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Une partie de la sixième zone réglementée mise en place afin de lutter contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) dans le Sud-Ouest sera « levée à compter du 27 janvier », annonce le ministère de l’Agriculture dans un communiqué le 26 janvier. Cette mesure concerne « plus de 500 communes situées dans le Gers, les Pyrénées-Atlantiques et les Hautes-Pyrénées » (voir la carte). Les bovins pourront désormais en sortir « vers l’ensemble du territoire national, sous conditions stricte de vaccination », indique la Rue de Varenne. La zone concernée devient une « zone vaccinale de type 2 » (ZV 2, zone vaccinale suivant une zone réglementée), par opposition à la zone vaccinale de type 1 (vaccination préventive sans foyer).  

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La justice française a annoncé le 22 janvier l’ouverture d’une enquête sur le décès suspect, le 8 janvier, à l’hôpital Haut-Lévêque de Pessac, près de Bordeaux, d’un bébé né le 25 décembre 2025. «Une fois sorti de la maternité, le nourrisson avait notamment été alimenté, entre le 5 et le 7 janvier 2026, avec un lait artificiel de marque Guigoz (Nestlé) ayant fait l’objet d’un rappel pour une possible contamination par une bactérie Bacillus cereus», a précisé le procureur de la République à Bordeaux, Renaud Gaudeul. À Angers, où une enquête a été ouverte en décembre pour rechercher les causes du décès d’une petite fille de 27 jours, morte le 23 décembre, la mère de l’enfant a recontacté les enquêteurs pour évoquer une boîte de lait Guigoz donnée à son bébé, a indiqué le procureur de la ville, Éric Brouillard. «C’est une piste sérieuse», mais il est «beaucoup trop tôt pour dire que c’est la piste principale», a souligné le procureur, qui a saisi en urgence un laboratoire. Nestlé a engagé le 5 janvier un vaste rappel de laits infantiles des marques Guigoz et Nidal en raison de la présence potentielle de céréulide. Lactalis a également annoncé un rappel de lait infantile dans plusieurs pays. Source Agra

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À l’issue du sommet des chefs d’État et de gouvernement du 22 janvier, où les relations commerciales transatlantiques étaient le principal sujet des discussions, l’UE a fait part de son soulagement tout en restant sur ses gardes après le retrait des menaces douanières de Donald Tump. «Notre attention, à présent, doit porter sur la poursuite de la mise en œuvre de l’accord commercial», a indiqué le président du Conseil européen, Antonio Costa, en conférence de presse. Et d’ajouter : «L’objectif demeure la stabilisation efficace des relations commerciales entre l’UE et les États-Unis». Le sujet sera à l’ordre du jour de la réunion de la commission du Commerce international du Parlement européen (Cominta) du 26 janvier avec un débat à huis clos. Si la présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, pousse pour une reprise rapide des discussions, les sociaux-démocrates (S&D) font preuve de plus de prudence. «Ce n’est pas au président du Parlement de décider du moment opportun», estime la coordinatrice en Cominta, la belge Kathleen Van Brempt. Autre outil un temps envisagé pour répondre à la menace de surtaxes américaines, l’application des contre-mesures correspondant à 93 milliards d’euros d’importations américaines devrait, selon toute vraisemblance, être suspendue au-delà du 6 février. Source Agra

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Alors que le Parlement européen a décidé, le 21 janvier, de saisir la Cour de justice de l’UE au sujet de la compatibilité de l’accord commercial UE-Mercosur avec les traités européens, l’application provisoire du texte sans l’aval de Strasbourg n’est pas une option écartée. À l’issue de la réunion informelle des chefs d’État et de gouvernement du 22 janvier à Bruxelles, le président du Conseil européen, le portugais Antonio Costa, a ainsi appelé Bruxelles à avancer en ce sens. «J’invite la Commission à mettre en œuvre, à titre provisoire, les dispositions de l’accord avec le Mercosur», a-t-il déclaré. Une possibilité soutenue par les États membres partisans du traité, à l’image de l’Allemagne ou de l’Espagne, mais pas par les opposants comme la France, dont le gouvernement considère cette application provisoire comme un «viol démocratique». Mise sous pression, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a reconnu qu’il existe «un intérêt manifeste à récolter le plus rapidement possible les gains de cet accord». Et de préciser qu’une décision sera prise au moment où au moins un des pays du Mercosur aura ratifié l’accord. «Nous serons prêts lorsqu’ils le seront», a-t-elle conclu. Source Agra

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La France a comptabilisé 93 foyers de tuberculose bovine en élevage en 2025, a indiqué GDS France (groupements de défense sanitaire) le 16 janvier. Bien qu’en hausse de 15 % par rapport à 2024 (81 foyers), ce chiffre reste dans la fourchette observée ces dernières années : depuis 2017, le nombre de foyers a évolué entre 81 et 123. Comme les années précédentes, la France devrait donc conserver son statut indemne, nécessaire pour exporter de la viande et des produits laitiers. Cette qualification est acquise en dessous d’une incidence de 0,1 % (nombre de foyers rapporté au nombre de détenteurs de bovins). Les chiffres officiels, comprenant la répartition géographique des foyers, n’ont pas encore été publiés ; le bilan 2024 avait été publié en avril 2025. Les principales zones touchées par la maladie n’ont pas connu de changement majeur : il s’agit toujours de la Nouvelle-Aquitaine (Pyrénées-Atlantiques, Dordogne, etc.) et de la Normandie (Orne, Calvados). Fin octobre 2025, deux foyers ont été confirmés en Haute-Vienne, selon la préfecture. Au niveau national, les derniers foyers de l’année étaient situés dans l’Orne. Ils ont provoqué un malaise sur le terrain, la lutte contre la tuberculose bovine impliquant souvent l’abattage total du cheptel (avec possibilité d’abattage sélectif).

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À l’occasion du Sival à Angers le 16 janvier, Solaal, association dédiée aux dons alimentaires des agriculteurs, a présenté le bilan de sa nouvelle activité d’intermédiaire pour l’achat/revente de produits agricoles à destination des associations d’aides alimentaires. En 2025, ce sont 221 ventes qui ont été réalisées pour 189 tonnes de produits et 220 000 € de chiffre d’affaires pour les vendeurs. « Nous ne négocions pas le prix avec l’agriculteur. Nous lui expliquons à qui va la production et que la vente doit lui permettre de couvrir son coût de production », détaille Angélique Delahaye, présidente de Solaal. Elle souhaite doubler l’activité en 2026 pour stabiliser le recrutement dédié. Pour l’année à venir, l’association a également fait le choix, pour l’achat/revente, de ne travailler qu’avec la Croix-Rouge et l’association étudiante Cop1 afin de faciliter la logistique. Par ailleurs, via cette nouvelle modalité d’approvisionnement de l’aide alimentaire, Solaal s’ouvre aux industriels. Parmi les 189 tonnes vendues en 2025, 50 tonnes provenaient de Bonduelle. « Nous avons construit un tarif pour les réseaux associatifs avec une marge réduite sur des produits qui sont ceux de la gamme Bonduelle », détaille Vincent Audureau, directeur grands comptes food service au sein de l’entreprise. (Tanguy Dhelin)

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Comme attendu, les Viandes Limousines Label rouge (bœuf, porc, veau et agneau) ont subi en 2025 une baisse quasi généralisée de la production et des volumes vendus, a indiqué Limousin Promotion (ODG) le 19 janvier en conférence de presse. Comme en 2024, l’agneau du Limousin et le veau du Limousin élevé sous la mère enregistrent les plus fortes chutes de volumes commercialisés, de respectivement 21,3 % et 20,5 % en un an (chiffres de décembre 2025). Ces productions « demandent beaucoup d’investissement sans pour autant être suffisamment valorisées ensuite », explique l’ODG dans un communiqué. De son côté, le bœuf Limousin recule de 9,3 %. Seul le porc du Limousin reste stable (+0,4 %), alors qu’il était en forte progression en 2024. Autre fait marquant : les Viandes Limousines perdent 400 éleveurs en un an (à 5 075) et autant de points de vente (à 1 175). La niveau élevé des prix à la production a bénéficié aux éleveurs, mais a ralenti la consommation. Pour rebondir en 2026, les Viandes Limousines misent sur la communication et sur « un accompagnement renforcé des distributeurs ». La filière compte notamment sur les bouchers, appelés à « faire preuve de pédagogie avec leurs clients pour leur expliquer pourquoi les prix de la viande augmentent » et à « adapter la vente au souhait du consommateur et à son budget ».

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La FFCB (négociants en bestiaux) a demandé au ministère de l’Agriculture plus de « pragmatisme » dans l’application de la réglementation européenne sur la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) en matière de transit d’animaux, a appris Agra Presse le 22 janvier. Selon son directeur Romain Ferrier, les centres de rassemblement situés en zone vaccinale (Savoie par exemple) ne peuvent pas alloter ensemble des animaux issus de la zone vaccinale et d’autres issus de zones indemnes. Ces commerçants « doivent préparer des camions séparés et des départs différenciés », et certains « ont dû délocaliser leurs centres de rassemblement ». « Les bovins issus de zones indemnes entrant en zone vaccinale doivent être vaccinés, même s’ils ne sont pas voués à y rester », ajoute-t-il. La FFCB demande donc la possibilité de ne pas vacciner les animaux en transit et d’alloter des bovins issus de zones de statuts sanitaires différents. Plus largement, la FFCB rappelle son attachement à des « règles sanitaires strictes », mais « plus opérationnelles » afin de garantir les cours des animaux. Récemment, la fédération a plaidé auprès de la ministre pour engager une réflexion à long terme sur une meilleure gestion au niveau européen de certaines maladies animales, dont la DNC. Une demande justifiée par la multiplication des épizooties due au réchauffement climatique.

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« Il n’y aura pas de viande et de produit du Mercosur dans nos cantines et dans nos restaurations », a déclaré dans un communiqué du 21 janvier Laurent Wauquiez, conseiller spécial de la région Auvergne Rhône-Alpes (Aura). Le boycott concerne « ses propres commandes » ainsi que « celles réalisées pour le compte de 1 000 structures régionales par sa centrale d’achat pour un total de 50 M€ par an (cantines scolaires, restauration en Ephad, etc.) ». Le même jour, le conseil départemental de Seine-et-Marne annonce avoir adressé un courrier aux fournisseurs de sa centaine de restaurants pour collégiens. Il considère trois risques inhérents aux importations d’Amérique du Sud : concurrence déloyale, non-respect des normes sanitaires et environnementales européennes et affaiblissement des politiques de transition écologique et de développement des circuits courts. Depuis la signature du traité par l’UE le 17 janvier, au moins trois autres départements, la Côte-d’Or, le Tarn-et-Garonne et les Deux-Sèvres, ont aussi pris position publiquement dans leur commande publique. Ces collectivités mettent en avant leurs politique d’approvisionnement, comme « La Région dans mon assiette » de la région Auvergne-Rhône-Alpes, qui vise 80 % de produits régionaux dans les restaurants scolaires.

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Entre 2019 et 2024, les exportations françaises de légumes frais ont progressé de 46 % en valeur et 15 % en volume, indique l’édition 2026 du livre blanc « Où exporter » de Business France. La demande est soutenue notamment pour les tomates, oignons, choux, salades et carottes. L’exportation de légumes français est essentiellement assurée avec l’Union européenne : 70 % des envois de légumes frais sont destinés aux pays limitrophes. L’Allemagne reste la première destination des légumes français, avec 24 % de parts de marché, malgré un recul de 6 % en 2024. Elle est suivie par les Pays-Bas (12 %) et l’Italie (10 %), deux marchés en progression auxquels s’ajoutent l’Espagne (9,5 %) et la Suisse (9 %). Tous affichent une croissance à deux chiffres sur cinq ans. Ces cinq principaux clients absorbent 65 % de la valeur totale exportée, qui s’élève à1,57 Md€ en 2024. À noter également la dynamique vers certains marchés secondaires comme la Pologne (+91 % en cinq ans) et la Suède (+89 %). La France se place au 8e rang dans les exportations mondiales du secteur.

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