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Le Crédit agricole de Bretagne a dévoilé le 15 septembre lors du Space de Rennes une offre de financement dédiée aux éleveurs souhaitant engraisser leurs bovins maigres. Cette offre se présente comme une ligne de crédit renouvelable à chaque nouveau lot d’animaux, accessible dans le cadre d’un contrat de production à prix minimum garanti. « Il permet de financer 100% de l’achat de bovins et de sécuriser les flux financiers entre l’éleveur, l’industriel et le Crédit agricole », indique la banque, précisant que le taux est basé sur l’Euribor à 3 mois (+1,7% actuellement). Une première enveloppe de 500 millions d’euros est mobilisée pour cet accompagnement. Un premier test a été réalisé dans une exploitation du Finistère qui a pu engraisser 160 bovins en se finançant à hauteur de 400 000 euros. Cette offre est déployée d’abord en Bretagne et sera généralisée à l’échelle nationale à compter du 1er janvier. Le but de ce dispositif est d’accompagner les éleveurs voulant capter la valeur ajoutée liée à l’engraissement alors que cette étape est souvent réalisée aujourd’hui en Italie ou en Espagne. Plus généralement, l’idée est de faire vivre les bassins d’élevage, des outils d’alimentation animale à ceux dédiés à la transformation.

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Interrogée sur l’assurance des prairies lors de sa visite au Space de Rennes, le 15 septembre, la ministre de l’Agriculture a démenti tout « dysfonctionnement » du système satellitaire d’évaluation des pertes, tout en incitant les agriculteurs à s’assurer. Depuis la mise en place, en 2023, du nouveau système de gestion des risques, les représentants des éleveurs contestent régulièrement l’estimation des pertes des prairies réalisée par un satellite d’Airbus. Ces critiques ont pris une ampleur particulière avec la sécheresse historique de cet été, qui a provoqué un effondrement de la production fourragère. « Il est abusif de dire que [le satellite] ne fonctionne pas », a balayé Annie Genevard, précisant que seulement dix réclamations avaient été déposées en 2025. Avant de relativiser : « Pour autant, j’entends ce que me disent les éleveurs, et je pense qu’il faut fiabiliser l’indice prairies sur lequel se fondent les indemnisations ». La ministre a ajouté avoir demandé des « améliorations » au fournisseur de l’indice (Airbus), sans préciser lesquelles. Plus largement, « il faut impérativement que les agriculteurs français s’assurent », a martelé Annie Genevard. « Aujourd’hui, si les éleveurs avaient été assurés davantage, c’est plusieurs milliards d’indemnisations auxquelles ils auraient eu droit. »

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Alors que des discussions sont toujours en cours entre les banques et le gouvernement pour mettre en place des prêts «sécheresse» (deux ans, sans échéance la première année, taux préférentiel), le Crédit Agricole et Crédit Mutuel Alliance Fédérale ont annoncé chacun de leur côté le 15 septembre de premières mesures pour aider les agriculteurs. Le Crédit Agricole a annoncé au Space qu’il propose de « moduler ou suspendre jusqu’à 12 mois les échéances de prêts en cours, afin d’adapter les remboursements à chaque situation » et de pouvoir « bénéficier d’un financement à court terme sur 12 mois à taux préférentiel pour l’achat de fourrages ». A moyen terme, la banque verte propose aussi de financer les dispositifs de ventilation, brumisation, refroidissement des bâtiments et les changements de pratiques culturales grâce à une offre de crédit jusqu’à 75 000 euros sur 7 ans et à taux préférentiel. De leur côté, les réseaux Crédit Mutuel et CIC renforcent leur dispositif d’urgence, incluant « des simples reports aux modulations d’échéances, au Prêt de soutien agricole bonifié, jusqu’aux restructurations complexes », selon un communiqué. Les facilités de remboursement sont prévues « au cas par cas », pour faire face aux difficultés conjoncturelles. Crédit Mutuel Alliance Fédérale propose aussi, pour assurer la reprise de production, des solutions de financement « personnalisées ». Un Prêt de soutien agricole (60 mois) est destiné aux exploitations « les plus fragilisées ».

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Cooperl, l’un des leaders français du porc, a ouvert un bureau au Brésil afin d’y exporter ses produits, annonce-t-il dans sa lettre d’information destinée à ses partenaires. Baptisée Cooperl Do Brasil, « cette nouvelle entité est établie à São Paulo, le cœur économique du pays ». Elle comprend deux personnes qui ont pour mission « le lancement et le développement » des activités du groupe. Pour la Cooperl, l’implantation au Brésil « représente une opportunité immense ». « Un premier succès s’est concrétisé par l’introduction de notre génétique porcine, avec une première livraison de reproducteurs sur le marché brésilien en juillet 2026 », ajoute la coopérative de Lamballe. Présente dans 50 pays (avec 14 bureaux et quatre usines), la Cooperl mène une stratégie largement tournée vers l’international : l’export absorbe un tiers de sa production de viande de porc, soit 22 % du chiffre d’affaires de sa branche Viandes. Au-delà de la viande et des produits transformés, le groupe exporte aussi l’ensemble des services liés à l’élevage porcin (génétique, bâtiments, etc.). La Cooperl est notamment bien implantée en Chine, où elle développe une « filière complète » (ferme de sélection en 2013, usine de transformation en 2020), selon son site internet.

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Dans un communiqué du 14 septembre, le NEPG (producteurs de pommes de terre du nord-ouest européen) table pour le moment sur une baisse de la production de pommes de terre dans le secteur d’environ un quart, pour tomber à 20,695 Mt en 2026, contre 27,75 Mt en 2025. Il s’agirait par ailleurs d’un recul de 13,7 % par rapport à la moyenne quinquennale. La chute de la production s’explique par le repli des surfaces de 13,7 %, mais surtout par l’effritement des rendements. La chaleur et le manque d’eau ont provoqué des dégâts. Ajoutons des problèmes de taupins et de stolbur. « La récolte 2026 pourrait être l’une des plus faibles de ces dix dernières années », prévient l’organisation. Ces chiffres sont encore provisoires, précise le NEPG. Par ailleurs, la qualité des tubercules semble elle aussi affectée (taille, longueur), ce qui pourrait « compliquer leur utilisation pour certains débouchés industriels », indique le communiqué. Les clients du marché intérieur, mais aussi de l’exportation, devront adapter leurs exigences. Enfin, le NEPG estime qu’il est nécessaire de « mener des essais sur de nouvelles techniques agricoles : créations de réservoirs d’eau, de meilleures techniques d’irrigation, l’agroforesterie, l’augmentation de la teneur en humus et le paillage pourraient faire partie de la solution, parallèlement à de meilleures variétés ».

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Les produits Bleu-Blanc-Cœur sont désormais reconnus parmi les produits éligibles aux objectifs de la loi Egalim pour la restauration collective, dans le cadre de la loi d’urgence agricole, qui a été promulguée le 18 août. Une reconnaissance attendue depuis près de dix ans par la société coopérative d’intérêt collectif (SCIC). La loi Egalim fixe aux restaurants collectifs un objectif d’au moins 50 % de produits durables et de qualité dans leurs approvisionnements. L’article 8 de la nouvelle loi élargit le périmètre des produits pouvant être comptabilisés en créant une catégorie dédiée aux démarches reposant sur des « externalités environnementales et caractéristiques nutritionnelles objectivées, attestés par un système de certification ». Née en 2000, Bleu-Blanc-Cœur est une démarche agricole et alimentaire française qui vise à améliorer la qualité nutritionnelle et environnementale de l’alimentation. Elle repose notamment sur une alimentation animale diversifiée, intégrant des fourrages et des graines naturellement riches en Omega 3, comme l’herbe, la luzerne, le lin ou la féverole. Le modèle revendique ainsi une approche dite « Une seule santé », reliant santé des sols, des animaux et des consommateurs.

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Les Chambres d’agriculture ont obtenu le report du vote des Schémas directeurs d’aménagement et de gestion de l’eau (Sdage), qui devra permettre d’y intégrer les dispositions prévues par la loi d’urgence agricole, a annoncé Arnaud Delestre, 1er vice-président de Chambres d’agriculture France et président de la chambre de l’Yonne, le 9 septembre à Agra presse. Les Sdage de Rhône-Méditerranée-Corse et Rhin-Meuse, déjà adoptés, devront faire l’objet d’une nouvelle délibération. « Nous voulions que les Sdage prennent en compte la réalité qui a été vécue cet été. Nous avons été plutôt entendus par le gouvernement, qui a poussé dans ce sens », précise Sébastien Windsor, président de Chambres d’agriculture France. Les Sdage fixent, pour six ans et à l’échelle de chaque bassin, les orientations permettant d’atteindre les objectifs de qualité et de quantité de la ressource, ainsi que les mesures nécessaires pour atteindre lesdits objectifs. La loi d’urgence leur demande désormais d’intégrer des orientations stratégiques sur l’optimisation des usages de l’eau et le stockage, ainsi qu’une évaluation de leurs conséquences socioéconomiques sur l’agriculture. Les futurs Sdage, qui couvrent la période 2028-2033, devront être votés au plus tard le 31 décembre, avant d’être soumis à avis et consultation, en vue d’une adoption finale au plus tard le 21 décembre 2027.

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Le blé devrait se faire plus abondant que prévu cette année, selon les nouvelles prévisions du ministère américain de l’Agriculture (USDA), porté par une production en hausse chez les grands cultivateurs et malgré les difficultés d’export en mer Noire. Dans sa mise à jour mensuelle sur l’état de l’offre et la demande dans le monde (Wasde) publiée vendredi, le ministère annonce tabler désormais sur une récolte mondiale de plus de 822 millions de tonnes de blé pour la campagne 2026-27, contre 819 millions précédemment. L’Australie, un acteur important pour cette céréale, voit ainsi ses perspectives de production bondir de plus de 10 % par rapport à l’estimation précédente, du fait notamment «de conditions très favorables» dans le sud du pays. La moisson canadienne est aussi escomptée en hausse. Cette profusion de blé devrait permettre à ces deux pays d’accroître le rythme de leurs exportations, compensant ainsi partiellement certaines difficultés en Europe. Sans mentionner directement le conflit entre l’Ukraine et la Russie, l’USDA a abaissé ses anticipations quant à leurs exportations, s’attendant à ce qu’ils restent en deçà des niveaux des dernières années. La mer Noire, par laquelle passe une grande partie des livraisons russes et ukrainiennes de denrées agricoles, mais pas que, est bloquée depuis plusieurs semaines en raison d’attaques accrues des deux camps.

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La Commission européenne a présenté, le 11 septembre, le texte de l’accord de libre-échange entre l’UE et l’Inde au Conseil de l’UE. Il s’agit d’une étape indispensable en vue d’obtenir l’autorisation de signature et de débuter ensuite le processus de ratification au Parlement européen. Afin de finaliser la conclusion du texte avant la fin de cette année civile, la Commission européenne a donc pris la décision de présenter l’accord au Vingt-sept uniquement dans la langue des négociations, c’est-à-dire l’anglais. Interrogé sur ce point lors de la conférence de presse du 11 septembre, Olof Gill, porte-parole en chef adjoint de la Commission européenne, assure que « toutes les versions dans les langues de l’UE seront mises à disposition dès que possible au cours du processus, et certainement avant que l’accord ne soit soumis au vote du Parlement européen ». L’exécutif européen justifie cette décision d’accélération par l’incertitude géopolitique et la pression croissante sur le système commercial mondial. « Notre objectif a été clair dès le début : veiller à ce que les entreprises et les citoyens ressentent le plus rapidement possible les avantages tangibles de cet accord de libre-échange historique », indique pour sa part le commissaire européen au Commerce, Maros Sefcovic.

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Un collectif regroupant des entreprises majeures de la filière française du poulet a annoncé le 9 septembre le lancement d’un label baptisé « Bien-être animal, filière agricole engagée », basé sur un cahier des charges très proche de l’European Chicken Commitment (ECC). La démarche regroupe des majors de l’amont (LDC, Eureden, Le Gouessant, Sanders…), ainsi que des transformateurs (Daunat, DS Restauration…), des grossistes professionnels (Metro, Le Saint, Transgourmet…) ou encore des experts du bien-être animal (Itavi…). Réservé aux poulets « 100 % français », ce nouveau label vise à « apporter de la transparence sur les conditions d’élevage » et à « valoriser les engagements des acteurs » en matière de bien-être animal, d’après un communiqué. Parmi les 26 points du cahier des charges, cinq sont mis en avant : 10 % d’espace en plus par rapport au minimum réglementaire ; lumière naturelle ; enrichissement des poulaillers ; « exigences sanitaires contrôlées » ; « formation continue des éleveurs et du personnel ». À la différence de l’Étiquette Bien-être animal, qui permet de comparer des produits, le label « Filière agricole engagée » ne comprend qu’un seul niveau. Il sera « apposé progressivement dès mi-septembre », et son lancement sera « accompagné d’une campagne de communication multicanale ».

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