Aveyron | Par La rédaction

Formation en homéopathie avec la Chambre d’agriculture Entretien avec un spécialiste, Patrice Rouch

Patrice Rouchossé formateur spécialisé en homéopathie, intervient régulièrement lors de formations proposées par la Chambre d’agriculture en partenariat avec l’ADPSA. Le point avec ce spécialiste en 3 questions.

Patrice Rouchossé, spécialiste en homéopathie, a 30 ans d’expérience en cabinet vétérinaire en Ardêche.

La Chambre d’agriculture et l’ADPSA organisent une formation de 2 jours pour utiliser efficacement et à bon escient l’homéopathie en élevage.
Le stage se déroulera le 1er février et le 7 mars. Il sera précédé par une séquence à distance d’une durée de 2h à réaliser entre le 15 janvier et le 1er février. La formation abordera les principes de l’homéopathie, la méthode pour trouver le bon remède en fonction des symptômes observés, les modes d’administration, les dilutions à utiliser, les remèdes de base les plus courants. Patrice Rouchossé, vétérinaire formateur spécialisé en homéopathie, assurera l’intervention. Il répond à 3 questions en amont de cette formation.

Pouvez-vous présenter votre parcours et ce qui a déclenché votre intérêt pour l’homéopathie vétérinaire ?
P. Rouchossé : «Je suis un vétérinaire de 58 ans avec 30 ans d’expérience en cabinet vétérinaire mixte, situé en Ardèche. Le cabinet traitait une variété d’animaux, allant des bovins et petits ruminants aux chiens et chats. Mon intérêt pour l’homéopathie vétérinaire a commencé pendant mes études, lors d’une conférence à Grenoble. Bien que sceptique au début, j’ai découvert une pratique répondant à une rigueur de raisonnement et à une culture générale que je ne trouvais pas à l’école. J’ai donc suivi un cursus de trois ans en parallèle de l’école de vétérinaire. De ma pratique, sont nés deux livres : «Hom(e)o
Connecticus» et «Homéopathie et animaux». Actuellement, je m’occupe exclusivement de personnes formées en homéopathie, comme celles du programme à partir du 15 janvier prochain en Aveyron, car cette médecine nécessite une approche individualisée.

Quel est donc le bénéfice de ce type d’action vétérinaire ?
P. Rouchossé : En homéopathie vétérinaire, nous abordons la maladie animale de manière différente. L’observation de l’animal individuel devient essentielle en homéopathie. Nous ne nous concentrons plus sur le germe, mais sur le malade. Chaque animal est traité individuellement, contrairement à des protocoles uniformisés, car les animaux réagissent différemment aux virus, tout comme les humains. Nous utilisons une médecine peu transformée sans résidus et délais d’attente. C’est crucial, surtout avec la diminution du nombre de vétérinaires. L’Aveyron est encore relativement préservé par rapport à d’autres départements où l’absence de vétérinaire dans un rayon de 100 km est fréquente.

Quelle est votre vision de l’agriculture dans les prochaines années ?
P. Rouchossé : Selon moi, l’agriculture industrielle court à sa perte. L’industrialisation du vivant engendre des excès, comme le véganisme, et nuit à l’agriculture en général. D’un autre côté, une agriculture plus simple, que je qualifie de paysanne, utilise des méthodes éprouvées. L’homéopathie, par exemple, subit des pressions de l’industrie pharmaceutique qui contribue à développer une agriculture axée sur la surproduction au détriment de la santé des hommes et des animaux».

Entretien réalisé par la Chambre d’agriculture de l’Aveyron

Inscription à la formation : 05 65 70 68 91 (matin) ou service.formation@aveyron.chambagri.fr. Coût : 570€ dont 522€ pris en charge par VIVEA. Reste à charge : 48€ pour les cotisants.

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