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Sébastien Lecornu réunira ce jeudi 15 octobre des ministres autour du plan de relance agricole, très attendu par le secteur qui juge insuffisantes les mesures déjà prévues dans le projet de budget pour 2027. Le Premier ministre « présidera à Matignon une réunion sur le plan de relance agricole », selon son agenda. Il s’agira d’une réunion de ministres, a précisé Matignon à l’AFP. « Il y a peut-être 20 à 30 000 exploitations agricoles dans le pays – c’est colossal – qui se posent la question de savoir si elles ont encore un avenir l’année prochaine », souligne une source de l’exécutif, qui dit surveiller de « très près » notamment la viticulture, le maraîchage et les grandes cultures. Le gouvernement a déjà débloqué 1,2 Md€ en mesures d’urgence, sur le budget 2026, forçant d’autres secteurs à faire des économies pour aider l’agriculture. Il prépare en outre un « plan de relance » d’un montant qui pourrait être de la même envergure, selon cette source. « Le plan de relance annoncé par le Premier ministre est quasiment finalisé dans son périmètre, y compris financier » et « sera présenté sous forme d’amendements du gouvernement » au projet de budget pour 2027, avait indiqué la ministre de l’Agriculture Annie Genevard le 8 octobre au Sommet de l’élevage.

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Dans un communiqué du 12 octobre, Chambres d’agriculture France et la FNSEA annoncent avoir signé avec RTE (gestionnaire du réseau de transport d’électricité) un « accord national en faveur des exploitants agricoles concernés par les nouvelles lignes électriques à très haute tension ». La démarche concerne « les projets de création de lignes électriques aériennes à 400 kV et 225 kV ». Pour les lignes 400 kV, l’accord prévoit un « accompagnement complémentaire » de 1 000 € par an et par équivalent pylône, « sur une durée de 80 ans à compter de la mise en service de la ligne ». Le montant de cet accompagnement s’élève à 375 €/an pour les lignes 225 kV, avec les mêmes modalités. Ces sommes sont financées par les « plans d’accompagnement de projet » (PAP), dispositif « contribuant au développement économique local » des territoires traversés. Finançant des projets proposés par les acteurs locaux (chambres consulaires, associations, collectivités, etc.), ce fonds est « piloté par les préfets et prévu par le Contrat de service public », précise RTE sur son site internet. Les organisations nationales appellent maintenant à poursuivre le dialogue au niveau local, afin de « rechercher, au cas par cas, les solutions les mieux adaptées aux enjeux et aux contraintes de chaque territoire ».

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Cinquante-quatre brebis d’un élevage ont été tuées en fin de semaine dans l’attaque d’une meute de loups dans le massif du Vercors en Isère, a annoncé la préfecture le 11 octobre. Ce carnage, dans la nuit du jeudi 8 au vendredi 9 dans un alpage de la commune de Villars-de-Lans, est survenu un mois et demi après une attaque massive similaire ayant tué 60 brebis dans le Vercors, mais dans le département voisin de la Drôme cette fois. Et ce alors que les éleveurs manifestent de plus en plus leur colère dans toutes les régions touchées par ces prédations, demandant à l’État d’abattre davantage de loups, ce qui déclenche en retour la colère des organisations de défense de la faune. En pleine nuit, dans l’alpage de la Fauge, 54 brebis du même élevage sont mortes et huit ont été blessées, a indiqué à l’AFP la préfecture de l’Isère, confirmant une information du quotidien le Dauphiné Libéré. Sur les 54, une quinzaine de moutons ont été tués directement par les loups, le reste ayant succombé par étouffement en s’empilant au fond d’une combe dans laquelle ils étaient tombés en fuyant les prédateurs, a précisé à l’AFP Sébastien Mollet, chef du service départemental de l’OFB pour l’Isère.

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« Sodiaal propose d’augmenter ses capacités annuelles de production de beurre plaquette de 4500 tonnes », indique Jean-Michel Javelle, président de la coopérative, à Agra Presse. « Nos deux sites de production de beurre de Quimper et de Clermont-Ferrand ont les équipements nécessaires pour produire plus », selon lui, notamment après des investissements dans de nouvelles machines et une optimisation de l’organisation. La production actuelle de beurre de la coopérative est de 30 000 tonnes par an, essentiellement pour des marques de distributeurs (MDD). En faisant cette proposition de service, Sodiaal s’adresse en priorité aux distributeurs qui ont demandé aux industriels de « maintenir les volumes de lait français, comme les distributeurs s’y engagent pour leurs MDD », selon un communiqué de la FCD du 1er octobre. Or, le beurre plaquette MDD affiche souvent une mention « lait origine UE », comme le rappelle Jean-Michel Javelle, et seule la coopérative U s’engage à vendre du beurre MDD à partir de lait français. Cette prise de position de Sodiaal fait suite à sa mobilisation pour l’emmental d’origine française et fait écho à une situation particulièrement délicate pour les éleveurs touchés par la canicule de cet été et un prix du lait conventionnel orienté à la baisse.

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La coopérative Alliance Porci d’Oc et le groupe RAGT officialisé le 7 octobre au Sommet de l’élevage la création de l’association « Pour le porc Occitan » dédiée à l’accompagnement des agriculteurs souhaitant créer ou développer un atelier porcin sur leur exploitation. Cet accompagnement sera global, d’après le communiqué des deux partenaires : conduite de l’élevage, technique amont et aval, assistance administrative, réglementaire et financière. Le détail de ce plan d’accompagnement doit être précisé d’ici la fin de l’année 2026. À travers cette association, RAGT, distributeur de semences et fabricant d’aliments lié à Sanders, apportera sa propre expertise. « La filière porcine offre de véritables opportunités de diversification et contribue à l’avenir de notre agriculture », déclare Lionel Tauriac, président d’APO, dans le communiqué. En Occitanie, seulement un porc consommé sur quatre est produit dans la région. Ce constat de Midi Porc, l’interprofession de la filière porcine d’Occitanie, est rappelé. « Pourtant la production porcine recèle de nombreux atouts et opportunités de diversification pour les agriculteurs », font valoir les partenaires.

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Comme prévu, la présidence irlandaise du Conseil de l’UE a présenté, le 10 octobre, une nouvelle base de négociation chiffrée sur le prochain budget de l’UE pour 2028-2034 proposant une baisse d’environ 140 milliards d’euros par rapport à la proposition initiale de la Commission européenne (-8%). Des coupes qui ne concernent pas la Pac mais portent principalement sur le programme d’aide au développement, les dépenses administratives, ou encore le nouveau fonds dédié à la compétitivité (dont le secteur agricole compte profiter). Toutefois les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) ont immédiatement dénoncé ce document qui ne remet pas en cause la réduction de 20% du budget de la Pac proposée par Bruxelles et « sans qu’aucune garantie crédible ne soit offerte pour préserver la structure historique (en deux piliers, NDLR), l’autonomie et le caractère commun de la Pac ». Ce texte sera discuté dès la réunion du Conseil Affaires générale du 13 octobre à Luxembourg puis par les chefs d’État et de gouvernement de l’UE les 15 et 16 octobre à Bruxelles. Mais déjà le chancelier allemand Friedrich Merz (chef de file des États membres dits frugaux) a prévenu que « nous sommes toujours loin d’un accord. Le montant de la nouvelle proposition ne constitue pas une bonne base ». Les Vingt-sept espèrent parvenir à boucler leurs pourparlers sur ce dossier d’ici la fin de l’année.

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Selon un article du Wall Street Journal du 7 octobre, le ministère américain de l’Agriculture (USDA) et la Federal Trade Commission (FTC) ont lancé une enquête conjointe sur d’éventuelles pratiques anticoncurrentielles sur le marché national des équipements agricoles. Le média précise que, à la suite de l’annonce, les titres boursiers des plus gros fabricants ont décroché. Les actions de John Deere ont reculé de 2,8 %, de CNH Industrial de 5,3 %, d’AGCO de 5,7 % et de Caterpillar de 5,9 %. L’enquête survient après une multiplication de plaintes déposées auprès de l’USDA. La FTC a rappelé dans un communiqué que l’enquête s’inscrit dans son rôle de préserver l’état de la concurrence dans le secteur de l’agriculture. Elle cite de règlements récemment conclus : l’un avec Corteva sur le marché des pesticides, et l’autre avec John Deere, au sujet du marché de la réparation d’agroéquipements. Dans ce dossier, le règlement avait conduit John Deere a accepté que « les agriculteurs puissent exercer leur droit de réparer eux-mêmes leurs tracteurs et équipements agricoles John Deere ».

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Le puissant phénomène météorologique El Niño en cours va encore s’intensifier ces prochains mois, jusqu’à atteindre son pic en décembre, avant de persister jusqu’en février, a indiqué l’Organisation météorologique mondiale (OMM, Nations unies) dans son bulletin saisonnier sur le climat publié le 8 octobre. El Niño est une variation naturelle du climat qui réchauffe les températures de surface dans le centre et l’est de l’océan Pacifique équatorial. L’épisode actuel, déclaré en juin, pourrait devenir le plus intense jamais enregistré, amplifiant les effets du changement climatique d’origine humaine. Les températures de surface de la mer dans le centre et l’est du Pacifique tropical devraient atteindre « des niveaux record en octobre, novembre et décembre, traduisant l’intensification de l’épisode El Niño ». Ce phénomène devrait engendrer des températures supérieures à la moyenne sur une grande partie du globe et modifier les régimes de précipitations, augmentant ainsi les risques de sécheresse et d’inondations dans différentes régions. « El Niño est bien établi et s’intensifie rapidement. Selon les prévisions de l’OMM, la probabilité qu’il persiste jusqu’en février 2027 est proche de 100 %, ce qui pourrait en faire l’un des épisodes les plus intenses depuis au moins 1950 », a déclaré la secrétaire générale de l’OMM, Celeste Saulo, citée dans un communiqué.

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La situation des nappes phréatiques en France reste « très préoccupante » en raison d’un déficit de pluie après un été de sécheresse exceptionnelle, a indiqué le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) dans son bulletin de situation hydrogéologique publié le 8 octobre. « Avec 66 % des points d’observation dont les niveaux sont en dessous des normales mensuelles, la situation des nappes reste très préoccupante. La vidange continue sur l’ensemble du territoire là où la tendance habituelle à cette période est à l’amorce de la recharge », écrit le BRGM, selon ses observations au 1er octobre. La France a connu son été le plus chaud jamais enregistré, marqué par une température moyenne sur 24 h de 24°C, soit +3,6°C par rapport aux normales de 1991-2020, devant les étés 2003 et 2022. Peu de pluies ont été enregistrées, provoquant une sécheresse importante. Le niveau des nappes est dégradé « sur la majorité du territoire, à l’exception du Sud-Est comme pour les nappes des formations de la Vistrenque (sud du Gard) ou des sables Astiens de Valras-Agde », autour de l’Hérault, indique le BRGM. Dans le détail, le niveau des nappes inertielles « continue de baisser », quand les nappes réactives présentent des niveaux à la baisse dans leur « quasi-totalité ».

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Lors de l’examen du projet de loi de finances (PLF) pour 2027 le 8 octobre en commission des Finances, les députés ont renforcé le crédit d’impôt pour dépenses de remplacement des exploitants agricoles. Ils ont adopté, avec l’avis favorable du rapporteur Philippe Juvin (Droite républicaine), un amendement socialiste portant son taux à 100 % (contre 80 %). « Il apparaît indispensable que les agricultrices et les agriculteurs victimes d’un accident du travail ou d’une maladie puissent bénéficier d’un remplacement pris intégralement en charge », selon l’exposé des motifs. Un autre amendement DR élargit la cible des bénéficiaires. Adopté avec l’avis favorable du rapporteur, le texte étend aux maires des communes de moins de 3 500 habitants le bénéfice du crédit d’impôt remplacement, dans la limite de douze jours supplémentaires par an. La loi de finances pour 2026 a réservé ce dispositif aux maires des communes de moins de 1 000 habitants. « L’exercice du mandat dans une commune de 1 000 à 3 500 habitants demande un temps croissant, sans que le maire dispose pour autant des moyens administratifs des communes plus importantes », justifient les auteurs.

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