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L’association de défense des consommateurs Foodwatch alerte, dans un communiqué du 22 septembre, sur la présence de marqueurs d’ultra-transformation dans les produits protéinés, dont la présence progresse dans les rayons des supermarchés. Les dix produits repérés par Foodwatch sont tous ultra-transformés selon la classification Nova. « Certains sont bourrés d’additifs controversés pour la santé, d’autres sont carrément des bombes de sucres », dénonce Léa Redon, chargée de campagnes chez Foodwatch. « De nombreuses marques ont flairé le bon filon pour gonfler les prix, parfois de manière indécente. C’est la double peine pour notre santé et notre porte-monnaie », ajoute-t-elle. L’association rappelle qu’une consommation élevée d’aliments ultra-transformés est associée à un risque accru de maladies. Une série d’études publiée dans The Lancet en novembre souligne notamment en évidence des associations avec de nombreuses pathologies, telles que l’obésité, le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires, certains cancers et la dépression. Face à ces « allégations nutritionnelles », Foodwatch demande un étiquetage obligatoire de l’ultra-transformation sur la face avant des emballages, en complément du Nutri-score. Elle rappelle par ailleurs avoir lancé aux côtés de Yuka et France Assos santé une pétition pour demander des mesures « concrètes » afin de réguler les aliments ultra-transformés.

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Inaporc a lancé, le 14 septembre, une campagne de découverte des métiers des différents maillons de la filière porcine à destination des jeunes de 14 à 20 ans. Dans un communiqué, l’interprofession annonce les diffusions successives de sept témoignages de jeunes professionnels sur Snapchat et TikTok jusqu’à fin janvier 2027 : une technico-commerciale dans l’alimentation porcine puis une éleveuse de porcs, un responsable d’unité de découpe, un coordinateur maintenance dans une usine de charcuterie, un boucher en grande surface, un artisan boucher et enfin une artisane charcutière-traiteur. La campagne est également à destination de leurs parents, sur Facebook et Instagram. Le Pôle Animal de LCA (coopération agricole) salue dans un communiqué du 21 septembre ces campagnes qui « s’inscrit pleinement dans le travail engagé autour de l’attractivité et du renouvellement des générations ».

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Le virus Shamonda-Europe a été identifié pour la première fois dans un élevage ovin français, le 20 septembre dans l’Oise, indique la plateforme Épidémiosurveillance en santé animale (ESA) le 22 septembre. Un cas associé à « des malformations congénitales » sur des agneaux (mâchoire anormalement courte, raideurs articulaires). Les experts soulignent que, chez les ovins, la maladie se caractérise par « une forme asymptomatique dans un premier temps », mais qu’elle peut ensuite présenter un « effet retard avec des avortements et malformations des agneaux ». Les seuls autres cas ovins observés en Europe l’ont été en Belgique, début septembre. Concernant les bovins, le nouvel orthobunyavirus Shamonda-Europe a gagné en une semaine six nouveaux départements (Ille-et-Vilaine, Marne, Moselle, Haute-Saône, Tarn-et-Garonne, Corse-du-Sud), pour un total de 46 départements. Le virus est désormais présent dans dix pays de l’ouest de l’Europe, avec de premières confirmations en Espagne, dans sept élevages bovins des provinces de Cordoue (sud) et Tolède (centre). « Les animaux touchés ont présenté des symptômes similaires à ceux signalés précédemment par d’autres pays : fièvre, diarrhée et baisse de la production laitière », précise la plateforme ESA.

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Réagissant à un récent rapport du CGAAER (ministère de l’Agriculture) proposant de « soutenir au maximum » la production de protéines issues de biotechnologies (viande cellulaire, fermentation de précision), Interbev a demandé à sa ministre de tutelle Annie Genevard de « clarifier » sa position sur le sujet. Dans un courrier daté du 17 septembre, qu’Agra Presse a pu consulter, l’interprofession bétail et viande exprime sa « ferme opposition à ce que les recommandations du CGAAER puissent se traduire par une politique de soutien public au développement de la viande issue de culture cellulaire ». Un soutien à ces innovations serait « en contradiction directe avec les engagements que vous portez à travers les Conférences de la souveraineté alimentaire », estime Interbev. Pour les filières des viandes rouges, les auteurs du rapport « reconnaissent eux-mêmes les incertitudes entourant les protéines issues des biotechnologies (environnementales, nutritionnelles, économiques) ». Par ailleurs, l’interprofession souligne qu’« aucune organisation représentative des filières animales » n’a été auditionnée, alors que les inspecteurs ont rencontré « des administrations, des organismes d’expertise, des acteurs de la recherche ainsi que plusieurs entreprises directement engagées » dans les protéines alternatives.

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Pour sa quarantième édition, qui s’est achevée le 17 septembre, à Rennes, le Space a enregistré une nette baisse de son nombre d’exposants, apprend-on dans un communiqué publié le 18 septembre. Cette année, 1 019 entreprises et institutions sont venues y tenir un stand, soit environ 200 de moins que lors des deux précédentes éditions. Un tiers des exposants étaient internationaux, précisent les organisateurs. De son côté, la fréquentation est en léger recul sur un an, à 100 107 visiteurs ; lors de l’édition record de 2025, le salon avait accueilli quelque 2 000 personnes de plus. Inauguré par la ministre de l’Agriculture Annie Genevard le 15 septembre, le Space 2026 a été marqué par le « retour des animaux (700) avec un programme complet », alors que les maladies animales avaient découragé de nombreux éleveurs l’année dernière. Pour rappel, la préparation du Space 2026 a été perturbée par un conflit interne entre les salariés et les dirigeants, qui a nourri des craintes de retard dans l’organisation du salon. En 2027, le Space se tiendra du 14 au 16 septembre à Rennes Parc expo.

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Invoquant le « succès » des repas étudiants à 1 € pour tous, mis en place par les Crous début mai, le ministre de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste a annoncé le 20 septembre que le gouvernement proposait de porter à 143 millions d’euros (M€) l’enveloppe allouée à cette mesure dans le budget 2027. La mesure, qui consiste à étendre le repas à 1 € aux étudiants non-boursiers (pour qui le repas coûtait 3,30 €), était initialement estimée à 90 M€, avec l’hypothèse d’une hausse de fréquentation de 10 %. La mesure a en conséquence été budgétée à hauteur de 50 M€ pour sept mois d’application en 2026. Toutefois, un rapport d’information du député Charles Sitzenstuhl (EPR, macroniste) estimait quant à lui le coût annuel du dispositif à 116 M€. Le repas à 1 € est un repas complet ; il comporte une entrée, un plat principal et un dessert. En outre, les Crous sont censés respecter les critères Egalim (50 % d’aliments durables dont 20 % bio). Son extension à tous les étudiants a été adoptée dans le cadre du PLF (projet de loi de finances) 2026, à la suite d’un accord de non-censure entre le gouvernement et les députés socialistes. Mais le gouvernement ne pourra l’assumer, a prévenu le ministre, en cas de rejet du PLF pour 2027.

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Dans un communique de presse le 18 septembre, la Fnab (agriculteurs bio) demande que le «maraîchage diversifié» soit prioritaire dans l’accès au «fonds de réarmement agricole» du gouvernement, lancé suite aux épisodes de canicule et de sécheresse cette année. Lors du lancement du fonds, la ministre de l’Agriculture avait indiqué que le maraîchage (sans préciser si elle parlait des légumiers ou des maraîchers diversifiés) ferait partie des critères de fléchage de l’enveloppe entre départements. Mais la Fnac constate « trop souvent » l’absence du «maraîchage diversifié», majoritairement pratiqué en bio, dans la construction des critères d’attribution. Ce faisant, la Fnab demande que les agriculteurs bio soient réintégrés dans les discussions du plan Casi (qui inclut le fonds de réarmement) dans tous les départements, rappelant que les fermes bio sont globalement moins bien assurées. « On a transmis aux préfectures nos bilans d’impacts fin août, mais on a “oublié” de nous inviter aux discussions dans de nombreux départements, c’est fâcheux quand-même d’oublier 17% des fermes françaises », commente Olivier Chaloche, co-président de la fédération. L’enquête qu’avait menée le syndicat en août a montré des pertes de production importantes surtout en légumes, arboriculture et certaines productions céréalières.

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D’après une récente note d’Agreste sur l’évolution des élevages bovins entre 2015 et 2025, le Sud-Ouest apparaît comme le plus touché par la décapitalisation, en vaches laitières comme en allaitantes. Selon le ministère de l’Agriculture, les départements du Sud-Ouest, « davantage orientés vers des systèmes de polyculture-élevage », ont vu leur nombre d’élevages laitiers fondre de 41 % à 64 %. Une baisse bien plus marquée que celle observée au niveau national (-35 % en dix ans, à 40 800 élevages). Agreste note « une tendance à la spécialisation » des élevages laitiers, qui sont de moins en moins nombreux à engraisser les jeunes animaux. Côté allaitant, les départements de Nouvelle-Aquitaine sont les plus touchés : -43 % d’élevages dans les Landes, -37 % en Lot-et-Garonne, ou encore -26 % dans le Limousin. Le bassin charolais* affiche également une baisse de 20 %, dépassant le recul national (-19 %, à 59 500 élevages). En revanche, le sud du Massif central résiste mieux (-3 % en Lozère, -10 % dans le Cantal), ainsi que le Nord-Est. La filière allaitante connaît « un recentrage sur le modèle naisseurs, qui reste le plus répandu », souligne Agreste. * Ancienne région Bourgogne, Allier, Cher, Indre, Loire

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Dans un rapport de suivi d’une première mission sur la «souveraineté alimentaire» lancée en 2022, après la crise Covid, la Cour des Comptes estime que les recommandations qu’elle avait faites au gouvernement n’ont été que partiellement mises en œuvre. C’est le cas notamment du «diagnostic complet des vulnérabilités». La Cour note que 362,4 M€ ont été alloués à l’innovation agricole pour pallier le manque d’information , mais que des «fragilités majeures persistent concernant le passage à l’échelle industrielle de ces innovations et la distribution alimentaire». Quant à la préparation aux crises des PME, des initiatives «territoriales et sectorielles» ont été mises en œuvre, mais «encore en ordre dispersé». Les auteurs font trois recommandations : «consolider les données relatives à la sécurité des approvisionnements et aux apports nutritionnels» ; intégrer «l’enjeu de la sécurisation des approvisionnements» dans la déclinaison française (PSN) de la future Pac ; et prendre en compte la distribution alimentaire dans les diagnostics de vulnérabilité des approvisionnements alimentaires.

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Les réserves mondiales des eaux continentales présentent une tendance à la baisse depuis 2014-2016, un signal persistant depuis une décennie, a averti l’Organisation météorologique mondiale (OMM), une institution spécialisée des Nations unies, dans un rapport sur l’état des ressources en eau dans le monde publié le 17 septembre. L’année 2025, parmi les plus chaudes jamais enregistrées, compte désormais parmi les plus sèches de ces 35 dernières années en matière de débit fluvial. Cette situation s’inscrit « dans un contexte de baisse à long terme des réserves d’eau douce de la Terre et de recul durable des glaciers – des tendances lourdes de conséquences pour les populations et les économies à l’avenir », explique l’OMM dans un communiqué. Certains éléments du cycle de l’eau évoluent rapidement, comme les précipitations, l’écoulement fluvial et l’humidité du sol, réagissant aux conditions météorologiques en quelques jours ou semaines. D’autres éléments, comme les eaux souterraines, les glaciers et le manteau neigeux saisonnier, évoluent plus lentement, au fil des saisons, voire des décennies ou plus, constituant des réserves qui permettent d’atténuer les années de sécheresse. Or, « nous sommes en train de vider ces réserves », a alerté la secrétaire générale de l’OMM, Celeste Saulo, devant les journalistes.

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