Fil info

Le gouvernement devra consulter les groupements de défense sanitaire (GDS) et les « organisations professionnelles vétérinaires » avant de publier les ordonnances de mise en application des Assises du sanitaire : c’est que prévoient deux amendements au projet de loi d’urgence agricole (PLUA) adoptés le 29 mai par les députés. « Les GDS sont des organismes à vocation sanitaire reconnus par le Code rural », rappelle Pascal Lecamp (Modem) dans son amendement, estimant que leur « expertise » et leur « connaissance des réalités locales » doivent « nécessairement éclairer la rédaction des ordonnances ». Quant à l’amendement sur les vétérinaires, il émane du gouvernement. Concernant la réforme de l’identification animale, plusieurs amendements identiques – dont un du gouvernement – précisent les modalités d’accès des chambres d’agriculture et des interprofessions aux données animales. Il s’agit de corriger la rédaction adoptée en commission, qui risquait « d’être entachée d’irrégularité constitutionnelle », car elle élargissait le champ des ordonnances. Pour rappel, l’article 15 habilite l’exécutif à prendre des ordonnances pour traduire le résultat des Assises du sanitaire (financement et gouvernance du système sanitaire, identification animale, etc.). En commission, les députés ont réduit le délai imparti pour leur publication.

Agra

D’après un arrêté paru au Journal officiel le 31 mai, le sérotype 4 de la fièvre catarrhale ovine (FCO-4) n’est plus considéré comme enzootique en France continentale (l’équivalent d’« endémique » pour les maladies animales). La FCO-4 est désormais classée comme « exotique », sauf en Corse où elle est toujours enzootique. Ce sérotype n’a « pas été isolé en France hexagonale depuis 2018 », rappelle le ministère de l’Agriculture, alors que l’Île de beauté a dénombré dix « foyers cliniques » entre le 1er juin 2024 et le 31 mai 2025. En vertu d’un arrêté du 4 juillet 2024, les mesures de gestion sont différenciées selon le statut du sérotype. Un foyer d’un sérotype exotique donne lieu à la création d’une zone régulée, avec interdiction de sortie des animaux sensibles (ovins, bovins, caprins). Le but est de « limiter l’extension de la maladie et préserver les échanges commerciaux avec les autres États membres », selon la Rue de Varenne. Les animaux infectés par un sérotype enzootique, eux, peuvent circuler sous condition de vaccination et de désinsectisation. En France, les sérotype 3 et 8 sont classés « enzootiques », ils sont particulièrement actifs dans l’Ouest (Bretagne et Normandie notamment), avec 7 606 foyers de FCO-3 et 3 342 foyers de FCO-8 entre le 1er juin 2025 et le 7 mai 2026.

Agra

Alors que l’Assemblée nationale doit se prononcer en première lecture sur le projet de loi d’urgence agricole le 2 juin, la FNSEA estime, dans un communiqué paru le 1er juin, que la version adoptée par les députés est « très insatisfaisante », tout en les appelant tout de même à l’adopter. Comme en commission, le syndicat dénonce l’absence de certains députés et « l’illisibilité des arbitrages du gouvernement ». La FNSEA, qui demandait notamment un chapitre sur les autorisations de mise sur le marché des pesticides, souligne que le texte « fait totalement l’impasse » sur ce dossier. Pour le syndicat, le projet de loi « place le curseur sur la gestion de la prédation et de l’eau à son plus bas niveau ». Après le vote des prix plancher et la suppression de l’extension des tunnels de prix, la FNSEA estime que le texte « tente de détricoter la construction du prix en marche avant ». Dans leur propre communiqué, la FNB (éleveurs de bovins viande, FNSEA) et la FNPL (producteurs laitiers) sont moins critiques : « Peu importe le mécanisme retenu dès lors qu’il permet de couvrir l’ensemble des coûts ».

Agra

  « Au 20 mai 2026, la pousse cumulée des prairies permanentes est supérieure de 20 % à celle observée à cette date durant la période de référence 1989-2018 », selon le dernier bulletin Infos rapides publié par Agreste (ministère de l’Agriculture) le 28 mai. Ce constat intervient alors que le mois d’avril a été très sec, ce qui a perturbé la pousse de l’herbe sur l’ensemble du territoire, mais que le début du mois mai a été marqué par des températures anormalement fraîches. On observe toutefois des différences d’une région à une autre. L’excédent est proche de 30% en Franche-Comté et Auvergne-Rhône-Alpes. Mais en Nouvelle- Aquitaine, la pousse cumulée est à peine supérieure à la normale, les très fortes pluies de l’hiver ayant retardé le début de la pousse. Sur le dernier mois, la pousse a été normale en Auvergne-Rhône-Alpes, déficitaire partout ailleurs. Le déficit sur un mois est même supérieur à 20% sur une large bande allant des côtes atlantiques au Grand-Est.

Agra

Les exportations néerlandaises de produits horticoles ornementaux (fleurs coupées, plantes en pot, arbres et bulbes) ont représenté une valeur d’environ 12,3 milliards d’euros (Md€) en 2025, selon un rapport de l’Institut néerlandais de la statistique et de l’université de Wageningen. Elles enregistrent une hausse de 4,2 % par rapport à l’année précédente. Les fleurs coupées ont progressé d’environ 6,2 %. Une récolte de bulbes inférieure à la moyenne réduisant le nombre de tulipes disponibles pour le forçage durant la saison 2024-2025 a pesé sur l’offre et influencé les prix des fleurs coupées. «Les roses néerlandaises continuent de rencontrer des difficultés sur les marchés internationaux. Leur qualité n’est pas remise en question, mais l’écart de prix entre une rose néerlandaise et les roses importées demeure un frein pour la plupart des acheteurs», souligne l’étude, qui note une nouvelle réduction des surfaces consacrées à cette fleur en 2025. Les exportations de plantes en pot ont, quant à elles, légèrement reculé (-0,4 %). Les autres cultures ont enregistré une croissance de 4,4 %. L’Allemagne, le Royaume-Uni et la France restent les principales destinations des exportations de produits horticoles ornementaux néerlandais, enregistrant chacune une croissance modeste d’environ 2 %. Source Agra

Agra

Dans un communiqué du 22 mai, La Coopération Agricole (LCA) a annoncé le départ de Dominique Chargé le 1er juillet prochain, après sept ans de mandat. Le syndicat rappelle que l’actuel président avait pris l’engagement, lors de sa réélection en décembre 2024, «de mettre un terme à son troisième mandat dès lors que la transmission de son exploitation serait achevée». Cette dernière arrivant à son terme, Dominique Chargé a donc par la suite manifesté sa volonté d’enclencher «le processus de renouvellement au conseil d’administration de janvier 2026. Sur proposition du bureau, le Conseil d’administration a engagé les modalités permettant l’élection d’un nouveau président lors de sa réunion du 18 juin», qui débouchera sur une prise de poste effective le 1er juillet. LCA précise que Dominique Chargé «poursuivra son engagement au service du modèle coopératif au sein du Conseil économique, social et environnemental (Cese) en tant que conseiller».

Agra

Selon des sources proches du dossier, au moins deux conseils régionaux ont été approchés par les services déconcentrés de l’État pour compléter le cofinancement national de l’enveloppe de 40 millions d’euros (M€) du Feader (fonds européens) que la ministre de l’agriculture a récemment redirigée vers les MAEC, pour soutenir les zones intermédiaires et l’agriculture biologique. Ces approches ont été rejetées par les conseils régionaux, qui s’étaient vu retirer la gestion des MAEC et des aides bio dans l’actuelle programmation de la PAC, alors qu’ils les avaient gérées durant la précédente. Une approche a été faite en Occitanie, où il n’existe jusqu’à présent pas de MAEC Zones intermédiaires, et en Bourgogne-Franche-Comté, où elles sont déjà prévues. Pour rappel, les régions n’ont plus la main que sur les aides non-surfaciques (aide à l’installation, aide à l’investissement). Elles sont d’ailleurs toujours dans l’attente d’un arbitrage concernant la redistribution du reste de l’enveloppe de reliquats d’aides à la bio non consommées pour 2025, 2026 et 2027, estimée à 120 M€/an – dont les 40 M€ de MAEC sont issus. La ministre de l’agriculture avait fait part de son souhait que la «majorité» du budget aille aux aides à l’investissement, gérées par les régions. Mais Bercy souhaiterait mettre la main sur ces fonds européens, pour réaliser des économies sur le budget de l’État. Source Agra

Agra

Lors de l’examen en séance publique du projet de loi d’urgence agricole, le 27 mai, les députés ont adopté un amendement du gouvernement prévoyant que les pouvoirs publics pourront attribuer aux lieutenants de louveterie des «moyens ou (…) dotations appréciés au niveau territorial». «L’État organise, dans le cadre de ses moyens, les conditions d’accompagnement des missions exercées par les lieutenants de louveterie», stipule le texte inséré dans le Code de l’environnement par cet amendement. Et «cet accompagnement peut donner lieu, chaque année, à l’attribution de moyens ou de dotations appréciés au niveau territorial». Il s’agit, selon l’exposé sommaire de l’amendement, de «donner à l’État un cadre lui permettant d’adapter son soutien matériel aux réalités territoriales», afin de «favoriser une organisation plus homogène et plus lisible de l’accompagnement» public. L’État pourra notamment «s’appuyer sur des structures associatives départementales», est-il précisé. Fin avril, en commission du Développement durable, les députés avaient adopté une série d’amendements permettant de créer un statut pour les lieutenants de louveterie, inspiré d’une proposition de loi transpartisane. Source Agra

Agra

La Commission européenne a donné son aval le 28 mai au premier volet d’aide du gouvernement français aux agriculteurs pour lutter contre la hausse du gazole non routier (GNR) au mois d’avril. Fin mars, le gouvernement avait annoncé qu’il renoncerait au prélèvement de tout droit d’accise sur le GNR durant le mois suivant, pour un montant estimé alors à 14 millions d’euros. Cette mesure temporaire est «nécessaire, appropriée et proportionnée» et ne contrevient pas aux règles de l’UE en matière de concurrence, a jugé Bruxelles. Fin avril, la Commission européenne a adopté un cadre plus souple en matière d’aides d’État pour permettre aux Vingt-sept de soutenir leur économie face aux impacts de la guerre au Moyen-Orient. Le 21 avril, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé le renforcement des aides pour les pêcheurs et agriculteurs sur le mois de mai, pour atteindre 15 centimes d’euros par litre. Le dispositif a été reconduit depuis jusqu’au mois d’août. Entre février et avril, le prix moyen du GNR est passé de 0,70 €/l à 1,22 €/l (hors taxe), ce qui représente une hausse de 74 %. Source Agra

Agra

Lors de l’examen en séance publique, le 26 mai, du projet de loi d’urgence agricole, les députés ont adopté plusieurs amendements identiques supprimant l’obligation pour les élevages bovins et équins de mettre en place des mesures de réduction de la vulnérabilité pour bénéficier de tirs de défense contre le loup. Un vote contre l’avis du rapporteur et du gouvernement. Travaillés avec la FNSEA, ces amendements inscrivent dans le Code de l’environnement que, «compte tenu de l’absence de moyens de prévention efficaces disponibles pour protéger les élevages de bovins et d’équins, les tirs sont autorisés sans autre condition dans les territoires colonisés par le loup». Selon le cadre actuel, issu de la loi d’orientation agricole de mars 2025, pour pouvoir accéder aux tirs, les élevages bovins et équins ayant subi une prédation doivent avoir mis en place une mesure de réduction de la vulnérabilité (au choix parmi une dizaine de mesures listées par la réglementation). Le 26 mai, les députés ont aussi adopté plusieurs nouvelles dispositions : possibilité pour les préfets d’autoriser l’intervention des louvetiers (au lieu du seul préfet coordonnateur) ; extension de la possibilité pour les éleveurs de réaliser eux-mêmes un constat de dommages ; définition légale des «zones difficilement protégeables». Source Agra

Agra