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Le volume de produits affichant le Nutri-Score a pour la première fois régressé entre 2024 et 2025, du fait du désengagement de marques nationales, a indiqué le 17 juin l’Observatoire de l’alimentation (Oqali) qui suit le déploiement de l’affichage nutritionnel volontaire. Après plusieurs années de forte croissance, la part de marché des marques affichant le Nutri-Score se stabilise depuis 2023, précise dans un communiqué l’Oqali, piloté par l’institut de recherche Inrae et l’autorité sanitaire Anses. Alors qu’elle avait atteint 64% des volumes de ventes en 2023 et 2024, elle recule légèrement à 63% en 2025 en grandes et moyennes surfaces et dans les circuits spécialisés, selon les estimations de l’observatoire. Ce recul s’explique «notamment par des désengagements de marques nationales dans les secteurs des céréales du petit déjeuner et des produits laitiers et desserts frais». A partir de septembre 2024, le géant de l’agroalimentaire Danone avait renoncé à afficher le Nutri-Score sur certains produits, et notamment les yaourts. Cette note de A à E est destinée à aider les consommateurs à comparer la qualité nutritionnelle des aliments d’une catégorie. Plusieurs tentatives de la rendre obligatoire ont échoué ces derniers mois. D’autres industriels comme Lactalis ne l’ont jamais adoptée.

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Le compte rendu du contrôle laitier caprin pour 2025 fait apparaître une nette baisse du volume de lait produit par chèvre en 2025 qui s’établit à 1009 kg par lactation, soit -18 kg par rapport à 2024. « La production par chèvre diminue nettement et repasse en dessous du niveau observé en 2023 (1002 kg en 2022 et 1022 kg en 2023) », écrit l’Idele dans son compte-rendu publié le 22 juin en collaboration avec Eliance. « Dans le même temps, la durée de lactation moyenne diminue nettement pour atteindre 332 jours (-5), mettant fin à l’allongement observé depuis plusieurs années (298 jours en 2014 et 337 jours en 2024). » « Avec 36,1%, la proportion de primipares dans les lactations qualifiées est en légère baisse (-0,8%), confirmant l’inversement de tendance constatée en 2024 et mettant fin à la série de hausses observée depuis 2018 », relève l’Idele. Autre changement : on note aussi une reprise de la tendance à l’accroissement d’effectif par troupeau. Les gros troupeaux (supérieur à 250 lactations) représentent 21,3 % des troupeaux, chiffre en hausse de 0,3 % confirmant l’inversement de tendance observée en 2024 et qui met fin à la baisse observée de 2018 à 2023 (2018 : 23,8 % des troupeaux, 2023 : 19,3% des troupeaux).

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Le processus de ratification de l’accord global révisé entre l’UE et le Mexique a franchi, le 23 juin, une première étape au Parlement européen. Les eurodéputés des commissions du Commerce international et des Affaires étrangères ont très largement (par 67 voix contre 15 et 3 abstentions) donné leur aval à ce texte signé le 22 mai mais dont les grandes lignes avaient été convenues en 2020. Ils ont aussi adopté (par 57 voix contre 14 et 13 abstentions) une résolution dans laquelle ils se félicitent notamment des avantages commerciaux pour le secteur agroalimentaire de l’UE alors le Mexique impose des droits de douane élevés pour certains produits. Ils saluent également la protection de 568 indications géographiques agroalimentaires. L’approbation finale se fera lors de la session plénière du Parlement européen de juillet à Strasbourg. En parallèle, les eurodéputés se prononceront également en juillet sur l’accord intérimaire qui se concentre uniquement sur les aspects commerciaux de l’accord global relevant de la compétence exclusive de l’UE. L’objectif est de permettre l’application anticipée des avantages commerciaux, sans attendre de la ratification complète de l’accord global par les Etats membres.

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L’éco-organisme Adelphe a présenté le 23 juin des bouteilles de vin réemployables, en vue d’un lancement national au mois de septembre. Trois modèles sont proposés via l’opérateur Go ! Réemploi, selon un communiqué. Le dispositif repose sur un service « clé en main », incluant la mise à disposition des bouteilles, la collecte, le lavage, l’inspection, le contrôle qualité, le stockage et la livraison retour. Son prix : 27,5 centimes par bouteille. « Le réemploi ne peut changer d’échelle qu’avec des emballages standards, capables de simplifier la logistique, de mutualiser les flux et de créer un écosystème ouvert, explique Yannick Astesana, directeur délégué d’Adelphe. C’est précisément l’ambition des bouteilles de vin R-Cœur. » Disponibles en format Bordeaux (vert et transparent) et format Bourgogne (feuille morte), elles ont été « coconstruites et testées avec la filière ». Les bouteilles R-Coeur s’inscrivent dans le programme ReUse de la maison mère Citeo, qui vise à mettre en place un dispositif mutualisé de consigne pour réemploi en grande distribution. Une première phase régionale est en cours dans quatre régions (Bretagne, Pays de la Loire, Normandie et Hauts-de-France), avant un déploiement national prévu d’ici à 2027.

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Lors de la convention annuelle de l’Ania (industriels) le 24 juin, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a annoncé qu’elle fera des propositions sur la loi d’urgence agricole qui sera examinée par les sénateurs à partir du 29 juin. « Nous avancerons sur la sanction des baisses brutales de commandes qui ont lieu parfois en plein milieu des négociations. Je proposerai demain un amendement en ce sens. Il en va de même pour l’expérimentation Descrozailles », a-t-elle déclaré. Annie Genevard est également revenue sur le rapport sénatorial d’Antoinette Guhl sur les marges de l’industrie et de la distribution, soulignant que « le constat est assez clair, la répartition de la valeur est très déséquilibrée, au détriment d’amont. » Selon elle, « ce travail constitue un moment politique majeur et une mise en lumière des positions portées de longue date par l’Ania, ce qui a fait de ces conclusions une reconnaissance très forte de notre travail collectif à tous. » Pour rappel, les conclusions et propositions de ce rapport sont très vivement critiquées par la FCD (distributeurs) qui a multiplié les prises de parole sur le sujet et a lancé une campagne de communication visant les parlementaires et le grand public.

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À l’occasion de son assemblée générale le 25 juin, le président de Réseau Haies France (anciennement Afac-Agroforesteries), Philippe Hirou, a fait part d’inquiétudes que la création du guichet unique pour la gestion des haies ne favorise l’arrachage de «grandes linéaires». Et d’évoquer les discussions actuelles autour des montants de compensation pour arrachage, selon lui dérisoires, au vu du temps nécessaire à la repousse des haies. Philippe Hirou a par ailleurs regretté que le Pacte pour la haie « ne soit pas doté budgétairement cette année », malgré l’utilisation rapide des fonds les années précédentes. Il se félicite toutefois que le Pacte ait été transformé en une Stratégie, dotée d’une instance de concertation et de suivi à laquelle participe son réseau. Grâce à cette structure, il ne désespère pas de pouvoir doter les politiques de la haie de financement à l’avenir. De même, son réseau plaidera pour un crédit d’impôt dédié dans les prochains projets de loi de finances (PLF).

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Le président américain Donald Trump a demandé, le 24 juin, au Congrès des États-Unis un complément budgétaire de 88 milliards de dollars (Md$) dont la très grande majorité doit lui permettre de répondre à « des besoins urgents » liés à la guerre en Iran. Si une très large partie de ce montant est destinée à la Défense, 11,1 Md$ seraient dédiés à l’agriculture afin d’aider les producteurs américains, dont 10 milliards comme aide temporaire pour les semis de 2026. Le reste est demandé pour aider les producteurs de Floride ayant subi une tempête dévastatrice. Une proposition saluée par le président de l’American Farm Bureau, Zippy Duvall, qui appelle maintenant les deux camps politiques au Congrès à « répondre à l’appel de la Maison Blanche ». Mais celle-ci pourrait bien se heurter à un mur car la quasi-totalité des démocrates s’opposent au conflit depuis le début, et certains élus de la majorité républicaine commencent à s’interroger sur les coûts qui en découlent, avance l’AFP. « Le président Trump demande aux contribuables de nettoyer le bordel qu’il a engendré », a ainsi résumé le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, dans un communiqué.

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Comme prévu, le Conseil de l’UE a adopté, le 25 juin, les deux règlements mettant en œuvre les engagements tarifaires convenus dans le cadre déclaration transatlantique conclu en juillet à Turnberry (Écosse), finalisant ainsi la procédure avant la date butoir fixé par le président américain Donald Trump. Ces textes, qui visent à améliorer l’accès au marché européen pour certains produits agroalimentaires américains, vont à présent être signés et publiés au Journal officiel de l’UE. Ils entreront en vigueur le lendemain de leur publication. Toutefois, un certain nombre de garde-fous ont été ajoutés comme une clause de suspension en cas de non-respect des engagements ou encore une clause de sauvegarde renforcée. Une clause de déchéance (ou « sunset clause ») figure également dans le texte prévoyant la fin automatique des mesures au 31 décembre 2029. Dans l’intervalle la Commission européenne devra présenter une évaluation complète de l’incidence de ces règlements sur les flux commerciaux transatlantiques. Elle l’accompagnera, le cas échéant, d’une proposition visant à étendre leur application.

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Dans le cadre des négociations interministérielles concernant la redistribution de l’enveloppe de reliquats d’aides à la bio non consommées pour 2025, 2026 et 2027, estimée à 120 M€/an, la DGPE (ministère de l’Agriculture) a proposé, dans un courrier envoyé, pour avis écrit, le 19 juin aux membres du Comité national de suivi du Plan stratégique national (PSN), de réaffecter 93 millions d’euros à l’assurance récolte. Des ajustements techniques sont aussi proposés pour «tenir compte de l’augmentation de la part Feader dans le financement de l’assurance-récolte». Cette annonce correspond à la crainte de plusieurs proches du dossier depuis plusieurs semaines. Bercy souhaiterait mettre la main sur ces fonds européens, pour réaliser des économies sur le budget de l’État. La manœuvre consiste à flécher cette enveloppe Feader non consommée vers l’assurance récolte (dont le cofinancement européen est variable et peut grimper jusqu’à 65 %), pour diminuer la part de cofinancement de l’État. Le reste de la ventilation des reliquats est encore attendu. Les régions ne connaissent toujours pas le montant alloué aux aides à l’investissement. Pour rappel, Annie Genevard a annoncé au printemps que 40 millions d’euros issus de ces reliquats seraient fléchés vers les Maec, pour les zones intermédiaires et la bio. Mais l’inquiétude monte concernant le cofinancement de ces aides par l’État.

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Contacté par Agra Presse, un pool de professionnels de la filière céréalière a indiqué s’attendre à une récolte française de blé tendre à environ 32-33 Mt, et de 10,5-11,5 Mt en orge. En blé tendre, certains vont même jusqu’à 34 Mt, pendant que d’autres se rapprochent des 31 Mt. En orge, les plus optimistes se rapprochent des 12 Mt, alors que les plus pessimistes évoquent des niveaux proches de 10 Mt. Si ces chiffres se confirmaient, il s’agirait de récoltes « moyennes », voire « moyennes basses », évoque l’une des parties prenantes contactée. Quant à la qualité, les taux de protéines attendus sont plutôt élevés pour les deux espèces. Cette prévision reste très provisoire, car les effets de la succession chaud-frais, et surtout des coups de chaud, reste difficile à mesurer sur les céréales à paille. Les retours terrain parlent de rendements très hétérogènes en orge. Jean-Pierre Cohan, directeur R & D d’Arvalis, rappelle que « nous avons vécu ces dernières semaines un enchaînement d’événements climatiques étranges, totalement inédit ». Ajoutons à cela que les coupes sont très loin d’être achevées. L’incertitude fait que l’intégralité des professionnels qui ont accepté de livrer leurs projections chiffrées a souhaité conserver l’anonymat.

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