Mot-clé : production mondiale

Par Agra

Grains : le CIC abaisse encore ses prévisions de production mondiale de blé et de maïs

En raison des fortes chaleurs en Europe, le Conseil international des céréales (CIC) a abaissé, une nouvelle fois, ses prévisions de production mondiale de blé et de maïs dans son rapport mensuel publié le 20 août. La production 2026-2027 de blé est désormais attendue à 817 Mt (-4 Mt en un mois) et celle de maïs grain à 1 305 Mt (-1 Mt en un mois). Tous grains confondus, la production mondiale est désormais prévue à 2 416 Mt (-6 Mt). Malgré ce recul, ce niveau constituerait la deuxième récolte la plus élevée de l’histoire, après 2025-2026. L’organisation a aussi révisé à la baisse sa prévision de consommation mondiale de grains, à 2 444 Mt (-3 Mt en un mois), « principalement liée à une révision de la demande pour l’alimentation animale ».

Concernant les échanges mondiaux de grains, ils sont revus légèrement à la hausse sur un mois (+1 Mt, à 451 Mt), « surtout en raison des besoins croissants de l’UE en importations de maïs ». Au-delà de ce frémissement, le CIC confirme le ralentissement du commerce mondial de grains (-16 Mt sur un an), « principalement en raison d’expéditions réduites vers le Proche-Orient et l’Afrique du nord ». Quant à l’arrêt du transit via la mer Noire provoqué par la guerre en Ukraine, il a surtout « affecté les flux de blé », avec une perte « d’environ 4 Mt par rapport à la normale » depuis mi-juillet.


Par Agra

Vin : la production mondiale se ressaisit en 2025, mais reste basse

La production mondiale de vin attendue en 2025 s’est « légèrement » redressée par rapport à 2024, année historiquement faible, mais reste basse et marquée par les aléas climatiques, selon l’OIV le 12 novembre. À 232 Mhl, elle affiche +3 % sur un an et -7 % comparée à la moyenne quinquennale. L’Europe se ressaisit, avec 140 Mhl prévus dans l’UE (+2 %), mais il s’agirait de sa deuxième vendange la plus faible depuis le début du siècle. De forts contrastes régionaux apparaissent. La France s’attend à 35,9 Mhl, un chiffre de 16 % inférieur à la moyenne 2020-24, sous l’effet de la chaleur, de la sécheresse et des mesures d’arrachage. Mêmes difficultés en Espagne, avec 29,4 Mhl attendus. L’Italie (47,4 Mhl), à nouveau premier producteur mondial, retrouve en revanche ses volumes historiques, quand des pays d’Europe du centre et de l’est dépassent leur moyenne (Hongrie, Roumanie, Autriche). Les Etats-Unis, quatrième producteur mondial, ne récupèrent que partiellement leurs volumes, à 21,7 Mhl, soit +3 % par rapport à la faible vendange de 2024. Quant à l’hémisphère sud, le bilan là aussi est mitigé, et globalement en deçà de la moyenne, avec une reprise « modeste » en Afrique du Sud, Australie, Nouvelle-Zélande et Brésil, compensant un recul marqué au Chili lié à des intempéries et un manque d’eau récurrent.