Aveyron | Par Marion GHIBAUDO
Vendredi 23 octobre, la section bovin lait de la FDSEA de l’Aveyron a contrôlé l’origine du lait dans trois supermarchés de Rodez. Une opération qui a aussi servi de tribune aux éleveurs pour rappeler leur demande d’une meilleure rémunération du prix du lait payé aux producteurs.

Aldi, Lidl et Intermarché étaient notamment visés par la section bovin lait de la FDSEA pour contrôler les prix et les origines du lait de vache dans les produits rayon frais (crémerie, fromage) et laits en briques et bouteilles. « Les coûts de production continuent de peser lourdement sur les exploitations laitières » a rappelé Claude Falip, co-président de la section bovin lait.
« Dans certains rayons de la grande distribution, des produits affichent une origine Union européenne, alors
que la France a la capacité de produire ces mêmes produits avec du lait français » souhaitaient aussi rappeler les éleveurs laitiers. Posant ainsi la question de la valorisation de l’origine française.
La dizaine d’éleveurs menant cette action a réaffirmé la nécessité d’établir un prix rémunérateur dans un contexte économique tendu engendré par la sécheresse, l’alimentation animale, la hausse du prix du carburant ou des engrais.
Tous ces facteurs aggravent depuis plusieurs mois des trésoreries déjà lourdement mises à mal par la baisse du prix du lait depuis le début de l’année. Selon une récente étude de l’Observatoire du marché du lait, lancé par la Commission européenne, le prix du lait en Europe a diminué de 13 % en juillet 2026 par rapport à 2025.
« Nous demandons une revalorisation de la matière première agricole lait de vache comprise entre 0.075 et 0.10€/L (soit entre 75 et 100 € les 1 000 litres), afin de pouvoir faire face à nos charges et préserver la viabilité des exploitations », ont expliqué les élus de la section bovins lait de la FDSEA.


