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Une action syndicale portant sur l’assurance des prairies a eu lieu au Sommet de l’élevage de Cournon le 6 octobre, avant l’ouverture du salon, a indiqué David Chauve, président de la FRSEA Auvergne-Rhône-Alpes, à Agra Presse. Selon lui, une cinquantaine d’éleveurs du Massif central se sont rendus sur les stands des assureurs (Groupama, Pacifica, Abeille), d’Airbus (prestataire) et du ministère de l’Agriculture, y collant des stickers proclamant notamment : « L’agriculture brûle, le satellite regarde ailleurs ! » Une action visible sur la page Facebook du syndicat. Depuis la réforme de 2023, le syndicalisme majoritaire conteste régulièrement l’évaluation des pertes de production des prairies, désormais réalisée par un satellite d’Airbus. Avec la sécheresse historique de cet été, « l’indice satellitaire perçoit entre 15 et 20 % de pertes de moins que la réalité », affirme David Chauve. Ce qui peut représenter, selon, lui « environ 15 000 € d’indemnisations en moins » pour une exploitation moyenne. Alors qu’Annie Genevard est attendue jeudi 8 octobre au Sommet de Cournon, David Chauve attend de la ministre l’application de la procédure de recours prévue par la loi dite « Entraves » du 11 août 2025 et la réalisation d’enquêtes de terrain sur les pertes des prairies.
Interrogée par Agra Presse au Sommet de l’élevage le 6 octobre, Sophie Villanova, directrice de la fédération des marchés de bétail vif (FMBV), témoigne d’un récent « afflux » d’animaux dans les marchés. En semaine 38 (du 14 septembre), environ 1 500 bovins de boucherie ont transité par les marchés (+500 en une semaine), ainsi qu’environ 800 bovins maigres (+400). Deux semaines plus tard, en semaine 40 (du 28 septembre), l’activité se maintenait encore à un niveau élevé, avec 1 399 bovins de boucherie et 7 589 bovins maigres, selon le site de la FMBV. D’après Sophie Villanova, cet afflux tient à au moins deux raisons : la sécheresse et le décalage des vêlages dû aux maladies vectorielles de 2024. Un phénomène également pointé par Interbev, qui y ajoute la mauvaise conjoncture laitière dans une note parue le 5 octobre. Après l’Idele début septembre, l’interprofession ne note pas « à ce stade, de phénomène massif de décapitalisation lié aux conditions climatiques de cet été ». En cumul entre le début de l’année et fin septembre, les abattages de gros bovins sont en recul de 3,9 % (en têtes) sur un an (-9,2 % pour les vaches allaitantes et -0,2 % pour les laitières). Interrogé par Agra Presse, le président de la section bovine d’Interbev, Emmanuel Bernard, estime que « les effets de la sécheresse pourraient se faire sentir fin 2026, début 2027 ».
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À l’occasion d’un point avec la presse le 6 octobre, le cabinet de la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a indiqué que le « plan de relance », qui doit faire suite au plan CASI (sécheresse), est toujours « en cours de construction », et n’apparait pas encore dans le projet de loi de finances (PLF) pour 2027, tel qu’il a été présenté la semaine dernière par le gouvernement. Ce plan sera proposé par le gouvernement par voie d’amendement lors des débats parlementaires. Pour rappel, le « plan de rebond » doit notamment inclure les conclusions des Conférences de la souveraineté, et compléter le financement des « projets d’avenir », pour l’instant assis sur un projet de sur-amortissement dans le PLF. Selon des proches du dossier, la ministre de l’Agriculture envisageait, début août, de flécher, au bénéfice des « investissements d’avenir », 17 millions d’euros (M€) issus de l’enveloppe de reliquats d’aides à la bio non consommées en 2025 et 2026 (estimée en tout à 120 M€). Lors de sa visite au salon Terres de Jim en septembre, Annie Genevard avait annoncé que de premiers « contrats d’avenir », prévus dans la loi d’urgence, devraient voir le jour « dans quelques semaines ». La FNSEA souhaite ajouter au « plan de rebond » des mesures fiscales et sociales. Lors du point avec la presse ce jour, le ministère de l’Agriculture a indiqué attendre des arbitrages favorables de Bercy pour faire évoluer l’épargne de précaution, sans précision.
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Dans un courrier adressé à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, consulté le 5 octobre par l’AFP, la France et l’Allemagne demandent à Bruxelles la mise en place d’un outil qui permettrait « si nécessaire » d’aller jusqu’à exclure immédiatement du marché intérieur les biens et les services d’un pays qui mène une guerre commerciale contre l’UE. Une demande qui fait écho à celle issue du Conseil européen de juin. Selon l’AFP, un tel mécanisme permettrait de d’agir en quelques jours, à moins que les États membres ne décident de s’y opposer à la majorité qualifiée (55 % des États membres représentant 65 % de la population totale de l’UE).
Bien que ne mentionnant pas explicitement la Chine, ces propositions interviennent au moment où le commissaire au Commerce, Maros Sefcovic doit se rendre à Pékin les 8 et 9 octobre à l’invitation du ministre du Commerce Wang Wentao pour poursuivre le dialogue et tenter d’obtenir des résultats en vue de rééquilibrer les relations commerciales. De son côté, l’Empire du Milieu a déjà menacé l’UE de représailles en cas « mesure protectionniste ou unilatérale », comme il a pu le faire par le passé contre certains produits agroalimentaires.
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La commission de l’Agriculture du Parlement européen a adopté à une très large majorité (par 37 voix contre 7 et une seule abstention), le 5 octobre à Strasbourg, son rapport d’initiative relatif à la politique de promotion agroalimentaire de l’UE. Au cœur des débats entre les groupes politique, les parlementaires estiment que la viande et le vin devraient continuer de figurer parmi les secteurs éligibles au programme de promotion. « Nous avons défendu un principe fondamental : garantir un traitement équitable à tous les secteurs et produits agricoles éligibles, y compris la viande et le vin, sans discrimination ni diabolisation », s’est félicité le rapporteur, l’Italien Salvatore De Meo (PPE, droite).
Parmi les autres sujets, les eurodéputés souhaitent un accès simplifié aux financements et des procédures administratives allégées. Ils plaident aussi pour une plus grande flexibilité dans la réorientation des campagnes, des produits, des financements ou des marchés cibles après leur approbation en cas d’évolution de marché ou en raison du contexte géopolitique. Enfin, la Comagri souhaite aussi que davantage de fonds soient adossés aux programmes multi. Le rapport doit à présent être validé en séance plénière.
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Les discussions entre les experts agricoles des États membres, réunis en Comité spécial agriculture (CSA) le 5 octobre, ont progressé en vue de parvenir à un accord sur la Pac et le règlement OCM d’ici la fin du mois. Sur la Pac en elle-même plusieurs questions restent ouvertes concernant: le degré de flexibilité à accorder aux États membres tout en préservant un cadre commun, la part de soutiens couplés au revenu, le taux de contrôle ou encore la nouvelle conditionnalité des aides. Pour ce qui est de l’OCM, le dernier texte de compromis de la présidence irlandaise a reçu un soutien général des Vingt-sept toutefois, là encore, quelques sujets doivent être précisés.
Plusieurs délégations demandent des ajustements supplémentaires concernant les interventions sectorielles dans le secteur vitivinicole, le financement des interventions sectorielles mises en œuvre par le biais de programmes opérationnels par les organisations de producteurs ainsi que les dispositions relatives au chanvre, en particulier leur interaction avec les législations et politiques nationales. Ces deux textes seront de nouveau examinés en CSA lors des deux prochaines réunions prévues les 12 et 19 octobre. Puis les ministres de l’Agriculture devront finaliser une approche générale partielle (en dehors des points financiers) lors du Conseil des 26 et 27 octobre à Luxembourg.
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À la veille du Sommet de l’élevage, le ministère de l’Agriculture a annoncé le 2 octobre des allègements à venir sur les restrictions de mouvements liées à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) en Bourgogne-Franche-Comté et en Auvergne-Rhône-Alpes. À partir du 19 octobre, les bovins de ces régions « pourront être exportés vers tous les États membres, et non plus seulement l’Italie, l’Espagne et la Suisse, sous couvert d’un examen clinique et d’une vaccination valide des seuls animaux qui partent ». Quant aux mouvements en France, ils verront leurs contraintes « allégées ».
Ces assouplissements sont la conséquence d’une « évolution de zonage », qui vient d’être « acceptée par la Commission européenne » : la zone vaccinale 2 (ZV 2, anciennes zones réglementées) présente dans ces régions devient une zone vaccinale 1 (ZV 1, vaccination sans foyer). Le passage en ZV1 implique aussi une surveillance moins longue. La France a obtenu cette évolution grâce à « la bonne dynamique de revaccination » en BFC et Aura. « Dans quelques semaines, cette campagne de revaccination sera pleinement déployée en Occitanie, ce qui permettra, dès lors que la dynamique sera bien engagée, de porter auprès de la Commission européenne une demande similaire pour obtenir les mêmes allègements », précise la Rue de Varenne.
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Après de récentes actions syndicales portant notamment sur l’assurance des prairies, les représentants des éleveurs attendent Annie Genevard sur ce sujet brûlant au Sommet de l’élevage, du 6 au 9 octobre à Cournon-d’Auvergne (Puy-de-Dôme). Le syndicalisme majoritaire conteste régulièrement l’évaluation des pertes, estimée par un indice satellitaire depuis la réforme de 2023. Dans un contexte de sécheresse historique cet été, « on se retrouve avec des pertes fourragères évaluées à la moitié de ce que donne la réalité », a indiqué David Chauve, président de la FRSEA Auvergne-Rhône-Alpes, lors d’une conférence de presse le 2 octobre.
Et de prévenir que « les éleveurs pourront avoir des réactions un petit peu virulentes ». Autre dossier dans le viseur : la future Pac, au sujet de laquelle la FRSEA « attend le positionnement de la ministre, sur la scène européenne comme sur les arbitrages nationaux ». Plaidant pour « une Pac très orientée vers la production », David Chauve craint notamment « des fragilités qui peuvent arriver » pour l’enveloppe de l’ICHN. Dernier sujet sur la table : le président de la FNB (éleveurs de bovins viande, FNSEA), Patrick Bénézit, appelle les opérateurs « à ne pas jouer le court terme » sur les prix des bovins, qui ont lourdement chuté au printemps, avant de se stabiliser à la rentrée.
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Dans un communiqué du 2 octobre, le distributeur alimentaire Coopérative U a annoncé la signature d’un nouveau « contrat de filière » de trois ans pour ses flocons d’avoine bio à la marque U Bio. L’engagement porte sur 1 300 t d’avoine brute bio, correspondant à 650 t de flocons. Cela représente l’intégralité des volumes de deux références (formats 500 g et 900 g), soit plus d’un million de paquets, précise Coopérative U. L’objectif est ainsi de structurer une filière biologique intégralement française, « du champ jusqu’au rayon ». Le nouveau contrat lie le distributeur à l’Union de coopératives Fermes Bio, au floconneur Avena bio et au conditionneur Dailycer.
L’avoine est cultivée par Fermes Bio, transformée dans l’Yonne par Avena bio, puis conditionnée par Dailycer. Le contrat intègre un prix minimum versé aux producteurs, complété d’une prime Filière U, dont les montants n’ont pas été communiqués. Les partenaires déploient également « un plan de progrès co-construit avec l’amont agricole » pour accompagner l’évolution des pratiques agronomiques. « La structuration de cette filière avoine illustre notre volonté de consolider la valeur agricole et industrielle en France », déclare Bertrand Morand, responsable des filières de Coopérative U.
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Après la publication le 1er octobre d’une série d’exigences de la part de la FCD (distributeurs) vis-à-vis de l’industrie laitière, la Fnil (industriels) a réagi sans tarder. Dénonçant une « charge de la FCD pour faire diversion à la veille des négociations commerciales », François-Xavier Huard, PDG de la Fnil, a rappelé que la contractualisation dans la filière laitière ne souffre « d’aucun dysfonctionnement majeur ». « On arrive pour négocier toujours avec un contrat, le problème n’étant pas de négocier avant, mais tout au long de la négociation commerciale », souligne-t-il.
Sur l’exigence de respect de l’évolution de la matière première agricole (MPA) et de son reversement aux producteurs réclamée par le FCD, il demande que cette MPA soit respectée dans le box de négociations par les distributeurs. « On demande que le prix du lait ne soit jamais remis en cause par les distributeurs », déclare François-Xavier Huard. Enfin, sur la demande de valorisation de l’origine France du lait utilisé par les industriels, il rappelle que « 99% des produits laitiers fabriqués en France le sont à partir de lait français » et s’étonne de la présence en GMS de produits premier prix importés, comme l’emmental par exemple. Il réitère également la demande que les produits fabriqués en France destinés au marché français soient négociés exclusivement en France, et pas dans une centrale européenne.
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