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Par Agra

Entreprises de travaux agricoles: la FNEDT alerte sur les difficultés de paiements des agriculteurs

Dans un communiqué du 29 juillet, les entreprises de travaux agricoles (ETA) de la FNEDT ont fait part d’inquiétudes « sur la capacité de certains clients (agriculteurs, NDLR) à régler les travaux réalisés ». La fédération cite des cas dans les Pays de la Loire et la Charente, régions qui ont subi de grosses baisses de rendements en céréales notamment. Elle ajoute que le repli de la production « signifie aussi moins de volumes à récolter, arracher ou déterrer ». La situation des cultures de printemps, spécialement le maïs, le tournesol, mais aussi la betterave, est difficile, souligne l’organisation.

Sans oublier les éleveurs, qui souffrent de disponibilités fourragères plus restreintes, et que le déroulé de la future campagne de semis d’hiver interroge, dans un contexte de hausse des prix des intrants. Ces éléments cumulés engendrent « allongement des délais de paiement, tensions de trésorerie, investissements différés ». La FNEDT craint donc que la situation précaire des agriculteurs ne se répercute sur ses entreprises adhérentes. Elle appelle donc les autorités à « préserver la souveraineté alimentaire », en soutenant les agriculteurs, mais aussi les ETA.


Par Agra

Entreprises de travaux agricoles : leur nombre continue de progresser, malgré 2024

Lors d’une conférence de presse organisée à Paris le 2 décembre, la FNEDT (entreprises de travaux agricoles et forestiers) a signalé une croissance du nombre d’entreprises dédiées aux travaux agricoles, ruraux et forestiers (ETARF) entre 2023 et 2024. Et ce malgré l’année catastrophique de 2024, année de fortes intempéries, ralentissant et réduisant les travaux et donc le chiffre d’affaires des ETARF. Plus en détail, ces entreprises sont désormais 22 764 en 2024, contre 22 432 en 2023. En plus de croître en nombre, elles « grossissent », précise le président de la FNEDT Philippe Largeau. Le nombre de salariés se rapproche de la barre des 160 000, grimpant de 6,5 % annuellement. Pour 2025, les perspectives de rentabilité s’annoncent meilleures, avec les conditions climatiques plus clémentes. Mais cela ne suffira pas à soulager les trésoreries de bon nombre d’entreprises, oblitérées par la catastrophe survenue en 2024. La fédération maintient ses réclamations principales : bénéficier à nouveau du dispositif TO-DE (exonération de charges patronales pour les travailleurs saisonniers) comme en 2016, et l’adoption d’aides à l’usage des machines agricoles, plutôt que de recourir aux aides à l’achat, jugées responsables de la surmécanisation des agriculteurs en France par la profession.