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Le géant français de l’agroalimentaire Danone a vu son chiffre d’affaires augmenter de 5,2 % au troisième trimestre, porté par des hausses de prix et, plus faiblement, par les volumes, mais les ventes en Amérique du Nord ont déçu et nécessité «des mesures fortes». Les ventes de Danone ont atteint 7,23 milliards d’euros au troisième trimestre 2026 (+5,2 % et +4,0 % à taux de change et périmètre constants), selon un communiqué publié mercredi, soit un peu mieux qu’espéré par les analystes financiers qui scruteront toutefois la performance en Chine et aux États-Unis. «Le contexte inflationniste marqué fait que nous avons procédé à des augmentations de prix au troisième trimestre dans toutes les régions et dans toutes les catégories, mais pas pour tous les produits», a déclaré à l’AFP le directeur financier de Danone, Juergen Esser. Danone a été capable d’absorber «deux tiers de l’inflation» en interne mais a été obligé de répercuter le tiers restant aux distributeurs et, in fine, aux consommateurs. «Beaucoup d’entreprises vont être très prudentes en termes d’investissement», selon M. Esser, mais pas Danone, qui reste ouvert aux acquisitions et confirme par ailleurs ses objectifs pour 2026 (entre 3 et 5 % d’augmentation du chiffre d’affaires et une croissance plus rapide du résultat opérationnel courant).

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Dans un communiqué paru le 28 octobre, les industriels du Synabio (agroalimentaire bio) présentent leur «feuille de route stratégique», qui doit leur permettre de faire passer de 5,8 % à 12 % de parts de marché pour le bio en 2030, tous circuits confondus, et 20 % en 2040. Les industriels soulignent que malgré la crise la consommation bio a triplé en quinze ans et affiche, en 2025, une hausse de 3,6 % en volume. Le syndicat se fixe trois «priorités», intitulées «santé, souveraineté et accessibilité», et fait plusieurs propositions aux candidats à la présidentielle 2027. En matière de santé, le syndicat demande que le bio soit «reconnu comme un levier de prévention»; il propose de «généraliser le Nutri-Score», de «mieux identifier l’ultra-transformation», et d’encadrer la publicité des «aliments moins favorables à la santé», comme proposé récemment par un député Les Républicains (LR). En matière de «souveraineté», le Synabio souligne que le prix du bio est «moins dépendant des intrants importés». Pour l’accessibilité, les industriels demandent un «suivi régulier des négociations, davantage de contrôles et des indicateurs adaptés aux coûts du bio», mais aussi «des engagements des enseignes et de la restauration» pour une progression de l’offre, et une bonification des titres restaurant.

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Dans une note de conjoncture (Agreste) parue le 28 octobre, le ministère de l’Agriculture constate une «reprise timide» de la pousse de l’herbe au 20 octobre. «La baisse des températures et le retour de quelques pluies ont permis un léger redémarrage de la pousse de l’herbe», constatent les analystes. Cette pousse d’octobre ne représente que 2% de la pousse annuelle normale, contre 8% en moyenne sur la période 1989-2018. Si bien que la pousse «demeure inférieure à la normale et le déficit continue de se creuser dans quasiment toutes les régions». La pousse cumulée des prairies permanentes reste inférieure de 43 % à celle observée à cette date durant la période de référence 1989-2018. Et elle ne présente que 55% de la pousse annuelle de référence contre 96% en moyenne à cette date : «c’est le plus bas niveau depuis au moins 40 ans», calcule le ministère. Le déficit dépasse les 30 % dans 85 % des régions fourragères, soit 88 % des surfaces en prairies permanentes, et même les 50 % autour d’un axe reliant le Limousin à l’Alsace, précise la note. Seules les régions du pourtour méditerranéen, le nord des Alpes et localement des zones ayant bénéficié de précipitations plus soutenues ont un déficit moindre.

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Le ministère de l’Agriculture a récemment publié le nombre d’exploitations certifiées en Haute Valeur Environnementale (HVE) pour le second semestre 2025 et corrigé nettement les chiffres du 1er semestre 2025. Ainsi ce n’étaient pas 39 768 exploitations qui étaient certifiées au 1er juin 2025, mais 36 464. Et 35 144 exploitations agricoles étaient certifiées au 1er janvier 2026, soit une diminution de l’ordre de 3 % par rapport au 1er janvier 2023, début de la période de transition entre les versions 3 et 4 du cahier des charges. Ces chiffres confirment une «rupture» de dynamique depuis 2023, après la «forte progression qui prévalait depuis 2020», commente le ministère, qui estime toutefois que la baisse reste «modeste» et la période de transition a permis de conserver «la majorité des exploitations» malgré les nouvelles exigences du référentiel. Selon les filières, les dynamiques divergent. Entre les versions 3 et 4, les baisses du nombre d’exploitation certifiées concernent la polyculture-bovins viande (-769 exploitations), les grandes cultures (-627), le bovins viande (-359), le bovins lait (-180), le maraîchage (-171) et l’arboriculture (-153). Elles masquent des hausses en polyculture-élevage -hors bovins viande- (+878), viticulture (+368 ), élevage équin (+180) et l’horticulture (+77 ).

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Alors que la Commission européenne a annoncé au mois de septembre le lancement d’une initiative européenne sur l’eau, la France, avec le soutien d’une dizaine d’Etats membres, a demandé le 26 octobre des dispositions pour favoriser l’accès à l’eau pour les agriculteurs. Il ne faut plus « écarter par principe l’extension d’hectares irrigués car cela ne signifie pas nécessairement plus de prélèvements », a souligné la ministre Annie Genevard lors du conseil des ministres de l’UE à Luxembourg. Et il ne faut « pas s’interdire de prélever plus d’eau durant l’hiver », a-t-elle ajouté. En matière d’adaptation au changement climatique, le document préparé par Paris et cosigné par le Portugal, la République tchèque, la Hongrie, la Slovaquie et Chypre précise aussi que la Pac doit « sortir d’une simple logique de compensation et rémunérer les agriculteurs au-delà des surcoûts engendrés par les pratiques favorables déployées ». Il est également proposé que les futurs fonds des plans de partenariat nationaux et régionaux qui seront fléchés vers la ruralité au titre de la « cible rurale » permettent« de cibler l’enjeu de l’accès à l’eau dans les territoires, afin d’investir en particulier dans les projets multi-usages ».

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Les robots terrestres constituent la solution la plus prometteuse pour assurer la pollinisation artificielle à grande échelle, à moyen et long terme, révèle une étude publiée dans le Journal of Field Robotics le 2 septembre. Face au déclin des pollinisateurs naturels, la pollinisation manuelle à grande échelle est pratiquée, mais elle reste chère : par exemple, sa mise en œuvre dans l’ensemble des vergers de pommiers aux États-Unis coûterait 880 millions de dollars. L’étude passe en revue dix ans de progrès en matière de pollinisation robotisée, distinguant les robots aériens des robots terrestres. La première catégorie regroupe les microrobots biomimétiques, conçus pour reproduire le vol et l’action des insectes pollinisateurs, et les drones. Malgré d’importants progrès, les microrobots demeurent expérimentaux, en raison notamment de leur autonomie et de leur poids de charge limités. Les drones constituent quant à eux une solution envisageable sur le plan commercial mais leur déploiement est freiné par des coûts opérationnels et des contraintes règlementaires. De leur côté, les robots terrestres ont connu des avancées dans le domaine de l’intelligence artificielle, notamment en matière de vision par ordinateur, qui améliorent leur navigation dans les parcelles, la détection des fleurs et le dépôt ciblé du pollen. Leur précision et leur fiabilité doivent toutefois encore progresser avant de pouvoir les déployer à grande échelle.

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Le gouvernement a assuré le 26 octobre que «plusieurs millions d’euros» d’aides d’urgence avaient été versés aux agriculteurs sur plus d’un milliard promis face aux crises (engrais, sécheresse, canicules…), promettant d’accélérer dans les prochaines semaines sous la pression des syndicats. Si certaines enveloppes mettent du temps à être débloquées pour des raisons administratives (assurance récolte, cotisations sociales), certains guichets souffrent d’un manque de sollicitations. Ainsi, celui d’aide à l’achat d’engrais «a enregistré 7.248 dossiers déposés, pour un montant prévisionnel de 17,1 millions d’euros» alors que l’enveloppe prévoit 145 millions (dont 107 millions de fonds européens), indique le gouvernement dans un communiqué. Ce fonds a été annoncé en juillet, puis rapidement amendé car très peu sollicité et jugé mal calibré par les agriculteurs. Initialement ouvert jusqu’à fin septembre, il a été prolongé jusqu’à la fin de l’année pour permettre aux agriculteurs de couvrir les semis d’automne. Les exploitants peuvent désormais déposer un bon de commande ou une facture non acquittée, afin de réserver leur place dans la file de traitement, sous réserve de transmettre ensuite la facture acquittée dans le délai prévu. Le gouvernement s’attend à «une montée en puissance» des demandes «compte tenu du paiement des aides Pac intervenu le 16 octobre». L’AGPM (producteurs de maïs, FNSEA), a réclamé mle 20 octobre un élargissement des dates d’ouverture de ce guichet, rappelant que les cultivateurs de maïs achetaient les engrais en début d’année (pour des semis au printemps).

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Suite à la sécheresse historique de cette année, la région Occitanie annonce, dans un communiqué paru le 26 octobre, l’élargissement du Fonds d’avance Cheptel (Fac) à tous les départements de son territoire, sans précision de l’incidence budgétaire. Renommé Pass Fac à cette occasion, le fonctionnement du dispositif reste le même, consistant en «une avance remboursable à taux zéro représentant 25 % du montant total du prêt accordé à l’éleveur». En juin, le conseil régional d’Occitanie avait adopté sa nouvelle feuille de route pour l’agriculture jusqu’en 2030, dont 40 M€ d’engagements nouveaux incluant la création d’un fonds d’investissement agricole souverain, doté de 30 M€. Elle avait également lancé des travaux avec la chambre d’agriculture en vue de créer un «contrat de filière» pour les grandes cultures, afin «d’apporter des réponses structurelles aux difficultés rencontrées par cette filière». Ces travaux sont toujours en cours.

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À l’occasion d’un comité État-Régions au ministère de l’Agriculture le 15 octobre, Annie Genevard a annoncé que le gouvernement était favorable à un statu-quo dans le partage des mesures entre l’État et les conseils régionaux dans le cadre de la prochaine Pac, indique-t-on à Régions de France. Le partage des rôles entre l’État et les régions a fait l’objet d’importants changements à l’occasion des deux dernières programmations. Pour la programmation 2014-2022, les régions avaient obtenu pour la première fois le cadrage politique de certaines aides (MAEC, aide à la bio). Pour la programmation suivante (2022-2027), les régions s’étaient vues retirer le pilotage de ces aides, au profit de la gestion des aides non-surfaciques (aides à l’investissement et à l’installation), allant cette fois du cadrage politique à l’instruction administrative. Pour la prochaine programmation, le ministère propose que le périmètre des mesures reste le même (aides non-surfaciques), mais les régions pourraient avoir «une plus grande autonomie de décision», indique Régions de France. Dans le cadre de la future architecture des Plans de partenariat nationaux et régionaux (PPNR), qui regrouperont la Pac, la Politique de cohésion, ainsi que la PCP (pêche), les régions «seront au même niveau de responsabilité que les ministères», sous la coordination du SGAE (affaires européennes). Les conséquences pratiques de cette gouvernance n’ont pas encore été abordées, notamment la question de la gestion des paiements, actuellement assurée par l’ASP (agence de services et de paiement).

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Les ministres de l’Agriculture de l’UE sont parvenus, après une intense journée de négociation, le 26 octobre à un accord à l’unanimité sur une approche générale partielle concernant la future Pac. Après un premier tour de table dans la matinée, la plupart des États membres ont demandé des ajustements au compromis mis sur la table par la présidence irlandaise du Conseil une semaine auparavant. Celle-ci a donc apporté sept modifications qui ont permis de convaincre les Vingt-sept. Parmi ces ajouts figure la prolongation des aides nationales transitoires accordées aux États membres entrés dans l’UE à partir de 2004 avec une suppression progressive au fil de la période de programmation. L’Irlande a aussi répondu (plus ou moins) à quelques demandes de la France : réintroduction du principe de la transparence pour les agriculteurs en structures juridiques comme les GAEC permettant l’application, au niveau de chaque agriculteur individuel, des plafonds financiers fixés par le règlement ; et la reconnaissance du principe de la présomption de mise à disposition pour les terres. L’Irlande a aussi explicité la possibilité d’accorder un soutien au revenu couplé pour les cultures oléagineuses. Beaucoup de délégations auraient souhaité des engagements de la part de l’Irlande sur les discussions à venir concernant le cadre financier pluriannuel dans lequel figure de nombreux points ayant trait à la Pac en particulier le plafonnement et la dégressivité des aides ou encore les taux de cofinancement des différentes interventions. Mais « il ne s’agit que d’une approche générale partielle, il ne faut pas oublier que celle-ci ne concerne pas les points figurants dans les plans de partenariats nationaux ou le CFP », n’a cessé de répondre le ministre irlandais Martin Heydon.

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