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Après leur déception face aux récentes annonces de la ministre de l’agriculture pour faire face à la flambée des prix des engrais et du gazole non routier (étalements d’échéances fiscales et sociales, prêts court terme de BPI France), la FNSEA va rencontrer le Premier ministre ce lundi 30 mars, et appelle son réseau à «se mobiliser sans délai». Pas d’action syndicale sur l’espace public : le syndicat précise que «cette mobilisation vise à interpeller les préfets, les députés, les sénateurs et l’ensemble des représentants de l’État», avec pour objectif de «faire remonter de manière précise et exhaustive les impacts constatés ainsi que les revendications de notre organisation». La FNSEA demande «une prise en charge d’une partie de la hausse subie depuis le début du conflit au Moyen-Orient», des «compensations immédiates pour l’impact du MACF», «une protection réelle contre les distorsions de concurrence» et «des décisions rapides pour sauver nos exploitations». Source Agra

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Le Conseil de l’UE a adopté le 26 mars sa position en vue de la 14e Conférence ministérielle de l’OMC, qui s’est ouverte le même jour à Yaoundé (Cameroun) et qui doit durer jusqu’au 29 mars avec pour sujet central la réforme de l’institution genevoise. Au niveau agricole, les États membres espèrent «l’adoption de résultats équilibrés» alors que la précédente conférence ministérielle à Abou Dhabi en 2024 s’était soldée par un échec. Les ministres du commerce de l’UE misent sur un «accord global» qui pourrait inclure «une transparence accrue en matière de restrictions à l’exportation», ainsi qu’«une solution à la question du stockage public à des fins de sécurité alimentaire». Mais ils préviennent qu’un résultat potentiel devra être compatible avec la PAC. Un projet de déclaration ministérielle sur l’agriculture, le commerce et la sécurité alimentaire mondiale a déjà été transmis aux membres de l’OMC le 16 mars par le président des négociations agricoles de l’institution, le pakistanais Ali Sarfraz Hussain. Mais peu d’avancées majeures sont attendues en raison de divergences notables entre les membres sur différents sujets à l’ordre du jour. Source Agra

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Interrogé le 25 mars à l’Assemblée nationale sur l’accord commercial entre l’UE et l’Australie conclu la veille, le ministre français des affaires étrangères Jean-Noël Barrot est apparu prudent. «De ce que nous comprenons à ce stade, la suppression des tarifs douaniers existants avec l’Australie représenterait un gain important pour beaucoup de secteurs économiques français, dont certains se sont déjà exprimés favorablement, notamment dans l’agroalimentaire les vins et spiritueux et les produits laitiers. Par ailleurs dans le contexte de tension sur les chaînes de valeur des industries de la transition écologique, l’accord constitue une opportunité de sécuriser un accès privilégié aux minerais critiques australiens», a-t-il dit, selon l’AFP. Selon lui, la France a «fait valoir» ses «sensibilités agricoles» : les viandes et le sucre. «La Commission a manifestement tenu ses engagements sur les volumes de produits concernés alors que nos agriculteurs craignaient des chiffres beaucoup plus élevés compte tenu des demandes australiennes», a-t-il ajouté. Source Agra

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À l’occasion de la Matinée export organisée par Intercéréales et Agro Paris Bourse le 25 mars, le président de la Coopération agricole – Métiers du grain a alerté sur les effets d’une hausse prolongée des prix des engrais sur la récolte de céréales 2027. «Les coopératives françaises achètent leurs engrais à partir du mois de mai. S’il ne se passe rien d’ici au 15 mai, nous allons mettre en forte tension notre capacité de production», a déclaré Antoine Hacard. Et de prévenir : «Compte tenu du prix de la tonne de blé, il n’y aura pas d’achats d’engrais». Interrogé en marge du congrès, le président de l’interprofession, Benoît Piétrement, confirme que, pour des raisons logistiques, les coopératives françaises doivent acheter leurs engrais au printemps, et que de nombreux agriculteurs, notamment dans les zones intermédiaires, pourraient être tentés de faire l’impasse sur les céréales cette année. De son côté, le directeur général de Timac Agro France (10 % du marché français des engrais), Maxime Godart, a indiqué qu’il avait subi une hausse des prix de 20 à 30 % au cours des dernières semaines. «Au-delà du prix, l’inquiétude porte sur l’accessibilité aux matières premières», a-t-il expliqué. «C’est un jeu de vase communicant ; quand l’Inde ou le Brésil ne sont pas approvisionnés, il vont aller se battre sur nos places de sourcing historique, en Afrique du nord». Source Agra

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Deux jours après les annonces du gouvernement destinées à soutenir les agriculteurs face à la flambée des prix du gazole non routier (GNR), la ministre de l’agriculture Annie Genevard a écarté, à l’occasion d’une matinée dédiée à l’export organisée le 25 mars par Intercéréales et Agro Paris Bourse, l’idée d’abaisser les droits d’accise, déjà très réduits, pour le secteur agricole. «J’ai réussi à conserver un budget de 1,3 milliard d’euros pour les droits d’accise. Vous dire que l’on peut l’augmenter ? Vous connaissez la situation budgétaire du pays», a déclaré la ministre. Et d’évoquer toutefois la possibilité de continuer de travailler sur des étalements de charges. La veille, le syndicalisme majoritaire est resté sur sa faim après ses annonces, réclamant un soutien «sonnant et trébuchant». Interrogée par Intercéréales sur la possibilité de suspendre l’application du MACF (taxe carbone aux frontières) aux engrais, Annie Genevard a indiqué qu’il s’agissait d’un dossier «complexe». Sur la base de l’observatoire européen des engrais, qui doit se réunir la semaine prochaine, la ministre a dit espérer que «l’observation des déséquilibres nourrira la position de la Commission». Le président d’Intercéréales a par ailleurs demandé l’aide du gouvernement pour rouvrir le marché indonésien aux céréales françaises. L’annonce pourrait être faite lors du One Health Summit (sommet «Une seule santé»), à Lyon, le 7 avril, a-t-il soufflé – l’évènement est co-présidé par l’Indonésie. Source Agra

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A l’occasion de l’assemblée générale de la FNPL (éleveurs laitiers, FNSEA) le 25 mars, la ministre de l’agriculture Annie Genevard a encouragé les éleveurs laitiers à recourir au médiateur des relations agricoles et commerciales dans le cadre d’une éventuelle renégociation des tarifs conclus entre fournisseurs et distributeurs. La ministre a écarté l’idée de rouvrir les négociations commerciales, ce qui pourrait alimenter l’inflation. Mais elle a souligné que le ministre du commerce Serge Papin avait dit récemment que des avenants aux contrats fournisseurs-distributeurs étaient possibles en cas de hausse des coûts de production. Elle a aussi encouragé tous les maillons de la filière laitière à se réunir pour partager l’effort lié à cette hausse. La FNPL a alerté la ministre sur l’augmentation très importante du gasoil non routier (GNR), conséquence du blocage du détroit d’Ormuz. Son président, Yohann Barbe, a demandé à la ministre de prendre la parole pour défendre les agriculteurs, alors que les négociations commerciales se déroulent actuellement pour les marques de distributeurs (MDD) et qu’elles se sont terminées le 1er mars pour les marques nationales. Source Agra

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Dans une étude parue mi-mars sur le niveau de dépendance aux détroit d’Ormuz de l’approvisionnement en matières fertilisantes de pays grands agricoles, des chercheurs américains mettent en évidence la faible exposition de l’Union européenne. Selon leurs calculs, entre 0 et 5% de la consommation européenne de chacune des quatre principales matières fertilisantes transite par le détroit d’Ormuz: 0% pour les phosphates (DAP/MAP), 2,3% pour l’urée, 5,1% pour l’ammoniac, et 0% pour la potasse. Le continent européen est beaucoup moins exposé que les autres grands pays producteurs étudiés. Par exemple, 72,3% de l’urée consommée par l’Australie passe par le détroit d’Ormuz (44,8% pour le Brésil, 17% pour les Etats-Unis). Quant à l’Inde, elle dépend à 80% du détroit d’Ormuz pour l’importation d’ammoniac. Bien entendu, cela n’empêche pas l’Europe d’être exposée à une augmentation des prix, ou à des pressions sur leur approvisionnement. Par exemple, les chercheurs rappellent que le Brésil importe 80% de ses engrais, notamment l’azote et les phosphates ; le pays pourrait devoir renforcer son approvisionnement depuis le Maroc, grand fournisseur de potasse de la France.

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Réagissant aux annonces faites la veille par la ministre de l’Agriculture pour aider les agriculteurs à faire face à la hausse des prix du gazole et des engrais, la FNSEA exprime, dans un communiqué le 24 mars, son « mécontentement » face à une réponse « à ce stade loin de l’attente pour les exploitations ». Pour la FNSEA, les dispositifs annoncés « ne constituent en aucun cas des solutions durables » et « permettent tout au plus de différer les difficultés sans les résoudre ». Le syndicat demande un « appui sonnant et trébuchant de l’État face à des hausses historiques ». Dans un message publié sur X, le président des Jeunes agriculteurs (JA), Pierrick Horel, demande à « revoir la copie » : « Nous n’avons pas besoin de mesures court-termistes mais d’une stratégie aux niveaux français et européen à la hauteur de la crise ». De leur côté, les associations spécialisées grandes cultures de la FNSEA ont dénoncé «des mesurettes». Dans un communiqué paru le 23 mars, la ministre de l’Agriculture avait annoncé trois mesures, sans préciser d’enveloppe budgétaire : du report de cotisations sociales ; de l’étalement d’échéances fiscales ; et des « prêts de court terme exceptionnels » accordés par BPI France. Elle annonçait enfin que le gouvernement recherchait actuellement « un accord de place avec les banques et les distributeurs, notamment pour étudier le soutien aux productions agricoles ».

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Dans un avis et un rapport d’expertise collective dévoilés le 24 mars, l’Anses confirme la surexposition de la population française au cadmium en 2025. Pour la première fois, l’Anses a simulé l’imprégnation globale de près de 4 millions d’individus, âgés de 0 à 100 ans, sur la base de données d’exposition par ingestion, inhalation et voie cutanée (hors exposition professionnelle). Il en ressort qu’une part « significative » de la population dépasse les valeurs sanitaires de référence (VRB) définies par tranches d’âges, par l’Anses, afin de ne pas dépasser à l’âge de 60 ans la valeur toxicologique de référence interne (VTR), au-delà de laquelle des effets néfastes sur la santé peuvent survenir (insuffisance rénale, fracture osseuse, ostéoporose, neurodéveloppement, système cardiovasculaire et reproductif, cancers), a expliqué en conférence de presse Géraldine Carne, coordinatrice de l’expertise. L’Anses confirme également que « l’alimentation est de loin la source majeure d’exposition » car elle représente « jusqu’à 98% de l’imprégnation au cadmium » dans la population générale non fumeuse – le tabagisme étant un facteur « aggravant ». Les aliments les plus contributeurs sont des produits du quotidien : « céréales du petit-déjeuner, pains et produits de panification sèche, viennoiseries, pâtisseries, gâteaux et biscuits sucrés, pâtes, riz et blé ainsi que les pommes de terre et certains légumes. » Cadmium : l’Anses presse d’abaisser la teneur maximale dans les fertilisants L’Anses identifie plusieurs « leviers » pour diminuer l’imprégnation et les risques associés pour la santé humaine. Tout d’abord, l’agence sanitaire « appelle à appliquer dès que possible des valeurs limites en cadmium pour les matières fertilisantes ». Comme dans son avis de 2019, elle recommande de « ne pas dépasser un flux d’apport de 2g de cadmium par hectare et par an ». Pour cela, elle recommande une teneur maximale de 20mg de cadmium par kilo d’anhydride phosphorique (P205) dans les engrais minéraux phosphatés » a indiqué Yann Le Bodo, chargé de projet à la direction sciences sociales et économie. Pour mettre en œuvre l’abaissement des teneurs en cadmium dans les engrais, l’Anses propose de privilégier des approvisionnements en roches phosphatées et produits dérivés à moindre teneur en cadmium, ou sinon d’avoir recours aux techniques de décadmiation qui existent à un coût « raisonnable ». L’Anses appelle aussi à étiqueter la teneur en cadmium des engrais. Elle soutient les pratiques agronomiques qui permettent de limiter l’usage des fertilisants, d’utiliser le phosphore naturellement présent dans les sols et l’innovation variétale. Elle appelle à ouvrir des réflexions sur le cadmium dans les effluents d’élevage et les boues de step. Enfin, elle recommande d’abaisser les teneurs maximales dans les denrées dont importées.

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Les producteurs de lait de la FNPL (FNSEA) ne sont pas intéressés par la mise en place de tunnels de prix, selon une déclaration de Yohann Barbe, leur président. Il ajoute que, pour mettre en place des tunnels de prix, il faudrait d’abord disposer de plusieurs indicateurs, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. De son côté, le Cniel (interprofession laitière) précise que ce sujet ne relève pas de ses compétences. La mise en place de tunnels de prix est prévue, à titre d’expérimentation, dans le cadre du projet de loi d’urgence agricole, actuellement en cours d’examen au Conseil d’État. Pour rappel, début 2024, Thierry Roquefeuil, alors président de la FNPL et du Cniel, s’était montré dubitatif face à l’idée des prix planchers proposée par Emmanuel Macron : « On va retomber très vite sur le même problème qu’actuellement avec la loi Egalim sur le choix des indicateurs ». Et d’ajouter : « Il y a un gros risque qu’à partir du moment où l’on fixe un prix plancher, toutes les industries laitières se mettent à payer au prix du prix plancher, ce qui sera légal. Je n’ai pas du tout envie que le prix plancher soit le prix appliqué par Lactalis ! Et si on met ce prix plancher trop haut, les produits français ne seront plus compétitifs et perdront des marchés à l’international. »

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