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La Fédération nationale des producteurs de fruits ((FNPF, FNSEA) reproche à l’enseigne Lidl, dans un communiqué du 15 juillet, de tourner le dos à la production française en commercialisant des abricots importés de Turquie, et ce en pleine saison nationale. Elle affirme que les abricots vendus par l’enseigne sont de « très mauvaise qualité », majoritairement « immatures, et sans intérêt gustatif ». Elle soutient par ailleurs que plusieurs fruits présentent un calibre inférieur au diamètre minimal autorisé. Selon la FNPF, ces abricots sont vendus à près de six euros le kilos, soit un prix deux fois supérieur à celui pratiqué par plusieurs enseignes concurrentes. « Le bilan carbone de cette offre est déplorable, loin des engagements environnementaux dont l’enseigne se vante souvent », déplore en outre l’organisation, ajoutant que ces fruits bénéficient de conditions techniques bien moins contraignantes que ceux issus des exploitations françaises. Elle reproche enfin à l’enseigne allemande de continuer à se présenter comme un partenaire de l’agriculture française, notamment lors du salon de l’agriculture, alors que ses choix d’approvisionnement sont, selon elle, en contradiction avec ce discours.

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Dans un courrier adressé le 16 juillet à la ministre de l’Agriculture, six élus landais dont le président du conseil départemental et le vice-président de la région, tous socialistes, demandent un soutien de l’État face à une «deuxième année annoncée comme catastrophique pour la très grande majorité des productions» dans ce département, leader national de la production de maïs. Selon les chiffres de la chambre d’agriculture, l’année 2025 avait déjà été marquée « par un revenu agricole moyen inférieur de 4 % à la moyenne décennale ». Outre les mesures de droit commun, députés, sénateurs et élus régionaux demandent «un plan de sauvegarde à destination des agriculteurs », pour apporter une «visibilité à court et moyen termes». Ils proposent un ré-abondement du Fonds d’allègement des charges (FAC) et du dispositif d’Aide à la relance des exploitations agricoles (Area). Le conseil départemental des Landes, annonce qu’il vient de voter «plus de 850 000 € de crédits à destination des agriculteurs impactés par des crises», via les dispositifs « agriculteurs en difficultés » et « fonds d’urgences sanitaires et climatiques ». Il s’engage par ailleurs à «prendre toute sa part dans ce plan». Enfin les élus socialistes demandent de faire passer de 184 à 198 mm3 les volumes d’irrigation prélevables dans les cours d’eau non réalimentés et les nappes d’accompagnements du sous-bassin de l’Adour.

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Les États membres ont, comme prévu, donné le 17 juillet en comité sur l’organisation commune des marchés leur feu vert à l’aide d’urgence de 540 millions € (M€) pour soutenir les agriculteurs face à l’envolée des prix des intrants dans le cadre de la réserve agricole. La répartition entre les Vingt-sept n’a pas évolué par rapport à la proposition initiale : la France va récupérer la part la plus importante avec 107,1 M€ (soit 19,8 % du total) suivie de la Pologne 66,6 M€ (12,3%), de l’Allemagne 60,3 M€ (11,2%), de l’Espagne 50,2 M€ (9,3%) et de l’Italie 45,6 M€ (8,4%). Les États membres pourront compléter cette aide européenne à hauteur de 200 % par des fonds nationaux. « Afin de garantir l’efficacité de cette mesure d’urgence, les agriculteurs devront recevoir l’aide financière le plus rapidement possible. Les États membres devront donc distribuer l’aide d’ici le 28 février 2027 », précise la Commission européenne.

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Le représentant américain au Commerce (USTR), Jamieson Greer, a annoncé le 15 juillet, la mise en place, à compter du 22 juillet, de droits de douane définitifs de 25 % à l’encontre de certaines importations en provenance du Brésil. Cette décision a été prise à la suite d’une enquête menée dans le cadre de la section 301 du Trade Act de 1974. Toutefois, ces droits de douane ne s’appliquent pas à plusieurs produits brésiliens, parmi lesquels la viande bovine, le café, les oranges ou encore le jus d’orange. Pour justifier cette sanction, l’USTR avance notamment que le Brésil restreint l’accès à son marché de l’éthanol et que les agriculteurs brésiliens tirent avantage de terres déboisées illégalement. De son côté, le gouvernement brésilien a condamné cette décision. « Rien ne justifie des mesures unilatérales contre notre pays », précise le président Luis Inacio Lula da Silva dans un message publié sur le réseau social X, évoquant « une manœuvre construite avec la collaboration active de la famille Bolsonaro ». Brasília s’engage à porter cette affaire devant le mécanisme de règlement des différends de l’OMC.

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Le gouvernement a publié le 16 juillet son projet de dépenses pour un budget 2027 «de sauvegarde républicaine», selon le ministre des Comptes publics David Amiel, marqué par une hausse des dépenses de l’État quatre fois inférieure à l’inflation, hors défense et intérêts de la dette. Bercy a transmis la veille aux commissions des Finances du Parlement ce document annuel fixant les «plafonds de dépenses du projet de loi de finances pour 2027», le «tiré à part» en jargon budgétaire, dont l’AFP a obtenu une copie. En juin, le Premier ministre Sébastien Lecornu avait écrit aux ministres pour leur demander de revoir à la baisse leurs demandes initiales. Résultat, hormis la hausse des dépenses de Défense (+6,4 milliards d’euros) et la charge de la dette (+12,3 milliards), le gouvernement affiche l’ambition de limiter l’an prochain la progression des dépenses ministérielles à 0,4%, «soit quatre fois moins que l’inflation attendue en 2027». Ainsi, hors Défense, les crédits des ministères n’augmenteront que de 1,5 milliard d’euros au total, à raison de 1,5 milliard d’euros pour l’Écologie, notamment après les épisodes de canicule, 0,8 pour l’Enseignement scolaire, 0,6 pour la Recherche et l’enseignement supérieur, ou 0,4 pour la Justice. En revanche, la mission Travail perdrait 2,8 milliards, l’Aide publique au développement 0,3, les missions Agriculture et Santé 0,1 milliard chacune.

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À l’occasion de son conseil spécialisé Grandes cultures, le 16 juillet, FranceAgrimer souligne que les cours de l’urée ont retrouvé leur niveau pré-conflit depuis la reprise des flux par le détroit d’Ormuz. Au Moyen-Orient, l’urée s’échangeait le 9 juillet autour de 415 dollars la tonne contre 483 $/t en février. En revanche, les cours des engrais phosphatés restent élevés : le phosphate diammonique (DAP) s’échangeait à 843 dollars la tonne le 9 juillet, contre 689 $/t avant le conflit. La situation reste toutefois très évolutive avec la récente recrudescence des tensions dans le détroit d’Ormuz. Alors que le transport maritime avait légèrement repris depuis le mois de juin et l’accord entre les États-Unis et l’Iran, France Agrimer s’attend à ce que les flux retombent au niveau d’avant juin. Très réactif, le prix du baril, qui s’échangeait encore autour de 70 $ il y a une semaine, valait 85$ le 14 juillet. Aucun signe d’accalmie n’était constaté entre l’Iran et les États-Unis après une semaine de frappes, qui se sont poursuivies le 15 juillet, les deux parties réduisant en pièces le protocole d’accord en recommençant à bloquer le détroit d’Ormuz et les ports iraniens.

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Réunie le 16 juillet pour étudier le projet de loi d’urgence agricole, la commission mixte paritaire (CMP) a effectué plusieurs changements sur les dossiers relatifs aux relations commerciales, laissant toutefois intacte la mesure dédiée aux tunnels de prix. Concernant la négociation entre l’agriculteur et son premier acheteur, la CMP supprime la possibilité de reconduire le délai de quatre mois donné après réception de la proposition. Elle ajoute la possibilité pour les organisations de producteurs (OP) de publier la liste de leurs membre pour «déclencher une présomption de connaissance de cause de l’acheteur qui tente de les contourner». Elle rétablit la possibilité de sortir de l’OP de manière anticipée en cas de changement de mode de production. En revanche, elle n’a pas touché à l’article 21 dédié aux tunnels de prix, dont la rédaction a beaucoup faire réagir la filière, en accordant au gouvernement la possibilité d’imposer le dispositif, avec des bornes basses basées sur les indicateurs de coûts de production. L’Ania (agroalimentaire), les négoces agricoles et viticoles, les abatteurs et les commerçants en bestiaux ont dénoncé, dans la soirée, l’accord trouvé en CMP, qui prévoit selon eux «un prix plancher déguisé». Concernant la restauration collective, le compromis trouvé en CMP rétablit, comme proposé par la Coméco du Sénat, les produits de montagne parmi les produits éligibles aux objectifs Égalim.

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À la sortie de la commission mixte paritaire (CMP) sur le projet de loi d’urgence agricole, à laquelle il participait le 16 juillet, le député et ancien ministre MoDem Marc Fesneau a déclaré que le texte de compromis était, en dehors de la question de l’acétamipride, «acceptable et votable», saluant un «accord intéressant» qui expurge plusieurs «points d’inquiétude». Sur l’acétamipride, il considère que la version adoptée «est bonne sur le fond», «assez proche» de ce que le groupe défendait l’an passé lors des débats sur la loi Duplomb, mais il continue de penser que ce sujet «ne devrait pas apparaitre dans le texte, car « il fait peser un risque son adoption ». C’est d’ailleurs pour cela qu’il souhaite «échanger» avec les députés de son groupe avant d’arrêter la position de vote du groupe en séance le 20 juillet, une position dont il n’est pas certain qu’elle soit respectée par certains députés tant le sujet «est devenu un totem», indique l’ancien ministre. Une position similaire a été exprimée par le représentant du groupe Renaissance à la CMP à la sortie de la réunion. «Cet article n’est pas à sa place. On ne veut pas qu’il fasse échouer l’ensemble du texte», a pointé le député Renaissance Jean-René Cazeneuve, sans non plus s’avancer sur le vote final de son groupe.

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Réunie le 16 juillet pour étudier le projet de loi d’urgence agricole, la commission mixte paritaire (CMP) est revenue sur plusieurs assouplissements ajoutés par l’Assemblée et le Sénat. La principale modification est la suppression de la phrase prévoyant que le plafond de tir correspond à la différence entre la population lupine et le seuil de viabilité. Cette modalité de calcul du plafond avait été introduite par les députés et validée par les sénateurs, ouvrant potentiellement la voie à un nouveau mode de gestion. Le texte de la CMP rétablit l’enveloppe locale de tirs pouvant être délibérée par le préfet de département après avis du préfet coordonnateur loups une fois le plafond de tir atteint. Il supprime la nomination des lieutenants de louveterie sur proposition conjointe de la DDT (préfecture) et du président de la fédération départementale des chasseurs. La CMP autorise les tirs de défense dans les espaces protégés (réserves naturelles, parcs nationaux), à l’exception des cœurs de parc, sauf quand le décret de création y autorise la chasse. Le texte supprime enfin la possibilité pour le préfet d’ordonner l’abattage de chiens errants par toute personne titulaire d’un permis de chasse. Il ne revient pas sur l’accès facilité des éleveurs aux lunettes de tir à vision nocturne.

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Réunie le 16 juillet pour étudier le projet de loi d’urgence agricole, la commission mixte paritaire (CMP) a adopté une version qui revient sur de nombreuses dispositions que le Sénat avait ajoutées au volet dédié à l’eau. La chambre haute avait été particulièrement productive sur ce dossier. La CMP a convenu de la suppression de la «garantie de disponibilité de la ressource pour l’usage agricole», du «principe de non-regression agricole», de l’objectif de doublement des volumes de stockage agricoles, des changements de gouvernance et du tutelle des comités de bassin, de l’augmentation automatique de l’autorisation annuelle de prélèvement des organismes uniques de gestion collective (OUGC) en cas de nouveau irrigants. Pour les PTGE, elle rétablit une des deux réunions publiques obligatoires, réintroduit la concertation avec l’ensemble des usages, la décision du préfet sur une base scientifique et des études Hmuc. Enfin elle limite les projets de stockage non soumis au Sage aux retenues collinaires, et supprime l’assouplissement de la définition des zones humides.

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