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« Le gouvernement entend autoriser les exploitants agricoles » à bénéficier de la provision pour augmentation de la valeur des stocks de vaches « dès les exercices clos à compter du 1er janvier 2024 », annonce le ministère de l’Agriculture dans un communiqué le 1er avril. Pour cela, l’exécutif prévoit une « traduction législative dans le prochain projet de loi de finances » (PLF 2026). Annoncée à l’automne 2023, cette mesure fiscale avait été créée par la loi de finances 2025, avec application pour quatre ans à partir du 1er janvier 2025. Le projet de loi d’orientation agricole prévoyait d’avancer cette date au 1er janvier 2024, mais l’article concerné (n°56) a été censuré par le Conseil constitutionnel comme « cavalier législatif ». D’après l’article 73 A du Code général des impôts, les agriculteurs imposés au réel peuvent pratiquer une provision dont le montant correspondant à l’augmentation de la valeur de leurs vaches laitières ou allaitantes. Cette provision doit être réinjectée dans le résultat de l’exploitation au plus tard dans les six ans, avec exonération en cas de hausse du cheptel. Le but ? Favoriser la rétention des vaches dans un contexte de décapitalisation et de hausse des prix des animaux alourdissant la valeur des stocks. Une enveloppe de 150 M€ est prévue pour cette provision plafonnée à 15 000 € par exploitation.

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La Fédération nationale des magasins de producteurs en vente directe (Femap) tiendra son assemblée générale (AG) constitutive le 2 avril à Paris. Son objectif sera de défendre les spécificités des magasins de producteurs auprès des autorités, structurer un réseau national et sensibiliser le grand public à ce circuit de distribution, explique-t-elle dans un communiqué. L’idée est aussi d’appuyer ce mode de distribution et d’encourager à l’ouverture de plus de magasins de producteurs en privilégiant le partage des bonnes pratiques, sans vouloir concurrencer les structures d’accompagnement existantes. La démarche est portée par « une petite cinquantaine de magasins », selon Florian Pascal, président du réseau des magasins de producteurs de Provence-Alpes-Côte d’Azur (16 magasins), à l’initiative du projet avec Loïc Jeanjean, président du réseau des boutiques paysannes d’Occitanie et Marie-Odile Smets, présidente de l’association des magasins de producteurs des Hauts-de-France. « Notre objectif est d’atteindre une centaine d’adhérents d’ici la fin de la l’année 2025 », indique Florian Pascal.

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La proposition de loi sur les Entraves sera bien examinée fin mai à l’Assemblée, a décidé le gouvernement, mettant fin aux espoirs des syndicats agricoles de voir le calendrier accéléré, a appris l’AFP le 1er avril de source parlementaire. Pour ce texte chaud incluant les dossiers de l’acétamipride, de la séparation de la vente et du conseil des pesticides ou de l’Anses, le ministère des Relations avec le Parlement (MRP) avait envisagé il y a deux semaines d’avancer l’examen du texte la semaine du 28 avril, ce qui aurait conduit par un jeu de dominos à reculer d’une semaine l’examen des textes sur la fin de vie, aujourd’hui prévu les semaines des 12 et 19 mai. Sondés par le MRP – même si rien ne l’y obligeait –, la majorité des présidents des groupes de l’Assemblée, y compris le Modem Marc Fesneau, s’étaient dits opposés, mardi 25 mars en conférence des présidents, à cette accélération du calendrier, de même que les présidentes des commissions des Affaires économiques et du Développement durable. Quoiqu’il en soit, la date n’aura pas incidence sur le recours à l’acétamipride pour la récolte de noisette 2025, puisque « les temps d’instruction » sont au minimum de « 120 jours » et « au maximum 18 mois » selon le type de procédure suivie, d’après l’Anses, et que les traitements commencent au 20 avril.

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« Nous ne voulons pas nécessairement prendre des mesures de représailles, mais nous disposons d’un plan solide pour le faire si nécessaire », a affirmé la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen 1er avril lors de la séance plénière du Parlement européen à Strasbourg. Et d’ajouter : « Nous avons tout ce qu’il faut pour protéger nos citoyens et notre prospérité ». A la veille du « Liberation Day » de Donald Trump et l’avalanche de droits de douane sur les produits importés promise par le locataire de la Maison Blanche (comme les droits réciproques et les taxes sur l’agriculture), l’Allemande a détaillé aux eurodéputés une stratégie se fondant sur « trois piliers ». Le premier est une réponse unie au niveau de l’UE (incluant les chefs d’Etat et de gouvernement et le Parlement européen) avec pour objectif de parvenir à une solution négociée tout en n’excluant pas la possibilité de rétorsions le cas échéant. Le deuxième pilier de Bruxelles est la diversification. « L’Europe a déjà conclu des accords commerciaux avec 76 pays et nous continuerons d’étendre ce réseau », a promis Ursula von der Leyen. Enfin, la stratégie de l’exécutif européen passe par la simplification du marché unique de l’UE. « Il y a trop d’obstacles qui entravent nos entreprises. Et nous devons faire notre part du travail », a-t-elle indiqué.

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Dans un projet de rapport d’initiative sur la future Pac post-2027 pour le Parlement européen (seulement en espagnol pour l’instant), la responsable du dossier Carmen Crespo Díaz du groupe PPE (droite) reprend les grands axes de la Vision sur l’Agriculture présentée mi-février par la Commission européenne: allègement des contraintes (notamment environnementales), simplification administrative, priorité au renouvellement générationnel… Elle se prononce pour des aides basées sur le volontariat et les incitations plutôt que «de simples compensations pour les coûts supplémentaires et les pertes de revenus». Selon elle, les exigences de la conditionnalité devraient être réévaluées afin de réduire les «exigences excessives et les coûts inutiles». Carmen Crespo Díaz reprend aussi l’idée de renforcer la réciprocité des normes dans les accords commerciaux afin de garantir une concurrence «équitable» entre les produits européens et ceux importés de pays tiers. Elle plaide pour accélérer les autorisations de substances actives pour la protection de la santé des végétaux et estime que celles-ci ne doivent pas être interdites «sans alternatives viables». Elle insiste également beaucoup sur l’accès à l’eau soulignant qu’il est nécessaire de promouvoir les infrastructures de stockage garantissant un approvisionnement «sûr et équilibré». Mais prévient-elle, il faudra dans un premier temps convenir d’un «budget solide» pour cette prochaine Pac.

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Dans un communiqué du 31 mars, Intercéréales (interprofession des céréales) a annoncé le lancement d’un « Plan de surveillance filière (PSF) » destiné à suivre la qualité sanitaire des grains, leurs produits et leurs coproduits, et ce « quel que soit leur usage ». Quatre objectifs sont énoncés : assurer un suivi de la qualité sanitaire sur le territoire, disposer de données solides, renforcer la veille sur les contaminants émergents et fournir un outil permettant aux entreprises de s‘adapter. Ce plan succède à Hypérion, lancé en 2000. Treize fédérations sont parties prenantes, dont trois ne sont pas adhérentes d’Intercéréales : Alliance-7 (épicerie et alimentation spécialisée), la CNBPF (artisans boulangers) et la FEB (PME et ETI de la boulangerie). Dix métiers participent au plan de surveillance, allant de l’amont à l’aval : production, collecte, meunerie, nutrition animale, boulangerie, etc. Intercéréales se chargera de piloter le projet. « Notre ambition est de rassembler un maximum d’entreprises, pour collectivement faire progresser nos connaissances et notre gestion de la sécurité sanitaire », détaille dans le communiqué Lionel Deloingce, élu référent sur le PSF et vice-président d’Intercéréales.

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En raison des épizooties qui frappent les élevages, la baisse de la production française de viande bovine en 2025 « pourrait être bien plus forte que celle que nous avions prévue en début d’année », indique l’Institut de l’élevage (Idele) dans son bulletin Tendances du mois de mars. Dans ses prévision 2025 publiées en janvier, l’institut technique s’attendait à une chute de 1,8 % sur un an, après une stabilisation en 2024. Cette étude intégrait déjà une partie de l’impact des maladies vectorielles qui frappent les élevages français : maladie hémorragique épizootique (MHE, depuis septembre 2023) et fièvre catarrhale ovine (FCO, depuis l’été 2023 pour la FCO-8 et août 2024 pour la FCO-3). Ces pathologies provoquent souvent des problèmes de reproduction. Selon l’Idele, en 2024, les naissances de veaux allaitants seraient en chute de 5 à 6 % sur un an. Les élevages ont accusé une « forte baisse des vêlages à l’automne » (-8 % en septembre, -12 % en octobre, -7 % en novembre), « concomitante à l’arrivée de la FCO-3 sur le territoire français ». Or, ces dernières années, les élevages français avaient tendance à regrouper de plus de plus de naissances sur cette période. Le recul des naissances a continué en janvier, que ce soit en veaux allaitants (-5 à -7 %) ou en veaux laitiers (-3,8 à -4,2 %).

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Le président de Sodiaal Jean-Michel Javelle a indiqué à Agra Presse que le lait bio sera payé aux éleveurs de la coopérative 20 €/1 000 litres de plus sur les mois de janvier à mai 2025. En 2024, le lait bio avait été payé 530 €/1 000 litres avec les ristournes (prix de base : 500 €/1 000 litres). « Sur le début de l’année, le prix du lait bio Sodiaal a augmenté de 20 €/1 000 litres par rapport à 2024, celui-ci a atteint 530 €. Sur l’année 2025, le lait bio sera payé au moins 10 €/1 000 litres de plus, mais nous avons l’ambition d’aller au-delà de cette augmentation », a-t-il déclaré. Sodiaal veut stabiliser en 2025 les volumes de lait bio après une baisse au cours de l’année 2024 par rapport à 2023. La coopérative a arrêté les conversions en bio depuis cinq ans, à l’exception des jeunes qui veulent s’installer en bio. L’année dernière, Sodiaal a collecté 193 millions de litres de lait bio, soit 4,7 % de ses volumes de lait. « On croit au lait bio français et nous voulons soutenir nos éleveurs bio pour continuer à servir les marchés. Ils reprennent des couleurs et notre projet sur le lait infantile avec Arla va assurer des débouchés », a-t-il précisé. Annoncé en août 2024, le projet avec Arla consiste à fabriquer pour le groupe laitier danois des laits infantiles conventionnels et bio, via sa filiale Nutribio, destinés au marché chinois.

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La population française de truies a diminué modérément en 2024 en comparaison des cheptels de Pologne, des Pays-Bas, d’Espagne et d’Italie, observe-t-on pau travers des indicateurs sur la filière porcine édités par FranceAgriMer à la suite du conseil spécialisé Viandes blanches du 13 mars. La France a vu son effectif de truies diminuer de 1,8% en France, dans une mesure comparable à la Belgique (- 2,1%). L’ensemble du cheptel européen à 27 pays membres a reculé de 3,5% par rapport à 2023, de source Eurostat, sous l’effet du recul de 5,6% de l’Espagne, qui a le plus important cheptel (environ 2,6 millions de truies), ainsi que de la Pologne, de l’Italie et des Pays-Bas, de respectivement 9,6%, 8% et 14%. L’Allemagne, le deuxième cheptel européen (environ 1,4 millions de truies), est stable (-0,3%) tandis que le Danemark, troisième cheptel (près d’1,2 millions de truies), progresse de 2,3%. En France, indemne de Peste porcine africaine, le ratio de rentabilité (cotation de carcasse S (€/kg) / prix de l’aliment Ifip (€/kg) a dépassé 7 en 2024, et il restait en janvier 2025 « à un niveau assez correct », selon le commentaire d’environ 5,9), dans un contexte de stabilité du coût de l’aliment aussi bien que des cotations.

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L’Inao va reconduire en 2025 sa campagne de communication destinée à mieux faire connaître les Siqo (signes officiels d’identification de la qualité et de l’origine) aux jeunes. « L’évaluation menée par CSA sur la campagne de communication 2024 conclut à des résultats assez bons comparés à des campagnes du même type », souligne Carole Ly, directrice générale de l’Inao dans une déclaration à Agra Presse. Cette opération, visant à renforcer la notoriété des AOP, IGP, STG, produits de l’agriculture biologique et Label Rouge, a permis de mettre en lumière que les parents ayant leur premier enfant sont particulièrement sensibles à la campagne. Plusieurs canaux ont été mobilisés – presse écrite, publicité TV sur les plateformes de replay, site de recettes Jow et influenceurs – autour d’un temps fort, la Semaine de la qualité et de l’origine, début décembre. Sur la base de ce bilan positif, l’Inao a décidé de budgétiser 500 000 euros en 2025 pour reconduire cette opération, soit un peu moins que les 650 000 dépensés en 2024 en raison du travail de création des messages et supports qui a déjà été effectué. Deux temps forts sont prévus à l’été pour les produits de saison et en novembre. « Nous comptons particulièrement sur les ODG qui vont relayer les messages comme ils l’ont fait en 2024 », prévoit Carole Ly. L’Inao veut poursuivre ses efforts pour la notoriété des Siqo en préparant un dossier de subventions européennes pour les années 2026 à 2028.

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