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Clôturées le 13 octobre par la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, les Assises du sanitaire animal ont posé les fondements d’un système qui se veut « rénové ». Le secteur agricole a connu ses dernières années une recrudescence de crises sanitaires : influenza aviaire, fièvre catarrhale ovine (FCO), maladie hémorragique épizootique (MHE), dermatose nodulaire contagieuse (DNC) etc. L’ambition des acteurs du sanitaires « est de mieux anticiper et protéger les élevages grâce à une responsabilité partagée entre l’État et les filières », ont-ils indiqué. Une nouvelle doctrine de financement devrait clarifier la répartition des rôles : la prévention demeure la responsabilité première des éleveurs, tandis que l’État prend en charge la lutte et la surveillance. Les filières pourront s’appuyer sur l’élargissement Fonds de mutualisation sanitaire et environnemental (FMSE) à la prévention et à la surveillance, ainsi que sur la création de programmes sanitaires d’intérêt collectif (PSIC). Sur le terrain, des moyens ciblés seront mobilisés : 10,6 millions d’euros (M€) en 2026 pour la surveillance via le « vétérinaire sentinelle », 6 M€ sur trois ans pour garantir une surcapacité d’équarrissage en cas de pic de mortalité, et une feuille de route vaccinale. Enfin, la gouvernance au sein du Conseil national d’orientation de la politique sanitaire animale et végétale (Cnopsav) est modernisée pour renforcer la concertation en temps de paix comme de crise.

Actuagri

En 2025, le potentiel de production des viandes bio (bovins, veaux, ovins) recule significativement pour la quatrième année consécutive, d’après l’observatoire présenté par Interbev (interprofession) le 13 octobre. Au global, les abattages reculent de 6% sur un an, passant de 29 294 tec (tonnes équivalent carcasse) en 2024 à 27 541 tec en 2025. Cela est dû à « la réaffectation d’animaux finis et maigres vers le marché conventionnel, en lien avec l’augmentation des prix des animaux, le déréférencement en grandes et moyennes surfaces et le détachement des consommateurs », indique l’observatoire. Le seul circuit de commercialisation en hausse est la RHD (+1,6%) : il représente 19% des débouchés de viande bio. Les autres circuits sont en recul : boucherie artisanale (-12%), vente directe (-8%), grande distribution (-2%) bien que celle-ci demeure le principal débouché avec environ 44% des ventes, magasins spécialisés (-0,4%). Dans le détail, concernant la viande bovine, les abattages sont en baisse (-4,5%) de même que la consommation, mais le chiffre d’affaires augmente de 4,8% « en raison de l’inflation et de l’augmentation des prix de la viande (+6,5 %) ». Pour les veaux, les abattages ont reculé de 27% (pour s’élever à 1 867 tec). Quant aux agneaux, malgré une baisse des cheptels, les abattages augmentent de 4,3% (1 636 tec).

Agra

Quatorze enseignes de distribution ont décidé d’afficher le score de l’application Yuka sur leurs sites de vente en ligne, selon un communiqué publié le 13 octobre. « En France, 23 millions de personnes utilisent Yuka pour vérifier la composition d’un produit avant de l’acheter. Si ce réflexe s’est largement installé dans les habitudes de consommation en magasin, il restait jusqu’ici plus difficile à reproduire au moment de faire ses courses en ligne », précisent les fondateurs de Yuka. Onze enseignes affichent d’ores et déjà le score Yuka en ligne : Intermarché, Carrefour, Auchan Luxembourg, Chronodrive, Houra, La Fourche, Greenweez, Le Fourgon, Kazidomi, Bene Bono et Willy anti-gaspi. Biocoop doit suivre dans les prochaines semaines, puis Naturalia et Picard début 2027. Selon les enseignes, le score apparaît dans le catalogue ou sur la fiche produit, et peut être utilisé comme critère de recherche. Identique à celui de l’application, il est mis à jour automatiquement lorsqu’un produit est reformulé. Les enseignes de distribution et les marques ne peuvent ni intervenir sur le score ni décider de n’afficher que les produits les mieux notés. Chaque produit alimentaire est noté sur 100, selon trois critères : la qualité nutritionnelle, selon la méthode du Nutri-score (60 %), les additifs (30 %) et une bonification de 10 % pour les produits biologiques.

Agra

Le groupe Altares a dévoilé, le 13 octobre, les chiffres des défaillances d’entreprises en France pour le troisième trimestre 2026 : dans le secteur agricole, elles progressent de 3,9 %, comparativement à la même période en 2025. « À rebours de nombreux secteurs productifs, l’agriculture poursuit sa détérioration, selon un communiqué. Les défaillances atteignent 344 procédures, contre 331 un an plus tôt (+3,9 %). Cette progression est moins spectaculaire que celle observée au 3ème trimestre 2024 (+48 %) ou 2025 (+30 %), mais elle confirme une tendance de fond. » Dans le détail par secteur, la culture de céréales (+24 %) et la viticulture (+43 %) sont « particulièrement fragilisées ». Les défaillances en élevage affichent -6,2 %. Parmi les autres secteurs, l’hôtellerie restauration devient « le principal foyer de dégradation ». « La restauration franchit un nouveau seuil avec 1 694 défaillances, en hausse de près de 10 % sur un an, note Altares. La tendance est particulièrement sévère pour la restauration rapide (+15,8 %, 764 procédures). La restauration traditionnelle (+6,3 %, 880) ne parvient toujours pas à inverser une trajectoire difficile depuis la crise sanitaire. C’est également le cas des débits de boissons, lourdement fragilisés cet été (+13,4 %), approchant désormais les 300 défauts. »

Agra

Sébastien Lecornu réunira ce jeudi 15 octobre des ministres autour du plan de relance agricole, très attendu par le secteur qui juge insuffisantes les mesures déjà prévues dans le projet de budget pour 2027. Le Premier ministre « présidera à Matignon une réunion sur le plan de relance agricole », selon son agenda. Il s’agira d’une réunion de ministres, a précisé Matignon à l’AFP. « Il y a peut-être 20 à 30 000 exploitations agricoles dans le pays – c’est colossal – qui se posent la question de savoir si elles ont encore un avenir l’année prochaine », souligne une source de l’exécutif, qui dit surveiller de « très près » notamment la viticulture, le maraîchage et les grandes cultures. Le gouvernement a déjà débloqué 1,2 Md€ en mesures d’urgence, sur le budget 2026, forçant d’autres secteurs à faire des économies pour aider l’agriculture. Il prépare en outre un « plan de relance » d’un montant qui pourrait être de la même envergure, selon cette source. « Le plan de relance annoncé par le Premier ministre est quasiment finalisé dans son périmètre, y compris financier » et « sera présenté sous forme d’amendements du gouvernement » au projet de budget pour 2027, avait indiqué la ministre de l’Agriculture Annie Genevard le 8 octobre au Sommet de l’élevage.

Agra

Dans un communiqué du 12 octobre, Chambres d’agriculture France et la FNSEA annoncent avoir signé avec RTE (gestionnaire du réseau de transport d’électricité) un « accord national en faveur des exploitants agricoles concernés par les nouvelles lignes électriques à très haute tension ». La démarche concerne « les projets de création de lignes électriques aériennes à 400 kV et 225 kV ». Pour les lignes 400 kV, l’accord prévoit un « accompagnement complémentaire » de 1 000 € par an et par équivalent pylône, « sur une durée de 80 ans à compter de la mise en service de la ligne ». Le montant de cet accompagnement s’élève à 375 €/an pour les lignes 225 kV, avec les mêmes modalités. Ces sommes sont financées par les « plans d’accompagnement de projet » (PAP), dispositif « contribuant au développement économique local » des territoires traversés. Finançant des projets proposés par les acteurs locaux (chambres consulaires, associations, collectivités, etc.), ce fonds est « piloté par les préfets et prévu par le Contrat de service public », précise RTE sur son site internet. Les organisations nationales appellent maintenant à poursuivre le dialogue au niveau local, afin de « rechercher, au cas par cas, les solutions les mieux adaptées aux enjeux et aux contraintes de chaque territoire ».

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Cinquante-quatre brebis d’un élevage ont été tuées en fin de semaine dans l’attaque d’une meute de loups dans le massif du Vercors en Isère, a annoncé la préfecture le 11 octobre. Ce carnage, dans la nuit du jeudi 8 au vendredi 9 dans un alpage de la commune de Villars-de-Lans, est survenu un mois et demi après une attaque massive similaire ayant tué 60 brebis dans le Vercors, mais dans le département voisin de la Drôme cette fois. Et ce alors que les éleveurs manifestent de plus en plus leur colère dans toutes les régions touchées par ces prédations, demandant à l’État d’abattre davantage de loups, ce qui déclenche en retour la colère des organisations de défense de la faune. En pleine nuit, dans l’alpage de la Fauge, 54 brebis du même élevage sont mortes et huit ont été blessées, a indiqué à l’AFP la préfecture de l’Isère, confirmant une information du quotidien le Dauphiné Libéré. Sur les 54, une quinzaine de moutons ont été tués directement par les loups, le reste ayant succombé par étouffement en s’empilant au fond d’une combe dans laquelle ils étaient tombés en fuyant les prédateurs, a précisé à l’AFP Sébastien Mollet, chef du service départemental de l’OFB pour l’Isère.

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« Sodiaal propose d’augmenter ses capacités annuelles de production de beurre plaquette de 4500 tonnes », indique Jean-Michel Javelle, président de la coopérative, à Agra Presse. « Nos deux sites de production de beurre de Quimper et de Clermont-Ferrand ont les équipements nécessaires pour produire plus », selon lui, notamment après des investissements dans de nouvelles machines et une optimisation de l’organisation. La production actuelle de beurre de la coopérative est de 30 000 tonnes par an, essentiellement pour des marques de distributeurs (MDD). En faisant cette proposition de service, Sodiaal s’adresse en priorité aux distributeurs qui ont demandé aux industriels de « maintenir les volumes de lait français, comme les distributeurs s’y engagent pour leurs MDD », selon un communiqué de la FCD du 1er octobre. Or, le beurre plaquette MDD affiche souvent une mention « lait origine UE », comme le rappelle Jean-Michel Javelle, et seule la coopérative U s’engage à vendre du beurre MDD à partir de lait français. Cette prise de position de Sodiaal fait suite à sa mobilisation pour l’emmental d’origine française et fait écho à une situation particulièrement délicate pour les éleveurs touchés par la canicule de cet été et un prix du lait conventionnel orienté à la baisse.

Agra

La coopérative Alliance Porci d’Oc et le groupe RAGT officialisé le 7 octobre au Sommet de l’élevage la création de l’association « Pour le porc Occitan » dédiée à l’accompagnement des agriculteurs souhaitant créer ou développer un atelier porcin sur leur exploitation. Cet accompagnement sera global, d’après le communiqué des deux partenaires : conduite de l’élevage, technique amont et aval, assistance administrative, réglementaire et financière. Le détail de ce plan d’accompagnement doit être précisé d’ici la fin de l’année 2026. À travers cette association, RAGT, distributeur de semences et fabricant d’aliments lié à Sanders, apportera sa propre expertise. « La filière porcine offre de véritables opportunités de diversification et contribue à l’avenir de notre agriculture », déclare Lionel Tauriac, président d’APO, dans le communiqué. En Occitanie, seulement un porc consommé sur quatre est produit dans la région. Ce constat de Midi Porc, l’interprofession de la filière porcine d’Occitanie, est rappelé. « Pourtant la production porcine recèle de nombreux atouts et opportunités de diversification pour les agriculteurs », font valoir les partenaires.

Agra

Comme prévu, la présidence irlandaise du Conseil de l’UE a présenté, le 10 octobre, une nouvelle base de négociation chiffrée sur le prochain budget de l’UE pour 2028-2034 proposant une baisse d’environ 140 milliards d’euros par rapport à la proposition initiale de la Commission européenne (-8%). Des coupes qui ne concernent pas la Pac mais portent principalement sur le programme d’aide au développement, les dépenses administratives, ou encore le nouveau fonds dédié à la compétitivité (dont le secteur agricole compte profiter). Toutefois les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) ont immédiatement dénoncé ce document qui ne remet pas en cause la réduction de 20% du budget de la Pac proposée par Bruxelles et « sans qu’aucune garantie crédible ne soit offerte pour préserver la structure historique (en deux piliers, NDLR), l’autonomie et le caractère commun de la Pac ». Ce texte sera discuté dès la réunion du Conseil Affaires générale du 13 octobre à Luxembourg puis par les chefs d’État et de gouvernement de l’UE les 15 et 16 octobre à Bruxelles. Mais déjà le chancelier allemand Friedrich Merz (chef de file des États membres dits frugaux) a prévenu que « nous sommes toujours loin d’un accord. Le montant de la nouvelle proposition ne constitue pas une bonne base ». Les Vingt-sept espèrent parvenir à boucler leurs pourparlers sur ce dossier d’ici la fin de l’année.

Agra