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Dans un communiqué, les députés de l’Aveyron Pauline Cestrières et Jean-François Rousset défendent la loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles, estimant qu’elle ne peut être réduite à certaines de ses mesures. « Réduire un texte de 80 articles à une ou deux mesures est trompeur et malhonnête. Cette loi apporte des réponses concrètes aux attentes des agriculteurs en matière d’eau, de protection des exploitations, de souveraineté alimentaire et de lutte contre la concurrence déloyale. »

Les deux députés soulignent que ce texte vise à défendre les outils de production des agriculteurs et, plus largement, à renforcer la souveraineté alimentaire de la France. Ils rappellent les principaux enjeux abordés : la gestion de l’eau, la protection des troupeaux face à la prédation, la sécurisation des exploitations agricoles, les conditions d’utilisation de certains produits phytosanitaires et la lutte contre la concurrence déloyale.

« Défendre notre agriculture, ce n’est pas jouer sur les peurs ou entretenir les caricatures. C’est s’appuyer sur la science, les faits et les réalités du terrain », concluent les deux députés.

La rédaction

« Pourquoi faire compliqué quand l’agriculture demande de la clarté ? » C’est avec cette question que les deux semenciers RAGT et Deleplanque annoncent, sur leur compte LinkedIn, un nouveau cap dans leur processus de rapprochement, acté fin avril 2025. « Pour simplifier les échanges et rendre notre expertise plus lisible, nous faisons évoluer notre communication. Nos deux structures se rassemblent désormais sous une seule et même bannière RAGT Semences France », précisent-ils. Concrètement, toutes les actualités, conseils techniques et innovations seront centralisés au même endroit, sous une seule voix et via un seul logo. Les deux groupes souhaitent ainsi en finir avec « la dispersion des informations ». En revanche, les équipes et l’expertise de Deleplanque restent en place et s’intègreront pour enrichir l’offre globale de RAGT. L’entité ainsi constituée représente près de 500 M€ de chiffre d’affaires dans plus de 50 pays, 1 500 salariés, 15 usines de semences, dont 7 en France et 65 programmes de sélection sur près de 40 espèces agricoles. (Anne Gilet)

Agra

En France, les cours des broutards sont en recul depuis quelques semaines. Au marché de Bourg en Bresse, le charolais de conformation U de 350-400kg âgé de 6 à 12 mois était coté à 4,1 € le kilo le 21 juillet, contre 4,8 €/kg le 30 juin, et 5,25 €/kg le 17 juin, et 5,6 €/kg l’an dernier mi-juillet. Dans un communiqué paru le 21 juillet, les éleveurs de bovins viande de la FNB (FNSEA) estiment que ces pressions sont «totalement injustifiées» et demandent au ministère de l’Agriculture d’investiguer le bon fonctionnement du marché. Pour les éleveurs, «contrairement aux fake news qui circulent, le prétexte d’un prétendu arrêt de l’export ne tient pas. Sur juin et juillet, près de 150 000 animaux vifs ont été exportés vers l’Italie et l’Espagne, soit un niveau équivalent à celui de 2025». À cette période, la DNC touchait toutefois la Lombardie et une partie de la France, précise l’institut de l’élevage dans sa dernière note de conjoncture. La FNB ajoute qu’«en parallèle, les disponibilités ne vont pas s’améliorer, en effet il manquera au moins 70 000 broutards sur le 2e semestre 2026 du fait des baisses de naissance». Notons que les cotations des jeunes bovins finis ont continué de fléchir début juillet «sous l’effet d’un marché européen figé par la canicule», souligne l’institut de l’élevage.

Agra

La FNPL (éleveurs laitiers, FNSEA) a lancé un appel le 22 juillet aux pouvoirs publics pour faire face aux conséquences de la canicule et de la sécheresse qui touchent les pâturages. « Les éleveurs commencent à entamer leur stock de fourrage d’hiver pour nourrir les animaux, ce qui va les obliger à acheter pour tenir jusqu’à l’année prochaine », indique Yohann Barbe, président de la FNPL. Constatant le manque de fourrages dans les territoires, la FNPL formule plusieurs demandes à l’État : d’abord, que les cartes satellitaires mesurant la pousse de l’herbe soient complétées par des relevés sur les zones concernées pour avoir une vision plus précise des pertes herbagères. Pour les éleveurs touchés mais non-assurés, la FNPL demande de mettre en place l’indemnisation de solidarité nationale (ISN). Ensuite, le syndicat souhaite que les éleveurs concernés suspendent le paiement des prochaines échéances de cotisations sociales à la MSA et qu’ils bénéficient d’un fonds d’allègement des cotisations, d’un fonds d’allègement des intérêts d’emprunts, et d’un dégrèvement de la taxe sur le foncier non bâti qui doit être appelée à l’automne. A plus long terme, la FNPL alerte sur un risque de décapitalisation si les éleveurs n’ont pas assez pour nourrir les animaux, ce qui entraînerait mécaniquement une baisse des volumes de lait et donc des revenus des agriculteurs.

Agra

La ministre de la Transition écologique Monique Barbut a présenté le 22 juillet sa démission à Emmanuel Macron qui «ne l’a pas acceptée», et elle a décidé de «poursuivre sa mission à la demande» du président «qui l’a assurée de son soutien», a annoncé son cabinet à l’AFP. Elle a accepté de rester au gouvernement «face à l’urgence d’agir contre les conséquences du changement climatique qui frappent durement notre pays et pour répondre aux enjeux de santé environnementale», a-t-on ajouté de même source, tout en assurant qu’elle avait «confirmé son désaccord sur la version définitive du projet de loi d’urgence agricole» avec la mesure controversée sur l’acétamipride.

Agra

Le Parlement a entériné le 21 juillet le projet de loi d’urgence agricole du gouvernement, malgré la controverse sur les pesticides qui divise son propre camp et va conduire la ministre de la Transition écologique Monique Barbut à présenter sa démission d’ici mercredi. Sébastien Lecornu avait appelé sur le réseau X à ne pas «instrumentaliser à des fins politiciennes» ce texte, après son adoption dans la nuit à l’Assemblée nationale. Dans la foulée le Sénat a mis un terme à son parcours législatif par un dernier vote large (214 voix pour et 111 voix contre). La ministre de l’Agriculture Annie Genevard (LR) s’est félicitée de ce vote. Tout le contraire de sa collègue de la Transition écologique Monique Barbut, qui va présenter sa démission d’ici le Conseil des ministres de ce mercredi 21 juillet, selon son entourage.«Dans ma tête je n’ai pas d’autre option que de remettre ma démission. Soit vous êtes ministre, soit vous n’êtes pas ministre. Aujourd’hui dans ma tête je suis partie demain», a-t-elle déclaré en petit comité. «Si ma démission est acceptée, je pars. Si ma démission est refusée, ça dépend de ce qui est dit et de comment c’est dit demain». Issue de la société civile, Monique Barbut est notamment opposée à des mesures du texte sur l’eau, et surtout à la réintroduction, à titre dérogatoire, de l’acétamipride et du flupyradiflurone, autorisés dans l’UE mais interdits en France.

Agra

Les pressions que subissent les éleveurs sur les prix des bovins sont « totalement injustifiées », assure la fédération nationale bovine (FNB) dans un communiqué du 21 juillet. Le syndicat déplore en effet qu’alors que les prix semblaient se stabiliser, des exigences de baisse se manifestent sur les prix des bovins maigres en raison d’une baisse de la demande à l’export. « Contrairement aux fake news qui circulent, le prétexte d’un prétendu arrêt de l’export ne tient pas », écrit la fédération. « Sur juin et juillet, près de 150 000 animaux vifs ont été exportés vers l’Italie et l’Espagne, soit un niveau équivalent à celui de 2025. » En parallèle, les disponibilités ne vont pas s’améliorer. En effet il manquera au moins 70 000 broutards sur le 2ème semestre 2026 du fait des baisses de naissance. « Dans ces conditions, comment justifier aujourd’hui des pressions à la baisse sur le prix des broutards ? » La FNB dénonce la répétition de « rumeurs non fondées de certains opérateurs » et demande au ministère de l’Agriculture « de faire toute la lumière sur ces pratiques et de garantir le bon fonctionnement du marché ».

Actuagri

Le ministre délégué chargé de la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, a annoncé le 20 juillet que les moyens consacrés au renouvellement forestier seraient « très importants » dans le prochain budget, sans dévoiler les détails du plan forêt présenté aujourd’hui. Rappelant que le gouvernement compte porter le Fonds vert à un milliard d’euros, après avoir réduit sa dotation de 2,5 milliards d’euros en 2024 à 837 millions d’euros (M€) dans le budget 2026, M. Lefèvre a indiqué que 438 M€ avaient été consacrés au « renouvellement forestier » depuis 2021. « La forêt est en première ligne face au dérèglement climatique (…) et ce qui était impensable il y a de ça quelques années encore, c’est-à-dire que les forêts au nord de la Loire connaissent de tels épisodes de sécheresse » et des incendies, est devenu « malheureusement possible » a souligné M. Lefèvre, lors d’un déplacement ans la forêt de Chantilly (Oise). Ces quinze derniers jours, en forêt de Chantilly, « l’ONF a éteint trois départs de feux », a expliqué Daisy Copeaux, directrice du Domaine forestier et immobilier du château de Chantilly. Face aux multiples incendies de forêts liés à la canicule et la sécheresse, Mme Barbut a annoncé le 15 juillet vouloir réunir « prochainement l’ensemble des acteurs de la forêt, ainsi que les entreprises et les financeurs, pour engager un grand plan d’investissement pour la forêt française » sans en préciser les détails et les modalités de financement.

Agra

Dans la soirée du 20 juillet, l’Assemblée nationale a adopté le compromis trouvé en commission mixte paritaire (CMP) sur la proposition de loi (PPL) « pour une montagne vivante et souveraine », qui prévoit des mesures de faible ampleur sur le stockage de l’eau et les abattoirs. L’Assemblée a confirmé la correction qu’avait apportée le Sénat concernant les abattoirs ; la chambre haute avait adopté un amendement du gouvernement supprimant l’article 7 bis, qu’avaient ajouté les députés, et qui instaurait pour les abattoirs de montagne une dérogation préfectorale au régime des installations classées pour l’environnement (ICPE). Le texte conserve également l’ajout des abris de bergers, cabanes pastorales, et bâtiments de stockage, à la liste des constructions et installations nécessaires aux activités agricoles en zone de montagne. Déposée fin mars par plus de 120 députés de différents bords, la PPL contient des dispositions à portée limitée visant la gestion de l’eau, les abattoirs, les circuits de proximité et les filières qualité. En commission, les sénateurs avaient supprimé la définition de l’«abattoir paysan» (gouvernance par les agriculteurs, approvisionnement dans le «bassin d’élevage»). Le texte conserve des objectifs de maintien du maillage d’abattoirs et une «reconnaissance des spécificités des abattoirs situés en zone de montagne».

Agra

Dans un communiqué du 20 juillet, le cabinet d’analyse Argus Media a annoncé tabler sur une récolte 2026 française de blé tendre à 30,8 Mt, soit un niveau qui « déçoit à nouveau », déclare l’analyste-senior Alexandre Willekens. L’estimation provient d’une enquête terrain réalisée entre le 13 et le 17 juillet. Si ce volume se confirmait, il s’agirait d’un recul de la production nationale de 2,55 Mt par rapport à l’an dernier. Notre enquête de juin auprès de plusieurs professionnels de la filière révélait des prévisions autour de 32-33 Mt, mais avec une fourchette plus large, les plus pessimistes étant davantage proches des 31 Mt. La récolte 2025 avait été dans la moyenne (bons rendements mais surfaces faibles), alors que celle de 2024 s’était avérée catastrophique, rappelle Argus Media. « Rare point positif de la campagne (2026, NDLR), les conditions climatiques clémentes de l’automne dernier ont permis une augmentation de la surface de blé tendre en France », explique le cabinet d’analyse. Elle atteignait 4,616 Mha selon Agreste, en hausse de 124 000 ha par rapport à l’an dernier, ce qui a permis de limiter la portée des rendements finalement plutôt faibles. Mais là aussi, ce niveau reste plutôt faible, puisque la moyenne quinquennale s’élevait à 4,796 Mha. Les rendements sont donc attendus à seulement 6,67 t/ha, « soit une baisse de 6,5 % par rapport à la moyenne olympique 10 ans ».

Agra