National | Par Didier Bouville

Après quotas : la FNPL se refuse à imaginer «des entreprises qui manquent de lait»

André Bonnard, secrétaire général de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL) se refuse à imaginer «des entreprises qui manquent de lait». Il s’est exprimé sur le sujet lors de la présentation du « livre blanc », donnant les grandes lignes directrices du syndicat pour les années à venir, le 14 avril, à Paris.

Thierry Roquefeuil, président de la FNPL, a rappelé de son côté qu’« il est surprenant d’entendre que les industriels français ont peur de produire du lait lors de l’assemblée général de Syndifrais », le 2 avril dernier. La FNPL défend la liberté d’entreprendre des éleveurs (produire plus ou non) qui passera par une réflexion sur la contractualisation et certaines décisions pour en améliorer le dispositif. Elle refuse, entre autres, la clause d’exclusivité de l’approvisionnement en lait d’un éleveur à un industriel, présente dans certains contrats.

La mobilité des volumes peut être effectivement une façon de fluidifier le marché dans un univers sans quota. Elle revendique également les contrats collectifs entre organisations de producteurs et industriels afin d’amener de la souplesse dans les échanges et de redonner du pouvoir aux éleveurs dans les relations commerciales.

 éleveurs+FNPL+lait

Toutes les actualités
PetitesAnnonces
Bovins

Elev. Aubrac HBA V Taureau Aubrac 4 ans et 5 femelles 15 mois TGS. Tél 06 79 64 02 91

Divers

V épandeur fumier 7T H verticaux Auran BE révisé 5000€, abri tunnel dim L40 L10 H4 6000€ cause cess photo sur demande. Tél 06 33 79 76 78  le tout sans TVA

Sur le même sujet

Si la production laitière française marque le pas depuis le dernier trimestre 2020, «l’écart entre les niveaux de 2020 et 2021 tend à se rétrécir sur les toutes dernières semaines», observe Benoît Rouyer, économiste à l’interprofession laitière dans une note de conjoncture publiée le 3 mai.Néanmoins, sur l’ensemble des 14 premières semaines de 2021, la collecte bovins lait a diminué d’un peu plus de 3%. En 2020, elle n’avait que très légèrement augmenté (+0,2%). En parallèle, les charges des élevages laitiers hexagonaux sont en hausse. L’Ipampa lait de vache a augmenté de 5% sur un an, porté par le coût de l’énergie et des lubrifiants ainsi que des aliments achetés. Au niveau européen, depuis le début de l’année, la production…