourrage disponible », a indiqué Sébastien Windsor, le président de Chambres d’agriculture France, le 9 septembre en conférence de presse. Une démarche qui se heurte à deux freins majeurs : la disponibilité et le prix. Les conditions extrêmes de cet été ont touché une large partie de l’Europe. Selon le dernier bulletin de l’observatoire Mars (Commission européenne), paru le 24 août, il n’y aurait guère que la Suède, la Finlande et les pays baltiques à connaître « des conditions plus favorables » à la pousse de l’herbe. La Pologne se distingue aussi par « une biomasse proche de la moyenne », contrairement à tous les autres pays européens. « Parmi nos voisins proches, aucun ne semble en capacité d’exporter des fourrages », indique Soline Schetelat, chargée d’études à l’Idele (Institut de l’élevage), interrogée par Agra Presse lors d’une visioconférence. « Je ne pense pas que l’on soit capable d’équilibrer un bilan fourrager à l’échelle européenne aujourd’hui. » Conséquence de la pénurie, les fourrages se négocient à des prix très élevés. « Pour ce qui est des flux d’importation, le prix est au centre des débats, note Sébastien Windsor, car tous nos voisins sont aux achats. »

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À l’occasion d’une rencontre, le 8 septembre, avec le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, le Premier ministre Sébastien Lecornu a indiqué son souhait de réunir la profession agricole, mi-octobre, autour des préfets, pour faire un bilan de la distribution du « fonds de réarmement », doté de 220 M€. Les préfets ont été notifiés le 7 septembre au soir de l’enveloppe allouée à leurs départements respectifs. Le syndicat majoritaire a répété sa demande de mesures complémentaires portant sur le financement bancaire, pour aboutir à des prêts à taux zéro grâce à la bonification de l’État ; la FNSEA souhaite aboutir à des prêts de 50 000 € sur deux ans avec report du paiement du capital en fin de tableau. Le syndicat a également fait part de retards dans le calendrier de versement des aides à l’achat de GNR (gazole non routier) pour les mois de mai et juin. Enfin, la FNSEA a aussi présenté ses demandes concernant le plan de rebond, qui inclura des dispositions fiscales (projet de loi de finances 2027) et sociales (projet de loi de financement de la sécurité sociale).

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Dans une réponse écrite à des parlementaires sur les « difficultés financières » de Vivéa, fonds d’assurance formation des chefs d’exploitation agricole, le ministère de l’Agriculture a dit le 25 juin être « très impliqué dans la formation professionnelle continue » et souligné que « les diplômes, titres et certificats du ministère chargé de l’Agriculture, dont Certiphyto fait partie, en tant que profession réglementée, sont accessibles via le Compte personnel de formation (CPF) ». Vivéa dit faire face à « un contexte tendu » pour son fonctionnement. En 2026, le budget du fonds est « fortement contraint », après « une baisse significative des cotisations formation, elle-même liée à la diminution des revenus agricoles ».

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