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Lors de l’examen en séance publique, le 26 mai, du projet de loi d’urgence agricole, les députés ont adopté plusieurs amendements identiques supprimant l’obligation pour les élevages bovins et équins de mettre en place des mesures de réduction de la vulnérabilité pour bénéficier de tirs de défense contre le loup. Un vote contre l’avis du rapporteur et du gouvernement. Travaillés avec la FNSEA, ces amendements inscrivent dans le Code de l’environnement que, «compte tenu de l’absence de moyens de prévention efficaces disponibles pour protéger les élevages de bovins et d’équins, les tirs sont autorisés sans autre condition dans les territoires colonisés par le loup». Selon le cadre actuel, issu de la loi d’orientation agricole de mars 2025, pour pouvoir accéder aux tirs, les élevages bovins et équins ayant subi une prédation doivent avoir mis en place une mesure de réduction de la vulnérabilité (au choix parmi une dizaine de mesures listées par la réglementation). Le 26 mai, les députés ont aussi adopté plusieurs nouvelles dispositions : possibilité pour les préfets d’autoriser l’intervention des louvetiers (au lieu du seul préfet coordonnateur) ; extension de la possibilité pour les éleveurs de réaliser eux-mêmes un constat de dommages ; définition légale des «zones difficilement protégeables». Source Agra

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Lors de l’examen en séance publique du projet de loi d’urgence agricole, le 26 mai, les députés ont adopté un amendement considérant que le tir de défense contre le loup est «présumé légitime» en cas «d’attaque imminente» ou «d’intrusion manifeste» d’un loup dans «un espace pastoral protégé» (clôturé). Dans ces deux cas, l’amendement prévoit que, «par dérogation», un éleveur ou «ses préposés» peuvent réaliser des tirs de défense sans «aucune autorisation préalable ni récépissé dès lors que la réalité de l’attaque ou de la menace caractérisée est constatée a posteriori par les agents assermentés». Les loups ainsi abattus «s’imputent par priorité sur le plafond annuel de prélèvements» défini au niveau national. Déposé par des élus RN, l’amendement a été adopté à une large majorité (94 pour, 66 contre), avec le soutien du groupe DR (Droite républicaine, LR). De leur côté, le gouvernement et le rapporteur ont émis des avis défavorables, considérant la demande du RN «satisfaite» par les tirs sur simple déclaration proposés par l’exécutif dans le texte. Un assouplissement déjà considérable par rapport au régime actuel d’autorisation individuelle. Dans ce cadre, «3 000 tirs ont été autorisés» en 2025, a rappelé la ministre de l’agriculture en séance. Source Agra

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L’épisode de fortes chaleurs que traverse actuellement la France, avec des conditions caniculaires dans le Nord-Ouest, pourrait avoir d’importantes conséquences sur les filières d’élevage, a averti David Renaudeau, chercheur au sein de l’unité Pegase de l’Inrae Bretagne Normandie, lors d’une conférence le 27 mai. Il souligne la vulnérabilité particulière de l’ouest du pays, qui concentre 75 % de la production porcine française, 80 % de la production de poulets de chair et 20 % du cheptel laitier. La précocité de l’épisode aurait par ailleurs pris de nombreux éleveurs de court : «Il existe une relative impréparation des éleveurs, qui n’ont par exemple pas vérifié leur système d’abreuvement», observe M. Renaudeau. Les premiers effets attendus concernent une baisse de la production de viande, de lait et d’œufs. Chez les vaches laitières, l’Inrae observe habituellement une diminution immédiate d’environ 5 % de la production lors des vagues de chaleur. «Les effets perdure une fois la vague terminée» ajoute M. Renaudeau, évoquant des pertes de production «relativement importantes» pour les éleveurs. Une altération de la qualité est également attendue. Dans les élevages de poules pondeuses, par exemple, des œufs de plus petit calibre et plus fragiles ont déjà été signalés, avec des risque de déclassement. Enfin, les conséquences les plus visibles concernent la surmortalité animale, même s’il est encore trop tôt pour évaluer précisément les pertes liées à cet épisode. Source Agra

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Selon un sondage réalisé en avril pour les organisateurs des Journées nationales de l’agriculture, 25 % des Français estiment que «l’objectif prioritaire de l’agriculture française pour les 20 prochaines années» doit être d’«assurer un revenu juste aux agriculteurs». Cet objectif arrive juste devant celui de «privilégier la qualité des produits» (24 %) et de «produire davantage localement» (18 %). L’objectif de «préserver l’environnement» n’arrive qu’en quatrième position (14 %), juste devant celui de «nourrir une population croissante» (11 %), d’«améliorer la productivité des cultures» (4 %) et d’«accélérer l’innovation technologique» (3 %). Questionnés sur les trois évolutions qui leur «posent le plus d’interrogations», les Français interrogés citent d’abord une agriculture française «plus dépendante aux importations étrangères» (38 % des réponses), ensuite «plus chère pour les consommateurs» (37 %), puis «plus influencée par les grands groupes/lobbies agroalimentaires» (35 %), et «plus difficile pour les agriculteurs» (35 %). La crainte d’une agriculture «moins respectueuse de l’environnement» n’arrive qu’en cinquième position (28 %), devant celle d’une agriculture «plus industrialisée» (27 %) et «plus dépendante des aléas climatiques» (26 %). Source Agra

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Les ministres des affaires européennes se sont montrés une nouvelle fois divisés, lors de leur réunion du 26 mai à Bruxelles, concernant le prochain cadre financier pluriannuel (CFP) 2028-2034. Deux camps en particulier continuent de s’opposer : d’un côté le groupe des pays dits «frugaux» – constitué de contributeurs nets au budget de l’UE issus du nord de l’Europe – et de l’autre les autoproclamés «Amis de la Cohésion» et accessoirement de la PAC regroupant les pays d’Europe centrale et orientale mais aussi du sud de l’UE. Ces derniers ont adopté, la veille, une déclaration commune signée par 16 délégations emmenées par la Roumanie (Espagne, Italie, Pologne…) dans laquelle elles déplorent que «la politique de Cohésion, les politiques agricoles et de la pêche soient les seules à subir des réductions en termes réels, malgré l’augmentation globale de la taille du nouveau CFP». Neuf États membres contributeurs nets au budget (Suède, Danemark, Finlande, Autriche, Pays-Bas, Allemagne, France, Irlande et Belgique) se sont, eux, réunis pour un petit déjeuner le 26 mai. L’Allemagne notamment a plaidé pour un budget restreint focalisé sur les nouvelles priorités comme la défense et la compétitivité. La France, la Belgique ou l’Irlande se sont placées dans une position intermédiaire plaidant pour le maintien du budget alloué à la PAC. Dans ce contexte, la présidence chypriote du Conseil de l’UE prévoit de présenter le 10 juin un premier projet de cadre pour les négociations budgétaires à venir (appelé «négo box»). Source Agra

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Les recherches menées notamment par le Cirad sur un nouveau vaccin contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) devraient aboutir à un produit « disponible d’ici 18 à 36 mois », a indiqué Élisabeth Claverie de Saint Martin, p.-d.g. sortante de l’institut, à l’AFP. Menés « avec le privé et une unité de recherche en infectiologie à Lyon », ces travaux visent à fabriquer un vaccin provoquant « moins d’effets secondaires » et « associé à un test permettant de savoir si l’animal est vacciné ou malade ». Cette dernière fonction (technologie DIVA) vise à fluidifier l’export. « La France est le leader en vaccination animale. (…) On a intérêt à avoir la base scientifique et industrielle chez nous, tout simplement pour ne pas manquer de doses », a expliqué Mme Claverie de Saint Martin à l’AFP. Comme le rappelle GDS France (groupements de défense sanitaire), deux vaccins étaient mis à disposition par l’État dans le cadre des campagnes 2025 et 2026 : le LSDvaccine (fabriqué en Afrique du Sud par OBP) et le Lumpyvax (fabriqué aux Pays-Bas par MSD). Jusque-là, les pouvoirs publics n’ont pas manqué de doses, qui étaient commandées au fur et à mesure de l’extension des zones réglementées. Par ailleurs, à la demande du gouvernement, le Cirad travaille aussi sur une analyse de risque complémentaire sur l’abattage partiel en zone vaccinée, attendue en juin.

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La vague de chaleur installée sur la France en cette fin mai ne présente pas de risque pour la vigne à ce stade, mais elle intervient dans une année de floraison très avancée qui annonce de nouveau des vendanges précoces, a indiqué à l’AFP Bernard Farges, président du Cniv (interprofessions). Ces fortes températures ne présentent pas de risque pour le raisin, encore au stade de mini grappes, voire « a des effets positifs sur l’état sanitaire », d’après lui. Les nuits restent fraîches et il a aussi plu ces dernières semaines. En revanche, l’épisode intervient dans une année où le cycle de la vigne « est déjà précoce dans tous les vignobles, avec des [signalements] d’avance de floraisons et de débourrements… Ce qui va nous conduire à des vendanges encore plus précoces que ce qu’on a connu ces dernières années », ajoute M. Farges. « On a des vendanges qui seront début août dans certains endroits. » Une récolte avancée se profile donc, avec « toutes les difficultés de recrutement » que cela implique, mais aussi une veille particulière à exercer sur les salariés comme sur le raisin quand s’installent les fortes températures aoûtiennes.

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Dans son rapport publié le 26 mai sur l’agence de services et de paiement (ASP), qui assure l’instruction et le versement d’une grande partie des aides Pac, la Cour des comptes indique qu’une « refonte en profondeur » du système informatique qui sous-tend le portail Telepac doit être réalisée avant 2030. Ce chantier dénommé « projet Gaia » doit rendre la plateforme « plus modulaire et adaptable ». Pour la Cour des comptes, la conduite de ce projet « présente un risque majeur pour l’Agence et surtout pour l’État », compte tenu de « la forte dépendance de l’ASP aux prestataires informatiques et à des systèmes d’information tiers ». Elle souligne aussi que l’ASP « peine à conduire des projets informatiques d’ampleur ». La Cour rappelle notamment que la précédente réforme de la Pac avait été « à l’origine de nombreux dysfonctionnements dont les effets ont été perceptibles jusqu’en 2018, dont d’importants retards de versements : « La refonte mal anticipée du système d’information avait conduit à des anomalies fréquentes », résume-t-elle. Les auteurs recommandent donc de « sécuriser le financement du projet Gaia ». Ils plaident aussi pour « poursuivre l’effort de réduction de la dépendance à l’égard des prestataires externes », qui constitue aujourd’hui « un risque majeur », avec « 816,3 M€ de dépenses, dont la moitié attribuée à cinq prestataires ».

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À la fois au Parlement et côté syndicats, les contrôles Pac sur la mise à disposition des terres agricoles provoque une levée de boucliers. « Paperasse », selon la FNSEA et JA  : la nouvelle procédure administrative fait l’unanimité contre elle. À l’Assemblée comme au Sénat, elle suscite de nombreuses questions écrites venant de tous les bords politiques. Pour bénéficier des aides Pac, les agriculteurs doivent pouvoir justifier d’un titre ou d’une autorisation du bailleur pour exploiter les surfaces déclarées, rappellent les préfectures. « Dans de nombreux territoires, notamment en zones de montagne et pastorales, une part importante des surfaces agricoles est exploitée dans le cadre d’accords ou baux verbaux », alertent des parlementaires. « Il est souvent matériellement impossible de produire des justificatifs écrits, en raison de propriétaires inconnus, d’indivisions anciennes, de l’absence de réponse des ayants droit, ou encore le refus des propriétaires de faire un écrit. » D’où leurs questions au gouvernement sur la possibilité « de ne pas déclarer [ces surfaces] sans pénalité » et sur les garanties « quant à l’absence de remise en cause des contrats pluriannuels (MAEC, agriculture biologique) et des aides liées au chargement (ICHN) ».

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Comme prévu, le Mexique et l’UE ont signé le 22 mai à Mexico (Mexique) à l’occasion du 8e Sommet entre les parties, leur accord commercial modernisé dont les grandes lignes avaient été convenues en 2020. Celui-ci est présenté comme très avantageux pour le secteur agroalimentaire européen, le Mexique étant importateur net de denrées alimentaires imposant des droits de douane élevés. Il va permettre l’accès en franchise de droits à de nombreuses exportations agroalimentaires de l’UE vers le Mexique en supprimant certains droits de douanes qui atteignent aujourd’hui 100%. Ainsi l’UE bénéficiera d’un accès privilégié pour le fromage et les produits laitiers. La viande de porc sera entièrement libéralisée à l’exception d’un contingent tarifaire de 10.000 t pour les longes. Même chose pour la volaille à l’exception d’un contingent de 20.000 t pour les cuisses de poulet. Un contingent de 30.000 t est prévu pour le bœuf. Les exportations de pommes, pêches en conserve et œufs seront progressivement entièrement libéralisés. A cela s’ajoute la protection de 232 spiritueux et de 336 indications géographiques européennes supplémentaires. Pour pouvoir entrer en vigueur, ces dispositions commerciales vont devoir à présent suivre la procédure de ratification classique avec l’approbation du Parlement européen à la majorité simple puis l’adoption d’une décision de conclusion par le Conseil de l’UE.

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