Aveyron | Par Marion GHIBAUDO
Vendredi 11 septembre, lors de son conseil d’administration, la FDSEA a longuement évoqué les conséquences de la sécheresse estivale, et les annonces du plan CASI par la ministre de l’agriculture le 4 septembre. Ainsi que le montant de l’enveloppe du fonds de réarmement agricole dédié au département.

Un peu plus de deux millions d’euros : c’est la somme dévolue à l’agriculture de l’Aveyron, issue du fonds de réarmement agricole. Ce fonds de 235 millions d’euros, au total, avait été annoncé par la ministre de l’agriculture Annie Genevard le 4 septembre en grande pompe, lors de la présentation du plan CASI.
L’Occitanie a obtenu 29,7 millions d’euros au sein de ce fonds, et un peu plus de deux millions d’euros seront affectés à l’Aveyron. Une somme toujours en négociation entre services de l’État et profession agricole pour établir une affectation selon les besoins, et selon des critères encore en discussion.
Mais les élus syndicaux l’assurent : les instructions d’aide devraient être rapides, avec des paiements prévus début décembre. « Cette somme devrait servir de ballon d’oxygène aux exploitations les plus en difficulté », ont estimé les agriculteurs réunis au conseil d’administration de la FDSEA ce vendredi 11 septembre.
En Aveyron, le comité présidé par la préfète a eu lieu jeudi 10 septembre. Les chiffres présentés lors de cette réunion par les services de l’État et la chambre d’agriculture de l’Aveyron sont sans appel : la situation est catastrophique.
« Du saupoudrage et de la poudre aux yeux » : voilà le sentiment qui domine dans la profession après les annonces du plan CASI par Annie Genevard, ministre de l’agriculture, et les premiers comités de suivi des impacts de la sécheresse, en préfectures et à la DDT.
Début septembre, le manque global d’alimentation des troupeaux dépasse les 50 % et laisse présager des mois compliqués dans les élevages aveyronnais, selon la FDSEA. La chambre d’agriculture a, par ailleurs, estimé les besoins globaux à 270 millions d’euros pour les agriculteurs aveyronnais (fourrages, céréales et resemis).
« Il est indispensable que l’ensemble des responsables publics comprennent le poids qui pèse sur le monde agricole et ils doivent être à la hauteur dans leurs réponses et non pas saupoudrer les territoires de mesurettes », ont grincé les élus syndicaux.


