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La Commission européenne a adopté, le 31 juillet, des mesures destinées à aider les agriculteurs confrontés à la forte hausse des prix des engrais et à soutenir la sécurité alimentaire de l’Europe. Ainsi, un nouveau dispositif de soutien de crise au titre du développement rural, destiné à améliorer la trésorerie des exploitations agricoles, pourra être cofinancé à hauteur de 65 % au maximum par le Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader). Les États membres peuvent compléter ce financement par une contribution nationale pouvant atteindre 200 %. Ce dispositif pourra mobiliser des fonds inutilisés « qui risqueraient autrement d’être perdus », précise la Commission. Par ailleurs, afin d’améliorer la trésorerie des exploitations, les États membres ont la possibilité de verser aux agriculteurs des avances sur les paiements directs avant le 16 octobre. Enfin, les États membres disposeront d’une plus grande souplesse pour faire face aux conséquences de la hausse des prix des engrais, en adaptant les montants alloués aux paiements directs pour l’année civile 2027. Ces mesures complètent l’ensemble de mesures de soutien financier de 540 millions d’euros annoncé dans le plan d’action sur les engrais.

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Avec une température moyenne de 24,9°C, le mois de juillet 2026 devient le mois le plus chaud et l’un des plus secs jamais enregistrés en France depuis le début des mesures en 1900, illustrant l’intensification des effets du changement climatique, a annoncé Météo-France le 4 août. Il efface les précédents records établis lors de la canicule d’août 2003 (24,8°C) et de juillet 2006 (24,4°C). L’excédent de température par rapport aux normales 1991-2020 atteint, comme en juin, +3,8°C. Le mois a été marqué par deux vagues de chaleur, dont la première, du 4 au 19 juillet, constitue la troisième vague de chaleur la plus longue jamais observée en France ; la seconde, débutée le 28 juillet, est toujours en cours. Plus de la moitié des 54 vagues de chaleur recensées dans le pays se sont produites au cours des quinze dernières années, rappelle Météo-France, soulignant que ces épisodes deviennent « de plus en plus fréquents », « démarrent de plus en plus tôt », et atteignent des températures toujours plus élevées sous l’effet du changement climatique. Avec un déficit pluviométrique de près de 70 %, juillet 2026 a également été le troisième mois de juillet le moins arrosé en France, aggravant la sécheresse superficielles des sols observée depuis deux mois. Fin juillet, « les sols sont encore plus secs qu’en 2022 et 2025 à la même période, et atteignent des niveaux équivalents aux plus bas jamais enregistrés » à la mi-août 2022, indique Météo-France.

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Alertant, dans un communiqué du 4 août, sur une perte de production « historique » pour les prairies, les associations spécialisées d’éleveurs de ruminants de la FNSEA* dénoncent le « silence radio » du ministère de l’Agriculture sur leur demande – récurrente – d’organiser des expertises terrain des pertes de production d’herbe. « Les effets cumulés de la sécheresse et des épisodes répétés de canicule ont littéralement grillé l’herbe », rapportent les syndicats, ce qui a « amputé de façon exceptionnelle la pousse de juin et juillet », comme récemment constaté par Agreste (ministère). Et les AS d’appuyer : « Nombreux sont ceux qui ont attaqué les stocks d’hiver » de fourrages, et « les témoignages des éleveurs se multiplient pour signaler un phénomène historique ». Or, dans le cadre de l’assurance récolte, l’estimation de la pousse de l’herbe est basée sur une mesure par satellite, dont « les insuffisances et carences (…) sont pourtant amplement connues », rappellent les syndicats. Les quatre fédérations disent avoir été reçues au ministère le 22 juillet « sur ce sujet précisément », sans suite pour le moment. Craignant une aggravation de la décapitalisation en cours, les syndicats concluent en martelant qu’« il est crucial pour les éleveurs d’avoir de la visibilité sur les compensations ». * FNB (bovins viande), FNPL (bovins lait), FNO (ovins) et Fnec (caprins)

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Il y a dix ans naissait le projet Tetrae-ac2tion, financé par l’Inrae et la région Nouvelle-Aquitaine. L’enjeu : étudier l’impact de l’agroforesterie (ici des noyers et des merisiers) sur la culture de céréales (blé tendre, orge de printemps et triticale) implantées en alternance, en bio, en conventionnel ou en semis direct. Les premiers résultats ont été publiés, relayés via un article de Perspectives agricoles. Premier constat : « Les arbres permettent un enrichissement significatif en matières organiques du sol (entre 1,5 et 3,5 g C/kg de sol) », via leur feuillage, mais aussi au travers de leurs racines fines, en constant renouvellement. La teneur en azote total augmente également, de 0,3 g N/kg de sol là où les arbres sont les plus âgés. Autre atout de cette pratique : « Les arbres entretiennent et stabilisent l’activité microbienne des sols ». L’étude s’est également penchée sur les rendements et, contrairement aux idées reçues, n’a montré aucune perte de rendement des céréales à paille, quelle que soit la distance aux arbres : les tonnages obtenus sont dans la moyenne de ceux du département. L’idée est désormais de préciser les interactions entre les arbres et les pratiques culturales pour mesurer l’impact sur la nutrition des céréales pour, à terme, éventuellement réduire les besoins en fertilisation. (Anne Gilet)

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La maladie hémorragique épizootique (MHE) a fait l’objet d’un « très faible nombre de détections » en Europe en 2025 (neuf cas dans quatre pays), selon un rapport de la plateforme Épidémiosurveillance en santé animale (ESA) paru le 28 juillet. Dans le détail, on a dénombré l’année dernière un cas en Belgique, un en Espagne, deux au Portugal et cinq en France. Véhiculée par les moucherons Culicoides, cette maladie touchant les bovins est apparue en Europe du sud en 2022, avant de remonter en France en septembre 2023. C’est dans l’Hexagone qu’elle a connu sa plus forte diffusion, avec 3 695 foyers en élevage en 2023 (essentiellement dans le Sud-Ouest), puis 4 195 en 2024 (dans la partie ouest du pays). En 2026, aucun foyer n’a été détecté, selon le ministère de l’Agriculture. Malgré cette « diminution exceptionnelle », la plateforme ESA appelle au « maintien d’une surveillance épidémiologique et entomologique », en raison de « la présence de Culicoides » et du « risque de réémergence lors des prochaines saisons d’activité vectorielle ». Comparée à d’autres maladies, la mortalité provoquée par la MHE reste faible, et une campagne de vaccination a été lancée en 2024 en France. Elle peut toutefois provoquer des entraves aux exportations en raison de son classement dans la catégorie D au titre du droit européen

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Les cours des veaux de boucherie sont en chute continue depuis avril, pénalisés par les fortes chaleurs qui pèsent sur la demande. Une baisse saisonnière classique qui n’avait pas été observée ces dernières années, comme le rappellent nos confrères des Marchés (groupe Réussir). Selon les derniers chiffres disponibles de FranceAgriMer, au 20 juillet, le cours entrée abattoir du veau de boucherie « rosé clair O » s’établissait à 7,50 €/kg carcasse. Soit une chute de « 15 % depuis son record atteint début mars », d’après le média spécialisé. Et de rappeler que cette baisse saisonnière « n’avait pas eu lieu » l’année dernière et qu’elle « avait été limitée par la baisse de l’offre en 2022, 2023 et 2024 ». Évoquant une baisse « brutale », le président de la section veau d’Interbev, Frédéric Quillard, souligne auprès des Marchés qu’il s’agit du « retour à un schéma normal, où les abattoirs doivent gérer un net déséquilibre carcasse ». Pas d’inquiétude à ce stade toutefois, pour celui qui est aussi directeur général de Sobeval (groupe Van Drie) : « La filière a la capacité de réduire ou d’allonger l’engraissement des veaux, pour s’adapter à la demande. Les volumes seront donc bien présents à la rentrée, quand la demande va se réveiller. »

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Dans son bulletin hebdomadaire Céré’Obs du 31 juillet, FranceAgriMer a une nouvelle fois revu à la baisse le taux de cultures de maïs se développant dans des conditions « bonnes » à « très bonnes ». Entre le 21 et le 27 juillet, il chute de 38 % à 34 %. L’an dernier à la même époque, il s’élevait à 69 %. Le stade floraison femelle, très sensible au déficit hydrique, passe de 87 % à 95 %, contre 93 % en 2025 à la même période, et 79 % sur la moyenne 2021-2025. « La date médiane de ce stade présente deux jours d’avance par rapport à 2025 et sept jours d’avance par rapport à la moyenne [sur] cinq ans », précise le bulletin. Le stade « humidité du grain 50 % » débute à 1 %, contre 2 % l’an dernier à la même période et 1 % sur la moyenne quinquennale. La profession s’attend à une récolte hexagonale catastrophique cette année. Il y a quelques jours, l’AGPM (maïsiculteurs, FNSEA) tablait sur 9,5 Mt au mieux, chiffre qui risque de plus en plus de ne pas être atteint. Par ailleurs, les tournesols sont également en difficulté, et les entrepreneurs de travaux agricoles de la FNEDT ont alerté sur les conditions de culture de betteraves.

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Pour soutenir les agriculteurs pénalisés par la sécheresse et les canicules « à répétition », les assureurs peuvent leur verser des acomptes allant jusqu’à « 80 % du montant prévisionnel d’ISN » (indemnité de solidarité nationale), a annoncé le ministère de l’Agriculture dans un communiqué le 31 juillet. Cette mesure est rendue possible par un arrêté interministériel paru au Journal officiel le même jour qui modifie le cahier des charges de l’assurance récolte. « Cet arrêté modificatif vise à faciliter et accélérer le versement aux agriculteurs assurés d’acomptes, à la fois pour la part « assureurs » et pour l’indemnité de solidarité nationale », précise la Rue de Varenne. Ainsi, les assureurs pourront « apporter un soutien financier aux agriculteurs les plus affectés par les canicules et la sécheresse sans avoir à attendre l’achèvement des récoltes pour les cultures concernées ». Pour rappel, une réunion s’était tenue le 1er juillet entre les assureurs et les cabinets des ministres de l’Économie et de l’Agriculture. À cette occasion, la fédération France Assureurs indiquait que près d’un tiers des agriculteurs couverts par une assurance « multirisque climatique sur récoltes » avaient déclaré un sinistre lié aux récents épisodes de canicule. Un bilan provisoire qui ne pourra être consolidé qu’à l’issue de la campagne.

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Face à l’envolée des prix des engrais provoquée par la guerre au Moyen-Orient, la Commission européenne a adopté, le 31 juillet, une série d’ajustements portant sur la Pac. Déjà approuvées par le Conseil de l’UE le 17 juin, puis par le Parlement européen le 7 juillet, ces mesures vont pouvoir devenir opérationnelles. D’après un communiqué du 31 juillet, ces trois « adaptations ciblées » de la Pac « permettront aux États membres d’apporter aux agriculteurs un soutien plus rapide et plus souple afin de faciliter leur accès aux engrais », explique l’exécutif européen. Première mesure : la création d’un nouveau dispositif de liquidités « destiné à améliorer la trésorerie des exploitations agricoles ». Il sera cofinancé à 65 % par le Feader (deuxième pilier de la Pac), à partir de « fonds inutilisés qui risqueraient autrement d’être perdus ». Les États membres pourront « compléter ce financement par une contribution nationale pouvant atteindre 200 % ». La seconde mesure consiste à permettre aux États membres de « verser aux agriculteurs des avances sur les paiements directs avant le 16 octobre, selon un taux d’avance relevé ». Enfin, les États membres « disposeront d’une plus grande souplesse » pour adapter les montants des paiements directs « pour l’année civile 2027 ». Ce train de mesures vient compléter l’aide d’urgence de 540 M€ de la réserve agricole, « annoncé[e] dans le plan d’action sur les engrais et adopté[e] le 27 juillet ».

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Dans un communiqué paru le 28 juillet, la FNSEA et la Coopération agricole «dénoncent les orientations envisagées pour les prochains appels d’offres photovoltaïques de la Commission de régulation de l’énergie (CRE)». Selon les deux organisations agricoles, la commission prévoit «d’abaisser les niveaux de soutien» et de «mettre l’agrivoltaïsme en concurrence sur le seul critère du prix», ce qui menacerait «directement des centaines de projets agricoles partout en France.» Elles appellent le gouvernement «à suspendre les évolutions annoncées et ouvrir une concertation urgente avec les représentants du monde agricole», pour «garantir dès maintenant, une place spécifique et identifiable à l’agrivoltaïsme dans les futurs appels d’offres» ; «préserver les conditions de développement des projets déjà engagés» ; «retrouver une simplicité de réalisation pour le photovoltaïque sur bâtiments agricoles » ; et «donner rapidement de la visibilité sur les volumes et calendriers des futurs appels d’offres.»

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