Aveyron | Par La rédaction
Les éleveurs de la FDSEA et des JA se sont rendus dans des enseignes de la distribution et en restauration hors foyer à Rodez et Millau pour vérifier leurs approvisionnements en viande bovine et ovine, jeudi 2 avril. Et l’origine était loin d’être 100% française !

Alors que la Commission européenne est passée en force, le 27 février, pour appliquer provisoirement l’accord commercial avec le Mercosur, la direction générale de la santé et de l’alimentation (DG Santé) de la Commission européenne a reconnu officiellement, 2 jours plutôt, que du bœuf hormoné traité à l’œstradiol 17B a été importé «par erreur» dans l’Union européenne en 2025 depuis le Brésil en raison d’un système de traçabilité brésilien très défaillant.
«Cette hormone, d’usage courant en Amérique du Sud (et ailleurs), est strictement interdite en Europe pour des raisons de santé ! Le travail des agriculteurs et des agricultrices français doit être respecté !», dénoncent la FDSEA et JA. La viande bovine comme la viande ovine sont menacées par ces accords de libre-échange qui ne respectent pas les même normes environnementales, sanitaires de traçabilité importantes et strictes, les éleveurs de la FDSEA et de JA dénonçant également la signature la semaine dernière, de l’accord entre l’UE et l’Australie.

En veille permanente sur ces dossiers, la FDSEA et les JA Aveyron sont passés à l’action jeudi 2 avril pour vérifier la transparence de l’origine des viandes, dénoncer les importations et informer, sensibiliser les consommateurs directement en magasin. Ils se sont ainsi rendus à Promocash à Rodez ainsi que chez Soulié Restauration (enseigne qui sert la restauration hors foyer) puis au Leclerc et LIDL à Millau.
«La souveraineté alimentaire ne doit pas être sacrifiée tout comme la santé des consommateurs français et européens pour le commerce international», ont-ils plaidé, constatant à regret que dans plusieurs rayons, plusieurs lots de viande provenaient de l’étranger.

La rédaction


