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La ministre de la Transition écologique Monique Barbut a présenté le 22 juillet sa démission à Emmanuel Macron qui «ne l’a pas acceptée», et elle a décidé de «poursuivre sa mission à la demande» du président «qui l’a assurée de son soutien», a annoncé son cabinet à l’AFP. Elle a accepté de rester au gouvernement «face à l’urgence d’agir contre les conséquences du changement climatique qui frappent durement notre pays et pour répondre aux enjeux de santé environnementale», a-t-on ajouté de même source, tout en assurant qu’elle avait «confirmé son désaccord sur la version définitive du projet de loi d’urgence agricole» avec la mesure controversée sur l’acétamipride.

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Le Parlement a entériné le 21 juillet le projet de loi d’urgence agricole du gouvernement, malgré la controverse sur les pesticides qui divise son propre camp et va conduire la ministre de la Transition écologique Monique Barbut à présenter sa démission d’ici mercredi. Sébastien Lecornu avait appelé sur le réseau X à ne pas «instrumentaliser à des fins politiciennes» ce texte, après son adoption dans la nuit à l’Assemblée nationale. Dans la foulée le Sénat a mis un terme à son parcours législatif par un dernier vote large (214 voix pour et 111 voix contre). La ministre de l’Agriculture Annie Genevard (LR) s’est félicitée de ce vote. Tout le contraire de sa collègue de la Transition écologique Monique Barbut, qui va présenter sa démission d’ici le Conseil des ministres de ce mercredi 21 juillet, selon son entourage.«Dans ma tête je n’ai pas d’autre option que de remettre ma démission. Soit vous êtes ministre, soit vous n’êtes pas ministre. Aujourd’hui dans ma tête je suis partie demain», a-t-elle déclaré en petit comité. «Si ma démission est acceptée, je pars. Si ma démission est refusée, ça dépend de ce qui est dit et de comment c’est dit demain». Issue de la société civile, Monique Barbut est notamment opposée à des mesures du texte sur l’eau, et surtout à la réintroduction, à titre dérogatoire, de l’acétamipride et du flupyradiflurone, autorisés dans l’UE mais interdits en France.

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Les pressions que subissent les éleveurs sur les prix des bovins sont « totalement injustifiées », assure la fédération nationale bovine (FNB) dans un communiqué du 21 juillet. Le syndicat déplore en effet qu’alors que les prix semblaient se stabiliser, des exigences de baisse se manifestent sur les prix des bovins maigres en raison d’une baisse de la demande à l’export. « Contrairement aux fake news qui circulent, le prétexte d’un prétendu arrêt de l’export ne tient pas », écrit la fédération. « Sur juin et juillet, près de 150 000 animaux vifs ont été exportés vers l’Italie et l’Espagne, soit un niveau équivalent à celui de 2025. » En parallèle, les disponibilités ne vont pas s’améliorer. En effet il manquera au moins 70 000 broutards sur le 2ème semestre 2026 du fait des baisses de naissance. « Dans ces conditions, comment justifier aujourd’hui des pressions à la baisse sur le prix des broutards ? » La FNB dénonce la répétition de « rumeurs non fondées de certains opérateurs » et demande au ministère de l’Agriculture « de faire toute la lumière sur ces pratiques et de garantir le bon fonctionnement du marché ».

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Le ministre délégué chargé de la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, a annoncé le 20 juillet que les moyens consacrés au renouvellement forestier seraient « très importants » dans le prochain budget, sans dévoiler les détails du plan forêt présenté aujourd’hui. Rappelant que le gouvernement compte porter le Fonds vert à un milliard d’euros, après avoir réduit sa dotation de 2,5 milliards d’euros en 2024 à 837 millions d’euros (M€) dans le budget 2026, M. Lefèvre a indiqué que 438 M€ avaient été consacrés au « renouvellement forestier » depuis 2021. « La forêt est en première ligne face au dérèglement climatique (…) et ce qui était impensable il y a de ça quelques années encore, c’est-à-dire que les forêts au nord de la Loire connaissent de tels épisodes de sécheresse » et des incendies, est devenu « malheureusement possible » a souligné M. Lefèvre, lors d’un déplacement ans la forêt de Chantilly (Oise). Ces quinze derniers jours, en forêt de Chantilly, « l’ONF a éteint trois départs de feux », a expliqué Daisy Copeaux, directrice du Domaine forestier et immobilier du château de Chantilly. Face aux multiples incendies de forêts liés à la canicule et la sécheresse, Mme Barbut a annoncé le 15 juillet vouloir réunir « prochainement l’ensemble des acteurs de la forêt, ainsi que les entreprises et les financeurs, pour engager un grand plan d’investissement pour la forêt française » sans en préciser les détails et les modalités de financement.

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Dans la soirée du 20 juillet, l’Assemblée nationale a adopté le compromis trouvé en commission mixte paritaire (CMP) sur la proposition de loi (PPL) « pour une montagne vivante et souveraine », qui prévoit des mesures de faible ampleur sur le stockage de l’eau et les abattoirs. L’Assemblée a confirmé la correction qu’avait apportée le Sénat concernant les abattoirs ; la chambre haute avait adopté un amendement du gouvernement supprimant l’article 7 bis, qu’avaient ajouté les députés, et qui instaurait pour les abattoirs de montagne une dérogation préfectorale au régime des installations classées pour l’environnement (ICPE). Le texte conserve également l’ajout des abris de bergers, cabanes pastorales, et bâtiments de stockage, à la liste des constructions et installations nécessaires aux activités agricoles en zone de montagne. Déposée fin mars par plus de 120 députés de différents bords, la PPL contient des dispositions à portée limitée visant la gestion de l’eau, les abattoirs, les circuits de proximité et les filières qualité. En commission, les sénateurs avaient supprimé la définition de l’«abattoir paysan» (gouvernance par les agriculteurs, approvisionnement dans le «bassin d’élevage»). Le texte conserve des objectifs de maintien du maillage d’abattoirs et une «reconnaissance des spécificités des abattoirs situés en zone de montagne».

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Dans un communiqué du 20 juillet, le cabinet d’analyse Argus Media a annoncé tabler sur une récolte 2026 française de blé tendre à 30,8 Mt, soit un niveau qui « déçoit à nouveau », déclare l’analyste-senior Alexandre Willekens. L’estimation provient d’une enquête terrain réalisée entre le 13 et le 17 juillet. Si ce volume se confirmait, il s’agirait d’un recul de la production nationale de 2,55 Mt par rapport à l’an dernier. Notre enquête de juin auprès de plusieurs professionnels de la filière révélait des prévisions autour de 32-33 Mt, mais avec une fourchette plus large, les plus pessimistes étant davantage proches des 31 Mt. La récolte 2025 avait été dans la moyenne (bons rendements mais surfaces faibles), alors que celle de 2024 s’était avérée catastrophique, rappelle Argus Media. « Rare point positif de la campagne (2026, NDLR), les conditions climatiques clémentes de l’automne dernier ont permis une augmentation de la surface de blé tendre en France », explique le cabinet d’analyse. Elle atteignait 4,616 Mha selon Agreste, en hausse de 124 000 ha par rapport à l’an dernier, ce qui a permis de limiter la portée des rendements finalement plutôt faibles. Mais là aussi, ce niveau reste plutôt faible, puisque la moyenne quinquennale s’élevait à 4,796 Mha. Les rendements sont donc attendus à seulement 6,67 t/ha, « soit une baisse de 6,5 % par rapport à la moyenne olympique 10 ans ».

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Dans un communiqué commun du 20 juillet, les associations spécialisées de la FNSEA de l’élevage ruminant, à savoir la Fnec (chèvre), la FNO (ovin), la FNB (bovin) et la FNPL (lait) déplorent que les éleveurs soient majoritairement exclus de l’aide aux engrais annoncée par le ministère de l’Agriculture début juillet. « L’aide est en effet plafonnée selon une référence correspondant à seulement la moitié de la consommation d’engrais de 2025. Dans les faits, ce dispositif écarte mécaniquement de l’aide la majorité des éleveurs de bovins, ovins, caprins », explique le communiqué commun. Pour rappel, d’autres organisations, notamment l’AGPM (producteurs de maïs, FNSEA), avaient fait part de leur insatisfaction quant aux modalités d’attribution de l’aide, excluant nombre de potentiels bénéficiaires. Les éleveurs de ruminants indiquent que leur situation est actuellement « extrêmement préoccupante ». Les prix payés aux producteurs ont baissé de manière « injustifiée », alors que les coûts de production sont en hausse, « dans le sillage de la crise du Moyen-Orient ». Sans oublier que la sécheresse les touche également, affectant le potentiel de récoltes « des surfaces herbagères et fourragères ». Les éleveurs aimeraient ainsi un signal de soutien des autorités, et réclament la révision « des dispositions d’éligibilité de cette mesure, pour restaurer l’équité ».

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Après une séance houleuse, plusieurs fois interrompue, l’Assemblée nationale a adopté, dans la nuit du 20 au 21 juillet, le projet de loi d’urgence tel que proposé par la commission mixte paritaire (CMP), assorti d’une modification par amendement concernant la gestion de l’eau. Le texte a été adopté à 296 pour, 224 contre, 41 abstentions, grâce à l’extrême-droite, la droite et une partie du bloc central. Divisés, les principaux groupes du bloc central (Modem, LREM, Horizons) ont annoncé en séance que leurs députés voteraient «majoritairement» pour. Le gouvernement n’a pas déposé ni accepté d’amendement visant en retirer la réautorisation de l’acétamipride et du flupyradifurone, alors que plusieurs députés, y compris du bloc central, avaient déposé des demandes en ce sens. L’exécutif a toutefois proposé un amendement, rejeté en séance, visant à faire passer de deux à six mois, le délai d’examen préalable de l’Anses. Un autre amendement gouvernemental a été adopté, qui vise à retirer une disposition sur la gestion de l’eau jugée inconstitutionnelle. Le texte, et les amendements votés à la chambre basse, doivent encore être adoptés dans la même chorégraphie au Sénat ce 21 juillet pour être validés définitivement. Près de l’Assemblée, aux Invalides, des centaines de personnes se sont rassemblées à l’initiative d’une vingtaine d’organisations (Confédération paysanne, Générations Futures, Cancer Colère, Greenpeace France ou encore Pollinis) dénonçant les conséquences du texte sur l’eau, la santé et l’avenir de l’agriculture.

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Dans une analyse cartographique inédite publiée le 17 juillet, nos confrères du Monde et de Lighthouse Reports montrent que le groupe Bigard est en situation ultra-dominante pour l’abattage des bovins dans deux régions, une partie de l’Occitanie et une zone recouvrant notamment les Ardennes et la Meuse. La cartographie est basée sur le nombre d’abattoirs disponibles à quatre heures de route de toutes les intercommunalités françaises. Pour les auteurs, l’évaluation du niveau de concurrence effectué par les autorités lors des rachats d’abattoirs par Bigard ces dernières années a omis certaines conséquences régionales. À l’échelle nationale, Bigard possède, selon les deux médias, « plus de 50% des parts de marché dans 343 intercommunalités, soit 66 000 exploitations ». Selon un calcul basé sur l’indice de Herfindahl-Hirschman (concurrence), une ferme française sur cinq peut livrer à un nombre d’abattoirs correspondant à une concurrence inférieure aux « seuils généralement acceptés par la loi ». Ils rappellent que le groupe Bigard ne possédait que trois abattoirs en 1998, et 23 en 2025. Sa prédominance sur le marché français correspond à la fois à ses opérations de rachat (Charal en 2008, Socopa en 2009), et à la disparition de nombreux abattoirs, notamment publics.

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La Fédération nationale des producteurs de fruits ((FNPF, FNSEA) reproche à l’enseigne Lidl, dans un communiqué du 15 juillet, de tourner le dos à la production française en commercialisant des abricots importés de Turquie, et ce en pleine saison nationale. Elle affirme que les abricots vendus par l’enseigne sont de « très mauvaise qualité », majoritairement « immatures, et sans intérêt gustatif ». Elle soutient par ailleurs que plusieurs fruits présentent un calibre inférieur au diamètre minimal autorisé. Selon la FNPF, ces abricots sont vendus à près de six euros le kilos, soit un prix deux fois supérieur à celui pratiqué par plusieurs enseignes concurrentes. « Le bilan carbone de cette offre est déplorable, loin des engagements environnementaux dont l’enseigne se vante souvent », déplore en outre l’organisation, ajoutant que ces fruits bénéficient de conditions techniques bien moins contraignantes que ceux issus des exploitations françaises. Elle reproche enfin à l’enseigne allemande de continuer à se présenter comme un partenaire de l’agriculture française, notamment lors du salon de l’agriculture, alors que ses choix d’approvisionnement sont, selon elle, en contradiction avec ce discours.

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