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Le bras de fer se poursuit entre le Canada et les États-Unis dans le cadre de la guerre commerciale qui fait rage entre les deux pays depuis l’échec de leurs pourparlers le 21 août. Le gouvernement canadien du Premier ministre Mark Carney a ainsi présenté le 25 août le détail de ses contre-mesures ciblées qui doivent permettre de répondre aux sanctions américaines. « Le Canada n’a pas choisi ce conflit commercial, mais il doit y répondre afin d’offrir des conditions de concurrence équitables pour les entreprises canadiennes », précise le gouvernement dans son communiqué.
Ottawa imposera ainsi, à partir du 8 septembre, des droits de douane à hauteur de 15 %, 25 % ou 50 % sur certaines importations américaines. Leur montant correspondra au « dollar près » à celui des surtaxes américaines touchant le Canada depuis le 22 août (27,6 Md$), a indiqué le ministre des Finances, François-Philippe Champagne. Dans le détail, le lait, la crème de lait en poudre et le lactosérum seront taxés à 50 %, comme le miel ou les mélasses. Les fromages, eux, feront l’objet d’un tarif douanier de 25 %. Le matériel agricole sera taxé entre 15 % et 25 % selon le produit.
L’AGPM (producteurs de maïs, FNSEA), estimant la récolte en baisse « de moitié », a réclamé le 27 août des aides publiques « réellement à la hauteur de la crise » vécue. « La filière maïs traverse aujourd’hui une épreuve d’une gravité exceptionnelle pour laquelle une solidarité nationale d’ampleur est indispensable », déclare le président Franck Laborde, cité dans un communiqué. Concernant le maïs grain, l’AGPM chiffre la production française 2026 à 7,5 Mt (contre 13,4 Mt en moyenne quinquennale), soit « l’une des plus faibles depuis la seconde moitié du 20e siècle ».
Même évolution côté maïs fourrage, en chute « de moitié ». Cela représente au total « près de 2,5 milliards de chiffre d’affaires perdus » dans les fermes, selon le communiqué. « Dans les zones les plus touchées, la fragilité financière de nombreuses exploitations risque de se transformer en crise de trésorerie majeure, avec des conséquences durables sur l’emploi et l’activité économique locale », alerte l’AGPM. Et l’organisation de poursuivre : « Les producteurs de maïs attendent des décisions fortes ainsi qu’un soutien économique majeur et des aides publiques réellement à la hauteur de la crise qu’ils traversent, sans quoi le redémarrage sera impossible en 2027 ».
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Selon nos confrères de Réussir, en raison de la sécheresse qui empêche parfois leur implantation, des dérogations à l’obligation de couverts végétaux dans le cadre de la directive Nitrates sont accordées ou en passe de l’être dans au moins sept départements. Certaines préfectures ont choisi des dérogations larges, à l’image de la Meuse (arrêté du 18 août), qui a décrété une dérogation à l’implantation des intercultures longues dans les zones vulnérables (mais pas les zones d’action renforcée) pour toute l’année 2026. Idem dans les Vosges (arrêté du 25 août) et dans la Marne (arrêté non paru, mais annoncé par la FDSEA).
Dans la Somme (arrêté du 12 août), la DDT a choisi une approche plus ciblée en suspendant temporairement l’obligation d’implanter un couvert d’interculture courte après une culture de pois de conserve récoltée avant le 15 juillet. Dans l’Aisne (arrêté du 21 août), c’est après les colzas que l’obligation d’intercultures courtes est « exceptionnellement et temporairement » supprimée. Dans des deux départements picards, les agriculteurs ne sont pas obligés de réaliser une analyse de reliquat azoté post-récolte pour bénéficier des dérogations. En Côte-d’Or (arrêté du 21 août), la préfecture considère que le rôle de couverture du sol « peut être assuré par les repousses de colza » (intercultures courtes). Enfin, les préfectures du Cher (arrêté du 11 août) et du Loiret (arrêté du 13 août) ont réduit la durée minimale de couverture du sol en interculture dans les zones vulnérables, à six semaines au lieu de dix.
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À l’issue d’une réunion le 27 août avec les préfets, la ministre de l’Agriculture a tiré, dans un message sur le réseau social X, un bilan « sans appel » des impacts de la sécheresse actuelle, qualifiée d’« inédite », sur l’agriculture française. Sur le plan hydrologique, « 101 départements » sont « en situation de sécheresse », dont « 62 en situation de crise et 95 départements en restriction d’eau », rapporte Annie Genevard.
La ministre fait état, pour les productions végétales, de pertes de rendement qui « dépassent 50 % dans plusieurs zones du pays ». Côté élevage, toutes les régions subissent des déficits fourragers ; cinq régions présentent « un stock de fourrage inférieur de plus de 50 % par rapport à la normale » et huit un stock inférieur « d’au moins 25 % ». « Toutes les régions font état d’une situation économique et sociale des exploitations fortement dégradée », souligne Annie Genevard. Cette réunion, destinée à réaliser un « état des lieux », est un préalable à la présentation du plan d’urgence CASI (canicules, sécheresse, incendies), prévue pour le 3 septembre. Il comprendra notamment un volet d’aides directes visant à « soulager la trésorerie des exploitations et relancer la production », a rappelé la ministre.
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Des travaux de recherche sur l’histoire des gènes du blé et de l’orge ouvrent de nouvelles pistes de sélection variétale face au changement climatique, annonce l’Inrae dans un communiqué le 25 juillet. Menés par des chercheurs de l’Inrae, de l’université de Clermont Auvergne et du CNRS, ils s’appuient sur la reconstitution de dix génomes anciens, des « paléogénomes », d’ancêtres communs de 84 espèces de plantes d’intérêt agronomique, selon les résultats publiés dans Molecular Plant et Nature Plants. Objectif : identifier des gènes communs, conservés au cours de l’évolution, qui ont pu intervenir dans l’adaptation à des contraintes environnementales, comme la sécheresse.
L’étude comparative, notamment du blé et de l’orge, révèle une centaine de variants de gènes ayant des rôles clés dans l’adaptation de ces plantes cultivées à différents climats au cours de leurs 10 000 ans de domestication et de sélection par l’homme, souligne l’Inrae. Fruits de ces travaux, deux outils informatiques en accès libre, AGR et OrthoViewer, sont mis à disposition des scientifiques et des sélectionneurs. Ils permettent de comparer et identifier des gènes d’intérêt chez les plantes cultivées.
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Confirmé depuis plusieurs semaines sur des bovins dans l’ouest de l’Europe, le nouvel orthobunyavirus a été détecté pour la première fois sur des chevaux en Suisse, indique la plateforme Épidémiosurveillance en santé animale dans son bulletin du 25 août. L’infection a été découverte chez « deux chevaux décédés » présentant des troubles neurologiques, l’un à Zurich et l’autre à Berne, selon l’université de Berne. Les scientifique décrivent des animaux d’abord « souvent apathiques et abattus », avant l’apparition dans certains cas de troubles neurologiques : somnolence, troubles de la coordination et de l’équilibre, spasmes, « sensibilité excessive au toucher ou à d’autres stimuli », etc.
Le virus était présent dans leur cerveau, mais pas dans leur sang. La présence de l’orthobunyavirus Shamonda « constituerait (…) une explication plausible à la multiplication des symptômes neurologiques », avance l’université. Une hypothèse à confirmer. Ce virus a été détecté fin juillet chez des bovins présentant de la fièvre et une baisse de production laitière. Au 24 août, il était présent dans six pays (et en cours de confirmation en Belgique). En France, 18 départements ont déclaré des foyers, soit cinq nouveaux de plus en une semaine (Hautes-Alpes, Loire, Meuse, Nièvre et Manche).
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Bien que la vente de Triballat à Lactalis ne soit pas actée – les deux parties étant en négociations exclusives depuis fin juillet –, les éleveurs de chèvres livrant à Triballat ne semblent pas inquiets de cette opération. Sylvain Boiron, président de l’OP Caprins Rians Centre (OPCRC), ne se dit « pas inquiet, pas affolé » de l’arrivée prévue de Lactalis en remplacement de la famille Triballat, estimant que le numéro un mondial du lait est doté d’une force commerciale à même de bien vendre les produits tout en disposant d’un large portefeuille de fromages AOP. Triballat est un acteur important des fromages de chèvre AOP en tant que producteur de selles-sur-cher, valençay, pouligny-saint-pierre et affineur de crottin de chavignol.
De son côté, la FNPL (éleveurs, FNSEA) « sera attentive à la place réservée aux éleveurs dans cette nouvelle étape et aux perspectives qui leur sont offertes », selon un post LinkedIn. « Cette opération doit préserver durablement les volumes collectés, les producteurs engagés avec Triballat dans les différentes zones ainsi que les conditions de valorisation de leur lait ». Pour rappel, Lactalis a annoncé en octobre 2025 une réduction de sa collecte de lait à l’échelle nationale de 450 millions de litres, soit 9 % de sa collecte nationale.
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Le gouvernement a autorisé un assouplissement temporaire des règles de production des fromages AOP abondance, beaufort et comté, en raison de la sécheresse, selon trois arrêtés publiés le 26 août au Journal officiel. Les cahiers des charges de ces trois fromages imposent normalement aux éleveurs de nourrir leurs vaches majoritairement avec de l’herbe issue d’une zone géographique délimitée, dans les Alpes pour les deux premiers, et dans le massif du Jura pour le comté. Le manque de pluie des derniers mois ayant asséché les pâturages, les producteurs ont obtenu des dérogations exceptionnelles pour nourrir leurs troupeaux.
Pour l’abondance, les éleveurs pourront notamment réduire fortement la part d’herbe pâturée et utiliser davantage de fourrage provenant de l’extérieur de la zone de l’appellation. Pour le beaufort, la part de foin et d’herbe devant provenir de la zone de production est abaissée, tandis que davantage d’aliments complémentaires pourront être donnés aux vaches. Pour le comté, l’assouplissement est plus limité : jusqu’à fin octobre, le maïs vert donné aux animaux pourra provenir, en partie, de l’extérieur de l’exploitation.
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En raison de la persistance d’un temps chaud et sec, la Commission européenne revoit nettement à la baisse ses prévisions de rendement du maïs sur le Vieux continent, d’après le bulletin JRC Mars publié le 25 août. Elle table en 2026 sur 6,61 t/ha (-5 % en un mois) pour le maïs grain et 37,8 t/ha (-8 %) pour le maïs fourrager. Les stress thermiques et hydriques ont de « sévères impacts » sur les cultures d’été en France, sud de l’Allemagne, nord et centre de l’Italie, Autriche, Tchéquie, Slovaquie, Hongrie et ouest de la Roumanie, selon le bulletin.
Des « impacts modérés » sont également relevés dans les pays du Benelux, en Slovénie et Croatie. « Bien que les conditions restent plus favorables pour les cultures d’été dans certaines régions du nord et de l’est de l’Europe, les prévisions de rendement de l’UE pour toutes les cultures d’été ont été fortement revues à la baisse, chutant jusqu’à 14 % en dessous de la moyenne quinquennale », affirme la Commission. Concernant le maïs grain, elles tombent en France à 6,5 t/ha (-16 % par rapport au mois précédent), en Hongrie à 3,85 t/ha (-15 %), en Allemagne à 8,46 t/ha (-8 %), en Italie à 8,39 t/ha (-1 %).
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Un décret paru au Journal officiel le 25 août facilite la suspension des tirs contre le loup par le préfet coordonnateur du Plan national loup, en particulier en supprimant toute contrainte calendaire. Ce texte vient modifier un décret de 2018 qui lui permet de suspendre par arrêté « les décisions des préfets de départements » concernant les tirs de défense ou de prélèvement. Le préfet coordonnateur peut désormais exercer cette prérogative « pour une période qu’il précise pouvant aller jusqu’à la fin de l’année civile en cours » – et non plus « à compter du 1er septembre et pour une période pouvant aller jusqu’au 31 décembre », comme le prévoyait le texte modifié.
Par ailleurs, le décret paru le 25 août prévoit aussi que les décisions des préfets de département sur les tirs réalisés par les lieutenants de louveterie et les agents de l’OFB « peuvent être soumises à son accord préalable ». Ces deux mesures visent à réserver le quota annuel de tirs « aux territoires où la prévention ou la diminution de dommages importants aux troupeaux domestiques est prioritaire », tout en adaptant la gestion au « nombre de loups déjà abattus ».
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