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Aveyron | Par Eva DZ

Lait de vache : FDSEA et JA défendent le prix et l’origine

Alors que les négociations commerciales vont s’achever dans quelques jours, pendant le Salon de l’agriculture, la FDSEA et JA Aveyron sont allés à la rencontre d’acteurs de la restauration hors foyer et de la distribution sur l’agglomération ruthénoise pour exiger de la transparence sur les prix et sur l’origine des produits laitiers. Les producteurs de lait de la FDSEA et de JA ont discuté pendant plus d’une heure avec les…


Par La rédaction

Lait : la FNPL va poursuivre les actions de terrain d’ici le Salon de l’agriculture

Les actions de terrain des éleveurs laitiers se sont multipliées ces dernières semaines depuis le lancement du mot d’ordre du 28 janvier, à l’occasion du conseil d’administration de la FNPL (éleveurs, FNSEA). Une quarantaine d’actions ont été menées, selon la FNPL, dans les départements laitiers et à l’initiative des sections départementales – avec souvent le concours des JA –, particulièrement dans le Nord, l’Est, la Vendée, l’Aveyron et la région Auvergne-Rhône-Alpes. Plusieurs cibles ont été privilégiées : les supermarchés, les grossistes et les laiteries, avec à chaque fois des actions de sensibilisation des responsables et du grand public à la rémunération des éleveurs. Les actions doivent se poursuivre avec une trentaine d’actions programmées pour la semaine précédant le Salon internationale de l’agriculture (Sia), qui ouvrira ses portes le 21 février. La FNPL n’a pas encore décidé si des actions seront organisées lors de cet événement, et si oui sous quelle forme. Ces actions de terrain interviennent à l’occasion des négociations commerciales fournisseurs-distributeurs qui se termineront le 1er mars. Le but de défendre le prix du lait payé aux éleveurs en mettant la pression sur les industriels et les distributeurs.


Par Agra

Lait : accord Unell-Lactalis pour un prix en hausse, à 406,53 €/1000 litres sur février et mars

Lactalis et l’Unell se sont mis d’accord sur le prix du lait pour les mois de février et de mars 2026, en moyenne nationale à 406,53 €/1000 L en 38/32 (38 g de matière grasse et 32 g de matière protéique) et à 421,53 €/1000 L en 41/33, hors prime RSE. Selon l’industriel et l’organisation de producteurs, qui ont fait cette annonce le 4 février, «ce niveau de prix reflète : l’engagement pris par Lactalis de maintenir la valorisation des prix PGC France 2026 au niveau de 2025, en lien avec le niveau du prix de revient agricole tel que déterminé avec l’Unell ; la dégradation spectaculaire des marchés des ingrédients laitiers, ainsi que du prix du lait en Allemagne, indicateur caractérisant les marchés PGC à l’export».

Par rapport à la formule de prix habituelle, le prix est au-dessus car il prend en compte «un ajustement positif de 3,5 € / 1000 L, appliqué par Lactalis France sur la base des indicateurs de février 2026 et de ceux estimés pour mars 2026». Ce prix est en recul d’environ 50 euros par rapport à l’année passée, comme le soulignent des éleveurs cités par Ouest-France manifestant le 4 février devant le site Lactalis à Domfront-en-Poiraie (Orne) à l’appel de la FDSEA.

Source Agra


Par Agra

Lait : la Fnil veut exclure les produits laitiers les centrales d’achat européennes

A l’occasion d’un point presse le 5 février, François-Xavier Huard, le PDG de la Fnil (industriels), s’est montré particulièrement offensif pour dénoncer le comportement des centrales d’achat européennes. Selon lui, une centrale d’achat comme Everest (Intermarché, Auchan, Casino, Edeka, Picnic…) déréférence 100% des produits de grande consommation de Lactalis en Allemagne et 30% en France depuis deux semaines, dans le cadre des négociations commerciales annuelles. Or cela est « illégal », a-t-il souligné. Autre grief : l’obligation faite aux industriels par les distributeurs d’acquérir des données auprès des centrales de services, alors que ces données sont « inutilisables », avant même de pouvoir accéder aux centrales d’achat. Or les tarifs des centrales des services relèvent du « racket ». La Fnil dénonce aussi une concentration renforcée des centrales d’achat européennes. Face à ce constat, la Fnil demande d’exclure des alliances internationales les produits à forte composante agricole comme les produits laitiers et d’imposer la négociation à l’échelle française pour les produits fabriqués, vendus et consommés en France. La Fnil veut aussi alourdir les sanctions infligées aux distributeurs pour dissuader les pratiques déloyales.


Par Agra

Conférence souveraineté : la filière lait demande aides publiques et de simplification

Dans le cadre des Conférences de la souveraineté alimentaire lancées par la ministre de l’agriculture Annie Genevard en décembre, l’interprofession laitière a fait part de ses attentes. Selon un document de synthèse du Cniel, la filière veut des «investissements nationaux et régionaux plus dynamiques et ciblés, notamment des aides éligibles par site» et «un grand plan d’investissement public» pour s’engager dans la transition de la production et de la transformation. Pour l’interprofession, un soutien public est nécessaire pour adapter les bâtiments et le stockage de fourrages, moderniser les sites de transformation et mettre en œuvre la dématérialisation des passeports bovins et la généralisation des boucles électroniques.

Sur l’administratif, la filière veut «un allègement de la charge administrative et une réduction drastique des délais d’instruction (ICPE, permis de construire, gestion de l’eau, etc.)», ainsi que le rejet de la création d’un cadre règlementaire relatif au transport des animaux vivants. Il faut aussi «œuvrer à l’application harmonisée des règles européennes actuelles». Autre demande : maintenir les bovins en dehors du champ d’application de la directive IED, dans le cadre de la révision de la règlementation attendue pour 2026.

Source Agra


Par Agra

Lait : les prix des produits industriels poursuivent leur baisse

La dernière note de conjoncture laitière publiée le 28 janvier par le Cniel atteste d’une hausse des volumes collectés dans les grands bassins exportateurs laitiers que sont la Nouvelle-Zélande (+1,7% sur un an), les Etats-Unis (+2,3%) et l’UE (+1,3%). « En France, la collecte s’est nettement redressée depuis l’été 2025. Elle affiche une croissance de 1,3% en rythme journalier sur l’ensemble de l’année 2025 comparativement à 2024. Sur les deux premières semaines de 2026, la collecte apparaît également en hausse par rapport à l’année précédente, mais la dynamique de croissance s’avère moins nette que précédemment », note le Cniel. Résultat attendu, les cours des produits laitiers industriels poursuivent leur baisse, surtout le beurre à -2500 euros la tonne depuis l’été dernier, passant désormais au-dessous de 5000 euros. La poudre de lait écrémé continue de reculer depuis le début 2025 pour atteindre 2000 euros la tonne. Selon FranceAgriMer, le prix standard du lait de vache conventionnel était de 460 euros les 1000 litres en novembre 2025, orienté à la baisse depuis les mois précédents. L’indice général Ipampa Lait de vache de l’Idele (prix unitaire des charges dans les élevages) est en recul de 1% par rapport à novembre 2024.


Par Agra

Lait : face aux difficultés du marché, Bruxelles reste encore prudente

À l’occasion de la réunion du Conseil Agriculture du 26 janvier, les ministres hongrois et italiens ont appelé la Commission européenne à prendre des mesures pour répondre à la baisse des cours sur le marché laitier de l’UE. La Hongrie souhaite obtenir l’utilisation de fonds issus de la réserve agricole et l’aide au stockage privé pour le fromage et le beurre. De son côté, l’Italie propose à Bruxelles la mise en place d’un «plan laitier européen extraordinaire» alliant différentes mesures de marché : soutien à la réduction volontaire de production, aide au stockage privé, intervention publique extraordinaire, campagnes de promotion exceptionnelles dédiées aux produits laitiers bénéficiant d’une appellation, ou encore recours au fonds européen d’aide aux plus démunis.

La plupart des États membres ont fait état de difficultés sur leur marché, tandis que les propositions ont été soutenues par une dizaine de délégations. De son côté, le commissaire à l’Agriculture, Christophe Hansen, reconnaît que la situation du marché s’est dégradée, mais estime qu’il est encore trop est trop tôt pour dire qu’il y a une crise du lait. Il précise aussi que la demande mondiale reste importante. Il se dit prêt à utiliser les instruments à sa disposition en cas de nécessité.

Source Agra


Par Agra

Lait infantile : deux enquêtes ouvertes après des décès suspects

La justice française a annoncé le 22 janvier l’ouverture d’une enquête sur le décès suspect, le 8 janvier, à l’hôpital Haut-Lévêque de Pessac, près de Bordeaux, d’un bébé né le 25 décembre 2025. «Une fois sorti de la maternité, le nourrisson avait notamment été alimenté, entre le 5 et le 7 janvier 2026, avec un lait artificiel de marque Guigoz (Nestlé) ayant fait l’objet d’un rappel pour une possible contamination par une bactérie Bacillus cereus», a précisé le procureur de la République à Bordeaux, Renaud Gaudeul.

À Angers, où une enquête a été ouverte en décembre pour rechercher les causes du décès d’une petite fille de 27 jours, morte le 23 décembre, la mère de l’enfant a recontacté les enquêteurs pour évoquer une boîte de lait Guigoz donnée à son bébé, a indiqué le procureur de la ville, Éric Brouillard. «C’est une piste sérieuse», mais il est «beaucoup trop tôt pour dire que c’est la piste principale», a souligné le procureur, qui a saisi en urgence un laboratoire. Nestlé a engagé le 5 janvier un vaste rappel de laits infantiles des marques Guigoz et Nidal en raison de la présence potentielle de céréulide. Lactalis a également annoncé un rappel de lait infantile dans plusieurs pays.

Source Agra


Par Agra

Lait infantile : Lactalis rappelle des lots, Singapour bloque des produits Danone

Lactalis a annoncé le 21 janvier procéder à un rappel de six lots de lait infantile de la marque Picot en France, en raison de la «présence potentielle» de céréulide, substance d’origine bactérienne susceptible de provoquer diarrhées et vomissements. «C’est un fournisseur international qui propose de l’ARA», un oméga rentrant dans la composition de certains laits infantiles, qui est concerné, a précisé Lactalis, ajoutant que 18 pays seraient visés par des rappels. Si les premières analyses ont «donné des résultats conformes», les analyses complémentaires «menées sur le produit reconstitué (c’est-à-dire le biberon préparé)» ont «révélé la présence de céréulide», ce qui conduit Lactalis, «par précaution», à procéder à ce rappel, précise l’industriel.

Danone, de son côté, a indiqué le 21 janvier le blocage à la demande de Singapour de lait infantile Dumex. «L’ensemble des contrôles réalisés confirme que nos produits sont sûrs et pleinement conformes aux réglementations internationales et locales applicables. Aucune irrégularité ni non-conformité en lien avec Bacillus cereus (une bactérie, ndlr) ou avec les bonnes pratiques de fabrication (Good Manufacturing Practices) n’a été identifiée», ajoute Danone.

Source Agra


Par Agra

Lait cru : accord entre ministère et professionnels sur le constat et les priorités

Les organisations professionnelles engagées dans la défense de la filière lait cru se sont montrées satisfaites de la première rencontre avec la ministre de l’agriculture Annie Genevard le 12 janvier. L’Inao, le Cnaol et les interprofessions laitières (Cniel, Anicap et France brebis laitière), qui ont participé à la réunion, saluent «la qualité des échanges, marqués par une volonté partagée de travailler collectivement à la pérennisation des fromages au lait cru». La rencontre a permis de «s’accorder sur des constats et des priorités communes». Les organisations espèrent surtout que cette réunion débouche sur une «feuille de route ambitieuse».

Dès l’automne 2025, elles alertaient l’État sur les difficultés de leur filière fragilisée par les crises sanitaires. Depuis ces derniers temps, le nombre de rappels de produits touchés par des bactéries comme Escherichia coli ou Listeria est en hausse, entraînant des fermetures de sites. La filière demande un soutien public en matière de «recherche, d’accompagnement technique et économique, d’anticipation des crises sanitaires, de cohérence réglementaire et de communication sur les recommandations de santé publique».

Source Agra