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Intervenant en ouverture du congrès de Culture Viande (abattage-découpe), le 29 septembre, la ministre de l’Agriculture a insisté sur la nécessité de donner de la visibilité aux éleveurs et aux abatteurs en tenant compte des coûts de production. « Les éleveurs doivent vivre de leur travail et la question des coûts de production ne peut pas laisser indifférent », a-t-elle affirmé. Attendue par les industriels de la viande de boucherie sur l’éventuelle mise en place d’un tunnel de prix, la ministre a justifié ce dispositif offert par la loi d’urgence agricole. « Le tunnel des prix est là dans l’hypothèse où les gens ne se mettent pas d’accord », a-t-elle expliqué. La ministre, tout comme Yves Fantou, président de Culture Viande, ont prôné la contractualisation pour relancer les naissances et renforcer l’engraissement dans les élevages bovins. Mais les industriels redoutent qu’une « borne basse » s’impose et déconnecte le marché français de son contexte européen au profit des importations. Pour sa part, Annie Genevard a encouragé les filières à établir un cadre réglementaire sous l’égide d’une « ministre pro-élevage », insinuant que les futurs ministres pourraient ne pas ne défendre autant qu’elle la souveraineté en viandes de boucherie.

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A l’occasion de sa conférence de presse de rentée le 29 septembre, la MSA a fait le point sur le dossier de la simplification. La Sécu agricole a annoncé que dix nouvelles démarche en ligne étaient désormais disponibles : déclaration accident causé par un tiers ou du congé supplémentaire de naissance pour les salariés agricoles, demande d’affiliation au régime de protection sociale des non-salariés agricoles de la métropole, de prise en charge de cotisations sociales, de l’allocation journalière de présence parentale, du capital décès des salariés agricoles, du remplacement pour congé de deuil d’un enfant, du remboursement des soins reçus à l’étranger, d’autorisation de séjour hors département durant un arrêt de travail, et enfin demande de remplacement suite à l’arrivée d’un enfant (congé maternité, paternité, adoption, congé supplémentaire de naissance). Par ailleurs, la MSA a indiqué qu’une expérimentation d’affichage du délai de traitement des dossiers était menée dans neuf caisses, avant un possible déploiement au national

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A l’occasion de sa conférence de presse de rentrée, la MSA a présenté les mesures qu’elle compte porter dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2027, qui sera dévoilé le 1er octobre. Dans l’esprit d’améliorer les niveaux des retraites dans la continuité des réformes récentes, la MSA propose d’aligner les règles de calcul de la Pension majorée de référence (PMR) des non-salariés agricoles (NSA) sur celles du Minimum contributif (Mico) afin de « poursuivre et conclure la convergence entre les régimes ». Elle aimerait voir la suppression des conditions d’âge (55 ans) et de ressources pour l’attribution de la pension de réversion aux conjoints survivants des exploitants et salariés agricoles, afin d’aligner le régime agricole sur les régimes spéciaux et complémentaires. Cela permettrait de « limiter la précarité immédiate et les inégalités de genre (les femmes sont surreprésentées parmi les bénéficiaires précaires) ». Enfin, elle demande l’harmonisation du dispositif de pension d’orphelin des régimes agricoles (salariés et non-salariés) sur celui des régimes spéciaux (fonctionnaires, magistrats, militaires), en supprimant la condition du décès du dernier parent : pour la sécu agricole, cela donnerait « un soutien financier pour stabiliser l’enfant -logement, éducation, santé- et entrainerait la réduction des dépenses futures liées à la précarité (aides sociales, santé) ».

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En raison d’un «contexte agricole et économique qui s’est encore dégradé ces derniers mois», le projet de fusion entre Euralis et Maïsadour est reporté sine die, a indiqué le 29 septembre, la direction d’Euralis, dans un courrier adressé aux salariés. «Les conditions nécessaires au financement du projet de rapprochement entre Euralis et Maïsadour ne sont pas réunies à ce jour. En conséquence, le projet tel que nous l’avions initialement conçu ne pourra pas être réalisé», indique le directeur général. Toutefois, précise le groupe, «cela ne signifie pas pour autant la fin de notre ambition commune mais nous devons d’abord prioriser la gestion court terme de nos activités respectives». Les deux coopératives sont très touchées par les récoltes calamiteuses de cultures de printemps (maïs, tournesol, soja…) très présentes dans leurs zones. Après de longs mois d’attente, l’Autorité de la concurrence avait donné son accord le 17 juillet au projet de fusion entre les groupes coopératifs Euralis et Maïsadour. L’accord était assorti de demande de cessions d’actifs. Les deux coopératives réfléchissent à se rapprocher depuis 2021, notamment en raison de surcapacités dans le canard gras. Elles avaient été obligées d’abandonner un projet d’entreprise commune dans le canard gras en 2023.

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Lors d’une conférence de presse la veille du congrès de Culture Viande, le 29 septembre, le président de la fédération de l’abattage-découpe Yves Fantou a signalé que la ministre de l’Agriculture Annie Gennevard, devant intervenir à l’ouverture, est attendue sur la question des tunnels de prix, qui viennent d’être étendus par la loi d’urgence agricole. L’industriel a expliqué que la borne basse du mécanisme, assise sur un indicateur de coûts de production en élevage bovin, pourrait éloigner de la réalité du marché les contrats de production, qui concernent essentiellement l’engraissement des jeunes bovins. La directrice de Culture Viande, Hélène Courades, a souligné que l’indicateur de coût de production avait été créé pour suivre les tendances, mais pas pour contractualiser. Par ailleurs, le syndicat déplore la décapitalisation, en filière porcine et surtout bovine, qui entraîne l’importation de viandes. Dans un communiqué, Culture Viande souligne enfin que le cheptel bovin a reculé de 8,9 % entre 2020 et 2025. Pour enrayer cette déperdition, le syndicat prône le développement des naissances et le renforcement de l’engraissement, avec l’aide des contrats.

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Alors que la sécheresse a fait plonger la production fourragère, les syndicats majoritaires du Massif central* appellent à des mobilisations afin « d’exiger la reconnaissance des pertes réelles [et] l’indemnisation rapide de toutes les exploitations touchées ». Un mot d’ordre lancé « dans tous les départements » de la région, à quelques jours de l’ouverture du Sommet de l’élevage, le 6 octobre à Cournon. Les syndicats auvergnats reprennent la demande faite au niveau national par les associations spécialisées d’éleveurs de ruminants de la FNSEA : dans une lettre ouverte du 25 septembre, celles-ci réclament « la publication urgente des taux de pertes constatés à date, commune par commune, pour toute la France ». L’indice de pousse des prairies (IPP), établi par satellite depuis la réforme de 2023, est publié à trois reprises pendant la campagne de pousse de l’herbe (15 juillet, 15 septembre, 15 novembre). Les associations spécialisées demandent à y accéder chaque mois ; un mode de diffusion aujourd’hui réservé aux assureurs afin de gérer les contrats. Pour les AS, « ce n’est qu’avec cette transparence que les éleveurs pourront savoir si les données satellites reflètent vraiment la réalité des pertes subies », et éventuellement les contester. *FRSEA et JA d’Auvergne-Rhône-Alpes, Copamac (chambres et syndicats), Berceau des races à viande

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Lundi 28 septembre, la chambre d’agriculture de Lozère a voté son budget, après avoir renouvelé son bureau le 7 septembre, selon les informations de l’AFP. La structure était dans une situation de blocage depuis les élections Chambre de 2025, et le budget n’avait pu être approuvé. Lors de ces élections, la CR avait obtenu 13 élus sur 18 dans le collège 1 (chefs d’exploitation), mais les autres collèges du monde agricole (salariés, retraités, coopératives…) avaient renversé la tendance pour arriver à une égalité parfaite ; la présidente sortante Christine Valentin avait finalement été élue au bénéfice de l’âge. Mais la CR contestait ce résultat et avait refusé en novembre 2025 de voter le budget 2026 et le budget rectificatif 2025. Un nouveau bureau directeur a été élu le 7 septembre 2026, comprenant cinq élus de la liste CR et indépendants, cinq de l’union JA/FDSEA et un de la Confédération paysanne. Jean-Luc Boulet, la tête de liste « CR et indépendants » en 2025 (qui n’a depuis pas repris sa carte à la CR, comme deux autres des élus de cette liste au bureau), indique avoir accepté d’entrer au bureau pour « construire un budget qui corresponde aux attentes de la majorité des agriculteurs lozériens ».

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La plupart des ministres de l’Agriculture de l’UE, réunis le 28 septembre à Bruxelles, ont confirmé vouloir finaliser une approche générale partielle sur la Pac lors de leur prochain Conseil, les 26 et 27 octobre à Luxembourg. Néanmoins, de nombreux points restent disputés : définition de l’agriculteur actif, octroi des aides à la transition et, bien sûr, la question du plafonnement et de la dégressivité des soutiens. Pour parvenir à un accord, la présidence irlandaise du Conseil de l’UE a tendance à proposer de rendre la plupart de ces dispositifs volontaires. Une orientation qui inquiète le commissaire européen à l’Agriculture, Christophe Hansen : « Bien que je convienne de la nécessité d’un cadre flexible, il est essentiel de préserver une véritable politique agricole commune, garantissant des conditions de concurrence équitables pour les agriculteurs. Or, cet objectif ne pourra être atteint si toutes les règles et interventions deviennent facultatives. » Lors d’une réunion en groupe de travail les 30 septembre et 1er octobre, les experts agricoles des Vingt-sept devraient finaliser l’examen technique du texte pour ne laisser sur la table que les sujets politiques, qui seront négociés d’abord en Comité spécial Agriculture (les 5, 12 et 19 octobre), puis par les ministres.

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Dans un communiqué du 25 septembre, la FNEDT (entreprises de travaux agricoles) réclame davantage de soutien des pouvoirs publics face à la flambée du GNR. Face à une situation jugée « intenable », l’organisation réclame plusieurs dispositifs : « une aide proportionnelle à la hausse réellement subie » ; un versement immédiat des soutiens annoncés, certaines entreprises n’ayant encore rien touché, d’après la fédération ; « la déduction directe de l’aide sur la facture de GNR », afin d’éviter les délais de remboursement ; « une maîtrise des prix par les raffineurs et les distributeurs, au titre de la solidarité nationale » ; et enfin « un plafonnement de la fiscalité sur le GNR au juste niveau, par la mention des prélèvements fiscaux sur les factures ». La FNEDT juge les aides annoncées par le gouvernement insuffisantes, alors que la hausse du GNR s’est élevé à 70 ct€/l. Elle rappelle que les entreprises de travaux agricoles « utilisent à elles seules 30 % du GNR agricole ». En conséquence, « nos trésoreries comme celles de nos clients sont exsangues », alerte Philippe Largeau, président de la FNEDT.

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Selon plusieurs sources syndicales, l’enveloppe que la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, avait annoncé, lors de la présentation du plan Casi (sécheresse) pour financer les dégrèvement de taxe sur le foncier non bâti (TFNB) sera plus importante que prévu. La ministre avait annoncé un budget de 300 millions d’euros, basé sur un dégrèvement d’office de 30% de la taxe. Mais les dégrèvements accordés dans chaque département par la DGFip (ministère des Finances) sont le plus souvent supérieures. Par exemple, dans la Vienne, les taux de perte arrêtés, qui correspondent aux taux de dégrèvement, sont de 40 % sur les terres arables, 50 % sur les prairies, 50 % sur les vergers, 30 % sur les vignes. De source syndicale, les taux devraient être d’environ 50 % en moyenne, allant jusqu’à 100 % pour quelques cultures de certains départements. Pour rappel, les agriculteurs ayant subi des pertes plus importantes peuvent demander des taux de dégrèvement supérieurs en déposant des dossiers individuels.

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