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Pour la 35e édition du Sommet de l’élevage, qui se tiendra du 6 au 9 octobre à Cournon-d’Auvergne (Puy-de-Dôme), 2 000 animaux devraient être présents, pour lesquels l’obligation vaccinale « n’est pas prévue à ce stade », a indiqué le président du salon Jacques Chazalet le 4 octobre, selon l’AFP. Le protocole sanitaire sera « le plus souple et le plus rassurant possible », a déclaré en conférence de presse Jacques Chazalet, qui ne souhaite pas « appliquer le principe de précaution à outrance ». En 2025, en pleine épidémie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), le sommet s’était tenu sans vaches, faisant passer le nombre de bêtes présentes de 2 000 à 700. Cette année, pour ce retour « attendu » des vaches, deux races bovines seront mises à l’honneur : la limousine, côté bovins allaitants, et la jersiaise, côté bovins laitiers. Les organisateurs du Sommet espèrent accueillir 125 000 visiteurs et battre un record de fréquentation. En 2025, celle-ci avait fortement diminué, en grande partie à cause de l’absence des bovins. Par ailleurs, pour la première fois, le Sommet de Cournon comportera un pôle « sanitaire et santé animale » qui regroupera, lors de tables rondes et de conférences, les principaux acteurs du secteur, tels que des vétérinaires, ou encore les laboratoires.

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À l’occasion du congrès du syndicat à Bourg-en-Bresse (Ain), Jocelyn Dubost, cultivateur en Isère de 31 ans, a été élu, le 4 juin, président de Jeunes Agriculteurs. Il succède à Pierrick Horel. Installé à Courtenay (Isère), à une quarantaine de kilomètres à l’est de Lyon, Jocelyn Dubost a repris en 2015 les 225 ha – 120 ha de céréales (maïs, blé, tournesol) et le reste en prairie – qu’il cultivait jusque-là avec son oncle. Sa découverte du syndicalisme remonte à 2014, en tant que bénévole pour un concours de labour. Il a ensuite gravi les échelons chez Jeunes Agriculteurs, devenant président de JA Isère (2020-2022), puis de JA Auvergne-Rhône-Alpes (2022-2026). À l’échelle nationale, Jocelyn Dubost souhaite poursuivre le travail sur les projets d’avenir, inscrits dans le projet de loi d’urgence agricole. « Nous demandons que les plans et contrats d’avenir soient financés par la mise en place d’une nouvelle contribution, assise sur la restauration hors domicile », a-t-il lancé dans son discours. La gestion de l’eau lui tient également à cœur. Dans le cadre de la loi d’urgence, il appelle à « placer les agences de l’eau sous la tutelle de l’État. Concrètement se sont les préfets qui doivent présider les comités de bassins [et] les commissions locales de l’eau. »

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Quelques jours après l’épisode de chaleur exceptionnel qui a touché la France, plusieurs préfectures ont mis en place des mesures de restrictions d’usage des prélèvements en eau dans leur département. Si le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) jugeait encore le niveau des nappes « satisfaisant » en avril, il soulignait déjà l’incertitude des prévisions pour l’été. Dans les Pyrénées-Orientales, où plusieurs secteurs du département ont été placés en vigilance, en alerte ou en crise, la préfecture estime, dans un communiqué du 2 juin, que la récente vague de chaleur, associée au démarrage de la saison d’irrigation agricole, a accéléré la baisse des débits des cours d’eau. Des mesures ont également été prises dans les Pyrénées-Atlantiques, où les agriculteurs du bassin de l’Ousse des Bois doivent réduire de moitié leurs prélèvements. Dans la Vienne, les restrictions concernent le bassin de la Dive, tandis que plusieurs secteurs ont été placés en alerte ou en alerte renforcée en Vendée et en Dordogne. La Saône-et-Loire et la Seine-Maritime sont, quant à elles, passées en vigilance sécheresse. Selon les départements, les mesures vont de simples appels à la sobriété jusqu’à l’obligation de réduire les volumes prélevés, notamment pour l’irrigation agricole.

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Au premier trimestre 2026, les exportations françaises de viande bovine « ont subi un revers de 11 % comparé à 2025 », constate l’Institut de l’élevage (Idele) dans son bulletin Tendances publié le 28 mars. Principale explication, selon l’Idele : la viande de jeunes bovins (JB), qui représente la moitié de l’export français, est « moins bien positionnée à l’export [en termes de prix] depuis mi-octobre comparée à certaines origines européennes ». Le marché européen du JB est « sous pression », explique l’Idele, car « les prix élevés et la réduction du pouvoir d’achat liée à la flambée des prix de l’énergie freinent la demande ». De quoi accroître l’actuelle baisse saisonnière des cours. S’y ajoute une « forte hausse » des importations de viande bovine en provenance des pays tiers, qui viennent concurrencer les productions du Vieux continent. Fait marquant : au premier trimestre, le Brésil est devenu le premier fournisseur de l’Italie, détrônant la Pologne et la France, comme le souligne Les Marchés (groupe Réussir). De son côté, l’export en vif, spécialité française, recule aussi lourdement début 2026. En baisse depuis plusieurs années, les envois de broutards ont enregistré une baisse de 15 % au premier trimestre 2026, « avec seulement 261 000 têtes envoyées », selon l’Idele.

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Après plusieurs semaines de baisse, les cotations nationales des vaches (entrée abattoir) ont connu un rebond en semaine 22 (du 25 mai), apprend-on dans le bulletin hebdomadaire d’Interbev publié le 4 juin. Par rapport à la semaine précédente, les vaches U gagnent 8 ct€/kgéc, contre 2 ct€/kgéc pour les vaches R et 3 ct€/kgéc pour les vaches O. « Les cours des vaches avaient un peu reculé après Pâques mais cette période semble se clôturer », observait l’Institut de l’élevage (Idele) dès le 28 mai dans son bulletin Tendances, notant que « les effectifs se présentant à l’abattage restent toujours très faibles ». « Le marché s’est réajusté sur quasiment toutes les catégories et montre à présent des signes de stabilisation. » Les prix des broutards exportés vifs se stabilisent, tandis que ceux des jeunes bovins (JB) engraissés en France continuent leur chute (-4 ct€/kgéc en semaine 22, pour les conformations U et R). Due « traditionnellement à une demande qui diminue après l’hiver », cette baisse saisonnière est « particulièrement marquée » cette année, dans un contexte de « baisse de pouvoir d’achat en Europe », analyse l’Idele. En hausse quasi continue depuis 2024, les cours de tous les bovins ont chuté en avril ; une baisse « injustifiée » pour la FNB (éleveurs de bovins viande, FNSEA), qui a déclenché des actions syndicales.

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En attendant l’instauration d’un système de distribution par pays, les quotas d’exportation attribués en 2026 au Mercosur en miel, ovoproduits, riz et bœuf ont été rapidement remplis, profitant notamment à une poignée de sociétés argentines. Grace à une procédure administrative efficace, l’Argentine a raflé une grande partie des quotas d’exportation vers l’Union européenne, a déclaré Fernando Brun, le négociateur en chef de la diplomatie argentine, lors du congrès de la filière argentine du maïs (Maizar), tenu à Buenos Aires le 27 mai. « Le secteur privé argentin a répondu si vite à l’appel que le ministère de l’Agriculture brésilien a lancé, à la mi-mai, une alerte rouge sur son site internet », a-t-il expliqué. Le gouvernement du Brésil a confirmé l’épuisement des quotas de riz réservé au Mercosur en 2026. En ovoproduits, une seule entreprise argentine, Ovoprot, a expédié, au 15 mai, la totalité du quota trimestriel vers l’UE, soit 333 tonnes (t) d’œufs coquille et 74 t de poudre d’œuf entier. Les industriels du bœuf de l’Argentine et de l’Uruguay ont fourni en seulement quatre jours presque la totalité du nouveau contingent d’exportation de bœuf vers l’UE ouvert dans le cadre de l’accord de libre-échange avec le Mercosur, soit 11 000 t pour une valeur totale de 160 M$ attribués pour les mois de juin, juillet et août, rapporte le média argentin El Cronista. (par notre correspondant Marc-Henry André)

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Alors que la Maison Blanche souhaite imposer de nouvelles surtaxes au nom de la lutte contre le travail forcé, dont l’UE est l’une des cibles, le représentant américain au Commerce (USTR), Jamieson Greer, a tenté le 4 juin de rassurer ses homologues européens sur ses intentions. « Nous tiendrons bien sûr compte de l’accord de Turnberry », conclu avec l’UE en juillet, a-t-il ainsi déclaré en marge d’une réunion ministérielle à l’OCDE à Paris. L’USTR a lancé le 2 juin une consultation publique en vue d’imposer des tarifs douaniers de 12,5 % pour 45 pays ayant échoué à instaurer une interdiction de l’importation de biens issus du travail forcé. L’UE, qui dispose d’une législation en la matière, ne serait taxée qu’à 10 %, car ses efforts sont jugés insuffisants. Des droits que Bruxelles estime « injustifiés », appelant Washington à respecter les engagements de la déclaration transatlantique de juillet. En effet, celle-ci contient déjà une clause dans laquelle les deux parties s’engagent à lutter contre le travail forcé. « Il existe une marge pour intégrer cet accord dans le cadre de notre démarche », a rétorqué Jamieson Greer, « à condition que l’Union européenne respecte ses engagements ».

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«L’État français doit avoir le courage de mettre sur la table le sujet d’un nouvel abaissement du niveau de protection du loup», indique le rapport de la mission d’information du Sénat sur le pastoralisme, adopté le 3 juin par la commission des Affaires économiques, à l’unanimité (abstention du groupe écologiste). Après le récent abaissement au niveau d’espèce simplement «protégée», ce nouveau déclassement retirerait le loup de liste des espèces protégées par la Convention de Berne et la directive européenne Habitats. Par ailleurs, le rapport propose aussi de «supprimer le reste à charge de 20 % pour les éleveurs pour le déploiement des mesures de protection» contre le loup, avec un financement par le ministère de la transition écologique. Sur 13 recommandations, 5 portent sur la gestion du loup, qualifié de «menace existentielle pour le pastoralisme». Sur les autres sujets, les élus veulent notamment «maintenir voire renforcer» l’ICHN dans la prochaine PAC, inclure les «produits issus du pastoralisme» dans les objectifs Egalim en restauration collective, ou encore «faciliter les retenues collinaires multi-usages» pour stocker l’eau. Des dispositions dont certaines sont incluses dans deux textes bientôt examinés par le Sénat : le projet de loi d’urgence agricole (fin juin) et la proposition de loi sur la montagne (début juillet). Source Agra

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Dans un rapport sur l’avenir de la fiscalité de l’énergie paru le 3 juin, le Conseil des prélèvements obligatoires (CPO), institution associée à la Cour des comptes, propose que le secteur agricole et forestier conserve son tarif réduit sur le gazole non routier (GNR) «le temps de bénéficier de solutions alternatives viables aux énergies fossiles». Le CPO plaide toutefois pour que ses modalités de mise en œuvre (remise intégrale dès la facturation) fassent l’objet «d’une évaluation de son efficacité dans la lutte contre la fraude». Rappelant que la suppression du GNR agricole a fait l’objet de trois reports successifs, puis d’une annulation en 2025, et d’une remise temporaire supplémentaire depuis avril en raison de la guerre en Iran, les auteurs estiment que cet «échec» s’explique «notamment par l’importance de l’exposition du secteur agricole et de l’industrie agroalimentaire à la concurrence internationale, mais aussi par l’absence de solution technique mature pour la décarbonation des engins agricoles». Par ailleurs, pour le CPO, «une révision de l’accise ne répondrait que partiellement aux enjeux de décarbonation du secteur, qui relèvent principalement de sources non énergétiques». Et de souligner la prépondérance des émissions liées au méthane et au protoxyde d’azote dans le bilan carbone du secteur. Source Agra

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La déléguée générale de la FCD (distributeurs) Judith Jiguet a pris la parole le 3 juin pour dire tout le mal qu’elle pensait du rapport sénatorial d’Antoinette Guhl sur les marges des distributeurs et des industriels. Elle s’est dit «profondément choquée», «abasourdie» et «en colère» au sujet d’un rapport qualifié de «réquisitoire sans nuance» qui finit «par discréditer celui qui l’écrit». Et qui «donne le sentiment d’avoir choisi son coupable » avant de le rédiger.  Pour soutenir son argumentation, la FCD a publié une «note de décryptage» pointant 12 affirmations du rapport qu’elle juge fausses. Parmi elles, la FCD dément que, sur 100 euros de valeur alimentaire, 40 euros reviennent à la grande distribution, avançant plutôt le chiffre de 8,90 euros. La FCD explique que le rapport se base sur une «réinterprétation et une agrégation de données erronées» issues des travaux sur l’euro alimentaire de l’économiste Philippe Boyer (données 2018) publiés par l’OFPM. Cette étude donne le chiffre de 40% qui agrège restauration, grossistes, services et commerce alimentaire. Le document de la FCD bat en brèche les affirmations clés du rapport sur d’autres thèmes comme la dépendance économique, la concentration des enseignes, les centrales d’achat, y compris européennes ou les péréquations entre les rayons. Source Agra

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