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Comme attendu, la durée de l’examen du projet de loi d’urgence agricole à l’Assemblée nationale a été prolongée d’une semaine, pour garantir que les débats en plénière puissent permettre la discussion de l’ensemble des amendements. Ainsi, le vote solennel prévu initialement le 26 mai a été repoussé au 2 juin. Dans un communiqué le 5 mai, la FNSEA avait fait part de son inquiétude sur la capacité à faire tenir l’examen dans le temps imparti, sur quatre jours à ce stade, notamment après que la commission a accepté « à la demande des écologistes, la suppression du temps législatif programmé pour livrer ce texte à l’obstruction ». Pour la FNSEA, « tout [était] désormais réuni pour empêcher ce texte d’aboutir ». Interrogé par Agra Presse quelques jours plus tard, le rapporteur Les Républicains (LR), Julien Dive, confirmait « une vraie possibilité que le texte ne soit pas fini à la date du 25 mai », mais restait optimiste sur la capacité à respecter le temps imparti. Le président de la commission des Affaires économiques, Stéphane Travert, se voulait également rassurant : « Si besoin, nous ouvrirons la semaine suivante. Ça ira au bout », assure-t-il.

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Une Autrichienne de 67 ans a succombé à ses blessures après avoir été attaquée le 17 mai dans l’après-midi par un troupeau de vaches dans une zone de pâturage à Oberlienz, dans l’ouest de l’Autriche, a annoncé la police du Tyrol dans un communiqué. Son mari, âgé de 65 ans, a lui été transporté à la clinique d’Innsbruck dans un état grave, a ajouté la police, qui a ajouté que l’enquête sur les circonstances de l’accident était toujours en cours. Quelques dizaines de vaches, appartenant à une coopérative d’agriculteurs, se trouvaient regroupées dans la zone de pâturage où le couple a été attaqué, a précisé la police. En septembre, un randonneur viennois, âgé de 85 ans, était mort dans les Alpes autrichiennes après l’attaque d’un troupeau de vaches, au cours de laquelle son épouse de 82 ans avait été blessée. En 2024, une randonneuse accompagnée de deux chiens avait été tuée dans des circonstances similaires. D’autres attaques avaient eu lieu en 2017 et 2014.

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Remettant son rapport aux ministres Serge Papin (PME) et Annie Genevard (Agriculture) le 13 mai, la mission parlementaire sur l’agritourisme a esquissé une PPL pour structurer et développer le secteur. Le texte, travaillé par le député Anthony Brosse et la sénatrice Sylviane Noël, s’attaque aux freins à l’activité. « L’absence de définition légale de l’agritourisme crée une insécurité juridique pour les exploitants », relèvent-ils. Via son article 1er, la PPL fixe les critères constitutifs de l’activité dans le Code rural et le Code du tourisme. Un autre volet modifie le Code l’urbanisme. Objectif : reconnaître les constructions et aménagements liés à l’agritourisme labellisé comme nécessaires à l’exploitation agricole, et faciliter le changement de destination du bâti rural existant. « La complexité fiscale dissuade les agriculteurs de se lancer ou développer leur activité », poursuivent les auteurs. Afin d’y remédier, la PPL considère les revenus agritouristiques comme bénéfices de l’exploitation agricole labellisée, instaure un crédit d’impôt pour les investissements d’accueil réalisés dans le bâti existant. Annie Genevard a dit son intention d’« examiner les suites » à donner aux travaux de la mission, en visant comme objectifs de lever les freins, donner de la lisibilité aux dispositifs, permettre de se lancer « plus vite, plus simplement ».

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L’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a confirmé début mai la bonne tenue des marchés pour la campagne 2025/2026. La production mondiale de céréales atteindrait 3,040 milliards de tonnes (+6 % sur un an), portée par des révisions à la hausse en Europe pour le blé et le maïs. Les stocks mondiaux devraient grimper de 9,6 % pour atteindre un record de 954,6 millions de tonnes, soit un ratio stocks/utilisation très confortable de 32,3 %. Cette dynamique est soutenue par une utilisation accrue, notamment du maïs pour l’alimentation animale (+4,5 %). Toutefois, les perspectives pour la prochaine campagne (2026/2027) s’assombrissent. La production mondiale de blé est attendue en repli de 2 % (817 Mt), freinée par une contraction des surfaces aux États-Unis et en Russie. Surtout, la fermeture du détroit d’Ormuz renchérit les coûts de l’énergie et des engrais, pesant sur les marges des exploitants alors que les prix du blé se tassent. À l’inverse, le maïs sud-américain reste dynamique : des récoltes records sont attendues en Argentine et au Brésil grâce à une météo favorable et une forte demande exportatrice. Dans l’Union européenne, les rendements sont stables malgré des déficits pluviométriques émergents à l’Est.

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Réunies le 11 mai 2026, les organisations du Conseil de l’agriculture française-Loup (CAF Loup)* dénoncent l’inaction gouvernementale face à l’explosion de la prédation. Malgré le passage du loup au statut d’espèce « protégée » dans l’Union européenne, « le changement de logiciel attendu n’a pas eu lieu », indique le CAF dans un communiqué. Le bilan 2025 dépasse les 12.000 victimes au 30 novembre, laissant des éleveurs épuisés face à un cadre juridique jugé inefficace. « aujourd’hui, le loup est de facto mieux protégé que les éleveurs et leurs troupeaux », indique le communiqué. Sur ce dossier, le CAF juge très décevant le projet de loi d’urgence pour la souveraineté agricole (UPSA), dont les amendements resteraient flous et soumis à l’arbitraire administratif. C’est pourquoi les sept organisations syndicales réclament des mesures fermes : autorisation systématique de la visée thermique, interventions en cœur de parcs nationaux et levée des obligations de protection préalable pour les bovins et équins avant tout tir de défense. À l’aube de l’examen du projet de loi UPSA à l’Assemblée nationale, ces organisations appellent les députés à un changement de cap immédiat pour assurer la survie du pastoralisme français. (*) FNSEA, JA, FNO (ovins), FNB (bovins), FNPL (lait), FNC (cheval), FNEC (chèvres)

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Une récente étude de l’Institut Leibniz* révèle que l’agriculture urbaine pourrait couvrir jusqu’à 28 % des besoins en fruits et légumes de 190 millions d’Européens. En analysant 840 villes, les chercheurs estiment que 4 500 à 7 500 km² de toitures et de terrains vagues pourraient être convertis, soit l’équivalent de deux fois la surface de Majorque. Ce gisement représenterait une production annuelle de 11,8 à 19,8 millions de tonnes de fruits et légumes. L’étude privilégie une approche traditionnelle en pleine terre, excluant la haute technologie, sur des toits dont la pente n’excède pas 2°. Si Berlin pourrait s’auto-suffire à 45 %, des contraintes climatiques persistent : pénurie d’eau au sud et faible luminosité au nord. Ce modèle favorise la « ville du quart d’heure » en supprimant le transport sur le dernier kilomètre et réduit les îlots de chaleur urbains. Les auteurs soulignent toutefois des défis techniques comme l’érosion et des risques sanitaires liés aux métaux lourds en centre-ville. Malgré ces freins, le bénéfice environnemental et social semble l’emporter pour la résilience alimentaire des territoires. (*) L’étude a été publiée dans la revue Sustainable Cities and Society www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2210670726003094?via%3Dihub

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L’indice des prix des produits alimentaires de l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) s’est établi à 130,7 points en avril 2026, soit une hausse de 1,6 % par rapport à mars. Ce troisième mois consécutif de progression est principalement porté par le renchérissement des huiles végétales, de la viande et des céréales. L’indice des huiles végétales (193,9 pts) a bondi de 5,9 %, son plus haut niveau depuis juillet 2022, soutenu par la demande accrue pour les biocarburants et la hausse du pétrole brut. Les céréales (111,3 pts) grimpent de 0,8 %, sous l’effet de conditions climatiques défavorables aux États-Unis et en Australie, ainsi que du coût élevé des engrais lié aux tensions géopolitiques dans le détroit d’Ormuz. La viande (129,4 pts) atteint également un nouveau record historique (+1,2 %), poussée par les cours du bœuf au Brésil et une demande chinoise robuste. À l’inverse, le sucre (88,5 pts) a chuté de 4,7 % grâce aux perspectives de production favorables en Asie et au Brésil. Les produits laitiers (119,6 pts) reculent de 1,1 %, plombés par l’abondance de l’offre européenne en plein pic de collecte saisonnière. Bien qu’en hausse de 2,0 % sur un an, l’indice global reste 18,4 % sous son record de mars 2022.

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Selon l’enquête annuelle 2026 de la National Association of Agricultural Contractors (NAAC)* rapportée par le site Farming-UK, les tarifs des prestations agricoles au Royaume-Uni ont enregistré une hausse moyenne de 4,84 %. Cette progression, bien que variable selon les prestataires (de 0 à 15 %), reflète la pression croissante de l’inflation, du coût de la main-d’œuvre et de la volatilité des prix du carburant. L’étude s’appuie sur un prix de référence du GNR à 70 pence/litre. Face à l’instabilité au Moyen-Orient, la NAAC conseille l’application de surcharges si ce seuil est dépassé. Ces ajustements tarifaires sont cruciaux pour la viabilité du secteur, alors que plus de 90 % des agriculteurs britanniques dépendent des entrepreneurs pour leurs opérations clés. Jill Hewitt, directrice de la NAAC, a souligné que ces tarifs ne sont qu’un guide ; les prix réels fluctuent selon la région, le type de sol et le matériel utilisé. Elle a insisté sur l’importance pour les entreprises de calculer précisément leurs coûts afin de maintenir un service professionnel et des partenariats transparents avec les exploitations. (*) Équivalent de la Fédération nationale Entrepreneurs de travaux (FNEDT)

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Après un léger rebond lors de la précédente campagne, les exportations de vins français (hors spiritueux) ont accusé un net repli entre août et décembre 2025 : – 4 % en volume et – 10 % en valeur par rapport à la même période de 2024, selon une note de conjoncture d’Agreste. Toutes les catégories de vins sont concernées, en particulier les AOP (- 9 % en volume et – 13 % en valeur). Seuls les vins sans IG sans cépage font exception, avec une hausse de 15 % des exportations en volume et de 2 % en valeur. Sur les cinq premiers mois de la campagne 2025-2026 (août à décembre 2025), les ventes de vins français d’appellation reculent nettement en Amérique du Nord, en particulier aux Etats-Unis, premier marché d’exportation pour ces vins (- 29 % en volume et – 46 % en valeur). Les ventes reculent également vers le Canada (de 9 % en volume et de 6 % en valeur) et vers la Chine (- 17 % en volume et – 13 % en valeur). Les exportations de Champagne atteignent de leur côté leur plus bas niveau depuis 12 ans avec -2 % en volume et 8 % en valeur sur les cinq premiers mois de la campagne 2025-2026.

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À l’occasion de l’examen en commission des Affaires économiques du projet de loi d’urgence agricole, le 6 mai, les députés ont adopté un amendement du rapporteur Julien Dive (DR, Aisne) qui sécurise juridiquement le rôle des chambres d’agriculture et des interprofessions en matière d’identification animale. Pour rappel, le texte habilite le gouvernement à réformer par ordonnance les « outils et systèmes d’information en matière de collecte et de gestion des données d’identification et de mouvement des animaux ». Un chantier qui doit déboucher sur « la création d’une plateforme unique de collecte de données », selon l’article 15 du projet de loi. Les chambres d’agriculture, qui ont récemment intégré en leur sein les établissements départementaux d’élevage (EDE), constituent la porte d’entrée dans le système d’identification. Quant aux interprofessions, elles sont à l’origine de bases de données comprenant aussi les autres maillons des filières. « Or, en l’état du droit, ces organismes ne disposent pas toujours d’une base juridique suffisamment solide » pour traiter les données animales. L’amendement adopté propose donc que l’ordonnance à venir leur garantisse « les droits et accès aux données nécessaires à l’exercice de leurs missions » (y compris traitement et mise à disposition).

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