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Lors d’une conférence de presse la veille du congrès de Culture Viande, le 29 septembre, le président de la fédération de l’abattage-découpe Yves Fantou a signalé que la ministre de l’Agriculture Annie Gennevard, devant intervenir à l’ouverture, est attendue sur la question des tunnels de prix, qui viennent d’être étendus par la loi d’urgence agricole. L’industriel a expliqué que la borne basse du mécanisme, assise sur un indicateur de coûts de production en élevage bovin, pourrait éloigner de la réalité du marché les contrats de production, qui concernent essentiellement l’engraissement des jeunes bovins. La directrice de Culture Viande, Hélène Courades, a souligné que l’indicateur de coût de production avait été créé pour suivre les tendances, mais pas pour contractualiser. Par ailleurs, le syndicat déplore la décapitalisation, en filière porcine et surtout bovine, qui entraîne l’importation de viandes. Dans un communiqué, Culture Viande souligne enfin que le cheptel bovin a reculé de 8,9 % entre 2020 et 2025. Pour enrayer cette déperdition, le syndicat prône le développement des naissances et le renforcement de l’engraissement, avec l’aide des contrats.

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Alors que la sécheresse a fait plonger la production fourragère, les syndicats majoritaires du Massif central* appellent à des mobilisations afin « d’exiger la reconnaissance des pertes réelles [et] l’indemnisation rapide de toutes les exploitations touchées ». Un mot d’ordre lancé « dans tous les départements » de la région, à quelques jours de l’ouverture du Sommet de l’élevage, le 6 octobre à Cournon. Les syndicats auvergnats reprennent la demande faite au niveau national par les associations spécialisées d’éleveurs de ruminants de la FNSEA : dans une lettre ouverte du 25 septembre, celles-ci réclament « la publication urgente des taux de pertes constatés à date, commune par commune, pour toute la France ». L’indice de pousse des prairies (IPP), établi par satellite depuis la réforme de 2023, est publié à trois reprises pendant la campagne de pousse de l’herbe (15 juillet, 15 septembre, 15 novembre). Les associations spécialisées demandent à y accéder chaque mois ; un mode de diffusion aujourd’hui réservé aux assureurs afin de gérer les contrats. Pour les AS, « ce n’est qu’avec cette transparence que les éleveurs pourront savoir si les données satellites reflètent vraiment la réalité des pertes subies », et éventuellement les contester. *FRSEA et JA d’Auvergne-Rhône-Alpes, Copamac (chambres et syndicats), Berceau des races à viande

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Lundi 28 septembre, la chambre d’agriculture de Lozère a voté son budget, après avoir renouvelé son bureau le 7 septembre, selon les informations de l’AFP. La structure était dans une situation de blocage depuis les élections Chambre de 2025, et le budget n’avait pu être approuvé. Lors de ces élections, la CR avait obtenu 13 élus sur 18 dans le collège 1 (chefs d’exploitation), mais les autres collèges du monde agricole (salariés, retraités, coopératives…) avaient renversé la tendance pour arriver à une égalité parfaite ; la présidente sortante Christine Valentin avait finalement été élue au bénéfice de l’âge. Mais la CR contestait ce résultat et avait refusé en novembre 2025 de voter le budget 2026 et le budget rectificatif 2025. Un nouveau bureau directeur a été élu le 7 septembre 2026, comprenant cinq élus de la liste CR et indépendants, cinq de l’union JA/FDSEA et un de la Confédération paysanne. Jean-Luc Boulet, la tête de liste « CR et indépendants » en 2025 (qui n’a depuis pas repris sa carte à la CR, comme deux autres des élus de cette liste au bureau), indique avoir accepté d’entrer au bureau pour « construire un budget qui corresponde aux attentes de la majorité des agriculteurs lozériens ».

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La plupart des ministres de l’Agriculture de l’UE, réunis le 28 septembre à Bruxelles, ont confirmé vouloir finaliser une approche générale partielle sur la Pac lors de leur prochain Conseil, les 26 et 27 octobre à Luxembourg. Néanmoins, de nombreux points restent disputés : définition de l’agriculteur actif, octroi des aides à la transition et, bien sûr, la question du plafonnement et de la dégressivité des soutiens. Pour parvenir à un accord, la présidence irlandaise du Conseil de l’UE a tendance à proposer de rendre la plupart de ces dispositifs volontaires. Une orientation qui inquiète le commissaire européen à l’Agriculture, Christophe Hansen : « Bien que je convienne de la nécessité d’un cadre flexible, il est essentiel de préserver une véritable politique agricole commune, garantissant des conditions de concurrence équitables pour les agriculteurs. Or, cet objectif ne pourra être atteint si toutes les règles et interventions deviennent facultatives. » Lors d’une réunion en groupe de travail les 30 septembre et 1er octobre, les experts agricoles des Vingt-sept devraient finaliser l’examen technique du texte pour ne laisser sur la table que les sujets politiques, qui seront négociés d’abord en Comité spécial Agriculture (les 5, 12 et 19 octobre), puis par les ministres.

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Dans un communiqué du 25 septembre, la FNEDT (entreprises de travaux agricoles) réclame davantage de soutien des pouvoirs publics face à la flambée du GNR. Face à une situation jugée « intenable », l’organisation réclame plusieurs dispositifs : « une aide proportionnelle à la hausse réellement subie » ; un versement immédiat des soutiens annoncés, certaines entreprises n’ayant encore rien touché, d’après la fédération ; « la déduction directe de l’aide sur la facture de GNR », afin d’éviter les délais de remboursement ; « une maîtrise des prix par les raffineurs et les distributeurs, au titre de la solidarité nationale » ; et enfin « un plafonnement de la fiscalité sur le GNR au juste niveau, par la mention des prélèvements fiscaux sur les factures ». La FNEDT juge les aides annoncées par le gouvernement insuffisantes, alors que la hausse du GNR s’est élevé à 70 ct€/l. Elle rappelle que les entreprises de travaux agricoles « utilisent à elles seules 30 % du GNR agricole ». En conséquence, « nos trésoreries comme celles de nos clients sont exsangues », alerte Philippe Largeau, président de la FNEDT.

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Selon plusieurs sources syndicales, l’enveloppe que la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, avait annoncé, lors de la présentation du plan Casi (sécheresse) pour financer les dégrèvement de taxe sur le foncier non bâti (TFNB) sera plus importante que prévu. La ministre avait annoncé un budget de 300 millions d’euros, basé sur un dégrèvement d’office de 30% de la taxe. Mais les dégrèvements accordés dans chaque département par la DGFip (ministère des Finances) sont le plus souvent supérieures. Par exemple, dans la Vienne, les taux de perte arrêtés, qui correspondent aux taux de dégrèvement, sont de 40 % sur les terres arables, 50 % sur les prairies, 50 % sur les vergers, 30 % sur les vignes. De source syndicale, les taux devraient être d’environ 50 % en moyenne, allant jusqu’à 100 % pour quelques cultures de certains départements. Pour rappel, les agriculteurs ayant subi des pertes plus importantes peuvent demander des taux de dégrèvement supérieurs en déposant des dossiers individuels.

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À la suite d’une nouvelle demande de la Russie, l’Organe de règlement des différends de l’OMC a décidé, lors de sa réunion du 25 septembre, « de constituer un groupe spécial » chargé d’examiner le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières de l’UE (MACF) en place depuis le début de l’année. Moscou affirme que ce dispositif crée des obstacles commerciaux importants pour les marchandises concernées (engrais, acier, aluminium, ciment, électricité, hydrogène). De plus, la Russie fait valoir que l’allocation de quotas à certaines entreprises par l’UE dans le cadre du système d’échange de quotas d’émission (SEQE) s’apparente à une subvention à l’exportation visant à renforcer la compétitivité des industriels européens. L’UE prévient qu’elle communiquera uniquement avec le groupe spécial et non pas directement avec la Russie, soulignant que « tant que la Fédération de Russie mène sa guerre d’agression contre l’Ukraine, elle ne peut pas s’attendre à pouvoir invoquer les règles de l’OMC pour améliorer l’accès de ses exportations au marché de l’UE ». Et elle se dit de toute façon convaincue que le MACF et le SEQE sont conformes aux règles de l’OMC. Les colégislateurs européens sont par ailleurs en train de discuter de mesures de simplification du MACF qui prévoient une clause de sauvegarde permettant de suspendre celui-ci pour les engrais en cas d’envolée des prix. Mais le Parlement européen s’oppose à ce mécanisme.

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Le géant mondial du burger de bœuf McDonald’s a présenté un nouveau plan stratégique le 23 septembre qui prévoit d’augmenter l’attractivité de ses restaurants et vise un gain de 1,5 point de part de marché sur le poulet et les boissons d’ici à 2030 « tout en conservant le leadership sur le bœuf ». Le développement de la préparation sur place du poulet pané et de nouveaux plats riches en protéines font partie des évolutions prévues, selon la presse internationale. Concurrencé par les chaînes de fast-food axées sur le poulet et les concepts innovants de restauration rapide, l’enseigne historique prévoit d’injecter 8,5 Md$ (7,5 %Md€) sur dix ans dans les restaurants tenus en franchise, soit la quasi-totalité (95 %) du parc mondial de 45 000 restaurants. Quelque 60 % de cet investissement serait réalisé d’ici à 2030. Les ventes mondiales ont progressé à un rythme ralenti au second trimestre à données comparables, contre 3,8 % au second trimestre 2025. Le ralentissement est particulièrement notable aux États-Unis, où la baisse de fréquentation se conjugue à la pénurie de bœuf.

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Le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a annoncé, le 23 septembre lors d’une interview accordée à la chaine de télévision Fox News, que les États-Unis et la Chine ont décidé le 23 septembre de prolonger leur trêve commerciale de deux mois, jusqu’au 10 janvier. « Nous sommes convenus aujourd’hui de prolonger (…) la détente économique entre nos deux pays qui devait prendre fin le 10 novembre (…) afin de nous laisser davantage de temps pour voir ce que nous pouvons faire sur le plan économique », a-t-il déclaré. Cette annonce intervient au moment où le président chinois Xi Jinping est en visite diplomatique dans la capitale des États-Unis. Washington et Pékin avaient conclu en octobre 2025 une trêve après s’être mutuellement assommés de droits de douane punitifs. Les États-Unis comptent « voir dans les prochains mois » si les Chinois « se montrent un peu plus zélés » en matière de respect des termes de l’accord conclu en octobre 2025, a expliqué Scott Bessent, qui note toutefois que Pékin est « un peu en retard » en matière d’achats de produits agricoles américains.

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Le distributeur martiniquais GBH (Groupe Benard Hayot) a dévoilé le 24 septembre un plan de soutien aux filières agricoles ultra-marines nommé « Producteurs d’avenir » pour soutenir « l’investissement et l’installation de producteurs locaux », selon un communiqué. Concrètement, il s’agit d’un « soutien financier direct aux projets identifiés à hauteur de 1,2 million d’euros sur trois ans sur la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique et la Réunion ». La sélection des bénéficiaires sera « pilotée avec les acteurs de terrain » : « Sur chaque territoire, les bénéficiaires seront choisis par une instance réunissant les acteurs de référence du monde agricole et institutionnel ». En outre, le programme prévoit « une priorité adaptée à chaque territoire, définie avec les acteurs agricoles et institutionnels locaux ». Les fonds sont mobilisés par GBH à raison de 100 000 € par an et par territoire. GBH, distributeur alimentaire dans les outre-mer à travers la franchise Carrefour, est « partenaire de 170 producteurs locaux en Martinique, de plus de 150 fournisseurs réunis sous le label Produits d’Ici en Guadeloupe et en Guyane, compte plus de 130 fournisseurs directs à La Réunion ». Le groupe GBH est également producteur de rhum (Clément, etc.) et détient des plantations de bananes, en plus de ses activités distribution spécialisée, notamment automobile.

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