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Après plusieurs semaines de baisse, les cotations nationales des vaches (entrée abattoir) ont connu un rebond en semaine 22 (du 25 mai), apprend-on dans le bulletin hebdomadaire d’Interbev publié le 4 juin. Par rapport à la semaine précédente, les vaches U gagnent 8 ct€/kgéc, contre 2 ct€/kgéc pour les vaches R et 3 ct€/kgéc pour les vaches O. « Les cours des vaches avaient un peu reculé après Pâques mais cette période semble se clôturer », observait l’Institut de l’élevage (Idele) dès le 28 mai dans son bulletin Tendances, notant que « les effectifs se présentant à l’abattage restent toujours très faibles ». « Le marché s’est réajusté sur quasiment toutes les catégories et montre à présent des signes de stabilisation. » Les prix des broutards exportés vifs se stabilisent, tandis que ceux des jeunes bovins (JB) engraissés en France continuent leur chute (-4 ct€/kgéc en semaine 22, pour les conformations U et R). Due « traditionnellement à une demande qui diminue après l’hiver », cette baisse saisonnière est « particulièrement marquée » cette année, dans un contexte de « baisse de pouvoir d’achat en Europe », analyse l’Idele. En hausse quasi continue depuis 2024, les cours de tous les bovins ont chuté en avril ; une baisse « injustifiée » pour la FNB (éleveurs de bovins viande, FNSEA), qui a déclenché des actions syndicales.

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En attendant l’instauration d’un système de distribution par pays, les quotas d’exportation attribués en 2026 au Mercosur en miel, ovoproduits, riz et bœuf ont été rapidement remplis, profitant notamment à une poignée de sociétés argentines. Grace à une procédure administrative efficace, l’Argentine a raflé une grande partie des quotas d’exportation vers l’Union européenne, a déclaré Fernando Brun, le négociateur en chef de la diplomatie argentine, lors du congrès de la filière argentine du maïs (Maizar), tenu à Buenos Aires le 27 mai. « Le secteur privé argentin a répondu si vite à l’appel que le ministère de l’Agriculture brésilien a lancé, à la mi-mai, une alerte rouge sur son site internet », a-t-il expliqué. Le gouvernement du Brésil a confirmé l’épuisement des quotas de riz réservé au Mercosur en 2026. En ovoproduits, une seule entreprise argentine, Ovoprot, a expédié, au 15 mai, la totalité du quota trimestriel vers l’UE, soit 333 tonnes (t) d’œufs coquille et 74 t de poudre d’œuf entier. Les industriels du bœuf de l’Argentine et de l’Uruguay ont fourni en seulement quatre jours presque la totalité du nouveau contingent d’exportation de bœuf vers l’UE ouvert dans le cadre de l’accord de libre-échange avec le Mercosur, soit 11 000 t pour une valeur totale de 160 M$ attribués pour les mois de juin, juillet et août, rapporte le média argentin El Cronista. (par notre correspondant Marc-Henry André)

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Alors que la Maison Blanche souhaite imposer de nouvelles surtaxes au nom de la lutte contre le travail forcé, dont l’UE est l’une des cibles, le représentant américain au Commerce (USTR), Jamieson Greer, a tenté le 4 juin de rassurer ses homologues européens sur ses intentions. « Nous tiendrons bien sûr compte de l’accord de Turnberry », conclu avec l’UE en juillet, a-t-il ainsi déclaré en marge d’une réunion ministérielle à l’OCDE à Paris. L’USTR a lancé le 2 juin une consultation publique en vue d’imposer des tarifs douaniers de 12,5 % pour 45 pays ayant échoué à instaurer une interdiction de l’importation de biens issus du travail forcé. L’UE, qui dispose d’une législation en la matière, ne serait taxée qu’à 10 %, car ses efforts sont jugés insuffisants. Des droits que Bruxelles estime « injustifiés », appelant Washington à respecter les engagements de la déclaration transatlantique de juillet. En effet, celle-ci contient déjà une clause dans laquelle les deux parties s’engagent à lutter contre le travail forcé. « Il existe une marge pour intégrer cet accord dans le cadre de notre démarche », a rétorqué Jamieson Greer, « à condition que l’Union européenne respecte ses engagements ».

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«L’État français doit avoir le courage de mettre sur la table le sujet d’un nouvel abaissement du niveau de protection du loup», indique le rapport de la mission d’information du Sénat sur le pastoralisme, adopté le 3 juin par la commission des Affaires économiques, à l’unanimité (abstention du groupe écologiste). Après le récent abaissement au niveau d’espèce simplement «protégée», ce nouveau déclassement retirerait le loup de liste des espèces protégées par la Convention de Berne et la directive européenne Habitats. Par ailleurs, le rapport propose aussi de «supprimer le reste à charge de 20 % pour les éleveurs pour le déploiement des mesures de protection» contre le loup, avec un financement par le ministère de la transition écologique. Sur 13 recommandations, 5 portent sur la gestion du loup, qualifié de «menace existentielle pour le pastoralisme». Sur les autres sujets, les élus veulent notamment «maintenir voire renforcer» l’ICHN dans la prochaine PAC, inclure les «produits issus du pastoralisme» dans les objectifs Egalim en restauration collective, ou encore «faciliter les retenues collinaires multi-usages» pour stocker l’eau. Des dispositions dont certaines sont incluses dans deux textes bientôt examinés par le Sénat : le projet de loi d’urgence agricole (fin juin) et la proposition de loi sur la montagne (début juillet). Source Agra

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Dans un rapport sur l’avenir de la fiscalité de l’énergie paru le 3 juin, le Conseil des prélèvements obligatoires (CPO), institution associée à la Cour des comptes, propose que le secteur agricole et forestier conserve son tarif réduit sur le gazole non routier (GNR) «le temps de bénéficier de solutions alternatives viables aux énergies fossiles». Le CPO plaide toutefois pour que ses modalités de mise en œuvre (remise intégrale dès la facturation) fassent l’objet «d’une évaluation de son efficacité dans la lutte contre la fraude». Rappelant que la suppression du GNR agricole a fait l’objet de trois reports successifs, puis d’une annulation en 2025, et d’une remise temporaire supplémentaire depuis avril en raison de la guerre en Iran, les auteurs estiment que cet «échec» s’explique «notamment par l’importance de l’exposition du secteur agricole et de l’industrie agroalimentaire à la concurrence internationale, mais aussi par l’absence de solution technique mature pour la décarbonation des engins agricoles». Par ailleurs, pour le CPO, «une révision de l’accise ne répondrait que partiellement aux enjeux de décarbonation du secteur, qui relèvent principalement de sources non énergétiques». Et de souligner la prépondérance des émissions liées au méthane et au protoxyde d’azote dans le bilan carbone du secteur. Source Agra

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La déléguée générale de la FCD (distributeurs) Judith Jiguet a pris la parole le 3 juin pour dire tout le mal qu’elle pensait du rapport sénatorial d’Antoinette Guhl sur les marges des distributeurs et des industriels. Elle s’est dit «profondément choquée», «abasourdie» et «en colère» au sujet d’un rapport qualifié de «réquisitoire sans nuance» qui finit «par discréditer celui qui l’écrit». Et qui «donne le sentiment d’avoir choisi son coupable » avant de le rédiger.  Pour soutenir son argumentation, la FCD a publié une «note de décryptage» pointant 12 affirmations du rapport qu’elle juge fausses. Parmi elles, la FCD dément que, sur 100 euros de valeur alimentaire, 40 euros reviennent à la grande distribution, avançant plutôt le chiffre de 8,90 euros. La FCD explique que le rapport se base sur une «réinterprétation et une agrégation de données erronées» issues des travaux sur l’euro alimentaire de l’économiste Philippe Boyer (données 2018) publiés par l’OFPM. Cette étude donne le chiffre de 40% qui agrège restauration, grossistes, services et commerce alimentaire. Le document de la FCD bat en brèche les affirmations clés du rapport sur d’autres thèmes comme la dépendance économique, la concentration des enseignes, les centrales d’achat, y compris européennes ou les péréquations entre les rayons. Source Agra

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À l’issue de son examen en première lecture, les députés ont adopté, le 2 juin, le projet de loi d’urgence agricole à 369 voix pour, et 178 voix contre, grâce aux voix du Rassemblement national, du centre et de la droite. L’examen du texte va se poursuivre au Sénat, où la droite est majoritaire. Il débutera en commission le 17 juin, puis en séance publique le 29 juin. En théorie, le centre et la droite sont en position de force ; ils disposent de sept voix sur quatorze en commission mixte paritaire (CMP), et peut-être d’une huitième si la règle du siège tournant est en leur faveur – cela dépendra du nombre de textes examinés avant le PJL. Le texte adopté en CMP devra toutefois convaincre l’Assemblée, où le Rassemblement national devrait jouer un rôle important. Lors d’un point avec la presse, le ministère de l’Agriculture a indiqué son satisfecit de retrouver la « quasi-totalité » des thèmes qu’elle souhaitait aborder, avec toutefois de grosses divergences avec le texte adopté par les députés sur les relations commerciales (instauration d’un prix plancher, suppression des tunnels de prix), le commerce international (interdiction des denrées produites avec des molécules interdites en France), ou encore l’approvisionnement des cantines (prix plancher, priorité aux produits locaux…). Le ministère ne manifeste pas de velléités d’introduire de nouvelles dispositions, notamment après le rapport sénatorial sur les marges ; il se dit en attente de propositions sur ce point.

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D’après un arrêté paru au Journal officiel le 2 juin, l’État mettra gratuitement à disposition des éleveurs plus de 800 000 doses de vaccins contre la fièvre catarrhale ovine de sérotype 1 (FCO-1). Toutefois, le texte prévoit que, pour cette seconde campagne, qui durera jusqu’au 31 décembre 2026, « les frais vétérinaires inhérents à la prescription et à l’acte d’injection sont à la charge de l’éleveur ». Dans le détail, les 813 191 doses pourront être utilisées pour protéger les ovins, bovins et caprins dans « tous les départements de France métropolitaine », comme le précise une instruction technique du 21 mai. La FCO-1 est actuellement présente en Espagne, mais pas en France. À l’été 2025, le ministère de l’Agriculture avait mis en place une première campagne de vaccination préventive pour un million d’ovins et 700 000 bovins, dans un « cordon sanitaire » le long des Pyrénées. Les doses et l’acte de vaccination étaient alors pris en charge par l’État. En ce printemps 2026, deux sérotypes de la FCO sont présents dans l’Hexagone, en particulier dans l’Ouest (Bretagne et Normandie notamment) : la FCO-3 (avec 7 606 foyers) et la FCO-8 (avec 3 342 foyers entre le 1er juin 2025 et le 7 mai 2026). Quant au sérotype 4, il est encore classé comme endémique en Corse, mais pas en France continentale.

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Le développement d’un épisode El Niño est probable à 80 % entre juin et août, augmentant le risque d’événements météorologiques extrêmes dans les prochains mois, a alerté le 2 juin l’Organisation météorologique mondiale (OMM). Selon la dernière mise à jour de l’agence onusienne, les températures « exceptionnellement chaudes » des eaux du Pacifique tropical favorisent les conditions de la formation d’un épisode El Niño. L’OMM estime par ailleurs à environ 90 % la probabilité que cet épisode se maintienne au moins jusqu’à novembre et table sur un « épisode au moins modéré, voire fort ». Entre fin avril et mi-mai, la température de surface de la mer dans le centre-est du Pacifique équatorial s’est rapprochée des seuils caractérisant ce phénomène, sous l’effet des températures « exceptionnellement élevées » sous la surface, dépassant de plus de 6°C les normales saisonnières, note l’OMM. Parallèlement, les valeurs de l’indice d’oscillation australe, la composante atmosphérique d’El Niño, « concordent » avec la mise en place de conditions d’apparition du phénomène, ajoute l’organisation. « Nous devons nous préparer à un épisode El Niño potentiellement puissant, qui exacerbera la sécheresse et les fortes pluies et augmentera le risque de vagues de chaleur à la fois sur les terres émergées et dans les océans », a prévenu la secrétaire générale de l’OMM, Celeste Saulo, citée dans un communiqué.

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Par un arrêté paru au journal officiel du 2 juin, le ministère de l’Agriculture abaisse le niveau de risque épizootique d’influenza aviaire hautement pathogène à « Négligeable » sur l’ensemble du territoire métropolitain, levant notamment la contrainte de claustration sans supprimer la surveillance virale. Il justifie cette décision par l’« amélioration de la situation sanitaire dans l’avifaune sauvage », aussi bien en France que dans les pays voisins. Le niveau de risque était passé d’élevé à modéré le 27 avril. La plateforme française Esa sur les épizooties montre dans son bulletin hebdomadaire du 27 mai une situation apaisée depuis un mois au niveau européen, quelle que soit l’espèce sauvage (cygnes, oies, goélands, mouettes, grues, rapaces, etc.). En élevage, des cas ont été déclarés en Haute-Garonne en mai et la circulation virale reste active en Pologne. Mais ils ne remettent pas en cause le niveau de risque négligeable en France. Une zone réglementée persiste jusqu’à la mi-juin, selon la chambre d’Agriculture de Haute-Garonne, autour du foyer détecté le 18 mai dans une basse-cour à proximité d’un élevage infecté.

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