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À l’occasion d’une rencontre, le 8 septembre, avec le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, le Premier ministre Sébastien Lecornu a indiqué son souhait de réunir la profession agricole, mi-octobre, autour des préfets, pour faire un bilan de la distribution du « fonds de réarmement », doté de 220 M€. Les préfets ont été notifiés le 7 septembre au soir de l’enveloppe allouée à leurs départements respectifs. Le syndicat majoritaire a répété sa demande de mesures complémentaires portant sur le financement bancaire, pour aboutir à des prêts à taux zéro grâce à la bonification de l’État ; la FNSEA souhaite aboutir à des prêts de 50 000 € sur deux ans avec report du paiement du capital en fin de tableau. Le syndicat a également fait part de retards dans le calendrier de versement des aides à l’achat de GNR (gazole non routier) pour les mois de mai et juin. Enfin, la FNSEA a aussi présenté ses demandes concernant le plan de rebond, qui inclura des dispositions fiscales (projet de loi de finances 2027) et sociales (projet de loi de financement de la sécurité sociale).

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Dans une réponse écrite à des parlementaires sur les « difficultés financières » de Vivéa, fonds d’assurance formation des chefs d’exploitation agricole, le ministère de l’Agriculture a dit le 25 juin être « très impliqué dans la formation professionnelle continue » et souligné que « les diplômes, titres et certificats du ministère chargé de l’Agriculture, dont Certiphyto fait partie, en tant que profession réglementée, sont accessibles via le Compte personnel de formation (CPF) ». Vivéa dit faire face à « un contexte tendu » pour son fonctionnement. En 2026, le budget du fonds est « fortement contraint », après « une baisse significative des cotisations formation, elle-même liée à la diminution des revenus agricoles ».

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La Commission européenne a dévoilé, le 8 septembre, sa nouvelle approche stratégique en matière de recherche et d’innovation pour l’agriculture, la sylviculture, les zones rurales et les systèmes alimentaires destinée à être un levier afin de renforcer la compétitivité, la durabilité et la résilience dans la chaîne. Elle s’appuie sur les résultats de l’actuelle qui date de 2016 ainsi que de la stratégie Food 2030 et s’articule autour de deux cadres que Bruxelles considère liés et complémentaires : AgRI 2040 et Food 2040. L’objectif de la Commission européenne est de « renforcer l’écosystème d’innovation agroalimentaire » tout au long de la chaîne et stimuler la mise à disposition des résultats de cette recherche aux exploitations agricoles. Pour ce faire, Bruxelles dévoile près d’une vingtaine d’actions à mettre en œuvre entre 2026 et 2028. « La recherche et l’innovation peuvent véritablement transformer nos pratiques agricoles et la gestion de nos espaces ruraux », souligne le commissaire à l’Agriculture Christophe Hansen. Et d’ajouter : « Notre mission est de veiller à ce que ces idées ne restent pas cantonnées aux laboratoires, mais soient testées, adaptées aux réalités locales et transformées en solutions concrètes, utilisables et déployables à plus grande échelle ».

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L’interprofession laitière (Cniel) a tiré un premier bilan de la saison estivale le 8 septembre, apportant des éléments chiffrés sur les conséquences des trois vagues de chaleur de cet été. La collecte, en recul de « 9,4 % entre les semaines 25 et 26, peine à retrouver une dynamique. Sur la semaine du 10 au 16 août, elle restait en léger recul par rapport à 2025 (-0,1 %), avec des situations contrastées selon les régions », écrit le Cniel dans une note de situation. « Les fourrages sont recul de 35 % par rapport à une année normale, avec certaines zones où le recul est de 75 % », souligne Pascal Le Brun, président du Cniel. Les animaux souffrent avec une hausse des germes et des cellules dans le lait, et des boiteries et des mammites plus nombreuses. Les veaux sont aussi en danger, notamment ceux âgés de 3 à 20 jours, dont le nombre d’équarris a augmenté de 40 % en juin par rapport à la normale. La transformation a subi des arrêts de production dans certains départements à cause du manque d’eau, alors que la consommation de produits laitiers a été en recul en juin, juillet et août, situation jamais observée depuis quatre ans. Le principal risque est que le manque de fourrage, ou son coût trop élevé, entraîne une décapitalisation qui pourrait se concrétiser dans les prochains mois, même si elle n’est pas encore visible dans les chiffres.

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Le président américain Donald Trump a signé, le 4 septembre, deux nouveaux décrets afin d’aider les éleveurs de bétail des États-Unis au moment où le pays subit des prix records du bœuf. Dans le premier décret, le locataire de la Maison Blanche souhaite mettre fin aux protections dont bénéficient les loups gris et les loups du Mexique en tant qu’espèces menacées. Pour ce faire, il charge Doug Burgum, secrétaire à l’Intérieur, de déterminer dans un délai de 90 jours si les critères pour un reclassement sont remplis. En outre, il appelle la secrétaire à l’Agriculture Brooke Rollins à réexaminer les règles d’étiquetage d’origine des produits de bœuf afin de les renforcer. Le second décret concerne les règles de concurrence et vise notamment à soutenir la capacité des éleveurs à abattre, transformer, emballer et vendre leur propre viande. Ces nouvelles annonces viennent compléter le vaste plan en faveur des éleveurs présenté le 31 août par Brooke Rollins et destiné à reconstituer le cheptel bovin à viande américain. Au-delà du prix du bœuf, ces mesures interviennent également en réponse aux critiques émises par le secteur à la suite du projet d’augmentation des importations de viande bovine en provenance de pays tiers.

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Conscients que les fonds européens manquent, alors que 540 M€ ont déjà été débloqués avant l’été pour faire face l’envolée des prix des engrais, les ministres de l’Agriculture de l’UE, réunis les 7 et 8 septembre à Dublin pour une réunion informelle, comptent surtout sur Bruxelles pour faire preuve de flexibilité dans la mise en œuvre de la Pac et des obligations environnementales dans les prochains mois. Le commissaire européen Christophe Hansen doit faire le point sur la situation le 8 septembre. Lors d’un échange avec la presse le 7 septembre en marge de la réunion, il a indiqué que les yeux des ministres étaient surtout tournés vers le prochain cadre financier pluriannuel 2028-2034, et en particulier l’« objectif rural » qui devrait représenter au minimum 10 % des fonds des plans de partenariats nationaux et régionaux. Il estime que cet argent pourra être largement consacré à des investissements dans l’irrigation et la gestion de l’eau. Quelque 15 % du fonds « Next Generation EU » ont déjà été utilisés en Espagne pour moderniser les systèmes d’irrigation, a souligné le ministre espagnol Luis Planas. Il plaide aussi pour la création d’un réseau européen afin de soutenir les systèmes d’assurance.

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En marge de la réunion informelle des ministres de l’Agriculture, le 7 septembre à Dublin, le ministre irlandais Martin Heydon, dont le pays préside le Conseil de l’UE, a confirmé son intention de finaliser une approche générale partielle sur la prochaine Pac dès le mois d’octobre. Il espère en effet qu’un accord pourra être trouvé, à l’exception des éléments financiers, qui resteraient entre crochets, sur la proposition de Bruxelles lors de la réunion des ministres des Vingt-sept les 26 et 27 octobre à Luxembourg. Les experts agricoles des États membres – qui se réunissaient eux aussi à Dublin, en comité spécial Agriculture, en parallèle de la réunion ministérielle –, ont fait le point sur l’état des discussions. Beaucoup de délégations ont, semble-t-il, convenu que le compromis actuel constituait un bon équilibre entre une approche commune et une flexibilité suffisante pour les États membres. Des discussions techniques et des travaux supplémentaires sur certains articles restent nécessaires, notamment concernant les dispositions qui ont été transférées du règlement financier vers la Pac. Ces points devraient être examinés fin septembre ou début octobre en groupe de travail. L’examen technique du texte serait alors globalement finalisé.

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Dans un rapport sur la mise en œuvre de la Pac 2023-2027, publié le 2 septembre, la Cour des comptes – qui avait déjà publié un rapport sévère en 2023 sur l’agroécologie – regrette que la France n’ait pas décliné « pleinement » les ambitions du Pacte vert européen, et fait plusieurs recommandations, qui ne doivent pas forcément attendre la Pac post-2027. La Cour des comptes propose à nouveau de rehausser « l’ambition du niveau supérieur de l’éco-régime (avec des exigences et un montant unitaire rehaussés) » et de « revaloriser davantage la voie réservée à l’agriculture biologique ». Elle plaide également pour concentrer les MAEC « sur les territoires prioritaires » (notamment vers les aires de captage prioritaire) et « réduire le nombre de mesures proposées ». Elle constate en effet que, sur l’ensemble des surfaces couvertes par une MAEC ou une aide à l’agriculture biologique, seules 9 % concernent des aires d’alimentation de captage (AAC). Inversement, seulement 4 % des surfaces des AAC sont couvertes par une aide MAEC ou une aide à l’agriculture biologique. Enfin, la Cour remet en question l’arbitrage d’Annie Genevard concernant les reliquats d’aide bio, et plaide pour qu’ils soient réalloués vers « des aides en faveur de la transition environnementale ». Sur 257 M€ de reliquats 2023 et 2024, 141 M€ étaient revenus à la bio et aux MAEC. Pour 2025 et 2026, 40 M€ ont été fléchés vers la bio et les MAEC, une autre partie (93 M€) doit permettre à Bercy de faire de économies.

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La coopérative Arterris envisage de céder l’abattoir de canards et volailles de sa filiale Fermiers Occitans, dans le Tarn, n’ayant pas trouvé de repreneur pour cette activité « fortement déficitaire depuis plusieurs années », après une « démarche active de recherche de repreneurs » engagée depuis plusieurs mois et restée infructueuse, indique l’entreprise à Agra Presse confirmant l’information parue dans la presse. D’après Réussir Aviculture en mai 2024, Fermiers Occitans abattait et transformait à l’époque les canards gras IGP de 41 éleveurs (400 000 à 500 000 têtes avant la pénurie de cannetons de 2023 due à l’influenza) et les volailles Label Rouge de 17 éleveurs (400 000 têtes). L’entreprise développait aussi une filière de poulet certifié. En juin 2025, Arterris avait annoncé son alliance avec la coopérative aveyronnaise Natera, concernant Fermiers Occitans et le groupement de Natera de plus de 150 éleveurs (source Unigrains en 2024) La Quercynoise. Cette alliance « se poursuit, avec pour objectif de consolider et pérenniser la filière palmipède dans le Sud-Ouest », rapporte l’attachée de presse d’Arterris. Les outils du canard gras sont, pour Arterris, l’abattoir de Labruguière (Tarn) et l’outil de transformation de Montauban (Tarn-et-Garonne), et pour Natera, l’abattoir et l’outil de transformation de Gramat (Lot), en phase de rénovation.

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Plusieurs centaines de paysans et de partisans de l’ex-président socialiste Evo Morales ont défilé le 4 septembre à Cochabamba, dans le centre de la Bolivie, contre un décret qui a doublé le prix du diesel pour certaines catégories, a constaté l’AFP. La police n’a pas cherché à disperser la manifestation, alors que le pays est toujours sous le régime de l’état d’exception, décrété en juin par le président Rodrigo Paz après des semaines de manifestations antigouvernementales. Les manifestants ont brandi des drapeaux indigènes et des pancartes exigeant du président de centre droit l’abrogation de la norme. L’un d’eux tirait un tracteur avec une corde. Mi-août, le gouvernement a publié un décret qui a doublé le prix du litre de diesel pour les consommateurs qui en achètent de grandes quantités, parmi lesquels figurent les producteurs agricoles. Le prix est passé pour eux de 0,8 à 1,5 dollar. «Cela contribue fortement à la hausse du coût du panier de base», a déploré Elena Aine, une agricultrice de 40 ans. Le gouvernement a indiqué mercredi que les petits agriculteurs qui s’inscriront dans un registre pourront acheter jusqu’à 2.500 litres par mois au prix de 0,8 dollar le litre. Mais les paysans réclament toujours la suppression du décret.

Marion GHIBAUDO