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La somme des contingents d’importation de viande bovine consentis par l’UE dans le cadre des accords de libre-échange frôle les 500 000 tonnes équivalent carcasse (téc), soit 8 % de la consommation européenne, a-t-on appris lors de la conférence sur les marchés mondiaux de l’Institut de l’élevage le 12 juin. Ce total comprend les accords conclus ces derniers mois (Mercosur, Australie, Mexique et Inde), qui viennent s’ajouter aux contingents déjà ouverts en 2025 et 2024-2025 (pour plus de 363 000 téc). Pour rappel, certains accords prévoient une ouverture progressive : 2031 pour les 99 000 téc du Mercosur, ou encore « fin 2027, début 2028 » pour l’Australie (35 000 téc de viande bovine, 31 000 téc de viande ovine). De son côté, la viande ovine fait l’objet de presque 185 000 téc de quotas en 2025. Selon la présentation de l’Idele, ces concessions de l’UE « atteignent des niveaux significatifs » et pourraient « peser » sur les marchés des viandes bovine et ovine, qui verraient affluer « des produits compétitifs ». L’institut technique rappelle que les quotas actuels ne sont consommés qu’à hauteur de 44 %, avec d’importantes variations selon les pays fournisseurs (entre 1 % et 100 %). Par ailleurs, l’Idele note que la suppression des droits de douane sur la viande bovine prévue dans l’accord UE-Mercosur représente une perte de 378 M€/ par an pour le budget de l’UE.

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Les cours des produits issus du lait atteignent des records et sont toujours orientés à la hausse. « Le prix de la poudre de lait écrémé a sensiblement progressé depuis la fin de l’année 2025 pour se situer désormais à 2 900 € la tonne, un niveau qui n’avait plus été atteint depuis quatre ans. Cette revalorisation concerne les différents ingrédients protéiques. Les tendances sont, en effet, similaires pour la poudre de lactosérum et les différents concentrés de protéines », écrit le Cniel (interprofession) dans sa dernière note de conjoncture pour le mois de mai. En France, les prix des produits laitiers vendus en magasin affichent des augmentations modérées au cours des douze derniers mois : +1,7% pour le beurre, +0,8% pour le lait liquide. En dépit de ces valorisation haussières, le prix du lait de vache conventionnel payé aux producteurs en France est de 417 €/1000 litres en mars 2026, soit -11% sur un an. En outre, les producteurs sont confrontés à des coûts de production qui repartent à la hausse (+3% en mars 2026 sur un an selon l’indice général Ipampa Lait de vache) après une baisse modérée au cours des derniers mois. « Ce mouvement risque de s’amplifier dans les mois à venir, compte tenu de l’augmentation du prix de l’énergie et des engrais », prévoit le Cniel.

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Le lait biologique reprend des couleurs au premier trimestre 2026 si l’on en croit la dernière note de conjoncture mensuelle sur la filière lait de vache de FranceAgriMer. La collecte est orientée à la hausse à +3,6 % au premier trimestre 2026, comparé à la même période de 2025, grâce à la qualité des fourrages, et alors que les livreurs continuent à être de moins en moins nombreux. Le prix standard du lait biologique s’est amélioré de 3,1% à 521,8 €/1000 litres. Les fabrications sont aussi en progression au T1 2026 : le lait conditionné bio a augmenté de 1,6 %, les yaourts ont augmenté de 10,2% et les desserts lactés frais ont également été très soutenus à + 39%, mais les fabrications de beurre sont en léger retrait. En revanche, les achats des ménages sont mitigés selon les données Worldpanel by Numerator. Les quantités achetées ont reculé pour le lait conditionné de 5,7 % et pour le beurre de 19,3 %. L’ultra-frais a été en hausse grâce aux progressions des quantités achetées de desserts frais (+ 6,4 %) et de fromages frais (+ 8,2 %), tandis que les volumes de yaourts ont reculé de 7,6 %. « Cette divergence entre fabrications et achats des ménages suggère que la consommation en restauration hors domicile est restée solide en ce début d’année 2026 », selon FranceAgriMer.

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La vache égérie du prochain Salon de l’agriculture (Sia), du 27 février au 7 mars 2027 à Paris, sera une ferrandaise, ont annoncé ses organisateurs dans un communiqué le 17 juin. Un choix hautement symbolique : alors que cette race auvergnate à petit effectif a failli disparaître, la ferrandaise « signera le retour des bovins au SIA », espèrent-ils, après une édition 2026 marquée par l’absence des bovins. Alors qu’on comptait 140 000 ferrandaises au début du 20e siècle, « la spécialisation et la mécanisation de l’agriculture dans les années 1960 auraient pu lui être fatales », retrace le Sia. Délaissée en raison de sa rusticité et de sa polyvalence (mixité lait/viande), elle a frôlé l’extinction, avec « moins de 200 femelles recensées à la fin des années 70 ». Comme le rappelle Alain Guéringer, président de l’association de sauvegarde de la race, « il faut savoir qu’il n’y a jamais eu de travail de sélection sur la race ferrandaise, pour améliorer son potentiel de production ». En 1978, des éleveurs créent l’Association de sauvegarde de la race bovine ferrandaise. Après quoi un plan de sauvegarde – « soutenu notamment par l’Institut de l’élevage » – permet de la relancer : en 2025, on compte 4 000 femelles ferrandaises et 750 éleveurs (dont « 150 environ en élevages exclusifs »).

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Les dernières données indiquent une baisse de la collecte de lait de vache en France depuis la semaine du 16 mars, après un pic de collecte. « Cette avancée du pic de la collecte, par rapport aux années précédentes, a pour conséquence que la collecte des semaines les plus récentes baisse par rapport à la même période en 2025 », indique FranceAgriMer dans sa conjoncture lait de vache pour mai. La collecte est en recul de 1,1% la semaine du 4 mai, par rapport à la même semaine de 2025. « Ainsi, en 2026, le pic laitier aura été plus précoce, avec cinq semaines d’avance, et également plus fort (+ 2 %/pic laitier 2025). » « Cette baisse récente de la production est la conséquence d’un décalage des vêlages dans l’ouest de la France, en liaison avec des problèmes de reproduction survenus l’été dernier du fait de la FCO », indique le Cniel (interprofession) dans sa note de conjoncture publiée début juin. Ce décalage des vêlages devrait induire une hausse de la collecte sur les mois de juin et juillet surtout dans l’Ouest. La collecte présente toutefois « une évolution globale très dynamique sur le début de l’année 2026, avec une croissance de 4% sur les quatre premiers mois de l’année 2026 », indique le Cniel, à cause des prix bas de l’alimentation, des fourrages de bonne qualité et du développement de la robotisation.

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Lors de l’examen du projet de loi d’urgence agricole le 17 juin, les sénateurs de la Coméco ont adopté tous les amendements sur la gestion du loup déposés par les rapporteurs LR et UDI Duplomb, Menonville et Cuypers, réécrivant ainsi largement la copie des députés. L’amendement 144 inscrit dans le marbre la non-protégeabilité des élevages bovins et équins, tout en supprimant la notion de tirs de « légitime défense », introduite par le RN lors de l’examen par la chambre basse. Via l’amendement 143, les sénateurs ont inscrit explicitement que le régime de déclaration des tirs de défense s’applique aux « troupeaux d’ovins, de caprins, de bovins, d’équins et d’asins » ; ils élargissent aussi ce régime déclaratif au cercle 3 (prédation « possible à moyen terme »), aujourd’hui soumis à autorisation. Et, à travers l’amendement 145, ils facilitent l’accès aux lunettes de tir à vision nocturne pour les éleveurs, en assouplissant la procédure d’autorisation. Par ailleurs, comme proposé par les rapporteurs, la Coméco a décidé de raccourcir le délai pour publier les ordonnances de mise en œuvre des Assises du sanitaire animal, à douze mois. Ce faisant, ils sont revenus à la version initiale du gouvernement, alors que l’Assemblée avait raccourci ce délai à six mois.

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Début juin, l’Assemblée nationale a adopté la PPL visant à prévenir le mal-être et le risque suicidaire dans le monde agricole. Les députés ont introduit un nouvel article facilitant les conditions d’accès au répit pour les agriculteurs en mal être psychique qui constitue un motif pour bénéficier du crédit d’impôt pour remplacement avec un taux porté à 80 % des dépenses engagées. Le guichet départemental unique et la consolidation du dispositif des sentinelles sont confirmés. Pour le premier, sont ajoutées à ses missions la facilitation de l’autodéclaration des besoins et la coordination des conventions prévoyant des aides dédiées au financement d’emplois de gestion administrative et comptable des petites et moyennes exploitations agricoles. Pour le second point, une formation aux premiers secours en santé mentale est intégrée aux modules de formation des sentinelles. Celles-ci ont aussi la possibilité, sous certaines conditions de transmettre au guichet unique les données personnelles des agriculteurs accompagnés. Les députés ont aussi voulu que la mission nationale pour la santé mentale des agricultrices et des agriculteurs, y associant les organisations syndicales agricoles, soit placée sous la tutelle des ministres du travail et de l’environnement, aux côtés des ministres de la santé et de l’agriculture.

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Les ministres des Affaires européennes de l’UE ont adopté, le 16 juin, une position de négociation partielle sur le règlement central du futur budget 2028-2034 : les plans de partenariat nationaux et régionaux (PPNR). Ils ont en effet validé l’architecture globale de ce texte qui prévoit que les Etats membres présentent chacun un plan national regroupant notamment la politique de Cohésion, de la Pêche et la Pac. Les changements introduits dans le compromis donnent plus de flexibilité aux États membres dans la conception et dans le fonctionnement des futurs PPNR. Les Etats vont maintenant devoir trouver un compromis sur ce dossier avec le Parlement européen qui par exemple plaide pour réintroduire le second pilier de la Pac. Par contre, le volet financier chiffré de ce règlement n’est pas bouclé. Les chefs d’Etat et de gouvernement ont rendez-vous à Bruxelles les 18 et 19 juin pour lancer ces négociations financières sur la base d’un premier projet présenté le 11 juin par la présidence chypriote du Conseil de l’UE. Celle-ci y propose une coupe générale de 2 % du cadre financier pluriannuel soumis par Bruxelles mais épargne l’enveloppe de la Pac.

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Lors d’une conférence de presse le 16 juin, l’Agence bio a confirmé le recul de 1,1 % des surfaces bio en 2025, à 2,69 Mha (-30 737 ha). Un niveau en ligne avec la baisse pressentie en début d’année, alors que l’Agence ne disposait pas encore des chiffres consolidés transmis par les certificateurs. Malgré cette troisième année de baisse consécutive, la surface en bio « se maintient à 10 % de la surface agricole française ». Pour la première fois, le nombre d’exploitations engagées en bio diminue lui aussi, de 1,3 %, à 61 159 fermes ; un rythme toutefois moins appuyé que l’ensemble de la ferme France (-3,6 %). Des signaux plus récents dessinent un rebond à venir dans les prochains mois. En 2025, les surfaces en première année de conversion repartent à la hausse en grandes cultures (+24 %) et en légumes frais (+44 %). Et les dernières déclarations Pac, réalisées en mai, font apparaître que « de nouvelles fermes s’engagent dans la conversion », observe le président de l’Agence bio, Bruno Martel, qui se dit « optimiste pour des filières qui avaient baissé en 2025 », comme le lait ou les bovins viande. Quant à la consommation, sa reprise est confirmée, dans tous les circuits de distribution, avec une croissance de 3,6 % en un an (à 12,6 Md€), largement supérieure à celle du marché alimentaire global (+2 %). Alors que l’Agence bio a confirmé, le 16 juin, le recul de la capacité de production française en 2025, des organisations de l’amont ont réagi, le même jour, en faisant part de leurs inquiétudes. Dans un communiqué de presse, la Fnab (producteurs) estime que « la bio française [est] menacée à moyen terme ». « L’incitation économique à produire en bio n’a jamais été aussi faible », souligne le syndicat, selon qui les trois piliers économiques de la bio « se sont dégradés » depuis 2022 : réduction des charges, prix « plus rémunérateurs qu’en conventionnel » et aides « incitatives ». La Fnab rappelle trois de ses demandes pour pérenniser le secteur : augmenter l’éco-régime bio avec les reliquats de l’aide à la conversion non utilisés ; maintenir le financement des campagnes de communication ; et « une vraie application d’Egalim dans les filières biologiques ». De son côté, Forebio alerte, dans un communiqué, sur le risque d’une « crise structurelle » pour la bio. « Après trois années de manque de débouchés, certaines filières 100 % bio craignent désormais de devoir gérer, à court ou moyen terme, un manque de volumes », avec des « tensions » sur l’approvisionnement « en œufs, beurre et viande bovine », explique la fédération, qui regroupe 18 organisations de producteurs 100 % bio.

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La plénière du Parlement européen a bel et bien validé (par 440 voix contre 151 et 50 abstentions), le 16 juin à Strasbourg, le compromis politique obtenu lors des négociations interinstitutionnelles mettant en œuvre la déclaration transatlantique conclue en juillet à Turnberry (Ecosse). Le Conseil de l’UE doit, à présent, finaliser la procédure avant que ces textes n’entrent en vigueur. Cela devrait se faire d’ici la fin de la présidence chypriote (30 juin) afin de respecter la date butoir du 4 juillet fixée par le président américain Donald Trump. Dans le détail, en échange du maintien à 15 % du taux de droits de douane américains sur ses exportations, l’UE s’engage à faciliter l’accès au marché européen de certains produits industriels et agricoles des États-Unis. Toutefois, les trilogues entre le Parlement européen et le Conseil de l’UE ont permis d’intégrer un certain nombre de gardes fous comme une clause de déchéance (ou « sunset clause ») prévoyant la fin automatique des mesures au 31 décembre 2029, une clause de suspension ou encore une clause de sauvegarde renforcée.

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