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Après la publication le 1er octobre d’une série d’exigences de la part de la FCD (distributeurs) vis-à-vis de l’industrie laitière, la Fnil (industriels) a réagi sans tarder. Dénonçant une « charge de la FCD pour faire diversion à la veille des négociations commerciales », François-Xavier Huard, PDG de la Fnil, a rappelé que la contractualisation dans la filière laitière ne souffre « d’aucun dysfonctionnement majeur ». « On arrive pour négocier toujours avec un contrat, le problème n’étant pas de négocier avant, mais tout au long de la négociation commerciale », souligne-t-il. Sur l’exigence de respect de l’évolution de la matière première agricole (MPA) et de son reversement aux producteurs réclamée par le FCD, il demande que cette MPA soit respectée dans le box de négociations par les distributeurs. « On demande que le prix du lait ne soit jamais remis en cause par les distributeurs », déclare François-Xavier Huard. Enfin, sur la demande de valorisation de l’origine France du lait utilisé par les industriels, il rappelle que « 99% des produits laitiers fabriqués en France le sont à partir de lait français » et s’étonne de la présence en GMS de produits premier prix importés, comme l’emmental par exemple. Il réitère également la demande que les produits fabriqués en France destinés au marché français soient négociés exclusivement en France, et pas dans une centrale européenne.

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La FCD (grande distribution) a énoncé le 1er octobre ses exigences vis-à-vis des industriels laitiers avant les négociations commerciales qui commencent dans un mois. Se présentant comme les défenseurs des intérêts des éleveurs, et des dispositions de la loi Égalim, « la FCD demande que la contractualisation entre producteurs et industriels intervienne avant toute négociation avec la distribution. » La grande distribution « exige que les évolutions de la matière première agricole (MPA) soient respectées et reversées aux producteurs ». Elle demande aussi que les industriels maintiennent « les volumes de lait français, comme les distributeurs s’y engagent pour leurs MDD » et renforcent l’affichage sur l’origine des laits et des ingrédients laitiers utilisés. Ces demandes interviennent dans un contexte de tensions accrue dans la filière laitière. L’amont, affecté par les fortes chaleurs, des pertes de production et des fourrages et inquiet du manque de fourrage à venir, voit dans la revalorisation du prix payé une « urgence absolue », selon un communiqué du 1er octobre de la FNPL (éleveurs, FNSEA) qui soutient la prise de position de la FCD. L’association spécialisée demande aussi que la restauration hors foyer et l’export jouent leur un rôle dans la valorisation du lait.

Agra

Les prix des produits frais ont connu en France une forte hausse en septembre : ils ont augmenté de presque 10 % sur un an, accélérant nettement par rapport à août, où la hausse était pourtant déjà bien marquée à +5,9 %, selon les données provisoires de l’Insee publiées le 30 septembre. Cette hausse particulièrement forte s’explique en partie par un été marqué par plusieurs épisodes de canicules et de sécheresse qui ont durement affecté la production agricole. L’alimentation globale, qui englobe les produits frais, voit ses prix augmenter de 1,5%, contre 1,1% en août. Au global en France, l’inflation a atteint 3% sur un an en septembre, toujours nourrie par la forte hausse dans l’énergie. Après avoir augmenté de plus de 16% en août, les produits énergétiques ont vu leurs prix flamber de plus de 21% en septembre. Toute l’Europe est d’ailleurs concernée par l’inflation : sur un an en septembre, elle frôle les 5% en Espagne, atteint 4,2% en Italie, et passe à 3,3% en Allemagne, à son plus haut niveau depuis trois ans, là aussi dopée par les prix de l’énergie. Dans ses prévisions économiques publiées mi-septembre, la Banque de France soulignait que le pays devrait connaître une inflation moins forte que le reste de ses voisins européens.

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La Commission européenne a adressé, le 1er octobre, un avis motivé complémentaire à la Bulgarie lui demandant de modifier sa législation sur l’acquisition de terres agricoles pour la rendre conforme au traité de l’UE. La loi bulgare sur la propriété et l’utilisation des terres agricoles impose en effet aux personnes souhaitant acquérir des terres agricoles de résider ou d’être établies depuis plus de cinq ans dans le pays. Introduites en 2014, ces règles nationales restreignent de manière disproportionnée l’acquisition de terres agricoles par des non-résidents et des entités récemment établies, estime la Commission européenne. Bruxelles avait déjà adressé un avis motivé sur ce sujet à la Bulgarie en 2016 mais, déplore-t-elle, « bien que diverses discussions aient eu lieu, la situation perdure à ce jour ». Entre temps, la Cour de justice de l’UE a rendu un arrêt en janvier 2024 qui confirme que les règles de l’UE relatives à la libre circulation des capitaux s’opposent à ce qu’il soit exigé d’une personne qu’elle réside dans un pays pendant plus de cinq ans pour pouvoir acheter des terres agricoles. Si la Bulgarie ne met pas sa législation nationale en conformité avec le droit de l’UE dans un délai de deux mois, la Commission pourrait décider de saisir la Cour de justice de l’UE.

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« Je me bats, en ce moment-même, pour que les tirs non-utilisés lors d’une année puissent être reportés sur l’année d’après », a annoncé Annie Genevard au congrès de la FNO (éleveurs d’ovins, FNSEA) le 30 septembre. Cette possibilité ne concernerait qu’une poignée de loups, les plafonds étant presque totalement consommés ces dernières années. Selon les chiffres officiels, en 2025, 190 loups ont été abattus (y compris illégalement) sur un plafond de 192. Les chiffres des années précédentes sont du même acabit : cinq loups « résiduels » en 2024, deux en 2023, cinq en 2022, etc. Par ailleurs, la ministre de l’Agriculture est revenue sur la possibilité pour les éleveurs d’utiliser des lunettes de tir à visée nocturne, introduite par la loi d’urgence : « Les décrets seront publiés début décembre 2026, après les consultations obligatoire d’usage ». Annie Genevard s’est enfin montrée rassurante sur la suspension des tirs par le préfet coordonnateur du Plan loup, qui a été facilitée par un décret paru cet été. « Je veux vous rassurer : il n’y a pas de distinction entre territoires », a-t-elle affirmé. Avant de promettre : « Suspendre les tirs est l’arme atomique : le préfet utilisera d’autres outils avant cette solution ».

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Dans un communiqué du 1er octobre, la Fnab (producteurs bio) demande que les agriculteurs bio puissent être éligibles à l’aide aux achats pour l’ensemble des engrais et amendements organiques autorisés en agriculture biologique, arguant que leurs prix ont eux aussi fortement progressé. Elle pointe le fait que lorsque les cours des engrais de synthèse flambent, les agriculteurs conventionnels ont tendance à se reporter sur les engrais organiques, renchérissant leurs coûts. L’organisation étaye ses propos via « des données Insee couplées à des remontées d’agriculteurs et des coopératives bio », qui décrivent une hausse des cours des « engrais organiques élaborés (bouchons) ou les fientes atteignant parfois 20 % à 30 % ». La Fnab regrette que l’aide ne cible que les engrais azotés de synthèse, alors même que les objectifs du plan engrais à moyen terme sont de réduire l’usage des intrants conventionnels. Pour la Fnab, la mesure d’urgence stimule exclusivement leur demande, maintenant « une dépendance structurelle aux énergies fossiles et aux importations ». L’organisation réclame enfin « une concertation rapide avec les services du ministère de l’Agriculture pour définir les critères d’éligibilité précis des types d’engrais organiques concernés ».

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En ajoutant crédits budgétaires et taxe affectées, le budget du ministère de l’Agriculture proposé dans le projet de loi de finances (PLF) pour 2027 sera de 3,94 milliards d’euros (Md€), contre 4 Md€ l’an passé, a annoncé le ministère des Finances le 1er octobre. En crédits de paiements, il passe de 3,5 à 3,3 Md€. Cette légère baisse intervient après deux ans de recul, qui suivaient une forte hausse, de plus de 1 Md€ pour le budget 2024, à 5,37 Md€ d’autorisations d’engagements. Comme annoncé par M. Lecornu à la rentrée, le budget prévoit un « suramortissement » des investissements pour les « projets d’avenir » entre 2027 et 2030. Selon l’AFP, le « TO-DE » (travailleurs saisonniers) passe de 449 M€ à « près de 600 M€ ». Le FNGRA (gestion des risques) est « renforcé » de 100 M€ (hausse de la taxe affectée et subvention), retrouvant son niveau de 2025. Le budget de l’Inao (origine et qualité) est augmenté (subvention et taxe rehaussées), tout comme celui de l’ASP (Agence de services et de paiement), de 18 M€. Selon l’AFP, la mission « sécurité et qualité sanitaires de l’alimentation » perd une centaine de millions d’euros, mais 4 M€ de nouveaux crédits sont consacrés au suivi des PFAS dans l’alimentation, et les moyens de l’Anses sont rehaussés.

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Patrick Soury a été élu président de la FNO (éleveurs d’ovins, FNSEA) lors d’un conseil d’administration électif, qui s’est tenu dans la foulée du congrès du syndicat, le 30 septembre à Agde (Hérault). Éleveur en Charente, M. Soury est également président de la section ovine d’Interbev (interprofession bétail et viandes), depuis 2020. Élu pour trois ans, le nouveau bureau de la FNO compte 16 membres en tout, dont trois vice-présidents – Claude Font (Haute-Loire), François Monge (Drôme), Jean-François Hirigaray (Pyrénées-Atlantiques) – et deux secrétaires généraux – Xavier Ingremeau (Deux-Sèvres) et Stéphane Desplas (Aveyron). Inscrivant son mandat dans «la continuité», le nouveau président a estimé que «notre priorité doit rester le revenu des éleveurs». «La reconquête de la production sera l’un des grands défis de cette mandature», insiste-t-il, en citant trois leviers : «enrayer la baisse du cheptel, installer de nouveaux éleveurs et remettre des agneaux français dans les assiettes». Source Agra

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Un arrêté du ministère de l’Agriculture paru au Journal officiel le 30 septembre instaure des « visites de surveillance » de la vaccination contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Cette surveillance active est organisée par le préfet et réalisée dans un « échantillon d’élevages » par des « vétérinaires sanitaires mandatés ». Elle concerne les zones de vaccination, divisées en zones « ZV 1 » (vaccination préventive dans une « bande tampon » sans foyer) et « ZV 2 » (zones réglementées autour des foyers). D’une part, des visites sont organisées « pendant la période de vaccination », c’est-à-dire jusqu’au 30 septembre en ZV 1 et jusqu’au 31 décembre en ZV 2. Ce calendrier de vaccination est d’ailleurs entériné par l’arrêté ; il avait été fixé par le ministère en juillet, après consultation du Cnopsav (« Parlement du sanitaire »). D’autre part, les visites de surveillance se poursuivent après la période de vaccination, dans un délai fixé par le règlement européen n°2023/361 : 8 mois en ZV 1 (surveillance clinique et analyses) et 26 mois en ZV 2 (surveillance clinique et analyses jusqu’à 14 mois, puis surveillance clinique seule). Aucun cas de DNC n’a été observé en France depuis le début 2026. À l’issue de cette période de surveillance qui débute, les zones ZV 1 pourraient recouvrer leur statut indemne à partir du 1er juin 2027.

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Dans le cadre du Comité des finances locales, le 30 septembre, le gouvernement a annoncé qu’il proposera, dans son projet de loi de finances (PLF) pour 2027, que soit supprimée la dotation annuelle de 100 millions d’euros (M€) que l’État verse aux régions depuis 2023 pour les aider à cofinancer les aides à l’investissement et à l’installation. Dans le cadre de la programmation Pac 2022-2027, le gouvernement avait décidé de confier la pleine gestion des aides non-surfaciques aux régions, et de transférer les budgets afférents d’aide d’État (100 M€) et de personnel (385 équivalents temps-plein). Depuis, les conseils régionaux gèrent environ 700 M€ d’aides Feader chaque année, qu’elles cofinancent pour un montant situé autour de 400 à 500 M€. Régions de France dénonce dans un communiqué un « choix incompréhensible » qui va « pénaliser directement la profession agricole ». Les régions espèrent que les débats parlementaires permettront d’effacer cette mesure du PLF. Si elle est maintenue, cette coupe – dont un projet de ventilation a été présenté aux régions – irait de 594 000 € pour la Guyane à 17,09 M€ pour l’Auvergne-Rhône Alpes. Dans un communiqué, l’Occitanie indique que la coupe de 15 M€ la concernant menace le cofinancement de 30 M€ de fonds européens.

Agra