National | Par La rédaction

La relocalisation de l’engraissement en marche

Au cours des deux derniers mois, 2 % de jeunes bovins de plus que l’an passé ont été abattus alors que le nombre de vaches allaitantes réformées a diminué de 7,9 %.

© iStock-Gabriele Grassl

La production de viande bovine change de profil. «La relocalisation de l’engraissement en France semble porter ses fruits», observe l’Institut de l’élevage (Idele) dans une récente étude. Les sorties de jeunes bovins et génisses compensent presque la baisse des abattages de vaches allaitantes. Sur les semaines 4 à 11 couvrant les mois de février et mars, le nombre de jeunes bovins abattus était en hausse de près de 2 % par rapport à 2023, note l’Idele. Toutes les catégories d’animaux sont orientées à la hausse : +1,9 % pour les JB de type viande, +1,6 % pour les JB de type lait, + 3,5 % pour les génisses et +1,6 % pour les boeufs. Au cours de cette même période, moins de gros bovins ont été conduits à l’abattoir (-1,4 %). Le nombre de vaches allaitantes réformées a diminué de 7,9 % et celui de réformes laitières est quasi-stable. La relocalisation de l’engraissement sera confirmée dans les prochaines semaines. En attendant, la baisse des cheptels de reproducteurs ne peut pas être enrayée en deux mois !  

Niveaux très élevés

«Au 1er février , le nombre de vaches allaitantes présentes en France enregistrait le même recul qu’au 1er janvier (-1,9 % /2023), souligne l’Idele. La décapitalisation laitière a légèrement ralenti mais le cheptel laitier restait à la baisse (-1,5 %). En six ans, la France a perdu 480 000 vaches allaitantes et 360 000 vaches laitières !». En relocalisant une partie de l’engraissement, les producteurs français de broutards exportent moins d’animaux, notamment en Italie. Aussi, de part est d’autres du massif alpin, le manque d’offre soutient les cours des jeunes bovins à des niveaux très élevés. En France en semaine 11 (qui a débuté le 18 mars), les cotations Jeune bovin U (5,55 €/kg de carcasse) et Jeune bovin O (5,39 €/kg) sont similaires à celles de 2023. En Italie, «le mâle Limousin Extra cotait 3,80 €/kg vif (+2 % /2023) et le mâle charolais Extra 3,65 €/kg (+1 % /2023)», rapporte l’Idele. «Et surtout, ces cours sont nettement supérieurs à ceux de 2022». Le manque d’offre soutient aussi les cours des vaches allaitantes dans l’Hexagone. La vache U cotait 5,95 €/kg de carcasse en semaine 11 après avoir gagné 10 centimes en quatre semaines (+3 % /2023 et +14 % /2022). Les cours des vaches laitières se tassent à des niveaux qui demeurent très élevés.

La rédaction

Toutes les actualités

Sur le même sujet

Après une édition 2025 tronquée en raison de l’annulation des présentations et concours bovins, le 35ème Sommet de l’élevage qui se tiendra du 6 au 9 octobre, s’annonce sous de meilleurs auspices. Génétique, business, innovation… et surtout convivialité sont les moteurs de ce rendez-vous mondial de l’élevage. «Un grand carrefour économique, politique et syndical dans la convivialité, c’est l’ADN de notre salon depuis 35 ans !», affiche d’emblée le président, Jacques Chazalet, heureux que cette édition se déroule dans «une ambiance plus sereine» d’un point de vue sanitaire mais tout de même pas sans problématique pour les éleveurs. 10 000 m2 de plus pour le machinisme C’est pourquoi comme chaque année, le Sommet de l’élevage se veut un «apporteur de…