En 2025, le potentiel de production des viandes bio (bovins, veaux, ovins) recule significativement pour la quatrième année consécutive, d’après l’observatoire présenté par Interbev (interprofession) le 13 octobre. Au global, les abattages reculent de 6% sur un an, passant de 29 294 tec (tonnes équivalent carcasse) en 2024 à 27 541 tec en 2025. Cela est dû à « la réaffectation d’animaux finis et maigres vers le marché conventionnel, en lien avec l’augmentation des prix des animaux, le déréférencement en grandes et moyennes surfaces et le détachement des consommateurs », indique l’observatoire. Le seul circuit de commercialisation en hausse est la RHD (+1,6%) : il représente 19% des débouchés de viande bio. Les autres circuits sont en recul : boucherie artisanale (-12%), vente directe (-8%), grande distribution (-2%) bien que celle-ci demeure le principal débouché avec environ 44% des ventes, magasins spécialisés (-0,4%). Dans le détail, concernant la viande bovine, les abattages sont en baisse (-4,5%) de même que la consommation, mais le chiffre d’affaires augmente de 4,8% « en raison de l’inflation et de l’augmentation des prix de la viande (+6,5 %) ». Pour les veaux, les abattages ont reculé de 27% (pour s’élever à 1 867 tec). Quant aux agneaux, malgré une baisse des cheptels, les abattages augmentent de 4,3% (1 636 tec).
Agra