Fil info

L’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a confirmé début mai la bonne tenue des marchés pour la campagne 2025/2026. La production mondiale de céréales atteindrait 3,040 milliards de tonnes (+6 % sur un an), portée par des révisions à la hausse en Europe pour le blé et le maïs. Les stocks mondiaux devraient grimper de 9,6 % pour atteindre un record de 954,6 millions de tonnes, soit un ratio stocks/utilisation très confortable de 32,3 %. Cette dynamique est soutenue par une utilisation accrue, notamment du maïs pour l’alimentation animale (+4,5 %). Toutefois, les perspectives pour la prochaine campagne (2026/2027) s’assombrissent. La production mondiale de blé est attendue en repli de 2 % (817 Mt), freinée par une contraction des surfaces aux États-Unis et en Russie. Surtout, la fermeture du détroit d’Ormuz renchérit les coûts de l’énergie et des engrais, pesant sur les marges des exploitants alors que les prix du blé se tassent. À l’inverse, le maïs sud-américain reste dynamique : des récoltes records sont attendues en Argentine et au Brésil grâce à une météo favorable et une forte demande exportatrice. Dans l’Union européenne, les rendements sont stables malgré des déficits pluviométriques émergents à l’Est.

Actuagri

Réunies le 11 mai 2026, les organisations du Conseil de l’agriculture française-Loup (CAF Loup)* dénoncent l’inaction gouvernementale face à l’explosion de la prédation. Malgré le passage du loup au statut d’espèce « protégée » dans l’Union européenne, « le changement de logiciel attendu n’a pas eu lieu », indique le CAF dans un communiqué. Le bilan 2025 dépasse les 12.000 victimes au 30 novembre, laissant des éleveurs épuisés face à un cadre juridique jugé inefficace. « aujourd’hui, le loup est de facto mieux protégé que les éleveurs et leurs troupeaux », indique le communiqué. Sur ce dossier, le CAF juge très décevant le projet de loi d’urgence pour la souveraineté agricole (UPSA), dont les amendements resteraient flous et soumis à l’arbitraire administratif. C’est pourquoi les sept organisations syndicales réclament des mesures fermes : autorisation systématique de la visée thermique, interventions en cœur de parcs nationaux et levée des obligations de protection préalable pour les bovins et équins avant tout tir de défense. À l’aube de l’examen du projet de loi UPSA à l’Assemblée nationale, ces organisations appellent les députés à un changement de cap immédiat pour assurer la survie du pastoralisme français. (*) FNSEA, JA, FNO (ovins), FNB (bovins), FNPL (lait), FNC (cheval), FNEC (chèvres)

Actuagri

Une récente étude de l’Institut Leibniz* révèle que l’agriculture urbaine pourrait couvrir jusqu’à 28 % des besoins en fruits et légumes de 190 millions d’Européens. En analysant 840 villes, les chercheurs estiment que 4 500 à 7 500 km² de toitures et de terrains vagues pourraient être convertis, soit l’équivalent de deux fois la surface de Majorque. Ce gisement représenterait une production annuelle de 11,8 à 19,8 millions de tonnes de fruits et légumes. L’étude privilégie une approche traditionnelle en pleine terre, excluant la haute technologie, sur des toits dont la pente n’excède pas 2°. Si Berlin pourrait s’auto-suffire à 45 %, des contraintes climatiques persistent : pénurie d’eau au sud et faible luminosité au nord. Ce modèle favorise la « ville du quart d’heure » en supprimant le transport sur le dernier kilomètre et réduit les îlots de chaleur urbains. Les auteurs soulignent toutefois des défis techniques comme l’érosion et des risques sanitaires liés aux métaux lourds en centre-ville. Malgré ces freins, le bénéfice environnemental et social semble l’emporter pour la résilience alimentaire des territoires. (*) L’étude a été publiée dans la revue Sustainable Cities and Society www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2210670726003094?via%3Dihub

Actuagri

L’indice des prix des produits alimentaires de l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) s’est établi à 130,7 points en avril 2026, soit une hausse de 1,6 % par rapport à mars. Ce troisième mois consécutif de progression est principalement porté par le renchérissement des huiles végétales, de la viande et des céréales. L’indice des huiles végétales (193,9 pts) a bondi de 5,9 %, son plus haut niveau depuis juillet 2022, soutenu par la demande accrue pour les biocarburants et la hausse du pétrole brut. Les céréales (111,3 pts) grimpent de 0,8 %, sous l’effet de conditions climatiques défavorables aux États-Unis et en Australie, ainsi que du coût élevé des engrais lié aux tensions géopolitiques dans le détroit d’Ormuz. La viande (129,4 pts) atteint également un nouveau record historique (+1,2 %), poussée par les cours du bœuf au Brésil et une demande chinoise robuste. À l’inverse, le sucre (88,5 pts) a chuté de 4,7 % grâce aux perspectives de production favorables en Asie et au Brésil. Les produits laitiers (119,6 pts) reculent de 1,1 %, plombés par l’abondance de l’offre européenne en plein pic de collecte saisonnière. Bien qu’en hausse de 2,0 % sur un an, l’indice global reste 18,4 % sous son record de mars 2022.

Actuagri

Selon l’enquête annuelle 2026 de la National Association of Agricultural Contractors (NAAC)* rapportée par le site Farming-UK, les tarifs des prestations agricoles au Royaume-Uni ont enregistré une hausse moyenne de 4,84 %. Cette progression, bien que variable selon les prestataires (de 0 à 15 %), reflète la pression croissante de l’inflation, du coût de la main-d’œuvre et de la volatilité des prix du carburant. L’étude s’appuie sur un prix de référence du GNR à 70 pence/litre. Face à l’instabilité au Moyen-Orient, la NAAC conseille l’application de surcharges si ce seuil est dépassé. Ces ajustements tarifaires sont cruciaux pour la viabilité du secteur, alors que plus de 90 % des agriculteurs britanniques dépendent des entrepreneurs pour leurs opérations clés. Jill Hewitt, directrice de la NAAC, a souligné que ces tarifs ne sont qu’un guide ; les prix réels fluctuent selon la région, le type de sol et le matériel utilisé. Elle a insisté sur l’importance pour les entreprises de calculer précisément leurs coûts afin de maintenir un service professionnel et des partenariats transparents avec les exploitations. (*) Équivalent de la Fédération nationale Entrepreneurs de travaux (FNEDT)

Actuagri

Après un léger rebond lors de la précédente campagne, les exportations de vins français (hors spiritueux) ont accusé un net repli entre août et décembre 2025 : – 4 % en volume et – 10 % en valeur par rapport à la même période de 2024, selon une note de conjoncture d’Agreste. Toutes les catégories de vins sont concernées, en particulier les AOP (- 9 % en volume et – 13 % en valeur). Seuls les vins sans IG sans cépage font exception, avec une hausse de 15 % des exportations en volume et de 2 % en valeur. Sur les cinq premiers mois de la campagne 2025-2026 (août à décembre 2025), les ventes de vins français d’appellation reculent nettement en Amérique du Nord, en particulier aux Etats-Unis, premier marché d’exportation pour ces vins (- 29 % en volume et – 46 % en valeur). Les ventes reculent également vers le Canada (de 9 % en volume et de 6 % en valeur) et vers la Chine (- 17 % en volume et – 13 % en valeur). Les exportations de Champagne atteignent de leur côté leur plus bas niveau depuis 12 ans avec -2 % en volume et 8 % en valeur sur les cinq premiers mois de la campagne 2025-2026.

Actuagri

À l’occasion de l’examen en commission des Affaires économiques du projet de loi d’urgence agricole, le 6 mai, les députés ont adopté un amendement du rapporteur Julien Dive (DR, Aisne) qui sécurise juridiquement le rôle des chambres d’agriculture et des interprofessions en matière d’identification animale. Pour rappel, le texte habilite le gouvernement à réformer par ordonnance les « outils et systèmes d’information en matière de collecte et de gestion des données d’identification et de mouvement des animaux ». Un chantier qui doit déboucher sur « la création d’une plateforme unique de collecte de données », selon l’article 15 du projet de loi. Les chambres d’agriculture, qui ont récemment intégré en leur sein les établissements départementaux d’élevage (EDE), constituent la porte d’entrée dans le système d’identification. Quant aux interprofessions, elles sont à l’origine de bases de données comprenant aussi les autres maillons des filières. « Or, en l’état du droit, ces organismes ne disposent pas toujours d’une base juridique suffisamment solide » pour traiter les données animales. L’amendement adopté propose donc que l’ordonnance à venir leur garantisse « les droits et accès aux données nécessaires à l’exercice de leurs missions » (y compris traitement et mise à disposition).

Agra

Lors de l’examen du projet de loi d’urgence agricole (LUA) le 6 mai en commission des Affaires économiques, les députés ont créé une « servitude » visant à instaurer des zones de non-traitement aux pesticides (ZNT) dans les nouvelles zones d’habitation, pour qu’elles ne s’imposent plus aux terres agricoles mitoyennes. Ils ont adopté, avec l’avis favorable du gouvernement « sous réserve » d’ajustements, un amendement de « réécriture » du rapporteur Jean-René Cazeneuve (EPR) qui sécurise le texte initial. L’intérêt est de pallier des « insuffisances pratiques et juridiques » du dispositif prévu à l’article 11 : limitation aux seules communes munies d’un plan local d’urbanisme, opposabilité incertaine des orientations d’aménagement du territoire, impossibilité d’y réglementer les traitements phytos, et atteinte disproportionnée au droit de propriété faute de précisions suffisantes, selon l’exposé. L’amendement instaure une « servitude » protégeant la production agricole autant que la santé des personnes et pesant sur les terrains contigus à l’exploitation. Limitée à l’implantation de bâtiments destinés à des publics vulnérables ou à l’extension d’habitations, elle ne s’imposerait qu’aux futurs projets d’aménagement, pour qu’ils ne puissent plus faire reculer la surface agricole utile.

Agra

Le Conseil de l’UE a validé, le 11 mai, les décisions autorisant la Commission européenne à signer la modernisation de l’accord commercial entre l’UE et le Mexique, dont les négociations ont été bouclées en janvier 2025. Cette signature pourra donc intervenir, comme prévu, à l’occasion du sommet entre les deux parties qui doit se dérouler le 22 mai à Mexico (Mexique). Sur la forme, la Commission européenne a décidé de diviser l’architecture juridique entre un accord global modernisé (qui nécessite la ratification individuelle des États membres) et un accord commercial intérimaire afin d’appliquer plus rapidement les concessions commerciales. Ce dernier entrera en vigueur après l’assentiment du Parlement européen à la majorité simple. Dans le détail, le Mexique étant importateur net de denrées alimentaires, Bruxelles estime que l’accord modernisé devrait profiter fortement aux exportateurs européens. L’UE va ainsi bénéficier d’un accès privilégié pour le fromage et les produits laitiers, mais aussi pour la viande de porc ou la volaille. Un contingent de 30 000 t est prévu pour le bœuf. Les exportations de pommes, pêches en conserve et œufs seront progressivement entièrement libéralisées. À cela s’ajoute la protection de 568 indications géographiques de l’UE.

Agra

Après la réunion tenue le 11 mai par les ministres Annie Genevard (Agriculture) et Serge Papin (Commerce), ouvrant la possibilité de renégociations au cas par cas entre industriels et distributeurs, ces derniers se montrent plutôt prudents par rapport à cette perspective. «Aujourd’hui, nous ne sommes pas dans les conditions qui nécessiteraient une réouverture généralisée des négociations. Quelques demandes ciblées émanent de secteurs très variés, les boissons, du DPH (droguerie, parfumerie, hygiène, NDLR)… mais des demandes éparses, ponctuelles. Et toute remontée est examinée avec discernement dès lors qu’elle est argumentée et chiffrée», précise Judith Jiguet, déléguée générale de la FCD (distributeurs). Pour défendre sa position, la FCD rappelle que ces demandes «viennent majoritairement de multinationales qui affichent dans le même temps des bénéfices importants» et qu’«augmenter les tarifs ne garantira pas le maintien des volumes : il (le consommateur, NDLR) fera des arbitrages». Elle récuse par ailleurs le maintien de la date butoir pour les négociations annuelles, une «anomalie» qui «finit in fine par coûter cher, aux distributeurs et aux consommateurs». Les industriels, de leur côté, demandent à renégocier leurs tarifs avec les distributeurs pour prendre en compte les hausses de coûts de production, conséquences de la crise au Moyen-Orient. Source Agra

Agra

PetitesAnnonces
Divers

V remorque fourragère 6m de long TBE + aplatisseur multibroietout + herse 4m repliable vérin TBE + matériel irrigation 300 m tuyaux 6m de long pompe 40ndg couverture intégrale 2ha. Tél 05 65 29 80 83 HR

Canins

Donne chiot croisé Berger Australien x Broder Collie née 25/12 mère 250269591257348 siret 4098144200011. Tél 06 80 57 05 63