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«L’État français doit avoir le courage de mettre sur la table le sujet d’un nouvel abaissement du niveau de protection du loup», indique le rapport de la mission d’information du Sénat sur le pastoralisme, adopté le 3 juin par la commission des Affaires économiques, à l’unanimité (abstention du groupe écologiste). Après le récent abaissement au niveau d’espèce simplement «protégée», ce nouveau déclassement retirerait le loup de liste des espèces protégées par la Convention de Berne et la directive européenne Habitats. Par ailleurs, le rapport propose aussi de «supprimer le reste à charge de 20 % pour les éleveurs pour le déploiement des mesures de protection» contre le loup, avec un financement par le ministère de la transition écologique. Sur 13 recommandations, 5 portent sur la gestion du loup, qualifié de «menace existentielle pour le pastoralisme». Sur les autres sujets, les élus veulent notamment «maintenir voire renforcer» l’ICHN dans la prochaine PAC, inclure les «produits issus du pastoralisme» dans les objectifs Egalim en restauration collective, ou encore «faciliter les retenues collinaires multi-usages» pour stocker l’eau. Des dispositions dont certaines sont incluses dans deux textes bientôt examinés par le Sénat : le projet de loi d’urgence agricole (fin juin) et la proposition de loi sur la montagne (début juillet). Source Agra

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Dans un rapport sur l’avenir de la fiscalité de l’énergie paru le 3 juin, le Conseil des prélèvements obligatoires (CPO), institution associée à la Cour des comptes, propose que le secteur agricole et forestier conserve son tarif réduit sur le gazole non routier (GNR) «le temps de bénéficier de solutions alternatives viables aux énergies fossiles». Le CPO plaide toutefois pour que ses modalités de mise en œuvre (remise intégrale dès la facturation) fassent l’objet «d’une évaluation de son efficacité dans la lutte contre la fraude». Rappelant que la suppression du GNR agricole a fait l’objet de trois reports successifs, puis d’une annulation en 2025, et d’une remise temporaire supplémentaire depuis avril en raison de la guerre en Iran, les auteurs estiment que cet «échec» s’explique «notamment par l’importance de l’exposition du secteur agricole et de l’industrie agroalimentaire à la concurrence internationale, mais aussi par l’absence de solution technique mature pour la décarbonation des engins agricoles». Par ailleurs, pour le CPO, «une révision de l’accise ne répondrait que partiellement aux enjeux de décarbonation du secteur, qui relèvent principalement de sources non énergétiques». Et de souligner la prépondérance des émissions liées au méthane et au protoxyde d’azote dans le bilan carbone du secteur. Source Agra

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La déléguée générale de la FCD (distributeurs) Judith Jiguet a pris la parole le 3 juin pour dire tout le mal qu’elle pensait du rapport sénatorial d’Antoinette Guhl sur les marges des distributeurs et des industriels. Elle s’est dit «profondément choquée», «abasourdie» et «en colère» au sujet d’un rapport qualifié de «réquisitoire sans nuance» qui finit «par discréditer celui qui l’écrit». Et qui «donne le sentiment d’avoir choisi son coupable » avant de le rédiger.  Pour soutenir son argumentation, la FCD a publié une «note de décryptage» pointant 12 affirmations du rapport qu’elle juge fausses. Parmi elles, la FCD dément que, sur 100 euros de valeur alimentaire, 40 euros reviennent à la grande distribution, avançant plutôt le chiffre de 8,90 euros. La FCD explique que le rapport se base sur une «réinterprétation et une agrégation de données erronées» issues des travaux sur l’euro alimentaire de l’économiste Philippe Boyer (données 2018) publiés par l’OFPM. Cette étude donne le chiffre de 40% qui agrège restauration, grossistes, services et commerce alimentaire. Le document de la FCD bat en brèche les affirmations clés du rapport sur d’autres thèmes comme la dépendance économique, la concentration des enseignes, les centrales d’achat, y compris européennes ou les péréquations entre les rayons. Source Agra

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À l’issue de son examen en première lecture, les députés ont adopté, le 2 juin, le projet de loi d’urgence agricole à 369 voix pour, et 178 voix contre, grâce aux voix du Rassemblement national, du centre et de la droite. L’examen du texte va se poursuivre au Sénat, où la droite est majoritaire. Il débutera en commission le 17 juin, puis en séance publique le 29 juin. En théorie, le centre et la droite sont en position de force ; ils disposent de sept voix sur quatorze en commission mixte paritaire (CMP), et peut-être d’une huitième si la règle du siège tournant est en leur faveur – cela dépendra du nombre de textes examinés avant le PJL. Le texte adopté en CMP devra toutefois convaincre l’Assemblée, où le Rassemblement national devrait jouer un rôle important. Lors d’un point avec la presse, le ministère de l’Agriculture a indiqué son satisfecit de retrouver la « quasi-totalité » des thèmes qu’elle souhaitait aborder, avec toutefois de grosses divergences avec le texte adopté par les députés sur les relations commerciales (instauration d’un prix plancher, suppression des tunnels de prix), le commerce international (interdiction des denrées produites avec des molécules interdites en France), ou encore l’approvisionnement des cantines (prix plancher, priorité aux produits locaux…). Le ministère ne manifeste pas de velléités d’introduire de nouvelles dispositions, notamment après le rapport sénatorial sur les marges ; il se dit en attente de propositions sur ce point.

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D’après un arrêté paru au Journal officiel le 2 juin, l’État mettra gratuitement à disposition des éleveurs plus de 800 000 doses de vaccins contre la fièvre catarrhale ovine de sérotype 1 (FCO-1). Toutefois, le texte prévoit que, pour cette seconde campagne, qui durera jusqu’au 31 décembre 2026, « les frais vétérinaires inhérents à la prescription et à l’acte d’injection sont à la charge de l’éleveur ». Dans le détail, les 813 191 doses pourront être utilisées pour protéger les ovins, bovins et caprins dans « tous les départements de France métropolitaine », comme le précise une instruction technique du 21 mai. La FCO-1 est actuellement présente en Espagne, mais pas en France. À l’été 2025, le ministère de l’Agriculture avait mis en place une première campagne de vaccination préventive pour un million d’ovins et 700 000 bovins, dans un « cordon sanitaire » le long des Pyrénées. Les doses et l’acte de vaccination étaient alors pris en charge par l’État. En ce printemps 2026, deux sérotypes de la FCO sont présents dans l’Hexagone, en particulier dans l’Ouest (Bretagne et Normandie notamment) : la FCO-3 (avec 7 606 foyers) et la FCO-8 (avec 3 342 foyers entre le 1er juin 2025 et le 7 mai 2026). Quant au sérotype 4, il est encore classé comme endémique en Corse, mais pas en France continentale.

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Le développement d’un épisode El Niño est probable à 80 % entre juin et août, augmentant le risque d’événements météorologiques extrêmes dans les prochains mois, a alerté le 2 juin l’Organisation météorologique mondiale (OMM). Selon la dernière mise à jour de l’agence onusienne, les températures « exceptionnellement chaudes » des eaux du Pacifique tropical favorisent les conditions de la formation d’un épisode El Niño. L’OMM estime par ailleurs à environ 90 % la probabilité que cet épisode se maintienne au moins jusqu’à novembre et table sur un « épisode au moins modéré, voire fort ». Entre fin avril et mi-mai, la température de surface de la mer dans le centre-est du Pacifique équatorial s’est rapprochée des seuils caractérisant ce phénomène, sous l’effet des températures « exceptionnellement élevées » sous la surface, dépassant de plus de 6°C les normales saisonnières, note l’OMM. Parallèlement, les valeurs de l’indice d’oscillation australe, la composante atmosphérique d’El Niño, « concordent » avec la mise en place de conditions d’apparition du phénomène, ajoute l’organisation. « Nous devons nous préparer à un épisode El Niño potentiellement puissant, qui exacerbera la sécheresse et les fortes pluies et augmentera le risque de vagues de chaleur à la fois sur les terres émergées et dans les océans », a prévenu la secrétaire générale de l’OMM, Celeste Saulo, citée dans un communiqué.

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Par un arrêté paru au journal officiel du 2 juin, le ministère de l’Agriculture abaisse le niveau de risque épizootique d’influenza aviaire hautement pathogène à « Négligeable » sur l’ensemble du territoire métropolitain, levant notamment la contrainte de claustration sans supprimer la surveillance virale. Il justifie cette décision par l’« amélioration de la situation sanitaire dans l’avifaune sauvage », aussi bien en France que dans les pays voisins. Le niveau de risque était passé d’élevé à modéré le 27 avril. La plateforme française Esa sur les épizooties montre dans son bulletin hebdomadaire du 27 mai une situation apaisée depuis un mois au niveau européen, quelle que soit l’espèce sauvage (cygnes, oies, goélands, mouettes, grues, rapaces, etc.). En élevage, des cas ont été déclarés en Haute-Garonne en mai et la circulation virale reste active en Pologne. Mais ils ne remettent pas en cause le niveau de risque négligeable en France. Une zone réglementée persiste jusqu’à la mi-juin, selon la chambre d’Agriculture de Haute-Garonne, autour du foyer détecté le 18 mai dans une basse-cour à proximité d’un élevage infecté.

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L’accord de Turnberry a été validé par la commission du commerce du Parlement européen le 2 juin, par 31 voix pour, 6 contre et 3 abstentions. Ce vote illustre la volonté de Bruxelles d’apaiser les tensions avec Washington. Sous la menace d’une date butoir au 4 juillet et de taxes de 200 % sur le champagne, l’UE a choisi la désescalade pour ne pas se mettre Donald Trump à dos. Pour ce faire, elle a consenti à supprimer ses droits de douane sur des centaines de produits industriels et surtout agricoles, mais sans détailler ces derniers. Ce choix s’apparente à un sacrifice partiel de l’agriculture européenne au profit d’une paix commerciale précaire. En effet, si l’UE ramène ses taxes à zéro sur de nombreux produits, les États-Unis maintiennent un droit forfaitaire de 15 % sur les exportations européennes. Une clause de caducité prévoit l’expiration de l’accord en décembre 2029. Les députés européens doivent se prononcer définitivement sur l’accord lors de la session plénière à Strasbourg le 16 juin prochain.

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Le gouvernement devra consulter les groupements de défense sanitaire (GDS) et les « organisations professionnelles vétérinaires » avant de publier les ordonnances de mise en application des Assises du sanitaire : c’est que prévoient deux amendements au projet de loi d’urgence agricole (PLUA) adoptés le 29 mai par les députés. « Les GDS sont des organismes à vocation sanitaire reconnus par le Code rural », rappelle Pascal Lecamp (Modem) dans son amendement, estimant que leur « expertise » et leur « connaissance des réalités locales » doivent « nécessairement éclairer la rédaction des ordonnances ». Quant à l’amendement sur les vétérinaires, il émane du gouvernement. Concernant la réforme de l’identification animale, plusieurs amendements identiques – dont un du gouvernement – précisent les modalités d’accès des chambres d’agriculture et des interprofessions aux données animales. Il s’agit de corriger la rédaction adoptée en commission, qui risquait « d’être entachée d’irrégularité constitutionnelle », car elle élargissait le champ des ordonnances. Pour rappel, l’article 15 habilite l’exécutif à prendre des ordonnances pour traduire le résultat des Assises du sanitaire (financement et gouvernance du système sanitaire, identification animale, etc.). En commission, les députés ont réduit le délai imparti pour leur publication.

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D’après un arrêté paru au Journal officiel le 31 mai, le sérotype 4 de la fièvre catarrhale ovine (FCO-4) n’est plus considéré comme enzootique en France continentale (l’équivalent d’« endémique » pour les maladies animales). La FCO-4 est désormais classée comme « exotique », sauf en Corse où elle est toujours enzootique. Ce sérotype n’a « pas été isolé en France hexagonale depuis 2018 », rappelle le ministère de l’Agriculture, alors que l’Île de beauté a dénombré dix « foyers cliniques » entre le 1er juin 2024 et le 31 mai 2025. En vertu d’un arrêté du 4 juillet 2024, les mesures de gestion sont différenciées selon le statut du sérotype. Un foyer d’un sérotype exotique donne lieu à la création d’une zone régulée, avec interdiction de sortie des animaux sensibles (ovins, bovins, caprins). Le but est de « limiter l’extension de la maladie et préserver les échanges commerciaux avec les autres États membres », selon la Rue de Varenne. Les animaux infectés par un sérotype enzootique, eux, peuvent circuler sous condition de vaccination et de désinsectisation. En France, les sérotype 3 et 8 sont classés « enzootiques », ils sont particulièrement actifs dans l’Ouest (Bretagne et Normandie notamment), avec 7 606 foyers de FCO-3 et 3 342 foyers de FCO-8 entre le 1er juin 2025 et le 7 mai 2026.

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