National | Par Didier Bouville

Prix du porc : les bouchers-charcutiers écrivent à Julien Denormandie

La Confédération française de la boucherie, boucherie-charcuterie, traiteurs (CFBCT) et la Confédération nationale des charcutiers-traiteurs (CNCT), ont écrit, à la mi-janvier au ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Julien Denormandie.

Ils l’ont interpelé sur la politique tarifaire «agressive» sur la viande de porc dans les enseignes de la grande distribution. Ils lui ont fait part de leur «étonnement» et de leur «incompréhension», quant aux prix «bradés jusqu’à 1,43 du kilo ». Pour les deux confédérations, «on fait passer le message catastrophique que la viande de porc ne vaut rien !».

Dénonçant de telles «pratiques qui mettent à mal toute une filière», ils s’interrogent : «Quelle image donne-t-on aux consommateurs du produit et du travail des acteurs de la filière, avec une côte de porc vendue autour de 30 centimes pièce ? (…) Qu’en est-il de la création de valeur prônée lors des Etats généraux de l’Alimentation (…) ?».

Les deux confédérations qui jugent que ce ne sont plus des promotions mais une «véritable braderie», demandent au ministre de diligenter rapidement une enquête officielle. Leur inquiétude de voir ses prix cassés se renouveler est d’autant plus vive que «les promotions ne sont plus encadrées réglementairement depuis le 1er janvier 2021» insistent-elles.

 charcutiers+bouchers+porc

Toutes les actualités

Sur le même sujet

Lors des Assises des Entreprises françaises de charcuterie-traiteur (FICT) à Paris le 9 juin, deux experts sont revenus sur les chiffres de la consommation dans les foyers et en restauration hors domicile. Globalement, le marché de la charcuterie retrouve quelques couleurs.  © iStock-Irina Gelwich Après trois années consécutives de recul, le marché de la charcuterie retrouve enfin le chemin de la croissance en 2025, a indiqué Laurent Baugé, chargé des études «clientèle» cher WorldPanel. Il a notamment souligné que ce redressement «est marqué par une hausse des volumes de 1,2 % pour la charcuterie». Le secteur reste d’ailleurs un pilier de l’alimentation hexagonale : 76 % des Français consomment du jambon ou de la charcuterie, à une fréquence moyenne de…