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Les Chambres d’agriculture ont obtenu le report du vote des Schémas directeurs d’aménagement et de gestion de l’eau (Sdage), qui devra permettre d’y intégrer les dispositions prévues par la loi d’urgence agricole, a annoncé Arnaud Delestre, 1er vice-président de Chambres d’agriculture France et président de la chambre de l’Yonne, le 9 septembre à Agra presse. Les Sdage de Rhône-Méditerranée-Corse et Rhin-Meuse, déjà adoptés, devront faire l’objet d’une nouvelle délibération. « Nous voulions que les Sdage prennent en compte la réalité qui a été vécue cet été. Nous avons été plutôt entendus par le gouvernement, qui a poussé dans ce sens », précise Sébastien Windsor, président de Chambres d’agriculture France. Les Sdage fixent, pour six ans et à l’échelle de chaque bassin, les orientations permettant d’atteindre les objectifs de qualité et de quantité de la ressource, ainsi que les mesures nécessaires pour atteindre lesdits objectifs. La loi d’urgence leur demande désormais d’intégrer des orientations stratégiques sur l’optimisation des usages de l’eau et le stockage, ainsi qu’une évaluation de leurs conséquences socioéconomiques sur l’agriculture. Les futurs Sdage, qui couvrent la période 2028-2033, devront être votés au plus tard le 31 décembre, avant d’être soumis à avis et consultation, en vue d’une adoption finale au plus tard le 21 décembre 2027.

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Le blé devrait se faire plus abondant que prévu cette année, selon les nouvelles prévisions du ministère américain de l’Agriculture (USDA), porté par une production en hausse chez les grands cultivateurs et malgré les difficultés d’export en mer Noire. Dans sa mise à jour mensuelle sur l’état de l’offre et la demande dans le monde (Wasde) publiée vendredi, le ministère annonce tabler désormais sur une récolte mondiale de plus de 822 millions de tonnes de blé pour la campagne 2026-27, contre 819 millions précédemment. L’Australie, un acteur important pour cette céréale, voit ainsi ses perspectives de production bondir de plus de 10 % par rapport à l’estimation précédente, du fait notamment «de conditions très favorables» dans le sud du pays. La moisson canadienne est aussi escomptée en hausse. Cette profusion de blé devrait permettre à ces deux pays d’accroître le rythme de leurs exportations, compensant ainsi partiellement certaines difficultés en Europe. Sans mentionner directement le conflit entre l’Ukraine et la Russie, l’USDA a abaissé ses anticipations quant à leurs exportations, s’attendant à ce qu’ils restent en deçà des niveaux des dernières années. La mer Noire, par laquelle passe une grande partie des livraisons russes et ukrainiennes de denrées agricoles, mais pas que, est bloquée depuis plusieurs semaines en raison d’attaques accrues des deux camps.

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La Commission européenne a présenté, le 11 septembre, le texte de l’accord de libre-échange entre l’UE et l’Inde au Conseil de l’UE. Il s’agit d’une étape indispensable en vue d’obtenir l’autorisation de signature et de débuter ensuite le processus de ratification au Parlement européen. Afin de finaliser la conclusion du texte avant la fin de cette année civile, la Commission européenne a donc pris la décision de présenter l’accord au Vingt-sept uniquement dans la langue des négociations, c’est-à-dire l’anglais. Interrogé sur ce point lors de la conférence de presse du 11 septembre, Olof Gill, porte-parole en chef adjoint de la Commission européenne, assure que « toutes les versions dans les langues de l’UE seront mises à disposition dès que possible au cours du processus, et certainement avant que l’accord ne soit soumis au vote du Parlement européen ». L’exécutif européen justifie cette décision d’accélération par l’incertitude géopolitique et la pression croissante sur le système commercial mondial. « Notre objectif a été clair dès le début : veiller à ce que les entreprises et les citoyens ressentent le plus rapidement possible les avantages tangibles de cet accord de libre-échange historique », indique pour sa part le commissaire européen au Commerce, Maros Sefcovic.

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Un collectif regroupant des entreprises majeures de la filière française du poulet a annoncé le 9 septembre le lancement d’un label baptisé « Bien-être animal, filière agricole engagée », basé sur un cahier des charges très proche de l’European Chicken Commitment (ECC). La démarche regroupe des majors de l’amont (LDC, Eureden, Le Gouessant, Sanders…), ainsi que des transformateurs (Daunat, DS Restauration…), des grossistes professionnels (Metro, Le Saint, Transgourmet…) ou encore des experts du bien-être animal (Itavi…). Réservé aux poulets « 100 % français », ce nouveau label vise à « apporter de la transparence sur les conditions d’élevage » et à « valoriser les engagements des acteurs » en matière de bien-être animal, d’après un communiqué. Parmi les 26 points du cahier des charges, cinq sont mis en avant : 10 % d’espace en plus par rapport au minimum réglementaire ; lumière naturelle ; enrichissement des poulaillers ; « exigences sanitaires contrôlées » ; « formation continue des éleveurs et du personnel ». À la différence de l’Étiquette Bien-être animal, qui permet de comparer des produits, le label « Filière agricole engagée » ne comprend qu’un seul niveau. Il sera « apposé progressivement dès mi-septembre », et son lancement sera « accompagné d’une campagne de communication multicanale ».

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La Commission européenne a dévoilé, le 10 septembre, une nouvelle stratégie pour les régions ultrapériphériques de l’UE*. Cette communication s’accompagne également d’un paquet réglementaire permettant des adaptations ciblées de la législation de l’UE afin de mieux refléter les réalités et les contraintes de ces régions. Concrètement, au niveau agricole, Bruxelles propose d’inclure certains produits tropicaux (manioc frais et congelé, ignames, taro et malanga – ou yautia –, noix de coco desséchée, curcuma et gingembre) au champ d’application des secteurs des fruits et légumes de l’OMC, dans l’optique de permettre aux États membres de leur accorder un soutien par l’intermédiaire des programmes opérationnels. « Cette stratégie vise à transformer le potentiel stratégique en opportunités économiques, et ces opportunités économiques en meilleures conditions de vie pour la population », précise Raffaele Fitto, le commissaire à la Politique de cohésion, en charge du dossier.   *Guyane française, Guadeloupe, Martinique, Mayotte, Réunion, Saint-Martin, les Açores, Madère et les Îles Canaries

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La Fict (charcutiers industriels) a invité le 1er septembre une délégation de douze importateurs sud-coréens à visiter l’usine finistérienne de Monique Ranou (Agromousquetaires), indique sur LinkedIn Claire Geroudet, chargée de mission export de la fédération. Interrogée par Agra Presse sur l’état et les perspectives des exportations en Corée du Sud, elle souligne que ce pays asiatique importe actuellement très peu de charcuteries françaises, mais que « les perspectives semblent bonnes ». « Les Coréens apprécient beaucoup les produits français, et notamment le jambon cuit et le saucisson sec », note-t-elle. La tendance de la consommation est à la hausse, en particulier celle de la jeune génération. La Corée a importé en 2025 pour 14 M€ de charcuteries européennes, majoritairement du jambon sec en provenance d’Espagne et des conserves du Danemark. Cette visite a été organisée dans le cadre d’un programme de promotion cofinancé par l’UE et l’interprofession Inaporc. Les entreprises charcutières françaises bénéficient en outre des programmes menés par Inaporc et l’Ania (industries alimentaires), ciblant également cette destination.

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« Nous devrions, au final, atteindre en moyenne 90 % du potentiel de production de nos variétés de tournesol », confie Patrick Beauvois, responsable de l’activité semences chez Terre Atlantique, coopérative de Charente-Maritime qui assure la collecte et le traitement de 1 730 ha dédiés à la multiplication de semences de tournesol. Un résultat « plutôt correct après des conditions climatiques compliquées depuis le semis ». « En comparaison, en 2023, année exceptionnelle, nous avions atteint 110 % du potentiel. » Cette année, « les fortes chaleurs nous ont fait craindre une activité moindre des pollinisateurs, mais les abeilles ont plutôt bien travaillé : le taux de fécondation était bon », indique Patrick Beauvois. Les rendements sont moindres, et plus hétérogènes, dans les parcelles semées après le 15 avril. « Faute d’humidité, les semis ont été réalisés plus profondément, avec pour conséquence des densités plus faibles et des potentiels affectés ». Autre fait marquant de l’année : des poids de 1 000 grains (PMG) plutôt bons. Une satisfaction générale également partagée par Sophie Barbaud, directrice de l’Anamso (Association nationale des agriculteurs multiplicateurs de semences oléagineuses) : « Les résultats sont meilleurs qu’attendus. Aucun problème d’approvisionnement n’est à prévoir ». (Anne Gilet)

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Les exportateurs brésiliens ont envoyé en Europe 7 131 t de viande de poulet au cours du premier semestre 2026, soit 50 % de plus que sur la même période en 2025, selon la Confédération nationale d’agriculture (agriculteurs brésiliens). Malgré ce redoublement des envois lors des mois précédant la sortie du Brésil de la liste des pays autorisés à exporter des produits animaux vers l’UE, appliquée le 3 septembre, l’organisation estime que le préjudice de cette exclusion reste colossal. Les exportations brésiliennes de viandes, d’œufs et de miel vers l’UE s’élevaient à 1,7 Md€ l’an dernier : le Brésil a notamment exporté 915 M€ de viande de bœuf vers l’UE, 672 M€ de viande de poulet, selon le ministère brésilien de l’Agriculture. C’est dans les régions hébergeant les pôles industriels de la viande que la décision de Bruxelles fait le plus mal. L’État du Paraná, champion national de l’exportation de poulet, subirait un préjudice annoncé de 337 M€/an tant que la suspension sera maintenue. L’industrie du bœuf du Mato Grosso, premier bassin allaitant du Brésil, perdrait des opportunités à l’export à hauteur de 260 M$/an, selon l’Institut du Mato Grosso d’économie agraire.

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Dans un communiqué du 10 septembre réagissant au plan CASI, la FNCuma appelle les banques, les assurances, les collectivités territoriales, ainsi que les organismes de contrôle et les pouvoirs publics, à « mobiliser les leviers » dont chacun dispose, au lieu de faire reposer les efforts seulement sur l’État. La fédération propose notamment que les assureurs gèlent « les cotisations d’assurance des Cuma pour 2027 à leur niveau de 2026 ». Elle demande également que les organismes chargés des contrôles annuels, « notamment les commissaires aux comptes », consentent « exceptionnellement à une baisse de leurs tarifs » dans le contexte de crise agricole. La FNCuma estime que le plan CASI ne répond pas suffisamment aux besoins des agriculteurs, correspondant surtout à du « saupoudrage » et « des effets de communication ». Les difficultés des agriculteurs se répercutent naturellement sur les Cuma, qui doivent accepter « des délais de paiement, en absorbant des décalages de trésorerie et en maintenant l’accès à des matériels mutualisés ». Or, « il n’y a aujourd’hui aucune mesure du plan CASI qui répond aux difficultés des Cuma », lance la présidente de la FNCuma Marine Boyer.

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La Fnil, qui représente l’industrie laitière privée, a pris la parole le 10 septembre pour dresser un état des lieux assez sombre de la situation de la filière : « la crise agricole liée à la sécheresse ne doit pas se transformer en crise agroalimentaire », a indiqué son p.-d.g. François-Xavier Huard lors d’une conférence de presse. La sécheresse de cet été a entraîné des baisses de production de lait, affectant aussi la qualité, des difficultés d’accès à l’eau perturbant la bonne marche des usines et une moindre consommation de produits laitiers. À cela s’ajoute, selon la Fnil : la loi d’urgence agricole, qui « rigidifie et conflictualise les relations avec les producteurs » ; « la politique de prix bas », destructrice de valeurs et d’entreprises dans la filière laitière » ; et des emballages plus chers et plus compliqués à trouver. La Fnil demande donc plusieurs mesures : « moderniser l’outil productif en favorisant l’investissement industriel (robotisation, digitalisation, IA, efficacité énergétique), garder la valeur dans les territoires et les filières avant qu’elle ne parte dans d’autres pays et d’autres acteurs, renforcer la résilience de la filière aux chocs climatiques et à la raréfaction de l’eau, soutenir l’innovation et sa traduction en action opérationnelle dans les sites industriels et lutter contre la sur-règlementation française ».

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