Lors d’une conférence de presse à Paris organisée par l’AGPM (producteurs de maïs, FNSEA) le 20 octobre, l’institut technique Arvalis a indiqué tabler sur une production française de maïs grain à 7,04 Mt en 2026, en recul de 49 % par rapport à l’an dernier, et un plus bas depuis 1976. De son côté, le ministère de l’Agriculture tablait sur 7,3 Mt dans la dernière note Agreste publiée le 13 octobre. La production s’est établie sur une sole de 1,06 Mha, en déclin notable par rapport à l’an dernier. Arvalis estime que 232 000 ha ont été transférés vers du maïs fourrage et de la méthanisation, contre 150 000 ha selon le ministère. Le rendement moyen est estimé à 6,67 t/ha, mais avec des résultats très hétérogènes : 9,67 t/ha en irrigué, et 4,59 t/ha en pluvial. « Au vu des transferts de surface, qui ont concerné essentiellement les surfaces non irriguées (86 % des cas), environ 41 % de la production française est irriguée, contre 31 % d’habitude », précise Aude Carrera, ingénieure d’Arvalis. Les importations françaises vont naturellement augmenter. La récolte de maïs doux, davantage irriguée, a moins souffert, reculant de seulement 12 % sur un an, soit un rendement moyen d’environ 17,4 à 18 t/ha, sur 17 100 ha.
Agra