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À l’issue de son examen en première lecture, les députés ont adopté, le 2 juin, le projet de loi d’urgence agricole à 369 voix pour, et 178 voix contre, grâce aux voix du Rassemblement national, du centre et de la droite. L’examen du texte va se poursuivre au Sénat, où la droite est majoritaire. Il débutera en commission le 17 juin, puis en séance publique le 29 juin. En théorie, le centre et la droite sont en position de force ; ils disposent de sept voix sur quatorze en commission mixte paritaire (CMP), et peut-être d’une huitième si la règle du siège tournant est en leur faveur – cela dépendra du nombre de textes examinés avant le PJL. Le texte adopté en CMP devra toutefois convaincre l’Assemblée, où le Rassemblement national devrait jouer un rôle important. Lors d’un point avec la presse, le ministère de l’Agriculture a indiqué son satisfecit de retrouver la « quasi-totalité » des thèmes qu’elle souhaitait aborder, avec toutefois de grosses divergences avec le texte adopté par les députés sur les relations commerciales (instauration d’un prix plancher, suppression des tunnels de prix), le commerce international (interdiction des denrées produites avec des molécules interdites en France), ou encore l’approvisionnement des cantines (prix plancher, priorité aux produits locaux…). Le ministère ne manifeste pas de velléités d’introduire de nouvelles dispositions, notamment après le rapport sénatorial sur les marges ; il se dit en attente de propositions sur ce point.

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D’après un arrêté paru au Journal officiel le 2 juin, l’État mettra gratuitement à disposition des éleveurs plus de 800 000 doses de vaccins contre la fièvre catarrhale ovine de sérotype 1 (FCO-1). Toutefois, le texte prévoit que, pour cette seconde campagne, qui durera jusqu’au 31 décembre 2026, « les frais vétérinaires inhérents à la prescription et à l’acte d’injection sont à la charge de l’éleveur ». Dans le détail, les 813 191 doses pourront être utilisées pour protéger les ovins, bovins et caprins dans « tous les départements de France métropolitaine », comme le précise une instruction technique du 21 mai. La FCO-1 est actuellement présente en Espagne, mais pas en France. À l’été 2025, le ministère de l’Agriculture avait mis en place une première campagne de vaccination préventive pour un million d’ovins et 700 000 bovins, dans un « cordon sanitaire » le long des Pyrénées. Les doses et l’acte de vaccination étaient alors pris en charge par l’État. En ce printemps 2026, deux sérotypes de la FCO sont présents dans l’Hexagone, en particulier dans l’Ouest (Bretagne et Normandie notamment) : la FCO-3 (avec 7 606 foyers) et la FCO-8 (avec 3 342 foyers entre le 1er juin 2025 et le 7 mai 2026). Quant au sérotype 4, il est encore classé comme endémique en Corse, mais pas en France continentale.

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Le développement d’un épisode El Niño est probable à 80 % entre juin et août, augmentant le risque d’événements météorologiques extrêmes dans les prochains mois, a alerté le 2 juin l’Organisation météorologique mondiale (OMM). Selon la dernière mise à jour de l’agence onusienne, les températures « exceptionnellement chaudes » des eaux du Pacifique tropical favorisent les conditions de la formation d’un épisode El Niño. L’OMM estime par ailleurs à environ 90 % la probabilité que cet épisode se maintienne au moins jusqu’à novembre et table sur un « épisode au moins modéré, voire fort ». Entre fin avril et mi-mai, la température de surface de la mer dans le centre-est du Pacifique équatorial s’est rapprochée des seuils caractérisant ce phénomène, sous l’effet des températures « exceptionnellement élevées » sous la surface, dépassant de plus de 6°C les normales saisonnières, note l’OMM. Parallèlement, les valeurs de l’indice d’oscillation australe, la composante atmosphérique d’El Niño, « concordent » avec la mise en place de conditions d’apparition du phénomène, ajoute l’organisation. « Nous devons nous préparer à un épisode El Niño potentiellement puissant, qui exacerbera la sécheresse et les fortes pluies et augmentera le risque de vagues de chaleur à la fois sur les terres émergées et dans les océans », a prévenu la secrétaire générale de l’OMM, Celeste Saulo, citée dans un communiqué.

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Par un arrêté paru au journal officiel du 2 juin, le ministère de l’Agriculture abaisse le niveau de risque épizootique d’influenza aviaire hautement pathogène à « Négligeable » sur l’ensemble du territoire métropolitain, levant notamment la contrainte de claustration sans supprimer la surveillance virale. Il justifie cette décision par l’« amélioration de la situation sanitaire dans l’avifaune sauvage », aussi bien en France que dans les pays voisins. Le niveau de risque était passé d’élevé à modéré le 27 avril. La plateforme française Esa sur les épizooties montre dans son bulletin hebdomadaire du 27 mai une situation apaisée depuis un mois au niveau européen, quelle que soit l’espèce sauvage (cygnes, oies, goélands, mouettes, grues, rapaces, etc.). En élevage, des cas ont été déclarés en Haute-Garonne en mai et la circulation virale reste active en Pologne. Mais ils ne remettent pas en cause le niveau de risque négligeable en France. Une zone réglementée persiste jusqu’à la mi-juin, selon la chambre d’Agriculture de Haute-Garonne, autour du foyer détecté le 18 mai dans une basse-cour à proximité d’un élevage infecté.

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L’accord de Turnberry a été validé par la commission du commerce du Parlement européen le 2 juin, par 31 voix pour, 6 contre et 3 abstentions. Ce vote illustre la volonté de Bruxelles d’apaiser les tensions avec Washington. Sous la menace d’une date butoir au 4 juillet et de taxes de 200 % sur le champagne, l’UE a choisi la désescalade pour ne pas se mettre Donald Trump à dos. Pour ce faire, elle a consenti à supprimer ses droits de douane sur des centaines de produits industriels et surtout agricoles, mais sans détailler ces derniers. Ce choix s’apparente à un sacrifice partiel de l’agriculture européenne au profit d’une paix commerciale précaire. En effet, si l’UE ramène ses taxes à zéro sur de nombreux produits, les États-Unis maintiennent un droit forfaitaire de 15 % sur les exportations européennes. Une clause de caducité prévoit l’expiration de l’accord en décembre 2029. Les députés européens doivent se prononcer définitivement sur l’accord lors de la session plénière à Strasbourg le 16 juin prochain.

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Le gouvernement devra consulter les groupements de défense sanitaire (GDS) et les « organisations professionnelles vétérinaires » avant de publier les ordonnances de mise en application des Assises du sanitaire : c’est que prévoient deux amendements au projet de loi d’urgence agricole (PLUA) adoptés le 29 mai par les députés. « Les GDS sont des organismes à vocation sanitaire reconnus par le Code rural », rappelle Pascal Lecamp (Modem) dans son amendement, estimant que leur « expertise » et leur « connaissance des réalités locales » doivent « nécessairement éclairer la rédaction des ordonnances ». Quant à l’amendement sur les vétérinaires, il émane du gouvernement. Concernant la réforme de l’identification animale, plusieurs amendements identiques – dont un du gouvernement – précisent les modalités d’accès des chambres d’agriculture et des interprofessions aux données animales. Il s’agit de corriger la rédaction adoptée en commission, qui risquait « d’être entachée d’irrégularité constitutionnelle », car elle élargissait le champ des ordonnances. Pour rappel, l’article 15 habilite l’exécutif à prendre des ordonnances pour traduire le résultat des Assises du sanitaire (financement et gouvernance du système sanitaire, identification animale, etc.). En commission, les députés ont réduit le délai imparti pour leur publication.

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D’après un arrêté paru au Journal officiel le 31 mai, le sérotype 4 de la fièvre catarrhale ovine (FCO-4) n’est plus considéré comme enzootique en France continentale (l’équivalent d’« endémique » pour les maladies animales). La FCO-4 est désormais classée comme « exotique », sauf en Corse où elle est toujours enzootique. Ce sérotype n’a « pas été isolé en France hexagonale depuis 2018 », rappelle le ministère de l’Agriculture, alors que l’Île de beauté a dénombré dix « foyers cliniques » entre le 1er juin 2024 et le 31 mai 2025. En vertu d’un arrêté du 4 juillet 2024, les mesures de gestion sont différenciées selon le statut du sérotype. Un foyer d’un sérotype exotique donne lieu à la création d’une zone régulée, avec interdiction de sortie des animaux sensibles (ovins, bovins, caprins). Le but est de « limiter l’extension de la maladie et préserver les échanges commerciaux avec les autres États membres », selon la Rue de Varenne. Les animaux infectés par un sérotype enzootique, eux, peuvent circuler sous condition de vaccination et de désinsectisation. En France, les sérotype 3 et 8 sont classés « enzootiques », ils sont particulièrement actifs dans l’Ouest (Bretagne et Normandie notamment), avec 7 606 foyers de FCO-3 et 3 342 foyers de FCO-8 entre le 1er juin 2025 et le 7 mai 2026.

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Alors que l’Assemblée nationale doit se prononcer en première lecture sur le projet de loi d’urgence agricole le 2 juin, la FNSEA estime, dans un communiqué paru le 1er juin, que la version adoptée par les députés est « très insatisfaisante », tout en les appelant tout de même à l’adopter. Comme en commission, le syndicat dénonce l’absence de certains députés et « l’illisibilité des arbitrages du gouvernement ». La FNSEA, qui demandait notamment un chapitre sur les autorisations de mise sur le marché des pesticides, souligne que le texte « fait totalement l’impasse » sur ce dossier. Pour le syndicat, le projet de loi « place le curseur sur la gestion de la prédation et de l’eau à son plus bas niveau ». Après le vote des prix plancher et la suppression de l’extension des tunnels de prix, la FNSEA estime que le texte « tente de détricoter la construction du prix en marche avant ». Dans leur propre communiqué, la FNB (éleveurs de bovins viande, FNSEA) et la FNPL (producteurs laitiers) sont moins critiques : « Peu importe le mécanisme retenu dès lors qu’il permet de couvrir l’ensemble des coûts ».

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  « Au 20 mai 2026, la pousse cumulée des prairies permanentes est supérieure de 20 % à celle observée à cette date durant la période de référence 1989-2018 », selon le dernier bulletin Infos rapides publié par Agreste (ministère de l’Agriculture) le 28 mai. Ce constat intervient alors que le mois d’avril a été très sec, ce qui a perturbé la pousse de l’herbe sur l’ensemble du territoire, mais que le début du mois mai a été marqué par des températures anormalement fraîches. On observe toutefois des différences d’une région à une autre. L’excédent est proche de 30% en Franche-Comté et Auvergne-Rhône-Alpes. Mais en Nouvelle- Aquitaine, la pousse cumulée est à peine supérieure à la normale, les très fortes pluies de l’hiver ayant retardé le début de la pousse. Sur le dernier mois, la pousse a été normale en Auvergne-Rhône-Alpes, déficitaire partout ailleurs. Le déficit sur un mois est même supérieur à 20% sur une large bande allant des côtes atlantiques au Grand-Est.

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Les exportations néerlandaises de produits horticoles ornementaux (fleurs coupées, plantes en pot, arbres et bulbes) ont représenté une valeur d’environ 12,3 milliards d’euros (Md€) en 2025, selon un rapport de l’Institut néerlandais de la statistique et de l’université de Wageningen. Elles enregistrent une hausse de 4,2 % par rapport à l’année précédente. Les fleurs coupées ont progressé d’environ 6,2 %. Une récolte de bulbes inférieure à la moyenne réduisant le nombre de tulipes disponibles pour le forçage durant la saison 2024-2025 a pesé sur l’offre et influencé les prix des fleurs coupées. «Les roses néerlandaises continuent de rencontrer des difficultés sur les marchés internationaux. Leur qualité n’est pas remise en question, mais l’écart de prix entre une rose néerlandaise et les roses importées demeure un frein pour la plupart des acheteurs», souligne l’étude, qui note une nouvelle réduction des surfaces consacrées à cette fleur en 2025. Les exportations de plantes en pot ont, quant à elles, légèrement reculé (-0,4 %). Les autres cultures ont enregistré une croissance de 4,4 %. L’Allemagne, le Royaume-Uni et la France restent les principales destinations des exportations de produits horticoles ornementaux néerlandais, enregistrant chacune une croissance modeste d’environ 2 %. Source Agra

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