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En vue de l’examen du prochain projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS), la MSA a publié le 9 juillet son rapport annuel Charges et produits pour 2027, dans lequel elle fait deux propositions pour les agriculteurs : elle propose d’abord de faciliter le remplacement des agriculteurs aidants en étendant le bénéfice du service de remplacement aux agriculteurs qui perçoivent l’allocation journalière de présence parentale ou l’allocation journalière du proche aidant. «Cette mesure permettrait aux exploitants contraints d’interrompre temporairement leur activité pour accompagner un enfant gravement malade ou un proche en perte d’autonomie de continuer à faire vivre leur exploitation», argumente la Sécu agricole. La deuxième proposition est de renforcer le «parcours de répit» des agriculteurs ; la MSA propose de «renforcer son parcours d’aide au répit en s’appuyant sur son guichet unique», pour créer un accompagnement «plus lisible, plus coordonné et dans la durée, afin que les agriculteurs confrontés à des situations d’épuisement puissent accéder plus rapidement aux solutions de soutien adaptées.»

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Le rapport 2026 de l’Observatoire des prix et des marges des produits alimentaires (OFPM) remis au Parlement, dévoilé le 9 juillet, constate une reconstitution progressive des marges brutes de la transformation et de la distribution en 2025, après l’absorption des chocs agricoles. Cette évolution a été constatée par l’OFPM pour les années de 2022 à 2024, mais aussi en 2025, année au cours de laquelle « la contribution de la matière première à l’évolution des prix au détail n’a été positive que pour quelques produits, notamment les viandes rouges. » De 2021 à 2025, « la part de la matière première agricole (MPA) dans la décomposition du prix au détail a diminué pour la moitié des produits suivis par l’Observatoire et augmenté pour l’autre moitié. » En revanche, la part de la transformation a progressé pour la majorité des produits. Celle de la grande distribution a baissé ou est restée stable, à de rares exceptions près. Pour mémoire, lors de la période de forte inflation de 2020 et 2021, « les chocs ont été amortis pour les consommateurs par la compression des marges brutes en aval », écrit l’OFPM. Les données qu’il présentent concerne un panier de 30 produits alimentaires.

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Lors d’une conférence de presse le 9 juillet, la ministre de l’Agriculture Annie Gennevard a annoncé, dans le cadre du plan d’urgence engrais, l’octroi d’une aide « à tous les agriculteurs » de 50 €/t pour l’achat d’engrais azotés dits simples (solution azotée, urée, ammonitrate), pouvant aller jusqu’à 70 €/t pour ceux dont le coût des engrais (tous confondus : azote, phosphore, potassium) représente plus de 10 % de leurs charges. Le montant minimum de l’aide s’élève à 750 € par exploitation, plafonné « à hauteur de la moitié de leur consommation de 2025 ». FranceAgriMer (FAM) ouvrira un guichet du 1er août au 30 septembre, avec une période de rétroactivité allant jusqu’au 1er juin. « Au 30 septembre, un point de situation permettra d’apprécier l’évolution du prix des engrais lié à la situation au Proche Orient », et de décider ou non de la poursuite des mesures de soutien. Ces aides sont financées par le déblocage de la réserve de crise par la Commission européenne, qui a accordé 107 M€ à la France, auquel s’ajoute 38 M€ de fonds nationaux, portant le total à 145 M€. La ministre a précisé que les démarches seront simples et rapides, afin de soulager les trésoreries des agriculteurs, notamment les céréaliers, « qui ont peiné lors des trois dernières années à se servir un salaire », et de les inciter à semer durant l’automne-hiver prochain.

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Comme prévu, les eurodéputés, réunis le 8 juillet en séance plénière à Strasbourg, ont très largement donné leur approbation à l’accord global modernisé UE/Mexique (par 479 voix contre 119 et 65 abstentions). Ils ont également validé (par 474 voix contre 131 et 60 abstentions) l’accord intérimaire qui permettra d’appliquer provisoirement le volet commercial du texte, sous compétence exclusive de l’UE, le temps que le traité global soit complètement ratifié par les États membres. Une fois que le Conseil de l’UE aura procédé à la conclusion formelle, il entrera en vigueur le premier jour du deuxième mois suivant la date de notification de l’achèvement des procédures internes par l’UE et le Mexique. Il sera remplacé par le texte global une fois que ce dernier entrera pleinement en vigueur. En parallèle, les parlementaires européens ont adopté (par 388 voix contre 161 et 120 abstentions) une résolution saluant notamment la suppression de presque tous les droits de douane restants pour les exportateurs agroalimentaires de l’UE ainsi que la protection de 568 indications géographiques européennes au Mexique.

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Selon une étude de Rabobank publiée le 7 juillet, les Etats-Unis et l’Argentine sont mieux placés que l’Europe pour répondre à la hausse mondiale de la demande en produits laitiers estimée à 2% par an dans les prochaines années. « Les États-Unis et l’Argentine disposent d’un potentiel de croissance beaucoup moins contraint » que l’Europe, est-il écrit. Aux USA, la production laitière dispose encore d’un important potentiel d’expansion grâce à des prix élevés de la viande bovine, une forte demande mondiale en protéines, un cheptel laitier record de 9,65 millions de vaches, des coûts de production compétitifs et des investissements massifs dans les capacités de transformation, en particulier dans le secteur fromager (capacités de transformation du fromage en hausse de 6 % rien qu’en 2025). Le pays sud-américain a vu de son côté sa production de lait augmenter de 10 % en 2025, puis de 7 % au premier trimestre 2026. A l’inverse, en Europe, « l’augmentation de la production de lait devient de plus en plus difficile » à cause des « contraintes réglementaires », du « vieillissement de la population agricole » et « de niveaux de productivité (…) parmi les plus élevés au monde » laissant peu de marges de progression. Au global, Rabobank prévoit un marché mondial où les échanges progresseront régulièrement et des flux commerciaux appelés à évoluer en permanence.

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Lors d’une conférence de presse à Paris le 8 juillet, le Sedima (distributeurs de machines agricoles) a indiqué que le marché de l’agroéquipement en France était en berne, confirmant le constat d’Axema (constructeurs de machines agricoles), quelques mois plus tôt. Les prises de commandes sont en baisse de 9 % en moyenne entre les premiers semestres 2025 et 2026, selon l’enquête menée par le Sedima en juin auprès de ses adhérents. Il s’agit de la deuxième année consécutive de recul, puisqu’une baisse de 7 à 9 % avait déjà été constatée entre les premiers semestres 2024 et 2025. Le matériel neuf est particulièrement touché, voyant ses commandes baisser de 10 % sur la période, contre 4 à 5 % pour le matériel d’occasion. Sans surprise, les secteurs de la viticulture et des grandes cultures sont les plus touchés. Les stocks progressent dans les concessions, qui se montrent naturellement prudentes dans leurs achats auprès des constructeurs, précise le syndicat. Les adhérents du Sedima ayant répondu à l’enquête ne s’attendent pas à un regain de dynamisme du marché lors du second semestre 2026, au vu, entre autres, des difficultés de trésorerie rencontrées par les agriculteurs, particulièrement les céréaliers.

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Les États-Unis sont à l’origine d’un « bond spectaculaire des échanges » mondiaux de beurre en 2025, selon une étude de Rabobank publiée le 7 juillet. « Depuis 2018, les échanges internationaux évoluaient autour de 2 millions de tonnes par an », mais « en 2025, ils ont atteint 2,23 millions de tonnes, soit une progression de 9 % par rapport à l’année précédente », selon Rabobank. Cette forte hausse est essentiellement imputable aux États-Unis, devenus un acteur majeur des exportations de beurre, sous l’effet d’une forte hausse de leur production de lait et de coûts de production compétitifs. Les exportations US ont ainsi presque triplé, passant de 45 000 tonnes en 2024 à 123 000 tonnes en 2025 par rapport à 2024. L’année dernière, les autres exportateurs ont connu des hausses de leurs exportations, mais plus modérées : +44 000 tonnes en Nouvelle-Zélande, et +19 000 tonnes en Argentine. À l’inverse, les exportations européennes sont restées quasiment stables. Les volumes de lait supplémentaires produits dans l’UE sont allés vers d’autres fabrications offrant une meilleure valorisation économique, notamment le fromage et les ingrédients à forte valeur ajoutée.

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Par voie de communiqué, la Fnil (industriels) et la FNPL (éleveurs) se sont opposés les 7 et 8 juillet sur les tunnels de prix contenus dans la loi d’urgence agricole, tel qu’adoptée par les sénateurs le 3 juillet. Les industriels ont réitéré leur opposition à ce que prévoit l’article 21, ouvrant « la voie à ce que le coût de production devienne le prix plancher par défaut sauf accord écrit entre les parties. Si l’interprofession ne donne pas son avis au bout de six mois, l’État pourra l’imposer par décret ». La Fnil craint que « le tunnel de prix expose les producteurs et les industriels laitiers, dont les marges sont déjà très faibles, à un arbitraire », surtout pour les segments exportateurs qui seraient confrontés à un prix national déconnecté des prix internationaux. Elle veut que l’interprofession puisse décider des indicateurs et non l’État. Les éleveurs, en revanche, estiment que « le tunnel de prix constitue un outil de sécurisation du revenu des producteurs et de prise en compte des coûts de production dans la construction du prix ». Cette protection doit « s’appuyer sur l’indicateur interprofessionnel de coût de production. » Députés et sénateurs doivent se réunir en commission mixte paritaire à partir du 16 juillet pour étudier la loi d’urgence.

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Prévu dans le cadre des 130 M€ d’aide nationale à l’arrachage de vignes, le guichet de demandes de paiement est ouvert, a annoncé le 7 juillet FranceAgriMer. Les viticulteurs ont jusqu’au 1er mars 2027 pour effectuer leur démarche en ligne, « une fois tous les arrachages réalisés et toutes les déclarations achevées », selon le communiqué. Après un premier dispositif de 120 M€ en 2024-2025, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard s’était engagée à mettre en œuvre une seconde mesure d’aide à l’arrachage définitif « pour répondre aux difficultés du secteur face à la baisse de la consommation de vins », rappelle l’établissement national. FranceAgriMer avait ouvert, le 6 février, un appel à manifestation d’intérêt (AMI) ayant reçu 5 923 demandes, pour une surface de 27 926 hectares. Dans ce total, 1 392 viticulteurs avaient dit vouloir arrêter totalement leur activité, soit une surface de 10 342 hectares, d’après le communiqué. Rappelons que l’arrachage partiel est réservé aux surfaces plantées avant le 1er août 2015, à l’exclusion du cépage chardonnay. Le bénéficiaire « ne pourra pas demander d’autorisations de plantations nouvelles pendant les dix campagnes viticoles » suivantes.

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Dans un décret paru au Journal officiel le 7 juillet, la ministre de l’Agriculture a défini les exigences relatives à l’exercice de la fonction de conseiller pour la réalisation du conseil stratégique global aux exploitations agricoles. Pour rappel, ce décret est la conséquence de la loi Entraves, qui a mis fin au principe de séparation entre vente et conseil en matière de pesticides, et modifié la notion de conseil stratégique, élargi et rendu facultatif. Le texte indique que la personne prodiguant le conseil stratégique aux agriculteurs justifiera ses compétences par la détention d’un diplôme « enregistré dans le répertoire national des certifications professionnelles et classé au moins au niveau 5 du cadre national des certifications professionnelles », ou en d’autres termes un niveau au moins bac+2 . Il pourra également détenir « un diplôme enregistré dans le répertoire national des certifications professionnelles et classé au niveau 4 du cadre national des certifications professionnelles », soit de niveau bac, à condition d’avoir une expérience dans le domaine d’au moins 3 ans. Enfin, le conseil stratégique est « formalisé par écrit et fait figurer le nom et prénom de la personne qui l’a réalisé ».

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