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Le système de traçabilité de la filière bovine argentine est prêt pour l’entrée en vigueur prochaine du règlement européen sur la déforestation : c’est le message qu’a voulu faire passer l’Institut de promotion de la viande bovine argentine (IPCVA) au Sial, qui s’est achevé à Paris Villepinte le 21 octobre. Dans un contexte de concurrence entre pays du Mercosur pour l’export de viande bovine vers l’UE, la filière argentine y présentait sa plateforme Visec Carne de «traçabilité socio-environnementale». Créé par les professionnels et soutenu par les pouvoirs publics, cet outil «relie les informations officielles de traçabilité animale à des données géographiques, des analyses satellitaires et des documents relatifs aux exigences légales, et organise ces éléments de preuve autour des opérations commerciales». En septembre, Visec Carne avait généré plus de 55 000 rapports et était «intervenu dans plus de 120 expéditions», pour «plus d’un million de dispositifs d’identification bovine» examinés, selon un communiqué. Pour rappel, le règlement UE 2023/1115 interdit l’importation de plusieurs produits issus de terres déforestées, notamment la viande bovine ; il entrera en vigueur le 31 décembre pour les grands et moyens opérateurs. La plateforme Visec Carne s’adresse notamment aux importateurs, qui devront prouver la conformité des produits. Source Agra

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Lors de la lecture en séance publique du projet de financement de la sécurité sociale (PLFSS) le 21 octobre, les députés ont adopté l’amendement de leur collègue Hélène Laporte (RN, Lot-et-Garonne) étendant le dispositif d’exonération de cotisations sociales des employeurs de travailleurs occasionnels agricoles et forestiers (TO-DE) aux entreprises de travaux agricoles, ruraux et forestiers (Etarf). «Les exclure du champ d’exonération pour réserver celle-ci aux seuls exploitants n’apparaît pas justifié. Il convient de fonder cette exonération de cotisations sociales sur le seul critère de la nature du travail effectué plutôt que sur celui du statut juridique de l’employeur», explique l’exposé des faits. On compte en France 21 000 entreprises de travaux agricoles, ruraux et forestiers, qui emploient 100 000 salariés permanents ou saisonniers, représentant 10 % du total des salariés agricoles. Malgré des minima conventionnels supérieurs au Smic, le secteur peine à trouver des candidats. Source Agra

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La plénière du Parlement européen a validé, le 20 octobre à Strasbourg, sa position concernant le projet de budget de l’UE pour 2027, proposant un ajout de 1,17 milliard d’euros (Md€) à la proposition de la Commission européenne, soit 194 Md€. Une hausse qui devrait toucher les fonds liés à l’agriculture. Concrètement, les eurodéputés souhaitent que le financement du Fonds européen agricole de garantie (Feaga), le premier pilier de la PAC, soit augmenté de 85 M€, dont 20 M€ supplémentaires à destination des jeunes agriculteurs. En outre, ils plaident pour un ajout de 85 M€ pour le programme Life (environnement). Enfin, l’hémicycle strasbourgeois appelle à augmenter le financement du mécanisme de protection civile de 80 M€ afin de mieux répondre aux catastrophes naturelles, après avoir été fortement sollicité cet été face notamment aux nombreux feux de forêts ayant touché l’UE. S’ouvrent à présent trois semaines de négociations avec le Conseil de l’UE, qui, de son côté, a adopté sa position en septembre, afin de parvenir à un accord sur le budget de l’année prochaine. Le premier cycle de négociations devrait avoir lieu dès le 3 novembre. Source Agra

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Lors d’une conférence de presse à Paris organisée par l’AGPM (producteurs de maïs, FNSEA) le 20 octobre, l’institut technique Arvalis a indiqué tabler sur une production française de maïs grain à 7,04 Mt en 2026, en recul de 49 % par rapport à l’an dernier, et un plus bas depuis 1976. De son côté, le ministère de l’Agriculture tablait sur 7,3 Mt dans la dernière note Agreste publiée le 13 octobre. La production s’est établie sur une sole de 1,06 Mha, en déclin notable par rapport à l’an dernier. Arvalis estime que 232 000 ha ont été transférés vers du maïs fourrage et de la méthanisation, contre 150 000 ha selon le ministère. Le rendement moyen est estimé à 6,67 t/ha, mais avec des résultats très hétérogènes : 9,67 t/ha en irrigué, et 4,59 t/ha en pluvial. « Au vu des transferts de surface, qui ont concerné essentiellement les surfaces non irriguées (86 % des cas), environ 41 % de la production française est irriguée, contre 31 % d’habitude », précise Aude Carrera, ingénieure d’Arvalis. Les importations françaises vont naturellement augmenter. La récolte de maïs doux, davantage irriguée, a moins souffert, reculant de seulement 12 % sur un an, soit un rendement moyen d’environ 17,4 à 18 t/ha, sur 17 100 ha.

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À l’occasion d’un débat le 20 octobre en séance plénière du Parlement européen, à Strasbourg, la haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Kaja Kallas, a affirmé que l’intensification des attaques russes en mer Noire pourrait compromettre la sécurité alimentaire mondiale, alors que l’épisode de super El Nino, les sécheresses et le conflit au Moyen Orient perturbent déjà les marchés. « La Russie attaque les infrastructures agricoles ukrainiennes, les ports de la mer Noire et du Danube, les points de passage frontaliers, les installations d’exportation, les navires et les voies maritimes, tout en détruisant les capacités de stockage des céréales », indique-t-elle. La cheffe de la diplomatie de l’UE appelle donc à une réponse européenne forte qui passerait notamment par un renforcement des « voies de solidarité » et de la sécurité le long de la mer Noire et du Danube. Elle plaide également pour un meilleur partage d’informations en temps réel, ainsi que pour des « mécanismes de décision collective plus rapides lorsque surviennent des incidents graves ». Enfin, la voie diplomatique ne doit pas être oubliée, soulignant la tentative d’accord avec la Turquie, l’Inde et d’autres pays importateurs nets de denrées alimentaires afin de garantir la liberté de navigation en mer Noire.

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Une grande douve américaine (Fascioloides magna), ver plat parasite de 5 cm de long, a été découverte dans le foie d’un daim en Sologne, a annoncé l’OFB le 16 octobre. La découverte a été réalisée par le réseau Sagir (surveillance de la santé de la faune sauvage), administré par l’OFB. « On ignore comment le parasite est arrivé en France », indique l’organisme public, qui a mis en place une « surveillance renforcée ». « Les premières investigations menées en urgence laissent penser qu’il est déjà bien implanté parmi les cervidés de Sologne. » Ce trématode peut se transmettre aux ovins et caprins, chez qui « l’infestation peut être mortelle », prévient l‘OFB. En revanche, il n’y a « pas de risque pour l’être humain », et les bovins et sangliers « sont peu affectés ». Les cervidés sont les espèces les plus à risque, les chevreuils et les daims présentant « la mortalité la plus élevée ». La dispersion de ce ver plat géant peut se faire via les excréments des animaux infectés (sous forme d’œufs), mais aussi « par les cours d’eau et les réseaux hydrographiques ». Le cycle de la grande douve américaine mobilise en effet « deux types d’hôtes » : d’abord des limnées (petits mollusques d’eau douce), puis des cervidés. « Le passage de l’un à l’autre dépend de la présence de zones humides adaptées, comme les étangs et les marais. »

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En octobre, plus de 90 000 dossiers ont été déposés en deux semaines pour demander les aides du fonds de réarmement face à la sécheresse, a annoncé le ministère de l’Agriculture le 20 octobre. « Rien qu’au cours de la semaine du 12 octobre, 54 672 demandes ont été reçues, contre 37 170 la semaine précédente » (soit un total de 91 842 dossiers), peut-on lire dans un communiqué. Des premiers paiements ont été réalisés « début octobre », précise le ministère, « à hauteur de plusieurs millions d’euros ». Et d’ajouter que « la majeure partie des versements sera effectuée d’ici fin-octobre début novembre ». Inclus dans le plan CASI (canicules, sécheresse, incendies) annoncé le 4 septembre, le fonds de réarmement comprend 235 M€ d’aides à la trésorerie, à la main des préfets. La Rue de Varenne note « une dynamique particulièrement forte de dépôt » dans plusieurs régions, « notamment la Bretagne, les Pays de la Loire et la Nouvelle-Aquitaine ». Le plan comprend aussi des prises en charge de cotisations sociales ; la répartition de l’enveloppe entre caisses locales de la MSA « a été validée par la Caisse centrale le 14 octobre », indique le ministère. D’ores et déjà, au 12 octobre, « 3 106 demandes de prises en charge de cotisations ont été adressées à la MSA », et la Sécu agricole a déjà accordé « 1 776 échéanciers de paiement ».

Agra

Dans un communiqué du 20 octobre, la MSA indique que le conseil d’administration de la Caisse centrale de la Mutualité sociale agricole (CCMSA) a décidé de réorienter son budget 2026 d’action sanitaire et sociale pour mobiliser une enveloppe de 4,275 M€ afin de « renforcer l’accompagnement social des personnes et des familles affectées » par la crise agricole. Initialement prévue à 400 000 € dans la COG 2026-2030, l’enveloppe dédiée aux conséquences sociales des crises sera multipliée par plus de dix pour 2026. Financée par un redéploiement de crédits du Fonds national d’action sanitaire et sociale (FNASS), elle permettra de renforcer les secours d’urgence (relogement dans les zones incendiées) et la mise en place d’accompagnement des adhérents fragilisés (aide au répit et au remplacement, soutien psychologique).

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Impactée par la sécheresse et les fortes chaleurs estivales, la récolte française de pommes de terre affiche un rendement historiquement bas de 37,9 t/ha (-7,5 t/ha par rapport à la moyenne décennale). Cumulé à un recul de 10 % des surfaces nationales, le déficit de production globale est estimé à près de 2 millions de tonnes. Devant la faible taille des tubercules, l’interprofession (CNIPT) a acté un abaissement exceptionnel du calibre minimal pour l’allégation « frites », passant de 50 à 45 mm pour la campagne 2026-2027. L’interprofession précise que les exigences d’aptitude à la friture (matière sèche, glucose et coloration) restent strictement inchangées. Le CNIPT appelle désormais la grande distribution à traduire ses promesses publiques de soutien en actes concrets, en ajustant ses cahiers des charges et ses pratiques d’agréage. Sans revalorisation adéquate sur le marché français, les opérateurs pourraient être amenés à réorienter leurs volumes vers l’exportation.

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Après les violences urbaines des 17 et 18 octobre, les enseignes de la grande distribution ont commencé à mesurer l’ampleur des dégâts dans les centres-villes. La FCD (distributeurs) dans un message sur LinkedIn dénombre ainsi « plus de 1 500 commerces touchés » en France. Le p.-d.g. de Carrefour Alexandre Bompard, après s’être rendu auprès des patrons de magasins pillés, écrit sur LinkedIn : « Au total, 50 magasins frappés dont 19 magasins de proximité et supermarchés Carrefour pillés et saccagés partout en France, ici à Paris, mais aussi à Rennes, Lille, Bordeaux et ailleurs ». Selon lui, « des dizaines de salariés de nos partenaires franchisés seront contraints au chômage partiel. La facture des travaux se comptera en plus d’une dizaine de millions d’euros et nos commerçants ont besoin d’une accélération des procédures d’indemnisation comme dans le cas des catastrophes naturelles. » La FCD demande à cette occasion « un accompagnement concret, notamment administratif, pour simplifier et accélérer les démarches, les procédures et les indemnisations ». « Nous ne devons pas nous habituer à ce que la violence et l’affrontement deviennent notre quotidien. Il ne doit pas y avoir un autre 17 octobre », a plaidé Dominique Schelcher (Coopérative U) dans un post LinkedIn, tandis que Thierry Cotillard (Intermarché) a prôné « de lourdes sanctions pour les auteurs », dans Le Parisien.

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