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Lors de la convention annuelle de l’Ania (industriels) le 24 juin, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a annoncé qu’elle fera des propositions sur la loi d’urgence agricole qui sera examinée par les sénateurs à partir du 29 juin. « Nous avancerons sur la sanction des baisses brutales de commandes qui ont lieu parfois en plein milieu des négociations. Je proposerai demain un amendement en ce sens. Il en va de même pour l’expérimentation Descrozailles », a-t-elle déclaré. Annie Genevard est également revenue sur le rapport sénatorial d’Antoinette Guhl sur les marges de l’industrie et de la distribution, soulignant que « le constat est assez clair, la répartition de la valeur est très déséquilibrée, au détriment d’amont. » Selon elle, « ce travail constitue un moment politique majeur et une mise en lumière des positions portées de longue date par l’Ania, ce qui a fait de ces conclusions une reconnaissance très forte de notre travail collectif à tous. » Pour rappel, les conclusions et propositions de ce rapport sont très vivement critiquées par la FCD (distributeurs) qui a multiplié les prises de parole sur le sujet et a lancé une campagne de communication visant les parlementaires et le grand public.

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À l’occasion de son assemblée générale le 25 juin, le président de Réseau Haies France (anciennement Afac-Agroforesteries), Philippe Hirou, a fait part d’inquiétudes que la création du guichet unique pour la gestion des haies ne favorise l’arrachage de «grandes linéaires». Et d’évoquer les discussions actuelles autour des montants de compensation pour arrachage, selon lui dérisoires, au vu du temps nécessaire à la repousse des haies. Philippe Hirou a par ailleurs regretté que le Pacte pour la haie « ne soit pas doté budgétairement cette année », malgré l’utilisation rapide des fonds les années précédentes. Il se félicite toutefois que le Pacte ait été transformé en une Stratégie, dotée d’une instance de concertation et de suivi à laquelle participe son réseau. Grâce à cette structure, il ne désespère pas de pouvoir doter les politiques de la haie de financement à l’avenir. De même, son réseau plaidera pour un crédit d’impôt dédié dans les prochains projets de loi de finances (PLF).

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Le président américain Donald Trump a demandé, le 24 juin, au Congrès des États-Unis un complément budgétaire de 88 milliards de dollars (Md$) dont la très grande majorité doit lui permettre de répondre à « des besoins urgents » liés à la guerre en Iran. Si une très large partie de ce montant est destinée à la Défense, 11,1 Md$ seraient dédiés à l’agriculture afin d’aider les producteurs américains, dont 10 milliards comme aide temporaire pour les semis de 2026. Le reste est demandé pour aider les producteurs de Floride ayant subi une tempête dévastatrice. Une proposition saluée par le président de l’American Farm Bureau, Zippy Duvall, qui appelle maintenant les deux camps politiques au Congrès à « répondre à l’appel de la Maison Blanche ». Mais celle-ci pourrait bien se heurter à un mur car la quasi-totalité des démocrates s’opposent au conflit depuis le début, et certains élus de la majorité républicaine commencent à s’interroger sur les coûts qui en découlent, avance l’AFP. « Le président Trump demande aux contribuables de nettoyer le bordel qu’il a engendré », a ainsi résumé le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, dans un communiqué.

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Comme prévu, le Conseil de l’UE a adopté, le 25 juin, les deux règlements mettant en œuvre les engagements tarifaires convenus dans le cadre déclaration transatlantique conclu en juillet à Turnberry (Écosse), finalisant ainsi la procédure avant la date butoir fixé par le président américain Donald Trump. Ces textes, qui visent à améliorer l’accès au marché européen pour certains produits agroalimentaires américains, vont à présent être signés et publiés au Journal officiel de l’UE. Ils entreront en vigueur le lendemain de leur publication. Toutefois, un certain nombre de garde-fous ont été ajoutés comme une clause de suspension en cas de non-respect des engagements ou encore une clause de sauvegarde renforcée. Une clause de déchéance (ou « sunset clause ») figure également dans le texte prévoyant la fin automatique des mesures au 31 décembre 2029. Dans l’intervalle la Commission européenne devra présenter une évaluation complète de l’incidence de ces règlements sur les flux commerciaux transatlantiques. Elle l’accompagnera, le cas échéant, d’une proposition visant à étendre leur application.

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Dans le cadre des négociations interministérielles concernant la redistribution de l’enveloppe de reliquats d’aides à la bio non consommées pour 2025, 2026 et 2027, estimée à 120 M€/an, la DGPE (ministère de l’Agriculture) a proposé, dans un courrier envoyé, pour avis écrit, le 19 juin aux membres du Comité national de suivi du Plan stratégique national (PSN), de réaffecter 93 millions d’euros à l’assurance récolte. Des ajustements techniques sont aussi proposés pour «tenir compte de l’augmentation de la part Feader dans le financement de l’assurance-récolte». Cette annonce correspond à la crainte de plusieurs proches du dossier depuis plusieurs semaines. Bercy souhaiterait mettre la main sur ces fonds européens, pour réaliser des économies sur le budget de l’État. La manœuvre consiste à flécher cette enveloppe Feader non consommée vers l’assurance récolte (dont le cofinancement européen est variable et peut grimper jusqu’à 65 %), pour diminuer la part de cofinancement de l’État. Le reste de la ventilation des reliquats est encore attendu. Les régions ne connaissent toujours pas le montant alloué aux aides à l’investissement. Pour rappel, Annie Genevard a annoncé au printemps que 40 millions d’euros issus de ces reliquats seraient fléchés vers les Maec, pour les zones intermédiaires et la bio. Mais l’inquiétude monte concernant le cofinancement de ces aides par l’État.

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Contacté par Agra Presse, un pool de professionnels de la filière céréalière a indiqué s’attendre à une récolte française de blé tendre à environ 32-33 Mt, et de 10,5-11,5 Mt en orge. En blé tendre, certains vont même jusqu’à 34 Mt, pendant que d’autres se rapprochent des 31 Mt. En orge, les plus optimistes se rapprochent des 12 Mt, alors que les plus pessimistes évoquent des niveaux proches de 10 Mt. Si ces chiffres se confirmaient, il s’agirait de récoltes « moyennes », voire « moyennes basses », évoque l’une des parties prenantes contactée. Quant à la qualité, les taux de protéines attendus sont plutôt élevés pour les deux espèces. Cette prévision reste très provisoire, car les effets de la succession chaud-frais, et surtout des coups de chaud, reste difficile à mesurer sur les céréales à paille. Les retours terrain parlent de rendements très hétérogènes en orge. Jean-Pierre Cohan, directeur R & D d’Arvalis, rappelle que « nous avons vécu ces dernières semaines un enchaînement d’événements climatiques étranges, totalement inédit ». Ajoutons à cela que les coupes sont très loin d’être achevées. L’incertitude fait que l’intégralité des professionnels qui ont accepté de livrer leurs projections chiffrées a souhaité conserver l’anonymat.

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Enedis et RTE s’apprêtent à publier une carte des départements où le raccordement des parcs d’énergies renouvelables devient difficile, voire impossible, au vu des contraintes des réseaux électriques, indiquent nos confrères Les Echos (article payant). Ils vont diffuser dans quelques jours « une carte des capacités du réseau pour mieux orienter les producteurs », a dévoilé le 22 juin Marianne Laigneau, présidente du directoire d’Enedis, lors d’un échange avec l’Association de journalistes de l’énergie (AJDE). « Il y a des zones qui sont en contrainte, où c’est difficile, voire pas possible à moins d’un délai important, de raccorder des nouvelles énergies renouvelables, a expliqué la dirigeante. Mais elles sont limitées, localisées et objectivées. Et surtout, ça conduit à nos propositions d’orienter les énergies renouvelables vers les zones où il y a de la capacité disponible, tout de suite et maintenant. » « Moins de 10 % du territoire » est considéré comme saturé, précise Enedis. Marianne Laigneau cite « le Cher, l’Indre, le Lot-et-Garonne, la Nièvre et l’Aveyron ». Point commun à ces territoires, ils « ont peu d’habitants mais ont vu exploser l’installation des énergies renouvelables », explique-t-elle, alors que « le réseau, notamment de transport [les lignes à haute tension de RTE, NDLR], n’était pas surdimensionné car il y avait peu de consommateurs ».

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En raison de la canicule inédite qui sévit actuellement, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a annoncé, dans un communiqué paru le 23 juin, plusieurs mesures à destination des agriculteurs. Jusqu’à la fin de la période de vigilance rouge pour canicule, les contrôles dans les exploitations agricoles seront «sauf impossibilité, temporairement reportés dans les départements concernés». D’autre part, dans le cadre de la lutte contre les incendies, la ministre va demander des souplesses aux préfets ; si des obligations de débroussaillement étaient mises en place par leurs soins et sous réserve que des jachères se situent dans la zone visée par arrêté, une jachère pourra conserver son caractère d’infrastructure agro-écologique (IAE) même si elle a été fauchée, annonce Annie Genevard. Dans leurs communiqué, la FNSEA et les JA estiment avoir été entendus et demandent d’autres mesures. Un nouveau point avec les professionnels sera réalisé «d’ici la fin de la semaine, en vue de potentielles annonces supplémentaires», indique le ministère.

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Un jeune éleveur a été condamné le 23 juin à Mende à deux ans de prison avec sursis et 10 000 euros d’amende. Il est reconnu coupable d’avoir empoisonné, avec de la mort-aux-rats, sept loups d’un parc animalier de Lozère, un département rural où la présence du canidé reste controversée. Il encourait jusqu’à trois ans de prison et 150.000 euros d’amende. A la tête d’une exploitation de 300 bovins, l’éleveur vivant chez ses parents a pour voisin le « Parc des Loups du Gévaudan », où les touristes peuvent observer des loups de Pologne, de Mongolie, du Canada ou encore d’Arctique. Alors que les loups qui évoluent dans la nature lozérienne sont de souche italienne, ce parc ouvert en 1985, l’un des plus grands d’Europe, est régulièrement décrié par les syndicats agricoles, en particulier depuis que quelques spécimens s’en sont brièvement échappés en 2016 à la suite d’une malveillance. Repéré sur son tracteur par des caméras de surveillance, l’éleveur a reconnu avoir lancé des boulettes de viande empoisonnées «une dizaine de fois» en direction des loups, une espèce protégée en Europe. Signe de l’embarras causé en Lozère par cette affaire, ni la direction du parc, malgré un préjudice estimé à 52.000 euros, ni les associations de protection de la nature ne se sont portées partie civile.

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La Commission européenne a donné son aval le 22 juin mai au second volet d’aide du gouvernement français aux agriculteurs pour lutter contre la hausse du gazole non routier (GNR) au mois d’avril. Fin mars, le gouvernement avait annoncé un premier dispositif, en renonçant au prélèvement de tout droit d’accise sur le GNR durant le mois suivant, pour un montant estimé alors à 14 millions d’euros. Cette mesure avait reçu l’aval de Bruxelles fin mai. Fin avril, la Commission européenne a adopté un cadre plus souple en matière d’aides d’État pour permettre aux Vingt-sept de soutenir leur économie face aux impacts de la guerre au Moyen-Orient. Cela a permis au Premier ministre Sébastien Lecornu d’annocner le renforcement des aides pour les pêcheurs et agriculteurs sur le mois de mai, pour atteindre 15 centimes d’euros par litre. Le dispositif a été reconduit depuis jusqu’au mois d’août. C’est ce dispositif qui vient de recevoir le feu vert de Bruxelles, qui le juge «nécessaire, approprié, et proportionné». Entre février et avril, le prix moyen du GNR est passé de 0,70 €/l à 1,22 €/l (hors taxe), ce qui représente une hausse de 74 %.

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