Aveyron | Par Marion GHIBAUDO

L’agro-homéopathie s’invite dans les cultures

Pour Marc Fabry, l’agro-homéopathie s’inscrit dans la continuité de son parcours d’agriculteur. Cette pratique, qui applique l’homéopathie aux plantes, constitue selon lui «un levier innovant pour réduire les intrants chimiques, renforcer la résilience des cultures et préserver les sols».

Après avoir découvert cette approche il y a quelques années, il a souhaité organiser avec l’ADPSA et l’Association de promotion de la médecine homéopathique (APMH) une formation à Rodez, en novembre.
Marc Fabry a consacré sa carrière à l’élevage, d’abord en vaches laitières puis allaitantes. Après le départ de ses derniers animaux, en 2024, il cultive encore une quarantaine d’hectares de céréales, produit du foin et accueille des bovins en pension l’été sur des parcelles non récoltables.
En tant qu’éleveur, il a toujours concilié médecine vétérinaire et homéopathie. «Les deux ne s’opposent pas. L’homéopathie m’a permis de réduire fortement mes dépenses vétérinaires et d’être plus autonome dans le suivi de mes animaux», explique-t-il.

Une pratique encore méconnue

En 2024, il découvre l’agro-homéopathie. Faute de références scientifiques, il poursuit ses recherches jusqu’à trouver une formation proposée par l’APMH et animée par Abdelaziz Yakoubi au Maroc, expert en agro-homéopathie qui travaille dans ce domaine depuis une quinzaine d’années et est venu plusieurs fois en France proposer des formations.
Selon Marc Fabry, cette méthode peut «aider les agriculteurs à faire face aux stress climatiques (gel, sécheresse, chaleur, excès d’eau), aux déséquilibres des sols, aux ravageurs, aux maladies des cultures, mais aussi à stimuler la germination ou à améliorer la conservation des céréales. Dans l’idéal, pour ses utilisateurs, l’agro-homéopathie pourrait à terme remplacer les produits phytosanitaires».

Autre atout, son coût : «Les produits homéopathiques coûtent 3 à 4 euros le tube et permettent de traiter plusieurs hectares, contre 50 à 100 euros par hectare pour un désherbant ou plus de 50 euros pour un fongicide».
Cet automne, l’agriculteur prévoit d’ailleurs plusieurs tests sur ses parcelles : «traitement des semences pour favoriser la germination, lutte contre le charbon des céréales, contre les zabres et les limaces. L’homéopathie demande de la patience et l’apprentissage par l’observation empirique. Il ne faut pas se décourager si cela ne fonctionne pas du premier coup».
Convaincu de son potentiel, Marc Fabry souhaite désormais partager cette approche avec les agriculteurs aveyronnais afin de les aider à mieux répondre aux défis actuels.

RDV en novembre

L’ADPSA 12 propose une formation pour découvrir comment l’agro-homéopathie peut aider à renforcer la santé des cultures et à mieux gérer certaines maladies et ravageurs grâce à une approche innovante et respectueuse du vivant : les 9 et 10 novembre (9h30-17h) secteur Rodez.
Intervenant : Abdelaziz Yaacoubi, ingénieur diplômé par l’État en agriculture, formateur en agro homéopathie au Maroc et en France.
Inscriptions : 05 65 73 77 96 ou sur https://adpsa12.catalogueformpro.com ou via le QR code. Coût : 406 €, prise en charge VIVEA : 364 €, reste à charge pour les cotisants à VIVEA : 42 €. Autre public consulter ADPSA.

L’ADPSA 12 propose une formation pour découvrir comment l’agro-homéopathie peut aider à renforcer la santé des cultures et à mieux gérer certaines maladies et ravageurs grâce à une approche innovante et respectueuse du vivant : les 9 et 10 novembre (9h30-17h) secteur Rodez.
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