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Faisant le bilan de ses trois années passées à la tête du ministère de l’Agriculture, Bruno Le Maire a « profondément regretté » la « vision étroite et datée » de l’Autorité de la concurrence, dans une interview accordée le 10 mai, juste avant la démission du gouvernement Fillon.

Les producteurs « n’en peuvent plus qu’on leur impose des règles de la concurrence qui leur interdisent de défendre leurs intérêts », a-t-il indiqué. Concernant la Pac, le ministre de l’Agriculture « souhaite que (son) successeur obtienne (…) que l’on ne retire pas un euro au budget ». Bruno Le Maire s’est également déclaré « favorable » à un rééquilibrage des aides. « Mais attention aussi, à ne pas caricaturer l’agriculture française et à antagoniser les uns avec les autres, les céréaliers d’un côté et les éleveurs de l’autre ».

Enfin, l’élu de l’Eure, en lice pour les législatives, a qualifié de « folie » la libéralisation totale du marché laitier et prône la mise en place de nouveaux instruments de régulation en complément de la réhabilitation des quotas laitiers. « Ce ne sont pas des batailles qu’il faut livrer dans les prochaines années ni dans les prochains mois mais dans les prochains jours. Il y a urgence », a-t-il commenté.

La rédaction

PAC : les Jeunes Agriculteurs veulent du soutien

« Le soutien aux jeunes agriculteurs européens ne doit pas être une option », interpelle le syndicat Jeunes Agriculteurs dans un communiqué du 4 mai.

Selon les JA, la France s’est prononcée, en conseil de ministres de l’agriculture à Bruxelles le 26 avril dernier, pour que la création d’un soutien aux nouveaux installés dans le premier pilier de la future PAC ne devienne qu’une simple option pour les Etats membres. « Cette nouvelle mesure inscrite dans le premier pilier doit être obligatoire dans tous les Etats Membres, en complément des soutiens cofinancés existants, et ne doit aucunement être présentée comme optionnelle », s’insurge JA.

Et de rappeler que « la création d’une majoration obligatoire des aides directes pour les jeunes installés dans le premier pilier de la PAC, en plus du maintien des outils « à la carte » existants dans le deuxième pilier, est une proposition de la Commission Européenne ».

Ces soutiens sont d’autant plus importants pour les JA car la diminution rapide du nombre d’agriculteurs et le vieillissement de la population agricole demeure une réalité.

La rédaction

Inquiétude des éleveurs de porcs

Dans un communiqué du 3 mai, la Fédération nationale porcine (FNP) s’inquiète : « les éleveurs de porcs sont confrontés à une situation extrêmement dégradée par une hausse importante du prix de l’aliment et une baisse régulière du cours du porc depuis plusieurs semaines. » D’autant plus que « le prix du porc français est le plus bas comparé aux principaux bassins européens. »

Les éleveurs de porcs veulent interpeller les « distributeurs dont la pression permanente sur leurs fournisseurs menace toute la filière et accentue encore les effets liés aux distorsions de concurrence intracommunautaires. » En cause : certains groupements de producteurs insuffisamment acteurs au MPB qui privilégie des apports directs aux abattoirs plutôt que la confrontation au cadran, selon la FNP.  

Par ailleurs, «  le manque d’engagement des opérateurs sur le marché à livraison différée ferme la porte à de nouvelles possibilités pour les éleveurs de sécuriser une marge », ajoute la Fédération.

La rédaction

Élection de François Hollande : réaction plutôt positive à Bruxelles

L’élection de François Hollande est plutôt bien accueillie par les milieux communautaires qui voient en lui un « homme de compromis » et s’attendent ainsi à un changement de la « méthode de négociation » française, y compris sur le dossier de la Pac.

À Bruxelles, on porterait un jugement favorable sur l’éventuelle nomination au ministère de l’Agriculture de Stéphane Le Foll qui a pour mérite, souligne-t-on, d’avoir fait ses preuves en tant que député de la commission de l’Agriculture et du développement rural du Parlement européen, mais aussi de disposer d’une « ligne directe » avec le nouveau président de la République, ce qui montrerait l’importance que ce dernier attache à la Pac.

Pour le reste, on estime que la position de Paris sur ce dossier ne devrait pas varier profondément, si ce n’est plus d’insistance sur le verdissement et sur la prise en compte de l’emploi dans le secteur.

De façon plus générale, José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, s’est déclaré, devant un interlocuteur, plutôt « soulagé » par le départ du président sortant qui, selon lui, a beaucoup trop privilégié le « directoire franco-allemand » au détriment du travail à Vingt-sept.

La rédaction

TVA sociale : le décret publié in extremis au JO du 6 mai

Le décret mettant en œuvre la TVA sociale, rebaptisée TVA anti-délocalisation ou encore TVA emploi, voulue par Nicolas Sarkozy, et plébiscitée par la FNSEA, est paru au journal officiel du 6 mai. Destinée à alléger les charges patronales finançant la politique familiale – en les compensant par une hausse de la TVA et une augmentation de la CGS sur les revenus du capital – cette taxe doit s’appliquer au 1er octobre.

Mais il l’a d’ores et déjà annoncé : le nouveau président de la République, François Hollande, devrait rapidement l’abroger. Les conséquences d’une telle mesure seraient selon lui « tout à fait néfastes sur la consommation ». Et pour alléger le coût du travail, de notamment proposer une réforme du mode de financement des prestations sociales, dont les contours restent à préciser.

La rédaction

Prévisions 2012 : progression des abattages européens d’ovins de +1 %

Les abattages européens (+1 %) devraient progresser en 2012, selon un communiqué de presse de l’Institut de l’élevage du 2 mai. De fait, dans le nord de l’Europe, les experts observent une phase de recapitalisation qui devrait être suivie d’un regain des abattages. C’est le cas notamment au Royaume-Uni avec une hausse de +3 % du cheptel en 2011 et en Irlande de +4 %.

En France, les prévisions 2 012 d’Idele vont dans le sens opposé et tablent sur une baisse de cheptel et d’abattages (-2 %). Ces prévisions s’opposent aux données provisoires d’Eurostat qui prévoit une hausse de +2 %. Mais, selon les prévisions d’Idele, «les abattages importants de brebis au printemps 2011 du fait de la sécheresse», pourraient inverser ces estimations.

La rédaction

Lors de son Assemblée générale du 2 mai, Syndilait a annoncé une nouvelle contraction de la consommation de lait liquide en France. En 2011, elle a ainsi diminué de 3,8 % (-3,2 % si on inclut le lait bio). Les Français n’achètent en effet que 41 litres de lait par habitant, soit trois fois moins que les habitants du nord de l’Europe. La France n’arrive par conséquent qu’en 4e position en terme de production de lait de consommation (le 1er producteur est la Grande-Bretagne).

Cette tendance baissière est observée dans l’ensemble des pays développés depuis une dizaine d’années, précise Syndilait. Mais en valeur, le marché du lait liquide augmente tout de même de 1 % en France. Le lait bio est en grande partie responsable de cette progression des ventes en termes de valeur : ce segment a augmenté de 8 % en 2011. Syndilait a en outre souligné un regain des ventes en volume de l’ensemble des laits de consommation depuis le début de l’année (+1,3 %).

La rédaction

Selon une étude d’Agreste conjoncture parue le 27 avril, la collecte de lait a progressé de 3,9 % en février 2012 par rapport à l’année précédente (2,2 % après correction du caractère bissextile de l’année). L’écart estimé par rapport au quota national serait inférieur à 3 % à la fin février 2012. La collecte du mois de mars, qui signe la fin de la campagne, ne devrait par contre pas connaître de progression par rapport au même mois de l’année 2011.

Sur l’ensemble de la campagne 2011-2012, la hausse de la collecte devrait ainsi atteindre 4,1 %, selon Agreste Conjoncture. La collecte de l’Union européenne serait quant à elle en hausse de 2,2 % à un mois de la fin de campagne, par rapport à 2010-2011. Cette progression est due notamment à la cadence française et allemande précise Agreste conjoncture, mais aussi au réveil de pays récemment entré dans l’UE, comme la Pologne (+4,8 %).

La rédaction

La Commission européenne a présenté le 25 avril un projet de budget communautaire 2013 prévoyant d’augmenter en 2013 de 0,5 % les dépenses pour les aides directes et le soutien des marchés agricoles par rapport à 2012 et de 5,4 % celles pour les développement rural, alors que le niveau actuel de l’inflation est de 2 %. Ces deux postes représenteraient respectivement 29 % (43,9 milliards d’euros) et 10 % (14,8 milliards) du budget de l’UE de l’année prochaine, dernier exercice avant la prochaine période de programmation de sept ans actuellement en cours de négociation.

Globalement, le projet de la Commission atteint 150,9 milliards d’euros en engagements (+2 % par rapport à 2012) et 137,9 milliards en paiements (+6,8 %). « Pour nous, il est juste impossible, injustifiable et inacceptable que l’Union européenne demande à chacun de ses membres de faire des efforts (…), et qu’en même temps, elle propose une augmentation de 7 % de son propre budget », a affirmé Valérie Pécresse, porte-parole du gouvernement français.

La rédaction

Virus de Schmallenberg : des aides attendues pour juin

Le virus de Schmallenberg a fait des dégâts dans les élevages d’ovins. « Nous avons rencontré plusieurs fois le ministre de l’Agriculture et ses proches pour que tous les éleveurs touchés aient une indemnisation rapidement », a déclaré Dominique Barrau, secrétaire général de la FNSEA lors de l’assemblée générale de la Fédération nationale ovine (FNO) qui s’est tenue le 26 avril à Châlons-en-Champagne.

Pour financer ces indemnités, le secrétaire général a expliqué les deux possibilités, en cours de développement : l’une relève de la caisse de solidarité de GDS (groupement de dépenses sanitaires), l’autre, du fonds de mutualisation sanitaire. La FNO, Coop de France et GDS se sont aussi penchés sur le montant de ces aides et les modalités de leur distribution. Les professionnels tiennent à faire savoir au successeur de Bruno Le Maire que le dossier sera prioritaire, puisque les aides sont attendues pour juin.

La rédaction