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Prévu dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, l’allègement de cotisations sociales pour les ex-conjoints collaborateurs vient d’être mis en place par un décret paru le 9 août au Journal officiel. « Cette avancée facilitera l’accès au statut de cheffe d’exploitation », souligne le ministère de l’Agriculture, rappelant que la mesure fait partie du plan d’action pour renforcer la place des femmes en agriculture, présenté le 23 février. Le décret instaure une exonération dégressive de cotisations sociales pour les conjoints collaborateurs qui s’installent en tant que chefs ou co-exploitants à compter du 1er janvier 2027. Cela concerne les cotisations d’assurance maladie, invalidité-maternité, allocations familiales et assurance vieillesse de base. L’exonération est dégressive : à hauteur de 65 % la première année d’installation, 55 % la deuxième, 35 % la troisième, 25 % la quatrième et 15 % la cinquième, dans la limite du plafond prévu par les textes. Pour rappel, la loi du 17 décembre 2021 limite à cinq ans le statut de collaborateur d’exploitation. Résultat, « plus de 8 000 conjoints collaborateurs, dont plus de 80 % sont des femmes, devront quitter ce statut » au 1er janvier 2027, d’après le communiqué.

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Déjà à des niveaux historiquement bas faute de précipitations durables, le Rhin pourrait bientôt ne plus être navigable sur l’ensemble de son cours en Allemagne et se retrouver coupé en deux, a averti le 10 août la Fédération allemande de la navigation intérieure (BDB). Pour rappel, le Rhin est une voie d’eau cruciale pour les exportations françaises de grains (blé, maïs, colza, etc.). « L’évolution des niveaux d’eau n’annonce rien de bon », a déclaré au quotidien Rheinische Post Jens Schwanen, directeur général de la BDB. Selon lui, le manque de pluie fait que le niveau d’eau à Kaub, en Rhénanie-Palatinat, entre Coblence et Mayence (ouest), point de référence essentiel pour la navigation et l’économie, devrait tomber pour la première fois cette semaine sous les 10 cm. À de tels niveaux d’eau, le Rhin « ne sera plus navigable de manière continue et se retrouvera scindé en deux », empêchant la continuité dans cette région tant pour le transport commercial de marchandises que pour les bateaux d’excursion, a expliqué M. Schwanen. Le trafic fluvial restera possible entre les ports ARA (Amsterdam, Rotterdam, Anvers) et la Rhénanie-du-Nord-Westphalie jusqu’aux environs de Cologne, via le Rhin et le réseau de canaux de l’ouest de l’Allemagne, selon M. Schwanen. Plus au sud, la navigation pourra se poursuivre sur des affluents comme le Neckar, la Moselle, le Main et le canal Main-Danube.

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Depuis le début de la nouvelle campagne de comptage, le 1er juin, le ministère de l’Agriculture a comptabilisé, au 6 août, 485 foyers de fièvre catarrhale ovine de sérotype 3 (FCO-3), quasiment tous situés dans le Sud-Ouest. Affectant les ovins, bovins et caprins, cette maladie vectorielle est présente dans une vaste zone s’étirant de l’Hérault jusqu’aux Pyrénées-Atlantiques et de la Dordogne jusqu’au Cantal. Les départements pyrénéens apparaissent comme les plus touchés, notamment les Pyrénées-Atlantiques (195 foyers), les Hautes-Pyrénées (63) et l’Ariège (48). En dehors du Sud-Ouest, seules la Haute-Savoie et la Manche connaissent actuellement des cas (respectivement quatre et un). Lors de la campagne 2025-206, l’Hexagone avait dénombré plus de 7 600 foyers de FCO-3 ; l’Ouest (Bretagne, Normandie, Pays de la Loire), aujourd’hui épargné, était alors particulièrement touché. En revanche, aucun cas du sérotype 8 n’a été détecté depuis le 1er juin (plus de 3 300 foyers en 2025-2026). Idem pour la FCO-4 (aucun cas en Corse en 2026, et depuis 2018 en Fance continentale). Avant l’été, une nouvelle campagne de vaccination, partiellement à la charge des éleveurs, a été relancée contre la FCO-1, absente de France mais présente en Espagne.

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Les vagues de chaleur, les prix de l’énergie et le contexte géopolitique tendu ont poussé en juillet l’indice des prix alimentaires de la FAO à la hausse de 0,6 % sur un mois, et de 1 % par rapport à l’an dernier, tiré notamment par les cours du sucre, des céréales et des huiles végétales. Ces augmentations ont été « partiellement compensées par les baisses » des cours de la viande et des produits laitiers, explique l’organisation onusienne le 7 août. Les prix du sucre ont bondi le mois dernier à cause des « inquiétudes » générées par les effets des canicules et sécheresses sur la production européenne, ainsi que par le phénomène El Niño sur la production asiatique, a relevé la FAO. L’indice reste toutefois inférieur de 8 % comparé à l’année dernière. Les dérèglements climatiques ont aussi eu un impact sur les céréales, au premier rang desquelles le blé dont les prix ont bondi (+5,8 % en juillet et +9,9 % sur un an). Les cours du blé font également l’objet d’« inquiétudes accrues concernant la poursuite des perturbations des flux d’exportation en mer Noire », a souligné l’organisme. La production de maïs (prix à +3,6 %), déjà perturbée par la flambée des prix de l’énergie provoquée par la crise au Moyen-Orient, a aussi souffert de la chaleur.

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Comme prévu, le loyer des terres agricoles est revu en hausse de 3,23 % pour 2026, selon un arrêté paru le 13 août au Journal officiel. « L’indice national des fermages s’établit pour 2026 à 127,04 » (contre 123,06 en 2025), indique le texte. Cela confirme les prévisions de nos confrères de Réussir, déduits des Comptes de l’agriculture de la Nation, publiés le 7 juillet. Le calcul de l’indice repose en effet à 40 % sur l’évolution de l’inflation sur un an (+1,09 % entre 2024 et 2025) et à 60 % sur celle du revenu brut d’entreprise agricole (RBEA) rapporté à la surface depuis cinq ans (+4,72 % entre 2024 et 2025). 2026 marque ainsi la dixième année successive d’augmentation de l’indice national des fermages. Depuis 2009, il a grimpé de 27 %, n’ayant reculé qu’en 2016, 2017 et 2018.

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D’après un article de Reuters du 12 août repris dans plusieurs médias, le port de Novorossiysk, plus grand port d’exportation de grains de Russie, a subi une attaque ukrainienne. L’activité des deux plus grands terminaux céréaliers du site a même été suspendue, ont rapporté quatre sources industrielles anonymes à l’agence. Le premier terminal dispose d’une capacité d’export de 8,5 Mt/an, pendant que celle du second s’élève à 7,1 Mt. Des dégâts auraient été rapportés sur les deux sites, sans plus de précision. Les prix des céréales, particulièrement du blé tendre, au départ du port de Novorossiysk constituent la référence du marché physique mondial. Les cours du blé tendre sur Euronext ont d’ailleurs progressé de 4 à 5 €/t sur la récolte 2026. Rappelons que l’Ukraine subit également, de son côté, d’importantes difficultés pour exporter ses grains, en raison des attaques russes. Les deux pays cherchent des routes alternatives à la mer Noire, qui restera de toute manière difficilement remplaçable. Illustration : dans son rapport mensuel paru hier soir, l’USDA a revu à la baisse les exportations de blé de ces deux pays pour 2026-2027. Les exportations russes sont attendues à 46 Mt, contre 47,5 Mt en juillet, et celles en provenance d’Ukraine à 13,5 Mt, contre 14,5 Mt le mois antérieur.

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La ministre de l’Agriculture a annoncé le 13 août sur RTL qu’elle réunira les préfets le 27 août pour qu’ils lui fassent un « état des lieux », afin de « calibrer » le plan d’aide aux agriculteurs affectés par la sécheresse et les canicules. Alors que la FNSEA a chiffré les besoins à plusieurs milliards d’euros, Annie Genevard s’est refusée à chiffrer l’enveloppe globale de ce « plan massif ». Comme annoncé, il comprendra notamment « des aides d’urgence d’appui à la trésorerie » pour les agriculteurs « les plus en difficulté » ; ce dispositif sera « à la main des préfets » et pourra être « déployé assez rapidement, dans les semaines qui viennent ». Par ailleurs, la ministre a indiqué que l’indemnité de solidarité nationale (ISN), visant à compenser « les pertes de production les plus importantes », sera dotée cette année de « plusieurs centaines de millions d’euros, sur la base des prévisions actuelles pertes de récolte ». Annoncé fin juillet et attendu pour la rentrée, le plan CASI (canicules, sécheresses, incendies) comprendra aussi des « prises en charge de cotisations sociales », des « dispositifs de simplification et de dérogation » et des mesures sur la gestion de l’eau, selon un communiqué du 5 août. « Ce n’est pas une sécheresse de plus, mais un épisode inédit aux conséquences très lourdes pour l’agriculture », estimé la ministre sur RTL le 13 août.

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Au 1er août, la production française de pêches atteindrait près de 217 000 t, en très léger repli par rapport à 2025 (-1 %) et au même niveau que la moyenne des cinq dernières années, selon une note du service statistique du ministère de l’Agriculture parue le 12 août. « Les vergers étant en général irrigués, les vagues de chaleur observées jusqu’en juillet ont principalement réduit le calibre des fruits, avec un impact limité sur les volumes globaux », est-il expliqué. En Vallée du Rhône (33 800 t), les orages de grêle de juillet ont entrainé des pertes localisées. En région Paca (77 600 t), un éclaircissage trop important, des vents printaniers sur les variétés précoces et les vagues de chaleur successives ont légèrement affecté les rendements attendus. En Occitanie (95 000 t), les fortes chaleurs ont limité le développement des fruits, réduisant leur calibre sans peser significativement sur les volumes (quelques pertes dues aux incendies en Roussillon). Côté commercialisation, les prix restent fermes : en juillet 2026, ceux des pêches se situent au même niveau qu’en 2025 (+9 % par rapport à la moyenne quinquennale 2021-2025). La persistance des températures caniculaires a stimulé la consommation.

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Une instruction technique du ministère de l’Agriculture, publiée le 30 juillet, a introduit le protocole de « vaccination mixte » des canards contre l’influenza aviaire : les éleveurs peuvent désormais mettre en place des canetons ayant reçu une injection du vaccin Ceva, puis faire injecter au 28e jour (entre le 27e et 31e jour) du Volvac (Boehringer Ingelheim). L’immunité résultant de ce protocole est meilleure et plus longue, d’après les expérimentations conduites par l’Anses et l’École nationale vétérinaire de Toulouse (ENVT). Afin de consolider ces résultats, comme l’annonce la chambre d’agriculture de la Dordogne, des volontaires peuvent accepter des contrôles sérologiques à un jour d’âge, puis quinze jours après la deuxième injection et au plus proche de l’abattage. Par ailleurs, une autre instruction, également publiée le 30 juillet, a supprimé la surveillance post-vaccinale passive renforcée (hors zones réglementées) pour le reste de la campagne de 2025-2026 (jusqu’en octobre 2026). Un allègement qui évite désormais à l’éleveur ou à son technicien d’effectuer chaque semaine cinq prélèvements pour test virologique jusqu’à la première semaine de gavage (en canards à foie gras). La surveillance vétérinaire active est maintenue. Cette modification a été instituée par un règlement européen le 6 mars 2026.

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Selon une étude publiée le 12 août, le Brésil a perdu en quatre décennies une surface de végétation native équivalente à deux fois la France, ce qui le rend plus vulnérable aux événements climatiques extrêmes liés à El Niño – lequel est appelé à s’intensifier vers la fin de l’année. Dans son étude annuelle sur l’usage de la terre au Brésil, le réseau de surveillance environnementale MapBiomas a affirmé que le territoire du pays sud-américain n’était plus recouvert que de 65 % de végétation native, contre 79 % il y a quatre décennies. Les principales pertes se concentrent dans la forêt amazonienne et dans le Cerrado (centre), savane riche en biodiversité. Une grande partie des zones ayant perdu leur végétation native ont été transformées en champs et en pâturages, les terres agricoles représentant à présent 32 % du territoire brésilien, contre 18 % en 1985. Or, les terres agricoles étaient plus vulnérables aux phénomènes météorologiques extrêmes lors de trois épisodes El Niño particulièrement puissants par le passé.  Selon le coordinateur général Tasso Azevedo, « une hypothèse est que, en Amazonie, la déforestation réduit l’évapotranspiration et l’humidité de l’air local. Cela entraîne une hausse des températures et une diminution des précipitations (…). El Niño amplifie cet effet ».

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