Aveyron | Par Marion GHIBAUDO

À l’EARL Harmonie, du pain à la découverte de la ferme

Jeudi 13 août, à l’EARL Harmonie à Maleville, Chantal Casal et Betty Bosc ont accueilli une quinzaine de participants pour un après-midi de fabrication de pain à la farine d’épeautre et découverte de la ferme.

Autour de la table du salon, petits et grands sont prêts à pétrir pour former de belles miches de pain, qu’ils emporteront à la fin de l’atelier.
Aux commandes de cet après-midi, Chantal Casal et Betty Bosc, deux amies d’enfance qui, en 2025, ont décidé de lancer cet atelier de fabrication de pain pendant l’été. Une ferme ouverte au public durant quelques heures dans le cadre du réseau Bienvenue à la ferme, label que Chantal Casal a rejoint en 2022.
L’agricultrice élève une quarantaine de vaches laitières de race Prim’Holstein au sein de l’EARL Harmonie, et s’est installée sur la ferme familiale en 1995. En 2009, elle passe l’élevage en agriculture biologique, sur une surface de moins de 50 hectares.
L’éleveuse pratique du croisement trois voies entre Prim’Holstein, Viking Red et Brune des Alpes, pour assurer une production laitière plus homogène sur sa ferme, et une meilleure valorisation des fourrages qu’elle produit.
Parmi les céréales qu’elle cultive, du grand épeautre, sur moins d’un demi-hectare, pour la consommation familiale principalement, et pour de la vente sous forme de farine.C’est cette farine que les participants, petits et grands, malaxent ce jeudi 13 août pour en faire des boules qui lèveront tranquillement, tandis que les visiteurs iront découvrir la ferme, puis, pour ceux qui le souhaitent, aideront lors de la traite, avant de repartir avec leur propre pain.
Petits et grands participent ; chacun repartira avec le fruit de son travail, sous les conseils avisés de Betty Bosc, qui anime l’atelier pain, tout en expliquant les bienfaits de cette céréale particulière.
«J’ai toujours accueilli des gens sur la ferme, des visites d’école, etc. Cela fait un moment que l’idée nous trotte dans la tête, à Betty et à moi, d’associer un atelier à la ferme, et nous nous sommes lancées en 2025», détaille Chantal Casal. Les deux amies, après une première expérience réussie l’an dernier, ont donc décidé de renouer avec ces animations cet été.

À la découverte d’un système global

Petits animaux (lapins, brebis, chèvres), volailles, jardin potager et verger agrémentent le lieu, composant une «mini-ferme» qui permet à Chantal Casal d’expliquer aussi l’alimentation animale, pas à pas. «Et de passer des petits animaux aux plus grands, tranquillement, pour que les visiteurs s’habituent aux tailles en douceur».
La partie la plus intéressante étant l’élevage des vaches. Dans la stabulation, Chantal Casal prend le temps de décortiquer son système d’élevage, la façon dont elle conduit sa ferme, les différents aliments composant les rations alimentaires, etc. Une pédagogie que l’éleveuse juge nécessaire pour permettre une meilleure compréhension de son métier.
Une visite d’une bonne heure et demie, passionnante, et que les visiteurs d’un jour apprécient, en posant de nombreuses questions. Les échanges permettent d’approfondir aussi les réflexions des uns et des autres sur un système global.
Au milieu de la stabulation ouverte, alors que les vaches vont et viennent entre le pré et l’abri en dur, Chantal Casal en profite pour expliquer le pâturage tournant dynamique. Derrière elle, les vaches se laissent caresser et en redemandent.
Le volet économique n’est pas oublié, puisque l’agricultrice profite de la visite pour rappeler qu’une ferme existe dans un système économique. Cela n’empêche pas de réfléchir aux impacts du système et de tenter de les limiter lorsque les solutions existent.
Une fois la visite terminée, les participants reviennent à l’atelier de pain pour cuire les boules, et l’après-midi se clôture par un goûter fermier : lait, jus de pomme, madeleines et confitures maison, pour récompenser les efforts.

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