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Cooperl, l’un des leaders français du porc, a ouvert un bureau au Brésil afin d’y exporter ses produits, annonce-t-il dans sa lettre d’information destinée à ses partenaires. Baptisée Cooperl Do Brasil, « cette nouvelle entité est établie à São Paulo, le cœur économique du pays ». Elle comprend deux personnes qui ont pour mission « le lancement et le développement » des activités du groupe. Pour la Cooperl, l’implantation au Brésil « représente une opportunité immense ». « Un premier succès s’est concrétisé par l’introduction de notre génétique porcine, avec une première livraison de reproducteurs sur le marché brésilien en juillet 2026 », ajoute la coopérative de Lamballe. Présente dans 50 pays (avec 14 bureaux et quatre usines), la Cooperl mène une stratégie largement tournée vers l’international : l’export absorbe un tiers de sa production de viande de porc, soit 22 % du chiffre d’affaires de sa branche Viandes. Au-delà de la viande et des produits transformés, le groupe exporte aussi l’ensemble des services liés à l’élevage porcin (génétique, bâtiments, etc.). La Cooperl est notamment bien implantée en Chine, où elle développe une « filière complète » (ferme de sélection en 2013, usine de transformation en 2020), selon son site internet.

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Dans un communiqué du 14 septembre, le NEPG (producteurs de pommes de terre du nord-ouest européen) table pour le moment sur une baisse de la production de pommes de terre dans le secteur d’environ un quart, pour tomber à 20,695 Mt en 2026, contre 27,75 Mt en 2025. Il s’agirait par ailleurs d’un recul de 13,7 % par rapport à la moyenne quinquennale. La chute de la production s’explique par le repli des surfaces de 13,7 %, mais surtout par l’effritement des rendements. La chaleur et le manque d’eau ont provoqué des dégâts. Ajoutons des problèmes de taupins et de stolbur. « La récolte 2026 pourrait être l’une des plus faibles de ces dix dernières années », prévient l’organisation. Ces chiffres sont encore provisoires, précise le NEPG. Par ailleurs, la qualité des tubercules semble elle aussi affectée (taille, longueur), ce qui pourrait « compliquer leur utilisation pour certains débouchés industriels », indique le communiqué. Les clients du marché intérieur, mais aussi de l’exportation, devront adapter leurs exigences. Enfin, le NEPG estime qu’il est nécessaire de « mener des essais sur de nouvelles techniques agricoles : créations de réservoirs d’eau, de meilleures techniques d’irrigation, l’agroforesterie, l’augmentation de la teneur en humus et le paillage pourraient faire partie de la solution, parallèlement à de meilleures variétés ».

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Les produits Bleu-Blanc-Cœur sont désormais reconnus parmi les produits éligibles aux objectifs de la loi Egalim pour la restauration collective, dans le cadre de la loi d’urgence agricole, qui a été promulguée le 18 août. Une reconnaissance attendue depuis près de dix ans par la société coopérative d’intérêt collectif (SCIC). La loi Egalim fixe aux restaurants collectifs un objectif d’au moins 50 % de produits durables et de qualité dans leurs approvisionnements. L’article 8 de la nouvelle loi élargit le périmètre des produits pouvant être comptabilisés en créant une catégorie dédiée aux démarches reposant sur des « externalités environnementales et caractéristiques nutritionnelles objectivées, attestés par un système de certification ». Née en 2000, Bleu-Blanc-Cœur est une démarche agricole et alimentaire française qui vise à améliorer la qualité nutritionnelle et environnementale de l’alimentation. Elle repose notamment sur une alimentation animale diversifiée, intégrant des fourrages et des graines naturellement riches en Omega 3, comme l’herbe, la luzerne, le lin ou la féverole. Le modèle revendique ainsi une approche dite « Une seule santé », reliant santé des sols, des animaux et des consommateurs.

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Les Chambres d’agriculture ont obtenu le report du vote des Schémas directeurs d’aménagement et de gestion de l’eau (Sdage), qui devra permettre d’y intégrer les dispositions prévues par la loi d’urgence agricole, a annoncé Arnaud Delestre, 1er vice-président de Chambres d’agriculture France et président de la chambre de l’Yonne, le 9 septembre à Agra presse. Les Sdage de Rhône-Méditerranée-Corse et Rhin-Meuse, déjà adoptés, devront faire l’objet d’une nouvelle délibération. « Nous voulions que les Sdage prennent en compte la réalité qui a été vécue cet été. Nous avons été plutôt entendus par le gouvernement, qui a poussé dans ce sens », précise Sébastien Windsor, président de Chambres d’agriculture France. Les Sdage fixent, pour six ans et à l’échelle de chaque bassin, les orientations permettant d’atteindre les objectifs de qualité et de quantité de la ressource, ainsi que les mesures nécessaires pour atteindre lesdits objectifs. La loi d’urgence leur demande désormais d’intégrer des orientations stratégiques sur l’optimisation des usages de l’eau et le stockage, ainsi qu’une évaluation de leurs conséquences socioéconomiques sur l’agriculture. Les futurs Sdage, qui couvrent la période 2028-2033, devront être votés au plus tard le 31 décembre, avant d’être soumis à avis et consultation, en vue d’une adoption finale au plus tard le 21 décembre 2027.

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Le blé devrait se faire plus abondant que prévu cette année, selon les nouvelles prévisions du ministère américain de l’Agriculture (USDA), porté par une production en hausse chez les grands cultivateurs et malgré les difficultés d’export en mer Noire. Dans sa mise à jour mensuelle sur l’état de l’offre et la demande dans le monde (Wasde) publiée vendredi, le ministère annonce tabler désormais sur une récolte mondiale de plus de 822 millions de tonnes de blé pour la campagne 2026-27, contre 819 millions précédemment. L’Australie, un acteur important pour cette céréale, voit ainsi ses perspectives de production bondir de plus de 10 % par rapport à l’estimation précédente, du fait notamment «de conditions très favorables» dans le sud du pays. La moisson canadienne est aussi escomptée en hausse. Cette profusion de blé devrait permettre à ces deux pays d’accroître le rythme de leurs exportations, compensant ainsi partiellement certaines difficultés en Europe. Sans mentionner directement le conflit entre l’Ukraine et la Russie, l’USDA a abaissé ses anticipations quant à leurs exportations, s’attendant à ce qu’ils restent en deçà des niveaux des dernières années. La mer Noire, par laquelle passe une grande partie des livraisons russes et ukrainiennes de denrées agricoles, mais pas que, est bloquée depuis plusieurs semaines en raison d’attaques accrues des deux camps.

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La Commission européenne a présenté, le 11 septembre, le texte de l’accord de libre-échange entre l’UE et l’Inde au Conseil de l’UE. Il s’agit d’une étape indispensable en vue d’obtenir l’autorisation de signature et de débuter ensuite le processus de ratification au Parlement européen. Afin de finaliser la conclusion du texte avant la fin de cette année civile, la Commission européenne a donc pris la décision de présenter l’accord au Vingt-sept uniquement dans la langue des négociations, c’est-à-dire l’anglais. Interrogé sur ce point lors de la conférence de presse du 11 septembre, Olof Gill, porte-parole en chef adjoint de la Commission européenne, assure que « toutes les versions dans les langues de l’UE seront mises à disposition dès que possible au cours du processus, et certainement avant que l’accord ne soit soumis au vote du Parlement européen ». L’exécutif européen justifie cette décision d’accélération par l’incertitude géopolitique et la pression croissante sur le système commercial mondial. « Notre objectif a été clair dès le début : veiller à ce que les entreprises et les citoyens ressentent le plus rapidement possible les avantages tangibles de cet accord de libre-échange historique », indique pour sa part le commissaire européen au Commerce, Maros Sefcovic.

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Un collectif regroupant des entreprises majeures de la filière française du poulet a annoncé le 9 septembre le lancement d’un label baptisé « Bien-être animal, filière agricole engagée », basé sur un cahier des charges très proche de l’European Chicken Commitment (ECC). La démarche regroupe des majors de l’amont (LDC, Eureden, Le Gouessant, Sanders…), ainsi que des transformateurs (Daunat, DS Restauration…), des grossistes professionnels (Metro, Le Saint, Transgourmet…) ou encore des experts du bien-être animal (Itavi…). Réservé aux poulets « 100 % français », ce nouveau label vise à « apporter de la transparence sur les conditions d’élevage » et à « valoriser les engagements des acteurs » en matière de bien-être animal, d’après un communiqué. Parmi les 26 points du cahier des charges, cinq sont mis en avant : 10 % d’espace en plus par rapport au minimum réglementaire ; lumière naturelle ; enrichissement des poulaillers ; « exigences sanitaires contrôlées » ; « formation continue des éleveurs et du personnel ». À la différence de l’Étiquette Bien-être animal, qui permet de comparer des produits, le label « Filière agricole engagée » ne comprend qu’un seul niveau. Il sera « apposé progressivement dès mi-septembre », et son lancement sera « accompagné d’une campagne de communication multicanale ».

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La Commission européenne a dévoilé, le 10 septembre, une nouvelle stratégie pour les régions ultrapériphériques de l’UE*. Cette communication s’accompagne également d’un paquet réglementaire permettant des adaptations ciblées de la législation de l’UE afin de mieux refléter les réalités et les contraintes de ces régions. Concrètement, au niveau agricole, Bruxelles propose d’inclure certains produits tropicaux (manioc frais et congelé, ignames, taro et malanga – ou yautia –, noix de coco desséchée, curcuma et gingembre) au champ d’application des secteurs des fruits et légumes de l’OMC, dans l’optique de permettre aux États membres de leur accorder un soutien par l’intermédiaire des programmes opérationnels. « Cette stratégie vise à transformer le potentiel stratégique en opportunités économiques, et ces opportunités économiques en meilleures conditions de vie pour la population », précise Raffaele Fitto, le commissaire à la Politique de cohésion, en charge du dossier.   *Guyane française, Guadeloupe, Martinique, Mayotte, Réunion, Saint-Martin, les Açores, Madère et les Îles Canaries

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La Fict (charcutiers industriels) a invité le 1er septembre une délégation de douze importateurs sud-coréens à visiter l’usine finistérienne de Monique Ranou (Agromousquetaires), indique sur LinkedIn Claire Geroudet, chargée de mission export de la fédération. Interrogée par Agra Presse sur l’état et les perspectives des exportations en Corée du Sud, elle souligne que ce pays asiatique importe actuellement très peu de charcuteries françaises, mais que « les perspectives semblent bonnes ». « Les Coréens apprécient beaucoup les produits français, et notamment le jambon cuit et le saucisson sec », note-t-elle. La tendance de la consommation est à la hausse, en particulier celle de la jeune génération. La Corée a importé en 2025 pour 14 M€ de charcuteries européennes, majoritairement du jambon sec en provenance d’Espagne et des conserves du Danemark. Cette visite a été organisée dans le cadre d’un programme de promotion cofinancé par l’UE et l’interprofession Inaporc. Les entreprises charcutières françaises bénéficient en outre des programmes menés par Inaporc et l’Ania (industries alimentaires), ciblant également cette destination.

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« Nous devrions, au final, atteindre en moyenne 90 % du potentiel de production de nos variétés de tournesol », confie Patrick Beauvois, responsable de l’activité semences chez Terre Atlantique, coopérative de Charente-Maritime qui assure la collecte et le traitement de 1 730 ha dédiés à la multiplication de semences de tournesol. Un résultat « plutôt correct après des conditions climatiques compliquées depuis le semis ». « En comparaison, en 2023, année exceptionnelle, nous avions atteint 110 % du potentiel. » Cette année, « les fortes chaleurs nous ont fait craindre une activité moindre des pollinisateurs, mais les abeilles ont plutôt bien travaillé : le taux de fécondation était bon », indique Patrick Beauvois. Les rendements sont moindres, et plus hétérogènes, dans les parcelles semées après le 15 avril. « Faute d’humidité, les semis ont été réalisés plus profondément, avec pour conséquence des densités plus faibles et des potentiels affectés ». Autre fait marquant de l’année : des poids de 1 000 grains (PMG) plutôt bons. Une satisfaction générale également partagée par Sophie Barbaud, directrice de l’Anamso (Association nationale des agriculteurs multiplicateurs de semences oléagineuses) : « Les résultats sont meilleurs qu’attendus. Aucun problème d’approvisionnement n’est à prévoir ». (Anne Gilet)

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