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Les producteurs de lait de la FNPL (FNSEA) ne sont pas intéressés par la mise en place de tunnels de prix, selon une déclaration de Yohann Barbe, leur président. Il ajoute que, pour mettre en place des tunnels de prix, il faudrait d’abord disposer de plusieurs indicateurs, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. De son côté, le Cniel (interprofession laitière) précise que ce sujet ne relève pas de ses compétences. La mise en place de tunnels de prix est prévue, à titre d’expérimentation, dans le cadre du projet de loi d’urgence agricole, actuellement en cours d’examen au Conseil d’État. Pour rappel, début 2024, Thierry Roquefeuil, alors président de la FNPL et du Cniel, s’était montré dubitatif face à l’idée des prix planchers proposée par Emmanuel Macron : « On va retomber très vite sur le même problème qu’actuellement avec la loi Egalim sur le choix des indicateurs ». Et d’ajouter : « Il y a un gros risque qu’à partir du moment où l’on fixe un prix plancher, toutes les industries laitières se mettent à payer au prix du prix plancher, ce qui sera légal. Je n’ai pas du tout envie que le prix plancher soit le prix appliqué par Lactalis ! Et si on met ce prix plancher trop haut, les produits français ne seront plus compétitifs et perdront des marchés à l’international. »

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Après l’Espagne hier, et la Grèce quelques heures plus tôt, c’est au tour de la France d’annoncer des mesures de soutien au secteur agricole face à la montée du prix de gazole et des engrais causée par la guerre au Moyen-Orient. Dans un communiqué paru le 23 mars, la ministre de l’Agriculture annonce quatre mesures, dont l’une n’est pas finalisée : du report de cotisations sociales, avec un délai de paiement accordé «sans frais ni majoration» aux exploitations agricoles qui en feront la demande ; de l’étalement d’échéances fiscales, avec la possibilité offerte aux exploitant de demander «un étalement de leurs échéances fiscales auprès de leur direction départementale des finances publiques» ; des «prêts de court terme exceptionnels» accordés par Bpifrance, «pour venir en appui à la trésorerie des exploitations agricoles les plus exposées à la hausse des prix du carburant» ; enfin, le gouvernement annonce chercher « un accord de place avec les banques et les distributeurs, notamment pour étudier le soutien aux productions agricoles et appeler à la souplesse et à la flexibilité dans le traitement des dossiers individuels d’entreprises faisant face à des difficultés de trésorerie du fait de la crise en cours.»

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La Commission européenne a annoncé, le 23 mars, avoir officiellement transmis aux pays du Mercosur l’instrument d’application provisoire de l’accord commercial intérimaire. En conséquence, l’accord s’appliquera à titre provisoire à partir du 1er mai entre l’UE et les pays du bloc sud-américain qui auront achevé leurs procédures de ratification et notifié à l’UE avant la fin du mois de mars. C’est déjà le cas pour l’Argentine, le Brésil et l’Uruguay, tandis que le Paraguay, qui a récemment ratifié l’accord, « devrait envoyer sa notification prochainement », avance Bruxelles. En parallèle, la clause de sauvegarde agricole, validée par le Parlement européen et le Conseil de l’UE, destinée à répondre aux préoccupations du secteur, a été publiée au Journal officiel de l’UE le 19 mars. « Les entreprises, les consommateurs et les agriculteurs de l’UE peuvent ainsi commencer à profiter immédiatement des avantages de l’accord, tandis que les secteurs sensibles de l’économie de l’UE sont pleinement protégés par des mesures de sauvegarde solides », précise l’exécutif européen. Pour que le traité commercial puisse s’appliquer de manière définitive, l’aval du Parlement européen reste nécessaire. Celui-ci a toutefois suspendu ses travaux en sollicitant, en janvier, l’avis de la Cour de justice de l’UE sur la compatibilité du texte avec les traités européens. Une procédure qui pourrait prendre jusqu’à deux ans.

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L’UE et l’Australie ont annoncé, le 24 mars, la conclusion des négociations en vue d’un accord de libre-échange. Point d’achoppement des discussions, l’UE a proposé plusieurs contingents tarifaires notamment sur la viande rouge, dont un quota de 30 600 tonnes pour la viande bovine mis en œuvre graduellement sur dix ans et un autre de 25 000 t pour la viande ovine pleinement applicable après sept ans. Par ailleurs, l’UE devrait ouvrir un contingent de 35 000 t de canne à sucre brute destinée au raffinage en franchise de droit. En échange, le Vieux Continent obtient, entre autres, l’élimination des tarifs douaniers australiens sur le vin dès l’entrée en vigueur et sur les fromages après trois ans. Le traité introduit, par ailleurs, une clause de sauvegarde activable sur les contingents tarifaires pour les produits sensibles. Enfin, l’UE annonce que 165 indications géographiques alimentaires et 231 boissons spiritueuses seront protégées par le texte conclu à Canberra.

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Selon une note agro-climatique publiée le 19 mars par le RMT Horizons prairies*, l’hiver doux et arrosé a « favorisé une reprise précoce et dynamique de la croissance de l’herbe dès la fin février », mais « complique la mise à l’herbe » des animaux. Au niveau national, « malgré des stocks sur pied élevés et une pousse soutenue, la mise à l’herbe reste limitée par des conditions de portance insuffisante ». Les techniciens constatent que « les troupeaux laitiers ont commencé à sortir quelques heures depuis le début du mois ». En revanche, les bovins allaitants « restent majoritairement en bâtiment dans l’attente de meilleures conditions ». C’est surtout dans la moitié nord que les sols ne permettent pas toujours la mise à l’herbe (Bretagne, Centre-Val de Loire, Grand Est, Hauts-de-France). C’est aussi le cas en région Paca, où l’hiver très pluvieux a « fortement perturbé la conduite des élevages ». Dans une grande partie de l’Ouest et du Sud-Ouest (Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Pays de la Loire, mais aussi Auvergne), c’est l’hétérogénéité qui domine ; les possibilités de pâturage dépendent du type de sol et de l’altitude. Selon la note, seuls quelques secteurs de l’est de la France connaissent les bonnes conditions pour pouvoir profiter pleinement du début de pousse dynamique (Savoies, Drôme, Isère, Bourgogne). * Instituts techniques, chambres d’agriculture, Eliance

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Le décret n°2026-198 du 19 mars 2026 vient modifier le taux d’incapacité permanente nécessaire à l’attribution du capital décès du régime de protection sociale des personnes non-salariées des professions agricoles. Il fixe ce taux à deux tiers. L’article L732-9-1 du Code rural, modifié par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, prévoit qu’un capital décès soit versé aux ayants droit d’un assuré décédé présentant au moins un an d’affiliation dans le régime des non-salariés agricoles. Ce dernier doit aussi être titulaire au cours des trois mois précédant son décès d’une des prestations d’invalidité (article L732-8), d’une rente mentionnée à l’article L752-6 du même Code, associée à un taux d’incapacité permanente supérieur à un taux fixé par décret. Le présent décret s’applique aux décès survenus à compter du 1er janvier 2026.

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Les comptes consolidés de l’ensemble du groupe Lactalis pour la période de 2020 à 2024 ont été déposés le 20 mars, indique Me Renaud Portejoie . Ils devraient être accessibles dans les prochains jours. L’avocat qui représente Maxime et Alexandre Renahy avait demandé la publication des comptes consolidés dans la cadre d’une procédure devant le tribunal des affaires économiques de Paris. Ce dépôt est intervenu la veille d’une audience prévue le 20 mars, ce qui a rendu l’action en justice sans objet. Emmanuel Besnier, à la tête de Lactalis, a été condamné à verser 2500 euros à chacun des plaignant pour couvrir leurs frais d’avocat, selon Me Renaud Portejoie. Cette demande avait été initiée en parallèle d’une procédure lancée par 432 plaignants, salariés et ex-salariés de Lactalis adhérents de l’association Justice pour nos primes (présidée par Maxime Renahy), qui estiment ne pas avoir perçu leurs primes de participation pour plusieurs exercices comptables. Emmanuel Besnier, président du directoire du groupe Lactalis et de sa holding BSA, devrait comparaître prochainement devant le tribunal correctionnel de Laval. Il lui est reproché d’avoir présenté ou publié des comptes infidèles pour la période du 1er janvier 2024 au 31 décembre 2025.

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A l’occasion de ses 15 ans, le groupe Charles & Alice a confirmé, le 18 mars, faire de l’approvisionnement français un axe central de sa stratégie. L’entreprise dont le chiffre d’affaires s’élevait à 221 millions d’euros en 2025, soit un doublement en 15 ans, s’approvisionne déjà à 70 % en fruits d’origine française et entend encore renforcer cette part. La pomme, principale matière première de ses compotes, est 100 % française depuis 2016 pour la gamme sans sucres ajoutés, dont 70 % des volumes sont contractualisés. «Nous souhaitons participer à la  »refruitalisation » de la France», a indiqué son directeur général, Laurent Huynh, récemment nommé. Dans cette logique, l’entreprise a noué des partenariats de long terme, notamment en poire Williams, avec 10 hectares plantés en 2021 et 5 hectares supplémentaires en 2025 via des contrats à 15 ans avec de jeunes arboriculteurs. Certains approvisionnements restent toutefois encore complexes, en particulier en ce qui concerne les fruits rouges (fraises, framboises etc.), pour lesquels l’offre française de fruits destinés à la compote demeure insuffisante. Le groupe indique travailler à l’identification de nouveaux partenariats, sans calendrier fixé à ce stade.  Source Agra

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Les vins IGP se dotent d’un socle commun pour «structurer et valoriser leurs démarches de durabilité», a indiqué le 18 mars leur confédération. Ce nouveau dispositif a été adopté la veille par le comité national des vins IGP de l’Inao, d’après le communiqué. Le 16 septembre, l’Inao avait publié un guide pour accompagner les organismes de gestion et de défense (ODG) dans «l’élaboration d’une démarche de durabilité appelée par les changements économique, social, et environnemental». Mais certains d’entre eux ont eu des difficultés à se l’approprier, relate la Confédération des vins IGP. Le socle commun, travaillé avec l’IFV (institut technique), se veut «plus concret, plus lisible et plus simple à mettre en œuvre». Il repose d’abord sur un bilan d’évaluation, à travers 26 mesures, permettant «d’identifier et de valoriser les actions déjà engagées». A partir de ce diagnostic, les ODG pourront «définir une stratégie d’évolution et de renforcement de leurs engagements en matière de durabilité». En 2024, les ODG avaient été invités par l’Inao à mettre en commun et parfaire leurs réflexions sur les enjeux de durabilité, dans l’objectif de renforcer la capacité des Siqo à répondre aux «défis contemporains : volatilité des marchés économiques, dérèglement climatique, attentes sociétales des consommateurs…», selon l’institut. Source Agra

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Faute de réponse du Président de la République à leur demande, faite début mars, de suspendre les importations de viande brésilienne après des révélations de la presse néerlandaise, les éleveurs de bovins viande de la FNB (association spécialisée de la FNSEA) ont annoncé, lors d’une conférence de presse le 19 mars, qu’ils allaient réaliser des «opérations de contrôle» dans les points de vente sur l’ensemble du territoire. Les opérations porteront sur l’origine brésilienne, mais le soupçon porte également sur l’origine néerlandaise, le port de Rotterdam étant un point d’arrivée majeur des importations brésiliennes. «Nous ne comprenons pas pourquoi il n’y a pas de suspension», explique le président de la FNB Patrick Bénézit. La presse néerlandaise a publié fin février les résultats d’un rapport de l’agence de sécurité sanitaire des Pays-Bas de novembre 2025 constatant que quelque 5 000 kg de viande bovine congelée brésilienne traitée à l’œstradiol 17β (une hormone utilisée notamment comme stimulateur de croissance) ont été consommés dans le pays. En réaction, la Commission européenne avait minimisé l’importance de cette découverte : «Nous parlons en réalité de 0,1 % des importations de viande en provenance du Brésil, avait expliqué l’exécutif européen. C’était donc vraiment une très petite quantité ; néanmoins, nous avons réagi en renforçant les contrôles». Source Agra

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