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Les ministres des Affaires européennes de l’UE ont adopté, le 16 juin, une position de négociation partielle sur le règlement central du futur budget 2028-2034 : les plans de partenariat nationaux et régionaux (PPNR). Ils ont en effet validé l’architecture globale de ce texte qui prévoit que les Etats membres présentent chacun un plan national regroupant notamment la politique de Cohésion, de la Pêche et la Pac. Les changements introduits dans le compromis donnent plus de flexibilité aux États membres dans la conception et dans le fonctionnement des futurs PPNR. Les Etats vont maintenant devoir trouver un compromis sur ce dossier avec le Parlement européen qui par exemple plaide pour réintroduire le second pilier de la Pac. Par contre, le volet financier chiffré de ce règlement n’est pas bouclé. Les chefs d’Etat et de gouvernement ont rendez-vous à Bruxelles les 18 et 19 juin pour lancer ces négociations financières sur la base d’un premier projet présenté le 11 juin par la présidence chypriote du Conseil de l’UE. Celle-ci y propose une coupe générale de 2 % du cadre financier pluriannuel soumis par Bruxelles mais épargne l’enveloppe de la Pac.

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Lors d’une conférence de presse le 16 juin, l’Agence bio a confirmé le recul de 1,1 % des surfaces bio en 2025, à 2,69 Mha (-30 737 ha). Un niveau en ligne avec la baisse pressentie en début d’année, alors que l’Agence ne disposait pas encore des chiffres consolidés transmis par les certificateurs. Malgré cette troisième année de baisse consécutive, la surface en bio « se maintient à 10 % de la surface agricole française ». Pour la première fois, le nombre d’exploitations engagées en bio diminue lui aussi, de 1,3 %, à 61 159 fermes ; un rythme toutefois moins appuyé que l’ensemble de la ferme France (-3,6 %). Des signaux plus récents dessinent un rebond à venir dans les prochains mois. En 2025, les surfaces en première année de conversion repartent à la hausse en grandes cultures (+24 %) et en légumes frais (+44 %). Et les dernières déclarations Pac, réalisées en mai, font apparaître que « de nouvelles fermes s’engagent dans la conversion », observe le président de l’Agence bio, Bruno Martel, qui se dit « optimiste pour des filières qui avaient baissé en 2025 », comme le lait ou les bovins viande. Quant à la consommation, sa reprise est confirmée, dans tous les circuits de distribution, avec une croissance de 3,6 % en un an (à 12,6 Md€), largement supérieure à celle du marché alimentaire global (+2 %). Alors que l’Agence bio a confirmé, le 16 juin, le recul de la capacité de production française en 2025, des organisations de l’amont ont réagi, le même jour, en faisant part de leurs inquiétudes. Dans un communiqué de presse, la Fnab (producteurs) estime que « la bio française [est] menacée à moyen terme ». « L’incitation économique à produire en bio n’a jamais été aussi faible », souligne le syndicat, selon qui les trois piliers économiques de la bio « se sont dégradés » depuis 2022 : réduction des charges, prix « plus rémunérateurs qu’en conventionnel » et aides « incitatives ». La Fnab rappelle trois de ses demandes pour pérenniser le secteur : augmenter l’éco-régime bio avec les reliquats de l’aide à la conversion non utilisés ; maintenir le financement des campagnes de communication ; et « une vraie application d’Egalim dans les filières biologiques ». De son côté, Forebio alerte, dans un communiqué, sur le risque d’une « crise structurelle » pour la bio. « Après trois années de manque de débouchés, certaines filières 100 % bio craignent désormais de devoir gérer, à court ou moyen terme, un manque de volumes », avec des « tensions » sur l’approvisionnement « en œufs, beurre et viande bovine », explique la fédération, qui regroupe 18 organisations de producteurs 100 % bio.

Agra

La plénière du Parlement européen a bel et bien validé (par 440 voix contre 151 et 50 abstentions), le 16 juin à Strasbourg, le compromis politique obtenu lors des négociations interinstitutionnelles mettant en œuvre la déclaration transatlantique conclue en juillet à Turnberry (Ecosse). Le Conseil de l’UE doit, à présent, finaliser la procédure avant que ces textes n’entrent en vigueur. Cela devrait se faire d’ici la fin de la présidence chypriote (30 juin) afin de respecter la date butoir du 4 juillet fixée par le président américain Donald Trump. Dans le détail, en échange du maintien à 15 % du taux de droits de douane américains sur ses exportations, l’UE s’engage à faciliter l’accès au marché européen de certains produits industriels et agricoles des États-Unis. Toutefois, les trilogues entre le Parlement européen et le Conseil de l’UE ont permis d’intégrer un certain nombre de gardes fous comme une clause de déchéance (ou « sunset clause ») prévoyant la fin automatique des mesures au 31 décembre 2029, une clause de suspension ou encore une clause de sauvegarde renforcée.

Agra

Alors que le projet de loi d’urgence agricole (UPSA) va être examiné par la Chambre haute, Yohann Barbe, président de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), a adressé le 15 juin un courrier aux sénateurs pour défendre les avancées obtenues à l’Assemblée nationale. Le syndicat des éleveurs laitiers s’inquiète vivement des amendements de suppression (n°152 à 155) qui videraient l’article 19 de sa substance, menaçant les acquis des lois EGalim en matière de transparence et de prise en compte des coûts de production. Dans ce courrier, la FNPL dénonce aussi des déséquilibres persistants : opacité dans la formation des prix, intégration insuffisante des coûts de main-d’œuvre et contournement régulier des organisations de producteurs (OP). Yohann Barbe exhorte les élus à maintenir des outils concrets permettant de garantir une meilleure visibilité sur la répartition de la valeur, y compris à l’export. Parmi les priorités, le syndicat soutient la réduction des délais de négociation pour les OP (amendement 173), la valorisation des efforts de transition (172, 185) et la protection de l’origine France (174, 186). Enfin, Yohann Barbe prévient : l’éventuelle réintroduction d’un « tunnel de prix » ne doit pas sacrifier les mesures structurelles de l’article 19, essentielles pour que les éleveurs vivent enfin de leur travail.

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Le rapporteur du Parlement européen sur la future Pac, l’allemand Norbert Lins (PPE), veut réserver les grandes lignes de la Pac actuelle et rejette la plupart des nouveautés introduites dans la proposition de Bruxelles, selon les premiers éléments de son projet de rapport, qui sera officiellement présenté le 29 juin en commission de l’Agriculture (Comagri). Il plaide en particulier pour le maintien d’une Pac à deux piliers (aides directes et développement rural) avec, d’un côté, un financement entièrement européen des paiements directs de base et, de l’autre, des mesures structurelles et de développement rural cofinancées. Celui qui est aussi vice-président de la Comagri s’oppose à l’introduction d’une dégressivité uniforme des paiements à l’hectare, mais se dit toutefois favorable à la mise en place d’un plafonnement des aides directes limité aux personnes physiques, afin de protéger les exploitations familiales ainsi que les petites et moyennes exploitations. Il fixe ce plafond à 500 000 € contre 100 000 €dans la proposition de Bruxelles. Il se prononce également pour qu’un seuil minimal de 8 % des paiements directs soit dédié aux jeunes agriculteurs et appelle à un fléchage contraignant des fonds destinés à rémunérer les services environnementaux, climatiques et de bien-être animal, sans s’engager à ce stade sur un chiffre – celui-ci devant être défini une fois le budget de la Pac définitivement adopté.

Agra

FranceAgriMer prolonge l’aide de 40 M€ à la distillation de crise de vins rouges et rosés, selon un communiqué. « Une seconde période de dépôt des engagements du 16 au 30 juin 2026 » est ouverte », précise-t-il. Le guichet d’aide avait été initialement ouvert du 20 avril au 12 mai, puis prolongé du 18 au 21 mai. Il est relancé, car « une partie de l’enveloppe mobilisable au titre du dispositif demeure disponible », selon la décision publiée le 11 juin au Bulletin officiel. Les volumes pouvant être engagés au titre de cette nouvelle vague correspondent « aux vins rouges et rosés détenus par chaque opérateur au 31 juillet 2025, déduction faite des volumes déjà engagés par ce même opérateur lors de la première période de dépôt », indique l’établissement national. Pour rappel, le dispositif prévoit 30 €/hl pour le détenteur des vins et 3 €/hl pour le distillateur. L’aide, financée dans le cadre de la réserve de crise européenne, vise à « retirer du marché une partie des volumes excédentaires et à les orienter vers des usages industriels ou énergétiques ». Peuvent en bénéficier les producteurs vitivinicoles, mais aussi les caves coopératives, organisations de producteurs, négociants et négociants vinificateurs.

Agra

Après plusieurs semaines de négociations laborieuses, un protocole d’accord a finalement été trouvé entre les États-Unis et l’Iran dans la nuit du 14 au 15 juin afin de mettre fin au conflit au Moyen-Orient. Donald Trump a annoncé, dans la foulée sur son réseau Truth Social, la réouverture du détroit d’Ormuz sans droits de passage, ainsi que la levée immédiate du blocus naval américain. « Que le pétrole coule à flots ! », a ainsi indiqué le président américain, tout en précisant que cette ouverture interviendra « dès la signature de l’accord vendredi afin de permettre le déminage ». L’accord-cadre doit, en effet, être signé le 19 juin lors d’une cérémonie à Genève (Suisse). De leur côté, les dirigeants européens ont salué l’obtention de ce compromis. « J’attends avec impatience la fin de cette guerre coûteuse », a déclaré le président du Conseil européen, le portugais Antonio Costa. Quant à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, elle appelle maintenant « à ce que toutes les parties mettent rapidement en œuvre l’intégralité de l’accord ». Le sujet devrait être à l’ordre du jour des dirigeants des pays du G7, qui se retrouvent du 15 au 17 juin à Évian-les-Bains.

Agra

Dans leurs amendements au projet de loi d’urgence agricole déposés en vue de l’examen en Coméco, prévu le 17 juin, les rapporteurs du Sénat proposent de réécrire largement l’article 14 du texte, consacré à la gestion du loup, revenant ainsi sur de nombreuses dispositions votées par l’Assemblée. L’amendement 144 propose de supprimer les tirs de « légitime défense » introduits par les députés RN. Selon les sénateurs, cette mesure est « insuffisamment encadrée », et « le risque d’une telle disposition serait que les éleveurs soient mis en cause ». Le même amendement prévoit d’inscrire dans le marbre législatif le caractère « non protégeable » des élevages bovins et équins, tout en revenant sur l’autorisation de tirs sans conditions votée par les députés pour les bovins. Via l’amendement 143, les rapporteurs veulent inscrire explicitement que le régime de déclaration des tirs de défense s’applique aux « troupeaux d’ovins, de caprins, de bovins, d’équins et d’asins » ; ils élargissent aussi ce régime déclaratif au cercle 3 (prédation « possible à moyen terme »), aujourd’hui soumis à autorisation. Enfin, les sénateurs proposent que le plafond de destruction des loups soit « fixé en fonction de la population lupine et de la pression de prédation » ou « en tenant compte du nombre minimal de loups compatible avec un état favorable de conservation » (la deuxième modalité ayant été introduite par les députés).

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Alors que, dans le cadre du projet de loi d’urgence agricole (PLUA), les députés avaient donné six mois au gouvernement pour publier les ordonnances de mise en œuvre des Assises du sanitaire animal, les rapporteurs du Sénat proposent de porter ce délai à douze mois, comme initialement voulu par l’exécutif. Déposé en vue de l’examen en commission des Affaires économiques le 17 juin, l’amendement n°146 indique que le délai de six mois – voulu par la FNSEA – « apparaît trop court au regard du champ de l’habilitation qui devrait permettre d’aboutir à une réforme globale du système sanitaire français ». Les sénateurs UDI et LR Duplomb, Cuypers et Menonville rappellent que ces ordonnances, prévues par l’article 15 du PLUA, aborderont de nombreux sujets : « financement du système sanitaire » ; « systèmes d’information en matière de collecte et de gestion des données d’identification et de mouvement des animaux » ; « statut des piégeurs agréés » ; « missions confiées aux vétérinaires sanitaires » ; et enfin « cadre juridique encadrant l’utilisation des médicaments vétérinaires ». Par ailleurs, les sénateurs relèvent que « cette réforme globale devra prendre en compte les conclusions des Assises du sanitaires animal qui sont toujours en cours ».

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Dans son bulletin hebdomadaire Céré’Obs du 12 juin, FranceAgriMer révèle que, lors de la semaine du 2 au 8 juin, les conditions de culture de céréales se sont légèrement améliorées. Les précipitations et l’abaissement des températures ces derniers jours suivant la vague de chaleur ont ainsi quelque peu soulagé les cultures. Plus en détail, le taux de cultures de blé tendre se développant dans des conditions bonnes à très bonnes s’élève à 77 %, contre 76 % la semaine antérieure (70 % en 2025 à la même époque). En orge d’hiver, ce taux remonte de 2 % d’une semaine sur l’autre, à 75 %, contre 65 % l’an dernier à la même période. En maïs, il passe de 84 % à 86 %, contre 85 % en 2025 à la même époque. En revanche, celui en orge de printemps se stabilise, à 68 % (71 % en 2025). Un opérateur privé interrogé lors de la Bourse internationale de commerce de céréales à Paris, organisée par Agro Paris Bourse, a indiqué que la vague de chaleur a causé des dégâts irréversibles dans certaines régions, le système racinaire des orges semées au printemps étant moins développé que leurs équivalents d’hiver. En blé dur, le taux cède 1 %, à 64 % (73 % en 2025).

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