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Les éleveurs réunis au sein de l’association d’organisations de producteurs Unell (livreurs Lactalis) estiment que le prix du lait payé actuellement par Lactalis France est trop bas. « Le prix formule de mai a été revalorisé de 1,02 euro pour arriver à 400 euros les 1000 litres, mais c’est insuffisant pour faire face à la hausse de nos coûts de production », calcule Delphine Macé, présidente de l’Unell. Les éleveurs estiment que leurs coûts de production, notamment pour ce qui est de l’énergie et des engrais, sont en forte hausse. Et que les bons résultats enregistrés par Lactalis en 2025 pourraient l’inciter à faire un geste positif sur le prix payé. Cette revendication est activement défendue par les éleveurs aveyronnais à travers la FDSEA et les JA. Ils dénoncent dans un communiqué du 4 juin « une hausse ridicule de 0.00102€ par litre (soit 1,02 €/1000 litres) ». Ils demandent « une reprise des négociations entre l’Unell et Lactalis » et « la réouverture rapide des négociations commerciales entre la grande distribution et l’industrie agroalimentaire. » Le prix est négocié chaque mois entre l’Unell et Lactalis sur la base du prix formule, les deux parties arrivant parfois à se mettre d’accord pour deux, voire trois mois afin de donner de la visibilité aux éleveurs. Ainsi, en février et mars, le prix avait atteint 406,53 euros.

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Réuni en plénière le 4 juin, le conseil régional d’Occitanie a adopté sa nouvelle feuille de route pour l’agriculture jusqu’en 2030, dont 40 M€ d’engagements nouveaux incluant la création d’un fonds d’investissement agricole souverain, doté de 30 M€. Complétant le fonds d’avance cheptel, ce fonds vise le foncier des exploitations (via la foncière régionale dont le capital va être augmenté), les investissements des exploitations, notamment le bâtiment, et l’industrie agroalimentaire. L’ensemble de la feuille de route, intitulée Pacte régional pour la souveraineté alimentaire, est dotée de 145 M€ (dont 50 M€ de fonds européens), avec quatre autres « mesures phares » : « augmentation des moyens pour la sécurisation des apports en eau, notamment dans le cadre de l’extension d’Aqua Domitia » pour 50 M€ ; « développement d’Occit’Alim » (restauration collective, 1 M€) ; création d’un « accélérateur agro Occitanie » pour soutenir la transformation à la ferme (600 000 €) ; financement d’« initiatives locales de filières territorialisées » (210 000 €) ; et « élaboration de Contrats d’objectifs de production en collaboration avec les représentants des filières ». Ces contrats devraient peu ou prou poursuivre les mêmes objectifs que la conférence régionale de souveraineté, qui doit se conclure d’ici l’été.

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Selon les résultats préliminaires d’une enquête de la Médiatrice européenne, Teresa Anjinho, publiés le 5 juin, la Commission européenne s’est rendue coupable d’une mauvaise administration en supprimant un message d’Emmanuel Macron à Ursula von der Leyen au sujet de l’accord commercial UE-Mercosur envoyé en janvier 2024. La Médiatrice avait été sollicité en septembre après le rejet de la demande d’accès à ce message par un journaliste au motif qu’il avait été automatiquement supprimé en raison de l’activation de la fonction « messages éphémères ». Selon l’exécutif européen, ce message reprenait des griefs bien connus de la France contre l’accord sans qu’il soit nécessaire de le conserver d’un point de vue administratif ou juridique. Au cours de son enquête, Teresa Anjinho n’a pas non plus été en mesure d’établir si le message avait été supprimé avant ou après le dépôt de la demande du journaliste. Dans ses recommandations, elle appelle Bruxelles à conserver tous les messages échangés entre chefs d’État ou de gouvernement et commissaires européens, ainsi qu’entre ministres et commissaires, « pendant une période raisonnable afin de permettre un éventuel contrôle public via des demandes d’accès ».

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Pour la 35e édition du Sommet de l’élevage, qui se tiendra du 6 au 9 octobre à Cournon-d’Auvergne (Puy-de-Dôme), 2 000 animaux devraient être présents, pour lesquels l’obligation vaccinale « n’est pas prévue à ce stade », a indiqué le président du salon Jacques Chazalet le 4 octobre, selon l’AFP. Le protocole sanitaire sera « le plus souple et le plus rassurant possible », a déclaré en conférence de presse Jacques Chazalet, qui ne souhaite pas « appliquer le principe de précaution à outrance ». En 2025, en pleine épidémie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), le sommet s’était tenu sans vaches, faisant passer le nombre de bêtes présentes de 2 000 à 700. Cette année, pour ce retour « attendu » des vaches, deux races bovines seront mises à l’honneur : la limousine, côté bovins allaitants, et la jersiaise, côté bovins laitiers. Les organisateurs du Sommet espèrent accueillir 125 000 visiteurs et battre un record de fréquentation. En 2025, celle-ci avait fortement diminué, en grande partie à cause de l’absence des bovins. Par ailleurs, pour la première fois, le Sommet de Cournon comportera un pôle « sanitaire et santé animale » qui regroupera, lors de tables rondes et de conférences, les principaux acteurs du secteur, tels que des vétérinaires, ou encore les laboratoires.

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À l’occasion du congrès du syndicat à Bourg-en-Bresse (Ain), Jocelyn Dubost, cultivateur en Isère de 31 ans, a été élu, le 4 juin, président de Jeunes Agriculteurs. Il succède à Pierrick Horel. Installé à Courtenay (Isère), à une quarantaine de kilomètres à l’est de Lyon, Jocelyn Dubost a repris en 2015 les 225 ha – 120 ha de céréales (maïs, blé, tournesol) et le reste en prairie – qu’il cultivait jusque-là avec son oncle. Sa découverte du syndicalisme remonte à 2014, en tant que bénévole pour un concours de labour. Il a ensuite gravi les échelons chez Jeunes Agriculteurs, devenant président de JA Isère (2020-2022), puis de JA Auvergne-Rhône-Alpes (2022-2026). À l’échelle nationale, Jocelyn Dubost souhaite poursuivre le travail sur les projets d’avenir, inscrits dans le projet de loi d’urgence agricole. « Nous demandons que les plans et contrats d’avenir soient financés par la mise en place d’une nouvelle contribution, assise sur la restauration hors domicile », a-t-il lancé dans son discours. La gestion de l’eau lui tient également à cœur. Dans le cadre de la loi d’urgence, il appelle à « placer les agences de l’eau sous la tutelle de l’État. Concrètement se sont les préfets qui doivent présider les comités de bassins [et] les commissions locales de l’eau. »

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Quelques jours après l’épisode de chaleur exceptionnel qui a touché la France, plusieurs préfectures ont mis en place des mesures de restrictions d’usage des prélèvements en eau dans leur département. Si le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) jugeait encore le niveau des nappes « satisfaisant » en avril, il soulignait déjà l’incertitude des prévisions pour l’été. Dans les Pyrénées-Orientales, où plusieurs secteurs du département ont été placés en vigilance, en alerte ou en crise, la préfecture estime, dans un communiqué du 2 juin, que la récente vague de chaleur, associée au démarrage de la saison d’irrigation agricole, a accéléré la baisse des débits des cours d’eau. Des mesures ont également été prises dans les Pyrénées-Atlantiques, où les agriculteurs du bassin de l’Ousse des Bois doivent réduire de moitié leurs prélèvements. Dans la Vienne, les restrictions concernent le bassin de la Dive, tandis que plusieurs secteurs ont été placés en alerte ou en alerte renforcée en Vendée et en Dordogne. La Saône-et-Loire et la Seine-Maritime sont, quant à elles, passées en vigilance sécheresse. Selon les départements, les mesures vont de simples appels à la sobriété jusqu’à l’obligation de réduire les volumes prélevés, notamment pour l’irrigation agricole.

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Au premier trimestre 2026, les exportations françaises de viande bovine « ont subi un revers de 11 % comparé à 2025 », constate l’Institut de l’élevage (Idele) dans son bulletin Tendances publié le 28 mars. Principale explication, selon l’Idele : la viande de jeunes bovins (JB), qui représente la moitié de l’export français, est « moins bien positionnée à l’export [en termes de prix] depuis mi-octobre comparée à certaines origines européennes ». Le marché européen du JB est « sous pression », explique l’Idele, car « les prix élevés et la réduction du pouvoir d’achat liée à la flambée des prix de l’énergie freinent la demande ». De quoi accroître l’actuelle baisse saisonnière des cours. S’y ajoute une « forte hausse » des importations de viande bovine en provenance des pays tiers, qui viennent concurrencer les productions du Vieux continent. Fait marquant : au premier trimestre, le Brésil est devenu le premier fournisseur de l’Italie, détrônant la Pologne et la France, comme le souligne Les Marchés (groupe Réussir). De son côté, l’export en vif, spécialité française, recule aussi lourdement début 2026. En baisse depuis plusieurs années, les envois de broutards ont enregistré une baisse de 15 % au premier trimestre 2026, « avec seulement 261 000 têtes envoyées », selon l’Idele.

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Après plusieurs semaines de baisse, les cotations nationales des vaches (entrée abattoir) ont connu un rebond en semaine 22 (du 25 mai), apprend-on dans le bulletin hebdomadaire d’Interbev publié le 4 juin. Par rapport à la semaine précédente, les vaches U gagnent 8 ct€/kgéc, contre 2 ct€/kgéc pour les vaches R et 3 ct€/kgéc pour les vaches O. « Les cours des vaches avaient un peu reculé après Pâques mais cette période semble se clôturer », observait l’Institut de l’élevage (Idele) dès le 28 mai dans son bulletin Tendances, notant que « les effectifs se présentant à l’abattage restent toujours très faibles ». « Le marché s’est réajusté sur quasiment toutes les catégories et montre à présent des signes de stabilisation. » Les prix des broutards exportés vifs se stabilisent, tandis que ceux des jeunes bovins (JB) engraissés en France continuent leur chute (-4 ct€/kgéc en semaine 22, pour les conformations U et R). Due « traditionnellement à une demande qui diminue après l’hiver », cette baisse saisonnière est « particulièrement marquée » cette année, dans un contexte de « baisse de pouvoir d’achat en Europe », analyse l’Idele. En hausse quasi continue depuis 2024, les cours de tous les bovins ont chuté en avril ; une baisse « injustifiée » pour la FNB (éleveurs de bovins viande, FNSEA), qui a déclenché des actions syndicales.

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En attendant l’instauration d’un système de distribution par pays, les quotas d’exportation attribués en 2026 au Mercosur en miel, ovoproduits, riz et bœuf ont été rapidement remplis, profitant notamment à une poignée de sociétés argentines. Grace à une procédure administrative efficace, l’Argentine a raflé une grande partie des quotas d’exportation vers l’Union européenne, a déclaré Fernando Brun, le négociateur en chef de la diplomatie argentine, lors du congrès de la filière argentine du maïs (Maizar), tenu à Buenos Aires le 27 mai. « Le secteur privé argentin a répondu si vite à l’appel que le ministère de l’Agriculture brésilien a lancé, à la mi-mai, une alerte rouge sur son site internet », a-t-il expliqué. Le gouvernement du Brésil a confirmé l’épuisement des quotas de riz réservé au Mercosur en 2026. En ovoproduits, une seule entreprise argentine, Ovoprot, a expédié, au 15 mai, la totalité du quota trimestriel vers l’UE, soit 333 tonnes (t) d’œufs coquille et 74 t de poudre d’œuf entier. Les industriels du bœuf de l’Argentine et de l’Uruguay ont fourni en seulement quatre jours presque la totalité du nouveau contingent d’exportation de bœuf vers l’UE ouvert dans le cadre de l’accord de libre-échange avec le Mercosur, soit 11 000 t pour une valeur totale de 160 M$ attribués pour les mois de juin, juillet et août, rapporte le média argentin El Cronista. (par notre correspondant Marc-Henry André)

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Alors que la Maison Blanche souhaite imposer de nouvelles surtaxes au nom de la lutte contre le travail forcé, dont l’UE est l’une des cibles, le représentant américain au Commerce (USTR), Jamieson Greer, a tenté le 4 juin de rassurer ses homologues européens sur ses intentions. « Nous tiendrons bien sûr compte de l’accord de Turnberry », conclu avec l’UE en juillet, a-t-il ainsi déclaré en marge d’une réunion ministérielle à l’OCDE à Paris. L’USTR a lancé le 2 juin une consultation publique en vue d’imposer des tarifs douaniers de 12,5 % pour 45 pays ayant échoué à instaurer une interdiction de l’importation de biens issus du travail forcé. L’UE, qui dispose d’une législation en la matière, ne serait taxée qu’à 10 %, car ses efforts sont jugés insuffisants. Des droits que Bruxelles estime « injustifiés », appelant Washington à respecter les engagements de la déclaration transatlantique de juillet. En effet, celle-ci contient déjà une clause dans laquelle les deux parties s’engagent à lutter contre le travail forcé. « Il existe une marge pour intégrer cet accord dans le cadre de notre démarche », a rétorqué Jamieson Greer, « à condition que l’Union européenne respecte ses engagements ».

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