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« Je me bats, en ce moment-même, pour que les tirs non-utilisés lors d’une année puissent être reportés sur l’année d’après », a annoncé Annie Genevard au congrès de la FNO (éleveurs d’ovins, FNSEA) le 30 septembre. Cette possibilité ne concernerait qu’une poignée de loups, les plafonds étant presque totalement consommés ces dernières années. Selon les chiffres officiels, en 2025, 190 loups ont été abattus (y compris illégalement) sur un plafond de 192. Les chiffres des années précédentes sont du même acabit : cinq loups « résiduels » en 2024, deux en 2023, cinq en 2022, etc. Par ailleurs, la ministre de l’Agriculture est revenue sur la possibilité pour les éleveurs d’utiliser des lunettes de tir à visée nocturne, introduite par la loi d’urgence : « Les décrets seront publiés début décembre 2026, après les consultations obligatoire d’usage ». Annie Genevard s’est enfin montrée rassurante sur la suspension des tirs par le préfet coordonnateur du Plan loup, qui a été facilitée par un décret paru cet été. « Je veux vous rassurer : il n’y a pas de distinction entre territoires », a-t-elle affirmé. Avant de promettre : « Suspendre les tirs est l’arme atomique : le préfet utilisera d’autres outils avant cette solution ».

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Dans un communiqué du 1er octobre, la Fnab (producteurs bio) demande que les agriculteurs bio puissent être éligibles à l’aide aux achats pour l’ensemble des engrais et amendements organiques autorisés en agriculture biologique, arguant que leurs prix ont eux aussi fortement progressé. Elle pointe le fait que lorsque les cours des engrais de synthèse flambent, les agriculteurs conventionnels ont tendance à se reporter sur les engrais organiques, renchérissant leurs coûts. L’organisation étaye ses propos via « des données Insee couplées à des remontées d’agriculteurs et des coopératives bio », qui décrivent une hausse des cours des « engrais organiques élaborés (bouchons) ou les fientes atteignant parfois 20 % à 30 % ». La Fnab regrette que l’aide ne cible que les engrais azotés de synthèse, alors même que les objectifs du plan engrais à moyen terme sont de réduire l’usage des intrants conventionnels. Pour la Fnab, la mesure d’urgence stimule exclusivement leur demande, maintenant « une dépendance structurelle aux énergies fossiles et aux importations ». L’organisation réclame enfin « une concertation rapide avec les services du ministère de l’Agriculture pour définir les critères d’éligibilité précis des types d’engrais organiques concernés ».

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En ajoutant crédits budgétaires et taxe affectées, le budget du ministère de l’Agriculture proposé dans le projet de loi de finances (PLF) pour 2027 sera de 3,94 milliards d’euros (Md€), contre 4 Md€ l’an passé, a annoncé le ministère des Finances le 1er octobre. En crédits de paiements, il passe de 3,5 à 3,3 Md€. Cette légère baisse intervient après deux ans de recul, qui suivaient une forte hausse, de plus de 1 Md€ pour le budget 2024, à 5,37 Md€ d’autorisations d’engagements. Comme annoncé par M. Lecornu à la rentrée, le budget prévoit un « suramortissement » des investissements pour les « projets d’avenir » entre 2027 et 2030. Selon l’AFP, le « TO-DE » (travailleurs saisonniers) passe de 449 M€ à « près de 600 M€ ». Le FNGRA (gestion des risques) est « renforcé » de 100 M€ (hausse de la taxe affectée et subvention), retrouvant son niveau de 2025. Le budget de l’Inao (origine et qualité) est augmenté (subvention et taxe rehaussées), tout comme celui de l’ASP (Agence de services et de paiement), de 18 M€. Selon l’AFP, la mission « sécurité et qualité sanitaires de l’alimentation » perd une centaine de millions d’euros, mais 4 M€ de nouveaux crédits sont consacrés au suivi des PFAS dans l’alimentation, et les moyens de l’Anses sont rehaussés.

Agra

Patrick Soury a été élu président de la FNO (éleveurs d’ovins, FNSEA) lors d’un conseil d’administration électif, qui s’est tenu dans la foulée du congrès du syndicat, le 30 septembre à Agde (Hérault). Éleveur en Charente, M. Soury est également président de la section ovine d’Interbev (interprofession bétail et viandes), depuis 2020. Élu pour trois ans, le nouveau bureau de la FNO compte 16 membres en tout, dont trois vice-présidents – Claude Font (Haute-Loire), François Monge (Drôme), Jean-François Hirigaray (Pyrénées-Atlantiques) – et deux secrétaires généraux – Xavier Ingremeau (Deux-Sèvres) et Stéphane Desplas (Aveyron). Inscrivant son mandat dans «la continuité», le nouveau président a estimé que «notre priorité doit rester le revenu des éleveurs». «La reconquête de la production sera l’un des grands défis de cette mandature», insiste-t-il, en citant trois leviers : «enrayer la baisse du cheptel, installer de nouveaux éleveurs et remettre des agneaux français dans les assiettes». Source Agra

Agra

Un arrêté du ministère de l’Agriculture paru au Journal officiel le 30 septembre instaure des « visites de surveillance » de la vaccination contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Cette surveillance active est organisée par le préfet et réalisée dans un « échantillon d’élevages » par des « vétérinaires sanitaires mandatés ». Elle concerne les zones de vaccination, divisées en zones « ZV 1 » (vaccination préventive dans une « bande tampon » sans foyer) et « ZV 2 » (zones réglementées autour des foyers). D’une part, des visites sont organisées « pendant la période de vaccination », c’est-à-dire jusqu’au 30 septembre en ZV 1 et jusqu’au 31 décembre en ZV 2. Ce calendrier de vaccination est d’ailleurs entériné par l’arrêté ; il avait été fixé par le ministère en juillet, après consultation du Cnopsav (« Parlement du sanitaire »). D’autre part, les visites de surveillance se poursuivent après la période de vaccination, dans un délai fixé par le règlement européen n°2023/361 : 8 mois en ZV 1 (surveillance clinique et analyses) et 26 mois en ZV 2 (surveillance clinique et analyses jusqu’à 14 mois, puis surveillance clinique seule). Aucun cas de DNC n’a été observé en France depuis le début 2026. À l’issue de cette période de surveillance qui débute, les zones ZV 1 pourraient recouvrer leur statut indemne à partir du 1er juin 2027.

Agra

Dans le cadre du Comité des finances locales, le 30 septembre, le gouvernement a annoncé qu’il proposera, dans son projet de loi de finances (PLF) pour 2027, que soit supprimée la dotation annuelle de 100 millions d’euros (M€) que l’État verse aux régions depuis 2023 pour les aider à cofinancer les aides à l’investissement et à l’installation. Dans le cadre de la programmation Pac 2022-2027, le gouvernement avait décidé de confier la pleine gestion des aides non-surfaciques aux régions, et de transférer les budgets afférents d’aide d’État (100 M€) et de personnel (385 équivalents temps-plein). Depuis, les conseils régionaux gèrent environ 700 M€ d’aides Feader chaque année, qu’elles cofinancent pour un montant situé autour de 400 à 500 M€. Régions de France dénonce dans un communiqué un « choix incompréhensible » qui va « pénaliser directement la profession agricole ». Les régions espèrent que les débats parlementaires permettront d’effacer cette mesure du PLF. Si elle est maintenue, cette coupe – dont un projet de ventilation a été présenté aux régions – irait de 594 000 € pour la Guyane à 17,09 M€ pour l’Auvergne-Rhône Alpes. Dans un communiqué, l’Occitanie indique que la coupe de 15 M€ la concernant menace le cofinancement de 30 M€ de fonds européens.

Agra

Une semaine après avoir annoncé un accord commercial de principe avec les Philippines, la Commission européenne serait en passe de conclure les pourparlers pour un traité de libre-échange avec la Thaïlande, un de ses nouveaux objectifs. C’est ce qu’avancent les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) dans un message publié le 30 septembre. Le Copa-Cogeca en profite pour mettre en garde, une nouvelle fois, contre toute ouverture de marché supplémentaire pour les secteurs agricoles sensibles (volaille, sucre, riz, amidon) en raison de l’effet cumulatif avec les concessions déjà accordées dans d’autres accords. « L’ALE UE-Thaïlande peut offrir des opportunités, mais son issue finale doit être véritablement équilibrée et respecter pleinement les spécificités de l’agriculture européenne », précise le lobby agricole. De leur côté, les Betteraviers européens (CIBE) ont d’ores et déjà demandé l’exclusion du sucre des discussions commerciales tandis que l’association des transformateurs et des commerçants de volailles de l’UE (AVEC) avait appelé, le 15 septembre à suspendre les importations thaïlandaises après la publication d’un rapport d’audit sanitaire de Bruxelles révélant des manquements dans le système de contrôles officiels.

Agra

Intervenant en ouverture du congrès de Culture Viande (abattage-découpe), le 29 septembre, la ministre de l’Agriculture a insisté sur la nécessité de donner de la visibilité aux éleveurs et aux abatteurs en tenant compte des coûts de production. « Les éleveurs doivent vivre de leur travail et la question des coûts de production ne peut pas laisser indifférent », a-t-elle affirmé. Attendue par les industriels de la viande de boucherie sur l’éventuelle mise en place d’un tunnel de prix, la ministre a justifié ce dispositif offert par la loi d’urgence agricole. « Le tunnel des prix est là dans l’hypothèse où les gens ne se mettent pas d’accord », a-t-elle expliqué. La ministre, tout comme Yves Fantou, président de Culture Viande, ont prôné la contractualisation pour relancer les naissances et renforcer l’engraissement dans les élevages bovins. Mais les industriels redoutent qu’une « borne basse » s’impose et déconnecte le marché français de son contexte européen au profit des importations. Pour sa part, Annie Genevard a encouragé les filières à établir un cadre réglementaire sous l’égide d’une « ministre pro-élevage », insinuant que les futurs ministres pourraient ne pas ne défendre autant qu’elle la souveraineté en viandes de boucherie.

Actuagri

A l’occasion de sa conférence de presse de rentée le 29 septembre, la MSA a fait le point sur le dossier de la simplification. La Sécu agricole a annoncé que dix nouvelles démarche en ligne étaient désormais disponibles : déclaration accident causé par un tiers ou du congé supplémentaire de naissance pour les salariés agricoles, demande d’affiliation au régime de protection sociale des non-salariés agricoles de la métropole, de prise en charge de cotisations sociales, de l’allocation journalière de présence parentale, du capital décès des salariés agricoles, du remplacement pour congé de deuil d’un enfant, du remboursement des soins reçus à l’étranger, d’autorisation de séjour hors département durant un arrêt de travail, et enfin demande de remplacement suite à l’arrivée d’un enfant (congé maternité, paternité, adoption, congé supplémentaire de naissance). Par ailleurs, la MSA a indiqué qu’une expérimentation d’affichage du délai de traitement des dossiers était menée dans neuf caisses, avant un possible déploiement au national

Agra

A l’occasion de sa conférence de presse de rentrée, la MSA a présenté les mesures qu’elle compte porter dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2027, qui sera dévoilé le 1er octobre. Dans l’esprit d’améliorer les niveaux des retraites dans la continuité des réformes récentes, la MSA propose d’aligner les règles de calcul de la Pension majorée de référence (PMR) des non-salariés agricoles (NSA) sur celles du Minimum contributif (Mico) afin de « poursuivre et conclure la convergence entre les régimes ». Elle aimerait voir la suppression des conditions d’âge (55 ans) et de ressources pour l’attribution de la pension de réversion aux conjoints survivants des exploitants et salariés agricoles, afin d’aligner le régime agricole sur les régimes spéciaux et complémentaires. Cela permettrait de « limiter la précarité immédiate et les inégalités de genre (les femmes sont surreprésentées parmi les bénéficiaires précaires) ». Enfin, elle demande l’harmonisation du dispositif de pension d’orphelin des régimes agricoles (salariés et non-salariés) sur celui des régimes spéciaux (fonctionnaires, magistrats, militaires), en supprimant la condition du décès du dernier parent : pour la sécu agricole, cela donnerait « un soutien financier pour stabiliser l’enfant -logement, éducation, santé- et entrainerait la réduction des dépenses futures liées à la précarité (aides sociales, santé) ».

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