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Enedis et RTE s’apprêtent à publier une carte des départements où le raccordement des parcs d’énergies renouvelables devient difficile, voire impossible, au vu des contraintes des réseaux électriques, indiquent nos confrères Les Echos (article payant). Ils vont diffuser dans quelques jours « une carte des capacités du réseau pour mieux orienter les producteurs », a dévoilé le 22 juin Marianne Laigneau, présidente du directoire d’Enedis, lors d’un échange avec l’Association de journalistes de l’énergie (AJDE). « Il y a des zones qui sont en contrainte, où c’est difficile, voire pas possible à moins d’un délai important, de raccorder des nouvelles énergies renouvelables, a expliqué la dirigeante. Mais elles sont limitées, localisées et objectivées. Et surtout, ça conduit à nos propositions d’orienter les énergies renouvelables vers les zones où il y a de la capacité disponible, tout de suite et maintenant. » « Moins de 10 % du territoire » est considéré comme saturé, précise Enedis. Marianne Laigneau cite « le Cher, l’Indre, le Lot-et-Garonne, la Nièvre et l’Aveyron ». Point commun à ces territoires, ils « ont peu d’habitants mais ont vu exploser l’installation des énergies renouvelables », explique-t-elle, alors que « le réseau, notamment de transport [les lignes à haute tension de RTE, NDLR], n’était pas surdimensionné car il y avait peu de consommateurs ».

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En raison de la canicule inédite qui sévit actuellement, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a annoncé, dans un communiqué paru le 23 juin, plusieurs mesures à destination des agriculteurs. Jusqu’à la fin de la période de vigilance rouge pour canicule, les contrôles dans les exploitations agricoles seront «sauf impossibilité, temporairement reportés dans les départements concernés». D’autre part, dans le cadre de la lutte contre les incendies, la ministre va demander des souplesses aux préfets ; si des obligations de débroussaillement étaient mises en place par leurs soins et sous réserve que des jachères se situent dans la zone visée par arrêté, une jachère pourra conserver son caractère d’infrastructure agro-écologique (IAE) même si elle a été fauchée, annonce Annie Genevard. Dans leurs communiqué, la FNSEA et les JA estiment avoir été entendus et demandent d’autres mesures. Un nouveau point avec les professionnels sera réalisé «d’ici la fin de la semaine, en vue de potentielles annonces supplémentaires», indique le ministère.

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Un jeune éleveur a été condamné le 23 juin à Mende à deux ans de prison avec sursis et 10 000 euros d’amende. Il est reconnu coupable d’avoir empoisonné, avec de la mort-aux-rats, sept loups d’un parc animalier de Lozère, un département rural où la présence du canidé reste controversée. Il encourait jusqu’à trois ans de prison et 150.000 euros d’amende. A la tête d’une exploitation de 300 bovins, l’éleveur vivant chez ses parents a pour voisin le « Parc des Loups du Gévaudan », où les touristes peuvent observer des loups de Pologne, de Mongolie, du Canada ou encore d’Arctique. Alors que les loups qui évoluent dans la nature lozérienne sont de souche italienne, ce parc ouvert en 1985, l’un des plus grands d’Europe, est régulièrement décrié par les syndicats agricoles, en particulier depuis que quelques spécimens s’en sont brièvement échappés en 2016 à la suite d’une malveillance. Repéré sur son tracteur par des caméras de surveillance, l’éleveur a reconnu avoir lancé des boulettes de viande empoisonnées «une dizaine de fois» en direction des loups, une espèce protégée en Europe. Signe de l’embarras causé en Lozère par cette affaire, ni la direction du parc, malgré un préjudice estimé à 52.000 euros, ni les associations de protection de la nature ne se sont portées partie civile.

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La Commission européenne a donné son aval le 22 juin mai au second volet d’aide du gouvernement français aux agriculteurs pour lutter contre la hausse du gazole non routier (GNR) au mois d’avril. Fin mars, le gouvernement avait annoncé un premier dispositif, en renonçant au prélèvement de tout droit d’accise sur le GNR durant le mois suivant, pour un montant estimé alors à 14 millions d’euros. Cette mesure avait reçu l’aval de Bruxelles fin mai. Fin avril, la Commission européenne a adopté un cadre plus souple en matière d’aides d’État pour permettre aux Vingt-sept de soutenir leur économie face aux impacts de la guerre au Moyen-Orient. Cela a permis au Premier ministre Sébastien Lecornu d’annocner le renforcement des aides pour les pêcheurs et agriculteurs sur le mois de mai, pour atteindre 15 centimes d’euros par litre. Le dispositif a été reconduit depuis jusqu’au mois d’août. C’est ce dispositif qui vient de recevoir le feu vert de Bruxelles, qui le juge «nécessaire, approprié, et proportionné». Entre février et avril, le prix moyen du GNR est passé de 0,70 €/l à 1,22 €/l (hors taxe), ce qui représente une hausse de 74 %.

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Promotion, gestion des risques, simplification administrative, tels sont les grands axes de la stratégie européenne sur l’élevage que la Commission européenne doit publier le 1er juillet, selon une première version du texte qu’a fait fuiter le média Politico. Avec cette stratégie combinant des mesures déjà promises dans différentes initiatives en cours (plan engrais, réforme de la Pac…) ou à venir (mise à jour de la directive Nitrates) avec quelques annonces nouvelles, Bruxelles prend surtout un engagement à ne pas abandonner le secteur, notamment de l’élevage bovin « là où il a naturellement sa place et où il est souhaitable pour ses avantages environnementaux, sociaux et économiques ». Le projet prévoit notamment la création d’un label d’« excellence européenne » sur une base volontaire, « permettant une communication crédible et harmonisée » avec des critères comme : la production à faible émission de carbone, les pratiques respectueuses de la biodiversité, l’utilisation d’aliments locaux ou des normes élevées en matière de bien-être animal. La politique de promotion agricole de l’UE devrait consacrer un volet spécifique « aux systèmes d’élevage territorialement ancrés ». Une feuille de route sur les abattoirs locaux devrait aussi être élaborée. Enfin la Commission européenne consacre un volet de sa stratégie à la gestion des risques notamment liés aux maladies animales, promettant de lever les obstacles administratifs à la mise en place d’outils tels que les fonds de mutualisation, afin de remédier à leur faible utilisation.

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Depuis le 20 juin, la Chine impose un droit de douane de 55% sur les importations de viande bovine en provenance d’Australie en raison du dépassement des volumes autorisés au sein de son contingent tarifaire annuel. En raison des difficultés économiques de son secteur, l’empire du Milieu a, en effet, mis en place depuis le 1er janvier une mesure de sauvegarde permettant de limiter les importations de viande bovine sur son territoire en provenance de ses principaux partenaires grâce à un quota. En 2026, l’Australie s’est donc vue attribuée un contingent tarifaire dont le volume s’établissait à 205 000 t. Volume qu’elle a officiellement dépassé le 19 juin. « Atteindre 100 % du quota est une étape majeure et lourde de conséquences, avec des répercussions immédiates pour les exportateurs australiens », a réagi Tim Ryan, p.d-g. du Conseil australien de l’industrie de la viande (AMIC). Et d’ajouter : « Un tarif douanier de cette ampleur va perturber gravement les flux commerciaux vers l’un de nos marchés les plus importants et aura des conséquences sur la capacité des consommateurs chinois à accéder à du bœuf australien sûr et fiable ».

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Réunies en conseil d’administration le 17 juin à Paris, les chambres d’agriculture ont adopté une motion exprimant de « sérieuses réserves », déjà exprimées en conférence de presse le 22 avril, sur l’élaboration des Schémas directeurs d’aménagement et de gestion des eaux (Sdage) 2028-2033. Elles dénoncent un calendrier trop « contraint », une concertation « insuffisante » avec le monde agricole ainsi qu’une « complexité accrue » des documents. Selon elles, plusieurs projets de Sdage seraient « déconnectés » des réalités économiques, climatiques et techniques des exploitations, en raison notamment d’une approche trop centrée sur la réduction des consommations d’eau. Chambre d’agriculture France souligne à cet égard que le plan Eau présenté par le gouvernement en mars 2023 vise une stabilisation des prélèvements agricoles à l’horizon 2030. Elles demandent en conséquence un allongement des calendriers d’élaboration, un renforcement de la concertation avec les acteurs agricoles et une simplification des documents. Elles plaident en outre pour une évaluation systématique des effets socio-économiques des mesures proposées, un rééquilibrage de la gouvernance des instances de bassin en faveur du monde agricole. Enfin, elles souhaitent que le stockage de l’eau soit davantage reconnu comme un levier d’adaptation au changement climatique, et appellent à des politiques publiques favorisant l’investissement dans les infrastructures hydrauliques.

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L’Irlande, qui occupera à compter du 1er juillet la présidence du Conseil de l’UE, a récemment publié son programme de travail pour le second semestre de 2026. Au niveau du Conseil Agriculture, l’accent devrait être mis sur les discussions autour de la future Pac post 2027 avec comme objectif de définir un « cadre commun pour une agriculture compétitive et durable ». Dublin souhaite également faire avancer les travaux sur la simplification et parvenir à un accord avec le Parlement européen sur l’omnibus « sécurité alimentaire ». En outre, elle place la question de l’élevage au cœur de son programme de travail alors que Bruxelles doit présenter sa stratégie le 1er juillet. Ce sera d’ailleurs le sujet de la réunion informelle des ministres de l’Agriculture qui se déroulera du 6 au 8 septembre à Dublin. De plus, une attention particulière sera accordée au renouvellement générationnel, en particulier chez les agricultrices, et à l’innovation en se concentrant sur la bioéconomie. Comme ses prédécesseurs, l’Irlande tiendra des débats récurrents sur la situation des marchés agricoles (en se focalisant notamment sur le plan engrais) et les questions liées au commerce international. Enfin, elle compte faire évoluer la proposition et la feuille de route de la Commission européenne sur le bio. Les réunions du Conseil Agriculture se tiendront les 13 juillet, 28 et 29 septembre, 26 et 27 octobre, 23 novembre, 14 et 15 décembre.

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La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) va être amenée à se prononcer sur la compatibilité du Nutri-Score avec le droit européen, à la suite d’une décision rendue par le Conseil d’État le 16 juin. Suivant les conclusions du rapporteur public, la plus haute juridiction administrative, qui avait été saisie par Lactalis, a décidé de surseoir à statuer et a transmis deux questions préjudicielles à la CJUE. Il demande si un État membre de l’UE est « en droit de recommander aux exploitants du secteur alimentaire l’apposition sur l’emballage ou l’étiquetage des denrées alimentaires qu’ils mettent sur le marché d’une représentation graphique complémentaire à la déclaration nutritionnelle » et « qui n’exprime pas nécessairement de manière distincte la valeur énergétique et les quantités de nutriments ». La plus haute juridiction de l’ordre administratif s’interroge également sur la possibilité qu’un tel affichage prenne une forme « simple et synthétique, par une lettre ou un code couleur ». Déjà critique du précédent Nutri-Score, Lactalis avait saisi le Conseil d’État au sujet de l’arrêté du 14 mars 2025, qui modifie les règles de calcul du Nutri-Score et les dispositions spécifiques sur les boissons. Il conteste notamment le déclassement de plusieurs de ses produits, et déplore en outre que l’algorithme ne tienne pas compte « des portions couramment consommées », ni des « nutriments d’intérêts apportés par le lait ».

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À l’occasion des « Controverses de l’agriculture », organisées le 16 juin par Réussir-Agra, Pierre-Henri Bono, chercheur en économétrie à SciencesPo/Cevipof, a indiqué que le pourcentage des maires issus du monde agricole (exploitants, retraités agricoles, salariés agricoles) a de nouveau baissé à l’issue des dernières élections municipales. Selon le répertoire national des élus, 14,9 % des maires sont issus du monde agricole en 2026, contre 17,7 % en 2020, et 20,6 % en 2008. La baisse est aussi forte chez les femmes du monde agricole que les hommes, mais elle est d’autant plus marquante chez les femmes que leur place parmi les maires augmente dans le reste de la population, souligne Pierre-Henri Bono. La baisse est particulièrement forte dans les communes de moins de 500 habitants, si bien que la surface administrée par les maires agriculteurs reste stable et que la population concernée augmente. Dans la même ligne, le pourcentage de communes sans élu municipal agriculteur augmente dans les villes de moins de 500 habitants, et reste stable dans les communes de plus de 3 500 habitants. M. Bono souligne l’absence d’élus agriculteurs autour des grandes agglomérations.

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