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Dans la soirée du 13 octobre, les députés de la commission des Affaires économiques ont continué d’augmenter les budgets d’aide aux agriculteurs dans le cadre de l’examen pour avis du volet agricole du projet de loi de finances (PLF) pour 2027. Pour 54 millions d’euros (M€), ils ont adopté un amendement du groupe LFI en faveur de l’agriculture bio. Il augmente l’éco-régime bio, pour le faire passer de 110 à 145 €/ha, comme demandé par la Fnab (agriculteurs bio). Le texte propose aussi 4,2 M€ supplémentaires pour l’accompagnement et la formation spécifiques aux agriculteurs en bio. Un autre amendement socialiste vise à renforcer – encore plus que prévu dans le projet de loi initial – les moyens de l’Inao, pour 5 M€. Un amendement du Rassemblement national (RN) prévoit d’augmenter de 20 M€ le programme 149 du budget du ministère de l’Agriculture, celui dédié à la Compétitivité et durabilité de l’agriculture. Un second amendement du RN augmente de 20 M€ les crédits alloués à la modernisation des exploitations agricoles, particulièrement pour la rénovation des bâtiments d’élevage. Enfin, les députés ont adopté, pour 1 M€, un amendement qui étend aux Cuma le dispositif de garantie des prêts de consolidation, prorogé pour 2027.

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Les Jeunes Agriculteurs (JA) et la FNSEA ont écrit au président Emmanuel Macron, à la veille d’un sommet des chefs d’État et de gouvernement des 27, pour lui rappeler son engagement en faveur du budget de la future Pac. «La première architecture budgétaire est inquiétante, et la France subirait une baisse d’environ 13% de son budget Pac, un scénario totalement incohérent au regard des conditions climatiques, économiques et géopolitiques actuelles», s’alarme l’alliance syndicale majoritaire. Les deux organisations, dans une lettre envoyée le 13 octobre, «appellent le président de la République, Emmanuel Macron, à être fidèle à son engagement et à poser les bases d’un budget de la Pac solide et à la hauteur des enjeux, a minima maintenu, inflation comprise», expliquent-elles. Pour la future Pac, Bruxelles a proposé un minimum «sanctuarisé» d’environ 300 milliards d’euros d’aides au revenu agricole, contre 387 milliards sur 2021-2027. Face au mécontentement agricole, la Commission européenne avait annoncé en janvier un complément à près de 100 milliards, mais les agriculteurs redoutent aujourd’hui que cette enveloppe soit utilisée à d’autres fins.

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À l’occasion du comité national de pilotage (CNP) du plan de prévention du mal-être en agriculture, le 14 octobre, Annie Genevard a annoncé le lancement d’un plan d’amélioration de la gestion du mal-être agricole. « Nous devons passer une nouvelle étape afin de donner plus de cohérence à l’action », a-t-elle indiqué, saluant par ailleurs le travail déjà accompli. Quatre thématiques ont été retenues : améliorer le pilotage des actions, mieux orienter vers les services idoines, renforcer le repérage des agriculteurs en difficultés, et « ne pas aggraver les situations par les procédures existantes » (contrôles en particulier). Les parties prenantes ont deux semaines pour formuler leurs propositions auprès du coordinateur national interministériel du plan de prévention du mal-être en agriculture. Compte tenu de l’agenda serré, Charles Peronne, nouveau conseiller de la ministre en charge du mal-être agricole, les a incités à « prioriser pour proposer un nombre resserré de mesures », cela afin d’ « avoir rapidement des améliorations concrètes ». La mise en œuvre est espérée au début 2027. Annie Genevard a par ailleurs annoncé le lancement d’une mission flash du CGAAER (ministère) afin de chiffrer l’ampleur du mal-être agricole « pour avoir une méthode robuste ». Enfin, le ministère vient d’éditer deux documents : d’une part, une fiche nationale de 3 pages compilant tous les services et toutes les aides disponibles qui sera diffusé largement (MSA, Sentinelles, associations, services de l’État) , et d’autre part un guide à l’intention des agents de l’État pour faciliter l’orientation.

Agra

Clôturées le 13 octobre par la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, les Assises du sanitaire animal ont posé les fondements d’un système qui se veut « rénové ». Le secteur agricole a connu ses dernières années une recrudescence de crises sanitaires : influenza aviaire, fièvre catarrhale ovine (FCO), maladie hémorragique épizootique (MHE), dermatose nodulaire contagieuse (DNC) etc. L’ambition des acteurs du sanitaires « est de mieux anticiper et protéger les élevages grâce à une responsabilité partagée entre l’État et les filières », ont-ils indiqué. Une nouvelle doctrine de financement devrait clarifier la répartition des rôles : la prévention demeure la responsabilité première des éleveurs, tandis que l’État prend en charge la lutte et la surveillance. Les filières pourront s’appuyer sur l’élargissement Fonds de mutualisation sanitaire et environnemental (FMSE) à la prévention et à la surveillance, ainsi que sur la création de programmes sanitaires d’intérêt collectif (PSIC). Sur le terrain, des moyens ciblés seront mobilisés : 10,6 millions d’euros (M€) en 2026 pour la surveillance via le « vétérinaire sentinelle », 6 M€ sur trois ans pour garantir une surcapacité d’équarrissage en cas de pic de mortalité, et une feuille de route vaccinale. Enfin, la gouvernance au sein du Conseil national d’orientation de la politique sanitaire animale et végétale (Cnopsav) est modernisée pour renforcer la concertation en temps de paix comme de crise.

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En 2025, le potentiel de production des viandes bio (bovins, veaux, ovins) recule significativement pour la quatrième année consécutive, d’après l’observatoire présenté par Interbev (interprofession) le 13 octobre. Au global, les abattages reculent de 6% sur un an, passant de 29 294 tec (tonnes équivalent carcasse) en 2024 à 27 541 tec en 2025. Cela est dû à « la réaffectation d’animaux finis et maigres vers le marché conventionnel, en lien avec l’augmentation des prix des animaux, le déréférencement en grandes et moyennes surfaces et le détachement des consommateurs », indique l’observatoire. Le seul circuit de commercialisation en hausse est la RHD (+1,6%) : il représente 19% des débouchés de viande bio. Les autres circuits sont en recul : boucherie artisanale (-12%), vente directe (-8%), grande distribution (-2%) bien que celle-ci demeure le principal débouché avec environ 44% des ventes, magasins spécialisés (-0,4%). Dans le détail, concernant la viande bovine, les abattages sont en baisse (-4,5%) de même que la consommation, mais le chiffre d’affaires augmente de 4,8% « en raison de l’inflation et de l’augmentation des prix de la viande (+6,5 %) ». Pour les veaux, les abattages ont reculé de 27% (pour s’élever à 1 867 tec). Quant aux agneaux, malgré une baisse des cheptels, les abattages augmentent de 4,3% (1 636 tec).

Agra

Quatorze enseignes de distribution ont décidé d’afficher le score de l’application Yuka sur leurs sites de vente en ligne, selon un communiqué publié le 13 octobre. « En France, 23 millions de personnes utilisent Yuka pour vérifier la composition d’un produit avant de l’acheter. Si ce réflexe s’est largement installé dans les habitudes de consommation en magasin, il restait jusqu’ici plus difficile à reproduire au moment de faire ses courses en ligne », précisent les fondateurs de Yuka. Onze enseignes affichent d’ores et déjà le score Yuka en ligne : Intermarché, Carrefour, Auchan Luxembourg, Chronodrive, Houra, La Fourche, Greenweez, Le Fourgon, Kazidomi, Bene Bono et Willy anti-gaspi. Biocoop doit suivre dans les prochaines semaines, puis Naturalia et Picard début 2027. Selon les enseignes, le score apparaît dans le catalogue ou sur la fiche produit, et peut être utilisé comme critère de recherche. Identique à celui de l’application, il est mis à jour automatiquement lorsqu’un produit est reformulé. Les enseignes de distribution et les marques ne peuvent ni intervenir sur le score ni décider de n’afficher que les produits les mieux notés. Chaque produit alimentaire est noté sur 100, selon trois critères : la qualité nutritionnelle, selon la méthode du Nutri-score (60 %), les additifs (30 %) et une bonification de 10 % pour les produits biologiques.

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Le groupe Altares a dévoilé, le 13 octobre, les chiffres des défaillances d’entreprises en France pour le troisième trimestre 2026 : dans le secteur agricole, elles progressent de 3,9 %, comparativement à la même période en 2025. « À rebours de nombreux secteurs productifs, l’agriculture poursuit sa détérioration, selon un communiqué. Les défaillances atteignent 344 procédures, contre 331 un an plus tôt (+3,9 %). Cette progression est moins spectaculaire que celle observée au 3ème trimestre 2024 (+48 %) ou 2025 (+30 %), mais elle confirme une tendance de fond. » Dans le détail par secteur, la culture de céréales (+24 %) et la viticulture (+43 %) sont « particulièrement fragilisées ». Les défaillances en élevage affichent -6,2 %. Parmi les autres secteurs, l’hôtellerie restauration devient « le principal foyer de dégradation ». « La restauration franchit un nouveau seuil avec 1 694 défaillances, en hausse de près de 10 % sur un an, note Altares. La tendance est particulièrement sévère pour la restauration rapide (+15,8 %, 764 procédures). La restauration traditionnelle (+6,3 %, 880) ne parvient toujours pas à inverser une trajectoire difficile depuis la crise sanitaire. C’est également le cas des débits de boissons, lourdement fragilisés cet été (+13,4 %), approchant désormais les 300 défauts. »

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Sébastien Lecornu réunira ce jeudi 15 octobre des ministres autour du plan de relance agricole, très attendu par le secteur qui juge insuffisantes les mesures déjà prévues dans le projet de budget pour 2027. Le Premier ministre « présidera à Matignon une réunion sur le plan de relance agricole », selon son agenda. Il s’agira d’une réunion de ministres, a précisé Matignon à l’AFP. « Il y a peut-être 20 à 30 000 exploitations agricoles dans le pays – c’est colossal – qui se posent la question de savoir si elles ont encore un avenir l’année prochaine », souligne une source de l’exécutif, qui dit surveiller de « très près » notamment la viticulture, le maraîchage et les grandes cultures. Le gouvernement a déjà débloqué 1,2 Md€ en mesures d’urgence, sur le budget 2026, forçant d’autres secteurs à faire des économies pour aider l’agriculture. Il prépare en outre un « plan de relance » d’un montant qui pourrait être de la même envergure, selon cette source. « Le plan de relance annoncé par le Premier ministre est quasiment finalisé dans son périmètre, y compris financier » et « sera présenté sous forme d’amendements du gouvernement » au projet de budget pour 2027, avait indiqué la ministre de l’Agriculture Annie Genevard le 8 octobre au Sommet de l’élevage.

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Dans un communiqué du 12 octobre, Chambres d’agriculture France et la FNSEA annoncent avoir signé avec RTE (gestionnaire du réseau de transport d’électricité) un « accord national en faveur des exploitants agricoles concernés par les nouvelles lignes électriques à très haute tension ». La démarche concerne « les projets de création de lignes électriques aériennes à 400 kV et 225 kV ». Pour les lignes 400 kV, l’accord prévoit un « accompagnement complémentaire » de 1 000 € par an et par équivalent pylône, « sur une durée de 80 ans à compter de la mise en service de la ligne ». Le montant de cet accompagnement s’élève à 375 €/an pour les lignes 225 kV, avec les mêmes modalités. Ces sommes sont financées par les « plans d’accompagnement de projet » (PAP), dispositif « contribuant au développement économique local » des territoires traversés. Finançant des projets proposés par les acteurs locaux (chambres consulaires, associations, collectivités, etc.), ce fonds est « piloté par les préfets et prévu par le Contrat de service public », précise RTE sur son site internet. Les organisations nationales appellent maintenant à poursuivre le dialogue au niveau local, afin de « rechercher, au cas par cas, les solutions les mieux adaptées aux enjeux et aux contraintes de chaque territoire ».

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Cinquante-quatre brebis d’un élevage ont été tuées en fin de semaine dans l’attaque d’une meute de loups dans le massif du Vercors en Isère, a annoncé la préfecture le 11 octobre. Ce carnage, dans la nuit du jeudi 8 au vendredi 9 dans un alpage de la commune de Villars-de-Lans, est survenu un mois et demi après une attaque massive similaire ayant tué 60 brebis dans le Vercors, mais dans le département voisin de la Drôme cette fois. Et ce alors que les éleveurs manifestent de plus en plus leur colère dans toutes les régions touchées par ces prédations, demandant à l’État d’abattre davantage de loups, ce qui déclenche en retour la colère des organisations de défense de la faune. En pleine nuit, dans l’alpage de la Fauge, 54 brebis du même élevage sont mortes et huit ont été blessées, a indiqué à l’AFP la préfecture de l’Isère, confirmant une information du quotidien le Dauphiné Libéré. Sur les 54, une quinzaine de moutons ont été tués directement par les loups, le reste ayant succombé par étouffement en s’empilant au fond d’une combe dans laquelle ils étaient tombés en fuyant les prédateurs, a précisé à l’AFP Sébastien Mollet, chef du service départemental de l’OFB pour l’Isère.

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