Fil info

Alors que le projet de loi d’urgence agricole (UPSA) va être examiné par la Chambre haute, Yohann Barbe, président de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), a adressé le 15 juin un courrier aux sénateurs pour défendre les avancées obtenues à l’Assemblée nationale. Le syndicat des éleveurs laitiers s’inquiète vivement des amendements de suppression (n°152 à 155) qui videraient l’article 19 de sa substance, menaçant les acquis des lois EGalim en matière de transparence et de prise en compte des coûts de production. Dans ce courrier, la FNPL dénonce aussi des déséquilibres persistants : opacité dans la formation des prix, intégration insuffisante des coûts de main-d’œuvre et contournement régulier des organisations de producteurs (OP). Yohann Barbe exhorte les élus à maintenir des outils concrets permettant de garantir une meilleure visibilité sur la répartition de la valeur, y compris à l’export. Parmi les priorités, le syndicat soutient la réduction des délais de négociation pour les OP (amendement 173), la valorisation des efforts de transition (172, 185) et la protection de l’origine France (174, 186). Enfin, Yohann Barbe prévient : l’éventuelle réintroduction d’un « tunnel de prix » ne doit pas sacrifier les mesures structurelles de l’article 19, essentielles pour que les éleveurs vivent enfin de leur travail.

Actuagri

Le rapporteur du Parlement européen sur la future Pac, l’allemand Norbert Lins (PPE), veut réserver les grandes lignes de la Pac actuelle et rejette la plupart des nouveautés introduites dans la proposition de Bruxelles, selon les premiers éléments de son projet de rapport, qui sera officiellement présenté le 29 juin en commission de l’Agriculture (Comagri). Il plaide en particulier pour le maintien d’une Pac à deux piliers (aides directes et développement rural) avec, d’un côté, un financement entièrement européen des paiements directs de base et, de l’autre, des mesures structurelles et de développement rural cofinancées. Celui qui est aussi vice-président de la Comagri s’oppose à l’introduction d’une dégressivité uniforme des paiements à l’hectare, mais se dit toutefois favorable à la mise en place d’un plafonnement des aides directes limité aux personnes physiques, afin de protéger les exploitations familiales ainsi que les petites et moyennes exploitations. Il fixe ce plafond à 500 000 € contre 100 000 €dans la proposition de Bruxelles. Il se prononce également pour qu’un seuil minimal de 8 % des paiements directs soit dédié aux jeunes agriculteurs et appelle à un fléchage contraignant des fonds destinés à rémunérer les services environnementaux, climatiques et de bien-être animal, sans s’engager à ce stade sur un chiffre – celui-ci devant être défini une fois le budget de la Pac définitivement adopté.

Agra

FranceAgriMer prolonge l’aide de 40 M€ à la distillation de crise de vins rouges et rosés, selon un communiqué. « Une seconde période de dépôt des engagements du 16 au 30 juin 2026 » est ouverte », précise-t-il. Le guichet d’aide avait été initialement ouvert du 20 avril au 12 mai, puis prolongé du 18 au 21 mai. Il est relancé, car « une partie de l’enveloppe mobilisable au titre du dispositif demeure disponible », selon la décision publiée le 11 juin au Bulletin officiel. Les volumes pouvant être engagés au titre de cette nouvelle vague correspondent « aux vins rouges et rosés détenus par chaque opérateur au 31 juillet 2025, déduction faite des volumes déjà engagés par ce même opérateur lors de la première période de dépôt », indique l’établissement national. Pour rappel, le dispositif prévoit 30 €/hl pour le détenteur des vins et 3 €/hl pour le distillateur. L’aide, financée dans le cadre de la réserve de crise européenne, vise à « retirer du marché une partie des volumes excédentaires et à les orienter vers des usages industriels ou énergétiques ». Peuvent en bénéficier les producteurs vitivinicoles, mais aussi les caves coopératives, organisations de producteurs, négociants et négociants vinificateurs.

Agra

Après plusieurs semaines de négociations laborieuses, un protocole d’accord a finalement été trouvé entre les États-Unis et l’Iran dans la nuit du 14 au 15 juin afin de mettre fin au conflit au Moyen-Orient. Donald Trump a annoncé, dans la foulée sur son réseau Truth Social, la réouverture du détroit d’Ormuz sans droits de passage, ainsi que la levée immédiate du blocus naval américain. « Que le pétrole coule à flots ! », a ainsi indiqué le président américain, tout en précisant que cette ouverture interviendra « dès la signature de l’accord vendredi afin de permettre le déminage ». L’accord-cadre doit, en effet, être signé le 19 juin lors d’une cérémonie à Genève (Suisse). De leur côté, les dirigeants européens ont salué l’obtention de ce compromis. « J’attends avec impatience la fin de cette guerre coûteuse », a déclaré le président du Conseil européen, le portugais Antonio Costa. Quant à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, elle appelle maintenant « à ce que toutes les parties mettent rapidement en œuvre l’intégralité de l’accord ». Le sujet devrait être à l’ordre du jour des dirigeants des pays du G7, qui se retrouvent du 15 au 17 juin à Évian-les-Bains.

Agra

Dans leurs amendements au projet de loi d’urgence agricole déposés en vue de l’examen en Coméco, prévu le 17 juin, les rapporteurs du Sénat proposent de réécrire largement l’article 14 du texte, consacré à la gestion du loup, revenant ainsi sur de nombreuses dispositions votées par l’Assemblée. L’amendement 144 propose de supprimer les tirs de « légitime défense » introduits par les députés RN. Selon les sénateurs, cette mesure est « insuffisamment encadrée », et « le risque d’une telle disposition serait que les éleveurs soient mis en cause ». Le même amendement prévoit d’inscrire dans le marbre législatif le caractère « non protégeable » des élevages bovins et équins, tout en revenant sur l’autorisation de tirs sans conditions votée par les députés pour les bovins. Via l’amendement 143, les rapporteurs veulent inscrire explicitement que le régime de déclaration des tirs de défense s’applique aux « troupeaux d’ovins, de caprins, de bovins, d’équins et d’asins » ; ils élargissent aussi ce régime déclaratif au cercle 3 (prédation « possible à moyen terme »), aujourd’hui soumis à autorisation. Enfin, les sénateurs proposent que le plafond de destruction des loups soit « fixé en fonction de la population lupine et de la pression de prédation » ou « en tenant compte du nombre minimal de loups compatible avec un état favorable de conservation » (la deuxième modalité ayant été introduite par les députés).

Agra

Alors que, dans le cadre du projet de loi d’urgence agricole (PLUA), les députés avaient donné six mois au gouvernement pour publier les ordonnances de mise en œuvre des Assises du sanitaire animal, les rapporteurs du Sénat proposent de porter ce délai à douze mois, comme initialement voulu par l’exécutif. Déposé en vue de l’examen en commission des Affaires économiques le 17 juin, l’amendement n°146 indique que le délai de six mois – voulu par la FNSEA – « apparaît trop court au regard du champ de l’habilitation qui devrait permettre d’aboutir à une réforme globale du système sanitaire français ». Les sénateurs UDI et LR Duplomb, Cuypers et Menonville rappellent que ces ordonnances, prévues par l’article 15 du PLUA, aborderont de nombreux sujets : « financement du système sanitaire » ; « systèmes d’information en matière de collecte et de gestion des données d’identification et de mouvement des animaux » ; « statut des piégeurs agréés » ; « missions confiées aux vétérinaires sanitaires » ; et enfin « cadre juridique encadrant l’utilisation des médicaments vétérinaires ». Par ailleurs, les sénateurs relèvent que « cette réforme globale devra prendre en compte les conclusions des Assises du sanitaires animal qui sont toujours en cours ».

Agra

Dans son bulletin hebdomadaire Céré’Obs du 12 juin, FranceAgriMer révèle que, lors de la semaine du 2 au 8 juin, les conditions de culture de céréales se sont légèrement améliorées. Les précipitations et l’abaissement des températures ces derniers jours suivant la vague de chaleur ont ainsi quelque peu soulagé les cultures. Plus en détail, le taux de cultures de blé tendre se développant dans des conditions bonnes à très bonnes s’élève à 77 %, contre 76 % la semaine antérieure (70 % en 2025 à la même époque). En orge d’hiver, ce taux remonte de 2 % d’une semaine sur l’autre, à 75 %, contre 65 % l’an dernier à la même période. En maïs, il passe de 84 % à 86 %, contre 85 % en 2025 à la même époque. En revanche, celui en orge de printemps se stabilise, à 68 % (71 % en 2025). Un opérateur privé interrogé lors de la Bourse internationale de commerce de céréales à Paris, organisée par Agro Paris Bourse, a indiqué que la vague de chaleur a causé des dégâts irréversibles dans certaines régions, le système racinaire des orges semées au printemps étant moins développé que leurs équivalents d’hiver. En blé dur, le taux cède 1 %, à 64 % (73 % en 2025).

Agra

Dans un amendement au projet de loi d’urgence agricole, les rapporteurs du Sénat proposent plusieurs mesures facilitant l’utilisation de lunettes thermiques par les éleveurs, autorisée sous conditions par les députés en première lecture. En vue de l’examen en commission des Affaires économiques le 17 juin, les sénateurs UDI et LR Duplomb, Cuypers et Menonville souhaitent que l’autorisation soit accordée pour un an (et non pour 30 jours comme stipulé par les députés) et que les lunettes puissent être utilisées entre le 1er mai et le 30 octobre « afin de couvrir la période des estives. Ils proposent aussi que les lieutenants de louveterie puissent assurer la formation préalable des éleveurs, au-delà des seuls agents de l’OFB mentionnés par le texte sorti de l’Assemblée. Les sénateurs suggèrent de supprimer l’obligation de participer à une « opération encadrée par un ou des lieutenants de louveterie » avant d’avoir accès à cet équipement. Par ailleurs, le même amendement propose de supprimer la possibilité pour les associations de louvetiers de détenir des armes de catégorie C (semi-automatiques), une mesure porteuse de « conséquences juridiques importantes » pour ces structures.

Agra

La présidence chypriote du Conseil de l’UE a dévoilé, le 11 juin, une première base de négociation chiffrée sur le Cadre financier pluriannuel (CFP) 2028-2034 qui prévoit une réduction globale de 2 %, soit 32,8 milliards d’euros (Md€) par rapport à la proposition initiale de la Commission européenne. Mais l’enveloppe consacrée à la Pac n’est pas affectée par cette coupe. Le projet la maintient à 293,699 Md€ sur la période en prix courant. Et il intègre également les différents ajustements proposés par la Commission européenne, fin 2025 et en janvier, notamment les 45 Md€ mobilisables immédiatement pour soutenir les agriculteurs dans le cadre de la réserve normalement disponible pour l’examen à mi-parcours. Le texte ne touche pas non plus aux dispositions concernant la dégressivité, le plafonnement, la convergence, ou encore les taux de cofinancement des mesures de soutien. Ce projet sera discuté par les ambassadeurs des États membres auprès de l’UE (Coreper) lors d’une réunion spéciale, dès le dimanche 14 juin. Il sera de nouveau évoqué par les ministres chargés des Affaires européennes le 16 juin à Luxembourg, puis les 18 et 19 juin, par les chefs d’État et de gouvernement à Bruxelles. L’Irlande, qui prendra le 1er juillet la présidence du Conseil, aura alors toutes les cartes en main pour tenter d’atteindre l’objectif ambitieux de finaliser un accord avant la fin de l’année.

Agra

Quelques semaines après le transfert dans les Alpes d’une louve capturée involontairement en Normandie, les FDSEA et les JA de plusieurs départements alpins ont annoncé le dépôt d’une plainte contre les pouvoirs publics. « Avec l’ensemble des départements de l’arc alpin, nous avons déposé une plainte contre l’État, le lundi 8 juin 2026, pour mise en danger de la vie d’autrui », peut-on lire dans un communiqué des Jeunes agriculteurs des Alpes-de-Haute-Provence, également relayé par d’autres départements. Mi-mai, après avoir recueilli une louve capturée dans un piège à renards, la préfecture de Seine-Maritime avait choisi de la relâcher dans les Alpes, considérées comme « un habitat favorable à l’espèce ». « Le relâché volontaire de la louve dans l’arc alpin met en péril la continuité de notre activité et expose nos animaux à un réel danger de mort imminent », protestent les syndicats dans leur communiqué. Les Alpes sont la zone la plus prédatée depuis le retour du loup dans les années 90. « Notre département est depuis de nombreuses années victime d’attaques récurrentes du loup sur les animaux au point d’être le département le plus prédaté de France », relèvent les JA 05. Et d’ajouter que, avec « plus de 550 attaques » par an, « les attaques sur nos troupeaux nous font perdre en moyenne 1 450 bêtes ».

Agra

PetitesAnnonces
Emplois

JH cherche travaux saisonniers mois d’août conduite matériel agri, soins animaux, région Lévézou Laissac. Tél 06 66 32 33 45

Aliments

V Foin de prairie naturelle bio proche de Villefranche de Rouergue. Tél 06 79 56 19 37