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Lors d’une conférence de presse à Paris le 8 juillet, le Sedima (distributeurs de machines agricoles) a indiqué que le marché de l’agroéquipement en France était en berne, confirmant le constat d’Axema (constructeurs de machines agricoles), quelques mois plus tôt. Les prises de commandes sont en baisse de 9 % en moyenne entre les premiers semestres 2025 et 2026, selon l’enquête menée par le Sedima en juin auprès de ses adhérents. Il s’agit de la deuxième année consécutive de recul, puisqu’une baisse de 7 à 9 % avait déjà été constatée entre les premiers semestres 2024 et 2025. Le matériel neuf est particulièrement touché, voyant ses commandes baisser de 10 % sur la période, contre 4 à 5 % pour le matériel d’occasion. Sans surprise, les secteurs de la viticulture et des grandes cultures sont les plus touchés. Les stocks progressent dans les concessions, qui se montrent naturellement prudentes dans leurs achats auprès des constructeurs, précise le syndicat. Les adhérents du Sedima ayant répondu à l’enquête ne s’attendent pas à un regain de dynamisme du marché lors du second semestre 2026, au vu, entre autres, des difficultés de trésorerie rencontrées par les agriculteurs, particulièrement les céréaliers.

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Les États-Unis sont à l’origine d’un « bond spectaculaire des échanges » mondiaux de beurre en 2025, selon une étude de Rabobank publiée le 7 juillet. « Depuis 2018, les échanges internationaux évoluaient autour de 2 millions de tonnes par an », mais « en 2025, ils ont atteint 2,23 millions de tonnes, soit une progression de 9 % par rapport à l’année précédente », selon Rabobank. Cette forte hausse est essentiellement imputable aux États-Unis, devenus un acteur majeur des exportations de beurre, sous l’effet d’une forte hausse de leur production de lait et de coûts de production compétitifs. Les exportations US ont ainsi presque triplé, passant de 45 000 tonnes en 2024 à 123 000 tonnes en 2025 par rapport à 2024. L’année dernière, les autres exportateurs ont connu des hausses de leurs exportations, mais plus modérées : +44 000 tonnes en Nouvelle-Zélande, et +19 000 tonnes en Argentine. À l’inverse, les exportations européennes sont restées quasiment stables. Les volumes de lait supplémentaires produits dans l’UE sont allés vers d’autres fabrications offrant une meilleure valorisation économique, notamment le fromage et les ingrédients à forte valeur ajoutée.

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Par voie de communiqué, la Fnil (industriels) et la FNPL (éleveurs) se sont opposés les 7 et 8 juillet sur les tunnels de prix contenus dans la loi d’urgence agricole, tel qu’adoptée par les sénateurs le 3 juillet. Les industriels ont réitéré leur opposition à ce que prévoit l’article 21, ouvrant « la voie à ce que le coût de production devienne le prix plancher par défaut sauf accord écrit entre les parties. Si l’interprofession ne donne pas son avis au bout de six mois, l’État pourra l’imposer par décret ». La Fnil craint que « le tunnel de prix expose les producteurs et les industriels laitiers, dont les marges sont déjà très faibles, à un arbitraire », surtout pour les segments exportateurs qui seraient confrontés à un prix national déconnecté des prix internationaux. Elle veut que l’interprofession puisse décider des indicateurs et non l’État. Les éleveurs, en revanche, estiment que « le tunnel de prix constitue un outil de sécurisation du revenu des producteurs et de prise en compte des coûts de production dans la construction du prix ». Cette protection doit « s’appuyer sur l’indicateur interprofessionnel de coût de production. » Députés et sénateurs doivent se réunir en commission mixte paritaire à partir du 16 juillet pour étudier la loi d’urgence.

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Prévu dans le cadre des 130 M€ d’aide nationale à l’arrachage de vignes, le guichet de demandes de paiement est ouvert, a annoncé le 7 juillet FranceAgriMer. Les viticulteurs ont jusqu’au 1er mars 2027 pour effectuer leur démarche en ligne, « une fois tous les arrachages réalisés et toutes les déclarations achevées », selon le communiqué. Après un premier dispositif de 120 M€ en 2024-2025, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard s’était engagée à mettre en œuvre une seconde mesure d’aide à l’arrachage définitif « pour répondre aux difficultés du secteur face à la baisse de la consommation de vins », rappelle l’établissement national. FranceAgriMer avait ouvert, le 6 février, un appel à manifestation d’intérêt (AMI) ayant reçu 5 923 demandes, pour une surface de 27 926 hectares. Dans ce total, 1 392 viticulteurs avaient dit vouloir arrêter totalement leur activité, soit une surface de 10 342 hectares, d’après le communiqué. Rappelons que l’arrachage partiel est réservé aux surfaces plantées avant le 1er août 2015, à l’exclusion du cépage chardonnay. Le bénéficiaire « ne pourra pas demander d’autorisations de plantations nouvelles pendant les dix campagnes viticoles » suivantes.

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Dans un décret paru au Journal officiel le 7 juillet, la ministre de l’Agriculture a défini les exigences relatives à l’exercice de la fonction de conseiller pour la réalisation du conseil stratégique global aux exploitations agricoles. Pour rappel, ce décret est la conséquence de la loi Entraves, qui a mis fin au principe de séparation entre vente et conseil en matière de pesticides, et modifié la notion de conseil stratégique, élargi et rendu facultatif. Le texte indique que la personne prodiguant le conseil stratégique aux agriculteurs justifiera ses compétences par la détention d’un diplôme « enregistré dans le répertoire national des certifications professionnelles et classé au moins au niveau 5 du cadre national des certifications professionnelles », ou en d’autres termes un niveau au moins bac+2 . Il pourra également détenir « un diplôme enregistré dans le répertoire national des certifications professionnelles et classé au niveau 4 du cadre national des certifications professionnelles », soit de niveau bac, à condition d’avoir une expérience dans le domaine d’au moins 3 ans. Enfin, le conseil stratégique est « formalisé par écrit et fait figurer le nom et prénom de la personne qui l’a réalisé ».

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En cette troisième vague de fortes chaleurs qui sévit sur l’Hexagone, les apiculteurs tentent de limiter les effets de la canicule sur leurs ruches, alerte l’interprofession apicole (Interapi) dans un communiqué le 7 juillet. Les apiculteurs sont confrontés à une baisse de production de miel, une partie des abeilles ouvrières se détournant du butinage pour aller chercher de l’eau et ventiler la ruche. Sans compter la réduction de la floraison et la diminution de nectar produit par les plantes. De plus, le stress thermique peut augmenter la mortalité du couvain (œufs, larves, nymphe), et aussi des reines et essaims dans les élevages quand la température dépasse 40°C. Interapi est particulièrement inquiète pour les miellées de tournesol et de lavande, productions les plus importantes derrière les miels polyfloraux. Pour essayer de limiter la casse, les apiculteurs mettent en place différentes mesures : mise des ruches à l’ombre, installation de points d’eau, amélioration de la ventilation, utilisation de toits isolants ou réfléchissants et adaptation des pratiques de transhumance.

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Après le cercle de réflexion Farm Europe, quinze organisations agricoles et agroalimentaires de l’UE (dont le Copa-Cogeca) s’inquiètent à leur tour de la baisse « drastique » envisagée pour le budget de la promotion en 2027. Dans une lettre conjointe à l’attention du commissaire européen à l’Agriculture Christophe Hansen publiée le 6 juillet, ces organisations exhortent Bruxelles à maintenir les montants à au moins 205 millions d’euros, contre 112 M€ dans la proposition actuelle (-45%). Elles estiment notamment qu’une telle baisse budgétaire risque de mettre en péril la stabilité des programmes de promotion. Elles soulignent également une contradiction vis-à-vis de la nécessité pourtant mise en avant à plusieurs reprises par la Commission européenne de diversifier les marchés d’exportation. Pour l’heure, l’exécutif européen a indiqué que les montants évoqués ne sont pas définitifs et qu’il n’est pas nécessaire d’en tirer des conclusions. Une lettre rectificative est ainsi prévue pour le mois d’octobre et Bruxelles tentera de compléter les fonds. Dans l’intervalle, la question reviendra sur la table des ministres de l’Agriculture qui en discuteront lors de leur réunion du 13 juillet à Bruxelles.

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Après un printemps particulièrement sec et chaud et deux épisodes caniculaires successifs, la sécheresse gagne du terrain en France, et plusieurs département français sont d’ores et déjà touchés par des restrictions d’eau. Au 6 juillet, « 35 départements sont placés au moins partiellement en situation de crise, soit deux fois plus qu’en 2025 à la même date et davantage qu’en 2022 (21), année pourtant marquée par une sécheresse historique, selon la plateforme gouvernementale VigiEau. Pour rappel, en situation de crise, seuls les usages prioritaires de l’eau sont préservés, tandis que les prélèvements d’eau pour l’agriculture sont interdits, totalement ou partiellement, ainsi que de nombreux usages domestiques et publics. À l’issue du comité d’anticipation et de suivi hydrologique (Cash), réuni le 1er juillet, le ministre délégué chargé de la Transition écologique, Mathieu Lefèvre a relevé dans une déclaration une « dégradation de la ressource en eau » alors que « l’épisode de sécheresse en cours est appelé à se poursuivre et à s’intensifier dans les semaines à venir ». Il a annoncé une intensification des contrôles « pour garantir le respect des règles et précisé que « les préfets doivent appliquer les restrictions d’usage dans les 5 jours suivant le franchissement des seuils ».

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Dans un rapport publié le 3 juillet faisant le bilan de près de 20 ans de plans Écophyto, le CGGAER (ministère de l’Agriculture) estime que « les 26 dispositifs principaux (…) mis en place par l’État et ses opérateurs », qui ont mobilisé « jusqu’à près d’un milliard d’euros par an ces deux dernières années », sont « principalement complémentaires », mais les auteurs font plusieurs recommandations pour rendre la stratégie Ecophyto plus efficace. Tout d’abord, le CGAAER constate qu’il est difficile d’engager « la plus grande part des exploitants » dans la réduction de l’utilisation de produits phytosanitaires. Pour y remédier, il appelle à « renforcer le niveau régional dans l’animation des collectifs d’agriculteurs (GIEE, Dephy ferme, groupes 30 000). Il souligne que « la priorité » d’Écophyto doit être « le déploiement de nouvelles pratiques et de nouveaux itinéraires techniques » dans les exploitations, et que l’État doit mobiliser ses leviers (financements publics, fiscalité) pour « améliorer nettement la compétitivité des solutions agroécologiques performantes ». Le CGAAER recommande aussi d’engager la coopération agricole, l’agro-fourniture, le négoce et les banques dans la « conduite du changement ». Concernant la gouvernance, il appelle à étendre le rôle du Conseil scientifique et technique (CST) d’Écophyto « en lui confiant une mission d’analyse assurant la cohérence et l’efficience de l’ensemble des dispositifs » liés à Écophyto. Il appelle enfin à « déconcentrer le pilotage » et à renforcer le suivi du ministère de l’Agriculture.

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La Fnab (agriculteurs bio) dénonce, dans un communiqué du 3 juillet, la suppression, « à l’initiative de la ministre de l’Agriculture française », de l’obligation pour les États de financer le maintien de l’agriculture bio dans la future Pac. La Commission européenne a proposé pour la prochaine Pac 2028-2024 l’obligation pour les États de financer à la fois la conversion et le maintien en agriculture biologique. Mais, dans le projet de compromis mis sur la table fin juin par la présidence chypriote du Conseil de l’UE à l’issue de discussions avec les Vingt-sept, cette obligation de prévoir un dispositif pour le « maintien » a été remplacé par un dispositif de « soutien ». Un changement que la Fnab impute à Annie Genevard. Pourtant, déplore le syndicat, « le choix de la France de mettre tout le budget bio de la Pac 2023-2027 sur la conversion et d’abandonner le maintien a amené une sous-consommation historique des enveloppes, un arrêt quasi total de la dynamique de conversion et, pour la première fois, une régression du nombre de fermes ». Le projet de compromis incriminé est toutefois appelé à encore évoluer au fil des prochains mois. Un accord entre les Vingt-sept sur ce dossier ne pourra être conclu au plus tôt qu’au premier semestre 2027 une fois le cadre financier pluriannuel finalisé. L’organisation européenne de défense du bio (Ifoam) vient aussi de remettre une déclaration sur la Pac 2028-2034 au commissaire européen à l’Agriculture, Christophe Hansen, appelant à un soutien fort et spécifiquement dédié à l’agriculture biologique après 2027 via des dispositifs d’aide à la conversion et au maintien.

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