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Les interprofessions du canard Cifog (à foie gras) et Cicar (de chair) confient à Agra Presse leur souhait de disposer avant cet été d’un nouveau protocole vaccinal, estimé plus pratique et efficace, ayant appris que la DGAL avait reçu un avis positif de l’Anses à la mi-avril 2026. « C’est une demande forte que l’on fait à la DGAL, et on espère qu’elle se donnera les moyens de lever quelques blocages juridiques qu’elle a identifiés afin de répondre à cette demande. Cette vaccination permettrait vraiment de mieux sécuriser la protection de nos élevages à l’automne prochain et en même temps de réduire le coût de la vaccination pour les filières », considère Marie Laborde, directrice adjointe du Cifog. Outre la protection de tout le cheptel, les expériences en élevage dont ont eu connaissance les filières laissent espérer l’inutilité d’une troisième dose de vaccin, dans les cas où celle-ci s’impose (selon l’âge et le risque). Le protocole souhaité est dit « mixte » parce qu’il comprend une dose de chacun des deux vaccins aujourd’hui employés, Ceva puis Volvac de Boehringer, alors qu’aujourd’hui les deux doses doivent être du même laboratoire.

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Deux nouveaux foyers de dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC) ont été détectés dans le sud de la Sardaigne les 14 et 15 avril à proximité du premier foyer qui avait été détecté le 14 avril, indique la plateforme française Épidémiosurveillance en santé animale (ESA) dans une note publiée le 17 avril. «A ce stade, aucun élément ne permet de déterminer s’il s’agit d’une résurgence ou d’une nouvelle introduction», répètent les analystes français. Avant ces trois cas, le dernier foyer sarde remontait au 24 octobre 2025. C’est dans l’île italienne que cette maladie exotique a fait son retour en Europe fois en juin 2025, une dizaine d’années après un épisode dans les Balkans (2015-2017). En 2025, 79 foyers ont été détectés en Sardaigne. Les dernières restrictions y ont été levées le 24 février. Toujours selon la plateforme ESA, les autorités y ont mis en place une « campagne de vaccination massive » couvrant 97 % du cheptel, et « projettent de reproduire cette stratégie en 2026 ». Un seul autre pays européen a déclaré des foyers de DNC en 2026, l’Espagne avec deux cas en février. En France, aucun dernier foyer n’a été détecté depuis le début de l’année, et une nouvelle campagne de vaccination vient d’être lancée dans les anciennes zones réglementées.

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Le gouvernement va créer dans chaque département une instance chargée de coordonner les contrôles administratifs des agriculteurs, pour concrétiser la promesse d’un seul contrôle par an dans les fermes, selon un décret publié le 19 avril au Journal officiel. «Le décret crée l’instance départementale de coordination des contrôles administratifs réalisés sur place dans les exploitations agricoles et le traitement de données correspondant», indique ce texte signé du Premier ministre Sébastien Lecornu et de plusieurs ministres, qui entrera en vigueur dès le 20 avril. Ce contrôle administratif unique, réclamé par les syndicats de la profession, a été annoncé par le gouvernement fin 2024. La simplification des contrôles dans les exploitations agricoles était l’une des grandes revendications lors du mouvement de colère agricole qui a secoué le pays au cours de l’hiver 2024-2025. Cette visite unique ne concerne toutefois pas tous les contrôles. «La mission inter-services de l’agriculture n’est pas prévenue, avant leur réalisation, des contrôles qui tendent à la détermination de l’assiette et au recouvrement des impôts et recettes publiques, à l’établissement des cotisations et prestations sociales, à la vérification du respect de mesures de police administrative ou à l’inspection de la législation du travail», précise le décret.

Agra

Dans deux communiqués distincts, l’Ania (industriels de l’agroalimentaire) et la Coopération agricole (CLA) ont lancé un appel le 17 avril pour qu’un comité de suivi des négociation commerciales soit réuni en urgence par le ministre des PME Serge Papin. L’Ania appelle aussi les distributeurs « à entendre (…) les besoins que leur feraient remonter les entreprises agroalimentaires dans les semaines à venir dans le cadre de demandes de négociations individuelles. » Selon elle, « sept entreprises sur dix déclarent avoir subi une hausse significative du coût de leurs emballages » et « près d’une entreprise sur deux déclarent faire face à une hausse significative des factures de transport et de carburant. » Il y a quelques jours, Serge Papin s’était montré ouvert à une réouverture des négociations commerciales, tout comme certains industriels à l’image de Lactalis. Dans un communiqué le 17 avril, la Fédération du Commerce et de la Distribution (FCD) a jugé «les demandes de réouverture des négociations commerciales (…) prématurées», soulignant qu’elles restaient «à ce stade, limitées». L’organisation patronale rappelle l’existence des «clauses de révision» permettant «de rouvrir la discussion dès lors que les hausses de coûts sont réelles, justifiées et difficiles à absorber». «C’est dans ce cadre que les situations seront examinées avec discernement, dans le respect du principe de révisibilité des conditions à la hausse comme à la baisse», déclare la FCD.

Agra

En 2025, la filière française du Cuir a maintenu sa solidité structurelle avec un excédent commercial record de 4,9 milliards d’euros (Md€), selon l’Observatoire d’Alliance France Cuir. Si les exportations totales reculent de 3 % (18,6 Md€) après un cycle de croissance exceptionnelle, la France confirme son rang de 4ème exportateur mondial avec 6,1 % de parts de marché. Pour l’amont de la filière, le bilan est plus contrasté. L’Italie, premier acheteur de matières premières françaises, a subi un net ralentissement de son activité. En conséquence, les exportations tricolores de cuirs et peaux bruts ont chuté de 8 %, et celles de cuirs finis de 5 %. Cette conjoncture difficile pousse les opérateurs à diversifier leurs débouchés européens, notamment vers l’Allemagne et l’Espagne. L’Observatoire souligne que, d’une manière globale, le secteur reste porté par l’attractivité de la maroquinerie de luxe et une stratégie de montée en gamme continue. Cependant les premiers signaux pour l’année 2026 montrent un ralentissement plus important de la demande.

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Apparues en juin 2023, les tomates Label rouge ont annoncé, dans un communiqué du 16 avril, l’ouverture officielle de la saison 2026, dans un contexte de concurrence et de pression sur les prix. La filière confirme néanmoins la «montée en puissance» de la production française, avec un objectif de 250 t en 2026, contre plus de 169 t en 2025, portée par 12 producteurs engagés dans la démarche Label rouge. «L’augmentation des volumes en 2026, sans élargir le nombre de producteurs, témoigne de l’engagement profond des exploitations dans cette démarche», souligne Frédéric Marchesin, président de la section Tomates à l’Association des fruits et légumes du Lot-et-Garonne (AIFLG). «C’est un signal fort envoyé au marché et aux consommateurs, en faveur d’une production française valorisée par le goût et le savoir-faire». Premier légume consommé en été, la tomate reste concurrencée par des importations représentant plus d’un tiers des volumes en France. Dans ce contexte, la filière poursuit son développement avec une commercialisation étendue du 21 mars au 31 octobre et une offre organisée autour de quatre segments : cerise, ronde grappe, ronde vrac et allongée cœur. Parallèlement, elle revendique un positionnement premium, environ 20 à 25 % au-dessus des tomates standard, alors que les prix sont régulièrement tirés à la baisse. Source Agra

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Selon un communiqué de presse du 9 avril, les chambres d’agriculture ont réalisé 110 accompagnements sur l’adaptation au changement climatique dans le cadre du projet ClimaTerra. Arrêté à mars 2026, ce chiffre représente un tiers de l’objectif de ce projet exploratoire (350 accompagnements). Piloté par Chambres d’agriculture France, le projet Casdar ClimaTerra (2023-2026) vise, à terme, à « proposer à tous les agriculteurs un accompagnement dans la mise en œuvre d’un plan d’action personnalisé ». Il permet déjà à des agriculteurs de bénéficier gratuitement d’un « diagnostic de vulnérabilité » de leur exploitation. Les étapes suivantes de la démarche sont la construction d’un plan d’action personnalisé (deux jours, 557 plans réalisés) et l’accompagnement à la mise en place des différents leviers (quatre jours). Par ailleurs, ClimaTerra a permis de sensibiliser 10 241 personnes (agriculteurs, conseillers, étudiants). Le projet Casdar sera suivi d’une phase de massification, qui vise à accompagner 10 000 agriculteurs par an jusqu’en 2030. Une suite dont la forme n’est pas encore définie (nouveau projet ou poursuite du projet actuel) : « Nous ne savons pas encore sous quelle forme pourront être menés ces accompagnements et avec quels fonds », indique-t-on chez Chambres d’agriculture France.

Agra

Le conseil d’administration de la FNSEA a réélu Arnaud Rousseau comme président et Hervé Lapie comme secrétaire général pour le mandat 2026-2029. Respectivement céréalier en Seine-et-Marne et polyculteur-éleveur dans la Marne, ils avaient été élus pour la première fois en 2023. Les administrateurs ont procédé au renouvellement du bureau (quinze membres élus), avec l’élection d’une Aveyronnaise, Marie-Amélie Viargues, qui fait son entrée avec trois autres nouveaux entrants : Charlotte Vassant (Aisne), secrétaire générale adjointe ; Cédric Tranquard (Charente-Maritime) ; et Sylviane Lefez (Seine-Maritime), membre de droit en tant que présidente de la commission des agricultrices. L’instance exécutive du syndicat compte désormais quatre secrétaires généraux adjoints, avec Brice Guyau (Vendée), Christophe Chambon (Doubs) et Romain Blanchard (Bouches-du-Rhône). Trois postes stratégiques sont inchangés : Jérôme Despey (Hérault) comme premier vice-président, Patrick Bénézit (Cantal) comme second vice-président, Éric Thirouin (Eure-et-Loir) comme trésorier. Le bureau compte aussi quatre vice-présidents (contre cinq au mandat précédent) : Damien Greffin (Essonne), Franck Sander (Bas-Rhin), Jérôme Volle (Ardèche) et Yohann Barbe (Vosges). Yannick Fialip (Haute-Loire) et Stéphane Aurousseau (Nièvre) sont de nouveau présents dans le bureau. Enfin, Pierrick Horel (Alpes-de-Haute-Provence) est aussi membre de droit, jusqu’à son remplacement par le futur nouveau président des JA. Source Agra

Agra

Un foyer de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) a été confirmé en Sardaigne le 14 avril, indique la plateforme française Épidémiosurveillance en santé animale (ESA) dans une note publiée le 16 avril. Ce premier cas déclaré sur l’île en 2026 est survenu dans un élevage de 148 bovins à Muravera (sud). Les experts de la plateforme ESA ajoutent que, «à ce stade, aucun élément ne permet de déterminer s’il s’agit d’une résurgence ou d’une nouvelle introduction». Avant cela, le dernier foyer sarde remontait au 24 octobre 2025. C’est dans l’île italienne que cette maladie exotique a fait son retour en Europe fois en juin 2025, une dizaine d’années après un épisode dans les Balkans (2015-2017). En 2025, 79 foyers ont été détectés en Sardaigne. Les dernières restrictions y ont été levées le 24 février. Toujours selon la plateforme ESA, les autorités y ont mis en place une «campagne de vaccination massive» couvrant 97 % du cheptel, et «projettent de reproduire cette stratégie en 2026». Un seul autre pays européen a déclaré des foyers de DNC en 2026, l’Espagne avec deux cas en février. En France, aucun dernier foyer n’a été détecté depuis le début de l’année, et une nouvelle campagne de vaccination vient d’être lancée dans les anciennes zones réglementées. Source Agra

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À l’occasion de la réunion de la commission du Commerce international du 16 avril, les eurodéputés ont eu un échange de vues avec la Commission européenne au sujet de l’accord commercial avec l’Australie, récemment conclu. Une opportunité pour Bruxelles de prendre le pouls de l’hémicycle au sujet de l’accord annoncé le 24 mars. Si, d’une manière générale, les intervenants ont souligné l’importance géostratégique d’un tel traité en matière de diversification commerciale dans le contexte mondial actuel, certains ont exprimé des préoccupations quant à l’effet cumulatif des concessions accordées pour le secteur agricole. Face à ses inquiétudes, la Commission européenne se veut rassurante. «L’accord protège les secteurs agricoles les plus sensibles et ne permettra qu’un accès limité au marché européen par la baisse calibrée des droits de douane, progressive dans le temps et qui peut être soumise à des conditions de durabilité», avance Christophe Kiener, le négociateur en chef de l’accord pour Bruxelles. «Tous les chiffres ont été calibrés à la virgule près», assure, quant à lui, son collègue de la DG Agriculture. Source Agra

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