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Les recherches menées notamment par le Cirad sur un nouveau vaccin contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) devraient aboutir à un produit « disponible d’ici 18 à 36 mois », a indiqué Élisabeth Claverie de Saint Martin, p.-d.g. sortante de l’institut, à l’AFP. Menés « avec le privé et une unité de recherche en infectiologie à Lyon », ces travaux visent à fabriquer un vaccin provoquant « moins d’effets secondaires » et « associé à un test permettant de savoir si l’animal est vacciné ou malade ». Cette dernière fonction (technologie DIVA) vise à fluidifier l’export. « La France est le leader en vaccination animale. (…) On a intérêt à avoir la base scientifique et industrielle chez nous, tout simplement pour ne pas manquer de doses », a expliqué Mme Claverie de Saint Martin à l’AFP. Comme le rappelle GDS France (groupements de défense sanitaire), deux vaccins étaient mis à disposition par l’État dans le cadre des campagnes 2025 et 2026 : le LSDvaccine (fabriqué en Afrique du Sud par OBP) et le Lumpyvax (fabriqué aux Pays-Bas par MSD). Jusque-là, les pouvoirs publics n’ont pas manqué de doses, qui étaient commandées au fur et à mesure de l’extension des zones réglementées. Par ailleurs, à la demande du gouvernement, le Cirad travaille aussi sur une analyse de risque complémentaire sur l’abattage partiel en zone vaccinée, attendue en juin.

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La vague de chaleur installée sur la France en cette fin mai ne présente pas de risque pour la vigne à ce stade, mais elle intervient dans une année de floraison très avancée qui annonce de nouveau des vendanges précoces, a indiqué à l’AFP Bernard Farges, président du Cniv (interprofessions). Ces fortes températures ne présentent pas de risque pour le raisin, encore au stade de mini grappes, voire « a des effets positifs sur l’état sanitaire », d’après lui. Les nuits restent fraîches et il a aussi plu ces dernières semaines. En revanche, l’épisode intervient dans une année où le cycle de la vigne « est déjà précoce dans tous les vignobles, avec des [signalements] d’avance de floraisons et de débourrements… Ce qui va nous conduire à des vendanges encore plus précoces que ce qu’on a connu ces dernières années », ajoute M. Farges. « On a des vendanges qui seront début août dans certains endroits. » Une récolte avancée se profile donc, avec « toutes les difficultés de recrutement » que cela implique, mais aussi une veille particulière à exercer sur les salariés comme sur le raisin quand s’installent les fortes températures aoûtiennes.

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Dans son rapport publié le 26 mai sur l’agence de services et de paiement (ASP), qui assure l’instruction et le versement d’une grande partie des aides Pac, la Cour des comptes indique qu’une « refonte en profondeur » du système informatique qui sous-tend le portail Telepac doit être réalisée avant 2030. Ce chantier dénommé « projet Gaia » doit rendre la plateforme « plus modulaire et adaptable ». Pour la Cour des comptes, la conduite de ce projet « présente un risque majeur pour l’Agence et surtout pour l’État », compte tenu de « la forte dépendance de l’ASP aux prestataires informatiques et à des systèmes d’information tiers ». Elle souligne aussi que l’ASP « peine à conduire des projets informatiques d’ampleur ». La Cour rappelle notamment que la précédente réforme de la Pac avait été « à l’origine de nombreux dysfonctionnements dont les effets ont été perceptibles jusqu’en 2018, dont d’importants retards de versements : « La refonte mal anticipée du système d’information avait conduit à des anomalies fréquentes », résume-t-elle. Les auteurs recommandent donc de « sécuriser le financement du projet Gaia ». Ils plaident aussi pour « poursuivre l’effort de réduction de la dépendance à l’égard des prestataires externes », qui constitue aujourd’hui « un risque majeur », avec « 816,3 M€ de dépenses, dont la moitié attribuée à cinq prestataires ».

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À la fois au Parlement et côté syndicats, les contrôles Pac sur la mise à disposition des terres agricoles provoque une levée de boucliers. « Paperasse », selon la FNSEA et JA  : la nouvelle procédure administrative fait l’unanimité contre elle. À l’Assemblée comme au Sénat, elle suscite de nombreuses questions écrites venant de tous les bords politiques. Pour bénéficier des aides Pac, les agriculteurs doivent pouvoir justifier d’un titre ou d’une autorisation du bailleur pour exploiter les surfaces déclarées, rappellent les préfectures. « Dans de nombreux territoires, notamment en zones de montagne et pastorales, une part importante des surfaces agricoles est exploitée dans le cadre d’accords ou baux verbaux », alertent des parlementaires. « Il est souvent matériellement impossible de produire des justificatifs écrits, en raison de propriétaires inconnus, d’indivisions anciennes, de l’absence de réponse des ayants droit, ou encore le refus des propriétaires de faire un écrit. » D’où leurs questions au gouvernement sur la possibilité « de ne pas déclarer [ces surfaces] sans pénalité » et sur les garanties « quant à l’absence de remise en cause des contrats pluriannuels (MAEC, agriculture biologique) et des aides liées au chargement (ICHN) ».

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Comme prévu, le Mexique et l’UE ont signé le 22 mai à Mexico (Mexique) à l’occasion du 8e Sommet entre les parties, leur accord commercial modernisé dont les grandes lignes avaient été convenues en 2020. Celui-ci est présenté comme très avantageux pour le secteur agroalimentaire européen, le Mexique étant importateur net de denrées alimentaires imposant des droits de douane élevés. Il va permettre l’accès en franchise de droits à de nombreuses exportations agroalimentaires de l’UE vers le Mexique en supprimant certains droits de douanes qui atteignent aujourd’hui 100%. Ainsi l’UE bénéficiera d’un accès privilégié pour le fromage et les produits laitiers. La viande de porc sera entièrement libéralisée à l’exception d’un contingent tarifaire de 10.000 t pour les longes. Même chose pour la volaille à l’exception d’un contingent de 20.000 t pour les cuisses de poulet. Un contingent de 30.000 t est prévu pour le bœuf. Les exportations de pommes, pêches en conserve et œufs seront progressivement entièrement libéralisés. A cela s’ajoute la protection de 232 spiritueux et de 336 indications géographiques européennes supplémentaires. Pour pouvoir entrer en vigueur, ces dispositions commerciales vont devoir à présent suivre la procédure de ratification classique avec l’approbation du Parlement européen à la majorité simple puis l’adoption d’une décision de conclusion par le Conseil de l’UE.

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Lors de l’examen du projet de loi d’urgence agricole le 22 mai, les députés ont adopté en séance publique un amendement Modem visant à réviser la gouvernance de la commission locale de l’eau (CLE), renforçant la place des acteurs économiques et de l’Etat. Actuellement les collectivités territoriales détiennent au moins la moitié des sièges, les usagers au moins le quart, et la proportion de représentants de l’État est fixée par voie réglementaire, plafonnée au quart. L’amendement adopté permet de porter chacun des trois collèges à un tiers des membres. Par contre, les députés ont renoncé à modifier la composition des comités de bassin des agences de l’eau. Plusieurs amendements visant à supprimer l’article 5 ter, présentés notamment par le gouvernement et la rapporteure Nathalie Coggia (EPR, Français établis hors de France), ont été adoptés. Introduit en commission du développement durable, cet article prévoyait de porter de 20 % à 30 % la représentation des usagers non économiques au sein des comités de bassin des agences de l’eau, tandis que celle des usagers économiques aurait été réduite de moitié. Pour le gouvernement, cette modification de l’équilibre de la gouvernance de l’eau « n’est ni nécessaire, ni souhaitable ». « Les comités de bassin sont des instances de gouvernance multipartites, et cette répartition entre les collèges assure une représentation équilibrée entre les usagers économiques et non économiques », a défendu la ministre de l’Agriculture Annie Genevard.

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Vingt personnes ont été arrêtées le 25 mai sur l’île grecque de Crète dans le cadre de la vaste enquête grecque et européenne sur des détournements de millions d’euros de subventions agricoles de l’Union européenne (UE), a annoncé la police grecque. L’opération policière a débuté lundi matin dans la région notamment d’Héraklion, principale ville de Crète, mais aussi à Réthymnon et Lassithi, selon la même source. Parmi les personnes interpellées figurent deux comptables et trois responsables de centres de gestion des demandes de subventions agricoles sur l’île. Le montant de la fraude, dans ce volet de l’enquête, est évalué à trois millions d’euros, selon la police. En octobre dernier, des dizaines de personnes avaient déjà été arrêtées dans tout le pays pour leur implication présumée dans cette vaste fraude aux aides agricoles européennes qui éclabousse la Grèce depuis un an. Un grand nombre de dossiers litigieux concerne la Crète, la plus grand île du pays, où l’agriculture est, avec le tourisme, l’une des principales activités économiques.

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« Le Paraguay exige 25% du nouveau contingent d’importation de bœuf ouvert par l’Union Européenne via son accord de commerce intérim avec le Mercosur, ceci au nom du principe d’égalité entre les pays membres du Mercosur », indique à Agra presse Daniel Burt, le directeur de la Chambre paraguayenne des viandes. « Nous avons manifesté la possibilité d’être flexibles jusqu’à 21%. L’industrie de la viande paraguayenne est tout à fait en mesure de fournir une telle part de ce contingent de 99 000 t par an, lequel ne sera totalement ouvert qu’au bout de 5 ans ». Les pays du Mercosur se sont donnés jusqu’au 1er septembre prochain pour s’entendre sur leur système de distribution interne de ce contingent, qui est ouvert depuis le 1er mai dernier, à hauteur de 6 200 tonnes pour toute l’année 2026. Les négociations autour du système de distribution intra-Mercosur qui prévaudra en 2027 et au-delà sont bloquées par la revendication du Paraguay. Ce pays apporte actuellement environ 3% des exportations de bœuf totales du Mercosur. Le Brésil, qui fait valoir ses antécédents à l’export, prétend à entre 42% et 46% de ce nouveau contingent de bœuf, l’Argentine de 23% à 27%, et l’Uruguay, de 21% à 24%. Ces trois pays-là sont unis dans leur posture face au Paraguay. (Marc-Henry André)

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Trois études publiées dans les revues médicales Diabetes Care, European Journal of Epidemiology et European Heart Journal par l’équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle (Cress-EREN), rattachée notamment à l’Inserm et l’Inrae, renforcent les connaissances sur les effets délétères des additifs dans l’alimentation. Menés auprès de plus de 100 000 participants de la cohorte NutriNet-Santé, suivis depuis 2009, ces travaux suggèrent que les personnes les plus fortement exposées à certains colorants alimentaires (E100 et E199), comparativement aux personnes les moins exposées, présentent un risque accru de diabète de type 2 (+ 38 %), de cancer (+ 14 %) et plus particulièrement de cancer du sein (+21 % et +32 % post-ménopause). L’étude montre également les personnes les plus exposées à certains conservateurs et antioxydants, notamment le sorbate de potassium (E202) et l’acide citrique (E330), présentent un risque accru d’hypertension (+ 24 %) et de maladies cardiovasculaires (+ 16 %) par rapport aux personnes les moins exposés. Si ces études ne prouvent pas à elles seules un lien de cause à effet, elles s’ajoutent à un large corpus attestant de la nocivité des aliments ultra-transformés pour la santé, rappelle l’épidémiologiste Mathilde Touvier, directrice de recherche à l’Inserm et coordinatrice des travaux, à l’AFP. Source Agra

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Bruno Colin, président du pôle et de la filière bovin-viande du pôle animal de LCA (coopération agricole), a émis le souhait d’un système financier incitant les banques à faire des avances de trésorerie et à soutenir l’investissement en élevage. Ce soutien public, a-t-il indiqué à Agra Presse le 21 mai, pourrait prendre la forme d’une caution solidaire des pouvoirs publics, d’un fonds de garantie ou d’un livret d’épargne. Les besoins ont en effet fortement augmenté ces dernières années, a-t-il expliqué, que ce soit pour l’achat d’animaux (surtout en bovins) ou pour la modernisation ou la construction de bâtiments (surtout en porcs et volailles). Il estimait que les coopératives ne pouvaient faire beaucoup plus d’efforts d’accompagnement. «Rien que dans la filière bovine, les coopératives ont avancé plus de 140 millions d’euros à leurs adhérents en 2025, 10% de plus qu’en 2024», a-t-il précisé. En production bovine, il s’agit d’acheter des broutards à engraisser dont le prix a plus que doublé depuis deux-trois ans, de renouveler les cheptels et de soutenir l’installation.  Source Agra

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